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00:11C'est à tous ravis de vous retrouver dans le carrefour du soir, votre nouveau rendez-vous sur Médien TV.
00:17Ce soir, comme tous les soirs de la semaine, nous allons revenir sur l'effet marquant de la journée.
00:22Pour analyser l'effet d'actualité, des invités seront avec nous également ce soir,
00:27avec Mohamed Ramadan, expert en protection des données et en intelligence artificielle.
00:32Nous aborderons la protection des données des entreprises au Maroc qui entre dans une nouvelle phase.
00:39En deuxième partie d'émission avec Driss El-Hazez, président de la Fédération marocaine des bijoutiers.
00:46Nous nous demanderons pourquoi le secteur marocain de l'or peine-t-il encore à exploiter son potentiel.
00:52Et ce soir encore, on retrouve le Vox du jour avec Rachid Farhan.
00:56Il est allé à votre rencontre comme tous les jours pour parler des prix exorbitants des loyers à Rabat, la
01:02capitale.
01:03On retrouvera aussi la carte blanche, la fenêtre sur le monde du carrefour du soir.
01:08Ce soir, direction Damas avec Mohamed Erami, notre correspondante.
01:12Avec lui, nous reviendrons sur Souaïdia, une ville à majorité druze du sud de la Syrie,
01:18où les factions locales défient Damas et où Israël est intervenu militairement en affirmant protéger les druzes.
01:25Quel enjeu derrière ce bras de fer ? On en parle tout à l'heure.
01:28Et tous les soirs, j'ai le plaisir et l'honneur de retrouver une équipe pour décrypter l'actualité et
01:34la regarder sous un autre angle.
01:36Bonsoir à toutes et bonsoir, Nassine.
01:39Bonsoir.
01:40Alors, je commence avec vous, Rita Zin.
01:42Comme tous les soirs, vous êtes avec nous.
01:44On vous retrouve en début d'émission en compagnie de Bachir Thiam, rédacteur en chef à Médien TV.
01:49Ce soir, Rita, vous nous parlez de monnaie.
01:54Je crois savoir que ça bouge côté dirham.
01:56Les fluctuations du dirham face aux devises, le dollar et l'euro.
02:00Très bien, merci beaucoup, Rita.
02:01On vous retrouve tout à l'heure.
02:03Et comme tous les soirs, l'économie est aussi au rendez-vous ce soir avec Nasriddin Ounaïn.
02:09Bonsoir, Nasser.
02:10Bonsoir, Selma.
02:11Nasser, ce soir, les comptes du monde sont dans le rouge.
02:15La dette mondiale donne le vertige.
02:17Oui, le monde est en crise.
02:18Selon le FMI, la dette publique mondiale pourrait atteindre les 100% du PIB mondial d'ici 2029.
02:24Merci beaucoup, Nasser.
02:25A tout à l'heure.
02:26Et Sarah Hamni et son fact-checking seront également de la partie ce soir.
02:31Bonsoir, Sarah.
02:31Bonsoir, Selma.
02:32Alors, Sarah, quelles rumeurs avez-vous remontées à la source ?
02:36Alors, ce soir, on va revenir sur une fake news autour de l'Ukraine.
02:40Des femmes seraient mobilisées de force pour entrer dans l'armée.
02:44On va décrypter tout ça.
02:45Très bien, merci, Sarah.
02:46A tout à l'heure.
02:47Et aussi comme tous les soirs, le sport sera au rendez-vous avec Nargis Bachiri pour le JT Sport et
02:54le Zoom Sport en fin d'émission.
02:56Bonsoir, Nargis.
02:57Bonsoir, Selma.
02:58Alors, Nargis, ce soir, on change de terrain.
03:02Vous nous emmenez au tribunal.
03:03Tout à fait, le tribunal arbitraire du sport.
03:06Ils s'est réunis ce matin à Lausanne pour voir un peu comment est-ce qu'ils allaient arbitrer cette
03:10finale de la Cannes 2025 entre le Sénégal et le Maroc.
03:13On reviendra dessus à la fin de ce carrefour du soir, Selma.
03:16Merci, merci beaucoup, Nargis.
03:17A tout à l'heure.
03:18Voilà, vous avez le programme.
03:20Le carrefour du soir, c'est parti.
03:22Place au titre de votre journal.
03:26En Espagne, Marie-Carmen Abascal, l'octogénaire dont l'expulsion avait provoqué une immense vague de protestations et contribué à
03:34la convocation d'élections anticipées, est décédé mercredi.
03:37Une disparition qui suscite émotion et indignation parmi les militants du droit au logement.
03:46Et en France, Sébastien Lecornu prend la parole ce soir alors que les crises s'accumulent.
03:52Mobilisation des lycéens, carburant, agriculture, dette.
03:55L'exécutif redoute désormais que les colères ne finissent par converger.
04:03Et tous les regards sont tournés vers Lausanne.
04:05Le tribunal arbitral du sport examine l'affaire de la finale de la Cannes 2025.
04:11Dix mois après les incidents, le Sénégal conteste la victoire attribuée au Maroc sur le score de 3-0 par
04:17le jury d'appel de la CAF.
04:36A la une de l'actualité ce jeudi, Sa Majesté le Roi Mohamed VI présidera vendredi l'ouverture de la
04:42première session de la première année législative de la 12e législature.
04:47Annonce faite dans un communiqué de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie.
04:54A cette occasion, Sa Majesté le Roi prononcera un discours devant les membres des deux chambres du Parlement,
05:00la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers.
05:03Le discours royal sera retransmis en direct à la radio et à la télévision à partir de 15h45.
05:11Et en Espagne, Marie-Carmen Abascal est décédée.
05:14Les images de l'expulsion de l'octogénaire de son logement avaient choqué tout le pays.
05:19Elle était devenue le symbole d'un vaste mouvement de colère.
05:23Une mobilisation qui a poussé le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, à dissoudre le Parlement et à annoncer des élections
05:31anticipées.
05:31On écoute les réactions des manifestants.
05:34C'est une femme morte de chagrin.
05:38Ils l'ont tuée à force de chagrin.
05:40Expulsée une femme de 87 ans de son logement après qu'elle y ait vécu pendant 70 ans, c'est
05:45tuer quelqu'un.
05:46Il y a un an, elle avait encore tellement de force, de vie, d'enthousiasme.
05:50Et dès qu'elle a quitté cet appartement, ou plutôt dès qu'ils l'en ont expulsée, elle a dû
05:54être hospitalisée.
05:55Aujourd'hui, elle est morte.
06:00Marie-Carmen est morte, mais elle n'est pas simplement morte.
06:03Elle a été tuée.
06:04L'État l'a tuée.
06:05Les entreprises l'ont tuée.
06:06Elle a été notre inspiration.
06:08Elle nous a poussés à nous mobiliser davantage, à nous organiser et à lutter contre ceux qui détiennent le pouvoir.
06:17Et en France, nouvelle journée de protestation.
06:20Les lycéens continuent de manifester contre le manque de professeurs.
06:24Des installations en mauvais état et des classes surchargées.
06:27Ce jeudi, élèves et syndicats sont de nouveau descendus dans la rue.
06:31Ils estiment que le gouvernement ne les écoute pas.
06:34Des cortèges ont été organisés à Paris, Nantes, Marseille ou encore Lyon.
06:38Le ministère de l'Éducation nationale, Edouard Gueffray, doit s'exprimer ce soir à 20h.
06:43Selon Matignon, il annoncera deux premières mesures concrètes à destination des lycéens.
06:48Des annonces attendues alors que les appels à une nouvelle journée de blocage, le 13 octobre, se poursuivent.
