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Ce jeudi 8 octobre, l'accusation portée par Jean-Luc Mélenchon contre Emmanuel Moulin qui l'a qualifié de "trahison" à la suite de ses propos sur les finances publiques françaises, les votes des députés sur le budget 2027 qui portent atteinte aux économies, et la chute de l'euro à son plus bas niveau depuis mai 2025, ont été abordés par Christian de Boissieu, économiste et vice-président du Cercle des Économistes, Éric Delannoy, président fondateur chez Tenzing Conseil, et Stéphane Van Huffel, fondateur de SVH Conseil et directeur de la performance d'INGEFII Partners, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Eric Delanois, bonjour. Président fondateur chez Tenzing Conseil en face de vous.
00:04Stéphane Van Nuffel, bonjour. Fondateur de SVH Conseil, directeur de la performance Ingefi Partenaires.
00:10Christian de Boissieu, bonjour. Économiste et vice-président du Cercle des économistes.
00:14Je commence avec vous Christian et mes histoires de banquiers centraux et de Jean-Luc Mélenchon.
00:19Est-ce que vous vous êtes prêts ? Parce que vous aussi vous dénoncez les dérives des finances publiques.
00:23Vous aussi vous inquiétez pour la dette de la France. Est-ce que vous êtes prêts à être poursuivis vous
00:28aussi pour Trahison ?
00:28Écoutez, ça devient un climat délétère. J'ai fait un papier hier dans les échos, excusez-moi de faire ma
00:36pub.
00:36Vous en prie.
00:37Dans lequel justement je dénonçais le côté un peu, ce que j'appelle Sparala du projet de budget 2027.
00:45Donc j'ai dit que le scénario d'une crise financière, je n'ai pas rajouté majeur parce que je
00:52ne veux pas non plus en rajouter.
00:53Mais le scénario d'une crise financière majeure, d'une rupture dans le financement, etc. ne peut pas être complètement
01:01écarté.
01:02Donc je fais partie des gens à poursuivre.
01:07Parenthèse, pour terminer là-dessus, et je reviens sur des sujets de fond.
01:13Pour l'instant, le Trésor français arrive à placer ces obligations qui sont sursouscrites.
01:19Deux fois ?
01:20Trois fois, je crois, la dernière.
01:23C'est-à-dire que pour l'instant, ce n'est pas un problème de volume, c'est un problème
01:26de taux.
01:27Ce qui est déjà un problème.
01:29Ce qui est déjà très important.
01:31Et je veux dire, pour moi, le sujet fondamental depuis, on a été les uns les autres éventuellement en vacances.
01:38Je dirais, moi ce qui m'a impressionné pendant l'été, c'est la vitesse avec laquelle les taux d
01:44'intérêt à long terme ont monté.
01:46Très franchement, on était partis, pour ceux qui prenaient des vacances, en juin.
01:51Oui, 3,5.
01:52Enfin moi, je ne le prévoyais pas, mais je pense que je n'étais pas le seul.
01:56Je sais qu'il y avait un problème, mais je ne pensais pas que ça allait remonter aussi vite.
01:59Voilà. Et donc, pour moi, le sujet, il est là.
02:02C'est-à-dire, sortir de cet effet, sortir, pas sortir, contenir l'effet boule de neige de la dette.
02:10Et quel genre de message le gouvernement pourrait-il envoyer pour essayer de calmer un peu le jeu ?
02:17Bon, en essayant d'éviter, je termine là-dessus, l'appel à la Banque Centrale Européenne.
02:25On en reparlera sans doute.
02:26Appel volontaire même.
02:27Il y a une procédure de protection de transmission.
02:31Il faudrait mieux qu'il soit volontaire, d'ailleurs.
02:33Mais derrière, il y a des conditionnalités.
02:35Donc, il faut absolument éviter tout ça.
02:37Éric Delanois.
02:38Moi, j'ai fait un...
02:39Vous voulez aller sur le banc, vous aussi ?
02:41C'est très cohérent.
02:42Oui, enfin, moi, j'irai sur le banc parce que je vais mettre en cause une fois de plus le
02:47caractère républicain de Jean-Luc Mélenchon.
02:49Enfin, je veux dire, en faisant ce type de déclaration, un, il trumpise la politique française.
02:54Deux, il bafoue complètement la loi française.
02:57Je rappelle que la loi de 1993 protège notamment les membres de la Banque Centrale contre toute pression du pouvoir
03:06politique.
03:07Donc, en gros, il s'inscrit en dehors des lois de la République.
03:11De la même manière qu'à partir du moment où on peut considérer qu'il y a toutes les preuves
03:15qu'il a participé à une forme de, je reprends les termes de M. Lecornu,
03:19de bordélisation actuellement du mouvement lycéen.
03:24Mais il utilise exactement cet argument pour, justement, pour suivre Emmanuel Moulin.
03:30Il y a une cohérence de maintenir un climat insurrectionnel pour essayer de se refaire sur cette vague-là.
