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00:00Et le procès du jour, 126 000 candidats se sont retrouvés donc sans aucune proposition cette année sur Parcoursup.
00:08Et les lycéens réclament 250 000 places de plus, Philippe.
00:13Et on vous pose cette question, faut-il adapter le nombre de places en université au nombre de bacheliers ?
00:19Alors moi je dis non, il faut adapter les formations au secteur qui embauchent et supprimer les filières qui mènent
00:25à France Travail.
00:25C'est à mon avis très simple, comme disent les auditeurs sur la page Youtube de Sud Radio mon cher
00:30Antoine.
00:31J'ai recueilli plusieurs témoignages Philippe et Madame la Présidente.
00:35Alors effectivement faut-il adapter le nombre de places en université au nombre de bacheliers ?
00:38Vous répondez oui à 48%.
00:40Alors il y a la petite proposition de Joseph qui nous dit
00:43Oui les places à l'université doivent être réservées à ceux qui ont une moyenne générale supérieure à 16 en
00:48calculant tous les trimestres.
00:49C'est valable aussi pour les lycéens privés, pas de favoritis même si les parents ont de l'argent, pistons
00:55etc.
00:55Il y a Kévin qui nous dit
00:56L'université est déjà remplie avec bien trop d'étudiants qui savent à peine écrire et vous voulez en envoyer
01:02encore davantage.
01:03Alors oui, il faudrait pousser les murs de la fac et recruter des maîtres de conférence.
01:06Et il y a Solomé pour finir qui a une réponse qui devrait vous faire plaisir mon cher Philippe.
01:10Et elle nous dit
01:11Il faut adapter les orientations en fonction du marché du travail.
01:14Autrement dit, un ministère du travail et de l'économie efficace qui dit à l'éducation nationale les besoins des
01:19futurs métiers.
01:20Et on écoute Eric Coquerel.
01:22Le parcours sup, c'est qu'on adapte le nombre de bacheliers qui peuvent aller à l'université au nombre
01:29de places dans les universités.
01:30Moi je pense qu'il faut faire l'inverse.
01:32Il faut adapter le nombre de places dans les universités au nombre de bacheliers qui peuvent y aller.
01:36Donc déjà, il y a un problème global de budget.
01:38C'est pour ça que nous on demande la création de 250 000 places dans les universités.
01:42L'audience est ouverte.
01:45Voilà.
01:45Monsieur le procureur.
01:46Oui.
01:47Alors, le système actuel.
01:50Bon, ça ne va pas.
01:51Quoi qu'il en soit, il y a un problème, problème probablement d'anticipation.
01:56Puisque, évidemment, l'avenir des étudiants dépend des places disponibles.
02:00Notamment dans les universités.
02:02Alors pourquoi cette anticipation devient de l'angoisse personnelle pour les enfants comme pour les parents ?
02:10Bien sûr, parce qu'il faut savoir derrière ce que vont pouvoir faire ces enfants, où est-ce qu'ils
02:16seront acceptés.
02:17Bien souvent, c'est compliqué parce que s'il n'y a pas de place dans une université pas très
02:21loin de chez vous, vous pouvez postuler pour une autre université.
02:25Ce qui veut dire qu'il y a un déplacement pour aller dans une autre ville avec un loyer et
02:29ça coûte cher.
02:30Il y a les déplacements.
02:31C'est ça, de façon très concrète, ce qui se passe.
02:35Alors, pour défendre quand même un peu Parcoursup, le supprimer, ça ne fera apparaître aucune place supplémentaire aujourd'hui.
02:43Sauf si, bien sûr, on débloque les 200 combien de places de demandées ?
02:48Vous avez dit 250 000, c'est ça ?
02:50Parce que, lorsque il y a 1000 candidats qui demandent 200 places, ça ne va pas.
02:57On voit bien.
02:57Donc, il y a un gros problème.
03:00Alors, soit on ouvre complètement à l'Evan, soit on continue de sélectionner, etc.
03:06Donc, la question, finalement, et je voudrais que vous débattiez de ça,
03:10est-ce qu'on peut garantir à chaque bachelier une place dans le supérieur ou une place dans la filière
03:17de son choix, en quelque sorte ?
03:18Maître, vous avez la parole.
