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  • il y a 9 minutes
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 3 octobre, dans le cours n° 377, Benjamin Sarda, partner au BCG, et Fabienne Lengrand, DRH de Sopra Steria France, se sont penchés sur l’investissement dans la jeunesse pour préparer demain dans l'émission BFM Stratégie présentée par Frédéric Simottel sur BFM Business. Cette émission a été réalisée en partenariat avec Boston Consulting Group.

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Transcription
00:11Bonjour et bienvenue dans ce nouveau programme BFM Stratégie avec notre partenaire le BCG
00:15Boston Consulting Group. On va parler d'un sujet qui vous intéresse tous, soit en tant que
00:20cadre dans l'entreprise, faut-il embaucher des jeunes ? La réponse est oui, mais on se pose
00:27quand même la question avec l'IA et puis évidemment en tant que parent on s'inquiète aussi pour ces
00:32enfants, se dire est-ce qu'ils auront un job plus tard et déjà quelle sera la première marche qu
00:36'ils
00:36doivent franchir parce qu'on sait qu'aujourd'hui on se pose beaucoup de questions avec cet IA et les
00:42jeunes et même les recruteurs ont du mal à se projeter par rapport aux inégalités d'accès au
00:48réseau métier. On va en parler de tout ça avec nos deux experts du jour. Fabienne Langrand, bonjour.
00:53Bonjour. Vous êtes directrice des ressources humaines du Soprasteria France, donc l'une de nos
00:57plus grandes ESN française, européenne et marraine de l'académie BCG 2026. C'est avec nous Benjamin
01:03Serda. Bonjour. Bonjour Frédéric. Benjamin, merci d'être avec nous. Vous êtes partenaire au BCG,
01:09responsable de Très d'Union qui fédère justement les initiatives du cabinet en faveur de l'éducation
01:14et de la jeunesse. Je vais démarrer avec vous Benjamin. Justement, on présente souvent l'éducation
01:19et l'égalité des chances comme des sujets sociaux. Or l'entreprise elle-même, elle a son rôle à jouer
01:26dans tout ça.
01:27Alors c'est d'abord un sujet social évidemment, mais c'est aussi un sujet économique et c'est aussi
01:30un sujet de productivité.
01:33Quand on parle de productivité, on pense aux outils, on pense à l'innovation, mais ça n'a de sens
01:37que si on a des gens
01:38qui travaillent et donc arriver à faire rentrer des jeunes dans l'entreprise, c'est un sujet stratégique
01:42pour toutes les entreprises. Vous évoquiez l'IA tout à l'heure, beaucoup de gens disent
01:46mais finalement, le conseil, on ne va plus en avoir besoin parce qu'on va avoir...
01:49On parle beaucoup des avocats, des processus juridiques.
01:52Alors nous, on pense que c'est le contraire et typiquement au BCG, on a maintenu le niveau de recrutement
01:56alors qu'il y a des ferles sur le monde parce qu'on sait que c'est la matière première
02:00de la production de valeur.
02:01C'est les gens qui construisent le monde.
02:03Oui, c'est les gens qui viennent derrière nous, donc il faut...
02:05Exactement.
02:06Et il faut évidemment garder cette valeur au sein de l'entreprise parce que si le jour où on s
02:10'en va,
02:10s'il n'y a plus personne derrière, la valeur de l'entreprise, ça risque d'être une autre histoire.
02:14C'est un conseil que vous partagez, Fabienne, en tant que DRH ?
02:16Oui, bien sûr, on partage tout à fait ce point de vue.
02:20J'irais même plus loin, on parle du recrutement entre nous,
02:23mais le recrutement, il ne commence pas vraiment au moment où on reçoit le CV.
02:26Le recrutement, il commence bien avant.
02:28Il commence au moment où les jeunes hommes et les jeunes femmes en France choisissent leur filière,
02:33les métiers qu'ils souhaitent faire.
02:34Et donc, tu disais, l'égalité des chances, c'est un sujet d'égalité des chances, évidemment,
02:40mais c'est aussi, pour nous, un sujet de performance de l'entreprise.
02:43On a besoin de ces jeunes qui arrivent avec d'autres manières de penser,
02:47plus innovants que nous, en tout cas de manière différente.
02:51Ça paraît souvent lointain, alors même s'ils font des stages en troisième, en seconde, etc.
02:59Comment faire pour que le lien perdure ou se crée ?
03:04C'est le vrai sujet.
03:05Il y a effectivement un sujet de visibilité.
