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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Gilles-William-Golnadel et Jean-Michel Salvatore, nous sommes avec Emmanuel Morel,
00:08député gauche républicaine et socialiste du Val-d'Oise, candidat à la primaire de la gauche,
00:12plus de 140 000 inscrits à la primaire social-démocrate pour cette année.
00:18Alors c'est quand même beaucoup moins qu'à l'élection présidentielle précédente.
00:24Bah oui, mais enfin c'est presque dix fois moins, donc on est quand même dans d'autres circonstances.
00:29Et Olivier Faure, premier secrétaire du PS et candidat à la primaire socialiste,
00:33s'est exprimé justement sur cette perspective de la primaire socialiste.
00:37On écoute.
00:38Il y a des gens qui évidemment, dans cette primaire, jouent un congrès.
00:41Moi, je joue une présidentielle.
00:43Et ce que je veux, c'est que les socialistes soient en mesure de présenter une alternative à l'extrême
00:48droite
00:48parce qu'il n'est pas imaginable que dans notre pays, tout se passe comme s'il y avait une
00:53forme d'inéluctabilité.
00:54Et comme je sais que les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron
00:58ne peuvent pas gagner parce que les Français veulent une alternance,
01:01notre responsabilité est immense.
01:03Donc clairement, si vous n'êtes pas désigné à l'issue de la primaire,
01:06vous ne remettez pas en cause votre position de numéro un du PS ?
01:09Simplement, ce que je ne veux pas, c'est qu'on transforme à chaque fois cette primaire
01:13en un espèce de petit congrès du Parti Socialiste
01:15où certains peut-être en ont l'idée.
01:19Mais moi, ça n'est pas le cas.
01:20Moi, je cherche à ce que nous puissions gagner.
01:21Bon, 140 000 personnes inscrites, est-ce qu'il n'a pas, d'une certaine manière, raison Olivier Faure ?
01:27Est-ce que ce n'est pas un congrès du PS ? Est-ce que vous n'êtes pas un
01:29peu entre vous quand même ?
01:31Ah bah, c'est sûr qu'on est entre gens de gauche, mais c'est un peu l'idée.
01:34Puisque c'est demander...
01:35Vous n'êtes pas très nombreux.
01:36C'est demander...
01:37On verra à la fin.
01:38C'est ce qu'on dit des enterrements.
01:40Ils avaient les yeux rougis dans une salle trop petite, là c'est un peu le contraire.
01:42Je sais bien, mais moi, je n'ai pas le sentiment d'assister à un enterrement.
01:45J'ai plutôt le sentiment que...
01:46Vous êtes tout en noir.
01:48Ah bah oui, mais ça...
01:49Mes choix vestimentaires ne reflètent pas forcément mes états d'âme, cher monsieur.
01:53Je dis ça pour les auditeurs d'Europe 1 qui ne vous voient pas.
01:55Je ne pensais pas venir ici avec une cravate rouge, vous l'auriez pris pour de la provocation.
01:58Ou rose, rose.
01:59Ou rose.
02:00Rouge, comme bien sûr.
02:01Mais non, non, mais moi, ce que je retiens, c'est qu'on a eu trois débats télévisés
02:04qui ont été extrêmement suivis, à la part des millions de personnes,
02:07ce qui prouve qu'il y a de l'appétence pour le débat politique dans ce pays.
02:09Mais ça, je n'en ai jamais douté.
02:11C'est les médias qui sont sympas.
02:11C'est les médias qui sont sympas.
02:13Non, c'était le débat qui était intéressant peut-être.
02:15Qui sait ?
02:16Vous l'avez trouvé intéressant en tout cas.
02:18Bah, j'y participais.
02:19Non, mais attendez, vous auriez pu participer à un débat que vous n'aurez trouvé pas participer.
02:23Moi, ça m'est arrivé.
02:23J'ai trouvé qu'il y avait des moments intéressants quand il s'agissait de parler des problèmes des Français.
02:30Le pouvoir d'achat, la question de l'écologie politique,
02:37comment on fait aujourd'hui pour vivre ensemble dans une société en tension
02:40qui est traversée par des fractures sociales, territoriales, même entre les générations.
02:45Moi, ça m'intéresse.