03:21La parole est à la défense.
03:24Non, à l'accusation.
03:25L'accusation, l'accusation.
03:27Ah, on commence à l'accusation.
03:28Alors, moi, je crois que, comme dans plein de domaines, ce pays, vous me passerez l'expression,
03:33comme on dit dans le sud-ouest, est cul par-dessus tête.
03:35Je vais vous prendre un exemple.
03:37On a mis, il y a des années, en 71, un numerus clausus pour les médecins.
03:41Et on manque de médecins.
03:42Et c'est dramatique.
03:43On manque d'infirmières.
03:44En revanche, on nous dit qu'il faut augmenter les places en fac, en veux-tu, en voilà.
03:50Alors, le problème, je tiens à le rappeler, c'est que les facs françaises,
03:53je vais en citer une seule, à part Dauphine, si vous faites fac de socio, fac de psycho, fac d
03:58'archéo,
03:58ou même une fac d'anglais, d'espagnol ou d'histoire, si vous n'arrivez pas à avoir le CAPES,
04:03votre destin vous amène inexorablement à France Travail.
04:06Donc, il faudrait que l'université offre des formations qui mènent à l'emploi.
04:10Vous prenez les universités américaines, vous étudiez le commerce, vous étudiez le marketing,
04:15vous étudiez les technologies, vous étudiez la vente.
04:18En France, toutes les facs de sciences humaines vous mènent à 90%, dans 90% des cas, à Pôle emploi.
04:24Alors, on manque de formation pour des gens, pour des métiers où on a des besoins,
04:29mais est-ce qu'on a besoin de 90 ou 95% de bacheliers ?
04:33Alors qu'on manque de plombiers, alors qu'on manque de bouchers, alors qu'on manque d'électriciens.
04:37Ça, c'est la vraie question.
04:38Il faut tout revoir de A à Z.
04:41Et alors, la proposition de dire qu'il faut faire autant de place qu'il y a de bacheliers,
04:47quand on voit le nombre de bacheliers, il va falloir que le ministère de l'enseignement supérieur
04:53investisse massivement dans l'immobilier.
04:57Moi, je suis complètement d'accord avec Philippe David, et avec Salomé, l'auditrice.
05:04C'est qu'en fait, l'objectif, il n'est pas tant de savoir combien de places pour combien d
05:09'étudiants,
05:10mais comment on flèche mieux les étudiants aux besoins réels du marché de l'emploi.
05:15C'est comme ça que j'ai créé Futurae il y a 5 ans, 6 ans maintenant.
05:18C'est qu'on a un problème d'adéquation.
05:21Les entreprises, d'un côté, disent qu'on n'arrive pas à embaucher les gens formés à ce dont on
05:26a besoin,
05:27les métiers de demain.
05:28Et de l'autre côté, on a un chômage des jeunes qui est galopant.
05:33Et le vrai problème, c'est qu'en plus, il faut ajouter à cela, moi je le vois chez Futurae,
05:38nos étudiants, pour beaucoup, ne sont pas des têtes de classe,
05:41ils cherchent un métier professionnalisant,
05:43et surtout, ils ne sont pas prêts à passer du système scolaire à l'université.
05:48C'est des grands amphis, de l'autonomie,
05:52alors que nous, on fait exactement le contraire,
05:53des petites classes, de l'accompagnement personnalisé.
05:56Donc en fait, il y a deux sujets.
05:58Il y a le sujet de l'orientation, qui est majeur en France et qui est très mal traité.
06:02Et ensuite, il y a le sujet de l'accompagnement.
06:04Vous avez plein de gamins qui ont des qualités,
06:07notamment créatives en ce qui me concerne,
06:09c'est là où je les forme beaucoup,
06:11parce que moi, je crois que le monde de demain appartiendra aux créatifs.
06:14Vous avez des compétences qui sont totalement laissées de côté,
06:18dans des filières d'université,
06:19ou tout simplement jusqu'au baccalauréat,
06:21qui ne sont pas valorisées,
06:23alors qu'on a besoin de ces talents pour les métiers de demain.
06:25Donc au fond, il y a toutes des perspectives pour les jeunes,
06:29qui vont bien au-delà de savoir, comme M. Coquerel le dit,
06:33savoir si on va créer des postes de sociologues,
06:35alors qu'ils vont aller droit au chômage.