03:07Ces jeunes ne connaissent pas nos métiers.
03:09Demandez à un jeune de 14 ans s'il souhaite faire du conseil au BCG,
03:12ou de venir chez Soprasteria travailler, je pense qu'il ne sait même pas trop.
03:15À moins que les parents travaillent dans ce domaine-là.
03:17Exactement, j'allais dire, à moins que les parents aient ce réseau et cette connaissance.
03:21Donc, il y a ce vrai sujet de visibilité.
03:23Il y a un sujet de légitimité.
03:25C'est une fois qu'ils connaissent de se dire, en fait,
03:27est-ce que moi je suis légitime à postuler dans ce type d'entreprise ?
03:30Est-ce que j'ai le niveau pour aller dans ce genre d'entreprise ?
03:33Et puis, il y a un sujet de projection, on en parlera juste après.
03:36Mais comment je me projette dans l'entreprise ?
03:38C'est quoi les vrais métiers ?
03:39Comment est-ce que je peux savoir ce qui se passe vraiment dans l'entreprise ?
03:42Voilà, ça, à mon avis, c'est un vrai sujet.
03:44Je suis assez sûre que pour ce type de jeunes,
03:46tout le monde, tous les jeunes autour de nous,
03:49ils ont besoin à un moment de rencontrer quelqu'un pour leur parler de ce que c'est,
03:51des métiers, et de réussir à se projeter.
03:54Et qu'est-ce que, justement, l'entreprise peut apporter
03:58et que l'école ne peut pas apporter, Benjamin Sardin ?
04:02Déjà, il y a l'école et puis il y a les associations,
04:04il y a énormément de gens qui contribuent, finalement, à l'éducation des jeunes.
04:07Il y a une chose que l'entreprise peut apporter
04:09dans l'alliance éducative nécessaire pour que les jeunes puissent s'orienter,
04:12c'est tout ce que vient de décrire Fabienne.
04:14Donner à voir le quotidien dans l'entreprise,
04:17construire des rôles modèles,
04:19c'est-à-dire montrer des gens auxquels les jeunes peuvent s'identifier
04:21et se dire « Ah, mais je ne savais pas qu'on faisait tel métier,
04:23ça a l'air vachement intéressant ».
04:26Construire presque cet imaginaire autour de l'entreprise,
04:28en fait, ça ne se fera pas tout seul.
04:29Il faut donner à envie, il faut donner à voir l'entreprise.
04:32Comme disait Fabienne, dire à un enfant « Tu seras consultant un jour »,
04:35je ne sais pas si ça va intéresser grand monde.
04:38Si on rentre dans le détail de ce que ça veut dire,
04:41et si on rencontre un consultant intéressant,
04:43peut-être que les choses sont un petit peu différentes.
04:45Surtout, et on reviendra aussi,
04:46c'est que comme l'IA est en train de perturber tout ça,
04:48on se dit « Mais est-ce que la voie que je vais choisir
04:51ne va pas être détruite un jour ? »
04:52Enfin, va se transformer, c'est certain.
04:54Vous avez créé au sein de BCG des « Très d'Union »,
04:58c'est ça les « Très d'Union » ?
04:59En fait, « Très d'Union », c'est un projet
05:01qui rassemble presque 200 besiegers tous les ans,
05:04donc des collaborateurs du BCG,
05:06qui se mobilisent justement pour les actions
05:08autour de l'égalité des chances et de l'inclusion professionnelle.
05:12Et dans ce programme-là, on fait plein de choses,
05:14on fait du mentorat,
05:15on fait des interventions dans des lycées,
05:17justement pour expliquer à des jeunes
05:19quelles sont les options,
05:20quelles sont les possibilités d'orientation.
05:23Et tous les ans, on organise ce qu'on appelle l'académie.
05:25Pendant une semaine, on reçoit dans nos locaux
05:27une centaine de jeunes qui ont été recrutés
05:28avec des associations avec qui on a un partenariat.
05:31Et pendant une semaine,
05:32on va leur montrer le monde de l'entreprise
05:35vu de l'intérieur.
05:36Alors pas uniquement le BCG,
05:37toutes les entreprises qui sont partenaires
05:39avec nous sur ce projet.
05:41C'est ce que vous appelez,
05:42parce que j'avais rencontré quelqu'un de chez vous
05:43qui m'avait parlé des cadets.
05:46Non, ce n'est pas les cadets.
05:47Là, en l'occurrence, c'est vraiment l'académie.
