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NewsTranscription
00:01Le procès du jour, c'est l'annonce d'hier soir.
00:053000 profs remplaçants trouvés par miracle, croyez-vous, aux promesses d'Edouard Geffray ?
00:09Il a trouvé 3000 professeurs remplaçants, comme ça on est sortant un peu de son chapeau.
00:16Est-ce que vous y croyez ou pas ?
00:18Alors moi je crois que c'est surréaliste, à moins que ce soit pour éteindre l'incendie,
00:22en espérant que ça calme un peu les manifestants.
00:24D'ailleurs on écoute Edouard Geffray.
00:26On a un premier éveil, c'est qu'on a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves.
00:31Ils voudraient l'être, mais ils ne sont pas affectés devant élèves.
00:333000 professeurs, parce que jusqu'à présent on savait mal les affecter notamment.
00:37Et donc dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements.
00:40Entre demain et mardi.
00:42Autre son de cloche, Jean-Philippe Tanguy, député RN.
00:46C'est normal qu'il y ait des professeurs devant les élèves.
00:48Donc moi là où je suis troublé, c'est que le gouvernement nous avait menti.
00:52Il nous dit qu'il n'y avait aucun problème de présence de professeurs.
00:54Donc on voit bien qu'il y avait un hiatus entre la réalité et ce que les élèves vivaient sur
01:00le terrain.
01:00Donc en fait le mouvement n'aurait jamais dû exister.
01:04C'est sûr qu'il y avait un hiatus.
01:06Alors vous, qu'en pensez-vous ?
01:083000 profs remplaçants, croyez-vous aux promesses d'Edouard Geffray ?
01:11Qu'en dit-on sur la chaîne YouTube de Sud Radio, mon cher Antonin ?
01:16Eh bien mon cher Philippe, on n'y croit pas du tout puisque vous répondez non à 95%.
01:20On a Jean-Christophe qui nous dit, l'État voulait réduire le nombre de fonctionnaires, on ne sait plus quoi
01:25penser.
01:25Après il faut voir leur statut et le salaire, mais de toute façon on est un peu obligé d'y
01:29croire.
01:29Et au contraire, on a Serge qui visiblement ne reconnaît pas non plus les revendications de nos étudiants
01:33et qui nous dit, 3000 profs payés avec nos impôts planqués des bureaux, il ne faut surtout pas y croire.
01:38La parole est à l'accusation Bruno Pommard.
01:41J'ai beaucoup de choses à dire, mes deux compatriotes visiblement ne connaissent pas très bien le sujet,
01:45en plus on a un prof, un ancien prof sur le studio, ça fait un peu...
01:48C'est toi, tu es ivre.
01:51Non, il faut se poser la question, il y a près de 850 000 personnes qui travaillent à l'éducation
01:56nationale.
01:57On passe le million.
01:58Moi j'ai 850 000, on ne sait même pas, pour vous dire, on vous donne des chiffres.
02:02On trouve d'un coup 3000 fonctionnaires, enfin profs...
02:05C'est des fonctionnaires qui n'étaient pas encore affectés, mais qui étaient...
02:08Mais il fallait les affecter tout de suite, depuis longtemps.
02:10Il y a un problème de logiciel.
02:13Mais on laisse réagir l'accusation et après la défense.
02:15Je sais bien que mes petits camarades vont défendre Jeffrey,
02:18mais encore une fois, c'est un scandale d'organisation de nos institutions,
02:23et encore on en a le résultat.
02:24On fout des milliards et des milliards dans ce ministère,
02:28ce qui est normal, attention, ce ministère du savoir, l'instruction, tout ce qu'on peut imaginer,
02:32d'ailleurs qui ne devrait plus s'appeler un ministère de l'éducation,
02:35mais effectivement, ça pose vraiment des questions.
02:37C'est sauf qu'il peut.
02:37On est dans le bordel complet, et on dit,
02:39on envoie 3000 profs, il y en a qui ont déjà commencé ce matin.
02:44C'est un truc de fou.
02:44Alors, comme on a un ancien prof parmi nous, la parole...
02:47Parmi nous, c'est très joli.
02:50Alors, vous avez été prof d'allemand pendant 9 ans, c'est ça ?
02:52Oui, beaucoup d'élèves se sont suicidés.
02:55Quelle horreur !
02:56Alors, est-ce que vous avez vécu, vous, ça ?
02:58Vous avez un collègue malade, et puis il y a un TZR,
03:01c'est des professeurs qui sont en remplacement, qui ne viennent pas.
03:03Si je peux remplacer une.
03:04Déjà, moi, j'ai été nommé le 1er octobre.
03:12C'est pas vrai. Pour votre premier poste ?
03:13Pour le premier poste.
03:14De quelle année ?
