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Ce lundi 5 octobre, Antoine Larigaudrie a reçu François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine, Joachim Savigny, président de Cheval Blanc Patrimoine, et Antoine Lebouteiller, directeur du département d'art moderne et art impressionniste chez Christie's, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et tous, bienvenue pour votre demi-heure personnelle de conseil en patrimoine,
00:14tout pour investir, TPI, à la radio, à la télé, sur le web, vous pouvez tout retrouver en podcast et
00:19en replay,
00:20bien sûr, vos 30 minutes chrono archi concentrés sur vos finances personnelles.
00:24Et allez, émission spéciale aujourd'hui, on ne va rien se refuser, entre les assises de l'affaire,
00:29la future composition du budget, il y a beaucoup de curseurs, de paramètres qui risquent de changer ces prochains mois
00:34pour la gestion de vos finances, la transmission de votre capital ou même de votre entreprise.
00:39C'est dans l'air du temps, année électorale oblige.
00:41Bon, il va y avoir beaucoup d'informations, de contre-informations, vous allez crouler sous les avis divers et variés.
00:47On va vous offrir déjà une bonne grosse demi-heure de débat pour en parler, pour soulever tous les sujets
00:52qui font consensus ou qui fâchent, décerner de nouvelles opportunités, faire fructifier,
00:57et puis aussi protéger votre capital avec deux spécialistes maison autour de la table pendant une demi-heure.
01:02Rien que pour vous, votre petite session CGP personnelle, bah oui,
01:05François-Xavier-Sœur de Terra et Patrimoine et Joachim Savigny de Cheval Blanc Patrimoine
01:10seront avec nous dans quelques instants pour cette émission spéciale.
01:13Bon, ça ne nous empêchera pas de terminer par une petite note artistique.
01:17Il ne vous a pas échappé que cette rentrée, c'est vraiment la saison des impressionnistes.
01:21Matin, midi et soir, on en entend parler.
01:22Il y a l'expo Monnaie à l'orangerie, mais gros plan sur une vente chez Christie's à venir.
01:27Vente de la collection privée, alors d'un des grands mécènes du mouvement impressionniste.
01:32Il y a des Monnaie, il y a des Sisley, il y a des Renoir.
01:35Gros plan sur l'impressionnisme et sur ce collectionneur précis qui les a côtoyés,
01:39qui les a connus et qui les a promus.
01:41Ce sera à retrouver dans le coffre-fort en fin d'émission avec les experts de chez Christie's.
01:45Bien entendu, vous pouvez nous joindre par e-mail pour nous poser vos questions.
01:48L'adresse est directe à bfmbusiness.fr.
01:50Vous pouvez nous joindre par SMS 732.16, vous tapez l'omoclée business suivi de votre message,
01:55puis sinon sur mes messageries Twitter et LinkedIn.
01:58Allez, c'est parti pour cette boîte à outils géante, ce grand débat.
02:03Tout pour investir, la boîte à outils.
02:07Et François Xavier Sœur de Terrail est avec nous.
02:09Bonjour.
02:10Bonjour Antoine.
02:11Joachim Savigny, Cheval Blanc Patrimoine.
02:12Merci d'être avec nous.
02:15Donc, il y a eu l'affaire, les assises de l'affaire et tous les candidats à la présidentielle qui
02:22se sont présentés.
02:23Alors, à l'exception des LFI et des communistes, mais tout le monde était là.
02:27Et alors, j'ai eu des échos assez étonnants.
02:29Il y a une forme de consensus politique, c'est assez rare pour être souligné, sur un certain nombre de
02:37choses.
02:37Premièrement, que la retraite par répartition seule, c'est terminé.
02:40On n'en parle plus pour financer l'ensemble des retraites.
02:43Il faut passer par des systèmes complémentaires, capitalisation, plan obligatoire, ceci, cela.
02:48Il y a un certain nombre de verrous idéologiques qui sont quand même en train de céder.
02:54Et notamment le fait qu'il ne faut pas assommer les petits patrimoines.
02:58Bon, on peut juger que la fortune immobilière, que les très hauts revenus,
03:03que les très hauts patrimoines constituent une catégorie un petit peu à part.
03:07Maintenant, voilà, premier sentiment, François-Xavier Sœur,
03:14cette unanimité est assez étonnante.
03:17Elle aurait pu être même contre-intuitive.
03:19Alors, c'est une unanimité qui est quand même sur un peu étroit niveau politique.
03:24C'est-à-dire qu'il y avait effectivement le centre, la droite.
03:29En gros, ça allait du RN à Jérôme Gage.
03:32Voilà.
03:32Donc, il n'y avait rien à gauche de Jérôme Gage, il n'y avait rien à droite du RN.
03:37Donc, il manquait quand même une part significative de l'échiquier politique.
03:41On ne va pas dire qu'il manquait 40% des électeurs, mais quand même pas loin.
03:44Mais peut-être une quinzaine ou une vingtaine.
03:46Voilà.
03:46Effectivement, sur ce bout-là, il y a une unanimité pour dire qu'aujourd'hui, il faut de la capitalisation
03:54et non plus de la répartition.
03:55Et il y a une question qui a été posée par un candidat qui est, est-ce qu'aujourd'hui,
03:59on créerait un système par capitalisation ou par répartition si on devait créer le système aujourd'hui ?
