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  • il y a 22 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 2 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00On est ensemble pendant un peu plus de 20 minutes avec trois invités ce matin en plateau
00:03alors que le 10 en français frôle les 5%, 4,97 à l'instant.
00:07Frédéric Loisel est resté avec nous, gérant de portefeuille chez Co-Hérocapital.
00:10Bonjour Frédéric, merci de nous accompagner ce matin en compagnie d'Alexandre Baradet,
00:14chef analyste d'IG et Jean-Louis Cussac en plateau pour 20 minutes avec nous,
00:18donc avec l'ensemble de nos invités, traders pour compte propre chez Perceval Finance Conseil.
00:23Vous allez nous dire s'il n'y a pas du buy the deep à faire en Europe
00:25alors qu'hier soir l'Eurostock 50 a perdu plus de 1,5%.
00:29Idem pour le CAC 40 quand Madrid a perdu plus de 2% à la clôture.
00:334,97 oui ce matin Frédéric Loisel.
00:36Comment expliquer que le 10 en français qui est sur des plus hauts de 2002
00:39inquiète les investisseurs en Europe alors que les taux américains sont sur des plus hauts de 2002 aussi,
00:445,36 hier pour le 10 en américain et que Wall Street ne branche pas ?
00:47Hier soir les trois indices américains étaient dans le vert.
00:48Alors on est sur deux dynamiques complètement différentes.
00:51On a Wall Street, les taux montent.
00:53Alors on peut parler également des problèmes de gouvernance entre l'administration et la Fed
00:57mais c'est derrière le marché.
00:59Ce qui explique sur tout cela c'est la remise en cause en fait du cycle de la Fed.
01:08L'idée derrière c'est qu'effectivement comme l'économie va très bien,
01:11en fait qu'on a eu la confiance, on a eu une révision il y a deux jours du PIB
01:15du deuxième trimestre
01:16qui était assez forte.
01:17On attend cet après-midi en fait aussi des créations d'emplois assez fortes.
01:20Le marché se dit en fait que la Fed va devoir resserrer un peu plus que prévu les taux directeurs.
01:25Donc on est sur trois, quatre hausses de taux anticipées à la fin, à la mi de l'année prochaine.
01:32En Europe, en France notamment, ça n'a rien à voir en fait.
01:35C'est une perte de crédit accélérée et il n'y a pas encore véritablement de vendeurs.
01:40Il y a de la spéculation énormément sur la dette française.
01:43Les hedge funds sont très actifs là-dessus.
01:44Vous n'avez pas de vendeurs, clients finaux qui vendent et qui se délaissent de la dette française.
01:49Mais vous avez une perte de confiance totale en fait sur la capacité du gouvernement aujourd'hui
01:54et dans la perspective d'élections présidentielles qui devraient être assez chaotiques.
01:59Une perte de confiance sur la maîtrise des finances publiques.
02:03Donc c'est tout simplement deux trajectoires, deux idées qui sont totalement différentes.
02:08Et cette perte de confiance, elle se voit donc ce matin sur le 10 ans français à 4,97.
02:12Et puis elle se voit aussi, Alexandre Baradès, sur le fait qu'on a des investisseurs qui reviennent sur le
02:1710 ans allemand.
02:17On a un Bund ce matin qui se détend et donc on a un écart de taux qui a touché
02:22les 150 points tout à l'heure.
02:24Les choses vont très vite, on était à 130, 140 hier soir.
02:27Oui, 140. Il faut rappeler quelques niveaux avant, par exemple, la dissolution de l'Assemblée en 2024,
02:31qui était un peu le top départ des mouvements sur le spread.
02:33On était autour de 50 points de base entre le 10 ans français et le 10 ans allemand.
02:37Post-dissolution, on est monté à 90 points de base.
02:39Et puis ensuite, il y a toute la phase d'accélération des dernières semaines qui nous amène à 150.
02:43Rappelons qu'en 2012, par exemple, dans la phase la plus aiguë de la crise de la dette, 11 euros,
02:47le spread avec l'Allemagne français était monté à 190 points de base.
02:50Donc oui, 150 à 190, on est quasiment à ce niveau-là.