03:33Mais il dit qu'il n'a pas le droit de commenter, en gros, la vie politique française.
03:37Il n'a pas le droit de donner son avis en disant « c'est grave si vous votez pour
03:40des gens, en gros, qui ne défendent pas des finances publiques revenus dans le cadre ».
03:43C'est ça qu'il dit.
03:44Oui, mais enfin, en gros, il ne propose rien.
03:47Jean-Luc Mélenchon dit ça.
03:47Jean-Luc Mélenchon, mais c'est une manière de ne rien dire, en réalité, parce qu'on attendrait de sa
03:51part qu'il puisse faire des propositions qui aient une forme de cohérence.
03:54Mais quand Jean-Luc Coquerel, dans les débats…
03:56Éric.
03:57Pardon, Éric Coquerel, dans les premiers débats à l'Assemblée nationale, commence à dire que le budget en question ne
04:04prend pas en compte la réalité des Français.
04:05En fait, il inscrit le budget dans une espèce de court terme absolument délétère qui nous empêche de préparer l
04:12'avenir.
04:12Et donc, Jean-Luc Mélenchon, la seule chose qui compte pour lui, c'est dans six mois.
04:15Ce n'est pas dans un an, ce n'est pas dans trois ans, c'est dans six mois.
04:18Donc, qu'est-ce qu'il va faire pour pouvoir faire en sorte qu'il se positionne, et notamment faire
04:22en sorte de maintenir un climat antirectionnel ?
04:24Il le fera, donc il menace.
04:27Je pense qu'il faudrait s'en rendre compte pour mesurer à quel point cet homme est dangereux pour la
04:31République française.
04:31Stéphane.
04:32C'est un sujet qui est très complexe. D'abord, moi, je suis rassuré si vous allez sur les bancs
04:36des accusés de la part de M. Mélenchon.
04:39Les listes s'allongent.
04:40Moi, j'irai au peloton d'exécution directement, parce que je pense que je représente tout ce qu'il déteste
04:44et que je n'ai servi à rien sur les 25 dernières années,
04:47si ce n'est à créer des entreprises et à créer des emplois.
04:50Je fais juste une petite aparté sur les taux, ma chère Laurent, parce qu'en fait, il y a un
04:54phénomène de hausse des taux qui explique aussi que la France continue à passer par le trésor, sa dette.
05:01Parce que finalement, pour l'instant, la France reste, la France, et que les prêteurs profitent pour l'instant à
05:07court terme de cette hausse de taux.
05:09Oui, parce que c'est bien rémunérateur.
05:10Évidemment, et je fais un parallèle avec mon métier, ça se passe dans tout le système obligataire.
05:15Aujourd'hui, vous avez des très bonnes entreprises, très bien notées, qui ont pris des spreads de taux très élevés,
05:22où moi, je conseille à mes investisseurs d'y aller.
05:24Parce que sur des très grandes boîtes du CAC 40, vous avez aujourd'hui des obliques qui sont passés de
05:302 à 4,5.
05:31Donc, ça veut dire que c'est un coupon qui est figé, qui est extrêmement intéressant.
05:35Et j'ai peur que les grands investisseurs, pour l'instant, aient une vision que je déplore, extrêmement financière.
05:40Ça ne durera pas, parce qu'à un moment donné, ils vont se rendre compte que si vous augmentez les
05:44taux, vous affaiblissez finalement celui qui rembourse, s'il n'a pas à côté de ça de la croissance.
05:51Pour l'instant, ça arrange les investisseurs.
05:53Je voulais juste faire ce petit aparté.
05:55Après, derrière la fondamentalement, on est dans une phase de guerre constitutionnelle.
06:00Et je pense que derrière tout ça, de toute façon, quand M. Mélenchon parle que le patron de la Banque
06:06de France ne doit pas se mêler, ou n'importe quel haut fonctionnaire ne doit pas se mêler de la
06:10vie politique de la République,
06:12il ne pense plus à la Vème République.
06:14Et il est déjà en train de nous expliquer que dans la VIème République, ça n'arrivera plus.
06:18Et donc, je ne partage pas que l'idée qu'il n'y ait qu'un seul pays au monde
06:22où le président influe sur le président de la Banque centrale.
06:25Et encore avec des limites, on l'a bien vu.
06:28Mais il y a plein de pays, suivez Mourgard vers l'Asie, etc., etc., où le patron de la Banque
06:34centrale, même s'il est statutairement indépendant, n'est évidemment absolument pas indépendant.
06:39Et François-Vérot de Gallo ne s'en prive pas de commenter l'avis politique français.
06:42Et c'est une logique implacable.
06:44Mais ce débat est intéressant, Christian de Boissieu, parce qu'en fait, derrière, et Mathieu Pigas a fait les mêmes
06:48remarques hier,
06:50ça nous dit que si vous dites aujourd'hui que la France est dans une situation difficile, c'est que
06:54vous jouez contre votre pays.
