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Depuis le début de la mobilisation lycéenne, 273 gardes à vue ont eu lieu dans la capitale, annonce sur BFMTV Laure Beccuau, procureur de la République de Paris. Parmi elles, 188 concernent des mineurs (63%) et 85 des personnes majeures. Concernant les mineurs, "la majorité d'entre eux est âgée de 15 ou 16 ans", précise Laure Beccuau. Ces suites judiciaires concernent des faits survenus entre le 29 septembre et le 8 octobre.
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00:00Lorsque je vais vous faire un ratio sur le nombre de gardes à vue, il ne sera forcément pas pertinent,
00:04puisqu'il faudrait qu'on le compare au chiffre des interpellations sur la seule plaque qui m'intéresse,
00:11c'est-à-dire la plaque parisienne.
00:13Ce que je peux vous dire, en l'occurrence, c'est que nous avons eu, à l'occasion de ces
00:18différentes journées de mobilisation lycéenne,
00:22273 gardes à vue.
00:24De ce que je crois savoir, mais les interpellations dépendent sur leurs chiffres de la préfecture de police,
00:30c'est que le différentiel que nous constations à l'occasion d'événements de manifestations antérieures entre interpellations et gardes
00:37à vue
00:37a été très réduit à cette occasion.
00:40C'est-à-dire qu'en fait, lorsque les mises en cause ont été interpellées, les gardes à vue ont
00:46souvent été suivies par ces interpellations.
00:50Donc ça veut dire qu'un interpellé était quasiment mécaniquement mis en garde à vue ?
00:54Alors, ce n'est pas mécanique, parce que c'est un officier de police judiciaire qui doit décider,
00:58lorsqu'on lui ramène quelqu'un, qu'on met en cause, s'il a les éléments suffisants pour décider d
01:04'une garde à vue.
01:05Mais, encore une fois, de ce que je crois savoir au niveau des officiers de police judiciaire,
01:09c'est que nombre de ces interpellations ont de fait été suivies de garde à vue.
01:13273 gardes à vue, donc, pour la seule région de Paris.
01:18Leur BQO, combien de mineurs ? Combien de majeurs ?
01:20Alors, une très très grosse proportion de mineurs, puisque 63% de ces gardes à vue ont concerné des mineurs.
01:27Et sur ces profils de mineurs, pour être un peu plus précise, la grande majorité d'entre eux étaient âgés
01:33de 15 ou 16 ans.
01:34De 15 ou 16 ans, ça veut dire qu'eux n'auront pas de comparution immédiate, ne peuvent pas avoir
01:38de comparution immédiate.
01:39C'est tout à fait exact.
01:40Oui, la règle de la comparution immédiate, c'est qu'elle n'est possible que pour les majeurs.
01:45Mais, pour autant, la politique pénale qui a été déclinée pour les majeurs comme pour les mineurs,
01:50c'est une politique pénale sur laquelle vous m'avez souvent donné l'opportunité de m'exprimer ici,
01:55c'est une politique pénale de déferment.
01:57Le déferment, ça veut dire quoi ?
01:58Ça veut dire que lorsqu'on sort d'une garde à vue, qui peut avoir 24-48 heures,
02:03on est immédiatement amené devant un magistrat, qui est d'abord un magistrat du parquet,
02:06qui reçoit l'intéressé pour lui signifier les faits qu'on lui reproche.
02:10Et puis ensuite, selon qu'on est mineur, on va se retrouver devant un juge des enfants,
02:16qui va aussi, lui, prendre en compte le mineur pour savoir quelle mesure il décide à son égard.
02:21Ou, quand on est majeur, la proportion qu'on a donnée, c'est souvent de la comparution immédiate.
02:26Mais pour les mineurs, comme pour les majeurs, il peut y avoir aussi une autre voie,
02:30qu'on appelle celle de la réponse alternative,
02:32qui consiste à être devant ce qu'on appelle un délégué du procureur,
02:36pour souvent accomplir des stages, avoir une mesure de réparation,
02:40qui peut considérer, par exemple, comme une mesure de réparation en faisant un travail non rémunéré,
02:45une contribution citoyenne, donner de l'argent pour une association d'aide aux victimes,
02:50tout un tas d'autres éléments.
02:51Est-ce qu'au moment où l'on se parle, lors BQO, c'est-à-dire, alors que la révolte
02:57des lycéens
02:58a commencé il y a plus de deux semaines maintenant,
03:00est-ce que vous avez un premier chiffre sur des condamnations concrètes, et à quoi ?
03:04Alors, pour les mineurs, comme vous l'avez dit, pas de chiffre sur les condamnations,
03:08parce que vous savez que le code de justice des mineurs impose une première étape
03:13d'analyse éducative et de personnalité du mineur,
03:17puis ensuite il y a le temps de l'audience, puis ensuite il y a le temps de la condamnation.
03:20Et donc là, aujourd'hui, l'ensemble des mineurs,
03:23comme d'ailleurs la quasi-totalité des gens qui ont été déférés,
03:26étaient des personnes qui étaient inconnues.
03:31Donc, cette étude éducative pour les mineurs va se...
