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Olivier Besancenot, membre du nouveau parti anticapitaliste, est invité sur le plteau de BFM pour réagir aux manifestations des travailleurs et les blocages lycéens. Heureusement, on a toujours quelques chroniqueurs bien à droite pour animer la discussion ...

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Pour changer le système
Réclamer le RIC constituant : https://www.mouvement-constituant-populaire.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr

Sources
Besancenot https://www.youtube.com/watch?v=u1E-_6nMhfM&t=1544s
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

#rongvaux #politique #travail #capitalisme #extrait #ethiqueettac

Réponses au quiz de fin :

/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Quel a été le bénéfice de La Poste en 2025?
1 milliard d'euros.

Que faut-il faire quand on parle de l'augmentation des dépenses salariales pour les fonctionnaires ?
La ramener au PIB

Pourquoi la dette n'est-elle pas alarmante ?
On a toujours plus d'actifs que de dettes.

#besancenot #politique #manifestation #BFM #extrait #ethiqueettac

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Les moyens, il y en a.
00:01Et il y a les moyens, il y en a, mais ils sont très très mal utilisés.
00:03Si vous prenez l'hôpital, si vous prenez l'école, si vous prenez la Poste,
00:07si vous prenez un tas de services publics,
00:09vous apercevez que c'est des services publics qui se sont dégradés,
00:12alors qu'on a toujours plus dépensé pour eux.
00:15Mais la Poste, par exemple, je vous explique, vous avez du mal à l'entendre.
00:18Quand moi je suis rentré à la Poste, c'est il y a maintenant quasiment une trentaine d'années,
00:21il y avait 17 000 bureaux de Poste en France.
00:23Des vrais bureaux de Poste, ouverts matin, midi et soir,
00:25qui offraient une prestation aux usagers.
00:27Aujourd'hui, il y en a 5 500.
00:30La Poste, qui réalise un milliard de bénéfices, décide d'en fermer 471.
00:41Est-ce qu'en qualité de responsable politique, vous appelez à ce qu'il y ait un dialogue ?
00:47Est-ce qu'il y ait des propositions qui soient faites par le gouvernement ?
00:51De toute façon, je pense que ce mouvement va les forcer à être dans une situation
00:55et ils seront obligés de le lâcher au minimum du lest.
00:58Et plus il dure, plus il tape, plus ce mouvement va prendre une autre ampleur
01:01avec tous les ingrédients que vous évoquiez tout à l'heure dans la situation actuelle.
01:04Parce que là, on peut continuer à discuter.
01:06Moi, je peux passer deux heures avec vous sur la question de la violence, ce n'est pas un problème.
01:08Mais il y a aussi ce qui s'est passé aujourd'hui dans la rue.
01:10Il y a les pompiers qui sont descendus dans la rue.
01:12Les pompiers aussi qui ont eu des face-à-face tendus avec les forces de l'ordre.
01:14Force de l'ordre qui manifestait aussi de leur côté dans le cadre de la journée d'action.
01:18Donc, il y a quelque chose aussi de plus global qui touche aux services publics.
01:21S'il devait y avoir une réponse du ministère, du ministère qui devrait répondre, selon vous, aujourd'hui ?
01:28C'est des moyens, c'est-à-dire une augmentation du budget, de l'éducation nationale,
01:31répondre par exemple aux demandes de création d'emplois qui sont réclamées par les pompiers,
01:34c'est-à-dire 20 000 emplois.
01:35Je pourrais vous additionner sur ce qui se passe dans les hôpitaux.
01:38D'ailleurs, je vais me permettre de le faire, parce que je faisais ce continuum tout à l'heure.
01:41En fait, derrière tout ça, le problème, c'est quand je disais, on essaie de...
01:44Peut-être que l'opportunité de ce qui est en train de se passer maintenant,
01:47je ne veux pas l'amplifier, mais il y a un mouvement dans une campagne électorale, c'est rare.
01:51En général, c'est plutôt l'accalmie.
01:53Il y a peut-être l'opportunité de nous ramener les pieds sur terre
01:55et de parler des services publics, mais au-delà des aspects simplement comptables.
01:59C'est-à-dire dans cette société qui est en train de craquer,
02:03qui est en train de craquer, mais partout.
