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  • il y a 16 minutes
Depuis plusieurs jours, la mobilisation des lycéens prend de l’ampleur partout en France. Blocages d’établissements, manifestations, interpellations… Le mouvement, d’abord lancé en région parisienne, s’est rapidement étendu à de nombreuses villes. Mais derrière les chiffres et les images de manifestations, une question se pose: que se passe-t-il lorsqu’un lycéen est interpellé? Quels sont ses droits? Dans quelles conditions un mineur peut-il être placé en garde à vue? Et comment se déroule concrètement la procédure?


Alors que plusieurs milliers de personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement, dont une majorité de mineurs, Pauline Revenaz et Charlotte Lesage reviennent sur ces questions avec Maître Zineb Alami, avocate en droit pénal au barreau de Paris.

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00:00Depuis plusieurs jours, la mobilisation des lycéens prend de l'ampleur partout en France.
00:04Blocage d'établissements, manifestations, interpellations,
00:07le mouvement d'abord lancé en région parisienne s'est rapidement étendu à de nombreuses villes de France.
00:12Mais derrière le chiffre et les images de manifestations, une question se pose,
00:15que se passe-t-il lorsqu'un lycéen est interpellé ?
00:18Quels sont ses droits ? Dans quelles conditions un mineur peut-il être placé en garde à vue ?
00:21Et comment se déroule concrètement la procédure ?
00:24Alors que plusieurs milliers de personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement,
00:27dont une majorité de mineurs ? Nous allons revenir sur toutes ces questions.
00:31Je suis Pauline Revena, vous écoutez un nouvel épisode d'Affaires suivantes, le podcast Inélie.
00:40Charlotte Le Sage, bonjour.
00:41Bonjour.
00:41Vous êtes journaliste pour le site BFM, Maître Zineb Alamy, bonjour.
00:45Bonjour.
00:45Vous êtes, vous, avocate en droit pénal au barreau de Paris.
00:49C'est ça.
00:49On va revenir ensemble sur les conditions d'interpellation et les droits des mineurs placés en garde à vue.
00:53Mais avant ça, Charlotte, il faut revenir au tout début de cette mobilisation.
00:56Elle commence à la mi-septembre en région parisienne.
00:59Tout part finalement d'une grève de professeurs assez classique.
01:03Le jeudi 17 septembre, à Créteil, une partie des enseignants du lycée Saint-Exupéry
01:07se mobilisent pour dénoncer un manque de personnel et de moyens.
01:11Et dès le lendemain, les élèves prennent le relais.
01:13A l'aube, ils installent devant les grilles de leur établissement des poubelles et des barrières récupérées sur des chantiers.
01:18Le lycée est bloqué.
01:20Les élèves sortent leur port carte et le message est assez clair.
01:23Eux aussi réclament davantage de moyens.
01:24Et dans les jours qui suivent, le mouvement va prendre encore plus d'ampleur.
01:27Il s'étend assez rapidement.
01:29Très vite, la mobilisation dépasse Créteil et ses alentours.
01:32L'union syndicale lycéenne, qui est la principale organisation représentative,
01:37appelle à des blocages partout en France.
01:39Et ça prend.
01:40Les jeunes sont dans la rue.
01:41Il suffit de regarder les chiffres.
01:43Le jeudi 24 septembre, une dizaine d'établissements sont bloqués en Ile-de-France.
01:47Quatre jours plus tard, le lundi 28 septembre,
01:49on en compte 180 un peu partout en France.
01:52Puis 338 le lendemain.
01:54Les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale
01:57avaient anticipé cette forte mobilisation.
01:59Dans une circulaire adressée aux préfets, aux recteurs et aux directeurs d'académie
02:03pendant le week-end,
02:04ils avaient précisé qu'en cas de blocage total d'un établissement,
02:07je cite,
02:08« L'intervention des forces de l'ordre de sécurité serait engagée
02:12et qu'en cas de violence, les forces de police procéderaient à des interpellations. »
02:16Résultat, le lundi 28 septembre,
02:18près de 164 personnes sont interpellées, dont des mineurs.
