- il y a 30 minutes
Ce jeudi 8 octobre, Antoine Larigaudrie a reçu Adeline Lemaire, directrice exécutive de Bpifrance, Wendy Souvannarath, présidente de Carré Partners, Alexandre Laing, partner chez Carré Partners, François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine, Joachim Savigny, président de Cheval Blanc Patrimoine, et Fabrice Lange, fondateur et dirigeant du cabinet Actoria International, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business, depuis le Salon Big à l'Accor Arena. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:12Tout pour investir, exceptionnellement, en direct.
00:15Et oui, aujourd'hui, en direct de BIG 2026, le Rassemblement des Entrepreneurs de France.
00:22Autant vous dire qu'il y a un monde absolument fou.
00:25On est peut-être bien sur un record d'inscriptions, mais enfin, quand on regarde les infos générales,
00:29le matin en se réveillant, l'actualité n'a pas grand-chose de très très exaltant.
00:35Là, je peux vous dire qu'il y a du dynamisme, il y a du monde.
00:37C'est un monde de fou et de la jeunesse.
00:41Et là, quand on parle d'investissement, quand on parle d'entreprise et d'investisseurs privés
00:46qui veulent faire fructifier leur patrimoine, leur finance personnelle en investissant en direct
00:52dans des entreprises et des produits financiers, là, on a de quoi parler.
00:55On a de la matière et encore une fois, ce dynamisme est impressionnant.
00:59On va être avec Adeline Le Maire dans quelques secondes.
01:02Elle est directrice exécutive, direction fonds de fonds chez BPI France.
01:06On va parler un petit peu du climat, de l'ambiance du moment en termes d'investissement
01:10et ce sort de contraste entre le dynamisme qu'on voit ici à BIG 2026
01:15et puis l'actualité, évidemment, très proche de nous.
01:18On va parler private equity et tech avec nos spécialistes maison qui sont eux aussi délocalisés,
01:24Wendy Souvanarat et Alexandre Leng de Carré Partners, ce que vous avez l'habitude d'entendre dans l'émission.
01:29Et puis aussi, parler un petit peu pratico-pratique et notamment à vous, entrepreneurs,
01:34sur tout ce qui est gestion de l'entreprise et de vos finances au quotidien.
01:39Souvent, c'est un petit peu un parcours du combattant et c'est un peu une dualité,
01:43un cerveau organisé, vraiment deux salles, deux ambiances, qu'il faut bien prendre en compte,
01:48qu'il faut bien doser.
01:49Il y a énormément de lignes qui sont en train de bouger au niveau du budget,
01:53au niveau, bien entendu, des propositions des différents candidats à l'élection présidentielle.
01:58Il va falloir être attentif ces prochaines semaines.
02:01Et pour vous en parler, on sera avec François-Xavier Sœur de Terrae,
02:04que vous avez l'habitude d'entendre aussi dans l'émission.
02:07Et puis Joachim Savigny, de Cheval Blanc Patrimoine, qui sera avec nous aussi.
02:11Allez, c'est parti pour ce TPI Tout pour investir spécial Big 2026 sur le thème du culot.
02:28Adeline Omer, bonjour.
02:29Bonjour.
02:29Vous êtes directrice exécutive à BPI France, direction des fonds de fonds.
02:35Déjà parler de cette ambiance, j'en parlais en sommaire.
02:38La dernière fois que j'étais à la Bercy Arena, c'était pour aller voir Wooten Klan.
02:42C'était bourré de nez.
02:44Je raconte un peu ma vie.
02:46Là, il y en a encore plus.
02:48On est sans doute sur un record d'inscriptions.
02:51Il y a du dynamisme.
02:52Il y a de la jeunesse.
02:53Je vois les gens monter, descendre les escaliers,
02:55assister un peu à l'émission.
02:56La moyenne d'âge, ça doit être 30-35 ans.
02:58Il y a de la jeunesse, il y a du dynamisme.
03:00Il y a énormément de monde.
03:01Et alors, quel contraste avec notre actualité quotidienne ?
03:05Ça fait du bien, ça fait plaisir.
03:07Absolument.
03:08D'abord, je vois qu'on a les mêmes goûts musicaux.
03:09Donc, ça démarre très bien.
03:11On est très heureux.
03:12C'est vrai qu'ici, dans cet Accor Hotel Arena, Bercy,
03:15on est sur un record d'inscrits.
03:17C'est notre 12e édition de Big.
03:19L'objectif, ça a toujours été de remettre l'entrepreneur au centre de cette énergie,
03:24l'énergie qu'il dégage et l'énergie dont ils ont besoin.
03:27Et là, aujourd'hui, avec cet espace, je pense que vos caméras le montrent,
03:32complètement incroyable.
03:33Tous nos espaces sont pleins.
03:34C'est la scène du banque, mais c'est aussi des centaines d'ateliers,
03:38de petits panels, de pasteur class,
03:41qui ont lieu tout au long de la journée de conférences sur différents thèmes.
03:44C'est extrêmement jeune.
03:46On les voit passer derrière vous.
03:48Et ça, c'est vraiment un signal extrêmement encourageant
03:51de l'intérêt de la nouvelle génération
03:53pour le monde de l'économie, pour le monde de l'entreprise.
03:56Alors, cette jeunesse,
03:58on a un petit peu de mal à se l'expliquer.
04:00C'est vrai qu'on était sur des explications un petit peu bateau,
04:03un petit peu sociologiques,
04:05sur le fait qu'en 2020, on était tous cloisonnés à la maison,
04:08on ne savait pas quoi faire.
04:09On s'est dit, tiens, pourquoi pas faire un peu d'argent en bourse ?
04:11Et que ce serait parti de là.
04:13On a l'impression que c'est plus un mouvement de fond avec un vrai mouvement de la jeunesse
04:21qui se dit, ouais, mais là, il va falloir vraiment que je mette de côté dès maintenant,
04:25parce que la retraite, il n'y en aura plus, enfin plus beaucoup, enfin plus du tout même.
04:30Et il faut vraiment avoir conscience que faire fructifier son patrimoine,
04:33ce n'est pas un truc de vieux, ce n'est pas un truc de retraité,
04:36c'est quelque chose qu'il faut commencer très tôt.
04:37Et est-ce que vous constatez aussi, dans ce que vous pouvez observer,
04:41dans les chiffres que vous avez chez BPI France,
04:42que ce rajeunissement, c'est un mouvement de fonds, c'est un mouvement structurel ?
04:47Alors oui, on l'observe à travers une de nos activités,
04:51qui est celle de la structuration de fonds,
04:53qui sont ouverts à la collecte pour les particuliers,
04:56qui permettent aux particuliers d'investir à travers BPI France
04:59dans des entreprises non cotées,
05:01ce qu'on appelle le private equity,
05:02vous en parlez souvent dans vos émissions.
05:05Donc on a constaté, depuis le lancement de ces premières initiatives en 2020,
05:09un rajeunissement des souscripteurs.
05:12Donc l'âge moyen, il était au début vraiment au-delà de 50 ans,
05:16et maintenant il descend, il descend, il descend.
05:17Il est dans la petite quarantaine aujourd'hui,
05:20et on espère que ça va continuer à descendre.
05:23Il y a différentes prises de conscience,
05:24évidemment la préparation de l'avenir,
05:26la préparation de la retraite,
05:28l'appropriation de la notion de temps long,
05:31l'investissement dans les entreprises non cotées,
05:32c'est du temps long,
05:34et c'est intéressant justement parce que ça permet aussi
05:36de passer à travers différents cycles
05:38et de créer de la performance dans le temps.
05:41Donc ça c'est un point important.
05:43Et puis moi un point qui me tient à cœur,
05:45c'est aussi l'investissement des femmes.
05:47Et les femmes, les jeunes femmes...
05:49Et on en parle souvent dans l'émission.
05:51Absolument.
05:52Et c'est très important.
05:53Elles comprennent que la notion de liberté,
05:56la notion d'indépendance,
05:57c'est aussi une question d'indépendance financière,
05:59et donc elles veulent gagner leur indépendance financière,
06:03et donc commencent à s'intéresser
06:04aux notions d'épargne et d'investissement très tôt.
06:06Donc plus jeunes, plus pointus,
06:10c'est vraiment des acteurs
06:12qui commencent à avoir une connaissance de fonds,
06:14pas celle que je pouvais avoir en sortant du lycée,
06:18mais qui ont vraiment une connaissance de fonds,
06:19qui se renseignent,
06:20qui, bon, il y a peut-être l'effet IA aussi là-dedans,
06:23mais ça change complètement l'échiquier
06:26quand on prépare des fonds,
06:28comme vous le faites,
06:30quand on encadre des systèmes de financement,
06:32et c'est quelque chose sur lequel vous comptez,
06:35que vous observez,
06:36et que vous pouvez même comptabiliser
06:37dans un certain nombre de chiffres.
06:39Absolument, mais c'est surtout que ça nous oblige.
06:42Nous, on a toujours vraiment œuvré
06:44pour la démocratisation de l'accès
06:46au capital investissement,
06:48au private equity,
06:49par la baisse des tickets moyens,
06:50mais aussi par la pédagogie et la transparence.
06:53C'est fondamental, à notre sens,
06:55d'avoir énormément de transparence,
06:56de dire ce que sont ces métiers,
06:58qu'est-ce que ça veut dire d'être investisseur,
07:00qu'est-ce que ça veut dire d'être une PME dans les régions,
07:03comment on se développe,
07:04et comment on peut créer de la valeur,
07:06y compris pour ces investisseurs.
07:08Donc transparence, pédagogie,
07:10ça, c'est l'ensemble des attentes des épargnants,
07:14et on y répond de la façon la plus précise possible.
07:16Alors, on voit que le contexte,
07:20paradoxalement, reste quand même à la prudence,
07:22à une certaine forme de frilosité
07:24de la part des investisseurs.
07:25Alors, on cite différents types de statistiques
07:27assez souvent dans cette émission.
07:29On a l'impression que, voilà,
07:31la version au risque,
07:31ça reste quand même la caractéristique numéro un
07:34de l'épargnant et du français
07:36qui a des finances personnelles à protéger.
07:39On a un contexte politique qui reste compliqué,
07:43marqué par les problématiques budgétaires,
07:45marqué aussi par les propositions des candidats
07:48à la présidentielle.
07:49On voit que ça part dans tous les sens.
07:52Malgré tout, malgré cette prudence,
07:55on sent que les gens ont quand même envie d'y aller.
07:57Est-ce que c'est pas un peu paradoxal ?
07:59C'est peut-être paradoxal,
08:00mais moi, il me semble qu'effectivement,
08:02dans ce contexte, surtout en France,
08:04on parle beaucoup des grandes échéances électorales
08:07de l'année prochaine.
08:09Les citoyens et les épargnants
08:11et les investisseurs ont bien le sentiment
08:13que le monde ne s'arrête pas de tourner.
08:15Les entreprises continuent d'avancer.
08:17Personne n'a décidé de lever le crayon
08:19en attendant le résultat
08:21de ces fameuses échéances l'année prochaine
08:23ou de ce qui peut se passer dans 18 mois.
08:25Donc, on est à l'action.
08:28On a des très bonnes nouvelles.
08:29Regardez, Mistral a sorti hier son dernier modèle,
08:32a annoncé une levée de 3 milliards
08:35il y a une dizaine de jours.