02:05Je veux dire, on a des services publics et des sphères de solidarité
02:09qui ne sont plus que des lambeaux.
02:10On avait une école qui fonctionnait bon en mal, on la coupe de moyens,
02:15on avait des hôpitaux qui fonctionnaient, on les coupe de moyens,
02:18on avait un service public de l'énergie qui fonctionnait,
02:20on a eu la riche idée de libéraliser le marché de l'énergie.
02:23Au nom du fait que les tarifs allaient baisser, résultat des cours,
02:25les tarifs explosent.
02:27Et les moyens, vous les trouvez où ?
02:27Il y a la fermeture.
02:28Je vais me permettre de terminer parce que pour le coup,
02:30ce n'est pas que sur la violence, c'est sur la violence sociale.
02:34Je vais vous répondre, y compris là-dessus.
02:35Quand moi je suis rentré à la Poste,
02:37c'est il y a maintenant quasiment une trentaine d'années,
02:38il y avait 17 000 bureaux de Poste en France.
02:40Des vrais bureaux de Poste, ouverts matin, midi et soir,
02:43qu'offraient une prestation aux usagers.
02:45Aujourd'hui, il y en a 5 500.
02:47La Poste, qui réalise 1 milliard de bénéfices,
02:50décide d'en fermer 471.
02:52Mais la correspondance a changé.
02:54Les métiers ont changé.
02:56Merci, je suis bien placé pour le savoir.
02:58Comment vous faites 1 milliard de bénéfices ?
03:00D'accord, mais c'est marrant.
03:03Vous pouvez fermer des bureaux de Poste, mais faire autre chose.
03:05Il y a moins de lettres, mais il y a plus de colis.
03:07Il y a 1 milliard de bénéfices, M. Tréhard.
03:091 milliard, aujourd'hui.
03:10Et quand je vous parle de déshumaniser une société,
03:13moi, je vous parle de ça, c'est dans tous les domaines de la vie.
03:15Aujourd'hui, moi, je suis au guichet, je suis acteur depuis Belle-Lurette.
03:18Au guichet, on nous dit, tout ce qui est service après-vente,
03:20c'est-à-dire si vous avez une galère de colis de courrier qui est perdu,
03:22ou alors un problème, c'est 36-31 pour le courrier,
03:2536-39 pour le centre financier.
03:27Et débrouillez-vous de ce problème-là,
03:30parce que de toute façon, vous n'avez pas le temps pour le faire.
03:33Au même moment, on va peut-être nous imposer de faire du phoning commercial.
03:36C'est-à-dire prendre du problème pour faire de la démarche à domicile,
03:40comme le font des conseillers financiers.
03:42Cette société se déshumanise.
03:43Moi, je n'accepterais jamais que pour des personnes précaires,
03:47des personnes qui ne savent pas lire, des personnes âgées,
03:49on les renvoie sur des plateformes téléphoniques,
03:50il faut faire 1, 2, 3, vous avez un agent virtuel qui vous balade,
03:54alors qu'on devrait simplement avoir de la présence humaine.
03:56Le service public, le sens que je lui donne, c'est de la présence humaine.
04:01Comprenez ? Ça, ça réclame des moyens.
04:03Et ces moyens, moi, je peux vous dire que, par exemple,
04:05plutôt que de donner l'argent de nos impôts aux entreprises,
04:08et notamment aux grandes entreprises à hauteur de 211 milliards...
04:11C'est là, vous les trouvez là, les moyens.
04:12Oui, mais en fait, ça, ce n'est même pas révolutionnaire.
04:15À la base, le consentement à l'impôt,
04:17j'imagine que vous êtes comme moi sur ce plateau,
04:18c'est que vous acceptez de payer des impôts pour qu'on ait des services publics.
04:21Les services publics partent en vrille.
04:23L'argent public devrait aller dans les services publics.
04:26Et cet argent existe pour qu'il y ait de la présence humaine.
04:30Il y a quelques années, il y a des personnes dans des endroits reculés de zone rurale,
04:33vous voyez passer le facteur une fois dans la journée, c'est un contact humain.
04:38Ça, ça disparaît.
04:40Et vous prenez, je peux les additionner, les eaux et forêts, les parcs naturels,
04:44c'est partout pareil.
04:45Et on a une discussion comptable avec une campagne électorale
04:48qui commence comme un entretien d'embauche en bénef en disant
04:50« Moi, je vais serrer la liste là, moi, je vais serrer là... »
04:53– On va en reparler dans une seconde de ça, parce qu'effectivement,
04:55il y a des propositions sur la table d'un certain nombre de candidats ce soir