02:21Une grande majorité.
02:22Maître, première question.
02:23Dans quelles conditions peut-on interpeller un mineur dans une manifestation ?
02:27Alors, pour pouvoir interpeller un mineur,
02:30il faut pouvoir constater qu'une infraction est en train d'être commise
02:34ou qu'on soupçonne qu'elle va être commise.
02:36Donc, s'il y a une interpellation,
02:38après on se pose la question de comment est-ce que cette interpellation est faite.
02:40Elle est censée être faite dans des règles de l'art, on va dire.
02:43Donc, on ne peut pas forcément directement avoir recours
02:47au fait de menotter un mineur, par exemple.
02:49On peut le faire ou on ne peut pas le faire ?
02:50On peut le faire, mais avec des conditions.
02:53C'est-à-dire qu'on doit se dire que ce mineur peut fuir
02:56ou peut-être être dangereux pour lui-même, etc.
02:58Mais on ne doit pas avoir recours directement aux menottes.
03:01Alors, on y reviendra, Charlotte.
03:02Les interpellations se multiplient en France
03:04et plusieurs avocats commencent à dénoncer, je cite,
03:06« des violences policières d'une particulière gravité à l'égard de plusieurs lycéens ».
03:12Les chiffres continuent de progresser.
03:13Mercredi, Beauvau communique ces chiffres.
03:166 000 personnes, dont des mineurs, ont été interpellées
03:18depuis le début de la mobilisation lycéenne.
03:20Depuis le début, les lycéens sont très majoritairement pacifiques.
03:24Mais des violences sont rapidement apparues en marge du mouvement,
03:27faisant des victimes chez les jeunes comme chez les policiers.
03:30Sur BFM, le ministre de l'Intérieur explique que ces interpellations
03:34sont essentiellement pour des dégradations prises à partie des forces de l'ordre,
03:38dont des violences sur des agents dépositaires de l'autorité publique.
03:41De leur côté, plusieurs avocats dénoncent dans un communiqué commun
03:44des, je cite, « violences policières d'une particulière gravité
03:47en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise ».
03:50Ils affirment que certains de leurs clients leur ont rapporté avoir subi des violences
03:54tant au moment de leur interpellation qu'au sein du commissariat.
03:57L'ONG Amnesty International lance de son côté un appel à la, je cite,
04:01« désescalade » et dénonce l'usage disproportionné de la force
04:04contre les manifestants.
04:05Le ministre de l'Intérieur affirme, lui, que l'immense majorité des forces de l'ordre
04:10agit dans une stricte proportionnalité en respectant le cadre légal.
04:13Il a toutefois déploré des cas où des lycéens ont été blessés, voire mutilés,
04:18entraînant au moins 18 enquêtes de l'IGPN.
04:20Alors maître, vous avez assisté des lycéens.
04:22Qu'est-ce qu'ils vous racontent quand ils arrivent au commissariat
04:24et comment s'est passée leur interpellation ?
04:27Chaque cas est particulier, mais est-ce que vous pouvez nous raconter ?
04:30Oui, bien sûr.
04:31La première chose en tant qu'avocat, c'est que quand on arrive dans une garde à vue,
04:35qu'on se retrouve face à un mineur, on voit directement un enfant en réalité.
04:39Et c'est un peu choquant même pour nous, avocat, de voir ça.
04:43Donc il a peur ?
04:44Il a peur, on voit directement la peur dans son visage.
04:46C'est généralement la première fois qu'il se trouve en garde à vue.
04:49Ils ont entre 14 et 17 ans, donc ils sont là.
04:53On voit souvent des t-shirts qui sont un petit peu déjà déchirés,
04:56un peu de sang dessus, on les voit dans un état qui n'est pas du tout
05:00un état dans lequel on voudrait voir un enfant.
05:01Surtout des garçons ?
05:03Majoritairement ?
05:04Majoritairement, mais je parle pour moi.