03:15On démarrait.
03:16Taisez-vous 183 !
03:19Mais à côté de chez vous, on vous a envoyé à l'autre bout de la France ?
03:22Non, parce que j'avais, comment dirais-je, dans la liste,
03:25j'avais un truc à côté de Pontoise,
03:27c'était une école privée sous contrat,
03:29après j'avais un truc à Paris.
03:30Un pistolet direct.
03:31Non, pas du tout, parce qu'on avait trois choix,
03:34et j'ai pris effectivement ce qu'il n'y avait plus près chez moi,
03:37dans le 15e, et moi j'habitais à l'époque république.
03:39Mais c'est vrai qu'on était placés comme ça,
03:43et on a eu de la chance,
03:43parce que certains ont été placés à Lille,
03:46d'autres qui étaient à Toulouse, d'autres à Aubeuge, etc.
03:48Moi, j'ai connu ça.
03:49Ce qui est d'ailleurs affolant,
03:50et c'est la raison pour laquelle les enseignants ont raison
03:52de réclamer depuis quelques années,
03:53que ce soit, comment dirais-je, régionalisé,
03:56que les proviseurs aient une totale autonomie
03:59pour créer leur équipe.
04:00En plus de ça, ça leur permettrait d'avoir au moins
04:03une connivence entre les méthodes de pédagogie,
04:07alors que sinon, c'est le bordel total.
04:10La parole est au deuxième avocat de la Défense, René Chiche.
04:13C'est-à-dire que la question,
04:14est-ce qu'on doit croire à Édouard Geffray ?
04:16Ben oui, moi je le crois.
04:16La mesure est tellement concrète, forte,
04:21dans un tel climat actuel,
04:22il est obligé de concrétiser cette promesse.
04:25Donc effectivement, il y aura, à mon avis,
04:26bien 3000 professeurs.
04:27Maintenant, c'est vrai qu'on peut se demander
04:29pourquoi tout d'un coup,
04:303000 professeurs sont sortis du chapeau.
04:31alors que les manifestations battent leur plein,
04:33qu'il y a eu des violences, etc.
04:35C'est vrai qu'ils arrêtent...
04:35C'est pour ça que j'ai posé la question.
04:37Ils sortent miraculeusement,
04:39comme la fumée au Vatican,
04:40quand le pape était lu.
04:41Oui, mais la question, c'est,
04:42est-ce qu'il faut croire, Édouard Geffray,
04:43quand il propose 3000 postes ?
04:45Là, c'est autre chose.
04:46La question est différente.
04:47Donc là, j'y crois.
04:48Mais maintenant, ça prouve bien aussi
04:50que le gouvernement,
04:51c'est moi qui le dis en plus,
04:52patauge vraiment dans la gadoue actuellement.
04:54Vous êtes plutôt macroniste ?
04:55Ben oui, mais moi j'ai voté Macron à deux fois,
04:57bien sûr, mais là, j'avoue que là,
04:58il patauge dans la gadoue
05:00et que, finalement,
05:01il donne des armes supplémentaires,
05:03d'ailleurs, à l'opposition
05:04et même aux jeunes manifestants,
05:06parce que les jeunes manifestants
05:07et l'opposition vont dire,
05:08vous voyez, on ne peut plus faire confiance
05:09à ce gouvernement
05:10qui nous a caché
05:11la présence de 3000 professeurs.
05:12Mais ce qui est bien, quand même,
05:13c'est qu'il a ouvert l'œil,
05:14parce que je ne sais pas si vous avez remarqué.
05:16Non, non, pas ça.
05:17Il a toujours un oeil sur...
05:18Non, vous êtes dur.
05:19Il faut casser
05:21pour trouver 3000 professeurs.
05:22Tout de suite,
05:23on prend la direction du Pays Basque.
05:25Direction Anglette.
05:27Bonsoir Jean-Pierre.
05:29Bonsoir.
05:30J'allais vous dire,
05:31Anguille et Tori en Basque,
05:32bienvenue.
05:33Alors vous, vous êtes enseignant
05:34dans le privé, c'est ça ?
05:36Et qu'est-ce que vous pensez
05:37de l'affirmation d'Edouard Geffrey
05:40d'hier soir ?
05:42Écoutez, je pense que c'est un aveu
05:44d'incompétence flagrant,
05:46tout simplement.
05:49J'ai regardé un petit peu les chiffres.
05:5121 000 remplaçants en France,
05:54enseignants,
05:5511 000 titulaires,
05:5610 000 vacataires,
05:57bon à peu près.
05:59Les vacataires représentent en France
06:0226% de l'enseignement
06:06dans l'éducation nationale
06:07d'après la Cour des comptes.
06:09D'accord.