04:57concernant les fonctionnaires, concernant les retraites,
04:59on sait enfin ce soir ce que pense et ce que veut Edouard Philippe.
05:03Je reste encore un instant, et on va accueillir Henri Guénaud pour ça,
05:06un instant sur une image quand même, une image.
05:09Et je reviens sur ce qui s'est passé sur un certain nombre de lycées,
05:12et notamment ici à Toulouse, où vous disiez tout à l'heure,
05:14c'est formidable, on a des élèves qui peuvent s'entendre avec les profs, discuter, etc.
05:19Là, à Toulouse, on a un membre du personnel,
05:21information qu'on a pu confirmer ici à BFMTV,
05:23membre du personnel d'un lycée, le lycée Stéphane Essel,
05:26qui se retrouve frappé, alors je ne sais pas si c'est des élèves,
05:29mais par les manifestants en tout cas,
05:31frappé parce qu'il essaie d'éteindre un début d'incendie.
05:34Ça vous condamnez, Olivier Besancenot ?
05:36– Mais là, vous me passez une vidéo,
05:38vous allez me demander en boucle de commander des vidéos.
05:40Je pourrais vous en présenter d'autres,
05:41et on pourra avoir la même discussion.
05:43– En l'occurrence de celle-là, et votre réponse,
05:44vous vous permettez de pas condamner.
05:45– Non, ce que j'aimerais, c'est que vous ne déformiez pas mes propos.
05:47Je n'ai pas dit qu'il y a un mouvement où tout le monde s'entend
05:49et c'est la folle vie.
05:50Voilà ce que je souhaite.
05:52Il y a des exemples qui existent,
05:53et c'est ceux-là que je veux mettre en valeur.
05:55Il y a un mouvement de solidarité, il y a un mouvement social.
05:58Quand il y a un mouvement social dans ce pays,
06:00c'est toujours pareil.
06:01– Mais ça, ce n'est pas bon pour le message.
06:03Tous les responsables politiques,
06:04quelle que soit leur place dans le spectre,
06:07disent « faites gaffe, c'est pas possible ».
06:09Enfin, faites gaffe, c'est bien plus grave que ça,
06:11mais faites pas des choses comme ça,
06:12parce que ça percute le message, en fait.
06:15Vous ne trouvez pas ?
06:16– Non, mais moi, je ne suis pas expert en communication.
06:18Je vous dis que ce mouvement-là…
06:19– Moi non plus, mais quand je tape quelqu'un en général,
06:21ça ne fait pas avancer ma cause.
06:22– Je vais vous dire les choses clairement,
06:24je vais mettre les pieds dans le plat.
06:25Si vous voulez résumer ce mouvement à un mouvement de casseur,
06:27vous n'y arriverez pas.
06:27– Mais pas du tout, ce n'est pas ça.
06:28– C'est un mouvement massif avec des jeunes hommes
06:30et des jeunes femmes,
06:31et des jeunes femmes qui prennent d'ailleurs une part importante
06:33dans ces mouvements-là.
06:33– Vous comprenez ce que je voulais vous dire.
06:35– Mais oui, mais comme je ne suis pas né de la dernière pluie,
06:37j'entends la question, vous me posez en boucle.
06:39J'essaie de revenir au fond.
06:41Vous me reposez la question…
06:42– On ne peut pas dire que c'est un mouvement massif.
06:43– Un 400 lycées, ça commence à faire ?
06:45– Oui, 400 lycées, sur combien de lycées ?
06:46– 416 lycées, ça fait quand même…
06:48– Pardon, c'est pas rien non plus.
06:49– Non, mais c'est pas partout.
06:51– Non, c'est pas partout.
06:52– Non, mais 416, est-ce que c'est pareil
06:54de ne pas déformer le problème ?
06:55– Ce n'est pas un mouvement majoritaire.
06:57– Je vous dis que c'est mon souhait,
06:58c'est de me poser la question de comment régler.
07:00– C'est votre souhait, ça soit massif.
07:00– Mais c'est un mouvement qui existe.
07:01– Et tous ceux qui vont tenter de l'ignorer,
07:04je vous le dis tout de suite,
07:05vous risquez d'avoir de graves surprises.
07:07– Précisément, j'ai des images à vous montrer,
07:09images de ce jour de colère chez les fonctionnaires.
07:12Donc, regardez, images du côté de Paris,
07:14de Marseille, de Nantes, de Rennes,
07:15la CGT revendique 300 000 personnes
07:17dans les rues en France aujourd'hui,
07:18dont 70 000 à Paris.
07:20Pour Paris, la préfecture parle de 30 000 personnes,
07:22dont 8 000 pompiers.
07:25Vous nous avez dit, Olivier Besancenot,
07:26pourquoi est-ce que ça aussi, ça a explosé aujourd'hui ?
07:29La question, c'est de savoir