06:37Donc il y a ce double besoin,
06:40et c'est pour ça que je rejoins totalement la proposition de Philippe David.
06:44Allez, la parole est à la défense.
06:45M. le Président, je ne suis pas du tout insensible aux arguments de la défense.
06:52En réalité, je constate comme elle,
06:56qu'il y a un grand nombre de jeunes gens qui ont le baccalauréat,
07:01sans qu'ils le méritent véritablement.
07:04Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que,
07:08ce que vous souhaitez,
07:10c'est-à-dire l'adaptation du bac au métier très utilitaire demain,
07:15est à chaque fois refusée par la tradition française.
07:19Il y a quelques années, rappelez-vous, des employeurs avaient insisté là-dessus,
07:24et évidemment, on leur avait reproché d'avoir une conception utilitariste de la vie intellectuelle.
07:31Moi, je crois qu'aussi déplaisante que soit cette méthode,
07:36qui consiste à dire,
07:38autant il y a de titulaires du bac,
07:41avec un bac dont j'admets qu'on le donne un peu trop facilement,
07:45eh bien, il faut qu'ils puissent trouver quelque chose à l'université.
07:50À l'université ?
07:52Absolument !
07:53Ou alors, dans les métiers qui paraissent méprisés par une partie de la défense,
07:58je n'ai rigoureusement rien contre les sociologues,
08:02ils peuvent être parfois utiles,
08:03et contre les autres métiers,
08:05il y a une forme de très léger populisme dans l'intervention de notre premier avocat,
08:12qui...
08:13Qu'est-ce que j'ai dit de populiste ?
08:14Mais non, cette vision de répugner tout intérêt intellectuel pour le futur,
08:22en privilégiant un pragmatisme...
08:24Mais non !
08:24C'est pour avoir du travail après, c'est tout.
08:26C'est la notion de numerus clausus.
08:28C'est vrai que c'est complètement fou qu'on ait fait du numerus clausus sur les médecins,
08:32et que du coup, on est des médecins étrangers,
08:34et qu'à contrario, il n'y ait pas de numerus clausus sur les sociologues.
08:37Tout le monde sait qu'il faut des sociologues,
08:39mais pas en nombre, comme on en voit légalement...
08:44Allez, Madame la Présidente, appelez Cécile,
08:47appelez les auditeurs à la rescousse.
08:48J'appelle un témoin, c'est une témoin, Nathalie, qui est avec nous de Béziers.
08:52Bonsoir, Nathalie.
08:53Bonjour, Philippe, bonjour à Cécile, bonjour à tous.
08:57Un peu de raison dans ce débat, ma chère Nathalie.
09:00Alors, moi, je suis très pragmatique.
09:02Oui.
09:02Alors, d'abord, en ce qui me concerne, moi, j'ai été à la fac quand j'étais jeune.
09:07À l'époque, je n'avais pas de parcours sup.
09:10À l'époque, vous aviez le bac, le lendemain, il fallait choisir la fac où vous vouliez vous inscrire.
09:15Dans la nuit, je l'ai fait à pile ou face.
09:18Pile, c'était mat, et face, c'était droit.
09:22Et finalement, comme je voulais partir le plus vite possible de la maison pour avoir un boulot le plus vite
09:26possible,
09:26ça a été droit.
09:28D'accord.
09:28Voilà.
09:28Et on était beaucoup trop nombreux déjà.
09:31On était 19 000 à Paris 2, à Sass, en grand amphi, comme le disait votre intervenante
09:37qui a créé cette future année-là.
09:40D'accord.
09:40À la fin de l'année, pardon, à la fin de l'année, on n'était plus que la moitié.
09:44Et j'ai raté ma première année.
09:46Parce que, comme elle le dit, vous passez du lycée de votre banlieue à la fac,
09:51vous vous êtes plus suivi aussi attentivement qu'avec des professeurs.
09:54Même si on était 35 par classe, ça suivait bien au lycée.
09:57On avait tous notre bac scientifique.
10:00Néanmoins, il y a un décalage entre le bac, l'année du bac et la fac.
10:06Donc, la fac, oui, mais il faut savoir ensuite s'y tenir.
10:09J'ai redoublé.