06:58Et en Ukraine, un bombardement russe contre deux bus a fait au moins 30 morts ce jeudi à Kramatorsk, ville
07:05clé du front dans l'est du pays.
07:07L'une des attaques les plus meurtrières de ces dernières semaines à laquelle Kiev a promis une réponse.
07:12La veille, des frappes russes avaient déjà fait 30 morts dans le pays, dont 22 dans un même immeuble d
07:18'habitation à Pirlouki, dans le nord.
07:22Éventré par un missile, une nette escalade des bombardements russes depuis l'été,
07:26qui éclipse les efforts diplomatiques engagés pour mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 par la Russie.
07:33Le déplacement à Kiev et à Moscou en septembre des émissaires de Donald Trump pour relancer les négociations n'a
07:40pour l'heure dépouché sur aucune avancée.
07:46En Russie, les autorités sanitaires assurent qu'il n'existe aucun risque épidémique lié à la peste.
07:52De nombreuses questions demeurent toutefois autour de la mort d'une technicienne de laboratoire
07:57qui aurait contracté le virus après la chute d'un tube à essai.
08:02L'Organisation mondiale de la santé affirme ne pas pouvoir évaluer les risques faute d'une vision complète de la
08:09situation.
08:10On écoute le directeur général de l'OMS.
08:14L'OMS a demandé des informations supplémentaires sur les analyses de laboratoires effectuées sur la personne décédée
08:20et sur les personnes contactes, davantage de précisions sur les raisons ayant motivé les mesures de santé publique
08:25ainsi que des informations sur l'état de santé des personnes contactes.
08:29Nous avons également demandé à vérifier les informations de presse faisant état d'un deuxième employé souffrant d'une pneumonie
08:35de cause indéterminée.
08:39De nouveau ciblé, l'aéroport de Riyad avertit les passagers de possibles perturbations sur fond de combat
08:45entre les outils et les forces gouvernementales à Hajar.
08:49Les outils du Yémen ont une nouvelle fois ciblé ce jeudi l'aéroport international de Riyad.
08:55Les passagers ont été invités à contacter leur compagnie aérienne avant de se rendre sur place.
09:00Ces derniers jours, la pression s'est accentuée sur les infrastructures aéroportuaires.
09:05Les explosions se sont multipliées cette semaine au point d'être entendues jusqu'au cœur de la capitale saoudienne.
09:12Des élèves d'écoles internationales et des diplomates ont même dû se mettre à l'abri.
09:18La veille, les autorités aériennes avaient fait état de trois morts et de dizaines de blessés
09:23après des attaques visant deux aéroports du pays.
09:26En parallèle, l'Arabie saoudite est engagée dans une contre-offensive au Yémen
09:30où elle soutient le gouvernement internationalement reconnu.
09:36L'autorité palestinienne dénonce comme illégale la décision d'Israël de fermer le consulat britannique à El Khots,
09:44une mesure annoncée en représailles aux sanctions imposées par Londres
09:48contre les colonies juives en Cisjordanie occupée.
09:50Dans un communiqué, le ministre palestinien des Affaires étrangères dit rejeter
09:55et condamner les décisions et les mesures israéliennes illégales visant le consulat britannique.
10:00Il y voit une tentative d'imposer une souveraineté israélienne sur El Khots,
10:07majoritairement peuplée de Palestiniens et occupée par Israël au regard du droit international.
10:16Les cours du pétrole accélèrent leur hausse ce jeudi sur fond de crainte de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.
10:24Selon plusieurs médias américains, la Maison-Blanche pourrait agir avant les élections demi-mandats,
10:30prévues le 3 novembre vers 10h50 GMT.
10:34Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a gagné 5,09% à 105
10:41,30 dollars.
10:42Selon The Atlantic, la Maison-Blanche aurait demandé au Pentagone de préparer plusieurs options de frappe
10:50contre des cibles iraniennes susceptibles d'être mises en œuvre avant les élections de mi-mandat.
11:00El Niño va continuer à s'intensifier dans les prochains mois avant d'atteindre son pic en décembre.
11:08C'est ce qu'indique jeudi l'Organisation Météorologique Mondiale.
11:12Ce phénomène naturel réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.
11:19L'épisode actuel déclaré en juin pourrait devenir le plus intense jamais enregistré et amplifier les effets du changement climatique
11:27d'origine humaine.
11:28Selon l'OMM, les températures de surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique tropical
11:33devraient atteindre des niveaux records en octobre, novembre et décembre.
11:38Conséquence des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe
11:42et des régimes de précipitations bouleversés avec davantage de risques de sécheresse et d'inondations.
11:49La probabilité qu'El Niño persiste jusqu'en février 2027 est proche de 100% selon l'OMM.
11:56Il pourrait ainsi devenir l'un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950.
12:00Ces prévisions reposent sur un consensus entre 13 centres nationaux et internationaux
12:08à partir de données recueillies notamment par des bouées océanographiques, des satellites et des radiosondes.
12:22Direction Madagascar qui subit de plein fouet les effets du phénomène El Niño.
12:28Des régions entières sont confrontées à une sécheresse accrue avec des risques pour la production agricole
12:34et la capacité des populations à se nourrir.
12:37Une situation qui inquiète Kenza Alaoui.
12:42Dans le sud de Madagascar, la sécheresse s'installe et bouleverse les habitudes agricoles.
12:47Ici, les saisons de pluie ne sont plus au rendez-vous.
12:50Compliquant, chaque nouvelle récolte.
12:54Ces derniers temps, il ne pleut pas beaucoup.
12:57Avant, nous cultivions durant les périodes de pluie.
13:00Les saisons ne sont plus comme avant à la même période.
13:06L'accès à l'eau devient donc un enjeu central pour les agriculteurs
13:10qui doivent trouver d'autres moyens d'irriguer leur culture.
13:16L'agriculture devient de plus en plus difficile, mais nous devons faire beaucoup d'efforts car nous voulons manger.
13:22On est obligés de faire des demandes de forage et de bénéficier de pompes et de dynamo.
13:27Avant, sans le programme alimentaire mondial, nous produisons 8 à 10 sacs.
13:31Maintenant, nous en produisons 24.
13:36Mais dans cette région particulièrement touchée par la sécheresse,
13:39les conséquences dépassent largement les champs et menacent aussi la santé des populations.
14:04Face au risque de malnutrition, des centres prennent en charge les enfants identifiés comme les plus vulnérables.
14:10C'est un centre qui prend en charge les enfants malnutris modérés.
14:17Donc il y avait des dépistages au préalable, porte à porte, au niveau de tous les fouctanes.
14:25Et des enfants dépistés malnutris aiguë modérés, ils sont vérifiés au niveau du centre de santé des bases.
14:37Alors que l'arrivée annoncée d'El Nigno fait craindre de nouvelles difficultés,
14:41les habitants tentent de s'adapter à un climat devenu de plus en plus imprévisible.
14:49Tous les regards sont tournés vers Lausanne, en Suisse,
14:52où le tribunal arbitral du sport examine l'affaire finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
14:58Dix mois après les faits, c'est le Sénégal qui a saisi le tasse pour contester la victoire attribuée au
15:04Maroc
15:04sur le score de 3-0 par le jury d'appel de la CAF.
15:07Les détails avec Dunia Barouri.
15:11Les représentants de la Fédération sénégalaise de football,
15:14de la Fédération royale marocaine de football et de la CAF
15:17présentent leurs arguments devant une formation de trois arbitres.
15:20Les débats se tiennent à huis clos et en français,
15:23les arbitres examinent les pièces du dossier,
15:25les arguments des différentes parties et l'application des règlements de la CAF.
15:29La Fédération sénégalaise conteste la décision qui déclare son équipe forfait
15:34sur la base des articles 82 et 84 du règlement de la CAF.
