Olivier Besancenot, membre du nouveau parti anticapitaliste et ancien candidat à la présidentielle, est invité sur le plateau de Sonia Mabrouk sur BFM. Ça parle chômage, retraite, et candidats à la présidentielle. Costaud sur tous les sujets, ça fait plaisir de voir quelqu'un fidèle au poste.
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Sources
Besancenot https://www.youtube.com/watch?v=9GwVHFZmN3c
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Qui ont été les premiers à parler de capitalisation pour la retraite ?
Les assureurs.
Quels propos de Hannah Arendt cite besancenot ?
Le phénomène de désolation est une base sociale des phénomènes autoritaires.
Combien y a-t-il de salariés à temps complet en France ?
21 à 22 millions.
#besancenot #politique #mabrouk #2027 #bfm #extrait #ethiqueettac
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Besancenot https://www.youtube.com/watch?v=9GwVHFZmN3c
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Qui ont été les premiers à parler de capitalisation pour la retraite ?
Les assureurs.
Quels propos de Hannah Arendt cite besancenot ?
Le phénomène de désolation est une base sociale des phénomènes autoritaires.
Combien y a-t-il de salariés à temps complet en France ?
21 à 22 millions.
#besancenot #politique #mabrouk #2027 #bfm #extrait #ethiqueettac
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ÉducationTranscription
00:00Elle ment comme les autres.
00:01L'État ne vit pas au-dessus de ses moyens en proportion du PIB.
00:06Ce n'est pas vrai.
00:06Mais vous avez le monopole de la vérité.
00:09Comme les autres.
00:09Donc tous les candidats-là sont des bonimenteurs.
00:12Et vous et d'autres, vous avez par contre le monopole.
00:15Non, elle ment comme les autres sur ce sujet-là.
00:16Parce que là, en tous les cas, à droite et à l'extrême droite,
00:18on entend cette musique-là, dans ce terrain politique-là,
00:22dans ce camp politique-là.
00:23Voilà, je prétends, là, ce n'est pas ma vérité.
00:26Ce sont les chiffres officiels, ceux du ministère de l'Économie, de l'INSEE.
00:34C'est les retraités par rapport aux plus jeunes.
00:37C'est les chômeurs par rapport aux actifs.
00:40C'est les riches par rapport à ceux qui ont évidemment moins et qui souffrent.
00:44C'est une société qui vous fait rêver pour notre pays ?
00:48Non, évidemment non.
00:48C'est une société qui est complètement fragmentée, qui est complètement éclatée.
00:51Je pense même qu'il y a plus que de l'atomisation.
00:54Hannah Arendt, par exemple, parlait de phénomène de désolation
00:57pour évoquer ce qui peut constituer une base sociale des phénomènes autoritaires.
01:01Je crois qu'il contribue énormément.
01:03Donc, c'est une question extrêmement politique.
01:05Là aussi, la question des retraités, vous disiez que je ne change pas,
01:07Édouard Philippe non plus, visiblement.
01:08Puis la plupart des candidats que j'entends, c'est la même musique d'une politique
01:11qui est appliquée dans tous les domaines qu'on vient d'évoquer.
01:14Réforme chômage, retraite, travailler plus longtemps, baisser les indemnités.
01:18Bref, au-delà de ce que je pense de ce type de réforme libérale,
01:22vous imaginez que ce n'est pas que du bien.
01:23On pourrait au moins partir du constat que, visiblement, ça ne marche pas
01:25puisque le chômage est à la hausse.
01:27Donc, moi, si j'avais un quelconque bras long vis-à-vis de la gauche,
01:33y compris de la gauche de rupture,
01:34ce serait de reprendre un certain nombre de revendications
01:36qui soient celles du thème du partage du temps de travail.
01:40Voilà, le partage du temps de travail.
01:42Si aujourd'hui, vous additionnez l'ensemble des heures travaillées
01:45par les salariés qui sont à temps complet,
01:48si vous les répartissiez non pas sur 21-22 millions
01:51qui sont le nombre de salariés à temps complet,
01:53mais 24 ou 25 ou 26 millions,
01:55c'est-à-dire que vous répartissez ce nombre d'heures
01:58en y intégrant les 3 à 4 millions de chômeurs,
02:02fatalement, il n'y a pas besoin d'avoir fait l'ENA,
02:04comprendre que vous avez réparti...
02:05Mais vous êtes dans des démographies.
02:06Je peux juste terminer dans cette explication-là.
02:07Comment vous répartissez le nombre d'heures travaillées
02:10par plus de bras, plus de cerveau ?