07:30si on ne vit pas au-dessus de nos moyens.
07:31Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui, en France,
07:35comment dire, trop de fonctionnaires, tout simplement ?
07:38– Écoutez, quand vous trouvez 211 milliards
07:40pour les donner aux entreprises privées,
07:43peut-être qu'on vit au-dessus de nos moyens dans ces cas-là.
07:44Moi, je propose de prendre cet argent-là
07:46et que ça aille dans les services publics.
07:47Ce n'est pas qu'une manifestation de fonctionnaires,
07:48par ailleurs, si je peux me permettre,
07:49aujourd'hui, c'est une manifestation
07:51qui concerne essentiellement les services publics,
07:52mais il y a aussi les salariés de la métallurgie,
07:54ils sont mobilisés,
07:55parce qu'il y a des choses qui montent,
07:57qui se greffent,
07:57et il y a en effet une défense en filigrane
08:00d'un type de société où on a besoin de solidarité,
08:02on a besoin de services publics,
08:03on a besoin de présence humaine,
08:04on a besoin d'amener le débat politique
08:06à l'exact opposé de la manière dont vous le présentiez là,
08:09c'est-à-dire qu'on ne vit pas au-dessus de nos moyens,
08:11on est la septième puissance économique du monde,
08:12on collecte de l'argent,
08:13on en collecte un peu moins,
08:15par le biais de l'État,
08:16qui a décidé de se priver un petit peu de recettes fiscales,
08:19ce qui crée déficit et qui alimente la dette,
08:21et ensuite, on nous retourne la dette
08:22comme un argument culpabilisateur,
08:24en disant maintenant, il va falloir se serrer la ceinture.
08:25Il y a une grande différence,
08:26puisque dans l'argument que je connais par cœur,
08:28qui consiste à dire qu'il faut gérer finalement
08:31le compte de l'État,
08:32un peu comme on gérerait notre propre patrimoine,
08:34et ça nous parle,
08:35nous, dès qu'on parle d'endettement,
08:36du bout de son moyen,
08:36on pense qu'on dépense plus qu'avant,
08:38ce qui n'est pas le cas.
08:39Il y a une grande différence entre l'État
08:40et nous tous qui sommes autour de ce plateau,
08:42c'est que, sauf grand scoop,
08:44l'État décide exactement,
08:47au centime près,
08:48de l'argent qui va lui rentrer dans les caisses de l'État
08:50par ses décisions au sein de l'Assemblée nationale.
08:52– Masse salariale de la fonction publique
08:55plus de 90 milliards par an depuis 2012.
08:57– Attendez, mais il faudra le ramener au PIB,
08:58par ailleurs,
08:59on pourrait faire cette discussion-là,
09:00mais je vais terminer sur cet argument.
09:01L'État décide en conscience,
09:03au centime près,
09:04le montant de ses recettes fiscales.
09:06C'est quand même extraordinaire
09:07d'avoir l'État qui décide en conscience
09:09de se priver d'argent public
09:11en défiscalisant les plus riches
09:13et les plus grandes entreprises,
09:14qui créent des déficits,
09:15parce qu'une fois encore,
09:17le déficit ne n'est pas du fait
09:18qu'il y aurait plus de dépenses
09:20proportionnellement au PIB que les années précédentes.
09:22Tous les chiffres officiels le prouvent,
09:23c'est parce qu'il y a moins de recettes.
09:25Et on a aujourd'hui cette situation,
09:27et pardon de le dire,
09:28pour être même un peu provocateur,
09:30mais c'est ce que je pense,
09:31quand je vous parle de choix de société derrière,
09:33et que je vous dis que ce n'est pas que comptable,
09:34moi quand je vous parle d'un bureau de poste qui ferme,
09:36je vous dis dans les yeux,
09:37un bureau de poste,
09:38c'est comme un hôpital,
09:39c'est comme une école,
09:39ce n'est pas fait d'abord pour générer du profit.
09:41Pour moi,
09:42c'est fait pour satisfaire des besoins élémentaires
09:44de la population qui en ont besoin.
09:47Ça, c'est une question de choix de société,
09:48et je l'érige à ce niveau-là.
09:50Derrière ça,
09:51il y a une question de savoir de ce qu'on fait,
09:52de la propriété publique,
09:53de la collectivité publique,
09:55donc je ne pense pas qu'on vive au-dessus de l'État.
09:57Vous pouvez considérer que l'État est mal géré aussi,
10:01peut-être, simplement.
10:02On a toujours eu de l'argent.
10:04Là, vous me tentez,
10:05vous me prenez par les sentiments,
