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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:07Ensemble, un plus, un plus, un plus, toi et moi, ensemble.
00:12Ensemble peut-être avec l'intelligence artificielle, on va faire des binômes maintenant.
00:16Bienvenue dans la France bouge pour cette quatrième et dernière partie
00:19à l'occasion du plus grand rassemblement business d'Europe
00:22organisé par BPI France, BIG, qui met chaque année l'accent sur l'innovation,
00:27la deep tech et l'intelligence artificielle.
00:30Ce soir, depuis le début de l'émission, on s'intéresse à l'intelligence artificielle,
00:34à la transformation du travail.
00:36Pour en parler, nous sommes avec Romain Chaumet.
00:39C'est pour ça qu'on a écouté ensemble de Sinclair, cofondateur d'Allmates,
00:42puisque là, c'est une IA qui devient notre coéquipier, notre vrai collègue de travail.
00:47Si vous nous rejoignez, vous pouvez réécouter l'émission depuis le début.
00:51Nous sommes toujours avec Marie-Georges, la coach de ce soir d'Accenture.
00:54Dans un instant, on va découvrir Arlequin AI avec Antoine Jardin.
00:58Nous sommes toujours avec Laurent Offis, le patron de l'IA,
01:00la transformation du travail au sein du groupe Orange.
01:03Laurent Offis, il y a une part importante de salariés
01:06qui utilisent des outils d'intelligence artificielle en secret,
01:10parce qu'ils ont un peu peur de paraître incompétents,
01:13de surcharger le travail sans contrepartie,
01:16ou même de menacer leur propre poste.
01:20Et donc, ils utilisent comme s'il s'agissait de leur propre travail.
01:23Quand vous parliez de garde-fou,
01:25votre job maintenant, c'est de transformer tout cela au sein du groupe Orange.
01:29Comment vous allez gérer ces syndromes un peu d'imposteurs liés à 57% ?
01:35C'est beaucoup de ces salariés qui l'utilisent, mais qui ne le disent pas.
01:38C'est beaucoup.
01:40Et parfois, c'est aussi une utilisation qui, encore une fois,
01:46amène à peu de valeur.
01:48C'est-à-dire qu'il faut se poser la question, je pense,
01:51quand on utilise un certain nombre de choses, d'outils,
01:54de la valeur qui est créée.
01:56Et on voit souvent...
01:56Donc, c'est beaucoup de temps pour rien, alors ?
01:58Donc, c'est beaucoup de temps pour rien.
01:59Et finalement, ça rajoute ce qu'on appelle du bruit,
02:02ou ça rajoute de l'activité ou de la charge mentale.
02:04Moi, c'est l'exemple que je donne souvent.
02:06Quand on a des compte-rendus de réunion
02:08qui sont produits par l'intelligence artificielle,
02:10c'est joli, ça donne une satisfaction directe.
02:13On a un beau compte-rendu, bien structuré, bien organisé.
02:16Mais si la réunion était creuse,
02:19on n'a pas dit grand-chose,
02:21finalement, ce compte-rendu, il ne met de manière structurée
02:25que quelque chose qui est creux.
02:27Donc, valeur ajoutée, zéro.
02:30Or, le temps que tout le monde va y passer,
02:32ou que les gens, d'ailleurs, arrêtent de passer maintenant,
02:34parce que les compte-rendus de réunion,
02:36on n'en a jamais autant reçus.
02:38Donc là aussi, vous êtes en train de repenser
02:40toute la culture de la transparence.
02:41On est en train de repenser la culture de la transparence, tout à fait.
02:44Vous restez avec nous sur Europe 1.
02:46L'autre start-up de ce soir,
02:47c'est Arlequin AI avec Antoine Jardin.
02:54C'est un talent, Arlequin AI avec vous, Antoine Jardin.
02:58Elle est née en 2024, cette start-up.
03:00Tout à fait.
03:01Vous, vous êtes aussi, vous êtes née à Paris.
03:04Depuis le début, les ordinateurs, l'informatique,
03:07ce sont vos passions.
03:08Oui, tout à fait.
03:09Je vous laisse raconter.
03:10Oui, tout à fait.
03:11J'ai commencé à beaucoup m'intéresser aux ordinateurs,
03:13aux calculs pendant longtemps.
03:14Et puis ensuite, je me suis intéressé à tout ce qui était
03:16la compréhension des phénomènes sociaux,
03:18des phénomènes humains, des opinions, des comportements.
03:21Et après une dizaine d'années au CNRS,
03:23je me suis rendu compte que les réseaux de neurones
03:24allaient tout changer dans la manière dont on pouvait comprendre
03:26ce qui se passait dans le monde.
03:27et on voyait beaucoup de personnes qui avaient beaucoup de données,
03:31avaient des grands problèmes à traiter,
03:32mais n'avaient pas les moyens de le faire,
03:34n'avaient pas les outils pour.