08:37Donc, on a énormément de signaux positifs
08:40qui montrent bien que l'économie avance
08:42et donc, c'est certainement pas le moment d'arrêter.
08:45D'autant qu'on le voit par rapport
08:48aux préférences d'investissement
08:50justement de cette nouvelle génération.
08:52On a beaucoup de private equity.
08:54Le private equity ne va pas s'arrêter
08:56de fonctionner tous les 5 ans
08:57parce qu'il y a un changement de majorité.
08:59Il y a de l'infrastructure à financer,
09:01il y a de la défense à financer
09:02et ça, vous avez été un acteur
09:04marquant justement de cette prise de conscience
09:06que l'investissement, c'est aussi investir
09:08dans notre souveraineté,
09:11dans une certaine forme d'autonomie
09:13là aussi, mais au niveau européen
09:15pour à la fois se protéger
09:17et investir dans des choses
09:19mais qui, encore une fois, auront de la valeur
09:21pendant les 20 ou 30 prochaines années à venir.
09:25C'est exactement ça.
09:26Non seulement il y a des tests d'investissement,
09:28il y a des entreprises qui sont prêtes
09:30à lever des fonds
09:31et qui ont besoin de le faire
09:32pour continuer à se développer
09:33dans l'intelligence artificielle,
09:35dans l'industrie.
09:37Qu'on soit une start-up ou une PME,
09:39l'économie avance
09:40et elles ont besoin de lever.
09:41Et puis, de l'autre côté
09:43de la chaîne du financement,
09:44il y a une épargne,
09:456 000 milliards d'épargne
09:46auprès des particuliers en Europe.
09:47C'est un énorme sujet
09:49et c'est fondamental
09:49que cette épargne continue
09:52et de façon plus massive
09:53à être dirigée
09:54vers les entreprises
09:55non-côtées européennes.
09:56De l'épargne française
09:57et on en parle
09:58dans cette émission
09:59qui est réputée,
10:00on a des études à ce sujet
10:01notamment une étude
10:02vraiment que je ressors tout le temps
10:04mais il faut vraiment la ressortir
10:05de JP Morgan
10:06d'Asset Management
10:06qui dit que depuis 2020,
10:09malgré justement
10:09cette prise de conscience
10:10et cette envie
10:11de faire fructifier
10:12ses finances personnelles,
10:13il y a 400 milliards d'euros
10:15estimés de manque à gagner
10:17parce qu'on place
10:17sur des supports
10:18pas très performants.
10:20Le private equity,
10:21c'est à la fois
10:21de l'investissement concret,
10:23de rendement
10:24et de très très long terme.
10:26Donc ça,
10:26c'est un des axes
10:27de développement majeur
10:28ces prochaines années.
10:29C'est exactement ça.
10:31Ça a toute sa place
10:32à l'intérieur
10:32d'un portefeuille diversifié.
10:34On doit rappeler
10:34que c'est risqué.
10:35Vous avez parlé
10:36de la version au risque
10:37et nous,
10:37les produits que nous proposons
10:38sont des produits risqués.
10:39Il y a des risques
10:40de perte totale en capital,
10:42ce sont des produits
10:42qui ne sont pas garantis.
10:43Mais à l'intérieur
10:44d'un portefeuille diversifié,
10:45même si ce portefeuille
10:46n'est pas énorme,
10:47encore une fois,
10:48nous, les tickets minimum
10:49d'entrée,
10:49c'est 500 euros.
10:50Donc on peut mettre 500 euros
10:52à partir du moment
10:52où on a aussi
10:53de l'épargne liquide,
10:54de l'épargne immobilière,
10:55d'autres types de produits.
10:56Ça s'inscrit
10:57et ça permet
10:57de faire bénéficier
10:59les particuliers
11:00de la performance
11:01du non-coté
11:02du private equity
11:03qui, à travers les cycles,
11:04depuis 30-35 ans,
11:06a toujours surperformé
11:07les marchés cotés.
11:08C'est important
11:09de garder ça à l'esprit.
11:10C'est un métier
11:11de long terme.
11:13Investir aujourd'hui,
11:14c'est aussi bénéficier
11:15d'un moment du cycle
11:16où les valorisations
11:17à l'entrée
11:17ont été corrigées
11:19et sont un petit peu
11:19plus basses
11:20et de bénéficier
11:21de toutes les tests
11:22de croissance
11:23de ces nouveaux secteurs
11:24qu'il convient d'accompagner
11:25et que vous avez cités.
11:26Et puis on le dit
11:26assez souvent aussi,
11:28le temps long
11:28permet de lisser le risque.
11:30Le temps et risque,
11:31ça va ensemble
11:32et c'est le gage de performance.
11:35Il y a autre chose quand même.
11:37On rentre dans un univers
11:39où on est en train
11:41de briser
11:42une sorte de biais comportemental
11:44qu'on avait depuis
11:45une dizaine,
11:45une quinzaine d'années
11:46comme quoi l'argent
11:46était magique,
11:47était gratuit.
11:48Là, on se retrouve
11:49avec des taux
11:50autour des 5%
11:51pour la dette française
11:52dix ans,
11:52la quasi-unanimité
11:55des taux américains
11:56qui est au-dessus
11:57des 5%.
11:58Partout,
11:59on a des taux
12:00qui montent,
12:00de l'inflation.
12:02Est-ce que ça va changer
12:03le paradigme
12:04de l'investisseur
12:04dans ses choix
12:05d'investissement ?
12:06Alors, j'allais dire
12:06sur ses supports
12:07et sur les secteurs
12:09dont il va avoir
12:12véritablement
12:12envie de mettre
12:13une pièce.
12:14Je pense que ça va.
12:16Cet environnemental,
12:16vous avez parfaitement
12:18raison de le souligner,
12:19c'est vraiment
12:20un paramètre important
12:21de l'évolution
12:23de nos marchés.
12:24Les investisseurs
12:25se sont toujours adaptés
12:26et c'est important
12:26de continuer à s'adapter
12:28parce que les entreprises
12:29s'adaptent.
12:29Les entreprises,
12:30elles ont besoin
12:30de continuer
12:31à servir leurs clients,
12:33à payer leurs salariés,
12:35à développer leurs chiffres
12:36d'affaires,
12:37à faire des acquisitions
12:37et à continuer
12:38à chercher à être
12:38des leaders
12:39sur leurs filières.
12:40Donc, les entreprises,
12:41elles vont continuer.
12:42Elles vont devoir
12:43s'adapter
12:44à un nouvel environnement
12:45de taux
12:46et surtout,
12:47les investisseurs
12:48qui les accompagnent
12:49vont devoir aller chercher
12:50de la création de valeur
12:52par d'autres leviers,
12:53des leviers opérationnels.
12:55C'est vraiment,
12:55aujourd'hui,
12:56l'accompagnement opérationnel
12:58des entreprises
12:59dans les portefeuilles
13:00qui est au cœur
13:01de la création
13:02de valeur
13:03pour bénéficier
13:05d'une croissance accélérée,
13:07de meilleures capacités
13:08d'acquisition
13:09pour des croissances externes
13:10et la constitution
13:11de champions
13:12plus robustes.
13:13Au détriment,
13:16on oublie
13:17un temps passé
13:18où c'était plus
13:19sur les modalités
13:21de financement
13:21qu'une partie
13:22de la création de valeur
13:23pouvait se faire.
13:24Nous,
13:24chez BPI France,
13:25ça n'a jamais été
13:25le levier sur lequel
13:27on a compté,
13:29mais toujours
13:29sur le levier opérationnel
13:31de développement
13:31de croissance
13:32de l'entreprise
13:33et c'est aujourd'hui
13:34plus que jamais
13:35complètement clé
13:36pour favoriser
13:37le bon développement
13:38et continuer
13:38à délivrer
13:39de la performance.
13:39Adeline Le Maire,
13:40il nous reste une minute
13:41pour peut-être dire un mot
13:42de ce fonds
13:44de private equity
13:44de défense
13:45qui a éclos
13:47il y a quelques mois,
13:48qui était très prometteur.
13:50On sent que
13:50ça a été une problématique,
13:52une très forte dynamique,
13:53beaucoup de wording,
13:55de hype autour,
13:56pour parler en mauvais français,
13:58autour des problématiques
13:59de défense
13:59et de souveraineté
14:01et tout ça va ensemble.
14:03Où est-ce qu'on en est
14:04justement dans l'investissement
14:06dans ce support précis ?
14:08Ce fonds se développe très bien,
14:10nous l'avions lancé
14:11il y a un petit peu
14:11moins d'un an.
14:12Nous avons déjà,
14:13avant le premier anniversaire,
14:14pu annoncer
14:15que nous étions déjà
14:16à la moitié
14:17de l'objectif
14:18à trois ans.
14:18Donc on est vraiment
14:19sur un rythme de collecte
14:21qui est plus rapide
14:22que ce qu'on avait espéré.
14:23Nous avons atteint
14:23150 millions d'euros
14:25d'argent collectés.
14:27Ça représente largement
14:28plus de 10 000 investisseurs.
14:30Sur notre seule plateforme
14:31d'investissement directe,
14:32c'est 7 000 investisseurs
14:33qui nous ont fait confiance
14:34avec un ticket moyen
14:35à 6 000 euros,
14:36un ticket d'entrée 500,
14:37un ticket moyen 6 000.
14:39Et puis le fonds
14:40est également distribué
14:41chez Allianz,
14:42chez Société Générale,
14:43chez BNP Paribas,
14:44Cardiff,
14:45chez AXA,
14:45chez Swiss Live,
14:46etc.
14:47Donc le produit
14:48est très accessible.
14:49Et il a commencé
14:49à investir,
14:50il a commencé
14:51à constituer
14:51un portefeuille
14:52d'une vingtaine
14:53d'entreprises en direct,
14:54des startups
14:55qui sont dans le spatial,
14:56la défense,
14:57les cybersécurités,
14:58le quantique
14:59et des PME industrielles.
15:01Donc aujourd'hui,
15:02le portefeuille
15:03continue à se développer
15:04pour in fine
15:05avoir à peu près
15:06500 entreprises à terme.
15:08Jamais oublier
15:08qu'au bout de la chaîne,
15:10il y a quand même
15:10nos PME
15:11qui travaillent
15:11sur la défense,
15:12sur notre souveraineté.
15:14Ce n'est pas rien
15:14que ça va ensemble
15:15et que ça crée de la valeur.
15:16Adeline Le Maire,
15:17directrice exécutive
15:17BPI France,
15:19direction Fonds de Fonds.
15:20Merci infiniment
15:21d'avoir été avec nous.
15:22Merci, à bientôt.
15:22Je vous souhaite
15:22un bon Big 2026
15:24qui commence quand même
15:24vraiment très bien
15:26avec beaucoup de dynamisme
15:27et beaucoup de monde.
15:28Allez, on va accueillir
15:30deux personnes
15:31que vous avez l'habitude
15:31d'entendre sur TPI.
15:33A tout de suite.
15:36Tout pour investir
15:37sur BFM Business.
15:43Oui, vous avez l'habitude
15:44de les entendre.
15:45Il est question
15:45de private equity ici,
15:47largement.
15:47Il est question aussi
15:48de tech.