03:35C'était pour la plupart des gens inconnus ?
03:37C'est-à-dire qu'ils avaient un casier judiciaire vierge,
03:39ils n'étaient pas connus de la justice, c'est leur première action ?
03:42Voilà, c'était même au-delà du casier judiciaire portant mention d'aucune condamnation,
03:45c'était pas connu, y compris au niveau des...
03:47Pas connu du tout ?
03:48Par les services de police ou de gendarmerie.
03:50Donc, c'était vraiment des gens qui étaient confrontés pour la première fois
03:55à l'institution policière et judiciaire.
03:57Ce qui peut aussi considérer que lorsqu'on passe 48 heures de garde à vue,
04:01plus 20 heures au dépôt, plus la confrontation à un magistrat,
04:05c'était important.
04:06Donc, pour répondre à votre question,
04:08les seules condamnations que je peux évoquer devant vous,
04:11c'était des majeures.
04:14Et certes, beaucoup ont demandé un délai pour préparer leur défense.
04:17Donc, condamnations qui interviendront, c'est leur droit qui sera décalé.
04:21Les premières condamnations qui sont intervenues
04:23sont des condamnations à des travaux d'intérêt général,
04:26pour des durées, travail d'intérêt général,
04:28qui, si ils ne le font pas, emportent peine de prison,
04:31interdiction de porter une arme ou interdiction de manifester.
04:34Ça, ce sont ce que j'appelle les peines complémentaires.
04:37Et puis, il y a eu aussi des peines d'emprisonnement avec sursis.
04:40Il y a eu des peines d'emprisonnement avec sursis ?
04:41Avec sursis.
04:42C'est-à-dire que personne ne dort en prison au moment où on se parle.
04:45C'est-à-dire que, sur toutes ces interpellations,
04:47sur les images que l'on a vues,
04:49au moment où on se parle, en tout cas pour Paris,
04:51il n'y a pas une personne qui est en prison.
04:53Ceux qui ont été renvoyés...
04:54Enfin, la réponse est oui.
04:56Oui, il n'y a aucune personne en prison.
04:57La réponse est oui à votre question pour y répondre très clairement.
04:59Sur les poursuites qui ont été engagées,
05:02en voie de déferment,
05:04ceux qui sont passés à l'audience,
05:05comme ceux qui ont été renvoyés devant le tribunal pour enfants
05:09ou le jus des enfants,
05:11les faits qui étaient reprochés,
05:12c'était soit des violences à l'encontre des forces de l'ordre,
05:17sans incapacité totale de travail,
05:18mais ce qu'on a considéré comme violences,
05:20c'est par exemple le fait d'user un mortier à tir tendu
05:22en direction des forces de l'ordre.
05:24Voilà, soit des faits de dégradation importantes,
05:27soit des faits de détention de mortiers,
05:29enfin, ce qu'on appelle les mortiers improprement,
05:31mais de faits de détention de mortiers.
05:33Et donc ça, ça fait partie de ceux qui sont passés à l'audience.
05:38Mais ce que je voudrais dire par rapport,
05:40si vous me permettez de rebondir sur vos interrogations,
05:42c'est que sur votre chaîne,
05:45comme sur d'autres,
05:46on a vu un certain nombre de faits tout à fait gravissimes.
05:50Là, si vous voulez, ceux qui sont passés,
05:51c'est ceux qui ont été interpellés immédiatement,
05:53dans leurs gestes,
05:55qui troublent de façon majeure l'ordre public,
05:57parce qu'ils empêchent ce qui est le droit de manifester,
06:00ce qui est un droit constitutionnel.
06:02Le blocage n'est pas autorisé,
06:03c'est-à-dire qu'on a le droit de manifester,
06:05mais on n'a pas le droit d'empêcher des étudiants ?
06:08Alors, on n'a jamais déféré des gens,
06:10tout simplement parce qu'ils faisaient des blocages.
06:12On a déféré des gens,
06:13soit parce qu'ils étaient détenteurs de mortiers,
06:15soit parce qu'ils commettaient des violences,
06:16soit parce qu'ils mettaient en danger la vie d'autrui.
06:19Typiquement, ce qu'on constate chez les mineurs aujourd'hui,
06:22c'est que, semble-t-il,
06:22je ne sais pas si c'est sur les réseaux sociaux,
06:24ils arrivent sur le lieu de certains blocages
06:27avec des briquets puis une bombe déodorante
06:31et ils essayent de faire...
06:32On a vu cette fameuse image,
06:34cette fameuse image d'un jeune
06:36qui, effectivement, à l'aide d'une bombe aérosol,
06:38à laquelle il a mis le feu,
06:40a brûlé directement,
06:42comme une sorte de lance-flamme,
06:43le visage d'une femme
06:45qui tentait de protéger un abrébus.
06:47Cette image-là, elle est assez symptomatique,
06:49effectivement, d'une violence directe.
06:53Si on en venait à ce cas-là, par exemple,
06:55qu'est-ce qu'on risque quand on fait ça ?
06:57Qu'est-ce qu'on risque quand on est un jeune ?
06:58Je crois qu'il est mineur, en l'occurrence celui-là,
07:01parce que je crois que vous aviez eu l'information.