04:06Ex nihilo, oui.
04:07Et effectivement, à la sortie de la guerre, on a créé ce système par répartition qui était très efficace parce
04:12qu'il y avait quatre cotisants pour un retraité.
04:15Aujourd'hui, il y a 1,78 cotisants pour un retraité.
04:19Donc forcément, on n'aurait pas fait de la répartition, on aurait probablement fait la capitalisation.
04:23Dans les réflexions autour de la capitalisation, il y a ceux qui veulent une capitalisation collective, ceux qui veulent une
04:29capitalisation individuelle, ceux qui veulent une capitalisation individuelle obligatoire ou non obligatoire.
04:35Quand on rentre dans les petites nuances, il y a cette question-là.
04:37Plus on va à gauche, plus on va vers le collectif, plus on va vers le libéral, plus on va
04:43vers l'individualisme et parfois l'individualisme obligatoire.
04:47C'est ça qui m'a plus surpris, peut-être.
04:49Ah oui, c'est assez étonnant que ça se déplace à...
04:52De dire, c'est pour les plus gros et pour les plus petits également, pour les plus petits cotisants et
04:57pour les plus petits revenus également.
04:59Ouais, intéressant.
05:00Maintenant, Joachim Savini, j'allais vous dire, au fur et à mesure que le temps évolue, on est de plus
05:07en plus convaincus que de plus 2 égale 4 quand même.
05:10Donc c'est facile d'avoir une certaine forme d'unanimité.
05:13Maintenant, encore une fois, ce n'est pas forcément donné et il y a quand même quelques signaux encouragent, consensuels
05:19sur un certain nombre de choses, on va dire.
05:21Eh bien, c'est exactement le sujet.
05:23On peut aller contre beaucoup de choses dans la vie, mais pas contre les mathématiques, sauf si on est de
05:27mauvaise foi.
05:27Et aujourd'hui, la pyramide des âges, ce n'est plus une pyramide, c'est une bonbonne.
05:31Et la réalité, c'est que mathématiquement, on n'y arrivera pas.
05:35Et si mathématiquement, on n'y arrive pas, on est face à une réalité.
05:40À part si, de mauvaise foi, on veut continuer d'écraser un système et de se dire qu'on peut
05:46cumuler des centaines de milliards d'euros de dettes tous les ans.
05:51On se rappelle que cette année, on refinance 300 milliards.
05:54Alors qu'on finance 125 milliards de déficit, mais on refinance 175 milliards.
05:59Donc, ça fait beaucoup, on n'y arrivera pas.
06:02Et donc, la seule solution qui existe, c'est celle-ci.
06:05Donc, en fait, il n'y a pas d'autre choix.
06:07Quand on n'a qu'une voie, en fait, on est obligé de la prendre.
06:10Et la réalité, c'est qu'on va devoir la prendre.
06:13Le problème étant quand même que ceux qui ont fait le choix il y a 20 ans,
06:17comme dans toute théorie des intérêts composés classiques,
06:20ils partent avec une avance monstrueuse et les marchés qui ont été en pleine bourre pendant 20 ans.
06:24Alors qu'aujourd'hui, rentrer sur un système de la sorte, sur un marché qui est potentiellement haut,
06:29ça va peut-être être un effort qui peut être négatif,
06:32comme la période 2000-2010, par exemple, en bourse.
06:35Donc, il va falloir quand même regarder de près et respecter surtout un critère qui est essentiel.
06:42C'est celui de, au-delà du système qu'on choisit, il faut que ce système soit performant.
06:47Ah oui, oui, complètement.
06:48Mais ça, c'est, je dirais, c'est même consubstantiel.
06:52François-Xavier Sœur, parce qu'il y a, je suppose qu'il y a énormément de candidats à la présidentielle
06:58qui se sont félicités du fait que, par exemple, le PER est une solution qui marche bien, qui a du
07:02succès.
07:04Est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer, alors, entre l'obligatoire collectif et le très très individualisé,
07:10une forme de, voilà, on met en place quelque chose qui ressemblerait à une sorte de PER général pour tout
07:16le monde,
07:17mais dans lequel, après, on peut choisir ce qu'on veut.
07:20Mais, voilà, de manière claire, se dire, la capitalisation va aider la répartition et les deux vont se compléter.
07:28Oui, et alors, comme le disait très justement Joachim, ceux qui partent tôt, forcément, gagnent énormément,
07:35puisque plus on part tôt, plus on gagne.
07:37Et l'idée, c'est qu'en fait, pour faire ça, il faut qu'il y ait de la stabilité.
07:40Et ça, ils en ont énormément parlé hier, en parlant forcément de la stabilité fiscale,
07:44puisque que ce soit pour une entreprise, que ce soit pour un pays,
07:46on fait des plans sur 10 ans, 20 ans, 50 ans.
07:49Il y a aussi, je fais le lien avec les prochaines échéances qui arrivent,
07:54et notamment la composition du budget, il y a aussi cette prise de conscience
07:58chez les candidats à la présidentielle que, purée, si c'est le stress chaque année,
08:02parce qu'il y a un nouveau budget, qu'on ne va encore pas y arriver,
08:06ça, c'est bon, ça imprime un peu ?