05:50Et on le fait avec nos clients, d'ailleurs.
05:52Astéria a décidé cette année de faire une académie.
05:54On promeut ce concept maintenant en dehors du BCG.
05:58On va le faire chez 12 entreprises cette année.
06:00On va essayer de toucher de plus en plus de jeunes.
06:02Oui, parce qu'après, il faut défaire aussi,
06:04parce que le BCG vous fait partie, bien entendu,
06:06des cabinets les plus prestigieux.
06:08Donc souvent, vous recrutez des profils
06:10déjà de très bons niveaux.
06:13Là, vous dites, notre richesse
06:15et la richesse des consultants
06:17que l'on proposera ensuite aux entreprises,
06:19il faut que ce soit encore plus divers.
06:20C'est ça aussi l'idée ?
06:22Alors, ce n'est pas un programme de recrutement.
06:23C'est un programme dans lequel
06:25on essaye de réconcilier quelque part
06:28la jeunesse et l'entreprise.
06:29Donc on présente le BCG un petit peu,
06:31mais on présente aussi tout un tas d'autres entreprises.
06:33Et on essaye de mobiliser les jeunes
06:35pour tout un tas de métiers
06:36qu'ils ne connaissent pas.
06:37En fait, c'est très compliqué
06:38quand on n'a pas un proche des parents
06:41dans une entreprise
06:41de comprendre ce qui s'y passe
06:42et du coup d'avoir envie
06:44d'aller dans cette entreprise.
06:46Là, c'est l'occasion de montrer
06:47tout un tas de métiers
06:48et de créer de l'envie
06:49de réenchanter l'entreprise quelque part.
06:52Et donc, cette académie,
06:53vous avez pu confronter
06:57Fabienne Lambran,
06:58DRH de Soprasteria.
07:00Pour vous, qu'est-ce que vous en retenez ?
07:02J'en retiens beaucoup.
07:03J'ai eu le plaisir effectivement
07:04d'être ma reine de cette promotion.
07:07J'en retiens déjà que
07:08c'est une chose de parler de l'entreprise
07:10et c'est autre chose de la montrer,
07:12de faire venir ces jeunes chez nous,
07:13de leur montrer ce que c'est que le quotidien.
07:16J'en retiens aussi
07:17que leur faire rencontrer
07:19des personnalités différentes,
07:21des métiers différents, c'est sûr,
07:22mais aussi des personnalités différentes
07:24auxquelles peut-être à un moment
07:25ils vont pouvoir s'identifier.
07:26dire, moi j'ai plutôt ce caractère-là
07:28et moi finalement, ça, ça me plairait.
07:30Voilà, ça aussi,
07:31c'était hyper intéressant.
07:32Et le troisième point,
07:33je l'ai dit tout à l'heure,
07:34c'est la légitimité.
07:35Qu'en sortant, ils se disent
07:36mais en fait, je pourrais tout à fait être là.
07:38J'aurais ma place pour être ici.
07:40Si on réussit ça,
07:41je pense qu'on aura réussi.
07:43Je reviens juste,
07:43vous l'entendez,
07:44cette musique aussi de l'IA
07:45où ils s'inquiètent un peu
07:46de se dire,
07:47mais est-ce que je choisis la bonne voie ?
07:49Est-ce que l'IA va transformer le métier ?
07:50Je pense qu'ils n'en sont pas tous là.
07:53Enfin, Benjamin pourra préciser,
07:54mais je pense qu'ils n'en sont pas tous là.
07:56Ils en sont là même
07:56à ne pas connaître les métiers.
07:58Donc, ils entendent que l'IA arrive,
07:59mais finalement,
08:00sans même savoir de quoi on parle derrière
08:01et sur quel type de métier.
08:03Donc, déjà avant ça,
08:05essayons de leur donner
08:06une vision un peu large des métiers,
08:08de la tech pour ma part,
08:09mais plus largement.
08:10Je pense qu'on les aidera
08:11si on fait ça.
08:12Et puis, c'est bien de vous avoir
08:13tous les deux BCG sur Prasteria
08:16sur ce plateau,
08:17parce qu'évidemment,
08:18il y a ce souci de la parité.
08:21On a du mal à recruter aussi
08:23des femmes dans les filières techniques,
08:26mais même les filières numériques
08:28d'une façon générale.
08:29Même plus loin,
08:30les filières scientifiques.