02:46Et puis, on ne fait pas ça si on n'a pas la passion de la France.
02:49En tout cas, moi, c'est ce qui m'a motivé.
02:51C'est que moi, j'adore mon pays.
02:54Je vois bien que la France ne va pas bien.
02:56Il y a un certain nombre de difficultés auxquelles nos concitoyens sont confrontés.
03:00J'ai envie de proposer des réponses.
03:02C'est ça qui me motive.
03:03C'est du patriotisme.
03:03Vous avez lu le livre qui est sorti en 2012 ou 2013,
03:07Rien ne se passe comme prévu, de Laurent Binet.
03:10Absolument.
03:10Qui parle de l'élection de François Hollande.
03:12Absolument.
03:13Est-ce que vous êtes l'archétype de Rien ne se passe comme prévu
03:16et finalement, ça serait vous, finalement, le président de la République ?
03:21Pourquoi est-ce que vous y allez, Emmanuel Morel ?
03:23C'est une question simple.
03:23Pourquoi est-ce que vous y allez ?
03:24Je vous ai répondu parce que j'aime passionnément mon pays.
03:27Moi aussi, j'aime bien mon pays.
03:28Et que j'estime que j'ai des choses à porter dans cette campagne que d'autres ne portent pas.
03:32Voilà, tout simplement.
03:33Donc, j'arrive avec des propositions qui sont originales par rapport aux autres.
03:38Les gens vous connaissent mal.
03:39Donnez-moi les trois premières propositions.
03:42Par exemple, je propose que pour faire face aux murs d'investissement dont on a besoin
03:47pour réindustrialiser ce pays, nous passions par un grand emprunt citoyen
03:51où on s'adresse notamment à ceux qui ont de l'épargne.
03:54J'en parlais tout à l'heure avec vous.
03:56Riche ?
03:56Pas forcément riche.
03:58L'épargne française, c'est 6 600 milliards.
04:01Les deux tiers sont détenus par des Français de plus de 65 ans.
04:04Et moi, je leur dis, mais avec des conditions avantageuses, je leur dis
04:06prêtez-nous pour qu'on finance du made in France sur notre pays
04:10et on relocalise la dette.
04:13Deuxième proposition, comme pour moi, la priorité, c'est l'électrification du pays,
04:16que ça ne va pas assez vite, je suis pour baisser la TVA sur l'électricité à 5,5.
04:21Abonnement et consommation.
04:22Ça coûte 5 milliards, c'est vrai que c'est cher,
04:25mais en même temps, je pense que c'est prioritaire.
04:29À un moment, on est trop dépendant en hydrocarbures, trop dépendant.
04:33Je pense que c'est très...
04:35C'est notre France, et vous êtes pro-nuclé, évidemment.
04:37Oui, bah oui.
04:38Je préfère poser la question, ça va mieux.
04:40Et puis je pense même qu'il faut investir dans des nouveaux réacteurs,
04:43et même les RNR.
04:44Il y a tellement plus de trois mêmes propositions,
04:45alors ça, ça va moins vous plaire.
04:47Moi, je suis pour indexer les salaires sur l'inflation.
04:49Je pars du principe que, compte tenu de la situation actuelle,
04:54quand les prix augmentent, il faut que les salaires augmentent.
04:57Pourquoi ça va moins me plaire ?
04:58Ça me concerne ?
04:59Oui, c'est vrai que ça vous concerne, absolument.
05:01Bah oui, accessoirement.
05:01Je pense qu'en fait...
05:02Je ne suis pas encore rentier comme Jean-Michel Salvatore.
05:04Parce qu'on parlait de l'administration tout à l'heure,
05:07mais on a aujourd'hui des gens qui le disent...
05:11Il faut surtout pas indexer les salaires sur l'inflation,
05:13parce que sinon, ça va...
05:15On va avoir plus d'inflation.
05:17Mais résultat, on n'a quasiment pas de croissance,
05:19et on a quand même de l'inflation.
05:20Et je pense notamment aux Français les plus modestes,
05:22qui vont dans leur supermarché,
05:23où là, l'inflation, elle n'est pas de 2%.
05:25Elle est quasiment de 25% sur les prix alimentaires.
05:27C'est un effet multiplicateur d'indexer les salaires ?