02:12Vous avez réduit le temps de travail,
02:13pas parce que vous voulez spécifiquement réduire le temps de travail,
02:16mais parce que vous l'avez partagé.
02:18J'imagine que vous ne partagez pas ce point de vue-là.
02:19Non, mais c'est la démographie qui est importante.
02:21C'est la mère des disciplines.
02:23Non, mais pas que.
02:23Il y a la productivité aussi.
02:24On pourrait rentrer dans les détails.
02:25Il y a la productivité, même s'il y a des problèmes aujourd'hui,
02:27liés en particulier à des phénomènes.
02:29On verra si c'est au long cours ou pas.
02:30Il y a aussi d'autres éléments paramétriques.
02:32Je vous dis simplement, peut-être que ça ne vous parle pas,
02:34que le mouvement ouvrier, cette histoire longue de la gauche sociale-politique
02:37à laquelle moi je me réfère,
02:38elle est née historiquement sur ce type d'envendications.
02:408 heures de travail, 8 heures de rendez-vous.
02:41Oui, mais vous parlez comme s'il y avait plus d'actifs demain,
02:44comme s'il allait y avoir de plus en plus de monde sur le marché du travail.
02:47Mais ça, c'est faux.
02:47Non, mais je vous explique que là,
02:48il y a au moins 4 à 5 millions de personnes qui n'y sont pas
02:51et qui n'attendent qu'une chose, c'est pouvoir y aller.
02:53Du côté des plus jeunes, du côté des seniors.
02:55Donc, peut-être que vous ne le partagez pas.
02:57Moi, je propose une option qui est celle...
02:59Mais quoi la démocratie ?
03:00C'est le début, en fait.
03:01Le début de quoi, en fait ?
03:02En fait, quand vous avez moins d'actifs sur le marché du travail,
03:05les problèmes ne sont absolument plus les mêmes.
03:07Madame, la question des retraites n'est pas d'abord un problème démographique,
03:10c'est un problème de répartition des mêmes mathématiques.
03:12Mais écoutez, pardon.
03:14Ah si, si, c'est mathématique.
03:15Non, ce n'est pas mathématique, justement.
03:17Et moi, je refuse.
03:18Et je refuse en la matière.
03:19Tout est logique.
03:20Mais pourquoi les Français seraient différents des Allemands,
03:22des Espagnols, socialistes d'ailleurs,
03:24Italiens, qui ont tous forcé l'âge de départ à la route ?
03:27C'est marrant, j'ai l'impression qu'on l'a déjà eu tous les deux sur les moments
03:30des grands contre-réformés.
03:31Ah ben ça, je n'ai pas changé non plus.
03:32Vous voyez, ça nous fait un point commun.
03:35Si vous voulez comparer, on va comparer tous les éléments.
03:37Ne sortez pas simplement l'âge de départ à la retraite,
03:39des systèmes de protection sociale qui ne sont pas les mêmes,
03:42le nombre de cotisations et d'annuités,
03:44qui est un élément extrêmement important,
03:45qui ne sont pas les mêmes.
03:46La petite musique, au-delà de ce que je pense,
03:48c'est pour ça qu'on ne sera toujours pas d'accord sur cette question-là.
03:50Je conteste l'idée que ce soit une logique algébrique et mathématique.
03:53C'est une question de société.
03:55La cotisation sociale que vous passez à qualifier
03:58sur ces plateaux télé en permanence de charge sociale,
04:01pour moi, c'est du salaire socialisé.
04:03C'est ce qu'a dit Marie-Le Pen.
04:05C'est un choix de société.
04:06La différence, c'est que moi, je ne vais pas sauver le système de répartition.
04:07C'est qu'elle a dit ça tout à l'heure.
04:08Non, Marine Le Pen, elle ne dit pas que c'est du salaire socialisé.
04:11Moi, je suis en train d'analyser.
04:12Non, elle dit que c'est un choix de société.
04:13Et là, vous êtes d'accord, ça se prend un peu.
04:14Le salaire socialisé, ça veut dire que c'est une partie de nos revenus
04:17que nous mettons dans un pont commun.
04:19Je pense que vous ne voulez pas en réalité sauver le système de répartition,
04:22alors que moi, je veux le sauver.
04:23Je pense que si nous ne portons pas rapidement l'âge de départ à la retraite,
04:28que je ne vous pose pas 64, 65, 66,
04:30eh bien, nous serons incapables de financer votre retraite.
04:33Non, mais la retraite, c'est la discussion de la retraite.
04:35J'entends.
04:35Ok, on ne sera pas d'accord.
04:36Ce n'est pas nouveau.