15:49Il y a de la tech partout.
15:50Il y a des applis,
15:51il y a des machines partout.
15:53Le Big 2026,
15:55c'est de la tech,
15:55c'est du private equity.
15:56Quand on parle private equity
15:58et quand on parle tech,
16:00on parle à nos amis
16:01de Carré Partners.
16:02Wendy Souvanarat,
16:03bonjour.
16:04Bonjour, Alexandre Leng.
16:06Bonjour, Antoine.
16:06Merci d'avoir pris place
16:07sur ce plateau.
16:09On est en direct
16:10et on va parler
16:11un petit peu
16:12du climat actuel.
16:13On en parlait
16:14avec Adeline Le Maire
16:15de BPI France
16:16il y a quelques secondes.
16:17C'est quand même
16:18quelque chose
16:18de paradoxal.
16:20Je disais,
16:21on regarde la télé,
16:22on regarde les infos,
16:22bon,
16:23ça se passe de commentaires.
16:24On arrive ici,
16:25on a de la jeunesse,
16:26on a du dynamisme,
16:27on a des gens
16:28qui sont informés,
16:29qui sont calés.
16:30Et au bout de la chaîne,
16:31il y a vous
16:31qui êtes investisseur direct
16:34dans la tech
16:36via différents types
16:37de produits.
16:38Comment vous sentez
16:39le climat actuel
16:40au sein de ce Big 2026
16:41qui est quand même
16:43impressionnant
16:43par sa dynamique ?
16:44Ce qui est sûr,
16:45ce qui se maintient,
16:46c'est que le private equity
16:48reste dynamique.
16:49Maintenant,
16:49je pense qu'il faut avoir
16:50un regard
16:50qui est à la fois
16:51porté sur le monde
16:53et à la fois porté
16:53sur la France
16:54pour comprendre vraiment
16:54ce qui se passe
16:55au niveau des dynamiques.
16:56Si on regarde
16:56au niveau du monde,
16:57en réalité,
16:58le private equity
16:59a plutôt un retour positif
17:01sur la partie collecte,
17:03levée d'argent.
17:04On compte 260 milliards
17:05sur le premier semestre.
17:07Donc en réalité,
17:07on est en route
17:08vers un plus 17%
17:09versus l'année dernière.
17:11Au niveau des investissements,
17:12en revanche,
17:13là,
17:14on accueille plutôt
17:14un repli.
17:15On est sur un repli
17:16de moins 4%
17:17sur les volumes,
17:18mais surtout,
17:19ce qu'on se voit se dessiner,
17:20c'est vrai au niveau
17:21évidemment du monde,
17:22mais aussi de la France
17:23et on va le voir aujourd'hui,
17:24c'est qu'aujourd'hui,
17:25les investissements
17:25sont concentrés
17:26sur un petit nombre
17:27d'opérations.
17:28Et ça,
17:28c'est extrêmement important
17:29à comprendre
17:29parce que,
17:30que ce soit au niveau
17:30du monde
17:31ou de la France,
17:32on a une petite poignée
17:33finalement de champions
17:34qui vont venir condenser
17:36la majeure partie
17:37des investissements.
17:38Donc finalement,
17:38le private equity
17:39reste dynamique,
17:40mais les volumes diminuent
17:41et aujourd'hui,
17:42on s'aperçoit
17:42qu'on a envie,
17:44on veut continuer
17:45d'y aller,
17:45on veut continuer
17:46d'y croire,
17:46mais on a un certain blocage
17:47qui est au niveau
17:47de la sortie.
17:48On vous en parlait
17:49juste avant en plateau,
17:50je pense qu'on va y revenir,
17:50mais c'est un blocage important.
17:52Oui, totalement.
17:52Et puis,
17:53on se dit,
17:54Alexandre Leng,
17:55on va investir
17:56dans le private equity
17:57pour peut-être échapper
17:58au problème
17:59de dévaluations,
18:03dévalorisations
18:03de la bourse,
18:04par exemple,
18:04la bourse qui est hyper concentrée
18:05autour d'un certain type
18:07de valeurs,
18:08les valeurs IA,
18:09les semi-conducteurs,
18:09ce qu'on veut.
18:10Finalement,
18:11on se retrouve
18:11avec une hyper concentration
18:12dans le private equity.
18:13C'est un petit peu ça
18:14le constat aussi
18:15où on investit
18:16sur les valeurs sûres.
18:17Alors oui,
18:18c'est valable
18:19d'un point de vue géographique,
18:20c'est valable aussi
18:20au niveau français.
18:22En géographie,
18:23si on regarde
18:23le capital risque
18:24à niveau mondial,
18:2577% des capitaux
18:26sont allés vers les Etats-Unis.
18:28La France,
18:29la France a reporté
18:30moins d'un pour cent,
18:31l'Europe 7%.
18:32Au niveau de la France,
18:34le capital risque
18:35au premier semestre
18:36a certes bondi,
18:37mais on a effectivement
18:38cinq deals
18:39qui ont capté
18:39plus de 30% des volumes.
18:42On prend parmi certains
18:43par parmi ceux-là
18:43des entreprises
18:44de l'Ague du Cantique,
18:45des Pascal,
18:47des Penny Lane,
18:48des entreprises
18:49comme bien sûr
18:50Mistral très récemment.
18:52Donc quelques champions.
18:54Donc cette tendance
18:55qu'on trouve
18:55à niveau mondial,
18:56on la retrouve
18:56au niveau français
18:57et elle s'explique
18:58par le fait
18:58qu'aujourd'hui,
18:59avec l'IA,
19:00il y a une accélération
19:01de la croissance
19:03et de la domination
19:04de certains acteurs.
19:05Et pareil,
19:06Wendy,
19:07vous me parliez justement
19:08et on va en reparler
19:09en détail
19:09du problème
19:10de la sortie.
19:11Ce n'est pas rien
19:12de sortir d'une entreprise,
19:14surtout quand on a été
19:14investisseur de long terme
19:16et on voit
19:16qu'il y a des cycles.
19:17Généralement,
19:18la bourse
19:18et le private equity
19:19travaillent ensemble.
19:20Il est question
19:21de cycle de vie
19:21de l'entreprise.
19:23Est-ce que vous ne pensez pas
19:24qu'on arrive tout doucement
19:26à un cycle
19:26où la bourse
19:28présente
19:28la bonne opportunité
19:30pour sortir
19:31du private equity
19:32après une période
19:34qui a amené
19:35les valorisations
19:36à des niveaux
19:36quand même très très élevés ?
19:37Absolument.
19:38Je pense que c'est
19:38le sujet majeur d'ailleurs.
19:39Le private equity,
19:40c'est important.
19:41On y entre,
19:42on lève des fonds,
19:43on investit,
19:44mais à un moment donné,
19:44l'objectif,
19:45c'est quand même
19:45de sortir
19:46et d'aller revendre
19:46ces entreprises.
19:47Aujourd'hui,
19:47pourquoi c'est sclérosé ?
19:49Parce qu'en réalité,
19:50on a plusieurs façons
19:51de sortir.
19:52Soit vous faites
19:52une introduction en bourse,
19:53on va y revenir,
19:54soit vous êtes racheté
19:55par un gros,
19:56soit vous revendez
19:57des parts que vous avez
19:58acquis par le passé
19:59et là,
19:59c'est du secondaire.
20:00Ce qu'on constate aujourd'hui,
20:01c'est que les IPOs,
20:02puisqu'on se parlait
20:03de la France,
20:03sont très très faibles.
20:05Prenons un chiffre,
20:06aux Etats-Unis,
20:06depuis le début de l'année,
20:07on a 99 introductions
20:09en bourse
20:09pour 145 milliards.
20:11Je vous fais la comparaison
20:12avec la France,
20:133 introductions en bourse,
20:1456 milliards.
20:15Donc,
20:16dans ces sorties,
20:17pour répondre à votre question,
20:18oui,
20:18évidemment que l'IPO
20:19est une porte de sortie,
20:20mais si on est à l'échelle
20:21de la France,
20:22il faut qu'on réussisse
20:22à redynamiser
20:23ces introductions en bourse
20:25pour offrir à nos investisseurs
20:26dans les voies de sortie.
20:27Et c'est ce qui explique
20:28aujourd'hui
20:28que les capitaux étrangers,
20:29même si maintenant,
20:30on arrive à attirer,
20:31on l'a vu avec Mistral,
20:32on l'a vu avec Amilabs,
20:33on arrive à attirer des capitaux.
20:34Pour autant,
20:35ils sont faibles.
20:36Pourquoi ?
20:36Parce qu'on n'arrive pas
20:37encore suffisamment
20:38à proposer des solutions
20:38de sortie à nos investisseurs
20:40et c'est là que se trouve
20:41la clé du private equity.
20:43Aujourd'hui,
20:44paradoxalement,
20:45vient s'ajouter à ces IPOs
20:46la porte du marché secondaire.
20:48Quand les IPOs sont
20:49un petit peu sclérosés,
20:50on a la possibilité maintenant,
20:51le marché secondaire explose,
20:53on a près de 218 milliards
20:54sur le premier semestre
20:56en hausse de 28%.
20:57Donc ça va être nous
20:58une nouvelle soupape.
21:00D'ailleurs,
21:00Doctolib l'a fait
21:00en avril 2026,
21:02ils ont proposé secondaire.
21:03Donc il faut aller chercher,
21:04démultiplier les portes de sortie
21:06pour qu'aujourd'hui,
21:07les Français continuent
21:08de croire dans le private equity
21:09parce qu'ils y voient
21:09une façon de récupérer
21:11leur argent et de gagner.
21:13Alexandre,
21:13je réagis juste
21:15à l'actualité immédiate.
21:17On a appris que Pascal,
21:19qui est un de nos champions
21:21du quantique,
21:22et qui va s'introduire
21:23au Nasdaq,
21:25le gouvernement lui a dit
21:26« Ciao pour les projets souverains,
21:28on est désolés,
21:28vous allez être immatriculés
21:30aux Etats-Unis
21:31pour cause de cotation au Nasdaq,
21:32mais il va falloir choisir
21:33son camp au bout d'un moment. »
21:35Est-ce que c'est une problématique ?
21:38On revient à ce qu'on disait
21:39avec Adeline Neumert
21:40de BPI France
21:41il y a quelques instants.
21:43Tech, souveraineté,
21:45tout va ensemble.
21:46Est-ce que vous pensez
21:47qu'il y a peut-être
21:48à l'avenir un grand tri,
21:50un grand choix
21:50qui va devoir être fait
21:51par les petites pépites françaises
21:53qui sont sous private equity,
21:55mais qui vont devoir faire un choix
21:56pour pouvoir se dépoulevoper
21:57au mieux chez nous ?
21:58Alors oui,
21:59effectivement,
22:00elles vont devoir faire un choix
22:01et on l'a vu
22:01avec le cas Hugging Face
22:03en plus du Piotr Pascal.
22:04Totalement.
22:05Hugging Face,
22:05start-up française,
22:07mais qui a été financée
22:08pour ses premiers tours en France
22:10et puis qui a dû chercher
22:11ses capitaux aux Etats-Unis
22:12pour grandir
22:12et qui finit racheté par Nvidia.
