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Retrouvez le Morning Meeting du mardi 6 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braque.
00:11Première partie d'émission avec Stéphane Lévy, stratégiste chez IrivestiM.
00:15Bonjour Stéphane.
00:15Bonjour Étienne.
00:16Merci de nous accompagner ce matin en plateau en compagnie de Charles Deboison,
00:19responsable mondial de la stratégie action de Société Générale CIB.
00:23Merci également Charles de nous accompagner ce matin.
00:25Beaucoup de sujets à évoquer ce matin.
00:26Alors que le Nasdaq a encore touché un record historique hier,
00:30ce qui n'est pas encore le cas du S&P.
00:32On n'est plus très loin et le Dow Jones continue de sous-performer par rapport au Nasdaq.
00:37Charles Deboison, visiblement, les investisseurs font des choix en ce moment.
00:41Ils arbitrent.
00:42On continue visiblement de surpondérer la tech.
00:44Et puis l'euro, c'était assez frappant de voir hier l'euro dollar sous les 1,12,
00:49ce qui n'était pas arrivé depuis un an et demi.
00:51Le tout alors qu'il y a beaucoup de prudence, beaucoup de méfiance.
00:54Même aux Etats-Unis, je regardais les volumes hier à la clôture aux Etats-Unis.
00:58On était encore sur des volumes relativement faibles.
01:01Oui, Étienne, méfiance, effectivement, méfiance à cause du marché obligataire.
01:07On arrive à des niveaux qui font craindre un éventuel basculement de performance
01:14de la classe action vers la classe obligataire.
01:18Avec néanmoins, on y reviendra peut-être avec vous, Étienne et Stéphane,
01:21des messages assez différents selon que l'on regarde l'Europe ou les Etats-Unis.
01:25Pour faire court et resserrer, il est vrai que la performance aux US se concentre dans la tech.
01:32Pourquoi ? Parce que la tech, on pense que le sujet du financement n'est pas un sujet 2026,
01:36peut-être un sujet 2027.
01:38La génération de free cash reste très forte.
01:41de sorte que c'est le segment de la cote qui embarque la performance.
01:47En Europe, le sujet est un petit peu différent.
01:49On a moins de relais de croissance et on y reviendra peut-être.
01:52La croissance optique qui nous paraît correcte des profits
01:56est en fait le reflet du profit des pétrolières.
01:59Des pétrolières européennes qui vont bien, ça ne veut pas dire que l'Europe elle-même va bien.
02:03ou du secteur financier.
02:05Mais un ou deux secteurs ne font pas une économie entière.
02:09Ça sera le début des résultats la semaine prochaine,
02:12que ce soit aux Etats-Unis avec le secteur bancaire,
02:14mais aussi pour nous en Europe avec LVMH qui va publier ses ventes.
02:17Ça sera lundi prochain.
02:19Stéphane Lévy chez Irivest IM.
02:21Est-ce qu'aujourd'hui vous comprenez le marché qui est prudent sur l'Europe
02:25où vous dites non, il faut un petit peu relativiser ?
02:27Hier on a eu des PMI, que ce soit dans la zone euro mais aussi en Allemagne,
02:32qui étaient au-delà des 50, c'est-à-dire toujours en phase d'expansion, de progression.
02:36Donc oui, il y a des risques politiques que chacun a en tête,
02:39mais dans le même temps, visiblement, pour l'instant, l'industrie tient toujours.
02:43Oui, on a effectivement quelques chiffres de conjoncture qui sont plutôt de bonne tenue,
02:47ce qui reflète une économie mondiale qui est beaucoup plus résiliente
02:52que ce qu'on pouvait anticiper et qui n'a de cesse d'être révisée.
02:55C'est néanmoins pas vraiment le cas pour l'Europe.
02:57On a, au sens de nos indicateurs de modélisation du cycle,
03:01aujourd'hui une assez forte dichotomie entre la dynamique mondiale
03:05et encore plus la dynamique américaine qui est assez porteuse
03:10et c'est la situation inverse de celle qu'on avait pu constater l'année dernière
03:15et une situation en Europe qui, elle, est à notre sens beaucoup plus dégradée
03:21et en tout cas qui montre quand même quelques signes d'essoufflement,
03:25une vulnérabilité plus prononcée au choc pétrolier
03:28et ça peut peut-être s'observer sous l'angle du consensus des économistes.