15:38Face à elle, la CAF est la Fédération royale marocaine de football qui défendent cette décision.
15:43Le tasse dispose d'un pouvoir de réexamen complet du dossier.
15:47Il peut confirmer la décision de la CAF, l'annuler ou la modifier.
15:51Il peut également renvoyer l'affaire devant l'instance précédente.
15:54A l'issue des débats, les trois arbitres entameront leur délibération.
15:58Nul ne sait à quel moment sera rendue la décision.
16:02Allez, il est maintenant temps de prendre un peu de recul avec le dossier du soir.
16:20Rita, on vous attend, venez.
16:22Bonsoir, bonsoir Rita.
16:24Bonsoir Thalman.
16:25Ce soir, Rita, avec vous, on va prendre le pouls du dirham face aux autres devises.
16:31Alors, est-ce que le dirham tient le cap ?
16:34Apparemment non, parce qu'avec la fluctuation internationale des devises, le dirham marocain s'est affaibli face à l'euro
16:41et au dollar.
16:43On sait que ces deux devises constituent principalement le panier de devises du Maroc.
16:49Les importations augmentent, le déficit commercial se creuse, les recettes d'exportation évoluent et donc le dirham décroche.
16:58Cette dépréciation est inhabituelle de par sa durée puisque cela dure depuis septembre et c'est une première sur cette
17:08période-là.
17:09Et donc les conséquences sont très apparentes.
17:13Le mouvement s'est accentué davantage encore plus en ce début de mois d'octobre.
17:17Les cours de référence moyen de Bankemerry montrent par exemple que jusqu'au 7 octobre, c'est-à-dire hier,
17:25le dollar s'est apprécié à presque 10 dirhams, l'euro à presque 12 dirhams.
17:30Ce n'est donc pas une dépréciation nouvelle non plus puisque l'euro s'est apprécié à près de 5
17:38% face au dirhams marocain.
17:41Le dollar a gagné presque 7%, plus exactement 6,9%.
17:46Il se rapproche des 10 dirhams et l'euro dépasse désormais les 11 dirhams.
17:51Bachir Thiam, bonsoir.
17:52Vous nous avez rejoints avec un petit peu de retard mais vous êtes là et c'est le plus important
17:56Bachir Thiam.
17:56C'est le plus important.
17:57Bonsoir Salma aussi.
17:58Je suis sûre que vous avez quelque chose à dire.
18:00Juste pour recadrer un peu ce qu'on a entendu de chez Rita tout de suite, c'est juste à
18:06ne pas confondre dépréciation du dirhams et crise du dirhams.
18:10Parce que c'est deux, n'est-ce pas ?
18:12Donc la nuance est importante de faire.
18:14Une dépréciation désigne une baisse de la valeur de la monnaie tandis que qui est graduelle, qui peut être graduelle,
18:21ordonnée, compatible avec les fondamentaux de l'économie.
18:24Ça c'est réglé.
18:26Une crise par contre du dirhams renvoie à une situation de perte de confiance.
18:31On n'en est pas là.
18:32Donc le fait que le dirhams fluctue, ce n'est pas en soi trop grave.
18:37C'est le cours de jeu, c'est comme ça.
18:39L'économie fonctionne comme ça.
18:40On ne peut pas juste avoir une monnaie qui est fixe alors qu'elle dépend des devises étrangères.
18:46Vous l'avez rappelé, le dollar en l'occurrence est l'euro.
18:50Merci Bachir, c'était très clair de nous.
18:51C'était très clair.
18:53Rita, vous avez quelque chose à dire ?
18:54Effectivement, il faut comprendre que fluctuation et crise ne sont pas la même chose.
19:00Parce que la fluctuation est un ensemble et une conjugaison de plusieurs facteurs.
19:06D'abord l'effet des marchés internationaux, on l'a déjà dit.
19:08Mais aussi une pression grandissante sur les équilibres extérieurs du pays.
19:14Le dollar se renforce donc sur le marché mondial.
19:16Les anticipations de politiques monétaires des grandes banques centrales influencent les principales devises.
19:22Et l'évolution de l'offre et de la demande de devises au Maroc fait aussi partie des déterminants de
19:27cette dépréciation.
19:29Mais cette dépréciation reste contrôlée.
19:33Puisqu'il faut savoir que le régime de régulation monétaire au Maroc est très particulier.
19:38Il est sous le contrôle de Banque-le-Merrib avec une évolution de fluctuation de 5%.
19:44C'est-à-dire que le dirham ne peut pas baisser ou augmenter de 5%.
19:50Et c'est déterminé par la composante du panier, à savoir 60% en euros et 40% en dollars.
20:00Mais vous l'avez dit, elle le dit simplement, en tout cas je vais essayer de le dire simplement.
20:03Elle nous dit, Rita, que le dirham n'est pas laissé à libre fluctuation.
20:08Donc c'est contrôlé, c'est encadré.
20:10Vous l'avez rappelé, c'est un régime de change encadré, 60-40.
20:14Donc dans ce panier de devises, sa valeur évolue à l'intérieur de ce panier.
20:20Donc elle ne sort pas, quelles que soient les variations, on peut toujours ajuster.
20:25Avec un panier de devises justement de référence et une marge de fluctuation considérée dans cette démarche-là.
20:30Cela signifie qu'une évolution de la baisse du dirham ne traduit pas nécessairement une crise.
20:35Elle peut aussi correspondre à un ajustement progressif dans le cadre justement de la politique de change.
20:40C'est comme ça que la Banque al-Maghrib, la Banque centrale, fonctionne pour justement réguler le marché de l
20:45'économie marocaine.
20:46Mais question à tous les deux, pour qu'on comprenne vraiment bien, précisément, qu'est-ce qui fait monter ou
20:52baisser le dirham ?
20:54Plusieurs facteurs, notamment internationaux en grande partie puisqu'il s'agit de devises et de marchés mondiaux.
21:01Il faut noter que la hausse des besoins d'importation en énergie pèse de tout son poids sur la demande
21:08de devises.
21:09Certains pourvoyeurs de ces devises connaissent un ralentissement.
21:15Les exportations marocaines de phosphate et dérivés ont baissé depuis le début de cette année.
21:20Ils ont reculé 6% à fin août.
21:22Et celle des engrais phosphatés a même baissé de 16% au premier semestre.
21:28Mais il faut savoir bien sûr que ce recul n'explique pas entièrement ce qui se passe actuellement
21:34puisque les exportations marocaines ont progressé par exemple au niveau de l'automobile et d'autres produits.
21:42Mais il faut savoir qu'internationalement, les tensions entre l'Iran, les États-Unis,
21:48la fermeture et les tensions aussi au Détroit, Dormuz ont pesé également sur les marchés mondiaux.
21:54Et donc cette progression demande de devises également définies, on va dire, les contours des fluctuations
22:01qui, rappelons-le encore une fois, restent contrôlées.
22:04Et rappelez juste que les grands gagnants de cette crise, si c'est une crise bien sûr,
22:08c'est aussi les Marocains résidents à l'étranger.
22:10Parce que pour les transferts de devises, là, ils gagnent au change.
22:14Mais les entreprises marocaines qui exportent, elles, perdent.
22:20Donc le jeu, il est là, il y en a des gagnants et des perdants.
22:23Donc l'un dans l'autre, ce n'est pas plus mal.
22:25L'essentiel est de contrôler, de tenir les bourses, les bourses du trésor.
22:29C'est simplement ça, je crois.
22:30Donc pour vous, la monnaie suit son cours ?
22:32Ça suit son cours. Bon, effectivement, ça fluctue, mais ça suit son cours.