06:55C'est ça qu'il dit derrière.
06:57Non mais, il y a une autre manière d'interpréter les choses, en disant, la situation est compliquée, qu'est
07:02-ce qu'il faut faire pour en sortir ?
07:03C'est plutôt ça, moi, qui m'intéresse.
07:05Et là, je ne vois pas en quoi dire ça, c'est jouer contre son pays.
07:09C'est plutôt essayer de dire, voilà, c'est un fait.
07:13Ce n'est pas moi qui ai inventé le fait que depuis deux mois, les taux à dix ans ont
07:17monté.
07:18Je ne l'ai pas inventé.
07:19Je l'ai constaté.
07:20Donc, le constatant, je me dis, au fond, ça alourdit le cercle vicieux, l'effet toboggan dans lequel nous sommes.
07:28Qu'est-ce qu'on peut essayer de faire pour stopper un peu ce processus ?
07:32Vous voyez, c'est un autre...
07:34Et je voudrais revenir sur votre point de départ.
07:35Vous citiez Roland Lescure.
07:37Oui, alors c'est ça qu'il faut faire.
07:44Il faut faire moins d'émissions à dix ans, à long terme, et plus d'émissions à court terme.
07:51Je ne sais pas ce qu'il appelle le court terme.
07:52Deux ans, deux ans à peu près.
07:54Oui, mais c'est un effet qui joue sur la courbe des taux, qui a peut-être pour effet, encore,
07:59ce n'est pas du tout sûr de faire baisser les taux à dix ans, mais ça arrive de faire
08:03monter les taux à court terme.
08:05Vous avez un effet torsion de la courbe des taux.
08:07Moi, j'ai travaillé dans le passé sur les opérations twist, ce qu'on appelait le twist, du nom de
08:13la danse.
08:13Vous n'étiez pas nés.
08:14Non, c'est quoi l'opération twist ?
08:15Sous Kennedy, entre 61 et 63, la Fed fait monter les taux courts pour essayer de freiner les sorties de
08:25capitaux à l'époque des États-Unis
08:26et fait en sorte que cette hausse des taux courts ne se traduise pas par une hausse des taux longs.
08:32Bon, et ils ont fait une politique de la dette publique qui a consisté, donc, justement, pour faire monter les
08:39taux courts,
08:39à raccourcir les chances moyennes de la dette publique, à émettre plus de titres à court terme et moins de
08:45titres à long terme.
08:46Et comment ça s'est fini ?
08:48Tous les travaux, moi, j'ai travaillé sur...
08:51Modigliani, prix Nobel d'économie, avait fait un article là-dessus pour montrer que l'opération twist des taux d
08:55'intérêt,
08:56c'est-à-dire cette torsion volontaire de la part de la Banque centrale et du Trésor, avait été finalement
09:00peu efficace.
09:01Donc, je conclue, parce que je ne veux pas être trop long ni trop pédant, je conclue en disant que
09:07je ne suis pas sûr que ça soit le sujet de raccourcir l'échéance moyenne.
09:12D'abord, ça nous met plus fréquemment sur le test des marchés, face au test des marchés.
09:20Quand vous empruntez tous les 6 mois ou tous les ans, ce n'est pas la même chose que vous
09:23empruntez à taux fixe, comme on le fait à 10 ans.
09:26Donc, premièrement, ça nous fragilise d'une certaine façon.
09:29Et deuxièmement, l'effet, l'effet qui consiste à dire, on va faire ça pour essayer de faire baisser un
09:35peu la pression sur les taux longs,
09:37ce n'est pas garanti, parce que la pression sur les taux longs, elle tient aussi à d'autres facteurs.
09:42Et on détourne le regard.
09:44Alors, c'est détourner le regard.
09:45Tous les débats que j'entends depuis 48 heures sur taux court, taux long, il faudrait faire baisser les taux
09:50pour que ça coûte moins cher, la dette.
09:52À aucun moment donné...
09:54On ne travaille toujours pas sur le déficit.
09:55Mais c'est évident, c'est sur le volume de dettes qu'il faudrait...
09:58Si on veut payer moins de dettes, et moins de dettes, quel que soit le taux, de toute façon, mécaniquement,
10:03ce sera plus simple.
10:03Mais c'est un peu, Eric, quand même, un truc de désespéré, quoi, de dire ça.
10:07Oui, ça sera interprété comme ça par les marchés.
10:08C'est-à-dire qu'effectivement, à partir du moment où on n'a plus que comme solution à proposer,
10:12encore une fois, une solution court terme,
10:14qui consiste à jouer sur le taux, alors qu'effectivement, il faudrait jouer sur les volumes, on est super mal.
10:18Encore une fois, il y a une chose qui me surprend complètement, que ce soit Métupigas ou les autres.
10:23Enfin, on peut critiquer la situation française, et il faut critiquer, ça s'appelle un acte de lucidité.