04:37Mais je peux vous poser une question,
04:38parce qu'il y a quelque chose qui change dans la campagne,
04:39que j'entends de plus en plus fort,
04:41de plus en plus fort et de plus en plus décomplexé,
04:42y compris à gauche,
04:43puisque visiblement, certains l'amènent.
04:44C'est la question de la retraite par capitalisation,
04:47c'est-à-dire d'en finir avec une partie de la retraite par capitalisation.
04:49C'est député socialiste, Philippe Brun, qui assume.
04:52Mais je vous dis que là, je note un glissement politique.
04:54Donc moi, je pose cette question.
04:55Ça s'appelle la lucidité, non ?
04:57Non, ça s'appelle du business.
04:59Et moi, j'aimerais quand même qu'on m'explique,
05:00parce que les capitalistes,
05:02quand même, ont plein de défauts dans l'idée que je me fais
05:05d'un type de société qu'on peut construire,
05:06mais il faut le reconnaître en mérite.
05:07En général, c'est qu'ils ne placent pas leurs œufs
05:10dans un business qui est un business déficitaire.
05:12Moi, je pose la question à tous ceux qui nous regardent.
05:14Ce fameux système de retraite, de protection sociale,
05:17qui est déficitaire, qui a un boulot, n'en paye plus,
05:19on nous propose quoi ?
05:19De le capitaliser.
05:20Étrange.
05:21Moi, je souviens la question.
05:22Moi, je trouve que la question est pertinente.
05:24Il y a 13 millions de Français qui ont ouvert un plan
05:26d'épargne retraite défiscalisé.
05:29Et donc, ils ont déjà déclenché ça.
05:31Non, la question, je ne dis pas la réponse.
05:33La question n'est pas pertinente parce qu'elle est à l'envers.
05:35Ce n'est pas le système financier qui est investi
05:38dans le système social.
05:40Ce n'est pas du tout ça.
05:42Vous me dites pourquoi les financiers
05:45ou le monde capitaliste investit aujourd'hui
05:47dans quelque chose qui est investi.
05:49Ce n'est pas du tout comme ça que ça marche.
05:51Personne n'investit dans rien.
05:53Ce n'est pas ça.
05:54Peut-être que je me suis mal fait comprendre.
05:55C'est possible.
05:56Je vous dis simplement qu'on entend de plus en plus
05:57de capitalisation.
05:58Ça veut dire quoi ?
05:59Ça veut dire qu'on veut soumettre
06:00aux lois de l'économie de marché.
06:02Ça veut dire en chercher des solutions.
06:03Parce que vous voulez ne pas financer plus longtemps.
06:06Je ne m'adresse pas particulièrement à vous.
06:08Je sais qu'on n'est pas d'accord.
06:09Mais dans l'optique qu'on ait un échange
06:11avec des options différentes,
06:13des solutions différentes.
06:14Mais la protection sociale,
06:15bon an, mal an,
06:16est un système qui est né
06:17après la seconde guerre mondiale
06:18et qui échappait,
06:19bon an, mal an,
06:20au système de l'économie de marché.
06:22Les premiers à mettre sur le tapis
06:24les projets de capitalisation
06:25dans la retraite
06:26sont des assureurs
06:27et des assurances privées.
06:28Parce que pour eux,
06:29vous prenez le budget de la protection sociale,
06:31c'est un budget qui est supérieur
06:32d'un tiers à celui de l'État.
06:33C'est de l'argent qui dort.
06:35C'est de l'argent qui sommeille de leur produit.
06:37Je ne vous ai pas dit
06:37qu'ils étaient en train d'investir.
06:38Je pense qu'ils crèvent dans le vide.
06:40Je ne pense pas que vous allez les convaincre
06:42et qu'il vaut qu'on vous convaincre.
06:43Et puis, on va attendre
06:44qu'ils déclinent leurs propositions
06:46et les précisions,
06:47quoi qu'on en pense.
06:48Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
06:50étaient très attendus aujourd'hui,
06:51évidemment,
06:52par les chefs d'entreprise,
06:53par les responsables,
06:54par les patrons.
06:55Cette affiche possible,
06:57probable,
06:58d'un duel,
06:59pour vous,
07:00Olivier Besançon,
07:00qu'est-ce qu'elle dit de la France,
07:02Jean-Luc Mélenchon,
07:03Marine Le Pen,
07:04face à face ?
07:05Ça veut dire
07:06qu'il y a une radicalisation politique,
07:07une polarisation politique
07:08qu'on sent dans la société,
07:09d'ailleurs au-delà des échéances électorales
07:11et qui rejoignent des sujets de fond.