22:14Alors on a crié au scandale,
22:15mais la réalité,
22:16c'est qu'effectivement
22:16la start-up française
22:17qui a un potentiel mondial
22:20va devoir aller chercher
22:21des capitaux étrangers.
22:22C'est valable
22:23pour la start-up américaine
22:23qui cherche elle aussi
22:24des capitaux étrangers.
22:25Donc on a une problématique
22:26aujourd'hui
22:27d'attirer ces capitaux étrangers,
22:29de proposer une fiscalité
22:31de l'investissement
22:32qui incite les investisseurs
22:34à entrer au capital
22:35de ces entreprises,
22:36à rester sur le long terme,
22:37à ne pas être surtaxés
22:39sur la plus-value,
22:39un environnement fiscal aussi
22:40qui ne change pas
22:42à chaque élection.
22:43Donc aujourd'hui,
22:44effectivement,
22:45ça c'est une problématique
22:46qu'il faut résoudre
22:46pour nos start-up
22:47afin qu'effectivement
22:48elles viennent chercher
22:48de l'argent en France
22:50mais également à l'étranger.
22:51Et je pense que
22:52quand un Pascal va à l'étranger
22:53pour lever de l'argent,
22:54il faut l'accompagner.
22:56Et ça,
22:56on va en reparler
22:57dans quelques minutes
22:58avec François-Xavier Seur
23:00et Joachim Savigny.
23:01Le cadre réglementaire,
23:02il est encore en train de changer.
23:05Wendy Souvanarat,
23:06alors là,
23:07il va être question
23:08et on va en parler en détail
23:09dans quelques minutes,
23:09mais du problème
23:10de l'apport-cession.
23:13Effectivement,
23:13on a des cadres fiscaux
23:14et des cadres d'investissement
23:17qui changent,
23:18mais à une vitesse redoutable
23:19dans le sens où
23:20on a à gérer
23:21des problématiques budgétaires.
23:22On va au-devant
23:23de ce qui peut se passer
23:24avec l'élection présidentielle.
23:26Est-ce que le fait
23:27que le volume
23:30overall
23:30des investissements
23:32dans le private equity
23:33en France
23:34se réduisent,
23:34est-ce que ce n'est pas
23:35à cause de ça justement ?
23:37Alors,
23:37il y a plusieurs dynamiques.
23:38Si je reviens
23:39sur le private equity
23:39en France,
23:40il y a quelque chose
23:41qu'il faut comprendre
23:41dans la décélération
23:42qui est très forte,
23:43c'est que c'est majoritairement
23:44porté par le LBO.
23:45Le LBO,
23:46c'est évidemment
23:46le gros moteur
23:46du private equity.
23:48Qu'est-ce qui s'est passé ?
23:48C'est un cycle, ça.
23:49Exactement.
23:50Et comme c'est en partie
23:51financé par la dette
23:52et qu'on a vu
23:52les taux d'intérêt
23:54littéralement s'envoler,
23:55vous l'avez dit
23:55juste avant en plateau,
23:56on approche des 5%.
23:58Littéralement,
23:58les LBO ont chuté
24:00et donc ça a impacté
24:01la baisse du private equity.
24:02Maintenant,
24:02pour la petite lueur d'espoir,
24:04les startups,
24:04tu le disais juste avant Alexandre,
24:06c'est plus 65% en France
24:07sur le premier semestre.
24:08On a une petite lueur,
24:09même si c'est concentré
24:10sur un petit nombre de licornes,
24:11ça reste positif.
24:12Sur le plan de la fiscalité,
24:13on continue de taxer
24:15très fortement.
24:16On est passé sur la taxe
24:17des plus-values
24:17d'une flat tax
24:18de 30 à 31,4.
24:19Très honnêtement,
24:20ça ne va pas
24:20dans le bon sens.
24:22C'est pas ça qui va nous changer,
24:23c'est pas ça qui va nous permettre
24:24d'attirer davantage
24:26encore une fois
24:26et de permettre
24:27que ce soit
24:28au niveau des plus-values
24:29comme au niveau des sorties
24:30d'aller chercher
24:31encore une fois une plus-value.
24:32Je vais citer
24:32un point intéressant,
24:34vous regardez Revolut
24:35par exemple au Royaume-Uni.
24:36Ils essayent de faire
24:37une sorte de double cotation.
24:38Ils vont pouvoir
24:39à la fois être sur le terrain
24:40au Royaume-Uni
24:41et à la fois aux Etats-Unis
24:42pour garder leurs pieds.
24:44C'est ce que j'aurais aimé
24:44que Pascal fasse en France.
24:46Ça aurait été bien.
24:46On peut espérer
24:47quelque chose
24:48du même ordre pour Mistral
24:49le jour où ils voudront
24:50s'introduire en bourse
24:51parce que ça pourrait être
24:52à la fois positif pour eux
24:54et aussi positif
24:55pour la Bourse de Paris,
24:56pour la place parisienne
24:57et ça c'est intéressant
24:58et c'est quelque chose
24:59que vous regardez aussi
24:59parce qu'encore une fois
25:00l'introduction en bourse
25:01fait partie du cycle de vie
25:03de l'entreprise.
25:03Oui, aujourd'hui on a envie
25:04d'investir dans l'hélicorne française.
25:06Chez Carré on investit
25:07à niveau mondial
25:08et effectivement on constate
25:10qu'investir chez les grands
25:11et ceux qui sont leaders
25:12ça permet d'aller chercher
25:13des beaux rendements.
25:14Maintenant effectivement
25:15il faut pouvoir
25:15en France avoir un environnement
25:17qui nous permette
25:18d'avoir beaucoup plus
25:18d'entreprises
25:19qui seront pré-IPO
25:20pour pouvoir permettre
25:22ces sorties
25:23à relativement court terme
25:24pour les investisseurs.
25:25C'est vrai que
25:26Euronext Paris d'ailleurs
25:27travaille beaucoup là-dessus
25:28sur ces programmes
25:29de pré-IPO
25:30et on en a beaucoup parlé
25:31dans cette émission
25:32cette tendance aussi
25:33même chez les super
25:36méga hyperscalers
25:36cette volonté
25:37d'être à la fois
25:40en sortie de private equity
25:41et en début d'introduction
25:43en bourse
25:43mais sur un temps
25:44finalement indéfini
25:45et c'est un petit peu
25:46l'atmosphère du moment.
25:47Simplement est-ce que ça
25:47ça peut durer
25:48dans un environnement
25:49où les taux sont en train
25:50de grimper à la vitesse
25:51à laquelle ils grimpent
25:52en ce moment Wendy ?
25:53Je continue de penser
25:54si on voit la tendance
25:55du marché
25:56que la création de valeur
25:57va continuer de se faire
25:59désormais avant
26:00l'introduction en bourse.
26:01On le partage régulièrement
26:021999, 4 ans de durée moyenne
26:042025, 12 ans.
26:06Donc l'allongement
26:07de la durée
26:08elle est certaine.
26:08Ce qui se passe en parallèle
26:09c'est qu'on voit
26:10des valeurs qui explosent.
26:12Quand il y a quelques années
26:13Amazon s'introduisait
26:13à un demi-milliard
26:15quand Google s'introduisait
26:16à un 23 milliards
26:17en 2004
26:18aujourd'hui on se parle
26:19de 1750 milliards
26:20pour SpaceX
26:21on avoisine les 2000 milliards
26:22pour une potentielle
26:23introduction en tropique
26:24donc je crois
26:25que la création de valeur
26:25va continuer en amont
26:27de l'introduction
26:27et qu'aujourd'hui
26:28le paradigme a changé.
26:28Mot de la fin Alexandre ?
26:30Aujourd'hui en fait
26:31on doit arriver en bourse
26:32avec une entreprise
26:33qui est déjà leader
26:34sur son marché
26:34qui est déjà très solide.
26:36La bourse est extrêmement exigeante
26:37c'est valable en France
26:38c'est valable aux Etats-Unis
26:39une fois sur les marchés boursiers
26:41on le voit
26:41le cours monte
26:42il baisse
26:42à partir du moment
26:43où les attentes
26:44ne sont pas forcément remplies.
26:46On doit arriver en bourse
26:46avec un chiffre d'affaires
26:47en croissance
26:48avec de la rentabilité
26:49pour ça
26:50ça veut dire
26:51grandir
26:52à l'abri des marchés boursiers
26:53à l'abri du public
26:54et donc des marchés privés
26:55beaucoup plus dynamiques
26:56donc tout ce qui peut encourager
26:58l'investissement
26:59des particuliers
27:00des institutionnels
27:01des étrangers
27:02sur nos entreprises françaises
27:04doit être encouragé.