03:32Si on regarde, par exemple, les projections à 2027 pour le PIB,
03:38depuis le début de l'année, aux États-Unis,
03:40on a gagné 0,2-0,3 points de PIB à échéance 2027.
03:44En Europe, dans le même temps, on a perdu entre 0,5 et 0,6 points de PIB.
03:49Donc on a un différentiel de PIB qui s'est creusé en termes de révision
03:53depuis le début de l'année qui est proche d'un point, 300 milliards de dollars.
03:58C'est pas rien.
03:59Donc je crois qu'on est dans un moment un peu suspendu.
04:03On est en train de digérer une phase très longue
04:05et je pense que le moment est assez propice, je pense, pour une respiration.
04:09N'oublions pas que depuis six ans, les actions européennes ont grimpé
04:12à un rythme assez élevé et on a dû digérer plusieurs chocs,
04:18plusieurs révolutions, la révolution industrielle de l'AI,
04:21la révolution sur les taux, la révolution, je dirais, géopolitique.
04:25Et ça, ça incite, je crois, à une certaine prudence pour les prochains mois.
04:30Et pourtant, les profits sont toujours au rendez-vous.
04:32Quand vous regardez les données compilées par Facset,
04:37croissance des BPA attendus des bénéfices par action pour le S&P 500, 30%.
04:42Visiblement, les résultats qui nous attendent d'ici à la fin du mois aux États-Unis
04:45seront à nouveau exceptionnels.
04:47Ce qu'on achète en bourse, c'est la croissance des profits.
04:48Quand je regarde le S&P 500, il se paye moins de 20 fois les profits,
04:51avec certes disparité en fonction des secteurs,
04:53mais en relatif, on n'est pas dans une phase récessionniste aux États-Unis,
04:59encore moins en ce qui concerne les profits.
05:01Complètement. On a une croissance aux États-Unis qui devrait tutoyer les 30%,
05:04qui a été révisée de plus de 15%, qui a doublé par rapport aux anticipations de début d'année.
05:08Néanmoins, je rebondis sur les propos de Charles.
05:10Il y a eu, très clairement, aujourd'hui, une espèce d'économie en cas
05:15qui n'a de cesse de se creuser.
05:17La contribution de toute la partie de la thématique IA,
05:21qui est une course effrénée contre la monde pour renverser la table.
05:24Chacun est conscient que c'est une véritable révolution industrielle
05:27et que le financement, aujourd'hui, et je souscris parfaitement,
05:31n'est encore pas un sujet pour éviter le devenir,
05:34dans un timing qui est très difficile à maîtriser.
05:37Et ça met, je crois, aussi en lumière la difficulté que peuvent avoir les banques centrales
05:45à gérer une telle situation.
05:47Par exemple, on a réinitié, là, un cycle de hausse de taux.
05:51Les taux ont été relevés des deux côtés de l'Atlantique le mois dernier.
05:55La Fed a réinitié, donc, un cycle de hausse de taux.
06:00Je ne suis pas sûr que ce soit parfaitement adapté à la situation actuelle.
06:04Pourquoi ? Un, juguler une inflation qui est la conséquence d'un choc géopolitique
06:09et d'un choc énergétique me paraît, finalement, très difficile pour une banque centrale.
06:17Elle me paraît démunie face à ce type de phénomène.
06:20Par ailleurs, freiner la course, la frénésie à l'investissement,
06:24que l'on retrouve dans la thématique IA,
06:27est aussi un sujet sur lequel les banques centrales sont assez peu opérantes.
06:30Ce n'est pas 50 points de base, un demi-pourcent de hausse de taux,
06:33qui va changer quelque chose.
06:34Au contraire, ça risque de creuser encore plus, finalement,
06:39cette dichotomie qu'on observe entre la nouvelle et l'ancienne économie.
06:43En tout cas, depuis les dernières statistiques aux États-Unis,
06:45le marché n'attend plus de hausse de taux à la fin du mois.
06:48En ce qui concerne la réunion du 28 octobre,
06:50la probabilité d'une hausse de taux n'est plus que de 21 %.