05:07Je n'ai pas assisté des jeunes filles, mais effectivement,
05:09j'ai plus su à assister des garçons.
05:11Et plutôt, vous l'avez dit, des primo gardés à vue.
05:15C'est leur première expérience ?
05:17Exactement.
05:17La première entrée en justice, c'est le fait d'avoir été ce jour-là en garde à vue.
05:22Et pour généralement, très souvent, certains d'entre eux
05:25étaient simplement de passage, étaient présents dans ce blocus.
05:30Ce n'est pas ce qu'on imagine un petit peu de ces personnes qui peuvent incendier, jeter.
05:35Pas des casseurs, c'est ça ce que vous dites ?
05:36Exactement.
05:37Charlotte, la chancellerie a communiqué lundi un autre chiffre important.
05:40Plus de 5000 gardes à vue ont été recensées depuis le début du mouvement.
05:42Et parmi ces personnes, environ 4400 sont des mineurs.
05:46Ils représentent donc 87% des personnes placées en garde à vue,
05:50selon le communiqué de la chancellerie.
05:51Le ministère précise également que parmi ces mineurs gardés à vue,
05:55plus de 1400 font l'objet de poursuites judiciaires.
05:58Dans ce même communiqué, le ministère de la Justice dénonce des scènes de violences urbaines
06:02d'une particulière gravité en marge du mouvement de protestation des lycéens.
06:06Et il dénonce des violences inacceptables contre les forces de l'ordre
06:09et les personnels de l'éducation nationale.
06:11Et à l'inverse, on le rappelle, à ce jour, l'IGPN a ouvert 18 enquêtes
06:15depuis le début du mouvement pour des blessures sur des mineurs.
06:17Maître, revenons maintenant au droit des mineurs.
06:19Une fois qu'il est placé en garde à vue, le mineur, quels sont ses droits ?
06:22Qu'est-ce qui change, par exemple, entre un collégien de 13 ans et un lycéen de 17 ans ?
06:29Alors, dès qu'on est placé en garde à vue, on a plusieurs droits.
06:33Et on doit vous les notifier directement, c'est la première condition.
06:35Quel que soit votre âge, en fait.
06:36Exactement. La notification des droits doit arriver directement.
06:43Les mineurs ont le droit à un avocat et ce n'est pas quelque chose sur laquelle on peut discuter,
06:47comme avec les majeurs. Les mineurs ont tous le droit à un avocat, c'est obligatoire.
06:51En fonction de si on a 13 ans, 16 ans ou 17 ans, quand on a plus de 16 ans,
06:54par exemple,
06:55on peut choisir de voir un médecin ou pas.
06:59Quand on est plus jeune, non, le médecin aussi est obligatoire.
07:02On doit aussi prévenir les parents. Les représentants légaux doivent être au courant
07:07du fait qu'il y a un placement en garde à vue, sauf à des conditions particulières.
07:11Combien de temps une garde à vue peut durer pour un mineur, durée maximale ?
07:14Normalement, c'est 24 heures, mais il y a une possibilité de prolongation de 24 heures de plus.
07:20Et à quel moment l'avocat intervient ? Dès la première heure sur la totalité de la garde à vue
07:26ou il revient à heure régulière, si je puis dire ?
07:28Alors, pour une garde à vue, pour un avocat, à partir du moment où le mineur souhaite un avocat,
07:36il peut en désigner un, qu'il connaît. Ses parents peuvent aussi en désigner un.
07:40Ou alors, c'est le barreau, donc le bâtonnier, qui va désigner un commis d'office.
07:44À partir du moment où on est mis au courant, on va se rendre au commissariat
07:47et on aura directement un entretien de 30 minutes avec la personne.
07:51On va pouvoir échanger avec lui et ensuite, il y a la possibilité d'aller directement en audition
07:55ou un peu plus tard avec le mineur et donc l'assister pendant aussi cette audition.
07:59Donc là, vous ne le lâchez pas, vous allez en audition avec lui et l'audition, elle est filmée pour
08:03les mineurs ?