27:05Alexandre Leng
27:06Carre Partners
27:07Wendy Souvanarat
27:08merci d'avoir été avec nous
27:10pour participer
27:12à ce big 2026
27:13qui fait du bien à l'esprit
27:15c'est une belle bouffée
27:16d'air frais
27:17restez avec nous
27:18on revient dans quelques instants
27:19on sera avec
27:20François-Xavier
27:21sœurs de Terrae
27:22et Joachim Savigny
27:24de Cheval Blanc
27:25patrimoine
27:25et on va revenir
27:26justement sur ces changements
27:27réglementaires
27:28sur cette instabilité
27:29fiscale chronique en France
27:30les choses ne sont pas prêtes
27:31de s'arranger
27:32visiblement
27:32à tout de suite
27:39BFM Business
27:40tout pour investir
27:41Antoine Larigauderie
27:46tout pour investir
27:47en direct de Big 2026
27:49le thème c'est le culot
27:51il y a des jeunes
27:52il y a du dynamisme
27:54il y a un monde fou
27:55et ça fait du bien
27:56de voir ça
27:57parce que c'est vrai
27:57que quand on ouvre
27:58les journaux télévisés
27:59on n'a pas très envie
28:01d'investir
28:01en ce moment-là
28:01il y a du monde
28:03et il y a beaucoup
28:04beaucoup de monde
28:04alors on va quand même
28:06parler d'un petit défi
28:09les défis de l'entrepreneur
28:11là en ce moment
28:11entre instabilité fiscale
28:14proposition
28:15des candidats
28:16à la présidentielle
28:17on a l'impression
28:18d'un concours l'épine
28:19là en ce moment
28:19et qui vise
28:20spécifiquement
28:21des points très techniques
28:22de la vie
28:23de l'entrepreneur
28:24et alors pour en parler
28:24autour de ce plateau
28:26François-Xavier Sœur
28:27de Terrae patrimoine
28:29bonjour
28:29bonjour Antoine
28:30on est aussi avec
28:31Joachim Savigny
28:31que vous avez l'habitude
28:32d'entendre régulièrement
28:33dans l'émission
28:34Cheval blanc patrimoine
28:34bonjour Antoine
28:35et puis
28:36invité surprise
28:37Fabrice Lange
28:38d'Actoria
28:39bonjour Antoine
28:40spécialiste
28:41de la transmission
28:42d'entreprise
28:42de la vie
28:43de l'entreprise
28:44et de l'entrepreneur
28:46là
28:47bon
28:47breaking news
28:48on est en train
28:49de réfléchir
28:49du côté
28:50de la composition
28:51du budget
28:522027
28:53à
28:54non pas
28:55bouger les curseurs
28:56je vais parler
28:57d'un truc
28:57très technique
28:58mais vous
28:58entrepreneurs
28:59vous savez
28:59de quoi
28:59il s'agit
29:00l'apport
29:00cession
29:01le mécanisme
29:01de l'apport
29:02cession
29:02quand il s'agit
29:03de céder
29:03une entreprise
29:05on avait bougé
29:06les curseurs
29:07au dernier budget
29:08on avait bougé
29:09les curseurs
29:09celui d'avant
29:10il ne s'agit plus
29:11de bouger
29:12le curseur
29:12il s'agit
29:13peut-être bien
29:14de complètement
29:16supprimer
29:17l'intérêt fiscal
29:18de la manoeuvre
29:19alors pas
29:20pas totalement
29:20quand même
29:21l'idée en fait
29:23c'est de décaler
29:24la philosophie
29:25en fait ce que veut faire
29:25le ministre de l'économie
29:26il ne veut pas
29:27qu'une plus-value
29:28échappe à l'impôt
29:30donc pour éviter
29:31qu'une plus-value
29:32échappe à l'impôt
29:33il veut qu'en cas
29:34de décès
29:34ou de donation
29:35la plus-value
29:36ne soit plus purgée
29:37donc qu'elle soit due
29:38par ceux qui reçoivent
29:39soit la succession
29:40soit la donation
29:41donc en fait
29:43il faut bien voir
29:43que normalement
29:44en fiscalité
29:44on est
29:47fiscalisé
29:47parce qu'on reçoit
29:48une contrepartie
29:48on reçoit de l'argent
29:49là en fait
29:50on change la philosophie
29:51parce que lorsqu'on décède
29:52lorsqu'on donne
29:53on ne reçoit rien
29:54donc en fait
29:55le fait générateur
29:56évolue
29:57c'est ça qui est
29:59intéressant
29:59en tout cas
29:59sur le plan philosophique
30:00dans l'évolution
30:02tout simplement
30:02de la philosophie
30:03du remploi
30:04oui mais Joachim Savini
30:05là on est en train
30:06je n'ai pas dit positif
30:07oui oui
30:08on est d'accord
30:08on est en train
30:09de mettre un grand coup de pied
30:10dans un des piliers
30:11justement de ce dispositif
30:12dont tout le monde
30:13se félicitait
30:13qui nous a d'ailleurs
30:15fait remettre
30:16sous les Sunlight
30:18le rôle de la holding
30:19qui n'est pas le grand satan
30:20qui est là pour résoudre
30:22un certain nombre
30:23de problèmes fiscaux
30:24en termes d'évaluation
30:24des actifs
30:25pour l'entrepreneur
30:26mais alors là
30:27il y a un risque
30:29sensible quand même
30:30pour qui est entrepreneur
30:31et qui veut céder
30:32son entreprise
30:33exactement
30:33déjà il faut savoir
30:34se rappeler
30:35que c'est une loi de gauche
30:36qui faisait face
30:36à une situation
30:37qui était totalement injuste
30:38à l'époque
30:39qu'on avait appelé
30:39le régime des pigeons
30:40parce que les entrepreneurs
30:42qui réinvestissaient
30:43réinvestissaient
30:43de l'argent
30:44qui était taxé
30:45ça n'allait pas
30:45dans le sens
30:46dans l'économie
30:46quand on voit
30:47la force qu'il y a ici
30:48moi déjà je suis assez
30:48impressionné
30:49par encore une fois
30:50la journée
30:51de BIG ici
30:52avec BPI France
30:53et ce monde
30:54et surtout
30:55on en a parlé
30:55la jeunesse
30:56de la population
30:57les entrepreneurs
30:58c'est quand même
30:59relativement dingue
31:00moyenne d'âge
31:0120-30 ans
31:02et des fois même
31:02un peu moins
31:04exactement
31:04c'est à dire
31:04qu'il y a une force
31:05créative
31:05il y a une force
31:06d'innovation en France
31:07et il y a une volonté
31:08d'entreprendre
31:08maintenant
31:09la vie d'un euro
31:10de capital créé
31:11en France
31:12avec cette réforme
31:13qui était déjà
31:14allée à 40%
31:15allègrement
31:16si en plus
31:17on ne purge pas
31:17la plus-value
31:18quand on donne
31:19on va transmettre
31:20à ses enfants
31:21avec une taxation
31:21qui sera approche
31:22de 70%
31:24c'est totalement
31:25contre-productif
31:26et aujourd'hui
31:26quand on entend
31:27que l'objectif
31:28numéro un
31:28du législateur
31:30et du gouvernement
31:31c'est de fluidifier
31:32la transmission
31:33de capital
31:34pour que les français
31:35arrêtent de mourir
31:35avec leur argent
31:36et ils donnent du sens
31:37on est en train
31:38de prendre pile
31:38le mauvais chemin
31:39heureusement
31:40il y a eu une levée
31:40de bouclier
31:41de beaucoup de personnes
31:42et hier soir
31:43on a entendu
31:44que ce projet
31:45était quand même
31:46en phase
31:46d'être mis de côté
31:48ou toiletté
31:49mais on va voir
31:50ce que ça va donner
31:50parce que ce serait
31:51contre-productif
31:52au maximum
31:54là il faut être attentif
31:55parce qu'en plus
31:56il y a énormément
31:57de bruit
31:58autour de ce que
31:58proposent les partis
31:59politiques
32:00avec leur candidat
32:01à la présidentielle
32:01mais je fais appel
32:04à votre expertise
32:06Fabrice Lange
32:08c'est un défi
32:09en ce moment
32:10d'être entrepreneur
32:11de faire circuler
32:12les capitaux
32:12de céder
32:13et de faire fonctionner
32:15une entreprise
32:15c'est pas de tout repos
32:18on peut le dire
32:18et de moins en moins
32:19non c'est pas de tout repos
32:21mais c'est légitime
32:23quand même
32:23de pouvoir transmettre
32:24à un moment donné
32:25aussi son entreprise
32:26de pouvoir la transmettre
32:27dans les meilleures conditions
32:28et c'est vrai que la fiscalité
32:30nous aide pas
32:31c'est pas facile
32:32de trouver le bon repreneur
32:34pour son entreprise
32:35c'est pas facile
32:36de présenter
32:37aussi son entreprise
32:38au marché
32:38dans les meilleures conditions
32:39et puis parfois
32:40le dirigeant lui-même
32:41il est pas prêt
32:42tout simplement
32:42à céder son entreprise
32:44puisqu'il a des projets
32:45qui l'empêchent
32:46de céder véritablement
32:47donc il y a beaucoup
32:48de conditions
32:49cumulatives
32:51pour que l'opération
32:52réussisse
32:53et lorsqu'on additionne
32:54ces conditions
32:56ça relève presque
32:57d'une alchimie rare
32:59en fait
32:59pour arriver
33:00à de bonnes conditions
33:00et est-ce qu'en ce moment
33:02chez Actoria
33:03dont vous faites partie
33:04est-ce que vous
33:06constatez que
33:07des projets de cession
33:08des opérations financières
33:10prennent du retard
33:11ou d'un seul coup
33:11sont gelés
33:12parce que voilà
33:12ça bouge dans tous les sens
33:13tous les ans
33:14et c'est ingérable
33:14en fait souvent
33:166 mois avant les élections
33:17il y a un certain attentisme
33:19et puis les taux d'intérêt
33:20ont tendance à monter
33:21en plus
33:22ça ne nous arrange pas
33:22ça ne nous arrange pas du tout
33:25en fait
33:26il y a une tendance
33:26assez nette
33:27à l'augmentation
33:28des taux d'intérêt
33:29on n'est plus à 1%
33:30c'est fini
33:31et donc
33:33l'addition devient
33:34assez salée
33:34pour les repreneurs
33:35et donc aujourd'hui
33:36les valorisations
33:38ont tendance
33:39légèrement à se tasser
33:41oui du coup
33:41bah oui
33:42comme un appart
33:43qu'on n'arrive pas à vendre
33:44exactement
33:45le financement
33:45ne passe plus
33:46donc la banque dit
33:48aux repreneurs
33:49soit vous apportez plus
33:51soit on baisse le prix
33:52mais moi
33:52je ne mettrais pas plus
33:54d'argent
33:54dans la balance
33:55ce qui est rachant
33:57François-Xavier
33:57dans le sens où
33:58là on parle
33:59de projets
33:59qui s'étalent
34:00sur une génération
34:04les changements électoraux
34:05les coups de barre à gauche
34:06les coups de barre à droite
34:06on est habitué
34:07on a vu des gouvernements
34:08de gauche
34:09prendre des mesures
34:09très très à droite
34:10on a vu des gouvernements
34:12de droite
34:13à l'inverse
34:14prendre des mesures
34:15un petit peu contre-productives
34:16pour l'entrepreneuriat
34:18au milieu de tout ça
34:20c'est vrai
