Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
«Édouard Philippe incarne tous ceux qui ont mis la France dans le mur depuis 40 ans», estime Pascal Praud

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les déclarations d'Édouard Philippe sur France 2.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00pour évoquer précisément Édouard Philippe, qui hier, il est annoncé comme possiblement au deuxième tour,
00:08donc c'était intéressant de l'écouter, il n'y a pas d'annonce fracassante,
00:12sinon cette annonce pour les familles que je vous propose d'écouter.
00:18Moi ce que je crois, c'est qu'il faut aider les familles, y compris les familles monoparentales bien entendu,
00:23dès le premier enfant. Aujourd'hui on les aide beaucoup, mais à partir du deuxième et encore plus à partir
00:27du troisième.
00:27Je pense qu'il faut aider, avec une allocation familiale entièrement revue,
00:32toutes les familles à partir du premier enfant, une allocation familiale unique,
00:35qui permet de verser 350 euros dès le premier enfant.
00:38C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui et qui est ensuite dégressif avec le revenu.
00:42Ce que je comprends, c'est de relancer la natalité, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.
00:45Je ne suis pas sûr qu'on fasse un enfant pour avoir 350 euros, c'est 350 euros par mois
00:50?
00:50Évidemment, 350 euros par mois.
00:53J'attends de voir la précision parce qu'il a dit suivant les revenus,
00:56c'est-à-dire dégressif, ça veut dire qu'il ne revient pas sur la fin de l'universalité des
01:01allocations familiales
01:01qui avaient été décrétées par François Hollande
01:03et qui coûtent aux familles notamment, plutôt en haut de la classe moyenne,
01:08qui fait qu'elles ont souvent moins d'enfants qu'elles en avaient avant François Hollande.
01:12Bon, et puis le deuxième passage que je voulais vous faire écouter,
01:14que je trouve invraisemblable, c'est sur l'immigration légale.
01:17Il n'est même pas capable d'attaquer l'immigration légale.
01:21Si, il peut la diviser par deux.
01:22Et alors ? Il y a encore 200 000 personnes qui vont entrer et l'immigration illégale qui a un
01:26vrai problème.
01:27Je vous assure, il est vraiment à côté de la plaque, pardonnez-moi de le dire comme ça.
01:31C'est-à-dire que ce n'est pas divisé par deux.
01:33200 000 personnes, on ne peut même plus faire entrer 200 000 personnes.
01:36Donc même, c'est là qu'on voit le syndrome du petit homme gris.
01:41Il est incapable de dire, il y a un problème d'immigration illégale XXL,
01:46il y a un problème d'immigration légale.
01:49Et sur l'immigration légale, il n'est même pas capable de dire,
01:53ben non, en fait, il faut un moratoire, ce que disait par exemple Gérald Darmanin.
01:56Écoutez ce deuxième passage.
02:00Il me paraît parfaitement légitime que la France décide qui a le droit,
02:04ou pas le droit, de résider régulièrement sur son territoire.
02:08Quels étrangers peuvent venir ?
02:10Et je pense qu'il faut revenir à cette logique profonde.
02:12Alors je propose plusieurs choses.
02:14La première chose, c'est de réduire très sensiblement
02:17le nombre de titres de séjour délivrés chaque année
02:20pour des étrangers qui veulent s'installer en France.
02:22Alors peut-être qu'on peut regarder d'abord les chiffres,
02:24parce qu'en 2025, on parle de 380 000 titres de séjour délivrés.
02:28C'est un record historique.
02:30Alors pour vous, quels chiffres seraient acceptables ?
02:32Je pense qu'il faut qu'on revienne dans l'épure de ce qui existait avant 2010.
02:35C'est-à-dire largement inférieur à 200 000.
02:39On doit diviser par deux l'immigration légale aujourd'hui.
02:43Quand je dis, moi ce qui m'a frappé hier, mais peut-être c'est le phénomène France 2,
02:47c'est qu'au fond tout le monde est sur sa réserve.
02:50Les journalistes ne posent pas de questions.
02:52Mais non, tout le monde est comme cela.
02:55Je veux dire, on est entre amis, on est déconnectés.
02:57C'est quelqu'un qui a mis les gilets jaunes dans la rue.
03:00Vous changez de sujet, on parle de l'immigration légale.
03:02Est-ce qu'on peut dire quelque chose sur sa proposition de diviser par deux l'immigration légale ?