10:10Heureusement, le redoublement existait.
10:12Et j'ai réussi à passer deux maîtrises par la suite qui m'a amenée à ce que je fais
10:16aujourd'hui,
10:16c'est-à-dire pas quelque chose que j'aurais dit à Jacques Martin à l'école des fêtes.
10:19Je veux diriger un CCAS.
10:22Je ne savais même pas ce que c'était un CCAS.
10:24D'accord ?
10:25Alors, ça, c'est première chose.
10:27Deuxièmement, il y a beaucoup trop de gens qui arrivent au bac, effectivement.
10:30Et ils sont de plus en plus nuls.
10:32Pardonnez-moi.
10:33Je vois que...
10:34Parce que je recrute beaucoup de gens.
10:36Et quand je vois les gens qui ont le bac, ils ne savent pas faire un TV sans faire des
10:39photos d'orthographe.
10:40Heureusement qu'il y a l'IA aujourd'hui.
10:41Heureusement qu'il y a l'IA.
10:43Et l'IA, justement, va faire dégommer un tas de métiers dits intellectuels.
10:47Donc, de quoi on manque aujourd'hui ?
10:49On manque de manuels.
10:50On n'a pas besoin que de chefs.
10:51On a besoin de gens qui savent faire des choses avec leurs mains.
10:54Là où l'IA ne saura jamais remplacer l'être humain.
10:57C'est vrai.
10:58Donc, faites des formations pour des menuisiers.
11:03Faites des formations pour des plombiers, comme disait Philippe David tout à l'heure.
11:07Faites des formations pour...
11:09Ouvrez de numéroses causes pour les Toubibs.
11:11Moi, je n'arrive pas à trouver un Toubib.
11:12Ils ont tous 75 ans.
11:14Donc, on a besoin que le marché...
11:17Que les étudiants se dirigent vers le marché de l'emploi.
11:20Mais on en a besoin.
11:21On ne choisit pas toujours ce qu'on veut dans la vie.
11:24Les 25 ans, ils ne vont pas faire ce qu'ils veulent.
11:26Ils vont faire ce qu'ils peuvent.
11:28Ce que moi, j'ai fait.
11:29Ce que j'ai pu.
11:30Autour de moi, ils ont fait aussi ce qu'ils ont pu.
11:32Et c'est déjà pas mal quand vous avez un boulot qui vous rémunère.
11:36Et avoir une vie équilibrée.
11:38Voilà.
11:38Alors, adaptons-nous.
11:39Et adaptons-les, ces jeunes.
11:40Ça ne peut pas s'adapter.
11:42Merci, Nathalie.
11:42Pour les médecins, on ne peut pas faire grand-chose.
11:44Mais on a trois gynécologues amateurs autour de cette table.
11:46On peut peut-être vous aider.
11:50Non, incontestablement, quand même, il y a...
11:52Non, ben là, c'est un signe.
11:54Vous avez un peu fort.
11:56Philippe David, il représente trois personnes.
11:58Bon, c'est ça.
12:01Non, mais je ne savais pas.
12:03Bon.
12:05Très bien.
12:06En tout cas, les arguments sont exacts de Nathalie qui était avec nous.
12:12Et je pense qu'il va y avoir besoin d'une réforme de Parcoursup.
12:15Parce que ce que ne supportent pas les étudiants aujourd'hui,
12:19enfin, les jeunes lauréats du baccalauréat,
12:23et puis les parents,
12:25c'est qu'ils ne savent pas qui décide véritablement.
12:28Oui, c'est l'opacité.
12:28C'est l'opacité.
12:29Mais il faut se rappeler qu'avant, il y a eu du tirage au sort.
12:32Bien sûr, bien sûr.
12:33Alors là, on était quand même encore plus chez les fours.
12:34Bien sûr.
12:35Et puis avant, vous vous adressiez directement aussi aux écoles.
12:38Oui, ça, c'était encore avant.
12:39C'était le montant.
12:40Vous vouliez faire un BTS, un IUT,
12:44parce qu'il y avait des IUT ou une école de commerce classique.
12:47Vous vous adressiez directement à cette école,
12:49qui ensuite regardait votre dossier,
12:51et vous étiez admis ou pas à passer les euros.