03:35Et donc, Arlequin AI est une entreprise qui fabrique
03:38des nouvelles approches, des nouvelles formes d'IA
03:41qui sont des réseaux de neurones
03:43avec d'autres propriétés que celles des grands modèles de langage.
03:46Ce n'est pas fait pour discuter,
03:47ce n'est pas fait pour trier des images ou des photos de vacances,
03:49c'est fait pour comprendre les relations complexes
03:52dans des grandes bases de données
03:54qui peuvent être de nature complètement fragmentée et éclatée.
03:56Par exemple, moi je veux comprendre concrètement
03:59comment est-ce que vous, votre solution,
04:01s'applique dans le monde du travail
04:02et donc dans les organisations.
04:04Donc ces approches qu'on appelle les réseaux de neurones topologiques,
04:06elles permettent de connecter des informations
04:08qui, le reste du temps, sont complètement fragmentées.
04:10Dans votre travail, vous avez plein d'éléments d'informations,
04:12des notes, des éléments d'agenda,
04:14des éléments de personnes que vous rencontrez.
04:16Vous avez besoin de faire ce travail de synthèse,
04:17de croisement des données...
04:18Mais c'est mon cerveau qui le fait.
04:19... pour comprendre les enjeux.
04:20Et notre cerveau peut le faire jusqu'à un certain point,
04:22mais à un certain niveau de complexité,
04:24on n'y arrive plus.
04:24Et c'est pour ça que les IA sont meilleures que nous,
04:26pour jouer aux échecs, pour jouer au go,
04:29pour comprendre des relations profondes.
04:31Et on fait des systèmes qui sont dédiés
04:33à la connexion de ces informations,
04:35pas seulement dans le travail d'une personne,
04:36mais dans le travail d'organisation complète.
04:38Donc vous l'avez dans des problématiques
04:40comme les problématiques d'enquête,
04:41les problématiques d'audit,
04:42les problématiques de croiser des données
04:44qui viennent de différentes sources.
04:45Par exemple, des éléments de vidéo,
04:49des éléments de texte,
04:50des éléments de temps,
04:51qui sont aujourd'hui traités complètement séparément
04:53les uns des autres.
04:53Donc vous, vos clients, c'est qui ?
04:54C'est la police ?
04:55Alors, c'est beaucoup d'acteurs
04:57dans le secteur public.
04:59Ça peut être tout à fait lié au secteur de la sécurité,
05:01mais pas uniquement,
05:01parce qu'en fait, on se rend compte que,
05:03par exemple, les enjeux qu'on vient d'évoquer,
05:04c'est ce qu'on voit aussi dans le problème
05:06de gestion des risques,
05:07les problématiques de vigilance
05:09par rapport à des risques de fuite
05:11ou des risques de faille,
05:12le domaine de la cybersécurité,
05:14et de plus en plus également,
05:16des enjeux de maîtrise
05:17de l'information complexe d'entreprises.
05:19Les entreprises ont beaucoup d'informations,
05:20mais elles en font finalement très peu de choses
05:22parce que c'est compliqué
05:23de mettre ces relations ensemble,
05:24ces informations ensemble,
05:25et les systèmes qu'on fabrique
05:27rendent possible de valoriser
05:28toutes ces sources de données
05:29de façon beaucoup plus efficace
05:30que ce qu'on savait faire jusqu'à maintenant.
05:32Donc, par exemple, au-delà de la sécurité,
05:34tout ce qui est finances, banques,
05:35j'imagine que ça aussi,
05:36ça peut faire le tri,
05:38si je comprends bien.
05:39Elle va tout organiser ?
05:41Et c'est ce qu'on voit dans la plupart du temps,
05:43dans les problématiques,
05:43y compris de fraude ou de risque bancaire.
05:45Vous pouvez avoir des indicateurs
05:46au sein d'une personne ou d'une institution
05:48qui disent que tout va bien,
05:49tout est au vert,
05:50mais en fait, le système,
05:51dans son ensemble, est fragile
05:53parce que c'est la dimension collective
05:56qui indique que, par exemple,
05:57une personne a donné de l'argent
05:58et une autre personne
05:59qui a donné une troisième
06:00qui est revenue au fournisseur initial.
06:02Et donc, c'est le réseau,
06:03c'est la connexion profonde
06:04qui révèle des enjeux importants
06:06de risque, de problème,
06:07de surveillance et de vigilance.
06:0850 personnes,
06:09des vrais ou virtuels ?
06:1050 personnes travaillent ?
06:11On a beaucoup de personnes virtuelles aussi,
06:13mais on ne les a pas comptées.
06:14Non.
06:1450 personnes réelles,
06:16dont 35 ingénieurs
06:17et une quinzaine de chercheurs.
06:18Alors justement, ça m'a interpellé.
06:19Il y a des docteurs
06:20et des post-doctorants.