08:03Exactement.
08:05Concrètement, vous l'avez un peu déjà raconté, mais comment ça se passe une audition de mineurs au commissariat ?
08:11Est-ce que vous pouvez nous dépeindre un peu la scène ?
08:14Bien sûr. Quand on a la possibilité de voir ce mineur dans un petit local d'avocats pendant ces 30
08:20minutes,
08:21on échange avec eux, on leur explique, parce que très souvent aussi, c'est du charabia juridique.
08:25Et c'est la première fois.
08:26C'est la première fois, il faut le dire avec des mots pour l'expliquer à des enfants
08:29qui comprennent la gravité de pourquoi est-ce qu'ils sont là ou pas.
08:32Et dès que ça se termine, ces 30 minutes, on va faire savoir à l'enquêteur qu'on est prêt
08:36et donc on va se rendre dans un bureau.
08:38En réalité, ce n'est pas du tout comme dans les films ou comme on peut l'imaginer,
08:41on se retrouve vraiment dans un petit bureau d'enquêteurs.
08:43Il y a très souvent dans ce même bureau, 3-4 personnes qui sont déjà présentes,
08:48en train de taper, donc il y a du bruit un peu partout.
08:51C'est aussi une sorte de violence un peu psychologique pour un mineur d'arriver dans ce bureau-là
08:56où il s'assoit directement, il y a une petite caméra qui est face à lui, on l'ajuste.
09:02Et puis l'audition commence.
09:03Moi, en tant qu'avocat, je serai assise à côté de lui et son audition commencera.
09:07Et les parents sont là ?
09:08Non, ils ne sont pas là.
09:10Ils ont été prévenus qu'il est placé en garde à vue et qu'il va être auditionné,
09:13mais c'est vous qui l'assistez pendant toute la durée de l'audition.
09:16Exactement.
09:17Alors, vous avez assisté plusieurs jeunes depuis le début de cette mobilisation.
09:21Pour quels faits ces lycéens ont-ils été placés en garde à vue ?
09:24Et est-ce qu'on peut prendre un ou deux exemples concrets pour comprendre les suites judiciaires ?
09:28Il y a plusieurs choses, mais ce qui revient le plus, je dirais,
09:31ce sont les violences sur des policiers, par exemple, ou des dégradations.
09:35Tirs de mortier ?
09:36Exactement.
09:36Qu'est-ce que c'est ? Jette-projectile ?
09:38C'est ça.
09:39C'est généralement tir de mortier.
09:40C'est celui qui revient le plus.
09:43Donc, c'est généralement ça.
09:45Ou alors, des dégradations.
09:47Donc, le fait d'avoir dégradé des poubelles, ce genre de choses.
09:52C'est ce qui revient le plus.
09:53Participation, un groupement qui n'aurait pas dû...
09:56Et judiciairement, ça donne quoi, à la sortie du tuyau ?
09:58Eh bien, il y a un petit peu tout.
10:00Il y a du classement sans suite, ce qui, quand même, peut nous alerter,
10:03parce que, quand on classe sans suite, ça veut dire qu'il n'y avait rien.
10:07Ça veut dire que le dossier était vide.
10:08Ça veut dire qu'il n'y avait pas assez d'éléments.
10:10Et donc, ça veut dire qu'un enfant, qu'un mineur,
10:13dont l'intérêt reste très important pour nous tous dans notre société,
10:17eh bien, ce mineur-là a été privé de liberté pendant, généralement, 24 heures,
10:21et peut-être un peu plus, pour qu'à la fin, il n'y ait absolument rien.
10:24Donc, ça pose surtout la question de l'utilisation de la garde à vue,
10:28limite comme un moyen lui-même de répression,
10:30avant même d'arriver à quelque chose.
10:32Parce que ce qu'on fait aujourd'hui, c'est qu'on arrête,
10:34avant même qu'on sache si on peut vraiment les poursuivre.
10:37Et finalement, cette garde à vue, cette mesure où on vous enlève votre liberté,
10:42parce que c'est ce que c'est, devient une sorte de répression elle-même.