34:21qu'on a l'impression
34:21que la réglementation
34:23change tellement fort
34:25et tellement vite
34:26que ça va attaquer
34:27des points structurels
34:28oui
34:28et on le voit
34:29en fait
34:29le thème aujourd'hui
34:31à la BPI
34:32le culot
34:33c'est le culot
34:33il en faut du culot
34:34en ce moment
34:35pour monter une boîte
34:36et faire des opérations
34:37financières
34:37est-ce qu'au bout d'un moment
34:38ça ne va pas être
34:38la résilience
34:39parce qu'en fait
34:40c'est quand même ça
34:41aujourd'hui
34:41c'est-à-dire que
34:42quand on a une société
34:43on doit faire des plans
34:45sur quand on fait
34:45des financements
34:46sur 10 ans
34:4715 ans
34:4820 ans
34:48et parfois
34:49effectivement
34:49lorsqu'on a des générations
34:50par la suite
34:51et qu'on prépare
34:52le passage de témoins
34:53on va beaucoup plus loin
34:55sauf que là
34:56on en est à dire
34:57aux gens
34:57attention
34:57avec les lois
34:58qu'il y a actuellement
34:59et qui peuvent passer potentiellement
35:00comme elles s'appliqueront
35:02à toutes les sessions
35:02à partir du 1er octobre
35:032026
35:05ça veut dire
35:05qu'aujourd'hui
35:06ne cédez pas
35:08moi si un client
35:09vient me voir aujourd'hui
35:10je lui dis
35:11vous attendez
35:12et pour le coup
35:13j'ai créé mon cabinet
35:14autour de la French Tech
35:16et de l'univers
35:16la French Tech
35:17j'ai énormément
35:17de chefs d'entreprise
35:18dans mon cabinet
35:19qui sont issus
35:20de l'univers
35:20la French Tech
35:21je peux vous dire
35:22qu'en ce moment
35:22je n'ai pas de session
35:23j'ai quelques
35:24reach out
35:25j'ai quelques exits
35:26plutôt des grosses boîtes
35:27mais des petites
35:29comme il y avait
35:29qui portaient
35:30à 1,5 million
35:302 millions
35:31j'en vois moins
35:32je vois des très gros
35:32sur du très médiatique
35:33j'en vois moins
35:34sur du plus petit
35:35et effectivement
35:35dans toutes les opérations
35:36d'M&A
35:37donc de fusion acquisition
35:38on voit que ça ralentit
35:39tous les LBO
35:41reposés sur l'endettement
35:42quand vous avez
35:43de la dette à 5
35:43plutôt que de l'avoir à 1
35:45forcément
35:45vos valeaux baissent
35:46les acheteurs
35:47ne veulent plus acheter
35:48à ces prix là
35:49et quand on va voir
35:50les vendeurs
35:50forcément
35:51si vous arrivez
35:52avec un plus petit chèque
35:52c'est moins sexy
35:53on n'a pas envie de vendre
35:54je vois Kim Sabini
35:55et finalement
35:56ça nous ramène
35:57à un phénomène
35:58qu'on voit aussi
35:59sur les marchés boursiers
36:00qu'on voit aussi
36:01sur un certain nombre
36:02de segments
36:02de l'économie
36:05c'est
36:06la surconcentration
36:07finalement
36:08c'est à dire que
36:08il y a tout un tas
36:09d'entreprises
36:10qui sont très frileuses
36:11qui ne veulent plus rien faire
36:12et que les grosses
36:13finalement
36:13qui animent
36:14et qui créent de la valeur
36:16et ça va peut-être
36:17devenir un léger souci
36:19qui elles
36:20arrivent à s'adapter
36:21fiscalement
36:22parce qu'elles ont des avocats
36:23de haut niveau
36:23il faut savoir quelque chose
36:25c'est qu'aucune économie
36:26au monde
36:27ne s'est relancée
36:28sur une augmentation
36:29de la fiscalité
36:30ça n'existe pas
36:31les économies
36:32qui se sont relancées
36:33qui ont eu des boosts
36:34de croissance
36:34et souvent justement
36:35avec des chocs fiscaux
36:36avec des chocs d'innovation
36:38avec des chocs en tout cas
36:39qui permettent
36:40de devenir compétitifs
36:42si on fait tout le contraire
36:44il ne faut pas s'étonner
36:44qu'à long terme
36:45quand tous les autres pays
36:46se redressent
36:47aujourd'hui
36:49la dette se creuse
36:50on est le seul pays
36:51sur les 5 dernières années
36:52en Europe
36:52qui a augmenté
36:53son déficit ratio
36:54dette PIB
36:55l'Italie
36:56la Grèce
36:56l'Espagne
36:57le Portugal
36:58les autres
36:58ont réussi à le redresser
37:00dans ces conditions là
37:02on va avoir moins de compétitivité
37:04et dans un monde
37:05qui se libéralise
37:06on risque d'avoir
37:06moins de chefs d'entreprise
37:07alors que c'est dommage
37:08quand on voit
37:08l'émulation qu'il y a
37:09l'envie qu'il y a
37:10la création qu'il y a
37:11et qu'on est déjà
37:12le pays le plus taxé
37:13on serait le moins taxé
37:13je comprends
37:14là on est déjà le plus taxé
37:15il faut qu'on trouve
37:16d'autres leviers
37:17pour équilibrer les budgets
37:19ce qui va permettre
37:19de rétablir une dette
37:21ça ça va être l'urgence
37:22emprunter un pont
37:23au dessus de l'Espagne
37:23à un moment donné
37:24c'est pas possible
37:25pour le financement
37:26des entreprises
37:26notamment
37:27les multiples
37:28vont baisser fortement
37:29et puis la richesse
37:30va baisser fortement
37:31et puis l'investissement
37:32va baisser fortement
37:33l'assiette de l'impôt
37:34va baisser fortement
37:35et là on rentre
37:35dans un mauvais cercle
37:36il faut penser long terme
37:38il faut faire peut-être
37:38le sacrifice d'une année
37:39ou deux années de budget
37:40encore pour redresser
37:41plus loin
37:41et ça c'est ce que
37:42les marchés attendent
37:43et c'est lié bien sûr
37:44à la concentration
37:45et la question que vous posiez
37:46il y a deux minutes
37:46mais en tout cas
37:47ça passe par un choc
37:49de compétitivité
37:49moi j'en suis persuadé
37:51Fabrice Lange
37:52c'est vrai qu'en plus
37:54ce dont on parle
37:55là en ce moment
37:55avec François-Xavier
37:56et Joachim
37:57on l'entend absolument pas
37:58dans les discours
37:59des candidats à la présidentielle
38:02la fiscalité des entreprises
38:03le soutien
38:05le soutien à l'activité
38:06le soutien
38:07au passage du stade critique
38:10des toutes petites entreprises
38:11qui doivent mener
38:11des grands chantiers
38:12je pense notamment
38:13au secteur de la défense
38:14ou au secteur de l'infrastructure
38:15ça on l'entend pas
38:16ou alors
38:17il y a trop de bruit autour
38:19je sais pas
38:19Antoine
38:20combien de ministres
38:21ont mis les pieds
38:21dans une entreprise
38:22oui bon c'est vrai
38:24pas beaucoup
38:25combien de présidents
38:26ont mis les pieds
38:27dans une entreprise
38:27Roland Lescure
38:27on peut dire que
38:28c'est un monde
38:30qui connaît
38:30et pourtant
38:31l'exception confirme la règle
38:32on l'entend pas
38:33parler comme ça
38:34de l'entreprise
38:36et de ce qu'il faudrait faire
38:37pour dynamiser
38:38on aurait besoin
38:39de plus d'entrepreneurs
38:40en politique
38:40sans doute
38:41peut-être
38:42mais souvent
38:43ils veulent pas y aller
38:44parce qu'ils savent
38:45que c'est un peu
38:46un panier de crabes
38:47et ils ont un peu peur
38:47pour y aller
38:48hélas
38:48mais aujourd'hui
38:50on a besoin
38:51d'entrepreneurs aussi
38:52on voit bien l'émulation
38:53beaucoup de français
38:54ont envie d'entreprendre
38:55et on a une génération
38:56d'entrepreneurs
38:57qui arrivent
38:58c'est extraordinaire
38:59et si on veut la garder
39:00et si on veut pas
39:01qu'elle parte à l'étranger
39:03il va falloir faire
39:04se remonter les banches
39:05et puis
39:06comprendre
39:07les problématiques
39:08des entrepreneurs
39:08moi j'ai beaucoup
39:09de respect
39:10par rapport aux entrepreneurs
39:11parce que c'est très difficile
39:12d'être entrepreneur
39:13il faut être très résilient
39:14toutes les semaines
39:16tous les jours
39:16des semaines difficiles
39:17avec des clients
39:19récalcitrants
39:20qu'il faudrait conforter
39:21des vendeurs
39:22qui démissionnent
39:23enfin c'est une vie difficile
39:25donc on leur met
39:26des obstacles
39:26jusqu'au bout
39:27jusqu'à la transmission
39:28et malgré tout
39:29ces jeunes
39:30ils veulent encore
39:31entreprendre
39:32c'est génial
39:32mais on a beaucoup de chance
39:34donc il faut les garder
39:36il faut vraiment
39:37qu'aujourd'hui
39:38on ait un gouvernement
39:38un prochain gouvernement
39:39lors des élections
39:41qui comprend
39:41cette problématique
39:43parce que l'une des clés
39:44quand même
39:44pour sortir de cette crise
39:45c'est quand même
39:46l'entreprise
39:47évidemment
39:48pour beaucoup de choses
39:49François-Xavier
39:50là on va parler
39:51un petit peu technique
39:53mais c'est vrai
39:53qu'il y a ce problème
39:55et qu'il va falloir
39:56rapidement régler
39:57de l'apport cession
39:58qu'est-ce que ça va devenir
39:59et comment ça va être
40:00mis en place
40:01au sein de la loi budgétaire
40:02est-ce qu'il y a
40:03d'autres dossiers
40:04que vous regardez de près
40:05en disant
40:06oula si on touche à ça
40:07ça risque vraiment
40:09d'avoir de grosses conséquences
40:10alors il y a le ministre
40:11de l'économie
40:11qui a dit qu'il ne voulait
40:12pas toucher au crédit
40:13impôt recherche
40:13et qu'éventuellement
40:14on toilettrait
40:15la première mouture
40:16qui a été faite
40:17sur le remploi
40:18la port holding
40:19la port cession
40:20Oui d'autant
40:20qu'il y avait
40:21toute la problématique
40:22des abus
40:23et des effets
40:26de seuil
40:27qui permettaient
40:28de faire un certain
40:28nombre de choses
40:29qui ne sont peut-être pas
40:29oui
40:30Ce qu'on veut politiquement
40:31et ce qu'on en comprend
40:32du débat actuel
40:33c'est que
40:34les politiques
40:35visiblement
40:35veulent éviter
40:36les transmissions
40:38non taxées
40:39avec les donations
40:40notamment en famille
40:41et autres
40:42par contre
40:42ils veulent favoriser
40:43ce qu'on voit
40:43avec le pacte papain
40:44on est en train
40:44d'en parler
40:45de plus en plus
40:46Le pacte papain
40:47c'est de dire
40:47que jusqu'à présent
40:48si vous partez
40:49à la retraite
40:49et que vous cédez
40:49votre boîte
40:50vous avez en gros