22:36C'est son cours normal.
22:36Ça fait partie du jeu ?
22:37Ça fait partie du jeu. On n'en parle pas souvent, mais ça fait partie du jeu.
22:40Très bien. Alors Rita, le dirham bouge donc aussi au rythme du monde.
22:46C'est ce qu'on disait.
22:46Et qu'est-ce qui fait précisément pencher la balance ?
22:50Ce qui fait précisément pencher la balance, c'est aussi, on l'a évoqué,
22:55l'offre et la demande en devises et le poids des pourvoyeurs de ces devises-là.
23:02La demande en énergie, la demande en importation.
23:05Mais il faut savoir aussi que la capacité des réserves de change à absorber ces tensions
23:09devient un matelas de sécurité pour le Maroc, par exemple.
23:12Les avoirs officiels de réserve au Maroc s'élèvent à 506 milliards de dirhams,
23:18selon Ban Khmerrib.
23:19Et c'est donc un coussin ou une bouée de sécurité très importante.
23:24Bachir, une autre question pour vous.
23:26Est-ce qu'on peut anticiper, selon vous, les conséquences de ces mouvements ?
23:31Oui, justement, peut-être en budgétisant par avance ce qu'on...
23:36Si on devait importer du pétrole aujourd'hui, le cours est très élevé.
23:40Peut-être qu'on peut se dire qu'on attend que ça baisse pour faire cette demande du marché.
23:45Bien sûr, ça suppose qu'on ait quand même des réserves.
23:48Bon, là, on en a, on n'a pas de problème de pétrole,
23:52enfin de carburant de manière générale, d'hydrocarbure de manière générale,
23:55parce qu'il y a le gaz et tout ça.
23:56Donc, on peut ne pas importer et laisser le marché courir le temps que ça baisse
24:00avant d'adresser la demande au marché.
24:03Donc, la vraie question pour moi, c'est donc moins de savoir si le dirhams baisse
24:08que de comprendre pourquoi il baisse.
24:10Très bien.
24:10Et ça, c'est important et à quel rythme et dans quelles conditions.
24:13Merci, Bachir. Rita, pour conclure, le mot de la fin.
24:15Alors, pour conclure, je soulignerai simplement que,
24:18bien que nous avons un volume d'avoir important en réserve,
24:23il sera en capacité de couvrir jusqu'à six mois d'importation de biens et de services
24:27et que nous ne pouvons pas compter uniquement que sur ça.
24:30Donc, le plus important est de garder le contrôle sur ces fluctuations.
24:33Garder le contrôle. La confiance n'exclut pas le contrôle, n'est-ce pas, Bachir ?
24:36Absolument.
24:37Merci à tous les deux. On se retrouve demain pour un nouveau dossier du soir.
24:42Bachir Tcham, vous restez avec nous.
24:44Avec plaisir.
24:44On passe maintenant à l'économie avec Nasruddin Ounaïn.
24:57Rebonsoir, rebonsoir Nasser.
24:59Donc, je le disais en sommaire, le monde vit à crédit et l'ardoise ne cesse de grimper.
25:06Alors, Nasser, à quel point la situation devient-elle préoccupante ?
25:10Alors, je vais être direct. Les chiffres sont inquiétants.
25:13C'est ce qu'on attend donc.
25:14Aujourd'hui, la dette publique mondiale atteint les 94% du PIB mondial.
25:20Et selon les projections du FMI, elle pourrait même atteindre les 100% d'ici 2029.
25:25Le Fonds monétaire international tire la sonnette d'alarme.
25:28Le message est clair.
25:29Après des années de crise, de dépenses publiques et de plans, de soutien,
25:33selon le FMI, les États n'ont plus le choix.
25:35Ils doivent resserrer les cordons budgétaires seulement.
25:39Et Nasser, quand on parle de dette publique mondiale, ça nous paraît assez vertigineux,
25:45mais c'est aussi en même temps assez abstrait.
25:47Alors, on parle de quoi exactement quand on parle de dette publique mondiale, Nasser ?
25:51Alors, on va parler concrètement.
25:52À l'échelle mondiale, les États accumulent une date qui représente presque autant que toute la richesse
25:59que le monde produit en une année.
26:01Rien que ça.
26:02Derrière ce chiffre, un constat.
26:03Depuis plusieurs années, les gouvernements ont beaucoup dépensé.
26:07D'abord pour absorber les conséquences de la pandémie de Covid-19.
26:10Ensuite, pour faire face à l'actuelle crise énergétique, qui d'ailleurs ne s'arrange pas.
26:13On rajoute l'inflation, les tensions géopolitiques.
26:17Ça nous donne cette situation.
26:18Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, ces dépenses doivent être financées seulement.
26:22Et justement, ce qui inquiète Nasser, le FMI, c'est le coût de cette dette.
26:28Alors, exactement.
26:29Parce qu'emprunter, ça coûte de l'argent.
26:31Et avec des taux d'intérêt plus élevés qu'avant, la facture devient de plus en plus lourde.
26:36À l'échelle mondiale, les intérêts versés par les États représentent désormais environ 3% du PIB mondial,
26:42contre autour de 2% il y a encore quelques années.
26:45Cela peut sembler abstrait, mais pour un gouvernement, c'est très concret.
26:48Plus d'argent consacré au remboursement des intérêts,
26:51ça veut aussi dire moins d'argent disponible pour investir dans les infrastructures,
26:55l'éducation, la santé ou encore la transition énergétique.
26:58Donc, le message du FMI, si je comprends bien, c'est freiner les dépenses
27:03pour justement éviter de creuser encore plus la dette.
27:06Vous comprenez bien, le FMI demande au gouvernement de réagir.
27:10Pas forcément en coupant brutalement toutes les dépenses,
27:13mais en retrouvant ce qu'on appelle des marges de manœuvre budgétaire.
27:16En clair, quand une nouvelle crise arrive, un État très entêté dispose de moins de possibilités
27:22pour emprunter et dépenser rapidement.
27:24Donc, il faut dépenser moins, selon le FMI ?
27:26Il faut effectivement.
27:28Selon le FMI, il n'y aurait pas le choix.
27:30Les États ne peuvent pas indéfiniment emprunter pour se financer et puis repousser la facture.
27:37Le problème, c'est que ça crée un risque puisque serrer trop brutalement les dépenses publiques
27:41pourrait aussi ralentir l'économie.
27:43C'est toute la problématique en fait, puisque d'un côté, les gouvernements doivent réduire
27:48leur déficit pour stabiliser la dette, mais de l'autre, ils doivent continuer à investir
27:53pour soutenir l'économie et la croissance.
27:55Et dans un monde marqué de plus en plus par les tensions commerciales, les guerres,
28:00les incertitudes énergétiques, ce n'est pas forcément le meilleur moment pour prendre ce genre de décision seulement.
28:04Alors, Nasriddine, plusieurs médias parlent d'un retour à l'austérité.
28:10Et je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit que ça vous fait grincer les dents.
28:14Alors, votre petit doigt dit vrai.
28:17Il ne me déçoit jamais en général.
28:19À l'heure actuelle, je n'utiliserai pas encore ce terme.
28:22Le FMI parle plutôt de consolidation budgétaire.
28:24L'idée, c'est de remettre progressivement les finances publiques sur une trajectoire
28:28qui serait plus soutenable, on va dire.
28:30Mais en même temps, il faut aussi le dire pour les pays les plus exposés.
28:33Ça devrait aussi et également se traduire par des choix difficiles.
28:38Moins de dépenses publiques, moins d'aides sociales ou encore le report de certains projets.
28:43Et surtout, tous les pays ne sont pas dans la même situation.
28:46Certains ont encore une capacité importante à emprunter.