08:08C'est une conséquence aussi de la dissolution de l'instabilité politique qu'on a aujourd'hui,
08:12et du fait que chaque année, il faut se battre pour cadrer un budget
08:14sans véritable réforme de fond.
08:16Aujourd'hui, on a besoin de réforme de fond.
08:18Ce qui ressort des différents débats qu'il y avait, effectivement, sur les assises,
08:21c'est de dire qu'il faut qu'il y ait une réforme structurelle de l'État,
08:25il faut qu'il y ait un État qui soit plus efficace.
08:27Il y en a qui sont venus parler intelligence artificielle
08:29pour essayer un petit peu de faire des économies,
08:31notamment au niveau, non pas des gens dans les écoles,
08:34non pas au niveau des gens dans la santé,
08:36mais plutôt au niveau de l'administratif pur,
08:39qui est quand même quelque chose qui, aujourd'hui, est extrêmement lourd au niveau de l'État
08:41et qui coûte très cher. Peut-être y a-t-il des économies à faire de ce côté-là.
08:46Pour revenir à la question de l'épargne,
08:49l'épargne, le retraite long terme par capitalisation qui existe aujourd'hui avec le PER,
08:55certes, c'est efficace, c'est efficace sur du long terme.
08:57Il ne faut pas que l'on fasse comme l'an dernier,
08:59parce que quand même le meilleur exemple qu'on a aujourd'hui qui a été déstabilisant,
09:01c'est que l'an dernier, on a dit, le PER, vous pouvez,
09:04mais au-delà de 70 ans, on débranche.
09:07Au-delà de 70 ans, moi, j'ai plein de médecins dans mon portefeuille de clients
09:11qui ont plus de 70 ans, qui font un cumul emploi retraite
09:13et qui continuaient à verser dans leur PER chaque année.
09:16Quand ils continuent à travailler 60 ou 65 heures par semaine
09:20et qu'ils me disent, comment ça, moi, je ne suis pas actif,
09:22je n'ai pas le droit de verser dans mon plan épargne-retraite
09:24alors que je continue à travailler,
09:26je dois voir qu'eux, ils ont un petit peu de mal à comprendre.
09:27Donc l'idée, c'est ça.
09:29Et vous avez aussi des candidats qui ont lancé des idées
09:31en disant, à la naissance, on va ouvrir un plan épargne-retraite.
09:36Mais oui, mais pourquoi pas ?
09:38Pourquoi pas ?
09:39On a des CGP qui nous disent, prenez date
09:40pour bénéficier de la fiscalité de certains.
09:43Il faut que ça infuse et il faut qu'on infuse l'idée
09:46qu'on hérite trop tard aujourd'hui.
09:49Il faut s'y prendre tôt.
09:50Il y a la question de l'épargne-retraite.
09:51On est bien d'accord.
09:52Il y a un problème générationnel, c'est évident.
09:55Je suis allé sortir quelques chiffres, si ça vous intéresse,
10:00très bien, mais je vais les ressortir.
10:02Si mon téléphone veut bien se déverrouiller,
10:04ce qui serait super.
10:05Mais nous avons notamment des chiffres issus
10:09du CPO, du Conseil pour les prélèvements obligatoires,
10:14qui notamment revient sur la part de l'héritage
10:17dans le patrimoine global des Français.
10:19Et en fait, on voit que la part de l'héritage
10:21dans le patrimoine global des Français,
10:23donc la base des inégalités,
10:24a énormément diminué entre 1910 et 1970,
10:29puisqu'en gros, en 1910,
10:3178% du patrimoine était issu de l'héritage.
10:35C'est descendu en 1970 à 34%
10:38et s'est remonté aujourd'hui à 60%.
10:41Ah oui, il y a eu un V, là.
10:43Il y a eu un V.
10:44Et je trouve que c'est un V
10:45qui explique énormément de choses aujourd'hui
10:46sur le plan social, sociétal
10:48et sur la réflexion qu'on devrait avoir,
10:50on en discutait avec Joachim,
10:51sur le fait d'aussi transmettre à la génération suivante
10:54et pas aux parents qui héritent à 60 ou 65 balais,
10:58mais aux jeunes qui ont...
10:59Parce qu'en 1900, au début du 19e siècle,
11:02on héritait, on avait 25 ans.
11:04Aujourd'hui, on hérite, on a entre 55 et 65 ans.
11:08Oui.
11:08Mais il y a un vrai sujet, quand même.
11:09Oui, Joachim.
11:10Il y a un vrai sujet là-dessus.
11:12Déjà, pour revenir rapidement sur le PER,
11:14les Français, ils n'ont pas attendu
11:15que le gouvernement leur dise
11:16qu'il y a 150 milliards sur les plans d'épargne-retraite,
11:18dont presque 100 milliards
11:20qui ont été versés de manière volontaire
11:25sur les plans d'épargne-retraite personnelles.
11:29Sur cette partie-là,
11:30il y a quand même deux choses qu'il faut savoir.
11:32Là, il y a 2 millions de Français
11:33en novembre et en décembre
11:34qui vont verser sur leur PER tout seuls.
11:37Le sujet aussi,
11:38c'est que cet argent doit être bien placé.