12:54Aujourd'hui, tout ça passe à la grande moulinette.
12:56Et c'est vrai que ça peut être un peu effrayant, bien sûr,
12:59si on n'a pas l'école.
13:00Ça manque d'humanité.
13:01Et surtout, décourageant pour certains.
13:05Décourageant pour certains.
13:07Encourageant pour d'autres.
13:08Qui se disent aussi, il me faut le meilleur dossier,
13:10si je veux être pris.
13:12Et puis derrière ça, il y a la question,
13:13qu'on n'a pas posée directement là,
13:15qui dit qu'il faudrait,
13:18c'est les revendications de certains étudiants,
13:20qui voudraient que les dossiers soient anonymes.
13:23C'est-à-dire qu'on ne connaisse pas l'établissement d'où vous venez.
13:26Et en même temps, c'est compliqué.
13:28Et oui, c'est compliqué.
13:29Parce que selon d'un établissement d'excellence à un autre,
13:32les notes, vous voyez, n'ont pas du tout la pondération.
13:34Alors on va dire que vous faites de la discrimination entre établissements.
13:38Oui, mais en fait, c'est un sujet de pondération.
13:40Donc c'est vrai que c'est compliqué.
13:42Cette question n'est pas ça.
13:42Mais en même temps, il est normal, je me contredit,
13:45mais ce n'est pas grave,
13:47que ce n'est pas la première fois.
13:48Pour les médecins,
13:51où l'obligation technique est fondamentale,
13:54tandis que dans les autres activités,
13:57mon Dieu, tout le monde croit pouvoir être sociologue.
14:00Vous voulez que je vous dise, Philippe Bilger,
14:02vous êtes une girouette.
14:04Pas du tout.
14:06Je penche contre moi-même,
14:07ce qui est une qualité qui devrait être beaucoup plus fréquemment utilisée.
14:12Surtout vu votre pensée, heureusement que vous pensez contre vous-même.
14:15Allez, vous continuerez d'appeler, si vous voulez,
14:17tout à l'heure aussi avec Philippe David,
14:19entre 19h et 20h sur ce sujet, bien sûr,
14:21parce que je sais que ça fait énormément causer et réfléchir.
14:24Moi, je connais par exemple quelqu'un
14:26qui a tout fait pour être infirmière,
14:29donc elle a suivi un cursus,
14:31sauf qu'il y a des gens qui avaient un meilleur dossier
14:33qui sont passés devant elle,
14:34alors qu'elle, elle avait fait des stages,
14:36qu'elle était destinée à ça,
14:37qu'elle avait des capacités.
14:38Et il y a des gens par parcours,
14:39elle n'a pas pu se défendre.
14:41Moi, j'ai vu faire plein d'étudiants en université.
14:44Il n'y a pas de scandale là-dedans.
14:45Eh bien si, parce que la pauvre n'a pas été prise.
14:47Bah oui, d'accord.
14:48Mais l'autre était bonne aussi.
14:50Non, les autres, c'était parce qu'ils avaient
14:52de bons dossiers généralistes,
14:53mais pas du tout avec une vocation d'infirmière.
14:56Et vous avez pas mal d'étudiants qui se trompent aussi.
14:59Le droit à l'erreur, vous voyez,
15:01de pouvoir changer, moi je vois,
15:02chez Futurae, on récupère encore en ce moment
15:04des étudiants qui ont commencé en fac,
15:07alors je ne parle même pas des facs brûlées,
15:10fermées, envahies,
15:11et qui se rendent compte qu'ils se sont trompés d'orientation
15:13et qui viennent faire de la data et de l'IA chez nous.
15:15Surtout, être bien encadré,
15:16parce que moi je vous avoue, Patrick, Roger,
15:18avec vos filles,
15:19vous les avez accompagnées, conseillées.
15:22Mais tout le monde ne peut pas...
15:23Bah non, bien sûr, c'est extrêmement compliqué.
15:25Très difficile l'orientation.
15:27Et donc ce parcours sub,
15:28c'est vraiment la cage au fou.
15:29Ah, transition !
15:31Ah oui, bravo !
15:33Quel talent, transition dans un instant !
15:34Avec le gynéco, Philippe Dejou.
15:37Ah oui !
15:38Non, allez !