40:51500 000 euros
40:51d'abattement
40:52je simplifie
40:52très rapidement
40:53mais c'est ça
40:54l'idée est de dire
40:55si vous cédez votre boîte
40:56à vos salariés
40:57vous avez jusqu'à
40:591 million d'euros
40:59d'abattement
41:00et des droits
41:00d'enregistrement
41:01réduits à 0,10
41:02enfin
41:02voilà
41:03donc il y a
41:03l'idée c'est de dire
41:05plutôt que de donner
41:06plutôt que de transmettre
41:08par une succession
41:09plutôt céder
41:10à des salariés
41:11en France
41:11parce qu'il faut voir
41:12qu'on a quand même
41:12un enjeu démographique
41:13énorme
41:14là effectivement
41:14on a des jeunes derrière
41:15mais il y a beaucoup
41:16de chefs d'entreprise
41:17aujourd'hui c'est des vieux
41:18et ils vont partir
41:19à la retraite
41:19et on sait que là
41:20il va y avoir
41:20des centaines de milliers
41:22de sociétés
41:22qui vont avoir
41:23le chef d'entreprise
41:24qui va partir à la retraite
41:25et on a énormément
41:26de sociétés
41:27je crois que c'est quasiment
41:28une sur deux
41:28j'avais une statistique
41:29comme ça
41:29qui ne survit pas
41:30au départ à la retraite
41:32de son fondateur
41:33donc c'est hyper important
41:34de faciliter
41:36la reprise
41:38des entreprises
41:38donc c'est normalement
41:39tout l'intérêt de ce qu'on a pu faire
41:41du trail
41:42de la holding
41:43de justement
41:44de pouvoir structurer
41:44les sociétés
41:45et là l'idée est de dire
41:46on va aussi permettre
41:46aux salariés de reprendre
41:48parce qu'on a besoin
41:49tout simplement
41:49d'avoir beaucoup de monde
41:50et l'un des enjeux
41:51aujourd'hui c'est peut-être
41:52de faciliter aux salariés
41:53au milieu de tous les autres
41:55enjeux qu'il peut y avoir
41:56dans la transmission
41:57d'entreprise
41:57alors j'allais vous dire
41:59en plus
41:59on va vous répondre
42:01dans ces cas là
42:01et beaucoup
42:02ne manquent pas de le faire
42:04à propos du pacte papin
42:05oui on a vu
42:06ce que ça donne
42:06les entreprises reprises
42:07par leurs salariés
42:08souvent
42:09on ne parle pas d'une scope
42:10mais on ne parle pas
42:11d'une scope
42:12et non
42:13deuxio
42:13il y en a qui marchent
42:14des scopes
42:15désolé
42:16si on regarde les chiffres
42:17il y en a qui marchent
42:17très très bien
42:18simplement
42:19voilà
42:19il faut être
42:20dans l'action
42:21dans le dynamisme
42:22et être au plus près
42:24de ce qui risque de changer
42:25dans les mois à venir
42:26et qui risque encore
42:27de changer
42:27de manière substantielle
42:28c'est ça
42:29il faut bien voir
42:30qu'une transmission de société
42:31c'est passer
42:33un relais
42:34un témoin
42:35dans une course de relais
42:36et vous ne le préparez pas
42:37au moment où vous arrivez
42:38sur la ligne d'arrivée
42:39c'est ça qui est extrêmement important
42:40je devais prendre une image
42:41donc si jamais il y a des entrepreneurs
42:42qui nous écoutent
42:43et qui sont dans cette logique
42:44de transmission
42:45prenez-vous bien en amont
42:47mais parfois
42:48trois ans
42:48quatre ans
42:49allez voir des cabinets
42:50d'AM&A
42:50allez voir des cabinets de conseil
42:51allez voir l'expert comptable
42:51allez voir les avocats
42:53et surtout
42:53ne vous lancez pas
42:55dans une session
42:55et une transmission
42:56contraint
42:57parce que c'est ça aussi
42:58qui mène
42:58à des sociétés
42:59qui disparaissent
43:00c'est le cas du chef d'entreprise
43:01qui a un souci de santé
43:02qui est obligé de vivre
43:03très rapidement
43:04qui a un conflit familial
43:05au niveau des enfants
43:06qui reprend
43:07est-ce que c'est lui
43:08est-ce que c'est elle
43:09est-ce que c'est les deux
43:09lui il ne supporte pas l'autre
43:11etc
43:12voilà
43:12je ne vais pas prendre la famille Arnaud
43:13ou les grands exemples
43:14qu'on peut avoir actuellement
43:15mais
43:15dans les grandes et petites familles
43:16c'est toujours la même
43:17voilà
43:17c'est juste une question de taille
43:19c'est juste une question de taille
43:21et puis
43:21il y a aussi
43:22alors ce qui est un peu moins
43:23vu les taux
43:24et c'est ce qu'on disait
43:25il y a aussi
43:25le chèque un peu miracle
43:27qui tombe
43:28le cabinet d'AM&A
43:29qui vous appelle
43:30et qui vous dit
43:31écoute
43:32tu n'es pas vendeur
43:33mais sache que si tu étais
43:35moi je t'achetais
43:36sur tel multiple
43:37et on se dit
43:38ah oui
43:38c'est vrai quand même
43:39que la maison
43:40que j'ai vue en bord de mer
43:41ça la finance
43:42et voilà
43:43et il faut bien prévoir
43:45en amont
43:45c'est le souci
43:46il ne faut pas se céder
43:47comme ça
43:47Fabrice Lange
43:49on le dit souvent
43:49dans cette émission
43:50quand on a affaire
43:51à des CGP
43:53à des gens
43:53qui aident les entrepreneurs
43:54au quotidien
43:54à la limite
43:55la transmission
43:57il faudrait que ce soit
43:59un cahier de bord
44:00qu'il faudrait planquer
44:01dans le coffre-fort
44:02dans l'entreprise
44:02au moment où elle est fondée
44:03est-ce que vous pensez aussi
44:05est-ce que vous voyez aussi
44:07des entrepreneurs
44:08qui sont tellement
44:09obnubilés
44:10par un certain nombre
44:10d'autres choses
44:11mais vous pouvez les comprendre
44:12il n'y a pas de soucis
44:12mais qu'ils en oublient
44:13l'essentiel
44:14qui est que l'entreprise
44:15elle va continuer après eux
44:17a priori
44:18mais ils oublient
44:20les fondamentaux
44:21certains chefs d'entreprise
44:23souhaitent garder
44:24l'entreprise au maximum
44:25et on a l'impression
44:26que certains veulent même
44:27mourir
44:28avec leur entreprise
44:30ouais
44:30alors
44:31si on est responsable
44:33quand même
44:33à l'égard de ses employés
44:35à l'égard des personnes
44:36qui ont contribué
44:36à l'entreprise
44:37on doit organiser
44:39son entreprise
44:40pour qu'elle soit
44:42transmissible
44:42et pour ça
44:43on doit travailler
44:44sur l'indépendance
44:46de l'entrepreneur
44:47par rapport à l'entreprise
44:48il y a beaucoup trop
44:49d'entreprises
44:50qui sont
44:51dépendantes
44:52de leur dirigeant
44:53c'est-à-dire que
44:53le dirigeant
44:55s'occupe des clients
44:56génère le chiffre d'affaires
44:58a le savoir-faire
44:59parfois contrôle
45:00la technologie
45:02bref
45:02il est incontournable
45:03ce dirigeant
45:04il faut incarner
45:05mais il ne faut pas
45:06incarner trop
45:06alors
45:07bah oui
45:07parce que
45:08comment on va transmettre
45:09le repreneur
45:09il va dire
45:10mais attendez
45:10monsieur
45:11vous voulez transmettre
45:11d'accord
45:12mais vous restez là
45:13vous restez là
45:14j'ai besoin de vous
45:15pour le savoir-faire
45:18si vous restez
45:19bah là ça va jouer
45:20mais si vous partez
45:22non je refuse
45:23de payer ce prix là
45:23je vais décoter l'entreprise
45:25pourquoi ?
45:26parce que dans le prix
45:27il y a une bonne partie
45:28de la valeur
45:28qui correspond
45:29à vos capacités
45:30à vos qualités
45:31vous faites partie
45:32de la valorisation
45:33de l'entreprise
45:33vous faites partie
45:34de la valeur
45:34sans vous
45:35l'entreprise
45:36ne vaut pas grand chose
45:37Joachim
45:38c'est vrai que
45:40face à tous ces changements
45:42et à ces changements
45:42de cycle très rapides
45:43on comprend que l'entrepreneur
45:44soit un petit peu paumé
45:46de temps en temps
45:46de lâcher la rampe
45:48sur les fondamentaux
45:49peut-être pas
45:50mais voilà
45:51on est sur des cycles
45:53de plus en plus courts
45:54et voilà
45:55on parlait de résilience
45:56je crois qu'on est dans
45:58la thématique
46:00exactement
46:00il y a aussi d'autres choses
46:01que le gouvernement
46:02essaye de toucher
46:02par exemple
46:03l'assurance vie luxembourgeoise
46:04les fonds en euros
46:05etc
46:05alors que c'est notre
46:07petite réserve
46:08en tout cas
46:08de financement de l'économie
46:09on a une petite partie
46:11de la dette française
46:12qui est financée
46:12par les entrepreneurs
46:13justement
46:14les épargnants
46:15et quand on voit
46:16que très maladroitement
46:17on essaye encore aussi
46:18de mettre des croche-pieds
46:19dans ces choses
46:19qui sont nos fondamentaux
46:21et nos bases
46:21je pense qu'on se trompe
46:22de combat
46:23là où il faut mener le combat
46:24c'est libérer justement
46:26la force créatrice
46:27c'est ce qu'on voit
46:27c'est ce que fait
46:27BPI France par exemple
46:28moi je trouve ça vraiment
46:30vraiment très bien
46:30j'ai fait quelques interventions
46:33avec eux aussi
46:34et l'énergie qui est mise
46:36elle doit pas être détruite
46:38par après une surcouche
46:39de normes
46:39une surcouche d'impôts
46:40une surcouche
46:42de freins
46:43à la compétitivité
46:43il va falloir qu'on trouve
46:45des relais
46:47pour aider
46:48toute cette créativité
46:50à éclore
46:50et à créer de la valeur
46:51et à partir du moment
46:52où on a créé plus de valeur
46:53et à créer plus de richesse
46:54on aura plus de problème
46:55de se poser
46:56quels moyens on va avoir
46:57puisque l'assiette
46:58sera plus importante
46:59je veux rappeler
47:00quelque chose
47:00quand même d'important
47:01pour les entrepreneurs
47:02parce qu'on dit souvent
47:02les entrepreneurs
47:03jouent pas le jeu
47:04et veulent pas payer d'impôts
47:05il s'est passé quelque chose
47:06au début du premier quinquennat
47:08je crois
47:08c'était qu'on avait
47:09un impôt sur les sociétés
47:10qui était à 33% un tiers
47:12qui est passé à 25%
47:14sur l'impôt sur les sociétés
47:16et le montant
47:17de cet impôt
47:17en baissant
47:18a été multiplié
47:19par deux
47:19en trois ans
47:20l'impôt sur les sociétés
47:21collectés en France
47:22a été multiplié par deux
47:24en montant
47:24quand on l'a baissé
47:25de 8%
47:26ça veut dire quoi ?