11:41La capitalisation, ça fonctionne bien
11:42avec les intérêts composés.
11:43Quand c'est bien placé,
11:45et la problématique, elle est souvent là
11:46parce que pour doubler les capitaux,
11:47il y a la règle des 72.
11:48Si je fais 2 % par an, ça me prend 36 ans.
11:50Si je fais 10 % par an, ça me prend 7 ans.
11:52Si je fais 7 % par an, ça me prend 10 ans, grosso modo.
11:55Si je place 100 000 euros sur un PER à 40 ans,
11:58j'ai le long terme devant moi.
11:59Donc, il faut que je place bien dynamique.
12:01Mon target, c'est d'à peu près faire 7 % par an, on va dire.
12:04À ce moment-là, je double mes capitaux en 10 ans,
12:05puis je les triple en 17 ans.
12:07Et là, c'est super.
12:08Par contre, si j'ai fait 2 % par an,
12:09en réalité, je ne me ferai pas un revenu complémentaire
12:12pour ma retraite.
12:12C'est ça le truc.
12:13Il y avait une note de JP Morgan.
12:15Elle me berce depuis la rentrée.
12:18400 milliards de manque à gagner
12:20chez les Français depuis 2020.
12:21Parce que quand ça devient critique,
12:23les placements et la retraite,
12:24c'est le placement le plus archi-critique,
12:27ils veulent être trop prudents.
12:28Et le résultat, c'est que tout ça,
12:31ce n'est pas performent.
12:31Et c'est tout l'inverse.
12:32Le long terme nous montre que quand on a le temps,
12:35on fait un plan d'épargne retraite à 40 ans,
12:36ma retraite, je ne sais pas, à 64,
12:39j'ai 24 ans devant moi.
12:40À 24 ans, même une mauvaise allocation équilibrée
12:43à n'importe quel fonds en euros.
12:45Là, c'est le premier sujet sur la retraite.
12:46Le deuxième, on parlait des transmissions.
12:48Il y a deux, trois textes.
12:49Il y a aussi une prise de conscience
12:51de la part des gouvernements,
12:52puisque notamment, normal qu'on ne donne pas
12:54le superflu en France.
12:55On a tendance à se surprotéger
12:56parce qu'on nous dit, depuis 20 ans,
12:58tu n'as pas de retraite, tu vas aller en EHPAD,
13:00l'hôpital va mal,
13:01il faut que tu te soignes tout seul, etc.
13:03Et donc, qu'est-ce qu'on fait
13:04quand on a 500 000 euros de côté ?
13:06Et qu'en réalité, quand on mesure bien
13:08la situation, mes besoins, ma retraite
13:11et l'aléa, j'ai 200 000 euros de trop,
13:13je meurs avec quand même.
13:14Pourquoi je meurs avec ?
13:15Parce que, un, on m'a fait peur,
13:16et deux, je suis trop taxé.
13:17Si je suis, on parlait tout à l'heure,
13:20justement, des neveux, nièces,
13:22avec les oncles, les tantes,
13:23là, il y a un texte de loi qui passe
13:24qui vise à mettre un abattement,
13:26enfin, une taxation de 6 % jusqu'à 100 000 euros.
13:28Avant, c'était 55 %.
13:30Il faut que ça soit voté,
13:31il faut encore que ça passe.
13:33Oui, c'est proposé, en tout cas,
13:34c'est une mesure qui vise uniquement
13:36à faire circuler le cash
13:37ou alors ils mourront avec,
13:38parce qu'entre taxer 55 % d'un don,
13:43mais on ne donne pas.
13:44On ne donne pas 55 % à l'État,
13:4545 % à ses neveux.
13:46Mais la morale de tout ça,
13:48c'est comme le disait...
13:48C'est qu'être le plus riche du cimetière,
13:49ça ne sert à rien.
13:50Exactement, comme disait la rumeur,
13:52le fameux groupe de rap,
13:53le coffre-fort ne suivra pas le corbillard.
13:56C'est miens.
13:57Ah ouais, ouais, non, mais...
13:58Je n'aurais pas cru qu'on les citerait aujourd'hui.
13:59Et donc, bah oui, excellent.
14:02Si vous écoutez...
14:05Oui, mais au milieu de ça,
14:06il y a tout ce qui est...
14:08Ce qui nous guette,
14:09la grande transmission.
14:10Oui.
14:11Est-ce qu'il y a quelques pistes,
14:13quelques nouveautés qui émergent
14:15du côté de nos gouvernants
14:16à travers la composition du budget
14:18ou justement chez l'un ou l'autre
14:20des candidats à la présidentielle ?
14:22Je m'explique.
14:23On parlait de relever certains plafonds,
14:25d'essayer de faire en sorte
14:26qu'il y ait des dons directs
14:28qui soient facilités
14:29entre grands-parents et petits-enfants
14:31et peut-être même oncles et tantes.
14:33Oui.
14:33Là aussi, pour que les sous
14:36puissent mieux circuler.
14:37Est-ce que là aussi,
14:38il y a une prise de conscience
14:39que, voilà, le coffre-fort
14:41ne suivra pas le corbillard
14:42et l'argent, il faut qu'il circule ?
14:43Alors, ça dépend de quel camp, on va dire.