06:10Donc j'ai du mal à comprendre
06:11qu'avec tout ça,
06:14on en soit arrivé là.
06:16j'ai vu qu'il y avait
06:17500, je crois 540,
06:19entre 520 et 540
06:21qui s'est concerné
06:23par des postes non-pourvus.
06:25Pourquoi ?
06:26Pourquoi sont-ils non-pourvus ?
06:28Où sont situés ces lycées ?
06:29Alors moi je vais vous raconter
06:31un témoignage.
06:32J'ai parlé avec un chef
06:33d'établissement,
06:35aujourd'hui,
06:35donc c'est récent,
06:36qui m'a raconté
06:37une anecdote complètement folle.
06:38Il me dit,
06:39il y a quelques temps,
06:40on m'a envoyé un vacataire
06:43qui ne connaissait rien,
06:44qui a été totalement déplacé
06:46par les élèves
06:47et je demandais au rectorat,
06:49il n'y avait personne,
06:50personne, personne
06:50et un jour,
06:51j'ai une femme qui me téléphone,
06:52il paraît qu'on me donne
06:54un téléphone, je crois,
06:55on lui donne un téléphone,
06:56il l'appelle,
06:57il lui dit à la TZR,
06:58c'est les remplaçants,
06:59les TZR,
07:00mais vous avez fini
07:01un remplacement ?
07:02Elle lui répond,
07:02non,
07:02je n'ai pas vu un élève
07:03depuis le début
07:05de l'année scolaire,
07:06alors que lui,
07:07il n'avait pas de prof
07:07et qu'il avait dû mettre
07:08un vacataire
07:09avec qui ça a été
07:10une catastrophe.
07:11Est-ce qu'on n'est pas
07:14que si je ne m'abuse,
07:16avant d'être ministre
07:17de l'éducation nationale,
07:18le DRH du ministère,
07:19il s'appelait
07:20Édouard Gécré.
07:21Donc est-ce que ça ne pose
07:22pas de question
07:22sur la gestion
07:24des ressources humaines
07:24dans ce que Claude Allègre
07:28appelait le mammouth ?
07:30Aveux d'incompétence,
07:32fladant.
07:33C'est tout.
07:35Je crois qu'il n'y a rien
07:36d'autre à dire,
07:37tout simplement.
07:38Si, d'ailleurs,
07:39le risque qu'on a
07:41avec les 3000 professeurs
07:42qui vont être là,
07:43à mon avis,
07:44quel va être
07:44le niveau
07:45de ces professeurs ?
07:46Ça, on ne le sait pas.
07:46Ils vont se retrouver
07:47devant des classes.
07:49Le niveau n'est pas
07:50à prendre en compte.
07:50Ce sont des professeurs
07:51diplômés, certifiés.
07:53Comme a dit Philippe,
07:54est-ce qu'ils ont eu
07:54l'expérience d'une salle
07:55il y a longtemps ?
07:56Ils vont se retrouver
07:57comme ça,
07:57en plein,
07:58dans le bourbier,
08:00si on peut le dire actuellement.
08:01Ça, c'est aussi une question,
08:01quand même.
08:02Il y aurait 3000 professeurs ?
08:04Vrai sujet.
08:05Moi, je sais que j'avais été
08:06élevé éducateur,
08:07j'avais été élevé éducateur avant,
08:11j'avais été pion quelques années,
08:12etc.,
08:13donc ce qui fait que
08:13j'avais un petit peu
08:14l'habitude de dévouer.
08:16Moi, mais la plupart,
08:17ils arrivent,
08:18j'ai le cas d'une amie
08:19qui était agrégée de lettres
08:20et tout,
08:20qui était très très jolie,
08:22qui s'est retrouvée
08:22dans une zone
08:23un petit peu compliquée
08:24et le premier jour,
08:25ça a été un affront,
08:26etc.,
08:26les élèves la draguaient,
08:27les élèves lui balançaient
08:28des horreurs, etc.,
08:29elle a fait une dépression.
08:30Voilà.
08:30Donc c'est très compliqué.
08:31Je voudrais poser une question
08:37à Bruno Pommard
08:38qui lui a été fonctionnaire
08:39mais dans un autre ministère.
08:40T'as pas très longtemps
08:40à l'école ?
08:42Il y a une question
08:43que je me pose.
08:44Quand on l'entend,
08:45moi, je suis entièrement d'accord
08:47avec Patrick Adler
08:47quand il dit
08:48qu'il faudrait que ce soit géré
08:49au niveau des académies.
08:51Mais même plus
08:52au niveau carrément
08:53des proviseurs.
08:54Je vais vous prendre un exemple.
08:57Moi, mon ex-femme,
08:58elle a eu son concours à Toulouse.