10:29Maintenant, pour éviter qu'on soit pris dans une espèce de spirale où, en fait, on fait une forme de
10:34défaitisme par rapport à l'actualité,
10:36il faudrait faire en sorte qu'on s'oblige intellectuellement à proposer des solutions.
10:41Enfin, c'est bien de dire, arrête, tout va mal.
10:43Mais si on se contente de dire, tout va mal, on continue à faire que tout va plus mal.
10:47Mais si tout va mal, quelles sont les solutions pour en sortir ?
10:49Alors dans ce cas, évitez de regarder les rediffusions de la commission des finances,
10:55parce que là, alors là, c'est notre sujet de suite.
10:58Là, ce qui s'est passé hier, avec un non par les députés, mais peu importe d'où ils viennent,
11:04sur les économies proposées, sur les retraités, et le vote en plus,
11:10et il dit 4 milliards supplémentaires quand même, le ministre des Comptes publics,
11:14hier, qui ont été votés jusqu'à 17h, la journée a été quand même prolifique.
11:18Heureusement que ça s'arrête à 17h.
11:20Heureusement, mais ce n'est pas fini.
11:21Le dernier budget, traditionnellement, et ce n'est pas nouveau,
11:24le dernier budget avant une élection présidentielle est toujours un budget inflationniste.
11:29Ça a été le cas en 2002, avec Lionel Jotin,
11:30ça a été le cas en 2017.
11:34Ça a été à chaque fois le cas, parce qu'on flatte.
11:37On ne peut pas se le permettre, la bulle inflation.
11:39Oui, mais on ne peut pas se le permettre, mais à un moment, c'est un jeu...
11:42Alors, Sébastien Lecornu a été très malin quand il a dit,
11:45de toute façon, il y aura un budget réversible.
11:48Et d'ailleurs, c'est ce qui a fait que Marine Le Pen n'envisage pas
11:51de faire en sorte de voter la censure,
11:53parce que si elle serait si c'est réversible,
11:55on changera contre ce pouvoir, même si ce qu'elle propose est absolument absurde.
11:59Ça a été décomposé par tous les économistes de France.
12:01Mais néanmoins, on est sur quelque chose qui ne va pas être engageant.
12:05Donc, moi, ça ne m'inquiète pas le fait qu'aujourd'hui,
12:08on enterrine une fois de plus qu'on a une Assemblée nationale totalement irresponsable.
12:13Ça n'est que la continuité de ce qui se passe depuis 2024.
12:16Après, chacun joue son jeu politique, non ?
12:18Et puis après, une ordonnance, et puis...
12:20Christian ?
12:21Juste un mot là-dessus, parce que, vu ce qui se passe,
12:24la condition des finances, la question qui se pose, c'est
12:27est-ce que ça sera la même chose en séance plénière la semaine prochaine ?
12:32Bon, probablement.
12:34Oui.
12:35Et si c'est le cas, moi, compte tenu du fait que
12:39M. Lecornu l'a rappelé hier soir l'objectif de 5% de déficit public,
12:44s'il y a un point sur lequel il ne veut pas céder apparemment,
12:47je pense qu'il a raison.
12:47C'est les 5%.
12:48C'est les 5%.
12:49Bon, et donc là, on n'y est plus déjà.
12:52Il y a une merde du débat hier soir.
12:54Bon, ça veut dire qu'à mon avis,
12:56s'il y a cette surenchère avec des amendements
13:00qui proposent de remettre en cause ce qui a été fait,
13:03puis qui rajoutent des dépenses,
13:05moi, je pense que ça veut dire concrètement
13:07que le gouvernement sera obligé
13:10de bousculer le calendrier institutionnel
13:13et soit de recourir, plutôt que prévu,
13:15à l'article 49.3,
13:18soit éventuellement, je ne sais pas s'il faut dire...
13:20Les ordonnances, ça suffit, non ?
13:22Moi, je pense qu'on est là-dedans.
13:23Oui, on est là-dedans.
13:24Donc là, on fait semblant pendant 60 jours.
13:27Chacun joue son jeu politique.
13:29Je ne suis pas en train de dire que sur le plan démocratique,
13:30c'est génial.
13:31Ne faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
13:32Je n'ai rien dit.
13:34Mais non, mais je dis simplement,
13:35la France a besoin d'un budget
13:38pour les raisons qu'on a évoquées tout à l'heure.
13:41Il y a un peu le feu dans la maison.
13:42À la vête de l'élection présidentielle,
13:44moi, je pense que le 49.3,
13:45ça ne pose pas de problème.
13:46Parce qu'à ce moment-là,
13:48de toute façon,
13:49quand les dirigeants ne sont pas des futurs candidats,
13:52ce qui est un peu le cas,
13:53quelque part, là,
13:54il faut que la France soit administrée
13:55plus que politisée
13:57en vue d'être réélu
13:58et de satisfaire son futur électorat.