14:45C'est toujours un peu la même chose.
14:46Là, il y a plus de clivage.
14:48Voilà.
14:48Là, il y a quand même
14:49beaucoup plus de clivage.
14:51En gros, ce qu'il faut avoir en tête,
14:52c'est qu'aujourd'hui,
14:52il y a à peu près 400 milliards
14:54qui sont transmis chaque année
14:55d'une génération à une autre
14:56au niveau des héritages en France.
14:58Et qu'on va monter de 400 milliards
14:59à 600 milliards,
15:00c'est justement ça
15:01qui est la grande transmission.
15:04Aujourd'hui, c'est 20 milliards
15:07le crédit, on va dire,
15:09pour l'impôt annuel,
15:10pour l'État lié à cette taxation.
15:12Donc, on dit en moyenne,
15:13c'est 5%.
15:14On dit vraiment en moyenne.
15:16Parce qu'en fait,
15:16l'héritage moyen en France,
15:18donc je parle bien de moyenne,
15:19c'est 120 000 euros.
15:21L'héritage médian,
15:22c'est 70 000 euros,
15:23sachant qu'on est taxé
15:24à partir de 100 000.
15:26Donc, ça veut dire
15:27qu'il y a quand même
15:27une grande partie des successions
15:28qui ne sont pas taxées.
15:29La question, c'est de dire,
15:30encore une fois,
15:31à quel moment on le reçoit.
15:32Plus on le reçoit tôt,
15:33quand vous recevez l'argent
15:34à 20 ans ou à 25 ans,
15:35vous allez pouvoir investir
15:36dans les entreprises,
15:37vous allez pouvoir investir
15:38dans l'immobilier également.
15:39Ça fait partie aujourd'hui
15:40d'un secteur qui est en crise
15:41et qui aurait peut-être besoin
15:41que l'argent circule
15:42d'une génération à une autre.
15:44En moyenne,
15:45un patrimoine grossit
15:47jusqu'à ce qu'on ait 75 ans.
15:49C'était justement,
15:50à nouveau,
15:53qui le disait.
15:54Et après 75 ans,
15:55forcément,
15:55on rentre dans des questions
15:56de dépendance.
15:57Donc, en général,
15:57on commence à manger
15:58son patrimoine
15:59et à le consommer
16:00sur la dépendance.
16:02Donc, aujourd'hui,
16:02il y a effectivement
16:03un certain nombre de candidats
16:04qui veulent augmenter
16:05les donations,
16:05qui comprennent qu'uniquement
16:07prévoir la donation
16:08de parents à enfants,
16:09ça correspondait à la France,
16:11mais des années 50.
16:12Qu'aujourd'hui,
16:13nos aînés, on le voit,
16:14ils vivent,
16:15ils ont 90, 95,
16:18100 ans parfois
16:18et surtout dans des plus longtemps,
16:21mais pas forcément mieux.
16:23Justement parce qu'on a
16:23des grandes dépendances
16:24qui durent longtemps.
16:25Donc, ce qui veut dire
16:26qu'on a aussi des patrimoines
16:27qui sont immobilisés
16:27parce que ces personnes-là
16:28ne gèrent pas leur patrimoine,
16:30ne l'investissent pas
16:31d'une façon active.
16:32C'est de l'argent
16:32qui n'est pas véritablement utilisé
16:34et qui n'est pas
16:35véritablement productif.
16:36Donc, il faut trouver
16:36une solution pour que ça aille
16:38aux générations
16:38qui sont actives.
16:39Mais ça,
16:40c'est une réflexion globale
16:41à avoir aujourd'hui
16:42au niveau de nos politiques.
16:44Mais ça commence à infuser.
16:46À gauche,
16:46ils essaient surtout
16:47de cibler aujourd'hui,
16:48on le voit,
16:49les successions
16:50qui s'appellent
16:51les grosses successions.
16:52Oui, les très très hauts.
16:53Les très grosses.
16:53En gros,
16:54les candidats disent
16:55au-delà de ça dépend des camps,
16:56mais à partir de 2 millions,
16:57à partir de 4 millions.
16:59Il faut imaginer
17:00que le 0,1%
17:02des successions en France
17:03reçoit plus de 13 millions d'euros.
17:05Oui, tout à fait.
17:06Et ça, c'est taxé à 45%.
17:08Et 45, oui,
17:09c'est quasiment la petite.
17:10C'est déjà trop.
17:11Oui, Joachim,
17:12le mot de la fin,
17:13il nous reste une minute.
17:15La philosophie
17:15qu'il faut aller rechercher
17:17dans ces prochains mois
17:18justement pour...
17:20Première étape,
17:21il ne faut jamais procrastiner.
17:22Il faut agir tout de suite.
17:23Il faut réfléchir.
17:24La première étape,
17:25c'est quand même
17:25de mettre la situation à plat,
17:27de déterminer
17:28que ce soit la retraite,
17:29quels vont être mes revenus,
17:30quels sont mes besoins,
17:31quel est le manque
17:31que j'ai pour y parvenir
17:33et comment est-ce que j'agis
17:34de la manière
17:34la plus intelligente
17:35et la plus froide
17:35et la plus mathématique
17:37pour arriver à atteindre
17:37cet objectif.