09:00Ils l'ont envoyé à Dreux
09:00pendant deux ans.
09:01Vous voyez un peu ?
09:02C'est une punition !
09:03Non, mais il y avait un truc
09:04qui se disait à l'époque,
09:05je ne sais pas si c'est encore le cas,
09:07il fallait se syndiquer déjà
09:08parce que quand il y avait
09:10les commissions,
09:10si vous étiez dans le syndicat
09:12le cas le plus puissant,
09:13votre dossier était soutenu.
09:14Le temps où le syndicat
09:15était puissant, c'était ça.
09:16Mais c'était complètement dingue.
09:18Il lui a fallu
09:20cinq ans
09:20pour revenir à Toulouse.
09:21Vous voyez,
09:22dans l'académie de Toulouse,
09:23même pas à Toulouse,
09:24d'accord ?
09:24Et qui est assez grande.
09:26Est-ce que c'est aussi mal géré
09:28dans la police
09:28et au ministère de l'Intérieur
09:29les effectifs,
09:30Bruno Pommard ?
09:31Écoutez,
09:32les répartitions d'effectifs,
09:33c'est toujours compliqué
09:34dans toutes ces grandes administrations.
09:36C'est pour ça que,
09:36à mon avis,
09:37il faut ce que disait Patrick.
09:38Décentraliser.
09:39On parle de décentralisation,
09:40mais tous les élus
09:42de terrain,
09:42les vrais,
09:43les purs,
09:43les mecs qui sont
09:43à l'Assemblée nationale,
09:44les députés européens,
09:46ne comprennent rien,
09:47ils sont perchés.
09:47Mais les élus de terrain,
09:48oui, ils voudraient.
09:49Alors, vous allez me dire,
09:50oui, mais les ARS,
09:50les ARS, effectivement...
09:52L'agence régionale de santé.
09:53Ça, ça a été un gloubi-boubi-dac
09:54qui a été créé aussi.
09:55Mais faire gérer ça,
09:56ce type de, je dirais,
09:58de fonctions
09:59et d'engagement,
10:00effectivement,
10:01à mon sens,
10:01ça serait une bonne chose.
10:02Le mot de la fin
10:03à Jean-Pierre d'Anglette.
10:04C'est vrai,
10:05comme le disait Patrick Adler,
10:06que ce serait peut-être mieux
10:07si pour le lycée d'Anglette
10:08de Biarritz ou de Bayonne,
10:09ce soit géré à Bayonne,
10:11Anglette ou Biarritz,
10:12plutôt qu'être géré
10:13rue de Grenelle à Paris, non ?
10:15Mais bien sûr,
10:16ça éviterait pas mal de problèmes
10:17et comme j'ai entendu tout à l'heure,
10:20ça permettrait aux proviseurs
10:21de choisir leur équipe.
10:22Mais oui.
10:24C'est d'une garde rapprochée.
10:26Mais ce que je voulais dire aussi,
10:28c'est que peut-être
10:30que les 3 000 enseignants
10:31en question vont être en poste
10:33aujourd'hui ou lundi,
10:34peu importe.
10:35Mais je pense que
10:37ce sont des lycées à problème,
10:39certainement,
10:40si les postes ne sont pas pourvus.
10:43Le chef d'établissement
10:44qui le disait,
10:45c'était pas un établissement
10:46à problème.
10:47Et pourtant,
10:48il y avait une TZR qui attendait.
10:49Je vous dis à Paris que
10:50certains vont tenir
10:51une semaine,
10:52dix jours peut-être.
10:53Ils vont envoyer
10:54aux casse-pibes
10:55des vacataires
10:55qui vont pas...
10:57Ils vont l'établir rapidement.
11:00Merci.
11:01Merci.
11:01beaucoup Jean-Pierre Danglet.
11:03On salue
11:04les docteurs du Pays Basque.
11:06On les aime beaucoup
11:07nos amis basques,
11:08non ?
11:09Ça me donne envie
11:10de me manger une tchistora,
11:11vous connaissez,
11:12la saucisse basque
11:13au piment d'Espelette.
11:13Très belle région.
11:16Avec une purée,
11:17ça c'est fabuleux.
11:17La différence entre vous et moi,
11:20Patrick...
11:20Non, moi je ne veux pas
11:21parler, moi c'est fille.
11:23Patrick Roger,
11:24je suis désolé,
11:26j'ai des cheveux,
11:26mon monsieur.
11:28La différence entre vous,
11:29vous ne pensez qu'à bouffer,
11:30là-bas,
11:30moi je pensais à crapahuter,
11:31parce que le Pays Basque,
11:32c'est super pour mon crapahuter.
11:47une nouvelle pathologie,
11:49la nostalgie commerciale aiguë.
11:51On se retrouve tout de suite.