14:00Donc là, dans l'absolu,
14:02il faudrait aller plus vite même là-dessus
14:04pour enterriner un budget
14:05qui fasse un fonctionnement,
14:06que tout passe,
14:07pour qu'on évite de rentrer en 2027
14:09encore avec ces sujets-là.
14:10Parce que sinon, ça va être...
14:11Qu'est-ce qui vous dit
14:12qu'on aura une majorité législative
14:13après les présidentielles ?
14:15Marine Le Pen a tout intérêt
14:16à ne pas voter aujourd'hui.
14:18Ah oui, à ne pas voter le budget.
14:19Non, non, mais...
14:20Et à ce qui passe.
14:21À ce qui passe
14:21et à faire en sorte
14:22de ne pas voter la censure.
14:23Ben oui.
14:24Elle a tout intérêt à ça.
14:25Parce qu'elle va se rendre compte
14:26qu'en réalité,
14:26avec ce caractère réversible,
14:28ça joue pour elle, en fait.
14:29Ce qui est en train de se passer
14:30joue pour elle.
14:30Parce que les débats démocratiques,
14:32que moi, je juge nécessaires,
14:33c'est-à-dire qu'en gros,
14:34qu'on installe un débat
14:35et que finalement,
14:36on met en évidence
14:37que les grandes forces politiques
14:38françaises aujourd'hui
14:39ne sont pas prêtes
14:40à faire en sorte
14:40que ce pays soit guidé
14:41par l'économie.
14:42On peut le regretter
14:43et je le regrette le premier.
14:44Parce que les retraités
14:45sont ceux qui votent le plus,
14:46etc.
14:47Mais ça va aussi mettre en évidence
14:49dans chacun des cas
14:50les responsabilités
14:51de la capacité des uns
14:52et des autres
14:53à pouvoir prendre
14:54des responsabilités gouvernementales.
14:55Et donc, moi,
14:57le pari que je fais,
14:57c'est que Marine Le Pen,
14:58qui est la seule
15:00à pouvoir prétendre
15:01vraiment dans l'hémicycle
15:03à pouvoir demain
15:04prendre le pouvoir,
15:05elle va jouer
15:06la carte de la responsabilité.
15:07Vous allez voir.
15:08Et donc,
15:09elle ne va pas faire
15:09de surenchère.
15:10Alors, il y a
15:11cette espèce d'équilibre
15:12à trouver
15:13parce qu'elle défend
15:14les retraités.
15:14Mais quand on voit
15:15son programme sur les retraites,
15:16c'est un programme
15:17qui est terrifiant
15:17pour les retraités.
15:18Enfin, je veux dire,
15:19on est en train de se dire
15:20qu'on va avoir
15:21des annuités
15:22qui vont être calculées
15:23différemment,
15:24qu'on va avoir
15:24des petites retraites
15:25qui vont être mises à mal
15:27à travers ce qu'elles proposent.
15:28Je veux dire,
15:29quand on va dans le détail
15:30de ce qu'elles proposent
15:30pour les retraites,
15:31c'est en fait
15:32un cauchemar
15:33pour les retraités.
15:34Et donc,
15:34elle va jouer
15:34sur ces deux tableaux-là.
15:36Moi, je pense que
15:37faire en sorte,
15:39là, c'est de la politique,
15:40mais faire en sorte
15:41que ce débat démocratique
15:42se passe dans la manière
15:43dont il se passe,
15:44ça va nous indigner,
15:45mais ça va mettre en lumière
15:46les irresponsabilités
15:48des uns et des autres.
15:48Et ça peut jouer
15:49pour les deux.
15:51Le prix à payer
15:52peut être élevé.
15:53Mais oui,
15:54mais on n'a pas le choix.
15:54Mais il ne faut pas
15:55qu'il soit voté.
15:56Comme ça, il part en zone.
15:57Le prix à payer en termes
15:57de dérive supplémentaire
15:59des taux d'intérêt.
16:00Mais il ne sera pas voté ?
16:01Le budget ?
16:02Je pense qu'il y aura
16:03des débats
16:03qui vont amener
16:04à un courrier inacceptable.
16:06Parce que quand je dis
16:07quand on parlait
16:08de 49 taux de ordonnance,
16:09c'est une manière
16:09de le faire passer.
16:11Sauf que s'il y a derrière
16:14un vote de censure.
16:15Et ça, c'est le sujet
16:16que vous posez.
16:16Oui, je pense qu'il n'y aura
16:17pas de vote de censure.
16:18Mais moi, je ne sais pas si...
16:20Je ne suis pas dans la peau
16:21des uns et des autres,
16:22mais par exemple,
16:24les mesures dans le budget
16:25sur les retraités
16:26que je ne vais pas discuter
16:28sur le fond,
16:28mais par rapport
16:29à ce que vous dites
16:30sur Mme Le Pen,
16:31est-ce qu'elle peut accepter
16:33même les mesures
16:34aujourd'hui
16:34compte tenu de son électorat ?