07:03Il avait 16 ans.
07:05Qu'est-ce qu'il risque ?
07:07Alors, s'il risque au niveau de la condamnation,
07:09c'est ce qu'on appelle des violences volontaires.
07:10Alors, selon qu'il y a une incapacité totale de travail ou pas,
07:15les peines augmentent.
07:16Mais, à minima, ça peut être une peine de 3 ans,
07:19puis on cumule les circonstances aggravantes,
07:20avec arme, avec préméditation, etc.
07:22Mais est-ce que dans les faits, ça arrive vraiment ?
07:25Sur la plaque parisienne,
07:26cette image n'était pas de la plaque parisienne.
07:28Non, c'était à Marseille.
07:28Et le mineur, avec 15 ans,
07:29il avait été placé en garde à vue.
07:31Voilà.
07:31Alors, à chaque fois, il faut forcément...
07:33Qui dit infraction pénale,
07:34dit placement en garde à vue,
07:36dit, encore une fois, je le répète,
07:38défermant, c'est la politique pénale du Parquet de Paris.
07:40Dès qu'on commet des violences
07:42ou qu'on met en danger de quelconque manière
07:44défermant, ça veut dire que concrètement,
07:45on passe 24 heures ?
07:46On passe déjà 24 heures,
07:49voire 24 heures de plus, 48 heures.
07:51Et ensuite, on voit un juge.
07:52Et ensuite, on voit un juge
07:53en étant quelquefois jusqu'à 20 heures au dépôt.
07:56D'accord ?
07:56Puisque à Paris, il y a un dépôt.
07:58Mais pour revenir à mes propos initiaux,
08:01il y a des faits tout à fait gravissimes
08:02que vous avez vus.
08:03L'agression de cette policière, typiquement.
08:05Qui est...
08:06On la voit...
08:07Ça, ça se passe à Paris.
08:08Il y a eu des interpellations.
08:09Alors, il y a déjà eu un mineur...
08:12Celui-là, il y a ce cri qui a été prononcé.
08:13Voilà.
08:14Un mineur a été déféré.
08:15Mais vous voyez, on ne lâche rien.
08:17C'est-à-dire que ce matin,
08:18je peux vous annoncer...
08:19Ce matin ?
08:19Je peux vous annoncer que ce matin,
08:21il y a déjà eu deux autres interpellations.
08:23Et deux personnes viennent d'être placées
08:25en garde à vue.
08:26Dans ce dossier-là ?
08:27Dans ce dossier.
08:27Dans ce dossier.
08:29L'un, c'est celui qui a fait ce qu'on appelle,
08:31dans un langage trop commun,
08:32la balayette.
08:33C'est ce que j'allais dire.
08:34Il l'a fait tomber.
08:35Et l'autre, c'est celui qui a filmé.
08:37Parce que là aussi, c'est une infraction.
08:39Donc, deux nouvelles gardes à vue dans ce dossier.
08:41Dans ce dossier-là,
08:42dont on avait vu effectivement les images
08:45de cette jeune policière
08:47qui tente de s'échapper,
08:48qui court sur le trottoir,
08:50suivie par au moins trois individus.
08:52L'un qui l'a fait tomber,
08:54l'autre qui filme,
08:55et ensuite un dernier
08:56qui effectivement se projette sur elle.
08:58Au moment où on se parle,
08:59les trois ont été arrêtés.
09:00L'un sur le moment,
09:02deux autres depuis.
09:03Alors, pas tout à fait sur le moment,
09:05mais l'un a été arrêté
09:06dans une première temporalité.
09:07Et les deux autres,
09:08vous voyez,
09:09les enquêtes se poursuivent.
09:10Mais je pourrais vous citer
09:11tout un tas d'autres exemples.
09:12Allez-y.
09:12Vous avez vu aussi, par exemple,
09:15ce lycée, le lycée Vauclin,
09:17où il y a eu un incendie qui fait que...
09:18Le lycée Vauclin, je reprécise
09:19pour ceux qui nous écoutent,
09:20nous avons vécu d'ailleurs cela
09:22avec l'inquiétude
09:23que l'on percevait dans la voix
09:24de notre propre équipe
09:26qui était bloquée
09:28à l'intérieur de ce lycée Vauclin
09:29dans le 12e arrondissement de Paris,
09:30bloquée avec l'équipe éducative
09:32et une centaine de lycéens,
09:34avec des individus
09:35qui avaient bloqué la porte,
09:37donc qui ne pouvaient pas en sortir,
09:38et qui avaient accumulé
09:40des objets devant
09:41auxquels ils mettaient le feu,
09:42empêchant même,
09:43alors même jusqu'à empêcher,
09:45les équipes éducatives
09:46de tenter de l'éteindre.
09:49Elle nous avait dit ce mot,
09:50notre journaliste présente sur place,
09:52elle nous avait dit
09:52nous sommes assiégés.
09:54Eh bien, pour ces faits,
09:56la sûreté parisienne
09:58est saisie de l'enquête.