10:45Et est-ce que certains de vos clients ont comparu devant la justice,
10:49devant un tribunal ou pas encore ?
10:51Alors oui, ça arrive où il y a des possibilités d'être,
10:56effectivement, de comparaitre devant un juge.
10:58Et ça, il faut être majeur, pour la comparution immédiate ?
11:01Alors, pour la comparution immédiate, oui.
11:02Elle n'est pas possible pour les mineurs.
11:04C'est un autre type.
11:06Un autre type de comparution ?
11:07Complètement, exactement. C'est différent.
11:09Dans les dossiers que vous avez suivis, et vous en avez déjà parlé,
11:12est-ce qu'il vous est arrivé de considérer
11:14qu'une interpellation ou une garde à vue n'était pas justifiée
11:17au regard des faits reprochés ?
11:18Totalement. À plusieurs reprises, on se demande ce que ce mineur faisait là.
11:24D'abord parce que, quand on le voit, et comme j'ai pu l'expliquer tout à l'heure,
11:28la situation physique, déjà, elle pose difficulté pour nous.
11:32Et puis, ce qu'on nous rapporte, le fait qu'ils sont arrivés là,
11:35ils ont eu des insultes, des moments un petit peu humiliants,
11:38où on se retrouve avec une chaussette et pas l'autre,
11:41des lunettes un petit peu cassées,
11:44des insultes parfois racistes également.
11:47Et donc, ils sont là.
11:48Ils ne savent pas exactement pourquoi est-ce qu'ils sont là.
11:50Et puis, ils essayent de démontrer en disant
11:52« Non, mais c'est vrai qu'il y a eu cet incendie,
11:53mais moi, je n'étais pas à côté. Cette personne est venue,
11:55je ne sais pas, près de moi, mais moi, je ne la connaissais pas. »
11:58Ils se retrouvent finalement dans ce brouhaha de blocus de plusieurs personnes
12:03où plusieurs d'entre eux vont être pris, interpellés,
12:06puis placés en garde à vue.
12:08Et eux-mêmes ne savent pas réellement pourquoi est-ce qu'ils sont là.
12:11Oui, d'où la nécessité d'être assisté d'un avocat.
12:13Complètement.
12:14Et là, aujourd'hui, un lycéen est interpellé.
12:17Quels sont les réflexes que vous lui conseillez d'avoir ?
12:20Alors, le premier, c'est que si on est interpellé,
12:23on ne se débat pas, on ne montre pas de signe de violence
12:28quelconque, on se laisse faire jusqu'à ce qu'on aille au commissariat,
12:33finalement, et puis on demande un avocat très rapidement.
12:35C'est la première chose à faire,
12:36parce que l'avocat, il est là pour assister la personne
12:40et aussi penser à ce que tous les droits qui vont suivre
12:42vont être bien respectés par les forces de l'ordre.
12:46Parfois, certains d'entre eux, ils étaient simplement de passage.
12:48Par exemple, ils sont collégiens, pas loin,
12:50ils étaient simplement de passage devant un lycée.
12:52Et ils se retrouvent pris un petit peu dans cette foule,
12:54interpellés, etc.
12:56Donc, ne pas se laisser prendre, finalement, par cette peur,
12:58parce que ça fait peur de se faire prendre un petit peu,
13:01comme ça, interpellés par la police.
13:02On peut commencer à se débattre, raconter un peu n'importe quoi,
13:05peut-être essayer de se justifier juste pour s'en sortir.
13:07Il ne faut pas céder à cette panique, on va dire,
13:09et plutôt rester calme,
13:11et juste demander à un avocat
13:13pour que tout puisse se passer dans les règles de l'art après.
13:16Et c'est là que vous intervenez.
13:17Merci, Maître, d'avoir été notre invitée.
13:19Merci, Charlotte.
13:20Vous pouvez retrouver tous les épisodes sur les plateformes.
13:22On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode
13:24d'Affaires suivantes, le podcast Inédit.

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