16:35Elle peut dire
16:36qu'elle est contre
16:37mais pas voter la censure.
16:38Bon, bref,
16:39on n'est pas Mme Irma.
16:40Juste une question sur...
16:41Parce que pendant ce temps-là,
16:42les marchés nous regardent quand même.
16:43Donc il y a la question des taux.
16:44Il y a aussi la question de l'euro.
16:46Christian,
16:47et là,
16:48je ne vous ai pas donné les sujets,
16:49mais il vous plaise quand même.
16:51L'euro qui baisse quand même
16:53à 1,12,
16:54est-ce que c'est
16:54les marchés qui regardent l'Europe
16:56ou est-ce que c'est le dollar
16:57qui monte ?
16:57Non, il y a un peu les deux.
16:59C'est-à-dire que la Fed
16:59a monté ses taux d'intérêt,
17:01justement.
17:02D'où les limites
17:02de l'agression de M. Trump
17:04vis-à-vis de Warsh,
17:06de la nouvelle équipe de la Fed.
17:07La Fed a montré
17:08qu'elle résiste
17:09aux pressions
17:10à la baisse des taux d'intérêt
17:11venues du président américain.
17:13Donc il y a eu
17:13la hausse des taux
17:14de l'autre jour
17:15du côté américain
17:16qui a pu faire monter
17:18un peu le dollar.
17:19Je pense quand même
17:20qu'il y a
17:21la fragmentation financière
17:23de la zone euro
17:24qui revient à l'ordre du jour
17:26et en particulier
17:27la France.
17:28Je veux dire,
17:29il y a sans doute
17:29la France qui est derrière
17:31cette baisse de l'euro.
17:32Vous comprenez ce que je veux dire.
17:33Derrière,
17:34qui est un des facteurs.
17:35Ce n'est pas la France
17:36qui fait baisser l'euro.
17:37C'est le fait que
17:37les incertitudes sur la France
17:40amènent peut-être
17:41à prendre des positions
17:43contre l'euro.
17:45Il y a quand même aussi
17:46le problème
17:47que l'Europe ne va pas bien.
17:49Ce n'est pas moi qui le dis.
17:50C'est le rapport Draghi
17:51qui l'a dit il y a deux ans
17:52et que ça finit par peser
17:54sur le taux de chance.
17:55Il y a tout ça
17:56qui revient.
17:57Je termine en disant
17:59qu'à un 12
18:03dollars pour un euro,
18:04moi je dors.
18:07C'est-à-dire
18:08vous dormez ?
18:09Il y a quelques mois,
18:10j'avais peur de l'inverse.
18:11Excusez-moi.
18:12C'est-à-dire qu'on est
18:13quand même dans un contexte
18:15où Trump
18:16veut faire baisser le dollar.
18:18C'est pour ça
18:18qu'il fait pression
18:19sur la fête.
18:20Les Chinois depuis des années
18:22ils veulent faire baisser
18:23le yuan
18:23et je trouvais
18:24ça fait des années
18:25que je pense ça
18:28surtout quand l'euro
18:28était à 1,30
18:29ou 1,35
18:30ce qui n'est plus le cas
18:31aujourd'hui.
18:31Je trouvais qu'il n'y avait
18:33pas vraiment de politique
18:34de change dans la zone euro
18:35même s'il y a un débat
18:37sur la question
18:38de savoir s'il peut y avoir
18:39une politique de change
18:40compte tenu du traité
18:41de Maastricht
18:42et parvenir
18:42sur ce débat institutionnel.
18:45Mais Draghi
18:46quand il était là
18:47et que l'euro
18:47était à 1,30
18:48ou 1,35
18:49il est intervenu
18:51pour faire baisser
18:52aussi toute autre chose.
18:53Donc pour l'instant
18:53on n'en est pas là
18:54il ne faut pas le faire baisser.
18:55Donc 1,12 ça va ?
18:561,12 ça va.
18:58Est-ce que
18:59est-ce que si
19:03l'Europe continue
19:04avec sa fragmentation
19:07avec ses faibles performances
19:08est-ce que l'euro
19:10continue à baisser
19:11et se rapprocher
19:12on n'en est pas là
19:13je ne suis pas
19:14oiseau de mauvaise augure
19:15mais si on allait
19:16vers une sorte de parité
19:18là il y aurait un sujet
19:19parce que
19:20il y aurait un sujet
19:21parce que la baisse de l'euro
19:22ça veut dire
19:22qu'on apporte plus d'inflation
19:24avec les prix de l'énergie
19:25dans un contexte
19:26où l'inflation est élevée
19:27mais je répète
19:28on est passé
19:29de 1,14 à 1,12
19:30moi pour l'instant
19:32il n'y a pas
19:34le feu de ce côté-là.
19:35Stéphane ?