02:53Alors qu'il faut quand même rappeler qu'à l'époque, c'était surtout l'Italie, l'Espagne, le Portugal,
02:56la Grèce qui était dans l'œil du cyclone.
02:58Donc là, aujourd'hui, c'est vraiment nous, au niveau du spread, qui sommes les plus mal placés.
03:01Et ce qu'il faut quand même surveiller, et la BCE le fait très très probablement,
03:04c'est qu'il y a un tout petit peu, c'est très léger, attention, on ne parle pas du
03:06tout des mêmes conséquences qu'en 2011-2012,
03:08mais on voit que le spread Italie-Allemagne commence à bouger un petit peu.
03:12On est monté à 100 points de base, ce n'est pas dramatique.
03:14On est très loin, je rappelle, à l'époque, c'était 550 points de base, l'Italie et l'Allemagne.
03:17Donc, on ne parle pas du tout dans ces zones-là, mais il y a quand même aussi un petit
03:20phénomène à surveiller.
03:21Je pense que la BCE le regarde quand même sur le marché obligataire.
03:22Dans un instant, on parlera du marché actions.
03:23Non, sur l'Italie, effectivement, c'est le pays qui décale, dont la dette décale un peu plus.
03:28Alors, c'est en sympathie avec le risque adverse, un phénomène d'allergie au crédit.
03:33La France, c'est véritablement une remise en cause de la qualité du crédit du pays.
03:37Donc, ce qu'avait effectivement à subir l'Italie, il y a 10 ans, au moment de la crise et
03:41des souveraines.
03:42Et donc, cet écart de taux qui est ce matin de 149 points entre la France et l'Allemagne.
03:47Le marché actions, Jean-Louis Cussac, vous le suivez au quotidien.
03:49Enfin, je ne sais pas, moi, je vois sur ce plateau depuis des semaines, des mois, des investisseurs qui disent
03:54« Non, mais la France, on se pondère ».
03:56Est-ce que vous le voyez, vous, dans les volumes, en termes de dynamique ?
03:59Est-ce que ça se voit de jour en jour sur le CAC 40, le fait qu'on a des
04:03investisseurs qui ne souhaitent plus des actions françaises ?
04:08Déjà, sur le plan géopolitique, la situation est très tendue.
04:12La situation franco-française, elle est tendue.
04:14Il y a les élections bientôt, il y a beaucoup d'incertitudes.
04:18Alors, l'économie marche qu'à un cas, ça va à peu près.
04:21Mais bon, il y a quand même de nombreuses menaces.
04:26Sur la Bourse de Paris, les volumes restent très faibles.
04:29Les volumes de convictions sont quasi nuls.
04:31En fait, les gérants, comme tout le monde, sont vraiment conscients des problèmes et de toutes les menaces.
04:37On n'est pas dans des situations de surprise, si vous voulez.
04:40Les menaces apparaissent les unes après les autres, extrêmement clairement.
04:43On vit avec une épaule de Damoclès depuis le déclenchement de la guerre avec l'Iran, entre les États-Unis
04:50et l'Iran.
04:51Il y a tout le temps, tout le temps l'idée qu'il peut se passer n'importe quoi à
04:54n'importe quel moment.
04:56Franchement, le trading tel que moi je l'ai pratiqué depuis toujours, il est compliqué.
05:02Parce qu'on appuie sur le bouton et on se dit, pourvu qu'il n'y ait pas une déclaration
05:08comme ça tout d'un coup qui nous tombe dessus.
05:11Et voilà, les perspectives sont alléchantes sur l'IA aux États-Unis.
05:18En même temps, les risques sont hyper importants.
05:23Il y a quand même, si on se pense vraiment sur le sujet, il y a beaucoup d'inquiétudes à
05:27avoir.
05:28Pour l'instant, l'Europe tient grâce à SML.
05:32Par rapport aux L440, le DAX, ils sont tous les deux techniquement baissiers.
05:38L'Eurostox n'a pas déclenché le signal de retournement long terme.
05:41On pourrait considérer évidemment que la tendance est à la baisse, c'est évident.
05:45Mais on va dire à court terme, il n'y a pas une remise en cause franche.
05:51Grâce à quoi ? À SML.