09:59Là aussi,
10:00c'est un terme que j'emploie à dessein
10:02et que vous savez
10:02que je n'aime pas
10:03les phrases grandiloquentes,
10:04mais nous ne lâcherons rien.
10:06Nous ferons tout
10:07pour interpeller les mises en cause.
10:09Certains ont-ils déjà été mises en cause ?
10:11Alors, il y a eu deux mineurs
10:13qui ont été interpellés,
10:14mais si vous voulez,
10:15pour ce lycée,
10:15il y a eu deux phases successives.
10:17La première tentative d'incendie
10:19et les deux mises en cause
10:20pour la tentative d'incendie,
10:21eux, ont été interpellés
10:22et déférés.
10:23C'était des mineurs.
10:24Et puis,
10:25l'enquête se poursuit.
10:26Et dernier exemple,
10:27si vous voulez,
10:27puisque c'est le dernier exemple en date,
10:29c'est la place de la Bastille,
10:31c'est ces gens
10:31qu'on voit sur les toits
10:32en train de projeter
10:33des éléments de cheminée
10:35sur les forces de l'ordre.
10:36Oui.
10:36Voilà.
10:37Ça aussi,
10:38c'est une enquête
10:39qui est en cours,
10:39c'est la sûreté
10:40qui est saisie
10:41et grâce aux images
10:43que nous pourrons avoir,
10:45nous chercherons
10:47à identifier les auteurs.
10:48Et vous les trouverez ?
10:49Vous nous dites ce matin
10:49on fera tout pour les trouver ?
10:50On fera tout pour les trouver.
10:52Ce qu'il faut savoir aussi
10:53dans ce contexte particulier
10:55et c'est la spécificité
10:56peut-être
10:57aujourd'hui
10:58de ces événements,
10:58c'est que non seulement
10:59sur les poursuites
11:00qui ont été engagées,
11:01il y a eu beaucoup d'images
11:03de vidéosurveillance,
11:04on appelle la vidéoprotection
11:05dans le langage,
11:06mais les gens préfèrent
11:07vidéosurveillance,
11:08c'est plus parlant.
11:09mais il y a aussi eu
11:11une nouvelle possibilité
11:13pour les forces de l'ordre,
11:14c'est d'utiliser
11:14les caméras piétons.
11:16Et un certain nombre
11:17de dossiers
11:17se font non seulement
11:18sur les images
11:19de vidéoprotection,
11:20mais sur aussi
11:21des caméras piétons
11:22déclenchées
11:23qui permettent non seulement
11:24de voir les images,
11:25mais d'entendre.
11:26J'ai plusieurs questions
11:27encore à vous poser,
11:28Laure Bécuot,
11:29sur la question
11:30des mineurs
11:31et de leurs parents,
11:31sur la question
11:33des policiers
11:34qui,
11:34avec des enquêtes
11:35qui ont été ouvertes
11:36aussi sur des agissements
11:37de policiers.
11:38Et enfin,
11:39des questions aussi
11:39sur les motivations politiques
11:41qui ont été évoquées
11:42par le gouvernement.
11:43Est-ce que ça fait partie
11:44des éléments
11:45qui sont ensuite
11:46étudiés dans les dossiers ?
11:47D'abord,
11:48sur mineurs parents.
11:49Lorsque des mineurs,
11:51et il y en a 63%,
11:52dites-vous,
11:53sur la zone parisienne
11:55parmi les interpellés,
11:57ces mineurs,
11:58est-ce que leurs parents
11:58sont convoqués ?
11:59Est-ce que leurs parents
12:00peuvent même être condamnés ?
12:02Alors,
12:03les parents
12:04sont systématiquement
12:05convoqués
12:05lorsqu'il y a
12:06des présentations.
12:08Et,
12:08en l'occurrence,
12:10tous les parents
12:11convoqués
12:11dans les faits
12:12dont je vous ai parlé
12:13sont venus.
12:14Et la très grande...
12:16Ils ne se sont pas dérobés.
12:16Ils sont là,
12:17ils sont au rendez-vous,
12:18ils sont venus,
12:18ils ont répondu.
12:19Et donc,
12:20ils sont venus,
12:21et non seulement
12:22ils sont venus,
12:23mais je dirais presque
12:24qu'ils ont approuvé
12:26les orientations
12:27de politique pénale
12:29qui étaient celles
12:29de mon parquet.
12:30Parce que,
12:31beaucoup de ces parents
12:32ont été assez étonnés
12:34de ce qui était
12:35reproché à leur enfant.
12:36et au-delà
12:37d'être étonnés,
12:38ils ont émis
12:39leur désapprobation
12:40par rapport
12:40à ce qui était passé.
12:41ils ont soutenu,
12:41ils ont été du côté
12:42de l'institution,
12:43ils ont soutenu.
12:44Mais les enfants,
12:45eux-mêmes,
12:45quand ils sortent
12:45de ce parcours
12:47de 20 heures,
12:47voire 48 heures,
12:49quel état d'esprit
12:50ils sont ?
12:51Ils se disent,
12:52on ne s'est pas rendu compte,
12:54on a été pris...
12:55La très grande majorité
12:56a reconnu les faits
12:59et a finalement
13:02s'est interrogé,
13:03peut-être,
13:03commencent à s'interroger
13:04sur leur propre...