17:38Après, je mets en place.
17:40La deuxième des choses,
17:41c'est au niveau
17:42de la transmission de patrimoine.
17:44C'est pareil,
17:45il faut faire un état des lieux.
17:46On nous apprend depuis...
17:48J'ai ma fille
17:49qui rentre en sixième
17:50pour bien résoudre un problème.
17:52Il faut bien lire l'énoncé.
17:53Il faut mettre les choses à plat,
17:55définir les objectifs,
17:56le superflu et le superflu,
17:58on le donne.
17:58En plus,
17:59c'est super gratifiant
18:00de voir ces enfants
18:00profiter de l'argent,
18:01de son vivant,
18:02plutôt que de mourir avec
18:04et de se dire
18:04qu'ils auront eux-mêmes
18:0570 ans,
18:06ils auront eux-mêmes
18:06les mêmes problèmes,
18:07ils auront eux-mêmes
18:08les mêmes craintes
18:08que j'aurais transmises
18:09et ce n'est pas le bon objectif.
18:10Avec encore moins de revenus.
18:12Génial.
18:12Exactement.
18:13Et puis surtout,
18:14ce que tu disais tout à l'heure aussi,
18:15c'est mettre à un moment
18:18toute l'énergie
18:18dans la transmission
18:20pour faire de la croissance.
18:21La croissance génère
18:22de la valeur,
18:23la valeur génère de l'impôt,
18:24l'impôt génère des moyens,
18:26les moyens génèrent
18:27de l'équilibre
18:27et l'équilibre
18:28résout nos problèmes.
18:30Donc, il faut faire les choses
18:30dans le bon ordre
18:31et après, on avance.
18:33Il faut créer de la richesse
18:34pour la partager.
18:35Voilà.
18:36Exactement.
18:37Voilà, c'est un petit peu
18:38la différence entre
18:38la gauche et la droite.
18:41Tout partager
18:42quoi qu'il y ait,
18:43ou alors
18:44créer plus de richesses
18:46pour pouvoir mieux
18:47la partager ensuite.
18:48On a deux doigts du « et »
18:49en même temps.
18:51Non, mais vous voyez,
18:52on arrive à une sorte d'équilibre.
18:53Merci infiniment,
18:54c'était très enrichissant.
18:56François-Xavier Serteraille,
18:58Joachim Savigny,
18:59Cheval Blanc Patrimoine,
18:59d'avoir commenté
19:00un petit peu
19:01à la fois
19:01ses assises de l'affaire
19:03et puis les prochaines pistes
19:04budgétaires
19:04pour l'État.
19:05Merci infiniment
19:07et on passe tout de suite
19:08au coffre-fort.
19:11Tout pour investir
19:12le coffre-fort.
19:16Et nous sommes avec
19:17Antoine Lebouteiller
19:17de chez Christie's.
19:19Bonjour.
19:19Bonjour Antoine.
19:20Alors, vous n'avez pas pu échapper,
19:23il y avait encore des pubs
19:24à la radio ce matin,
19:25un grand sujet
19:25sur une radio concurrente.
19:28Cet automne,
19:28c'est quand même
19:29l'automne des impressionnistes.
19:30À tort et à travers,
19:31on en a beaucoup,
19:32beaucoup, beaucoup.
19:33Mais là,
19:34on va s'intéresser
19:35à une vente
19:36qui a lieu
19:36chez Christie's.
19:38Alors, c'est vrai
19:38que depuis la rentrée,
19:40d'ailleurs,
19:40on s'intéresse
19:41au phénomène
19:41des collectionneurs
19:42qui promeuvent
19:44certains mouvements d'art
19:45très précis
19:46et qui en font la renommée.
19:47Là, on va vous parler
19:49d'un collectionneur
19:50qui s'appelle
19:50Durand Ruel
19:53et qui,
19:53non seulement,
19:54a été un des grands promoteurs
19:55dans l'impressionnisme,
19:56mais lui,
19:56il les a connus,
19:57les peintres.
19:57Il est allé les voir,
19:58il leur parlait,
19:59c'était ses amis.
20:01Voilà,
20:02ce n'est pas souvent
20:03qu'on a beaucoup
20:04de grands mécènes
20:06qui financent l'art,
20:08qui, bon,
20:08voilà,
20:09ont un rapport
20:10assez formel,
20:10on va dire,
20:11avec les artistes.
20:12Lui, voilà,
20:12il partageait leur quotidien
20:13et il faisait un peu
20:15partie d'eux.
20:16Et c'est quelqu'un
20:17qui a connu
20:18les plus grands noms
20:19de la peinture
20:19de cette époque.
20:20Absolument,
20:20et c'est surtout
20:22quelqu'un
20:22qui les a découverts,
20:23qui les a promus
20:24et qui en a fait
20:25ce qu'ils sont aujourd'hui.
20:26Parce que Paul Durand-Ruel,
20:27donc,
20:27Paul Durand-Ruel,
20:28il est né en 1831
20:30dans une famille
20:31de marchands
20:33qui vendaient
20:34plutôt de l'art classique,
20:35ce qu'on appelait
20:36l'école de Barbizon,
20:38Corot,
20:39Bias de la Pena,
20:40Dupré.