05:52Tout simplement, à SML qui pèse 10,75%, 10,75% de l'Eurostox.
05:59Vous voyez, c'est vraiment...
06:04Quelques valeurs font l'indice.
06:06Et nous, en France, on a le secteur du luxe qui est plombé.
06:10LVMH est sous les 400 euros largement maintenant, 370.
06:13La septième pondération du CAC.
06:16On les compte ? Elle a été première très longtemps.
06:18Là, ce matin, le CAC 40 est sur des plus bas du mois d'avril.
06:20Les 8 000 points, on est passé en dessous.
06:227 875 points.
06:23Est-ce que graphiquement, techniquement, vous dites qu'on peut rebondir le marché un petit peu dans l'excès,
06:28comme ça peut arriver parfois, ou non, malheureusement, la situation va perdurer ?
06:33Pour l'instant, si vous voulez, il faut se mettre attaché à le dos, ne pas acheter.
06:39Parce que vous avez cette dispersion de performances dont on parle depuis maintenant des mois, elle se poursuit.
06:46Là, tout à l'heure, je regardais, par exemple, les plus fortes baisses sur un an.
06:49Et vous regardez les plus fortes baisses sur un mois.
06:53Vous retrouvez quasi les mêmes, avec en tête...
06:57Les stédentis...
06:58Oui, dans les baisses, et puis vous regardez les hausses, c'est pareil.
07:01Vous avez les mêmes qui montent, donc un peu la OVH, STM, etc.
07:07Et vous avez les mêmes qui montent sur un mois ou sur un an.
07:10C'est incroyable.
07:11Et vous avez ce creusement comme ça, en permanence.
07:14Et il y en a qui se disent, bon, la valeur n'est pas chère, je vais l'acheter.
07:17Mais elle n'est pas chère par rapport à quoi ?
07:18À la valeur qu'on a envie de lui donner.
07:20Donc, non, il faut attendre un champ...
07:23Alors, il faut attendre...
07:24Il y a beaucoup de choses à attendre, ça, le problème.
07:26Mais on pourrait même dire, on va attendre les élections.
07:29Mais bon, il y a quand même encore quelques semaines et quelques mois.
07:31Donc, si on ne fait rien, ça peut poser problème.
07:34Mais c'est vrai qu'il y a tout pour ne pas intervenir,
07:38en tout cas à l'achat sur les marchés.
07:40La volatilité implicite, elle est tout le temps restée relativement...
07:44Sans complaisance, on va dire.
07:46Donc, les gestionnaires se sont beaucoup couverts.
07:50Beaucoup de spéculateurs, même sur des fonds, etc., se sont couverts.
07:55Enfin, il y a de la couverture.
07:57Et aux États-Unis, par rapport à nous, on est dans l'attentisme, un peu dans la méfiance.
08:03Aux États-Unis, ils sont toujours, c'est ça qui est incroyable,
08:06prêts, moralement, psychologiquement, appuyés sur le bouton achat.
08:11Et on le voit, dès qu'il y a une déclaration positive, boum, ça monte.
08:15Et ça va très vite.
08:16Et hier, Wall Street a ouvert dans le rouge.
08:18Et puis finalement, la clôture, c'était du vert.
08:20Donc, il y a eu un peu de « by the deep », notamment sur Micron.
08:24Alexandre Baradez, le titre, a ouvert en territoire négatif.
08:27Puis finalement, il reçoit 3% à la clôture.
08:29Ça montre encore et toujours que Wall Street tient, grâce à l'IA.
08:32Jean-Louis parlait d'ASML.
08:33Là aussi, c'est l'IA pour l'Eurostox 50.
08:36D'où la performance finalement bonne du Nasdaq, quasiment 4% en septembre,
08:41quand le Dow Jones a perdu 4%.
08:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un investisseur qui n'a pas d'IA en portefeuille, il souffre.
08:46Oui, mais c'est ça qu'aux États-Unis, comme vrai, les indices.