28:49D'autres sont sous de plus fortes pressions.
28:52Le problème est donc mondial, mais les solutions ne seront pas les mêmes partout.
28:57Bachir, pour conclure, j'ai une petite question à vous poser.
29:03Finalement, la dette, ce n'est pas ça le problème ?
29:06En effet, seulement la dette n'est pas le problème.
29:09C'est ce qu'elle finance qui compte.
29:12S'endetter, c'est bien.
29:13Pour investir, c'est mieux.
29:15Mais s'endetter pour des dépenses non productives, ce n'est pas bien.
29:19C'est en cela que la dette est justement pas mal de recourir à la dette.
29:24Tout le monde recourt à la dette.
29:25À ce jour, je ne connais pas d'économiste qui nous a montré un seul pays qui a été en
29:30faillite.
29:30Aucun pays n'est allé en faillite parce qu'il s'est endetté.
29:33Tous les pays sont endettés.
29:34Le Japon court au-delà de 205% de son PIB en dette.
29:40Très bien.
29:40Comme pour la monnaie, ça fait partie du jeu.
29:43Merci beaucoup Bachir.
29:44Merci Nasser.
29:45On vous retrouve tous les deux demain pour un nouveau Point Éco et un nouveau Dossier du soir.
29:50Merci à tous les deux.
29:51Place à présent à votre synthèse d'actualité.
30:04A la une de l'actualité ce jeudi, Sa Majesté le Roi Mohamed VI présidera vendredi l'ouverture de la
30:10première session de la première année législative de la douzième législature.
30:15Annonce faite dans un communiqué du ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie.
30:22À cette occasion, Sa Majesté le Roi prononcera un discours devant les membres des deux chambres du Parlement, la chambre
30:28des représentants et la chambre des conseillers.
30:30Le discours royal sera retransmis en direct à la radio et à la télévision à partir de 15h45.
30:40Et en France, nouvelle journée de protestation.
30:43Les lycéens continuent de manifester contre le manque de professeurs, des installations en mauvais état et des classes surchargées.
30:51Ce jeudi, élèves et syndicats sont de nouveau descendus dans la rue.
30:54Ils estiment que le gouvernement ne les écoute pas.
30:57Des cortèges ont été organisés à Paris, Nantes, Marseille ou encore Lyon.
31:02Le ministère de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, doit s'exprimer ce soir à 20h.
31:07Selon Matignon, il annoncera de premières mesures concrètes à destination des lycéens.
31:14Des annonces attendues alors que les appels à une nouvelle journée chargée de blocage, le 13 octobre, se poursuivent.
31:24En Ukraine, un bombardement russe contre deux bus a fait au moins 30 morts ce jeudi à Kramatorsk, ville clé
31:31du front dans l'est du pays.
31:33L'une des attaques les plus meurtrières de ces dernières semaines à laquelle Kiev a promis une réponse.
31:40La veille, des frappes russes avaient déjà fait 30 morts dans le pays, dont 22 dans un même immeuble d
31:46'habitation dans le nord.
31:48Éventré par un missile, une nette escalade des bombardements russes depuis l'été qui éclipse les efforts diplomatiques engagés pour
31:57mettre fin à la guerre déclenchée en 2022 par la Russie.
32:01Le déplacement à Kiev et à Moscou en septembre des émissaires de Donald Trump pour relancer les négociations n'a
32:07pour l'heure débouché sur aucune avancée.
32:13L'autorité palestinienne dénonce comme illégale la décision d'Israël de fermer le consulat britannique à Al-Quds.
32:20Une mesure annoncée en représailles aux sanctions imposées par Londres contre les colonies juives en Cisjordanie occupée.
32:28Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères dit rejeter et condamner les décisions et les mesures israéliennes illégales
32:36visant le consulat britannique.
32:38Il y voit une tentative d'imposer une souveraineté israélienne sur Al-Quds, majoritairement peublée de Palestiniens et occupée par
32:47Israël au regard du droit international.
32:53Le cours du pétrole accélère leur hausse ce jeudi sur fond de crainte de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.
33:00Selon plusieurs médias américains, la Maison-Blanche pourrait agir avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre prochain.
33:07Vers 10h50 GMT aujourd'hui, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre gagnait 5
33:15,09% à 105,30$.
33:18Selon The Atlantic, la Maison-Blanche aurait demandé au Pentagone de préparer plusieurs options de frappe contre des cibles iraniennes
33:26susceptibles d'être mises en œuvre avant les élections de mi-mandat.
33:34El Niño va continuer à s'intensifier dans les prochains mois avant d'atteindre son pic en décembre.
33:40C'est ce qu'indique ce jeudi l'Organisation météorologique mondiale.
33:43Ce phénomène naturel réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.
33:51L'épisode actuel déclaré en juin dernier pourrait devenir le plus intense jamais enregistré et amplifier les effets du changement
33:58climatique d'origine humaine.
34:00Selon l'OMM, les températures de surface de la mer dans le centre et l'est du Pacifique tropical devraient
34:07atteindre des niveaux records en octobre et novembre et aussi décembre.
34:11Conséquence des températures supérieures à la moyenne sur une grande partie du globe et des régimes de précipitations bouleversés avec
34:19davantage de risques de sécheresse et d'inondations.
34:21La probabilité qu'El Niño persiste jusqu'en février 2027 est proche de 100% selon l'OMM.
34:29Il pourrait ainsi devenir l'un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950.
34:34Ces prévisions reposent sur un consensus entre 13 centres nationaux et internationaux.
34:40à partir de données recueillies notamment par des bouées océanographiques, des satellites et des radiosondes.
34:55Place maintenant à notre invité Mohamed Roubden.
35:09La protection des données personnelles entre dans une nouvelle phase au Maroc.
35:15Après une longue période consacrée à la sensibilisation et à l'accompagnement, la CNDP renforce désormais ses contrôles et ses
35:23procédures d'audit.
35:25Pour les entreprises, la conformité ne devrait donc plus être une simple formalité administrative,
35:32mais un processus continu qu'il faut pouvoir démontrer concrètement.
35:37Avec la digitalisation, le cloud, les échanges internationaux et désormais l'intelligence artificielle,
35:43les données circulent partout et représentent un enjeu à la fois juridique, économique, mais aussi stratégique.
35:51Alors concrètement, qu'est-ce qui change pour les entreprises marocaines ?
35:56Pour en parler, comme je vous le disais, nous recevons ce soir en plateau avec nous Mohamed Roubden,
36:02expert en protection des données et en intelligence artificielle, directeur général de Forma Fast Consulting.
36:11Bonsoir encore une fois, monsieur.
36:13Bonsoir.
36:13Alors ma première question, Mohamed Roubden, c'est qu'est-ce qui change concrètement aujourd'hui
36:20dans la manière dont la CNDP intervient auprès des entreprises ?
36:27Alors avant, c'était une simple déclaration.
36:30Après, on est passé par une phase de sensibilisation avec le programme Datatica,
36:35qui a été enterrinée par la CNDP, pour former des gens à reconnaître qu'est-ce qui est,
36:42c'est-à-dire à sensibiliser les gens par rapport à cette notion de données.
36:47Et là, maintenant, la phase qui a changé, c'est de pouvoir envoyer des contrôleurs
36:53pour auditer les registres d'activité des différentes entreprises
36:58ou des différents organismes qui manipulent ces données-là.
37:02Et lors d'un contrôle, qu'est-ce que la CNDP va regarder en priorité ?
37:07L'accès aux données, le stockage, les transferts, la conservation, la sécurité ?
37:11C'est plus le registre.