05:31C'est ce qu'on disait jusqu'à maintenant,
05:33sauf qu'en l'occurrence, là,
05:35ce qui se passe, c'est qu'on a l'inflation,
05:37mais on n'a pas la croissance,
05:38et on n'a pas l'augmentation des salaires.
05:39Donc voilà, je vous ai donné trois propositions.
05:40Non mais c'est parfait.
05:41J'aurais pu en donner plein d'autres.
05:42Jean-Michel.
05:43Alors moi, j'avais une question sur une quatrième proposition
05:45que vous avez formulée lors du dernier débat sur BFM.
05:50Vous avez proposé d'intégrer l'école privée
05:54à la carte scolaire générale pour les enfants,
05:59avec, si j'ai bien compris,
06:01la volonté de réduire les financements aux écoles privées.
06:05Est-ce que ce n'est pas une façon de vouloir, finalement,
06:08supprimer purement et simplement l'enseignement public,
06:11et notamment l'enseignement public catholique,
06:13et qu'on voyait le monde qu'il y avait aux cérémonies autour de Léon XIV,
06:24est-ce que vous n'avez pas peur de relancer la guerre scolaire ?
06:27Non mais là, on ne va pas tout mélanger.
06:28Ce qui s'est passé autour de Léon XIV,
06:29c'était en effet un phénomène très impressionnant,
06:32qui s'inscrit d'ailleurs, à mon avis,
06:33dans un mouvement profond dans les sociétés de regain de religiosité.
06:36Oui, mais si vous cassez l'école privée,
06:39c'est cela que vous...
06:40Cher monsieur, il y a beaucoup de gens qui disent,
06:41l'école privée, ce n'est pas parce qu'ils sont convertis au catholicisme,
06:45qu'ils sont très pieux.
06:46C'est pour d'autres raisons.
06:47Ils vivent pour le niveau aussi.
06:48Justement, c'est pour parfois contourner la carte scolaire.
06:51Et moi, c'est assez pragmatique.
06:54Je regarde l'état de l'école publique.
06:55Je regarde l'état des besoins.
06:58Je regarde comment font certains parents,
07:01généralement, qui sont les plus aisés,
07:03qui se disent, ah bah non, là, ce collège, il ne me plaît pas bien.
07:06Donc, qu'est-ce que je fais pour contourner la carte scolaire ?
07:08Je vais mettre mes enfants dans le privé.
07:09Le problème, c'est quoi ?
07:09C'est qu'on assiste à un phénomène quasi de ségrégation.
07:12Donc, à un moment, ce que j'ai proposé, c'est de dire,
07:14il faut que les fonds publics aillent vraiment prioritairement publics.
07:18Pourquoi ?
07:18Parce qu'aujourd'hui, vous avez des collectivités locales,
07:20qui sont déjà à moitié étranglées,
07:21qui sont obligés de financer l'école privée,
07:23alors même qu'ils ont des établissements publics
07:25qui sont mal en point.
07:26Je suis désolé.
07:27C'est vraiment une question de logique.
07:29Encore une fois, c'est pas une histoire...
07:30Vous leur coupez les vivres.
07:31C'est pas une histoire...
07:32Oui, mais je leur coupe les vivres.
07:33Je rappelle que le privé, les parents payent.
07:35Donc, ils ont plus de moyens.
07:37Une petite part ?
07:38Ben, quand même.
07:39Ça dépend d'ailleurs des établissements.
07:41Donc, c'est ça.
07:42Il y a beaucoup de gens modestes.
07:43Il y a beaucoup de gens modestes à l'école privée.
07:45Il y en a moins que dans les établissements publics.
07:48Voilà, c'est tout.
07:49Mais est-ce que l'idée, ça ne serait pas au contraire
07:50de s'inspirer de ce qui marche dans le privé
07:53pour l'appliquer dans le public ?
07:55Non, mais ce qui marche dans le privé,
07:56c'est la sélection.
07:57Et notamment la sélection par l'argent.
07:59Donc, on ne peut pas s'en inspirer.
08:00La discipline, le respect...
08:02Les dossiers.
08:03Les dossiers.
08:04Enfin, il n'y a pas que ça.