10:06mais quand je m'entends un certain nombre de candidats
10:08qui étaient au gouvernement,
10:09qui nous disent vraiment,
10:09ça a été mal géré,
10:10je suis tenté de leur rappeler
10:11qu'en effet,
10:11ils avaient quand même une part de responsabilité.
10:12Non, mais ce n'est pas une question de moyens,
10:14contrairement à ce qu'on dit.
10:15C'est-à-dire que les moyens,
10:16il y en a,
10:17et il y a les moyens,
10:17il y en a,
10:17mais ils sont très très mal utilisés.
10:19Si vous prenez l'hôpital,
10:20si vous prenez l'école,
10:21si vous prenez la Poste,
10:23si vous prenez un tas de services publics,
10:24vous apercevez que c'est des services publics
10:27qui se sont dégradés,
10:28alors qu'on a toujours pu se dépenser pour eux.
10:31Mais la Poste, par exemple,
10:32je vous explique,
10:32vous avez du mal à l'entendre.
10:34La Poste,
10:34c'est un gros chiffre d'affaires.
10:35Mais attendez,
10:35la Poste,
10:37je sais que vous connaissez bien la Poste,
10:38mais il se trouve que j'ai bien étudié la Poste aussi.
10:41La Poste a complètement changé de métier.
10:42Mais ça ne m'a pas échappé.
10:43C'est comme si vous me parliez des PTT.
10:45Vous voyez,
10:45c'est complètement ridicule.
10:46Alors,
10:46c'est complètement ridicule,
10:47mais je vais vous raconter une toute petite histoire.
10:51La séparation des PTT,
10:52c'était un argument infaillible.
10:52Écoutez,
10:53on ne va quand même pas rester dans une entreprise
10:54où d'un côté,
10:55il y a la téléphonie,
10:55puis de l'autre côté,
10:56il y a le courrier.
10:56Ça paraissait absurde.
10:57Résultat des courses,
10:58qu'est-ce qu'on fait nous à la Poste aujourd'hui ?
10:59Vous vendez des téléphones portables.
11:00Merci.
11:01Ah oui, d'accord.
11:02Donc,
11:02vos arguments que j'entends depuis des années
11:04sur la libéralisation,
11:05ça va faire baisser les prix.
11:06La libéralisation des services publics,
11:08je vous le dis,
11:08là aussi,
11:09bien en face,
11:10c'est une catastrophe.
11:11On en a soupé.
11:12Et il y a une colère
11:13qui monte,
11:14pas simplement dans les quartiers populaires,
11:16mais dans les zones rurales
11:17où les gens,
11:17on aura le droit,
11:18ils disent « attends,
11:19mais moi,
11:19pourquoi je paye mes impôts au fond ? »
11:21Olivier Besancenot,
11:21quand vous entendez aujourd'hui
11:23la dette publique,
11:24119% du PIB,
11:25qui a augmenté de 60 milliards
11:27en un trimestre
11:30et qui est aujourd'hui
11:31à un niveau record
11:32depuis 1946,
11:34qu'est-ce que vous vous dites ?
11:35Je lui dis deux choses.
11:37Je lui dis d'abord
11:37qu'il ne transpire pas tant.
11:39Vous ne pas s'inquiétez.
11:40L'État a plus d'actifs
11:42que de dettes.
11:42Il faut toujours le rappeler
11:43puisqu'il y a des discours alarmistes,
11:45c'est toujours bon de le rappeler.
11:46Et que par ailleurs,
11:47aux responsables gouvernementaux
11:48qui mènent ce discours,
11:49veulent chercher de l'argent
11:50qu'ils ne prennent
11:51sur les profits totales,
11:52sur les plus riches.
11:53Ça fait des années
11:54qu'on le propose.
11:55C'est-à-dire qu'il y a une fiscalité...
11:555,6 milliards total.
11:57Non, mais qu'il y a des solutions,
11:59je dis bien d'urgence,
12:00je ne vous parle même pas
12:00de ce que je pense sur le fond,
12:01de fiscalité intense,
12:03quoi peu redistributive,
12:05elles existent.
12:06Et la dette,
12:07moi, ce que j'estimerais,
12:08c'est qu'il y a
12:08un grand débat public,
12:09il y a une commission d'enquête,
12:10une convention citoyenne
12:11pour qu'on sache exactement
12:12ce qui se niche
12:13dans cette dette publique
12:15et notamment sa part spéculative
12:16puisque quand on a des déficits,
12:19on emprunte,
12:20on emprunte à des marchés financiers
12:21qui sont des banques
12:22et qui spéculent à chaque fois
12:24sur le marché de la dette.
12:25Henri Guéno.
12:26Ça ne m'a pas échappé non plus.
12:28Ah oui, mais peut-être
12:29que ça ne vous a pas échappé,
12:29je suis contre la loi du marché.
12:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
13:05Abonnez-vous !

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