13:05Comment est-ce qu'ils
13:05se sont retrouvés là,
13:06à faire ça ?
13:07Ils s'interrogent...
13:09Est-ce qu'ils ont reconnu
13:10et regretté ?
13:12Oui, oui,
13:13forcément,
13:14la reconnaissance
13:14passe toujours
13:15par une phase de regret
13:16quand on accepte
13:18d'être décentré
13:19par rapport
13:19à son propre sort.
13:20Mais typiquement,
13:21par exemple,
13:22on va faire
13:23toutes les mesures éducatives,
13:24qu'elles soient
13:25dans le cadre
13:25d'une comparution
13:26devant le juge des enfants
13:27ou dans le cadre
13:29des délégués
13:30du procureur.
13:31Vous voyez,
13:31le nombre de ces mesures éducatives,
13:33je vous l'ai dit,
13:34ça consiste dans des travaux
13:35non rémunérés.
13:36Ces travaux non rémunérés,
13:38ils se font où ?
13:38Ils se font chez les sapeurs-pompiers,
13:40à la préfecture de police,
13:42dans les hôpitaux.
13:43Ça veut dire quoi ?
13:43Ça veut dire que ces mineurs
13:44vont apprendre
13:45les conséquences
13:46de leurs gestes
13:47pour les pompiers.
13:48Sans civilisation,
13:49évidemment.
13:49Et bien sûr,
13:51je veux dire,
13:52on est quand même
13:52dans des profils
13:54extrêmement particuliers
13:55à cette occasion-là.
13:56Et je ne vous dirai pas
13:57nécessairement ça
13:57quand j'ai des faits
13:59que je poursuis
14:00à la suite
14:01d'événements
14:03footballistiques
14:03du PSG
14:04pour tout dire.
14:04Les profils sont
14:06très très différents.
14:07Très différents.
14:08Non mais ça,
14:08c'est très important.
14:08Vous êtes en train
14:09de nous dire ce matin
14:10parce que certains
14:10ont pu comparer
14:11ayant le sentiment
14:12que c'était les mêmes images.
14:13Ça n'a rien à voir.
14:14Ils ne s'agissent pas
14:15des mêmes individus.
14:15Alors après,
14:16malheureusement,
14:18comme trop souvent
14:19dans ces cas-là,
14:20lorsque des mouvements
14:22revendicatifs
14:24deviennent importants
14:25sur la mobilisation
14:26de la plaque parisienne,
14:27ça grège à ces mouvements,
14:29ce qu'on appelle
14:29les black blocks.
14:30Et ceux-là,
14:31malheureusement,
14:31on commence déjà
14:32à les retrouver
14:33sur les derniers événements.
14:34Est-ce que ceux-là,
14:37vous avez réussi
14:37à les arrêter ?
14:38Parce qu'on a quand même
14:39l'impression
14:39que c'est ceux
14:40qui reviennent
14:41à chaque fois.
14:42Et là,
14:43vous vous retrouvez
14:43avec face à vous
14:44des lycéens
14:46qui sont un peu dépassés
14:47semble-t-il
14:47par ce qui leur est arrivé,
14:48pour certains en tout cas.
14:49Mais vous avez aussi
14:50d'autres individus
14:51qui clairement
14:52se sont agrégés.
14:53Est-ce qu'eux
14:54sont plus difficiles
14:56à arrêter ?
14:57Bien sûr.
14:57Bien sûr.
14:58Parce que
14:59qui parle de ce terme
15:01black block,
15:01ça veut dire
15:01que ce sont des gens
15:02qui délibérément
15:03arrivent sur la plaque parisienne
15:04en ayant finalement
15:06un mode opératoire
15:07pour ne pas être reconnus.
15:08qui se dissimulent.
15:09Une question sur la politique.
15:11Le gouvernement
15:12a plusieurs fois
15:14pointé du doigt
15:15ce qu'ils appellent
15:16donc LFI
15:17et les proxys
15:18d'ultra-gauche
15:19comme étant des éléments
15:21qui ont motivé
15:24ces violences.
15:25Est-ce que ça fait partie
15:27des questions
15:27que vous posez
15:28à ceux qui sont face à vous ?
15:29Est-ce que vous avez
15:30le sentiment d'avoir
15:30des jeunes politisés
15:32ou qui ont suivi
15:33un mouvement aussi politique,
15:35des appels politiques ?
15:36Est-ce que cette question-là
15:37elle vous est apparue
15:39dans les différents dossiers ?
15:40Non.
15:41La question de l'adhésion politique
15:43à telle ou telle partie
15:44ne fait pas du tout partie
15:45de l'enquête judiciaire.
15:46Mais ça veut dire quoi ?
15:47C'est-à-dire que vous ne posez pas
15:48la question
15:48ou vous ne voulez pas savoir ?
15:49Non, non.
15:50Mais ce qu'on pose
15:52c'est pourquoi vous êtes arrivé là ?
15:54Si vous êtes arrivé là
15:55si on nous dit
15:56les réseaux sociaux
15:57et qu'est-ce qu'on constate
15:57dans ces dossiers ?