08:05La discipline, ça dépend.
08:06Excusez-moi, mais ça dépend des établissements.
08:08Mais par contre, moi, je suis pour qu'il y ait de la discipline
08:11dans les établissements publics.
08:13Et je suis pour qu'il y ait un bon niveau
08:14dans les établissements publics.
08:15Mais pour ça, il faut quand même des moyens.
08:17Oui, mais c'est une carrière question.
08:18Donc, il faut remettre des classes de niveau.
08:19Il faut remettre aussi peut-être un certificat
08:21d'entrée en sixième, comme le proposait Gabriel Attal.
08:23Moi, je pense surtout qu'il faut en revenir aux fondamentaux
08:25dès la maternelle et le primaire.
08:27C'est-à-dire...
08:27L'irrécrire compter.
08:27Bah ouais, apprendre par cœur,
08:30réciter des poésies, faire du calcul mental.
08:32Ça, j'ai toujours cru que ça marchait.
08:33Est-ce qu'il n'y a pas une responsabilité
08:35du personnel enseignant dans le public ?
08:37Moi, je vais vous dire quelque chose.
08:39Si aujourd'hui, vous faites des maths,
08:43vous avez un master de maths,
08:48quand on voit comment c'est payé un prof de maths
08:50en début de carrière,
08:50je comprends que le gars, il a envie de faire autre chose.
08:52Or, justement, nous, on a besoin
08:54d'une attractivité du métier de professeur.
08:56Donc, il faut plus les payer.
08:57Vous savez quand même qu'en France,
08:59les profs sont deux fois moins payés qu'en Allemagne.
09:01Ça devrait nous interroger ça.
09:01Il y a beaucoup de choses qui sont moins payés qu'en Allemagne.
09:03Mais quelle est leur durée ?
09:05Là, en l'occurrence, c'est du simple au double.
09:06Mais quel est leur temps de travail ?
09:07Le temps de travail, est-ce qu'il est équivalent ?
09:09Il est à peu près équivalent, oui.
09:10Les ministres aussi ?
09:11Enfin, je veux dire, on ne peut comparer sur les différentes choses.
09:14Les ministres en France sont moins payés qu'en Allemagne.
09:16Ça, c'est sûr.
09:16Les parlementaires aussi, d'ailleurs.
09:17Parlons de politique, Emmanuel Morel,
09:20il y a cette musique,
09:22et d'ailleurs, ce n'est pas une musique,
09:23ce sont les observateurs qui le disent,
09:26du fait que, de toute façon,
09:28l'EPS donne toujours le double des clés à Jean-Luc Mélenchon.
09:31C'est-à-dire qu'arrive, effectivement,
09:33l'élection présidentielle,
09:35il y a une première partie de la campagne,
09:37et à la fin, de toute façon,
09:39parce que Jean-Luc Mélenchon agrège la gauche aujourd'hui,
09:44finalement, comme il l'avait dit lui-même,
09:46il avait dit, souvenez-vous,
09:47au municipal des socialistes,
09:49ils avaient dit de vous,
09:51les combinards, ils ne seront pas très chers à racheter.
09:54Et aujourd'hui, quand j'interroge différents,
09:58comment dirais-je, candidats,
10:00ou pas candidats,
10:01mais des responsables politiques du PS,
10:04et je leur dis, mais deuxième tour,
10:06RN et les filles, vous votez pour qui ?
10:07Ben, je vote à les filles.
10:09Non, mais surtout, si on est candidat
10:11à l'occasion de cette primaire,
10:13c'est qu'on ne veut pas de ce scénario,
10:14et qu'on a...
10:18Ça vous paraîtra peut-être déraisonnable,
10:20mais qu'on a la faiblesse de penser
10:21qu'on peut arriver au deuxième tour de la présidentielle
10:23et la gagner.
10:24Voilà.
10:24On est en concurrence avec Jean-Luc Mélenchon,
10:26par définition.
10:27Et on a quand même de sévères divergences.
10:30Est-ce que vous diriez,
10:31comme Sébastien Lecornu, aujourd'hui,
10:33que c'est LFI qui bordélise la France ?
10:36Là, je trouve que le Premier ministre,
10:39qui est généralement mieux inspiré,
10:40il est tellement dans les cordes
10:41qu'il en arrive...