08:48Il y a quand même une désynchronisation depuis quelques semaines maintenant,
08:50même quelques mois, entre, par exemple, le Dow Jones,
08:52qui a une structure qui percebe plutôt à ce qu'on a sur le CAC 40 ou le DAX,
08:55qui est diversifié de la même manière, qui est moins sensible à la tech, par exemple,
08:58et qui a, lui, le Dow Jones, corrigé déjà de plusieurs pourcents depuis son sommet.
09:01Vous prenez un Russell 2000 aussi, small cap,
09:03évidemment impacté par la hausse des rendements aux États-Unis.
09:06Et vous avez la partie qui maintient les indices,
09:09le SP500 et le Nasdaq notamment, c'est la tech.
09:12Regardez, ça j'en parle souvent en ce moment,
09:13parce que je trouve que c'est un repère important,
09:16le nombre de valeurs au sein du SP500
09:18qui se trouve au-dessus de la moyenne de prix de son jour.
09:19C'est une moyenne de prix très long terme de son jour.
09:22Vous avez aujourd'hui seulement 42% des valeurs du SP500
09:25qui sont au-dessus de la moyenne de 100 jours.
09:26Parmi ces 42%, il y a une surreprésentation de la tech.
09:30On a bien vu le SOX qui a rebondi, l'indice des micro-conducteurs.
09:32Vous avez même les hyperscalaires qui se maintiennent encore bien aujourd'hui.
09:36C'est eux qui portent le SP500, s'il y a à un moment donné une faiblesse sur une de
09:41ces valeurs-là,
09:42le SP500 n'est plus porté par l'ensemble des secteurs,
09:44comme ce fut le cas il y a encore quelques trimestres.
09:46Et il y a aussi un phénomène, je le disais Jean-Louis,
09:48je partage aussi sur l'aspect un peu by the deep, un peu récurrent, un peu spéculatif,
09:52c'est que vous savez qu'aux Etats-Unis, les effets de levier,
09:55on le voit, c'est les données de la FINRA qui publie régulièrement le recours à l'effet de levier.
09:59Alors ce n'est pas le particulier qui va trader sur un produit spécifique.
10:02Les effets de levier, ils compilent là-dedans les hedge funds,
10:04ou autres, tous les acteurs financiers qui ont recours à l'effet de levier
10:07pour investir sur les marchés.
10:09Cet effet de levier, il s'est drastiquement accru en l'espace d'un et demi.
10:12Donc oui, il y a une espèce de pattern comme ça qui se dégage,
10:14qui montre qu'il y a quand même une toujours, mais c'est assez classique aux Etats-Unis,
10:17une sur-représentation de la tech, mais qui en plus s'est faite avec du recours à l'effet de
10:21levier.
10:21Donc je trouve que c'est une structure de marché, une portance du SP500,
10:24qui n'est pas hyper saine.
10:25Et juste pour terminer sur Micron, c'est vrai que les résultats sont excellents,
10:28il n'y a rien à redire sur les résultats.
10:30Là où le marché est un petit peu tiqué quand même dans les cotations,
10:32juste après les résultats, c'est sur la question des marges.
10:34Les marges sont un tout petit peu moins bonnes qu'attendues,
10:36et les projections par rapport aux marges, ça reste extraordinairement bon,
10:39mais c'est un peu moins bon que ce qui était attendu.
10:42Et je pense que ça, ça va être le sujet pour les deux saisons de résultats qui arrivent,
10:45c'est de voir comment les marges de ces groupes,
10:46qui nous ont habitué à avoir des marges brutes absolument stratosphériques,
10:49vont se comporter dans un environnement où les coûts progressent,
10:51les coûts de l'argent progressent, le coût de l'énergie progresse,
10:53et peut-être aussi en quelque temps, le coût des salaires,
10:56parce que le marché américain est relativement au plein emploi aujourd'hui.
10:59Et le coût de financement aussi, on a effectivement ça,
11:01cet effet de ciseau qui joue moins quand même aux Etats-Unis qu'en Europe.
11:05Mais quand on est gérant de portefeuille, Frédéric Loisel,
11:08qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
11:09Parce que c'est peut-être tentant d'aller sur l'Europe,
11:11mais comme le dit Jean-Louis, probablement ça peut encore baisser,
11:14c'est peut-être un couteau qui tombe,
11:15alors est-ce qu'il faut rattraper ce couteau qui tombe ?