07:13Alors, au-delà des dynamiques électorales,
07:14il y a ces questions
07:15qui, j'espère,
07:16seront traitées dans le cadre de l'élection
07:17et la réalité des prix
07:18de ce que racontent les uns les autres.
07:19Il y a des nuances,
07:20en effet,
07:20voire des contradictions
07:21dans l'extrême droite,
07:22je ne le nie pas.
07:23Mais bon,
07:23Marine Le Pen est attiste.
07:24Donc, vous dites extrême droite
07:25mais pas extrême gauche ?
07:27Oui, de l'extrême droite.
07:29Et pourquoi pas extrême gauche ?
07:30Parce que vous me demandez
07:31comment je me qualifie
07:31et je m'autorise.
07:32Voilà, moi je les qualifie
07:33et je pense que ce courant...
07:34Je ne sais pas,
07:34moi si je vais jusqu'au bout
07:36d'un échec qui est politique,
07:37je vous trouve plutôt
07:37à l'extrême gauche.
07:38Bah, écoutez,
07:39des courants politiques
07:39qui ont été fondés historiquement
07:41par d'anciens Vafanessès,
07:42pour moi,
07:42ça porte un nom,
07:43c'est l'extrême droite.
07:43Oui, mais je vous parle
07:44de l'autre côté.
07:45Non, mais c'est pas grave.
07:46Je vous pose la question
07:47très sereinement.
07:48Mais moi,
07:48j'y réponds très sereinement
07:49et je continue
07:49à les qualifier comme ça.
07:51J'ai essayé de souligner
07:52qu'au-delà de ces contradictions
07:53dans ce courant politique
07:54de l'extrême droite française,
07:56là, l'étatiste Marine Le Pen,
07:58elle vient de se faire acclamer
07:59quand même par l'université...
08:00Non, sur ce thème-là.
08:01Sauf sur l'immigration.
08:03Je parle de ce moment-là
08:04puisque c'est le moment
08:05où j'ai regardé précisément
08:06quand elle propose 125...
08:07Et elle ment comme les autres.
08:09L'État ne vit pas au-dessus...
08:10sous les impôts de production.
08:11L'État ne vit pas au-dessus
08:12de ses moyens
08:17Donc, tous les candidats-là
08:18sont des bonimenteurs
08:20et vous et d'autres,
08:21vous avez par contre
08:22le monopole...
08:23Non, elle ment comme les autres
08:23sur ce sujet-là
08:24parce que là,
08:25en tous les cas,
08:25à droite et à l'extrême droite,
08:26on entend cette musique-là
08:27dans ce terrain politique-là,
08:30dans ce camp politique-là.
08:31Voilà, je prétends...
08:32Là, ce n'est pas ma vérité.
08:33Ce sont les chiffres officiels,
08:35ceux du ministère de l'Économie,
08:36de l'INSEE.
08:37Et puis, si vous voulez,
08:38derrière tout ça,
08:38il y a la petite musique
08:39qui, évidemment, nous parle.
08:40On parle en milliards d'euros.
08:41Donc, nous, on est largués
08:41sur le thème
08:47toute petite différence
08:48entre nous tous
08:48et nous toutes
08:49et l'État.
08:51Sauf si vous avez un scoop
08:52à m'annoncer.
08:53Moi, je ne fixe pas
08:54mon revenu à la fin du mois.
08:55C'est mon employeur
08:56qui le fait,
08:57en l'occurrence, la poste.
08:58Je crois que c'est vrai
08:58pour nous tous.
08:59L'État le fait
09:00puisque c'est l'État
09:00qui décide en conscience
09:01au centime près
09:03de fixer son budget
09:04avec les revenus fiscales.
09:06Est-ce que c'est de ma faute à moi ?
09:07Si depuis des années,
09:08quand je dis
09:09autant que les autres,
09:10c'est aussi le bilan
09:10de ces politiques-là,
09:11on a défiscalisé
09:13en particulier
09:14les plus riches
09:15au nom de la compétitivité économique
09:17et de l'emploi.
09:18Le rendez-vous
09:18n'est toujours pas là.
09:19Ça crée des déficits
09:20et ensuite,
09:20on se retourne vers nous
09:21en disant
09:22maintenant,
09:22il va falloir braquer.
09:23Je voudrais juste terminer
09:24sur une chose.
09:25Quand je parle
09:26de préoccupations concrètes,
09:28moi, ce qui m'inquiète,
09:28c'est ce décalage.
09:30Je ne dis pas
09:30qu'il n'y a plus
09:31un débat d'idées
09:31dans ce débat-là,
09:32loin de là.
09:33Mais je veux dire,
09:33les préoccupations concrètes,
09:35c'est quoi ?