19:36Moi je
19:37d'abord
19:38sur les taux de change
19:40il faut être méfiant
19:41parce que c'est
19:42économiquement toujours
19:43très complexe
19:44et il y a toujours
19:45un pan de l'économie
19:47exportatrice
19:47qui va être ravie
19:48on va importer
19:49de l'inflation extérieure
19:50parce qu'on n'a pas
19:51de matière première
19:52mais au final
19:52il y a toujours
19:53des perdants
19:53et des gagnants
19:54le sujet
19:55que soulève
19:56Christian là
19:57en fait
19:57c'est juste de se dire
19:59il y a une méfiance
20:00globale
20:00sur le bloc
20:01européen
20:03extérieur
20:03on le voit
20:04des marchés financiers
20:05alors ça
20:06je vais essayer de le faire
20:07sans avoir la casquette
20:08du financier
20:09tous mes concitoyens
20:11aujourd'hui
20:12l'idée de droite
20:13ou de gauche
20:14par des hommes politiques
20:15qui font peut-être
20:16volontairement
20:17l'abstraction complète
20:19d'une vérité fondamentale
20:21c'est que le monde
20:21aujourd'hui
20:22il est très clairement
20:24je ne vais pas dire
20:24dirigé
20:25parce que ça va faire hurler
20:26par la finance
20:27et pas la méchante finance
20:29il est dirigé
20:30par les gens
20:30qui nous prêtent
20:31il est dirigé
20:32par les gens
20:32qui investissent
20:33etc etc
20:34donc en fait
20:34toutes ces décisions
20:35toutes ces discussions
20:36qu'on entend
20:37quasiment que sur des plateaux
20:39comme celui-ci
20:39pas dans le débat politique
20:42sérieux
20:42les français n'ont pas
20:44du tout conscience
20:45de l'importance
20:47par exemple
20:47de ce que vient dire
20:48Christian
20:48que finalement
20:49on vous assène
20:50on est passé
20:51de 1.14 à 1.12
20:52oh là là
20:53Christian il vous dit
20:54moi je dors dessus
20:55c'est important
20:56ça rassure
20:56donc on passe à un autre sujet
20:58on arrête de se faire peur
20:59vous voyez ce que je veux dire
21:00c'est comme
21:00pas complètement
21:03j'essaie de faire
21:04d'ouvrir mon propos
21:06un peu plus large
21:07sur l'Europe
21:08vous avez parlé hier
21:09de Pascal Lamy
21:10qui s'est dit
21:11j'aurais peut-être dû
21:12serrer un peu plus la vis
21:13quand j'ai ouvert aux Chinois
21:14à l'OMC
21:14et il aurait peut-être dû
21:15surtout également
21:16mieux expliquer aux Européens
21:19que ça allait arriver
21:20ce qui se passait en Chine
21:21et que donc
21:22les citoyens
21:23c'est toujours facile
21:23de faire l'histoire après
21:24oui
21:26c'est lui qui a commencé
21:27je sais
21:27mais c'est facile de dire
21:28on aurait dû penser
21:29que les Chinois
21:31allaient aussi vite
21:32c'est toujours compliqué
21:33en fait nous l'Europe
21:34on aurait dû penser
21:35que tout ce qui nous arrive ici
21:36et qui est évidemment poussé au paroxysme
21:38dans notre modèle français
21:40est en train d'arriver pour de vrai
21:42dans les pires scénarios
21:43donc moi aujourd'hui
21:44le taux de change
21:45et je crois que j'ai entendu
21:46une de mes consoeurs
21:47chef d'entreprise hier
21:48dire que tout ça
21:49pour l'instant
21:50nous les chefs d'entreprise
21:51la main dans le cambouis
21:52c'est pas vraiment notre sujet
21:53vous voyez ce que je veux dire
21:54parce qu'en fait
21:54les gens qu'on côtoie au quotidien
21:56nos banquiers
21:57même nos banquiers
21:58nos banquiers
21:59nos comptables
21:59et tous du diesel
22:00du carburant
22:01dans la voiture
22:01voilà
22:02donc c'est ça
22:03qu'il faut expliquer
22:04à ce moment là
22:04vous voyez ce que je veux dire
22:05c'est qu'en fait
22:05on importe
22:07si jamais les taux
22:08ne vont pas dans le bon sens
22:09ça va nous coûter
22:10encore plus cher
22:11de façon complètement
22:13exogène
22:14à notre propre qualité
22:15à gérer notre pays
22:16Eric
22:16vous dormez sur les taux de change
22:18à un jour ou pas ?