37:13Donc ils vont voir comment est traitée l'information,
37:15c'est-à-dire qu'ils vont voir quelles sont les étapes,
37:17comment se fait le traitement de la donnée,
37:19et puis ils voient si le traitement est conforme à ce registre d'activité.
37:25Donc le plus important, c'est la tenue de ces registres de traitement des activités,
37:31de ces données personnelles qui vont être à jour au sein de ceux qui manipulent tous les jours
37:37ces informations personnelles.
37:38Vous insistez beaucoup, monsieur, sur la notion de preuve.
37:43Qu'est-ce qu'une entreprise doit aujourd'hui être capable de démontrer ?
37:47Le registre.
37:47Le registre.
37:48Le registre, il est à jour, et voilà les séquences.
37:52Quand est-ce qu'on a lancé le traitement, tel jour, à telle heure,
37:56et ça concerne les données qui ont été déclarées auparavant à la CNDP,
38:01évidemment, puisqu'il y a eu cette phase de déclaration préalable.
38:05Et parlons à présent de qui est concerné.
38:08Est-ce que c'est toutes les entreprises marocaines ?
38:12Est-ce que toutes les entreprises marocaines doivent se sentir concernées
38:16par ce renforcement de contrôle, selon vous ?
38:19En fait, ce n'est pas uniquement les entreprises.
38:22Ça peut aussi être des personnes physiques.
38:24C'est-à-dire, si une personne physique a chez lui des caméras ou des enfants,
38:28ça veut dire, il est clair que ça touche toute personne manipulant des données personnelles.
38:34Maintenant, l'idée, c'est de dire qui va être en priorité et concerné.
38:41Ça, c'est du ressort de la CNDP.
38:43Très bien.
38:44Et une PME, par exemple, qui possède simplement un fichier client
38:47ou des données de salariés, elle est aussi concernée ?
38:50Tout à fait, puisqu'elle doit prévoir, elle doit déjà avoir déclaré,
38:55déjà, d'une part, d'autre part, tenir un registre
38:57et éventuellement mettre une personne à disposition
38:59qui sera l'interlocuteur de l'auditeur
39:02qui va venir contrôler de la part de la CNDP.
39:05Bon, il est clair qu'au jour d'aujourd'hui,
39:07la CNDP est peut-être sous-staffée, je ne saurais pas vous dire.
39:11Il pourra avoir besoin de sociétés tierces qui feront ce contrôle-là
39:15pour pouvoir couvrir la totalité de la... 100% de la population.
39:21Et quels sont les secteurs, selon vous,
39:24qui sont particulièrement vulnérables
39:27ou qui sont le plus susceptibles d'être contrôlés ?
39:30Quels secteurs sont les plus exposés ?
39:32Est-ce qu'il y a des secteurs, déjà, qui sont exposés plus que d'autres ou pas du tout
39:36?
39:36Effectivement, ceux qui manipulent le plus les données.
39:39Quelles sont les personnes qui manipulent le plus les données personnelles ?
39:44Il y a les organismes étatiques, du style CNSS et autres.
39:49Et il y a les organismes privés, du style les sociétés de marketing
39:53qui possèdent des fichiers de personnes
39:55qui ont déposé leur e-mail avec consentement ou sans consentement.
39:59Là, c'est là où la question va se poser.
40:02Et ils vont pouvoir tenir compte de ces vulnérabilités-là.
40:06Et aussi les banques, les télécoms, les centres d'appel,
40:09les assurances, e-commerce ou entreprises technologiques
40:11sont aussi en première ligne, n'est-ce pas ?
40:14Déjà, quand vous dites banques, assurances,
40:16ce sont les premiers à être pris en compte parce qu'ils sont privés.
40:20Et ils ont de l'argent.
40:21Ça veut dire que si jamais on veut les taxer,
40:24ce seront les premiers à pouvoir payer.
40:26Et tout ça concerne toutes les entreprises,
40:28que ce soit les entreprises nationales et internationales ?
40:31Internationales, tout à fait.
40:32Alors, internationales, à juste titre,
40:34si elles manipulent des données concernant le citoyen lambda.
40:39Forcément.
40:40Non, vous avez récemment, sur l'actualité,
40:44les call centers, certains qui ont fermé.
40:46Parce qu'ils manipulaient des données
40:47où on n'avait pas la traçabilité de ce qu'on appelle le opt-in.
40:53Le opt-in, ça veut dire l'autorisation de la personne
40:56à être sollicité par rapport aux coordonnées
40:59ou à l'email qu'il a donné.
41:01Et la conformité aujourd'hui,
41:03est-ce que c'est devenu, selon vous, un enjeu de compétitivité ?
41:07Ah, de surcroît.
41:08Parce que maintenant, on ne peut, ça veut dire,
41:13commercer qu'avec des sociétés dans un appel d'offres.
41:16Ils peuvent vous dire, est-ce que vous êtes certifié RGPD ?
41:19Ou est-ce que vous êtes certifié ?
41:20Comme dans le temps, on avait l'histoire de l'ISO 9001
41:22pour pouvoir traiter avec les sociétés qui sont certifiées.
41:27L'ISO 9001 ?
41:28Tout à fait.
41:28Si vous pouvez expliquer pour nos téléspectateurs.
41:30Au jour d'aujourd'hui, c'est devenu, ça va concerner les données,
41:33non pas les process, maintenant c'est les données.
41:36Les données, est-ce que vous êtes conformes ?
41:37Et dans ce cas-là, ils vont converser.
41:39Et d'ailleurs, quand vous dites RGPD,
41:41c'est l'équivalent de la loi 0908
41:48qui, elle, a, disons, étiré du RGPD.
41:52Parce que quand vous dites RGPD, automatiquement, c'est l'Europe.
41:57Et la loi en question, c'est spécifique au Maroc.
42:02Et une entreprise marocaine peut-elle aujourd'hui perdre un contrat international
42:05parce qu'elle ne peut pas démontrer que les données de ses clients
42:09sont correctement protégées ?
42:10Ah oui, c'est possible.
42:11Alors là, c'est...
42:13Et d'ailleurs, on va dans ce sens.
42:15Ça veut dire que les sociétés qui vont pouvoir travailler
42:18avec des sociétés étrangères, surtout européennes,
42:23quoique même l'Europe, maintenant, avec la Convention 108+,
42:27a étendu ça sur le côté international.
42:29Ça veut dire que maintenant, l'idée, c'est que si vous voulez travailler
42:32non seulement avec l'Europe, mais aussi avec l'international,
42:35il faut être conforme à ce genre de compliance.
42:39– La protection des données, on peut dire que ce n'est pas juste une question d'informatique.
42:44Aujourd'hui, avoir un antivirus, un pare-feu ou un système de cybersécurité,
42:49est-ce que ça suffit à protéger les données personnelles ?
42:52– Du tout, du tout. On a vu le cas de la CNSS, de l'OFPPT.
42:56Récemment, hier, il y a eu deux sociétés, une université.
43:00Pour ne pas les citer, il suffit d'aller sur le dark web pour les visualiser.
43:05Et donc, du coup, il s'agit de vérifier la donnée en sortie
43:08et non pas de vérifier les flux en entrée.
43:13Les flux en entrée, tels que le firewall ou le mur de feu avec l'antivirus,
43:17ça ne sert qu'à surveiller la porte et fenêtre.
43:20Mais s'il y a une fenêtre d'ouverte, celui qui va rentrer va sortir avec ce qu'il veut.
43:25Donc l'idée majeure, c'est de fermer la porte en sortant.
43:28Comme ça, personne ne pourra exfiltrer les données personnelles et sensibles.
43:34– Justement, quelle différence il faut faire entre protéger l'accès aux données
43:38et empêcher leur fuite ou même leur utilisation abusive ?