08:31C'est pour ça qu'on était très heureux
08:33d'avoir Fabienne comme marraine
08:34l'année dernière,
08:35parce que c'était un rôle modèle,
08:36une femme qui travaille
08:38dans une entreprise technique,
08:39qui travaille sur des choses techniques.
08:40Ça, c'était très important pour nous.
08:43À titre personnel,
08:44et dans le cadre du BCG,
08:45on est assez inquiet, en fait,
08:46sur ce gap qui apparaît
08:49dans les métiers des sciences.
08:52dont l'origine n'est pas complètement claire.
08:53Au collège,
08:54les petits garçons et les petites filles
08:55ont les mêmes résultats en sciences.
08:56Et puis au lycée,
08:57les femmes abandonnent petit à petit
08:59les sciences.
08:59Et dans le fil d'ailleurs,
09:00il y en a très peu.
09:01Il y a moins de 30%,
09:02il y a 28% en fait,
09:04des emplois dans les métiers STEM,
09:06donc scientifiques,
09:07technologiques,
09:07engineering ou mathématiques,
09:09qui sont occupés par des femmes.
09:10Et ça, tout à l'heure,
09:12on disait,
09:12ce n'est pas juste moral,
09:13c'est peut-être aussi
09:14un problème de compétitivité.
09:17Je dirais qu'il y a un troisième niveau,
09:19c'est aussi un problème économique,
09:20parce qu'il se trouve que dans les STEM,
09:22les salaires sont un petit peu plus élevés
09:23dans les domaines scientifiques
09:24que dans les autres domaines.
09:26Et donc,
09:26quand les femmes renoncent
09:27à aller vers les matières scientifiques,
09:29quelque part,
09:30elles renoncent à avoir
09:31des salaires un petit peu plus élevés.
09:32Alors, vous pourrez me dire,
09:33mais ce n'est pas très grave
09:34si elles ne prennent pas cette position,
09:36un homme pourra prendre cette position.
09:38Sauf qu'en fait,
09:38on n'a pas assez d'ingénieurs,
09:40on n'a pas assez de scientifiques en France
09:41si jamais les femmes ne se mobilisent pas.
09:43Ce qui fait qu'au total,
09:45tous les ans,
09:46parce que les femmes renoncent
09:47à ces carrières scientifiques,
09:49collectivement,
09:49on perd 3,6 milliards de PIB.
09:523,6 milliards,
09:53c'est d'une part le gap salarial,
09:56la différence de salaire,
09:57mais c'est aussi tout ce qu'elles ne vont pas consommer,
09:59tous les impôts qu'elles ne paieront pas.
10:01Et donc,
10:01c'est le troisième niveau.
10:02C'est non seulement la bonne chose à faire,
10:04c'est l'acte moral
10:05d'accompagner les jeunes femmes
10:06à faire des sciences,
10:08non seulement c'est de la productivité,
10:09mais en plus,
10:10collectivement,
10:11c'est plus de richesse
10:12pour la collectivité.
10:13Et puis,
10:13j'imagine que lorsqu'on arrive
10:14à la phase de recrutement,
10:15c'est un peu tard.
10:17On n'a pas reçu
10:18beaucoup de CV
10:18de profils féminins.
10:20C'est ça.
10:21Notamment dans l'univers
10:22Soprasteria.
10:23Oui, exactement.
10:24On reçoit à peu près,
10:25c'est ça,
10:25un tiers de CV de femmes
10:27qui sortent d'école d'ingénieurs
10:28aujourd'hui.
10:28Donc,
10:29c'est trop faible
10:29et c'est trop tard
10:30quand on s'en rend compte.
10:31Nous,
10:32on pense qu'il y a des leviers d'action.
10:33Tu en parlais,
10:34Benjamin,
10:34le fait d'aller tôt
10:36dans les collèges,
10:37dans les lycées,
10:37parler de nos métiers.
10:38Ça,
10:39je pense que c'est clé
10:40de faire découvrir
10:41à ces jeunes filles
10:42qu'il y a des métiers pour elles
10:43qu'elles n'auraient pas
10:44forcément envisagés.
10:45Il y a ensuite le fait
10:46de leur faire rencontrer
10:47des femmes.
10:48Quand des femmes
10:49parlaient des jeunes filles,
10:51ça a tout de suite
10:51beaucoup plus d'impact
10:52que quand on le fait
10:53à d'autres niveaux.
10:53Nous,
10:54on croit beaucoup à ça
10:55aussi pour qu'elles puissent
10:56s'identifier.
10:57Je ne parle pas de présenter
10:58des parcours extraordinaires,
10:59mais vraiment juste de voir
11:00si c'est la vraie vie.