47:27ça veut dire qu'il y a eu
47:27un consentement à l'impôt
47:28c'est-à-dire qu'on s'est distribué
47:30c'est-à-dire qu'il y a eu
47:31cette espèce de courbe
47:32de limite
47:33de ce qui est acceptable
47:35qui est atteint
47:36depuis bien longtemps
47:37on parle aussi
47:38de la CDHR
47:39qui devrait monter
47:40à 30%
47:41au lieu de 20%
47:41c'est-à-dire qu'on passerait
47:42à des taux d'imposition
47:43qui deviennent
47:44mais pire
47:45que ce qu'on peut voir
47:46je ne sais pas moi
47:46dans des pays
47:47comme l'ancienne Russie
47:48l'Allemagne de l'Est
47:49c'est quand même
47:50complètement dingue
47:51et c'est là
47:52que c'est intéressant
47:53c'est que quand
47:54dirigeants
47:55et entreprises
47:56se confondent
47:58on arrive
47:59à accorder
48:00aux dirigeants
48:00une valeur économique
48:01et on se dit
48:03attendez
48:03il faut qu'il paye lui
48:04et justement
48:04c'est cette distinction
48:05qui n'est pas faite
48:07et qui fait
48:07qu'on confond tout
48:09exactement
48:10prenons le cas
48:10très connu
48:12des super taxes
48:13qu'on veut mettre
48:14sur les super entreprises
48:15il ne faut pas croire
48:17que je ne sais pas moi
48:19Bettencourt
48:19a les moyens
48:20de payer 2 milliards
48:21de taxes
48:22d'impôts
48:22tous les ans
48:23sans vendre
48:24ses titres
48:25à BlackRock
48:25ou aux américains
48:26ce serait encore une fois
48:27perdre
48:28un avantage compétitif
48:30d'avoir des sociétés
48:30qui créent des emplois
48:31qui créent de la taxation
48:32qui créent des charges
48:33qui donnent
48:34des je ne sais pas
48:35des salaires moyens
48:37élevés en France
48:38il faut préserver cela
48:39il faut préserver
48:40l'entreprise
48:41il ne faut pas
48:42que l'argent public
48:42vient quand même
48:43d'une taxation
48:44de l'argent privé
48:44c'est comme ça
48:45qu'il naît
48:46il n'y a pas d'autres recettes
48:48dans l'état
48:49que de la taxation
48:50et des impôts
48:51et donc il faut préserver
48:52en tout cas
48:52cette masse taxable
48:53et préserver
48:54la créativité
48:55de nos entrepreneurs
48:57c'est vraiment
48:57essentiel et vital
48:58oui parce que là
49:00on diminue
49:01enfin on pourrit
49:02de la valeur
49:03à plaisir
49:04entre guillemets
49:05puis il faut voir
49:05à quoi ça sert
49:06ça sert strictement
49:06à rien
49:07François-Xavier
49:07alors je pense
49:08qu'aucun entrepreneur
49:09est contre
49:10payé des impôts
49:11non
49:12tout contribuable français
49:13par contre
49:14veut avoir
49:15un état
49:15et des services publics
49:16à la hauteur
49:16des impôts
49:17qui payent
49:17ça c'est effectivement
49:18un autre problème
49:19mais c'est le cœur
49:20du truc aussi
49:20c'est aussi le cœur
49:21du réacteur
49:21après il ne faut pas
49:22oublier quelque chose
49:23c'est que quand on fait
49:23des opérations
49:24de cession
49:26la fiscalité
49:26n'est pas au centre
49:27du projet
49:28de l'entrepreneur
49:29c'est à dire
49:29qu'il y a deux choses
49:30extrêmement importantes
49:31quand on fait
49:31une opération
49:31de cession
49:32déjà on a
49:33comme le disait Joachim
49:35des entrepreneurs
49:36leur patrimoine
49:37il est illiquide
49:38c'est à dire que
49:38la boîte représente
49:3990% généralement
49:41de leur patrimoine
49:41à côté
49:41mais c'est pas un DAB
49:42c'est pas un
49:43quant à Dubaï
49:44c'est leur boîte
49:45vous avez votre boîte
49:46vos titres qui sont illiquides
49:47généralement avec des pactes
49:48d'associés
49:48avec des choses comme ça
49:49qui vous empêchent
49:49en plus de vendre
49:50comme vous voulez
49:51et vous avez à côté
49:52votre résidence principale
49:53du cash etc
49:54vous allez vous retrouver
49:55du jour au lendemain
49:56avec un patrimoine liquide
49:58quand vous vendez
49:59donc une partie
49:59part aux impôts
50:00dans une holding
50:00dans ce que vous voulez
50:01etc
50:02mais la question c'est
50:03qu'est-ce que vous faites derrière
50:03parce que moi
50:04j'ai énormément de chefs d'entreprise
50:05qui viennent me voir
50:06ça on en a parlé
50:07pendant l'émission
50:07on fait quoi
50:09on fait quoi derrière
50:09parce que le nombre
50:11qui sont venus me voir
50:12et qui m'ont dit
50:12à moi là
50:13je viens de bosser
50:14comme un chien
50:14pendant 15 ans
50:15j'arrête
50:17ils partent en vacances
50:18deux mois
50:19ils s'emmerdent
50:20passez-moi le terme
50:21sur BFM Business
50:22ils ont un copain
50:22qui les appelle
50:23et qui leur dit
50:23au fait
50:24ça te dirait
50:25de bosser un peu
50:25vite fait sur tel projet
50:27deux mois après
50:28ils rebossent 70 heures
50:28par semaine
50:29ils ont repris
50:30une participation
50:31une boîte etc
50:32il y a ce projet là
50:34qui existe souvent
50:35et d'où l'intérêt
50:35de la holding
50:36il y a les projets
50:37de départ en retraite
50:37où la holding
50:38n'a pas forcément d'intérêt
50:39mais où on va rentrer
50:40dans une idée
50:40de patrimoine liquide
50:41où il faut le réinvestir
50:42avec une nécessité
50:43généralement de compléter
50:44des revenus
50:45et pas nécessairement
50:46de transmission
50:46à la génération suivante
50:47mais au moins
50:47de créer du revenu
50:48parce qu'il ne faut pas
50:49oublier qu'un chef
50:50d'entreprise
50:50qui cède sa boîte
50:51c'est aussi son capital
50:52retraite qui est là
50:54pour couvrir la retraite
50:55pour les projets
50:55à la retraite
50:56et puis il y en a
50:57qui ont aussi des projets
50:57qui sont plus philanthropiques
50:59donc on va aller chercher
51:00alors on parle souvent
51:00de fondations
51:01généralement c'est des fonds
51:02de dotation
51:02qu'on va faire
51:03qui sont beaucoup plus légers
51:04et beaucoup plus simples
51:06à mettre en place
51:06et à gérer derrière
51:07mais la question c'est aussi
51:08quel est le projet
51:09qu'il y a derrière
51:10lorsqu'il y a cette session
51:11on parle beaucoup de fiscalité
51:12parce que la fiscalité
51:13en France
51:14c'est là dessus
51:17et passez-moi l'expression
51:18encore une fois
51:19on a besoin de thunes
51:19donc on cherche absolument
51:20toutes les fonds de tiroirs
51:22et les entrepreneurs
51:23c'est là qu'il y a de l'argent
51:24donc c'est là qu'on va chercher
51:25mais encore une fois
51:26il faut créer de la richesse
51:28pour avoir quelque chose
51:29à distribuer
51:30Fabrice Lange
51:30c'est peut-être
51:32la base du truc
51:32finalement
51:33et qui explique
51:34certains déséquilibres
51:35certaines conceptions erronées
51:37que peuvent avoir
51:38certains membres
51:38de la classe politique
51:39c'est de confondre
51:40l'entreprise
51:41et l'entrepreneur
51:42et si la distinction
51:44était mieux faite
51:44aussi bien du point de vue
51:45de la structure
51:46que de la fiscalité
51:47même
51:48on arriverait
51:49à un résultat différent
51:50et c'est peut-être
51:50quelque chose
51:51qu'on peut appeler
51:51de nos voeux
51:51pour la campagne
51:52des présidentielles
51:54On le souhaite ardemment
51:56on le souhaite tous
51:56et c'est vrai
51:57qu'on l'a dit longuement
51:59aujourd'hui
51:59la fiscalité
52:00est quand même
52:00un frein important
52:01on oublie quand même
52:03tous les sacrifices
52:04des chefs d'entreprise
52:05tout le long de leur vie
52:06ils ont payé déjà
52:07beaucoup d'impôts
52:08ils ont payé des impôts
52:09sur leur salaire
52:10ils ont payé des impôts
52:11sur leurs dividendes
52:13je rappelle aussi
52:14que certains pays
52:14ne fiscalisent pas
52:15ou quasiment pas
52:16les plus-values
52:18ça existe
52:19dans le monde
52:20en Europe
52:20il y a des pays
52:21qui ne fiscalisent
52:22qui fiscalisent
52:22très très peu
52:23voire à zéro
52:24donc on peut avoir
52:25d'autres solutions
52:26et je pense qu'il faut
52:27remettre tout à plat
52:29vraiment tout à plat
52:30au niveau de la fiscalité
52:31parce que
52:31pourquoi on a mis en place
52:32aussi ce système
52:33de holding
52:33c'est parce que finalement
52:35on s'est dit
52:35on va essayer de trouver
52:36des solutions
52:36pour réduire
52:38notre impact
52:39à la fiscalité
52:41mais c'est par défaut
52:42c'est par défaut
52:43si on avait une fiscalité
52:45sur les plus-values
52:45qui étaient raisonnables
52:47il y aurait moins
52:48de résistance à l'impôt
52:49et on ne serait pas obligé
52:50de mettre en place
52:50tous ces montages
52:51en fait
52:52et puis au bout
52:53de la chaîne
52:54il y aurait plus
52:54de réinvestissement
52:55dans l'économie réelle
52:56sans doute
52:56tout serait beaucoup
52:57plus simple en fait
52:58je crois qu'on a
52:59beaucoup complexifié
53:01le fonctionnement
53:02réglementaire
53:03en France
53:04il faut simplifier
53:05beaucoup de choses
53:06dans plein de domaines
53:07y compris en matière
53:08d'ouverture de capital
53:10transmission d'entreprise
53:11d'investissement
53:12il faut simplifier
53:13c'est pas la peine
53:14d'avoir
53:15toutes sortes de couches
53:16comme ça
53:16de fiscalité
53:17où personne ne comprend
53:18plus rien à la fin
53:19et puis pour un étranger
53:20qui arrive
53:21parce que moi je travaille
53:22parfois avec des investisseurs
53:23étrangers
53:23ils ne comprennent rien
53:25c'est l'enfer
53:26il dit mais c'est quoi
53:27cette usine à gaz
53:28c'est pas faute
53:30de faire des choses
53:31France et tout
53:31c'est vrai
53:32on passe chez un fiscaliste
53:33on fait ah oui
53:34Joachim Savini
53:35il nous reste une minute là
53:36le mot de la fin
53:38simplifier l'esprit
53:39simplifier les structures
53:40pour rendre
53:40la vie de l'entrepreneur
53:42plus simple quoi finalement
53:42c'est l'enfance de l'art
53:44et puis il faut qu'on arrête
53:45de penser entrepreneur
53:46ennemi
53:47opposer le salarié
53:48à l'entrepreneur
53:49parce qu'on pense souvent
53:50effectivement
53:51je sais pas
53:51Bernard Arnault
53:52ou Liliane Bettencourt
53:55sa fille
53:56mais on a aussi
53:57je sais pas moi
53:58le coiffeur du coin
53:59la boutique
54:00la boulangerie
54:01le quincailler
54:02le petit commerce
54:03le restaurant
54:03chez qui on va tous manger
54:04qui galèrent aussi tous
54:05et eux il faut aussi
54:06leur simplifier la vie
54:07et qu'on ait un parcours
54:09en tout cas de l'euro construit
54:12consommé
54:12transmis
54:13qui soit quand même
54:14acceptable
54:14on dit pas qu'il faut
54:15qu'il soit absent
54:16on dit qu'il faut
54:17qu'il soit acceptable
54:18juste et équilibré
54:19qu'on arrête de l'augmenter
54:21déjà je pense que
54:21c'est la base numéro 1
54:22parce qu'il est déjà
54:23le plus élevé du monde
54:24aujourd'hui
54:25comme ce qui était expliqué
54:26il y a beaucoup de pays
54:27qui ne sanctionnent pas
54:28et qui ne taxent pas le risque
54:29en Europe
54:30c'est quasiment la norme
54:31partout d'ailleurs
54:32d'avoir des taxations du risque
54:33qui sont très très faibles
54:35et donc voilà
54:35donc encourageons
54:36nos entrepreneurs
54:37et libérons un petit peu
54:38toutes les forces
54:38qu'on voit encore une fois
54:39aujourd'hui
54:40c'est le premier pas à faire
54:41je pense
54:42ayez le culot
54:43BIG
54:442026
54:44tout pour investir
54:46c'est fini pour aujourd'hui
54:47on était en direct
54:47de BIG
54:49et ça fait du bien
54:50avec Fabrice Lange
54:51d'Actoria
54:52avec François-Xavier Seur
54:54de Terra et Patrimoine
54:55et Joachim Sabini
54:55de Cheval Blanc
54:57Patrimoine
54:57merci d'avoir été
54:58à notre écoute
54:59et je vous retrouve
55:00à 15h30
55:01pour l'ouverture
55:01de Wall Street
55:01à tout à l'heure
55:04tout pour investir
55:06sur BFM Business