43:43Empêcher, grosso modo, les dérives, quoi.
43:46– De toute façon, on ne sait pas quand ça part dans le dark web.
43:48– Ça part dans le dark web.
43:50– Ça veut dire, il peut y avoir une utilisation statistique,
43:54une étude statistique, ce qui est louable.
43:57Comme ça peut être, ça va tomber dans des opérations de phishing.
44:01Le phishing, ça va vous envoyer des e-mails avec des propositions qui ne sont pas vraies.
44:05Donc vous êtes tenu, ça veut dire que vous partez dans ce qu'on appelle des scams.
44:10Et donc du coup, alors ne parlons pas de ransomware et autres.
44:15– Et on change un peu de sujet, on va parler un peu du cloud.
44:19On en a parlé un petit peu, mais on va aller un peu plus dans le détail.
44:21On sait qu'aujourd'hui, les données sont de plus en plus hébergées dans le cloud.
44:24Elles peuvent circuler entre plusieurs pays.
44:26Et le recours au cloud, est-ce qu'il complique la conformité pour les entreprises marocaines ?
44:32– Certainement, certainement.
44:33Parce que personnellement, pour le cloud, c'est la boîte noire.
44:37On ne sait pas où est-ce que ça part.
44:40Et récemment, avec le Cloud Act qui a été fait par les États-Unis,
44:43les États-Unis, qu'est-ce qu'ils ont dit dans le Cloud Act ?
44:46Si ça se retrouve dans un cloud qui, en fin de compte, est un data center,
44:51qui utilise des logiciels américains,
44:54on a le droit d'accéder à la donnée sans commission rogatoire.
44:59Donc, imaginez vos données personnelles marocaines qui traînent à la NASA quelque part dans le monde.
45:07– Alors, on parle de cloud, parlons aussi un petit peu d'intelligence artificielle.
45:11C'est un petit peu les deux sujets du moment.
45:12Avec l'essor, justement, de l'intelligence artificielle,
45:15est-ce que les entreprises font face à un nouveau risque de fuite de données ?
45:19Je vous pose la question, mais j'ai un petit peu la réponse.
45:20– Oui, moi, je dis oui, parce que du moment que l'intelligence artificielle,
45:24elle est dans le cloud, qui est un service SaaS,
45:27ça veut dire Software as a Service…
45:28– L'un ne va pas sans l'autre.
45:29– Ça veut dire qu'on va être confronté à cette fuite de données.
45:34Surtout qu'il s'est avéré qu'avec ces clouds,
45:38ça veut dire ces intelligences artificielles qui se trouvent en SaaS,
45:43deux projets séparés, parlant de la même chose,
45:47se sont retrouvés comme vases communicants.
45:50C'est-à-dire, une équipe A qui a donné des informations
45:53à l'intelligence artificielle,
45:55se sont retrouvés, données comme réponses de l'autre côté.
45:59Donc, vous imaginez, si ça allait faire vases communicants,
46:02regardez le nombre de personnes mettant des données personnelles
46:05se trouvant dans les boîtes marocaines,
46:07en train de travailler avec Chad Gepity pour ne pas les nommer.
46:10et l'autre, Claude, sans aval du RSSI ni du DPO.
46:18Le RSSI, c'est le responsable de sécurité du système d'information.
46:21– Justement, vous parliez des entreprises,
46:23on va parler un petit peu des salariés.
46:24Est-ce qu'ils sont le maillon faible ?
46:26Une entreprise, est-ce qu'elle peut avoir les meilleurs outils,
46:29elle a beau avoir les meilleurs outils de sécurité
46:31et malgré tout être vulnérable à cause des comportements,
46:34justement, comme vous le disiez, de ses propres salariés ?
46:37Alors, parlons un peu de sensibilisation.
46:38Est-ce que la sensibilisation et la formation
46:41deviennent aujourd'hui aussi importantes que la technologie ?
46:44Parce qu'il faut éduquer les esprits, maintenant.
46:46Je pense qu'il faut s'adapter à vivre avec, non ?
46:47– Oui, mais lorsqu'il y a…
46:49– C'est là, c'est là, quoi.
46:50– Quand il y a un cadre qui est sur le pas de sortir de l'entreprise
46:54parce qu'on ne lui a pas augmenté son salaire,
46:57comment vous allez le sensibiliser à ne pas prendre le fichier client
47:00une fois qu'il va quitter l'entreprise ?
47:02– Alors, il faut sensibiliser à l'embauche.
47:04– Non, il est clair qu'il faut des outils.
47:07Il faut des outils tels que ce qu'on appelle les DLP,
47:09les Data Loss Protection, qui permettent en fait de bloquer les données en sortie
47:13pour qu'il n'y ait pas le cas de la fuite de données
47:16comme celle qui s'est avérée avec le cas de Snowden.
47:20Si vous avez vu le film, comment il l'a mis sur une puce,
47:23il l'a mis dans un Rubik's et il l'a envoyé au-dessus du portique
47:26pour faire extirper, exfiltrer la donnée à l'extérieur du système d'information.
47:31– Merci beaucoup Mohamed Romden.
47:33On arrive malheureusement à la fin de ça.
47:34Vous voulez rajouter quelque chose ? Non ?
47:36– Disons oui, oui, dans le sens où aujourd'hui j'ai été frappé
47:40par l'expérience estonienne où tous les systèmes d'information
47:45ont été raccordés ensemble dans une harmonie presque surréaliste.
47:53Ça veut dire que la CNSS discute avec les impôts,
47:55discute avec l'employé, discute avec le dentiste,
47:58discute avec… et tout le monde est en train de…
48:00– Et ça fonctionne ?
48:01– Et ça fonctionne du feu de Dieu.
48:03– Alors on devrait peut-être regarder du côté de l'Estonie.
48:05– Je pense que ça va être un modèle à suivre.
48:08– Un modèle à suivre, affaire à suivre.
48:10Peut-être que vous reviendrez pour nous en parler.
48:13– Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
48:15– Merci de m'avoir reçu.
48:16– Je rappelle que vous êtes expert en protection des données
48:18et en intelligence artificielle, directeur de FormaFast Consulting.
48:22– Et vous restez avec nous pour le JT Sport de Nargis Bachiri.
48:26Je suis sûre que vous aimez le sport.
48:27– Sans souci.
48:28– Allez-y, allons-y.
48:29Allez, c'est parti.
48:30Nargis Bachiri, le JT Sport.
48:32– Alors Nargis, rebonsoir.
48:44On le disait tout à l'heure, c'est le JT Sport.
48:48Et c'est parti, on vous écoute.
48:49– Merci beaucoup Selma.
48:51Le tribunal arbitral du sport a examiné aujourd'hui
48:54le dossier lié à la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025
48:58entre le Maroc et le Sénégal.
49:00Depuis 7h30, heure marocaine,
49:02la haute juridiction sportive a décortiqué à huis clos le dossier.
49:07Alors pour information, les deux fédérations de football étaient présentes.
49:12Le verdict sera rendu d'ici quelques jours à quelques semaines.
49:17La sélection marocaine de football perd une place au classement FIFA,
49:22pointant désormais à la 7e position mondiale
49:25selon la dernière mise à jour de la haute institution du football mondial
49:29avec deux victoires en éliminatoire de la Coupe d'Afrique des Nations
49:32et un nu en amical face au Mali.
49:35Souvenez-vous.
49:36Les Lyons de l'Atlas perdent néanmoins une position
49:39au profit du Portugal qui retrouve désormais la 5e position.
49:43La Célésao de Cristiano Ronaldo, mais sans Cristiano Ronaldo,
49:46profite également pour passer devant le Brésil
49:48qui se hisse désormais au 6e rang au niveau continental.