06:22C'est nouveau,
06:23c'est aussi dans l'entreprise,
06:24notamment dans l'intelligence artificielle.
06:26Les chercheurs,
06:27les doctorants,
06:28ils servent à quoi
06:29dans une entreprise
06:31comme la vôtre ?
06:31Alors, c'est très très important.
06:32Déjà, parce que c'est un ADN
06:33vraiment de deep tech
06:34et d'innovation à la rupture.
06:35Donc, on recrute des personnes
06:36qui sont les plus à la pointe
06:38dans les domaines d'innovation
06:40et les domaines d'expertise scientifique
06:41avec lesquels on travaille.
06:42La deuxième chose,
06:43c'est qu'on dit beaucoup aujourd'hui
06:45que les jeunes diplômés
06:46et les jeunes talents
06:47vont être remplacés
06:48par des IA
06:48qui ne sont pas assez qualifiés,
06:49etc.
06:50Et en fait,
06:50ce n'est pas du tout notre logique.
06:51On a vraiment la conviction
06:53qu'il y a beaucoup
06:54de personnes très jeunes,
06:55très intéressées
06:56par les nouvelles technologies
06:57et les nouvelles méthodes
06:58qui apportent énormément
06:59en capacité d'innovation,
07:01en capacité de penser
07:02d'une façon nouvelle,
07:03de construire des nouvelles solutions.
07:05Et donc,
07:05on a une origine,
07:07j'allais dire,
07:07dans le monde de la recherche
07:08qu'on propage dans la culture
07:09aujourd'hui
07:09qu'on construit au standard lequin.
07:10Tout ça est très inspirant.
07:12Ça nous donne envie
07:12d'aller plus loin,
07:13d'avancer.
07:14Juste avant de nous quitter,
07:14Laurent Offis,
07:15c'est le moment aussi
07:16de parler un petit peu d'avenir.
07:17Très rapidement.
07:18Europe 1
07:20La France bouge.
07:21Les raisons d'espérer.
07:23Laurent Offis,
07:24à quelques mois
07:25d'élection présidentielle,
07:26vous,
07:26vous êtes le patron de l'IA
07:27au sein du groupe Orange.
07:29Quelles sont les raisons d'espérer
07:30justement pour nos salariés,
07:31pour nos entrepreneurs
07:33par rapport à cette question de l'IA
07:34pour les cinq prochaines années ?
07:36Je pense que
07:36les raisons d'espérer
07:37sont autour de l'approche équilibrée
07:40qu'on va avoir
07:41pour l'intelligence artificielle.
07:43C'est-à-dire que
07:43d'un côté,
07:44on voit des opportunités
07:45qui sont vraiment gigantesques,
07:47qu'on ne maîtrise pas.
07:49D'ailleurs,
07:49je pense qu'il faut aussi
07:50approcher
07:51cette nouvelle technologie
07:52et ces évolutions
07:53avec une grande humilité.
07:54C'est la première chose.
07:56Mais encore une fois,
07:56des opportunités
07:57qui sont énormes
07:58dans le monde du travail,
08:00dans la capacité
08:01à faire des nouvelles choses aussi.
08:02Parce qu'on a vu
08:04très souvent
08:05que l'IA
08:05pouvait être présentée
08:07un peu comme un élément
08:08de risque
08:09ou potentiellement
08:10même de destruction d'emplois.
08:13Et en même temps,
08:14face à ces opportunités,
08:15je pense qu'il faut avoir
08:16une vision aussi
08:19très équilibrée
08:20des risques
08:20de la manière
08:21dont on met
08:21des garde-fous en place
08:22justement pour accompagner
08:23et éviter
08:25de laisser des personnes
08:26au bord de la route.
08:27C'est-à-dire,
08:27pour moi,
08:27la formation,
08:29la capacité
08:29à rentrer
08:31sur ces sujets-là
08:32sans forcément
08:33d'ailleurs
08:33qu'être quelqu'un
08:34qui est technophile
08:35est absolument
08:37importante.
08:37Beaucoup de pédagogie.
08:39Beaucoup d'humains.
08:40Pédagogie,
08:41humain
08:41et encore une fois,
08:43capacité
08:44à le rendre
08:45concrètement
08:47dans la vie
08:48de tous les jours
08:49pour chacun,
08:50que ce soit au travail
08:50ou dans la vie personnelle.
08:51Ce sera peut-être l'humain,
08:52le cœur de nos préoccupations
08:53pour les cinq prochaines années.
08:55Excellente soirée
08:55à toutes et à tous
08:56sur Europe 1.
08:56Merci Laurent Offis.
08:58Merci Romain Chomé.
08:59Merci Antoine Jardin.
09:00Merci Marie-Georges.
09:02Excellente soirée à tous.
09:03Tout de suite,
09:03c'est Valérie Darmon
09:04et la Libre Antenne.
09:05Bonsoir Valérie.
09:06Bonsoir Elisabeth,
09:06à demain.

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