15:58On constate une forme
15:59d'échange
16:01dans certains dossiers
16:02par les réseaux sociaux.
16:05On va à notre lycée,
16:06on bloque,
16:06on fait comment ?
16:08Et les revendications politiques
16:10sont assez absentes
16:12de ce dossier.
16:13La semaine dernière
16:13on nous mettait
16:14collectivement en garde
16:15contre les risques
16:16d'instrumentalisation,
16:17de noyautage
16:18de cette colère étudiante.
16:20Pour l'essentiel
16:21les jeunes
16:21qui ont été interpellés
16:23et placés en garde à vue
16:24n'étaient probablement pas
16:26dans cette catégorie.
16:28C'est-à-dire que c'était des gens
16:28qui étaient à leur
16:30première manifestation.
16:31Si je risquais une question
16:32je dirais nécessairement
16:32des bêtises
16:33et donc je suis suffisamment
16:34à une réponse
16:36nécessairement plus prudente.
16:37Ce que je peux vous dire
16:38c'est que la seule chose
16:38constatée dans ces dossiers
16:40c'est que soit
16:41ce sont des lycéens
16:42qui sont arrivés
16:43sur le lieu
16:44de ces blocages
16:45en voulant participer
16:46aux blocages
16:46revendiquant
16:47telle ou telle chose
16:48par rapport à leur établissement
16:49par rapport à la professeure
16:50soit des lycéens
16:52qui se sont laissés convaincre
16:54de participer au local
16:54mais par leur propre père
16:56si je puis dire
16:57d'autres lycéens
16:58avec lesquels
16:59ils échangent
16:59sur les réseaux sociaux.
17:00Dans les condamnations
17:02dans la réponse pénale
17:03vous avez parlé
17:04des peines alternatives
17:05des peines éducatives
17:06il y a aussi la question
17:07de la réparation
17:08des dommages créés
17:10il y a un projet de loi
17:11casseur-payeur
17:13qui est en discussion
17:14à l'Assemblée
17:15dans votre réponse pénale
17:17est-ce que ce projet de loi
17:18va changer quelque chose
17:19ou est-ce que c'est un outil
17:21de plus
17:22est-ce que ça veut dire
17:23que dans les interpellations
17:24ça va changer des choses
17:25et surtout
17:26la réponse de la justice.
17:27Il est difficile
17:29pour moi de vous répondre
17:29tout simplement
17:30parce que je ne sais pas
17:31comment est écrit
17:31ce projet de loi
17:32ce que je peux vous dire
17:33c'est ce qui se passe
17:34à l'heure actuelle
17:35à l'heure actuelle
17:36par exemple
17:36si un mineur
17:38est poursuivi
17:40pour avoir commis
17:41des violences
17:42ou des dégradations
17:43la victime de violences
17:45ou la victime de dégradations
17:46peut demander ce qu'on appelle
17:47des dommages d'intérêt
17:49sur la base du code civil
17:50et ce sont les parents
17:51qui payent
17:51voilà
17:51ce sont les parents
17:52qui payent
17:53mais avec cette nouvelle loi
17:56il se pourrait aussi
17:57que ce soit une responsabilité
17:58collective
17:58et que la facture
18:00soit divisée
18:01cette loi
18:02casseur-payeur
18:03plus collectif
18:04alors
18:06la difficulté
18:06ça sera
18:07de faire
18:08ce qu'on appelle
18:09l'élément de causalité
18:10entre la présence
18:10dans ce groupe
18:11et la dégradation causée
18:12et je pense qu'on n'en sortira
18:14que difficilement
18:15sur l'indemnisation civile
18:17c'entend
18:18Laure BQO
18:19deux questions encore
18:19une sur les policiers
18:21combien d'enquêtes ouvertes
18:22est-ce que
18:23vous travaillez aussi
18:24avec l'IGPN ?