06:52Ça, c'est une bonne nouvelle à court terme.
06:54On revient un petit peu dans le scénario.
06:56Bad news is good news.
06:57Bon, il n'y a pas vraiment que des bonnes nouvelles, néanmoins, aux États-Unis.
06:59Les pressions inflationnistes sont toujours là, Charles de Boison, sur ce sujet taux.
07:03Comment, aujourd'hui, vous voyez évoluer cette situation,
07:08sachant que le disant américain, comme vous l'avez souligné en préambule,
07:10est toujours sur des plus hauts de 2002 à 5,3 %.
07:14Vous savez, souvent, Fed varie, bien folle qui s'y fie.
07:18Le marché anticipé, des coupes, puis maintenant des hausses.
07:23Pour Société Générale CIB, on attend encore à peu près deux hausses de taux.
07:26On pense que la Fed sera plutôt en arrière-main,
07:30behind the curve, dirait les Américains.
07:33Et comme le souligne Stéphane, si on augmente trop les taux,
07:38ça va rendre les choses plus pénibles, pour les entreprises un peu plus fragiles.
07:41Peut-être que la thématique de la solidité bilancielle va ressurgir.
07:45Rappelons-nous, il y a un an, on discutait du recel,
07:48au sein duquel un tiers des entreprises perdent de l'argent.
07:51Est-ce qu'on a un claquement de doigts, maintenant, elles en gagnent ?
07:53Pas forcément.
07:54En revanche, si je rends la dette plus chère pour elles,
07:57ça va devenir plus compliqué.
07:59Donc, pour l'instant, c'est un sujet pour nous, sur la tech,
08:02de croissance du cash, pas encore un sujet de valorisation.
08:06Pour simplifier, on pense que, si l'on regarde les taux longs
08:09sur lesquels beaucoup de gens commentent,
08:12il faut peut-être tracer un graphique plus long terme.
08:15On a déjà eu des taux beaucoup plus hauts.
08:17Ce qui m'importe, moi, c'est que ma croissance nominale aux US
08:20est plus élevée que mes taux 10 ans.
08:23Et donc, tant qu'on n'est pas à, pour faire simple, 6% sur les taux 10 ans,
08:28on est relativement confortable.
08:30Vous me direz, vous êtes gentil, Charles, vous auriez dit 5% il y a un an,
08:33qu'est-ce qui s'est passé en un an ?
08:34En un an, comme l'évoquait Stéphane, une massive croissance des profits
08:39de ce secteur-là, profits qui génèrent du cash,
08:42qui diffusent dans l'économie, de sorte qu'on a réajusté.
08:45En Europe, et je serai, bref, c'est plus compliqué.
08:49Globalement, les niveaux actuels de marché,
08:51si vous pensez que l'Allemagne peut croître à peu près globalement à 1%,
08:56vous rajoutez un petit peu d'inflation,
08:57on est à la valeur correcte de l'indice, au mieux correcte.
09:02Ceci auquel vous rajoutez une incertitude politique,
09:06on l'a vu en Espagne, il n'est pas interdit de penser
09:08qu'on pourra le voir en France, on l'a vu en Allemagne,
09:12ça rend éventuellement l'appétit des investisseurs étrangers
09:15plus restreint sur notre dette et peut-être sur nos entreprises.
09:18Quand vous regardez l'euro-dollar qui est sur des plus bas de 17 mois,
09:24on a perdu quasiment 5% depuis le début de l'année face au dollar.
09:29C'est un élément à prendre en compte où, pour l'instant, c'est trop tôt.
09:32C'est-à-dire qu'on se souvient, 2025,
09:34pour un investisseur qui n'était pas couvert et qui était exposé aux États-Unis,
09:37à la fin de l'année, la performance était nulle.
09:39Donc est-ce qu'il faut à nouveau se reposer la question
09:41d'être couvert, non couvert,
09:43de reprendre un petit peu le chemin des effets-changes ?
09:47Vous savez, la question de la couverture, c'est une double question.
09:49Est-ce que j'ai envie de me couvrir ? Est-ce que ça me coûte cher ?
09:51Je vais d'abord répondre à la seconde partie de la question.
09:54Est-ce que ça me coûte cher ?
09:55La vol d'étilité implicite sur un euro-dollar à 6 mois,
09:59c'est à peu près 7%.