11:17Est-ce qu'il faut aller sur Wall Street,
11:18sachant qu'au final, ce sont toujours les mêmes valeurs ?
11:21Alexandre l'a souligné également sur ce taux de participation.
11:24Bref, est-ce qu'il faut encore acheter les vainqueurs
11:27ou revenir sur certains losers ?
11:30Alors bon, on a vu hier Accenture prendre 20%,
11:32le titre avait perdu 50% au premier semestre,
11:34et puis là, hier, hop, bonne publication, le titre reprend 20.
11:36Vous avez des vraies questions, effectivement,
11:38vous avez la question de l'allocation géographique
11:40et la classe d'actifs, puisqu'effectivement,
11:42aujourd'hui, vous êtes en mesure de vous poser la question
11:44de savoir si je vais plutôt aller sur les actions
11:46ou sur une classe d'actifs qui est l'obligataire.
11:48Et donc là, vous faites vos petits calculs,
11:50mais plus fondamentalement, sur l'Europe,
11:53la France, c'est un cas spécifique.
11:55Il faut rappeler quand même et toujours
11:56qu'on a coupé nos perspectives de croissance pour cette année,
12:00enfin, les objectifs de croissance pour cette année,
12:02pour 2017, par deux.
12:03Vous êtes en Espagne, en Italie, ou même en Allemagne,
12:06vous avez moins ce problème-là.
12:08Alors, l'indécision dont vous parliez,
12:11c'est effectivement qu'on est, on sent bien,
12:13en Europe sur un point de bascule.
12:15Tous les indicateurs macroéconomiques,
12:17comme les enquêtes de directeurs d'achat,
12:19les fameux PMI, vous montrent que la bonne tendance se poursuit.
12:22Mais on sent bien qu'effectivement,
12:23notamment avec le choc français,
12:25qui est quelque chose d'assez important,
12:27le choc géopolitique, qu'on a évidemment rappelé,
12:29on est sur ce point de bascule-là.
12:31Aux Etats-Unis, vous n'avez pas ça.
12:33Au moins, vous n'avez pas ça.
12:34Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous disiez
12:35sur l'effet de levier qui n'est pas sain.
12:37Le côté hyper sectorisé, hyper dispersé, en fait,
12:41dans les indices de la croissance.
12:42Je veux dire, ce qu'il fait le S&P, c'est la tech et l'énergie.
12:46Vous avez un peu l'industrie.
12:47Et donc, en termes d'arbitrage, alors ?
12:48Et d'arbitrage, moi, j'irai effectivement
12:52encore un peu sur les Etats-Unis.
12:54Et je conserverai, je ne pense pas que la France
12:57ait failli toucher, de toute façon, aujourd'hui.
12:59De toute façon, la France est à sous-pondérer, aujourd'hui ?
13:01Elle est très sous-pondérée, effectivement.
13:03On parlait d'une enquête qu'il y avait eue pendant l'été
13:05sur les sous-pondérations de BOFA, effectivement,
13:08sur les grandes allocations.
13:09Et on voit qu'effectivement, la France fait fuir.
13:11Donc, effectivement, ne serait-ce que par les perspectives macro,
13:14je conserverai ce bien américain.
13:15Jean-Luc Hussac.
13:16Je n'ai pas ressenti une grande conviction, j'ai envie de dire.
13:18Mais Etats-Unis, faute de mieux ?
13:20Faute de mieux.
13:21Voilà.
13:22Et vous, sur le plan technique, vous dites,
13:24il faut accompagner des indices américains qui sont sur des plus hauts,
13:27parce que les plus hauts appellent des plus hauts ?
13:30Et même s'il n'y a pas de signal technique de vente,
13:33j'avais vraiment dit sur votre antenne la même chose en septembre 2000.
13:37J'avais dit, s'il y a encore 10, 20 ou 30 % à gagner
13:41sur les technos à l'époque, tout ce qui était…
13:47Gafam ?
13:48Non, c'était les .com, et puis surtout les réseaux optiques, etc.
13:56J'avais dit, voilà, moi, je ne participe plus.
13:58Oui, oui, donc c'est terminé.