18:25bien sûr
18:25à l'heure actuelle
18:27nous avons
18:288 enquêtes
18:30qui sont confiées
18:30à l'IGPN
18:318 enquêtes à Paris
18:32et 24 sur le territoire
18:34c'est-à-dire que nous avons
18:36si je sais encore faire
18:37des multiplications
18:38un tiers des enquêtes
18:39IGPN
18:40et puis nous avons également
18:41deux enquêtes
18:42qui sont confiées
18:44au service de déontologie
18:45de la préfecture de police
18:46ce que je résumerai
18:48dans son positionnement
18:49comme étant
18:49une enquête de l'IGPN
18:50vous avez des éléments
18:52sur par exemple
18:53le coup de genou
18:53qui a fait
18:54évidemment
18:55alors cette enquête
18:56je dois dire
18:57nous l'avons ouverte
18:58d'initiative
18:59tout simplement
18:59parce que j'étais
19:00devant mon poste télé
19:01au moment où BFM
19:02a révélé les faits
19:04et donc j'ai tout de suite
19:04fait un texto
19:05au collègue
19:06qui était de permanence
19:06en disant
19:07il y a un sujet
19:08sur Paris
19:09il faut l'enfermer
19:10une enquête
19:10ça c'est Tino
19:10et ce que vous êtes
19:11en train de nous raconter
19:11leur BQO
19:12c'est qu'en voyant
19:13les images en direct
19:14sur BFM TV
19:15vous avez pris l'initiative
19:16de l'ouverture
19:16de cette enquête
19:17bien sûr
19:17parce que comme tout à chacun
19:18ces images
19:20à tout le moins
19:21interrogent
19:21parce qu'on sait que
19:22on sait que
19:23la police
19:25a ce qu'on dit
19:25le monopole
19:26de ce qu'on appelle
19:27la violence légitime
19:28c'est-à-dire que
19:29les services de police
19:30ont le droit
19:31d'utiliser la violence
19:32mais à des conditions
19:33précises
19:36la stricte nécessité
19:37et la proportionnalité
19:39quand on a compris ça
19:40on a tout compris
19:41donc à partir du moment
19:43où l'un ou l'autre
19:44de ces deux éléments
19:45n'existent pas
19:46dans l'usage de la violence
19:47par la police
19:48la question
19:49de la responsabilité
19:50de celui
19:51qui a exercé
19:51ces violences
19:52se pose
19:53et des enquêtes
19:53sont donc diligentées
19:54Alors BQO
19:55une question encore
19:56sur cette image
19:56hier soir
19:57Raphaël Glucksmann
19:58qui vient d'être élu
19:59qui sort
20:00il se prend d'abord
20:01du riz
20:02puis du sucre
20:03puis de la farine
20:03avec des cris
20:05il dit ce matin
20:07que pour lui
20:08il n'y a pas de doute
20:09c'est LFI
20:10il l'accuse
20:11LFI d'être derrière
20:12et la plupart
20:13des militants
20:14l'ont d'ailleurs
20:14revendiqué
20:15en tout cas celui du riz
20:16dès le départ
20:17et les autres
20:17un peu plus tard
20:19est-ce que
20:19jeter du sucre
20:21de la farine
20:21peut-être même des oeufs
20:23c'est bonne enfance
20:24ça fait partie
20:25de la vie politique
20:25ou est-ce que vous estimez
20:26qu'il s'agit d'une agression
20:28c'est sur le territoire parisien
20:29il pourrait d'ailleurs
20:30décider de porter plainte
20:31ça arriverait sur votre bureau
20:32Alors
20:33typiquement
20:33je ne m'emparerais
20:34de ce dossier
20:35que si
20:36il porte plainte
20:37voilà
20:38dépose une plainte
20:39après tout dépendra
20:40de la conséquence
20:41je ne crois pas
20:42qu'on puisse dire
20:43que la farine
20:43c'est une arme
20:44en revanche
20:45il y a une circonstance
20:45aggravante
20:46le concernant
20:46c'est que c'est un élu
20:48donc rien que ça
20:49ça crée une circonstance
20:50Mais est-ce qu'on peut être condamné
20:51pour avoir jeté de la farine
20:52c'est-à-dire que
20:53parce que ça pourrait se passer
20:54tous les jours
20:55pour tous les candidats
20:56parce qu'on sent que cette élection
20:57est quand même plus tendue
20:58que d'autres
20:59est-ce qu'il y a quelque chose
21:00qui peut mettre fin à ça
21:01du point de vue judiciaire
21:02ou est-ce qu'au fond
21:04avoir jeté de la farine
21:05ça va être un rappel à la loi
21:06mais pas grand chose derrière
21:06Alors ça
21:07sur la suite
21:08réserver la procédure
21:10là aussi
21:10ça serait une anticipation
21:11Qu'est-ce qu'on peut encourir ?
21:12Qu'est-ce qu'on en court
21:13pour un peu pareil ?
21:14Si on est vraiment
21:15dans le strict
21:17le strict domaine
21:18de chercher
21:19une qualification pénale
21:20qui pourrait être appliquée
21:21à ces faits
21:22ça serait des violences
21:24sans incapacité de travail
21:26avec éventuellement
21:27la circonstance aggravante
21:28du fait que
21:29Raphaël Glucksmann
21:30est élu
21:31Après
21:32ce qu'il faut bien savoir
21:34c'est qu'il y avait
21:35cette intention
21:36après si la personne
21:37dit par exemple
21:38c'était pour rire
21:39c'est ce qu'on appelle
21:40un mobile
21:40le mobile ne fait pas disparaître
21:42l'intentionnalité
21:43de l'infraction
21:43Pauline revenons
21:44à une dernière question
21:45J'ai une dernière question
21:46on a après l'affaire Liana
21:48parlé de la priorisation
21:49des affaires
21:50sur des violences sexuelles
21:51exercées sur les mineurs
21:52au regard de l'actualité
21:53on sent bien
21:54qu'il y a un gros flux
21:55qui vous arrive
21:55avec tous ces dossiers
21:57à gérer
21:57est-ce que
21:58priorité sur priorité
21:59fait que
22:00mécaniquement
22:01les violences sexuelles
22:01sont repassées
22:02en dessous de la pile ?
22:03Qu'est-ce que vous pouvez
22:03nous dire aujourd'hui ?