11:01C'est pas la polytechnicienne
11:03qui a tout réussi à se dire
11:04oui,
11:04mais attendez,
11:04je sors de bonne école.
11:07J'étais comme vous,
11:08bonne à l'école.
11:08Et voilà ce que je fais
11:10aujourd'hui comme métier.
11:11Ça,
11:11ça nous semble clé.
11:13Et puis un autre sujet
11:14dont on parle beaucoup
11:15aussi avec le BCG,
11:15c'est le mentorat.
11:16Comment est-ce qu'on accompagne
11:17ces jeunes filles
11:18tout au long de leur carrière,
11:20au début de leur carrière,
11:21pour qu'elles se sentent légitimes
11:22à garder ces postes-là ?
11:24Voilà,
11:24ça,
11:24ça nous semble clé.
11:26C'est à mon avis...
11:27Ça veut dire aussi,
11:29je pense qu'il y a
11:30un gros travail aussi
11:31à faire du côté
11:32des stages secondes.
11:34Parce que souvent,
11:36alors,
11:37je veux dire,
11:37dans l'écosystème
11:38de région parisienne,
11:39c'est on connaît quelqu'un,
11:40donc on va pousser là.
11:43Dans les...
11:43Enfin,
11:43je vois des exemples,
11:44je pense à des exemples
11:45en tête,
11:45dans les milieux,
11:47enfin,
11:47les plus petites agglomérations,
11:49voilà,
11:49ça va être des métiers,
11:50c'est plus facile
11:51d'aller demander
11:52à l'artisan du coin
11:53de suivre
11:54qu'elle est dans l'entreprise.
11:55Et ça aussi,
11:56c'est un gros travail à faire.
11:57et c'est bien
11:58ce qu'on essaie de faire
11:59avec ces académies,
12:00c'est d'aller chercher
12:00ces jeunes.
12:01Parce que si on attend
12:02ceux qui nous connaissent déjà,
12:03c'est facile,
12:04on les a déjà
12:04dans nos entreprises.
12:06Là,
12:06l'idée,
12:06c'est effectivement,
12:07mon avis,
12:08de notre responsabilité
12:09d'entreprise,
12:09d'aller chercher ces jeunes
12:10et d'aller leur proposer
12:12ce type de stage.
12:12Oui,
12:13il peut bien faire comprendre
12:13que, voilà,
12:14l'IA ne va pas remplacer
12:15les métiers des jeunes.
12:17Ils ont un très bel avenir.
12:18Non, non,
12:19et là,
12:19je trouve qu'on arrive
12:20notamment à une certaine maturité
12:21parce qu'on y a que...
12:21Alors,
12:22certains métiers,
12:22oui,
12:22il y a des tâches,
12:24en parlant plus de tâches
12:25que de métiers,
12:26mais il y a des tâches
12:26qui vont disparaître
12:27avec l'IA.
12:28C'est une évidence
12:29et parfois,
12:29c'est des tâches
12:30très rébarbatives,
12:30très automatique.
12:31Enfin,
12:32voilà,
12:32on répète toujours
12:33soit les mêmes gestes,
12:34soit les mêmes modèles
12:34de pensée.
12:35Donc,
12:36ce n'est pas plus mal
12:36que ce soit remplacé par l'IA.
12:37Mais par contre,
12:38voilà,
12:38il y a plein de nouveaux métiers
12:39qui arrivent,
12:39les métiers se transforment.
12:41Bien,
12:41merci d'être venu nous parler
12:42de tout ça.
12:43Benjamin Sardin,
12:44partenaire au BCG,
12:44responsable de Traits d'Union.
12:46Donc,
12:47on trouve tous les,
12:48j'imagine,
12:48sur le BCG,
12:49Académie,
12:50tout ça,
12:50on trouve toutes les informations.
12:52Et Fabienne Langrand,
12:53merci d'avoir été avec nous,
12:53DRH de Sopras Terria France
12:55et ma reine de l'Académie BCG 2026.
12:58Voilà ce qu'il fallait retenir
12:59de ce programme BFM Business
13:01avec le BCG,
13:03investir dans la jeunesse.
13:04Voilà,
13:04il faut vous l'ancrer
13:05dans la tête
13:06car l'IA ne fera pas tout.
13:08Merci de nous avoir suivis.
13:09À très bientôt
13:09sur BFM Business.
13:15BFM Stratégie
13:17sur BFM Business.

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