14:01Là, moi, je dis la même chose, mais je peux me tromper.
14:03Je dis la même chose, je dis, moi, j'ai fait de l'Amazon à un certain moment,
14:07j'ai fait des valeurs, mais là, je ne fais plus rien,
14:10je ne touche plus au marché américain.
14:12Je trouve qu'il y a trop de consanguinité dans les montages financiers,
14:16il y a trop de choses pas claires.
14:18Alors, je ne suis pas un spécialiste de l'économie, pur et dur,
14:21et des contrats d'entreprise, mais il y a ce que j'avais noté,
14:24les RPO qui sont hyper dangereux, vous savez,
14:28où une boîte demande à une autre de construire un data center,
14:31et ils leur disent, voilà, on va vous apporter un chiffre d'affaires
14:37très important sur les… on va rester client pendant 5 à 7 ans.
14:40Alors, c'est calculé dans le chiffre d'affaires de la boîte,
14:42il n'y a même pas d'air cut, c'est vraiment…
14:45bon, ok, ils se sont engagés sur 7 ans, on va considérer que c'est bon.
14:48Ben non, parce que l'engagement sur 7 ans, on sait ce que ça veut…
14:52il y a toujours un risque, mais ça ne fonctionne pas.
14:54Donc, il y a tout un tas de…
14:56Mais vous faites quoi alors ?
14:56Parce qu'on ne peut pas regarder les trains passer non plus tous les jours.
15:00Quand il y a des points bas, j'achète des calls,
15:02quand il y a des points hauts, j'achète des puts,
15:04et je m'en sers pour faire des opérations de trading, vraiment.
15:08Et là où j'ai gagné le plus, c'est là où j'en ai fait le moins.
15:12Voilà. Non, mais je suis très sérieux.
15:14Alors, j'ai toujours un portefeuille chez un broker
15:17sur lequel je suis très peu actif,
15:20avec des valeurs, vous voyez, que j'avais achetées il y a des années,
15:22comme Rubi, GTT,
15:25et je pourrais vous en citer d'autres, mais je ne les ai plus en tête, là.
15:27Mais ça, ce sont mes deux plus grosses lignes.
15:30Je n'y touche même pas.
15:31Je l'avais acheté à l'époque pour le rendement,
15:33pour les perspectives qui me paraissaient bonnes,
15:34et puis je n'y touche pas.
15:36Ça, ça a bien progressé.
15:37Avec le pétrole, oui, et le gaz aussi.
15:39Maintenant, sur le reste, je picore,
15:43je traite.
15:44Alors, je fais toujours 10, 20 opérations par jour,
15:47mais c'est très peu actuellement,
15:49parce que, d'abord,
15:51l'âge aussi fait qu'on en fait moins,
15:53mais les marchés,
15:55si vous voulez, sont tellement piégeux
15:56qu'à chaque fois qu'on appuie
15:59sur achat ou vente,
16:00on se méfie.
16:01Alexandre Baradez,
16:02chez IG,
16:02vous voyez un petit peu ce que font vos clients ?
16:04Ça donne quoi en termes de position ?
16:06Comment ça se passe en ce moment ?
16:07Nous, les clients,
16:07il y a de tout,
16:08si vous voulez dire,
16:09ils traitent sur les matières premières,
16:10sur les devises,
16:10donc il n'y a pas le dessus de...
16:11En plus, nous, ils sont dépendants.
16:12On n'a pas de mandat de gestion,
16:13comme vous en avez.
16:14Je veux juste revenir, par contre,
16:15sur les signaux qu'on pourra attendre.
16:16Si on se dit à quel moment
16:17la météo peut changer sur le CAC 40,
16:18il y a deux zones à regarder.
16:19Il y en a une, d'ailleurs,
16:20il y a un petit signal très faible
16:21il y a quelques jours.
16:22C'est des sources en Chine
16:23qui indiquent que les autorités
16:25réfléchissent à un nouveau plan de soutien.
16:26On avait eu un il y a deux ans
16:27qui a eu pas mal d'effets, d'ailleurs.
16:29Ça, c'est typiquement ce qu'il faut surveiller
16:30pour les valeurs du CAC 40,
16:31pour la valeur auto, etc.