20:41Et c'est en 1855,
20:42en 1855,
20:43lors de l'exposition universelle,
20:45qu'il a un choc artistique
20:46devant une œuvre
20:46de Jeanne de la Croix.
20:48Il se dit,
20:49c'est vraiment
20:49l'art vivant
20:51sur l'art académique.
20:52et c'est une façon
20:53de se dire,
20:54je vais sortir
20:54de l'esthétique actuelle
20:56pour proposer
20:57quelque chose de nouveau.
20:58On va aller au-delà
20:59du codifié,
21:00On va aller au-delà
21:01du salon des beaux-arts,
21:02du salon classique
21:04des peintres,
21:07comme Cabanel,
21:08etc.
21:10Et il rencontre
21:11effectivement,
21:12pendant la guerre
21:12franco-prusse,
21:14il s'exile à Londres,
21:15il rencontre
21:16Monet et Pissarro
21:17qui étaient aussi exilés,
21:19qui commençaient déjà
21:20à peindre,
21:21coup de cœur artistique.
21:23En rentrant à Paris,
21:25il fait la rencontre
21:26de tous les autres copains
21:27de Monet et de Pissarro
21:28au Ciselet,
21:29Degas,
21:30Marie Cassat,
21:32Morisot.
21:33Renoir aussi, non ?
21:33Renoir, effectivement,
21:34qui était très proche
21:36de Degas Morisot.
21:38Déjà une femme artiste
21:39avec Cassat.
21:40Totalement.
21:41Et là, il s'est dit
21:42je les expose.
21:43Je les expose,
21:44je vais les défendre,
21:45c'est un art auquel je crois
21:46et évidemment,
21:46il se prend un mur.
21:48Ah mais,
21:49impressionniste,
21:49à l'origine,
21:50si j'ai bonne mémoire,
21:51c'est une insulte en fait.
21:52Oui, alors les impressionnistes,
21:53c'est une expression
21:57qui vient de Louis Leroy,
21:59critique d'art,
22:00qui en 1874,
22:02alors que ses peintes
22:03étaient refusées du salon,
22:05décident de monter
22:06leur propre salon des refusées,
22:07donc montent la première exposition
22:08des impressionnistes
22:09à l'atelier Nadar,
22:11le photographe en 1874
22:12et devant,
22:13impression, soleil, levant,
22:14le fameux tableau
22:15de Claude Monet,
22:16le critique lui dit
22:17c'est qu'une impression,
22:18c'est une esquisse,
22:19c'est une ébauche,
22:20c'est vraiment un tableau
22:21qui n'est pas du tout
22:22dans l'esthétique de l'époque.
22:23Et lui fait le meilleur des compétences.
22:25Et donc de cette impression,
22:26effectivement,
22:26de cette expression,
22:28il en tire le nom du mouvement.
22:31Extraordinaire.
22:32Et donc oui,
22:33on sort de l'art académique,
22:34on est sur le figuratif pur.
22:37L'instinctif, j'allais dire,
22:38c'est...
22:39Voilà, exactement.
22:40Quand on sait peindre là,
22:41peigne un paysage,
22:42peigne un bouquet de fleurs,
22:43ce n'est pas forcément
22:44ce qu'ils veulent peindre
22:46et qui est derrière le message.
22:47Le message, c'est
22:48c'est une impression.
22:49C'est aussi une expérience,
22:50une expression de la lumière,
22:51une expérience
22:53de la couleur,
22:54une expérience de l'atmosphère,
22:56de la vibration.
22:57Donc c'est, voilà,
22:58toute cette touche libre,
23:01très libérée,
23:02très instinctive,
23:03très colorée aussi.
23:05Voilà.
23:06Alors, c'est vrai
23:06qu'il y a une forme
23:07de paradoxe
23:08avec l'impressionnisme,
23:09c'est-à-dire que c'est né
23:10de quelque chose
23:11qui refusait
23:12les canons de l'époque.
23:13Mais dans le marché
23:14de l'art maintenant,
23:15c'est devenu le truc
23:16un peu la tarte à la crème.
23:17Genre, on va encore parler
23:19des impressionnistes.
23:21Waouh, mais dites,
23:22c'est...
23:23Effectivement,
23:23c'est devenu une pièce
23:24maîtresse du marché de l'art
23:25et de n'importe qui
23:27qui veut collectionner,
23:28qui veut acheter une œuvre
23:29à des fins patrimoniales,
23:31j'allais dire.
23:31Oui, tout à fait.
23:32Alors, oui,
23:33vous parlez de goûts
23:34tarte à la crème.
23:35Alors, c'est un goût
23:36qui, à une certaine époque,
23:38a énormément plu.
23:39Alors, les impressionnistes
23:39ont connu aussi
23:40le succès de leur vivant.
23:42Durand Ruel connaît
23:43dès 1886 aux Etats-Unis
23:44un succès majeur,
23:45les peintres sont renommées
23:46et reconnues.
23:48Les musées commencent
23:48à s'acheter dès 1900,
23:50même un peu avant
23:51pour certains musées
23:53internationaux.
23:54Et le marché
23:55a fait en sorte
23:56de toujours reconnaître
23:57et présenter
23:57ces artistes impressionnistes.