10:00Pour faire simple, pour notre éditoire, c'est pas très cher.
10:04Ensuite, la différence entre la protection versus les espérances de gains,
10:08c'est à peu près un point de vol.
10:10Pour faire simple, pas très cher.
10:12Donc un, ça ne me coûte pas si cher que ça.
10:14Deux, oui, je trouve qu'on a des marges de manœuvre.
10:17fiscales très, très compliquées en Europe.
10:21Donc, est-ce que j'ai envie de me couvrir contre ce risque-là ?
10:24La réponse, c'est oui.
10:25Est-ce que structurellement, on est plutôt baissier dollars à horizon 3-5 ans ?
10:30On l'est.
10:31Je pense que globalement, je suis assez consensuel là-dessus.
10:33Je pense que toute la place est relativement baissier dollars,
10:35la fin de la mondialisation, etc.
10:37J'en passe, voire des meilleurs.
10:39Mais court terme, c'est baissier euro.
10:41Vous partagez le moindre point de vue, Stéphane Lévy.
10:44À court terme, l'euro peut aller plus bas ?
10:46Oui, l'euro-dollar, c'est un long short.
10:51C'est une devise contre une autre.
10:52Et très clairement, aujourd'hui, il y a une appréciation du dollar
10:57qui est la conséquence d'une très forte pression baissière sur l'euro.
11:04Je pense que ce phénomène pourrait se poursuivre.
11:08Je pense que le feuilleton sur la dette française, notamment,
11:12n'est pas malheureusement encore terminé.
11:15Et n'oublions pas que pour beaucoup d'investisseurs internationaux
11:19qui portent en fait près de 50% de la dette française,
11:23ce n'est pas forcément une case très très importante dans leur allocation d'actifs.
11:27Donc on peut voir, et on l'a vu d'ailleurs ce week-end avec des fonds de pension japonais
11:33qui dégagent leur position française,
11:36on pourrait voir effectivement des mouvements aller un peu plus profondément.
11:39Je pense que cette forte appréciation du dollar pose quand même
11:46un véritable sujet à la Banque Centrale Européenne.
11:49Même si Mme Lagarde n'est pas encore là pour bien longtemps,
11:52j'aimerais pas être à sa place, honnêtement,
11:53puisque c'est un portateur d'inflation.
11:56Et il va y avoir des choix extrêmement compliqués
11:58lors des prochaines réunions monétaires.
12:00Et vous faites quoi aujourd'hui en termes d'allocations ?
12:02Parce que cet euro faible peut profiter à certains secteurs,
12:06notamment les secteurs exportateurs, la santé, etc.
12:09Et puis en termes d'allocations géographiques également,
12:11il faut désormais le prendre en compte.
12:13Complètement.
12:13Alors nous ne sommes pas chez Irivestiem des allocataires d'actifs.
12:16Néanmoins, oui, c'est fort mouvement en fait,
12:21ces fortes volatilités sur le champ, sur les taux d'intérêt,
12:25est une source d'opportunité pour un allocataire d'actifs,
12:29oui, Etienne, mais également pour un gérant actif d'action,
12:33comme vous l'avez mentionné, parce qu'il y a une forte dichotomie
12:36entre certaines valeurs dans leur exposition,
12:38à la fois auto, leur sensibilité auto,
12:40mais aussi leur sensibilité à l'euro-dollar au travers de leur profil.
12:43Alors le portefeuille type, ça donne quoi ?
12:45Quelles sont vos convictions aujourd'hui ?
12:46Prudent, on l'a compris.
12:48Oui, prudent, en fait, on a changé d'air depuis 2020.
12:55En six ans, on a complètement normalisé une courbe obligataire
12:59qui était complètement en dehors des standards.
13:02Il faut savoir prendre, je crois, du recul.
13:05Il faut être conscient qu'on a énormément grimpé
13:08et qu'on a connu un cycle d'expansion boursier exceptionnel.
13:13On est à près de 25% annualisé sur le S&P 500 en six ans et demi.
13:19C'est 18-20% pour l'Europe.
13:21C'est 40% annualisé pour les banques européennes de la zone euro en six ans.