16:32Donc, toujours,
16:33bien entendu, la Chine,
16:34le jour où un plan de soutien est mis en place,
16:36ça, ça peut être un premier déclenchant,
16:37un premier signal macro
16:38qui peut être intéressant.
16:39Et puis, le deuxième gros signal,
16:41on parlait voir du luxe
16:41qui se sont effondrés,
16:42mais il y a aussi l'aspect Moyen-Orient
16:43qui est majeur
16:44pour la mâche ou autre.
16:45C'est des hubs touristiques
16:46et commerciaux absolument majeurs.
16:47Donc, évidemment,
16:48que si la situation au Moyen-Orient
16:49avec un retour de mémorandum,
16:50par exemple,
16:51comme en juin,
16:52se représentait,
16:53vous voyez,
16:53c'est le genre des deux signaux.
16:54Si le pétrole, là,
16:55je dis 15, 20 dollars,
16:56je pense que pour des valeurs du luxe
16:58et des valeurs auto ou autre,
16:59le bottom peut commencer à se faire.
17:00Donc, je dirais,
17:01c'est deux éléments à la réalité
17:02pour le CAC 40.
17:03En attendant,
17:03il faut être patient.
17:05C'est-à-dire que,
17:06moi, je me souviens,
17:07au début de la guerre,
17:08le scénario principal,
17:08c'était,
17:09« Non, non, mais c'est bon,
17:09d'ici cet été,
17:10ça sera terminé. »
17:11Bon, maintenant,
17:11on est à l'automne,
17:12on voit que ce n'est pas fini
17:12et chacun a en tête
17:13que, malheureusement,
17:14cette guerre,
17:14elle va perdurer.
17:15Je me rappelle que les valorisations,
17:16en revanche,
17:16ne sont pas délirantes.
17:17En Europe, déjà,
17:17avant la guerre en Iran,
17:18ce n'était pas un coup de m'en foutu.
17:19Tu as 15 fois les bénéfices
17:19de CIP,
17:20maintenant moins que les marchés américains.
17:21Donc, maintenant,
17:21que la correction doit être
17:22à des 14 et quelques.
17:23Il n'y a pas de problème de valo en Europe.
17:24C'est ça, le truc.
17:25C'est qu'il y a des contextes politiques,
17:27géopolitiques qui font pression,
17:29mais à partir du moment
17:29où ces éléments vont commencer à se détendre,
17:31on ne pourra pas dire
17:32le marché est cher ou autre.
17:33Il est justement toujours attrayant,
17:34je trouve,
17:34notamment par rapport aux perspectives,
17:35vous l'avez dit,
17:36les PMI sont toujours
17:36plutôt bien orientés.
17:37Donc, il n'y a pas encore
17:38de signaux récessifs.
17:39Donc, les valos
17:40ne sont pas horribles aujourd'hui.
17:42Jean-Louis ?
17:43Pour une réaction rapide,
17:45il faut surveiller le pétrole,
17:46tout simplement,
17:46parce que l'Europe
17:47est très impactée par le pétrole.
17:49C'est de l'inflation apportée.
17:51Et techniquement,
17:52le Brent est à 101 dollars,
17:53vous qui le suivez.
17:55Il faut regarder autre chose.
17:56En fait,
17:57les matières premières,
17:58c'est toujours un peu compliqué.
18:00Vous regardez la courbe du pétrole,
18:01elle est haussière.
18:02Maintenant, vous regardez
18:04les contrats à terme
18:06sur échéance plus lointaine.
18:08Et vous regardez
18:08si on est en cotango
18:10ou en backwardation, par exemple.
18:13Est-ce que cotango,
18:15c'est classique,
18:16c'est-à-dire le contrat à terme
18:18plus loin vaut plus cher
18:19que celui immédiat,
18:21avec notamment aussi
18:22les taux d'intérêt, etc.
18:24Et si vous constatez
18:26des mouvements
18:27sur les différences de prix
18:29entre les contrats à terme
18:31court et long terme,
18:33vous pouvez peut-être
18:34vous faire une idée
18:35sur comment les choses
18:37d'abord sont anticipées.