49:52Le Maroc continue de dominer le classement africain,
49:56suivi du Sénégal à la 18e place mondiale
49:59et de l'Egypte qui perd une place et recule donc à la 25e place.
50:03En tête du classement, l'Espagne championne du monde en titre
50:06et suivi de l'Argentine et de la France, évidemment, et de l'Angleterre.
50:12En Botola place à la 3e journée aujourd'hui avec au programme 4 affiches
50:17avec une en particulier très attendue à 20h car le Maghreb de Fès
50:21reçoit les Kazawis du Raja Casablanca.
50:24Le Mas qui compte deux victoires en deux journées
50:26veut poursuivre son sans faute.
50:28En face, le Raja doit réagir après un début de championnat plus compliqué.
50:33Avant cette affiche, l'Union-Tuarga accueille Berkane cet après-midi.
50:37Ils se sont quittés tous les deux dos à dos.
50:39Et en ce moment même, où je suis ici avec vous Selma,
50:42il y a deux matchs qui se jouent.
50:45La Renaissance aux Émeras et Agadir,
50:48où Agadir a marqué juste avant de retrouver les vestiaires.
50:51Et l'ASFAR ou Ida de Temara, 0-0 toujours.
50:53La 3e journée se poursuit demain avec Marrakech, Itia de Tanger,
50:59puis l'Union sportive à Maltiznit qui affrontera Diffaire El Jadida.
51:02On clôtura cette journée aux côtés du Ouida de Casablanca
51:05qui jouera à Meknes à 20h.
51:08Ambiance, ambiance.
51:09Nargis du foot au foot sale, il n'y a qu'un pas.
51:12Et ce soir, Nargis, au Maroc, la canne foot sale donne son coup d'envoi.
51:17Tout à fait.
51:18Pour son premier rassemblement à la tête des Lyonnes de l'Atlas...
51:23Le nouveau sélectionneur de l'équipe.
51:25C'est ça.
51:25Alors finalement, les Lyonnes de l'Atlas ont un nouveau sélectionneur
51:28qui était...
51:29Éric Bly.
51:30Voilà, c'est ça.
51:31Il était adjoint de Vahid Ali Dodish et de M. Cantari à Nantes.
51:37Donc, pour rappel, les Lyonnes de l'Atlas sont en stage actuellement
51:40et elles jouent une double rencontre face à l'Ouzbékistan
51:43demain et le 12 octobre prochain.
51:47Vous parliez du foot sale, on y vient.
51:49Alors, la Coupe d'Afrique des Nations 2026 pose ses valises au Maroc.
51:53Du 12 au 21 octobre, le processus de préparation de l'équipe nationale
51:57se poursuit selon le programme établi par le staff technique
52:00afin d'être prêt pour défendre le titre avec une quatrième édition de suite.
52:05À cet effet, les triples champions d'Afrique en titre
52:07se sont entraînés au complexe Mohamed VI de football à Salé
52:11en présence de tous les joueurs convoqués, dont les joueurs de réserve,
52:15en l'occurrence Soufiane Chahraoui et Abdelhafid Boukris.
52:19Beau programme.
52:20Il y a aussi du tennis et du basket justement au programme Nargis.
52:24C'est ça, la chinoise Kuen Zeng s'est qualifiée pour les quarts de finale
52:28du WTA 1000 de Pékin après sa victoire face à l'arménienne Alia Chareva
52:32en trois manches, score finale 6-1, 2-6, 6-4 en deux heures
52:36et 14 minutes de jeu à l'aube des 24 ans.
52:39La classée 34e à la WTA s'offre un nouveau parcours honorable
52:44sur le circuit féminin.
52:47Et on finit avec du basketball.
52:48Le Paris Basketball a concédé hier sa deuxième défaite
52:52en quatre journées d'Euroleague à l'Adidas Arena.
52:55Les Parisiens se sont inclinés face à l'ESVL.
52:5898 à 96, c'était un match très serré au terme d'un match
53:01qui était totalement spectaculaire.
53:03Malgré les 30 points de Nadir Hiffy, Paris a craqué dans le Money Time,
53:08notamment sur un panier décisif de Trémond-Waters.
53:10Un revers frustrant pour les Parisiens
53:12qui avaient pourtant remporté leur match de championnat
53:15quelques jours plus tôt face au Mans.
53:17Merci beaucoup pour ce point sport, Nargis.
53:20On vous retrouve tout à l'heure pour votre Zoom.
53:22A tout à l'heure.
53:23A tout à l'heure, Nargis.
53:24Merci encore d'avoir été avec nous.
53:26Je vous en prie.
53:26Ça a été un plaisir d'être reçu
53:28et de partager mes idées avec les vôtres.
53:31Plaisir partagé.
53:32Merci beaucoup.
53:33Allez, à présent, vous avez la parole dans Vox Pop.
53:46Je vous le disais tout à l'heure,
53:48Rachid Farhan est allé à votre rencontre
53:50et a demandé Orbati ce qu'il pensait
53:53de la hausse des loyers dans la capitale.
53:55On vous écoute.
53:56C'est le Vox du jour.
53:58Dans les grandes villes marocaines,
54:00le logement représente une part importante
54:02du budget des ménages.
54:04Pour les étudiants, les familles, les jeunes actifs,
54:07trouver un logement à un prix abordable
54:09peut devenir un véritable défi.
54:11Est-ce qu'aujourd'hui, les prix des loyers sont trop élevés ?
54:15C'est la question que nous avons posée aux citoyens.
54:22Rabat est devenu très cher,
54:24aussi bien pour les loyers que pour l'acquisition
54:27de biens immobiliers.
54:28Avant, c'était surtout à Marrakech ou à Tangier
54:31que les prix atteignaient de tels niveaux.
54:32Aujourd'hui, Rabat dépasse ces villes.
54:35Quand un bien dans un quartier populaire
54:37coûte 4 à 5 millions de dirhams,
54:39cela pose question.
54:40Ces prix étaient autrefois réservés
54:42à des quartiers comme l'Agdal ou Hayriyad.
54:45Aujourd'hui, on les retrouve même à Yaqoubel Mansour.
54:47C'est une véritable crise.
54:49Même une petite chambre, Al-Qamra,
54:51peut coûter 1 200 dirhams.
54:53Pour un étudiant, c'est déjà très cher.
54:56Alors, par rapport au prix des loyers,
54:58moi, je trouve qu'ils sont assez normaux,
55:01si je peux dire ça comme ça.
55:02Parfois, ça peut être un peu trop haut,
55:05comme un peu trop à la norme,
55:09si je peux dire ça comme ça,
55:09mais sinon, ça va.
55:11Je suis actuellement étudiant à l'Arabat Business School.
55:14Et pour l'instant, de mon point de vue,
55:16je trouve qu'ils sont assez normaux,
55:18mais soit trop hauts ou normaux.
55:23Il faut tenir compte du pouvoir d'achat des ménages,
55:26surtout des familles aux revenus modestes.
55:28Des mesures pourraient être prises
55:30pour mieux encadrer les prix.
55:34On pourrait aussi envisager des tarifs préférentiels
55:36pour les personnes aux revenus limités.
55:41D'autres solutions sont possibles.
55:43L'essentiel est de tenir compte
55:45de la situation des familles,
55:46notamment dans les grandes villes,
55:48où les prix sont devenus très élevés.
55:57Voilà, c'était le Vox du jour.
55:59On vous retrouve demain
56:01pour un nouveau Vox du jour.
56:02Restez avec nous.
56:03Le carrefour du soir, ça continue.
56:05Sous-titrage Société Radio-Canada
56:09Sous-titrage Société Radio-Canada