09:35C'est qu'on a juste envie
09:36de pouvoir vivre décemment.
09:39Mais qui parle
09:40à cette France invisibilisée ?
09:42Qui parle
09:43à ces, je dis,
09:43classes populaires ?
09:44C'est des Français
09:45de tous bords,
09:46mais quand même
09:47à ces Français
09:47de classe populaire
09:48qui se sentent invisibilisés,
09:50pas représentés politiquement,
09:52méprisés économiquement
09:53et parfois
09:54relégués culturellement ?
09:56S'adresser,
09:56nous, on cherche à le faire
09:57avec d'autres.
09:58Des fois,
09:58dans les mobilisations sociales,
09:59on prend la main.
10:00Je suis obligée
10:01d'être désagréable,
10:01mais Olivier Besancenot,
10:03combien de divisions ?
10:04D'abord, on est là.
10:06On est là.
10:06Et même si j'étais tout seul,
10:09je continuerai le combat
10:10contre l'extrême droite
10:11et pour continuer à dire
10:12qu'il y a une voix à gauche
10:12qui continue à s'adresser
10:14à ces couches populaires.
10:14Par ailleurs,
10:15si vous prenez
10:15les dernières législatives
10:16quand il y a eu la dissolution,
10:17le nouveau Front populaire
10:18s'est adressé aux couches populaires.
10:19Pour le faire,
10:20moi, vous me posez la question,
10:21à part dire que pour moi,
10:22le sens de la politique,
10:23ce qui me motive,
10:24ce n'est pas des analyses
10:26algorithmiques,
10:27mathématiques
10:27et des débats d'experts,
10:28je vous dis,
10:29la majorité de la population
10:30aujourd'hui,
10:31on a ras-le-bol,
10:31on est fragmenté,
10:32on n'a qu'une envie,
10:33c'est de pouvoir vivre dignement
10:34avec les siens,
10:35c'est-à-dire pouvoir se nourrir,
10:37se loger,
10:38se chauffer,
10:39s'éclairer,
10:39s'éduquer,
10:40c'est des choses simples.
10:41Ça, pardon de le dire,
10:42cette campagne électorale,
10:43pour l'instant,
10:43elle n'a pas de là-dessus.
10:44On a beaucoup,
10:45beaucoup de personnes
10:46qui pensent avoir rendez-vous
10:47avec l'histoire,
10:48on crève de la volonté de pouvoir
10:50et il y a un autre sujet,
10:51c'est le présidentialisme.
10:52Le présidentialisme aujourd'hui,
10:53c'est vouloir le pouvoir
10:55entre les mains d'un seul.
10:55Oui, mais enfin,
10:56il ne vous a pas échappé
10:57que vous êtes en France,
10:58c'est la rencontre d'un homme
10:59ou d'une femme et du peuple.
11:00Vous savez qu'il y a
11:01une autre histoire en France,
11:02qui n'est pas présidentielle.
11:03Il n'y a aussi celle-ci,
11:04on ne peut pas balayer
11:05d'un coup de plume
11:07une partie d'histoire française.
11:08Mais il y a une histoire
11:09de la Vème République.
11:11Je vous connais trop cultivée
11:13et avertie.
11:14La Première République,
11:14par exemple,
11:15en 1793,
11:16personne ne pleurait
11:17une espèce de figure
11:18laïque du roi
11:19qu'on aurait perdue.
11:20Personne ne voulait
11:21d'une forme de présidentialisme.
11:23Je vous préviens
11:24que même Jean-Luc Mélenchon
11:26providentiel.
11:27Jean-Luc Mélenchon,
11:28il faudra lui poser la question,
11:29mais il prétend
11:30à une VIème République,
11:31si j'ai bien compris,
11:32dans lequel le présidentialisme
11:33lui-même serait amené
11:33à disparaître.
11:34En tous les cas,
11:35vous me parlez de mes singularités,
11:36moi je propose d'en finir
11:37avec le présidentialisme.
11:38Parce que le présidentialisme,
11:39c'est on va voter pour un homme
11:41ou une femme
11:41qui va régler tous nos problèmes
11:42pour se rendre compte
11:43qu'une fois qu'il est élu,
11:44il n'est même pas capable
11:44de faire ses courses tout seul.
11:45Olivier Brunson,
11:46l'une de vos singularités,
11:48c'est que vous nous avez rejoint
11:49après votre journée de travail.
11:50Je vous en remercie,
11:51toujours à la poste,
11:52toujours fidèle au poste,
11:53je puis le dire.
11:54Toujours fidèle au guichet.
11:55Derrière au guichet.
11:56Moins rendez-vous avec l'histoire,
11:58plus avec le guichet.