22:04Alors nous avons
22:05conservé
22:06la nécessité
22:07de traiter
22:08tous les dossiers
22:09de violences sexistes
22:10et sexuelles
22:10de manière prioritaire
22:11et là
22:12puisque l'occasion
22:13m'en est donnée
22:13je leur dis
22:14entre nous
22:15mais je peux le dire
22:16publiquement
22:16je ne peux que rendre hommage
22:17aux collègues
22:20des parquets mineurs
22:20et d'autres sections
22:21parce que ça a été
22:22rendu possible
22:23pourquoi ?
22:24Ça a été rendu possible
22:25parce que
22:26l'ensemble des 13 magistrats
22:27des parquets des mineurs
22:28se sont mobilisés
22:29pour répondre
22:30aux appels téléphoniques
22:31qui étaient non seulement
22:32sur ces événements
22:33liés au blocage
22:34mais sur les appels téléphoniques
22:36qui sont liés
22:37aux violences sexistes
22:39et sexuelles
22:39à l'heure actuelle
22:40nous suivons
22:41enfin nous avons eu
22:42à traiter
22:433000 dossiers
22:44de violences sexistes
22:45et sexuelles
22:46sur la plaque parisienne
22:46Et vous y arrivez ?
22:47Vous faites face ?
22:48Nous faisons face
22:48Vous pouvez dire ce matin
22:50qu'aucune affaire
22:53liana ne reste
22:53dans un fond de tiroir ?
22:55Nous savons
22:56sur les
22:56sur les 3000
22:58plus de 3000 affaires
22:59nous avons déjà
23:00criblé
23:01plus de
23:022300 d'entre elles
23:04donc il y a
23:05600 affaires
23:06sur lesquelles
23:06nous devons encore
23:07avoir un compte-rendu téléphonique
23:09a priori
23:10mais évidemment
23:11j'ai donné des instructions
23:12au service de police
23:13pour prioriser
23:15les contacts téléphoniques
23:16avec le parquet
23:16sur les affaires
23:18criminels
23:19bien sûr
23:20les affaires
23:20où la mise en cause
23:21est susceptible
23:22d'être encore
23:22au contact
23:23avec sa victime
23:23ou être un professionnel
23:25de l'enfance
23:26par exemple
23:26alors après
23:27il faudra encore
23:28une mobilisation
23:29des services enquêteurs
23:30il faudra une mobilisation
23:32des parquets
23:32il faut toujours
23:34que finalement
23:35les collègues
23:36en termes de moyens
23:37qui ne peuvent jamais
23:37être occultés
23:38en la matière
23:39et bien
23:39il faut que les moyens
23:41soient au rendez-vous
23:41mais ce que je peux vous dire
23:43sur ces chiffres
23:44ce qui m'apparaît important
23:45c'est que depuis
23:46que nous traitons
23:47ces affaires
23:47nous avons ouvert
23:48un nombre d'informations
23:49tout à fait important
23:51puisque nous en sommes
23:52à 52 ouvertures d'informations
23:55depuis le mois de juillet
23:56c'est beaucoup plus
23:57que d'habitude
23:57par contre
23:58oui
23:58c'est forcément
24:00un chiffre d'ouverture
24:01d'informations
24:01qui continue
24:03nous avons ordonné
24:04des poursuites d'enquête
24:05dans à peu près
24:061500 enquêtes
24:07c'est à dire que
24:08nous restons avec aussi
24:09cette volonté qualitative
24:11des enquêtes
24:12vous savez
24:13ce qu'on a beaucoup reproché
24:14je parle trop
24:15mais je voudrais le dire
24:17c'est un point extrêmement important
24:18je ne vous couperai jamais là-dessus
24:20c'est tellement
24:22ça donne tellement le vertige
24:23de penser qu'en France
24:24on a pu laisser ces affaires s'installer
24:25on a je pense
24:26été incompris
24:27de la part de nos concitoyens
24:29lorsqu'ils ont trop souvent entendu
24:30que dans les affaires
24:31de violences sexuelles
24:32qu'elles concernent
24:32les majeurs
24:33ou les mineurs
24:33c'était la parole de l'un
24:35contre la parole de l'autre
24:36or aujourd'hui
24:37nous le savons
24:38une enquête structurée
24:40avec les études du téléphone
24:42de l'ordinateur
24:43des proches
24:44voire de ceux qui emploient
24:46les victimes
24:46bref
24:47tous ceux qui
24:48être en périphérie
24:50de ces seules auditions
24:51de la victime
24:52et du mise en cause
24:52permettent de mettre à distance
24:54cette phrase trop réductrice
24:56la parole de l'un
24:56contre la parole de l'autre
24:57et c'est pour ça
24:58que je dis que
24:59nous sommes confrontés
25:00à un double défi
25:01le défi d'enquête
25:03qui sont très importantes
25:04et le défi
25:06en nombre
25:06mais le défi d'enquête
25:08qui doivent être toujours
25:09conservés dans leur qualité
25:10dans leur qualité
25:11et jamais bâclé
25:12merci beaucoup
25:12Laure Béciot
25:13d'avoir pris le temps
25:14justement
25:15ce matin
25:15de répondre à nos questions