13:26Et ça se fait dans un contexte où les investisseurs,
13:30les allocataires d'actifs, ont la possibilité de loquer
13:38un rendement qui est le plus élevé depuis 20 ans.
13:42Et n'oublions pas qu'à la différence de 2020,
13:45aujourd'hui, on a un coupon sur la classe obligataire,
13:48on a du rendement, ce qui veut dire qu'un investisseur obligataire
13:51peut aujourd'hui amortir à long terme,
13:55à 10 ans, à peu près 1% de hausse de taux sur une année,
13:58sans que cela ne se matérialise par une perte en capital.
14:01Mais il faut rester investi, néanmoins ?
14:03Il faut toujours rester investi.
14:04Le principal risque, c'est de ne pas être investi.
14:06Néanmoins, on est sur des classes d'actifs qui sont cycliques,
14:09il peut y avoir des années moins bonnes que les autres.
14:11Et objectif...
14:12Est-ce que vous avez revu un petit peu le positionnement, là, dernièrement ?
14:14Oui, beaucoup, au printemps.
14:16Pas depuis ?
14:17Non.
14:18Nous, on fait de la gestion algorithmique et quantitative
14:20dans la gamme Chahine de E-Rivest.
14:23Donc, on suit les règles, on suit notre modèle
14:27et une grande partie de notre gestion
14:29est basée sur notre modélisation du cycle.
14:32En termes de secteur, ça donne quoi, alors ?
14:34Toujours la tech ?
14:35Oui, mais moins.
14:36On est toujours, évidemment, surexposés
14:39à des segments de marché
14:41qui sont des grandes thématiques de momentum.
14:43La tech, les valeurs industrielles,
14:46les valeurs financières.
14:48Néanmoins, tous ces biais
14:50qui étaient extrêmement marqués il y a encore un an
14:52ont été sensiblement réduits
14:54et on est aujourd'hui pas loin de la neutralité.
14:56Charles Leboison, le mot de la fin
14:57du côté de Société Générale CIB.
14:59On s'était vu il y a quelques semaines de cela.
15:02Vous étiez neutre, encore la semaine dernière,
15:04avec Roland Calloyant sur l'Europe.
15:06C'est toujours le cas, j'imagine,
15:07avec la remontée des taux longs ?
15:09Oui, sur l'Europe, comme l'a indiqué Roland sur votre plateau,
15:12on reste globalement neutre
15:14avec un objectif de cours sur le stock 600,
15:17l'Eurostox, en légère baisse
15:19à l'horizon de la fin de l'année,
15:21concentré sur certaines fortes convictions.
15:24Stéphane l'évoquait, il y a des cycles.
15:26Pourquoi je dis ça ?
15:27Parce qu'il y a certains qui commencent à me dire
15:28que le luxe, peut-être, devient un secteur intéressant.
15:31Je n'y crois pas, je le répète sur ce plateau.
15:33Le luxe connaît aussi des cycles,
15:35parfois merveilleux,
15:36mais on est encore dans une période difficile
15:39pour ce secteur-là,
15:40à l'inverse du secteur financier,
15:42comme l'évoquait Stéphane.
15:44Peut-être simplement pour votre auditoire
15:46qui regarde aussi l'allocation sectorielle aux Etats-Unis,
15:50un petit danger, probabilité faible,
15:52mais qui sait, d'éventuelles inversions de la courbe,
15:54que le marché pourrait craindre
15:55qu'il y ait une inversion de la courbe.
15:56Pourquoi je dis ça ?
15:57Ça serait mauvais pour les financières américaines.
16:00Dernier point,
16:01on a commencé une série de hausses de taux américains,
16:05typiquement dans cette séquence-là.
16:07Il faut plutôt éviter les financières aux Etats-Unis.
16:10Ça n'est pas le cas en Europe.
16:12Donc, une différence transatlantique,
16:14et j'en resterai là.
16:15Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
16:18Charles Deboison,
16:18responsable mondial de la stratégie action
16:20de Société Générale CIB,
16:21et Stéphane Lévis, stratégie chez Irivestier.
16:23je suis arrivée sur San Francisco de TALK
16:23de CÉC d'AusACKA Honor,
16:23et que je suis arrivée sur San Francisco
16:23d'AusCanter et Haït racing au Guatemala
16:23...