03:06Moi, en effet, je l'ai trouvé pas très convaincant,
03:08parce que d'une part, son grand argument, c'est de dire,
03:12moi je promets pas beaucoup, mais je vais le faire,
03:13contrairement à ceux qui promettent beaucoup, mais qui le feront pas.
03:15Il donne l'exemple de Mélanie en Italie, qui est un faux exemple, etc.
03:19Mais quand il dit, je vais diviser par deux l'immigration légale,
03:21il dit, on ne touche pas, par exemple, à l'immigration étudiante.
03:23Or, l'immigration étudiante, aujourd'hui, c'est la première filière d'immigration.
03:26Et c'est lui, en 2018, qui a créé le programme Bienvenue en France,
03:31pour faire venir des immigrés dans nos facultés.
03:34Or, aujourd'hui, la moitié de ces étudiants immigrés
03:38viennent d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne.
03:40Donc c'est un objectif qui est quantitatif, qui n'est pas du tout qualitatif.
03:43Et ça, il veut pas y toucher. Moi, je trouve que c'est une erreur.
03:45Et sur le droit d'asile et le regroupement familial,
03:48je suis désolée, c'était pas convaincant non plus,
03:50parce que le regroupement familial, moi, je lui ai dit,
03:51d'ailleurs, je l'ai rappelé dans l'émission,
03:52il sera bloqué par le Conseil constitutionnel.
03:54Il dit, non, on va faire un protocole avec les pays européens.
03:58Édouard Philippe, il est sûrement sympathique.
04:01Il va rassurer, pourquoi pas, certaines gens, etc.
04:04Il est moins pire que d'autres.
04:06Il ne fera rien.
04:08Ça sera le troisième quinquennat Macron.
04:11Et certains disent en pire.
04:13Mais ça peut être un choix.
04:14Là, il a donné un objectif tangible.
04:15Ça peut être un choix.
04:16Après, maintenant, il faut aller chercher sur comment...
04:18Comment il va faire pour tenir cet objectif ?
04:20Et je suis désolée, sur l'immigration d'étudiante,
04:22il ne veut rien faire.
04:24Sur l'immigration de travail, il veut dire qu'on en a besoin.
04:26Ce n'est pas du tout certain.
04:27Sur l'asile, il dit, on va allonger la liste des pays sûrs.
04:31Mais je l'interroge en lui disant,
04:33vous savez, quelle est la première nationalité
04:34qui demande l'asile en France ?
04:35Il ne sait pas répondre.
04:36C'est les Afghans.
04:38L'Afghanistan ne sera jamais déclaré comme un pays sûr.
04:40Donc, on va continuer à accueillir des Afghans ?
04:42200 000.
04:43Je vous dis, ça peut être un choix.
04:44C'est exactement...
04:46Il incarne tous ceux qui ont mis la France dans le mur depuis 40 ans.
04:51Alors, on peut continuer.
04:52Parce que ça rassure parfois les gens.
04:54Il se dit, bah oui, au moins, bon, il n'y aura pas...
04:57Le pays ne sera pas à feu et à sang complètement.
04:59Bon, mais ça sera la lente, effectivement,
05:02puisque aucune mesure radicale ne sera prise.
05:05Là où je le trouve un peu dur avec lui,
05:06parce que sur l'immigration, je trouve qu'effectivement,
05:08il n'est pas du clair.
05:08Mais sur l'économie, il est un des seuls, avec Bruno Retailleau,
05:12à dire la vérité aux Français,
05:13à ne pas mentir, à ne pas faire un budget complètement délirant,
05:17à dire qu'il va falloir faire des efforts
05:18et que non, il n'y a pas d'argent magique.
05:20Là, là-dessus, on peut dire qu'il dit une certaine vérité.
05:23Eugénie, on a tellement attendu depuis 40 ans
05:26qu'aujourd'hui, seules des mesures radicales
05:29nous permettraient de sortir de nos difficultés.
05:33Comment dire ? L'immigration en est une.
05:34Et même là-dessus, il est incapable de prendre ses décisions.
05:38Donc moi, je n'ai rien contre lui.
05:40Si demain, il proposait des mesures radicales,
05:43effectivement, sur la sécurité, sur l'immigration,
05:45sur l'économie, on pourrait croire.
05:47Mais il ne fera rien parce qu'il est fabriqué comme ça.
05:49Il est fabriqué pour ne rien faire.
05:52C'est des gens qui sont fabriqués pour ne rien faire.
05:54C'est formidable, d'ailleurs.
05:56Donc, ça sera le troisième quinquennat, Max.

Recommandations