10:42Vous voyez bien que le problème principal...
10:44Donc vous n'êtes pas d'accord avec lui ?
10:45Non, je ne suis pas d'accord.
10:45Est-ce que vous êtes d'accord avec Ségolène Royal,
10:46qui dit qu'il faut arrêter toujours
10:48de taper sur LFI ?
10:50Non, mais surtout, il faut arrêter d'obséder par LFI,
10:52parce que dans le cadre du mouvement des lycéens,
10:56ce qui compte, c'est leurs revendications.
10:58Et encore une fois,
10:59il n'y a pas des marionnettistes de LFI
11:01derrière chaque lycéen,
11:02ce n'est pas vrai.
11:03Voilà.
11:04Ça, ce n'est pas vrai.
11:04Je n'arrive pas à comprendre
11:05comment quelqu'un de modéré comme vous,
11:09moi, si j'étais socialiste
11:10et que j'ai 15 euros devant moi,
11:13je votrais Morel,
11:14je n'arrive pas,
11:15ce qui vous conduit,
11:17honnêtement,
11:18je parle au premier degré,
11:19à épargner LFI.
11:21Même sur le plan tactique,
11:22je n'arrive pas à piger.
11:23Mais en fait,
11:24en quoi je les épargne ?
11:25Voilà.
11:26Je crois que...
11:27Moi, je ne sais pas,
11:28moi, je serais vous,
11:29je dirais...
11:29Au contraire...
11:30C'est un parti très dangereux.
11:31Non, ce qui est dangereux,
11:33c'est cette volonté
11:35qui est héritée d'un courant
11:37qui s'appelle le populisme de gauche,
11:38de vouloir tout conflictualiser.
11:40Parce qu'on a une société française...
11:42C'est la nature de LFI.
11:43Non, mais on a une société française
11:44qui est en tension,
11:46avec des fractures très nombreuses.
11:47La plus importante, d'ailleurs,
11:48mais je pense que vos auditeurs
11:49le disent souvent,
11:50c'est la fracture territoriale.
11:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:52il y a une partie de la France
11:53qui se sent oubliée,
11:54qui se sent délaissée
11:55et parfois à raison.
11:56Parfois légitimement.
11:57Et moi, j'estime que
11:59l'urgence,
12:00c'est de recréer du commun.
12:01C'est de recréer des liens
12:02entre les Français
12:03autour de grands projets.
12:04Moi, l'histoire de Grand Emprunt,
12:05c'est aussi ça.
12:05C'est l'idée de se dire
12:06ce pays,
12:08souvent, quand il est en difficulté,
12:10il est capable de se redresser.
12:12Y compris avec LFI
12:14qui, le 7 octobre demain,
12:16ont les commémorations,
12:17est un parti
12:18avec des relents antisémites.
12:20Non mais attendez,
12:21je suis le premier
12:22à dénoncer
12:24quand Jean-Luc Mélenchon
12:25a fait...
12:25Quand Ima Hassan
12:26piétine le drapeau
12:27d'Israël et de l'Union Européenne.
12:29Quand Mélenchon
12:29a fait ses jeux de mots
12:30lors de meetings,
12:32voilà,
12:33j'étais le premier
12:33à dire à quel point...
12:34Parce que moi,
12:35j'ai connu Mélenchon
12:35quand j'étais jeune
12:36et je vois bien,
12:37là, c'est un virage
12:38à 180 degrés.
12:39Donc, j'étais le premier
12:41à le déplorer
12:41et même à en être triste,
12:43voyez-vous.
12:43Mais c'est plus le même.
12:45Sur ces questions-là,
12:46il a radicalement changé.
12:47Moi, j'ai connu un Mélenchon
12:49universaliste,
12:50laïc,
12:51profondément humaniste.
12:52Il a changé.
12:52Arrêtez de jouer,
12:52ce micro,
12:53ça fait du bruit.
12:54De toute façon, c'est fini.
12:55Merci beaucoup,
12:56Emmanuel Morel,
12:57d'avoir été avec nous
12:58et de bonne chance
12:59pour cette primaire
13:01de la gauche républicaine.
13:0419h45,
13:04on se retrouve dans un instant.