22:19d'abord
22:20quand on regarde
22:21la courbe des taux de change
22:22de l'Europe
22:22c'est pas non plus dramatique
22:24on parle de mai
22:262015
22:29c'est extrêmement récent
22:30il y a eu bien pire
22:32et il y a eu bien meilleur
22:33donc moi je trouve
22:34que c'est pas structurel
22:35en revanche
22:35ça reflète une situation
22:37c'est beaucoup plus important
22:38de se dire
22:39qu'on n'arrive pas
22:39à se mettre d'accord
22:40sur un budget européen
22:41qui à mon avis
22:41pèse aussi
22:42sur cette dynamique là
22:44et qui montre
22:45une fois de plus
22:46la fragmentation
22:47de l'Europe
22:48que de se dire
22:48que les taux de change
22:49sont compliqués
22:50les taux de change
22:51ça va arranger l'Allemagne
22:52ça va pas nous arranger nous
22:53et effectivement
22:55il y a des perdants
22:55et des gagnants
22:56ce qui est beaucoup plus important
22:57c'est de se dire
22:57aujourd'hui sur l'énergie
22:59on n'a pas de politique européenne
23:00aujourd'hui sur les télécoms
23:02et sur les problèmes
23:03on n'a pas de politique européenne
23:05aujourd'hui sur les marchés
23:06on n'a pas de politique européenne
23:07aujourd'hui
23:08quand on essaie
23:09de mettre en place
23:10un budget européen
23:11c'est des discussions
23:12sans fin
23:13et on est en fait
23:14un syndic de copropriété
23:15sans vision globale
23:17de ce que c'est
23:17qu'une Europe puissante
23:18ça c'est le vrai problème
23:20et tant qu'on n'aura pas
23:21une avancée
23:22et il me semblait que moi
23:23les incartades de Trump
23:25les outrances de Trump
23:25nous aideraient
23:26à pouvoir aller
23:28beaucoup plus vite
23:28il me semble
23:29qu'aujourd'hui
23:30le vrai frein
23:30c'est Mme van der Leyen
23:31au sommet de l'Europe
23:32qui défend les intérêts allemands
23:33et qui maintient
23:35une espèce de
23:36question de la copropriété
23:37regardez hier
23:38sur la Chine
23:39ils écrivent des lettres
23:41ils sont d'une violence inou
23:42les allemands changent
23:45moi je pense
23:47je ne l'accuse pas
23:48Mme van der Leyen
23:49de défendre les intérêts allemands
23:52je le reproche
23:52de ne pas être bonne
23:54ça va avec
23:56par là qu'elle ne défend pas
23:57les intérêts de l'Europe
23:59quand on défend
24:00les intérêts allemands
24:00on ne défend pas
24:01forcément les intérêts de l'Europe
24:02moi je ne l'accuse pas
24:03de nationalisme exacerbé
24:04j'en sais rien
24:05et tout le sujet
24:06je termine juste
24:10je pense quand même
24:11qu'on retrouve les sujets
24:13qui sont sur la table
24:15depuis deux ans
24:15et sur lesquels
24:16on n'a absolument pas avancé
24:18je reviens sur le rapport Draghi
24:20qui avait fait le bon diagnostic
24:21des faiblesses de l'Europe
24:23qu'est-ce qu'on a fait
24:24depuis deux ans
24:24pour mettre en place
24:26un certain nombre
24:27de recommandations
24:27de la commission Draghi
24:29ou du rapport Draghi
24:30même sur
24:31on a fait des commissions
24:32pour discuter
24:33on est d'accord
24:35on était à 30%
24:36sur un sujet
24:39apparemment technique
24:40apparemment technique
24:41mais qui a des incidences
24:42économiques
24:43et peut-être politiques
24:43l'union des marchés de capital
24:45qu'on appelle maintenant
24:46l'union de l'épargne
24:47et de l'investissement
24:48bon là
24:49il pouvait
24:49il pouvait y avoir
24:50un début d'accord
24:51par exemple
24:52sur des sujets
24:53apparemment techniques
24:54je ne vais pas rentrer
24:54dans les détails
24:56on n'a pas avancé
24:57parce que
24:58et ça rejoint
24:59ce que dit Eric
24:59et ce qu'on dit
25:01les uns les autres
25:01c'est-à-dire que
25:03sur les diagnostics
25:05les européens sont d'accord
25:06ensuite quand il s'agit
25:07de prendre des décisions concrètes
25:08et de transférer éventuellement
25:10certains pouvoirs supplémentaires
25:11au niveau européen
25:12ils ne sont plus d'accord
25:13le débat sur le budget européen
25:15le débat sur 2028
25:182034
25:18il est en train de déchirer
25:20les pays
25:21et vous avez à nouveau
25:22les pays dits frugaux
25:23qui trouvent que les autres
25:25dont la France
25:26ça traduit la fragmentation
25:27c'est la cigale et la fourmi
25:29c'est-à-dire
25:29on n'avance pas
25:30et pendant ce temps-là
25:31le reste du monde avance
25:33et je crois que
25:33tout ça
25:34ça se paye dans le taux de change
25:35vous ne bougez pas
25:36on revient
25:37on marque une pause
25:37les experts
25:38il est 9h58
25:39sur BFM Business
25:40à tout de suite