18:39C'est-à-dire,
18:40est-ce qu'on anticipe
18:40des prix plus élevés
18:43ou est-ce qu'on a besoin
18:44d'un pétrole immédiat
18:45à ce moment-là ?
18:46Si on a besoin
18:47d'un contrat du pétrole
18:49dans l'immédiat,
18:50il va valoir plus cher
18:51qu'à terme.
18:52On a eu ce problème,
18:52par exemple,
18:53en mars 2020,
18:54où à un moment donné,
18:55l'échéance immédiate,
18:56bon, il y avait
18:56des phénomènes techniques,
18:57mais c'est pour comprendre
18:58l'absurdité vers laquelle
18:59on peut aller,
19:00puisqu'on était passé
19:02en prix négatif
19:03le dernier jour de l'échéance,
19:04mais bon,
19:05ça a duré quelques heures.
19:07Enfin, on est quand même passé
19:08de 0 à 37.
19:10sur le Brent.
19:10De 0 à moins 37 à l'époque.
19:13Et les systèmes de cotation,
19:16certains,
19:16n'avaient pas prévu
19:17les prix négatifs.
19:19Alors ça,
19:19ça avait fait quand même
19:20du bruit.
19:21On s'y fait très bien.
19:22Pendant 10 ans,
19:23on a vécu ça
19:23sur les taux d'intérêt.
19:24On s'y fait très très bien.
19:25On s'y fait.
19:26Mais il faut regarder
19:27comment ça va évoluer.
19:28Au lieu de regarder la courbe
19:29d'un contrat,
19:30un seul contrat,
19:31je dis aux gens,
19:32regardez la courbe
19:33du contrat court terme,
19:35moyen terme,
19:35long terme,
19:36et comment ça évolue.
19:37Et faites-vous une idée
19:38de qu'est-ce qui est anticipé
19:41sur le pétrole.
19:42Donc l'anticipation,
19:44si vous voulez,
19:44amène des contraintes
19:45de débouclement.
19:46Et sur le 10 ans français,
19:47est-ce qu'il y a des phénomènes
19:48techniques qui jouent ?
19:48Je ne le regarde pas.
19:49Vous ne le regardez pas ?
19:50Je vois que ça ne se passe pas bien.
19:52Mais je ne le regarde pas.
19:55Il est surdéterminant,
19:56pourtant,
19:57pour les actions.
19:58C'est-à-dire qu'effectivement,
19:59on voit les valeurs bancaires
20:00décrocher.
20:00Ça, c'est un vrai classique.
20:02Quand la dette souveraine décroche,
20:03les actions du pays décrochent.
20:06Je vous en prie.
20:07Non, non, allez-y.
20:09Et je pense que c'est
20:10un élément surdéterminant
20:11pour un choix d'allocation
20:12d'un portefeuille d'action
20:13sur la France.
20:14Je ne pense pas
20:14qu'on puisse raisonnablement
20:15se dire qu'effectivement,
20:17avec toutes les mesures
20:18dont on dispose,
20:19dire que c'est cher ou pas cher,
20:21avec cette espèce
20:21d'énorme épée de Damoclès,
20:24donc pas une faillite
20:25parce que personne ne l'anticipe,
20:27mais en revanche,
20:28et ça, c'est possible,
20:29une mise sous tutelle
20:30de la Banque centrale européenne
20:31qui, pour le coup,
20:31serait faite à des conditions
20:32qui seraient drastiquement différentes.
20:34En attendant,
20:35le 10 ans français,
20:35donc ce matin à 4,97
20:37quand le Bund,
20:38le 10 ans italien,
20:39est à 3,5%.
20:40Donc vous avez un écart de taux
20:42de plus de 148 points de base
20:44entre la France et l'Allemagne.
20:46Merci à tous les trois
20:47de nous avoir accompagnés
20:48ce matin en plateau.
20:49Frédéric Loisel,
20:49gérant de portefeuille
20:50chez Coaéro Capital,
20:51Alexandre Baradez,
20:52chef d'affaire d'Igé
20:53et Jean-Louis Cussac,
20:54trader pour compte propre
20:54chez Perceval Finance Conseil.
20:56Merci à tous les deux.

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