23:59Et la cote des impressionnistes
24:00depuis un siècle et demi,
24:01elle est en constante augmentation.
24:03Elle a connu, évidemment,
24:05des petits élèves
24:07en parallèle
24:08des crises économiques.
24:09On se souvient
24:10la crise au Japon
24:11dans les années 90
24:12où le marché des impressionnistes
24:13avait un petit peu
24:14pris un coup
24:15parce que les Japonais
24:16n'achetaient plus.
24:18Après, ça reste aussi
24:18une valeur refuge.
24:20Acheter un tableau impressionniste,
24:21c'est placer son argent
24:23intelligemment.
24:24On ne va pas forcément
24:27avoir un retour
24:28sur investissement
24:29de 3 ou 4 % par an.
24:30En tout cas,
24:30on ne parlera jamais
24:31de sa mise.
24:31Voilà, c'est une vraie
24:32réserve de valeur
24:33et c'est un côté patrimonial
24:35par excellence.
24:37Est-ce qu'on peut juste,
24:38il nous reste un petit peu
24:39moins d'une minute trente,
24:42parler précisément
24:43de cette collection
24:44Paul Durand-Ruel ?
24:45Peut-être quelques-unes
24:46des œuvres les plus marquantes
24:47et leurs estimations ?
24:49Oui, alors,
24:49collection Paul Durand-Ruel,
24:51c'est une partie
24:51de la collection,
24:52évidemment,
24:53qui nous a été confiée
24:54par une partie
24:55de la famille.
24:56C'est 60 tableaux
24:57présentés le 22 et le 23 octobre
24:58chez Christie's à Paris.
25:00Une première vente
25:01de collection
25:01de 27 tableaux
25:02avec, on va dire,
25:03la crème de la crème.
25:04Les 4,
25:06Poulain,
25:06de Paul Durand-Ruel,
25:08Renoir,
25:09Monet,
25:09Pissarro,
25:10Sisley.
25:10L'œuvre phare de la vente,
25:12c'est Bordes de Falaise
25:14à Pourville de 1882,
25:15une œuvre de Claude Monet
25:17extraordinaire.
25:17Qui est très connue.
25:18Voilà,
25:18qui s'inscrit dans une série
25:20des falaises de Normandie
25:21peintes entre 1882
25:23et plus tard,
25:241886-1997.
25:26Cette œuvre est estimée
25:27entre 11 et 15 millions d'euros.
25:28Vous avez aussi
25:29un très beau tableau
25:30de Renoir,
25:31estimé 4 à 6 millions d'euros
25:33de jeunes femmes
25:33au bord de la mer
25:34pendant 1894,
25:36ce qui reprend,
25:36pareil, peut-être,
25:37ce thème
25:38des jeunes femmes
25:39au chapeau
25:39dans un paysage
25:41presque imaginé.
25:43On a une très belle vue
25:44du Louvre
25:45de Claude Pissarro
25:46de 1900
25:47qui s'inscrit aussi
25:47dans une série
25:48faite entre 1900
25:49et 1903.
25:50Et puis c'est un vrai
25:50témoignage historique,
25:51c'est ça qui est intéressant.
25:52Exactement,
25:53c'est un peu
25:53une vue topographique.
25:55C'est Pissarro
25:56qui loue un appartement
25:57en place Dauphine
25:58et pendant 3 ans
25:59va peindre
25:59la même vue
26:00du soir Saint-Galant,
26:02le pont des Arts,
26:04les façades du Louvre,
26:05le matin,
26:06le soir,
26:07l'après-midi,
26:08entre hiver,
26:09printemps et été.
26:10Extraordre.
26:11On a une très belle vue
26:13d'hiver,
26:13matin ensoleillé,
26:16estimée à 2-3 millions
26:17d'euros.
26:17Et en autre oeuvre phare,
26:20vous avez un très beau
26:21paysage enneigé
26:22des alentours de Louvre Sienne
26:24d'Alfred Sisley.
26:25Ça, ça leur plaisait beaucoup
26:26et puis Sisley en particulier.
26:28Donc ces oeuvres
26:29en plus ont l'avantage
26:30de venir directement
26:31de la famille
26:31donc la provenance
26:32est impeccable.
26:33Elles ont toutes été achetées
26:34par port de l'Uran-Ruel
26:34et par descendance.
26:35Il n'y a aucun trou
26:36dans la provenance.
26:37Elles ont un pédiré exceptionnel.
26:39Vous achetez une oeuvre
26:40avec une provenance
26:41de l'Uran-Ruel,
26:41vous achetez une oeuvre
26:42de musée.
26:4322 octobre prochain,
26:45cette collection
26:46de l'Uran-Ruel,
26:47Generation of Vision
26:49chez Christie's
26:50et des oeuvres évidemment
26:52exceptionnelles.
26:53Merci infiniment Antoine
26:54Le Bouteiller
26:55de chez Christie's.
26:56Fin de ce
26:57Tout pour investir.
26:58Je vous retrouve
26:58tout à l'heure
26:59pour ouvrir la boutique
27:00à Wall Street
27:01à 15h30.
27:02Ce sera USA Today
27:02et ensuite BFM Bourse
27:04avec Guillaume Somré.
27:05A tout à l'heure.
27:07Tout pour investir
27:09sur BFM Business.