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Flavien Tornatore, représentant et administrateur de la FCPE 06

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Transcription
00:007h47, nouvelle journée de mobilisation des lycéens.
00:03Aujourd'hui, une mobilisation que soutient la FCPE, la Fédération des Parents d'Élèves.
00:07Notre invité, c'est Flavien Tornator.
00:08Il est représentant et administrateur de la FCPE 06.
00:11Il est aussi directement concerné comme parent, puisque sa fille est en seconde au lycée Calmette.
00:17Bonjour, et merci d'être dans nos studios ce matin.
00:20Alors, on l'a dit, vous êtes papa d'une jeune au lycée Calmette,
00:24qui participe aux manifestations.
00:26Vous, vous l'encouragez à participer à ces manifestations ?
00:29Écoutez, je ne l'encourage pas, mais leurs revendications sont quand même tout à fait légitimes.
00:34Pour un papa, d'abord, effectivement, de voir sa fille commencer à prendre en compte son avenir et sa formation,
00:43je trouve ça très intéressant.
00:45On a beaucoup parlé à la maison.
00:46Vous êtes plutôt fier finalement qu'elle s'engage ?
00:49Fier et à la fois inquiet.
00:50Vous savez, avec ce qui se passe, ce n'est pas facile.
00:52Mais effectivement, fier parce que toutes ses copines arrivent en seconde dans un nouvel établissement.
00:58Il fait chaud, elles sont 35, dans des conditions pas faciles.
01:03Et bon, elles ont pris le chemin de leurs revendications.
01:10Alors, elles sont encore un peu jeunes.
01:11Comment elle vous l'a dit, votre fille, qu'elle allait participer au mouvement ?
01:15Au début, elle ne nous l'a pas dit.
01:16On a un peu découvert.
01:18Quand on s'est rendu compte un petit peu de ce qui s'est passé, on a interrogé, effectivement.
01:22Et elle, elle a dit, oui, je participe parce que papa a quand même 35.
01:27Tu ne sais même pas combien il fait chaud dans la classe.
01:31J'ai une grande aussi qui est passée aussi par le lycée.
01:34Elle l'avait prévenue.
01:35Elle n'a pas encore vécu le froid.
01:37Mais en novembre, décembre, janvier, ma grande, ils étaient en manteau parce qu'il faisait trop froid dans les locaux.
01:45Je veux dire, elle est bâtie et il n'y a pas de discussion.
01:47Il y a un vrai problème.
01:48C'est surtout ça qui pousse votre fille, du coup, vous, à aller dans la rue, à bloquer les lycées.
01:53C'est la climatisation ou le manque de chauffage ?
01:57Ce qui l'a vraiment marqué quand elle est arrivée au lycée, c'est de se retrouver dans une classe
02:00où il y avait 35 enfants.
02:0135 enfants en anglais, comment vous voulez apprendre bien, en mathématiques ou en français, sur des petites questions.
02:09À mon époque, justement, on en a discuté.
02:12On était 28-30, c'était déjà le grand maximum.
02:15Effectivement, 35, c'est quand même problématique.
02:18Et après, bien sûr, elle est prof, manque de prof.
02:21Elle, sa génération, dans son collège, il y a 90 enfants qui, pendant toute une année,
02:26n'ont pas eu de prof de français.
02:28Et ce n'était pas qu'une fois, c'était récurrent.
02:30Et donc ça, elle l'a vécu.
02:31Et elle arrive en seconde avec tout ce vécu.
02:34Et c'est vrai que ce n'est pas elle qui a initié le mouvement.
02:37Mais effectivement, elle a suivi.
02:40Et nous, effectivement, de l'autre côté, on a été un peu inquiets.
02:42Inquiets parce que derrière, dans la rue, on a vu les violences.
02:46Donc on a aussi...
02:48Mais vous ne l'empêchez pas.
02:49Et vous comprenez ces revendications.
02:52On a beaucoup entendu quand même,
02:54« Oh voilà, ils ne veulent pas aller en cours, ces lycéens ».
02:57Et vous, vous en avez un petit peu marre aussi,
02:59peut-être, qu'on stigmatise cette jeunesse ?
03:02C'est sûr qu'il faut quand même qu'on écoute cette jeunesse, en fait.
03:06Les revendications, en tant que parents,
03:09j'ai parlé même avec des parents de policiers,
03:11ils sont aussi inquiets.
03:13Parce qu'il y a ça, il y a aussi quand même Parcoursup qui leur arrive après.
03:16Elle n'est qu'en seconde.
03:17Elle n'est pas encore dans le stress de Parcoursup.
03:18Mais après, il y a tout ce stress qui est créé autour de cette jeunesse.
03:24Et vous avez l'impression que le gouvernement ne les écoute pas
03:27ou que le ministère ne les écoute pas de l'éducation nationale aujourd'hui ?
03:30Vous avez quand même bien vu comme moi.
03:3210 jours de revendications, pas d'écoute.
03:36Et la seule réponse qu'on a eue, c'est le distanciel.
03:39Bon, on remercie les professeurs et tous les gens qui ont mis tout ça en place dans l'urgence.
03:46D'ailleurs, ça, ça rajoute des difficultés aux lycéens, le distanciel.
03:49On a entendu un reportage tout à l'heure sur notre antenne.
03:52Vous, en tant que parents d'élèves, vous êtes inquiet de la mise en place de ces cours en distanciel
03:58?
03:58Bon, on l'a vécu déjà pour le Covid.
04:00Vous avez vu les résultats.
04:01On répète le même protocole.
04:06Bien sûr qu'on est inquiet.
04:07Déjà, on se battait pour qu'ils aient cours avec des professeurs.
04:12Et là, on leur propose un distanciel avec des moyens techniques compliqués.
04:17Et je remercie vraiment, honnêtement, au niveau Calmet, les professeurs se sont mis...
04:22On a appris ça le jeudi soir et dès le vendredi, ils se sont tous mis à essayer de faire
04:27comme ils pouvaient le vendredi matin.
04:29Mais bon, la réponse n'était pas correcte.
04:31On sait déjà que c'est plus d'actualité.
04:33Et a priori, mercredi et jeudi...
04:35Dès demain, les cours reprennent.
04:37En tout cas, c'est ce que souhaite le rectorat.
04:39La FCPE appelle aujourd'hui à manifester aux côtés des lycéens.
04:43Il y a aussi les étudiants qui seront présents.
04:45Et on a aussi les enseignants.
04:48Pourquoi c'est important pour les parents d'élèves d'être là aujourd'hui ?
04:50J'ai l'impression que tout le monde converge, en fait.
04:54Bon, nous, on était déjà dans la rue avec les enfants pour essayer de les canaliser quand il y a
04:59eu toutes ces violences.
05:00On était à Histiendorf, on était à Apollinaire, on était à Drape.
05:03C'est les lycéens qui sont à l'origine de ces violences ou alors c'est des casseurs qui viennent
05:08?
05:09Honnêtement, de nous, de ce qu'on a vu, c'est vraiment un ras-le-bol.
05:14Ça c'est sûr que c'est un ras-le-bol.
05:15On condamne la violence.
05:16Directement, on a condamné.
05:17C'est vrai qu'on a senti ces lycéens au début, dans leur mouvement, pas du tout organisé.
05:23On a essayé justement, nous les parents d'élèves, avec les enseignants, avec les adultes.
05:27Vous serez là donc aujourd'hui, les parents d'élèves, aussi dans cette manifestation qui a lieu à 14h, place
05:32Garibaldi.
05:34Anis, je vous remercie beaucoup.
05:35Je vous remercie également.
05:36Merci.

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