Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Et on va revenir bien sûr sur cette mobilisation des lycéens, d'où viennent ces 3000 professeurs remplaçants
00:05que le gouvernement vient de sortir de sa manche et que pas grand monde n'avait vu venir.
00:08Est-ce que ce sera suffisant pour répondre aux manifestants alors que 150 lycées sont toujours bloqués aujourd'hui
00:13et qu'une nouvelle journée d'action est prévue pour mardi prochain ?
00:17Et qui va payer les 30 millions de dégâts dans les lycées ?
00:19C'est le chiffre qui a été annoncé aujourd'hui par les présidents de régions.
00:24Avant cela donc cette vidéo, c'est avec vous Boris Karlamoff.
00:27Bonsoir, ça se passe hier, ça se passe hier à Paris, ça se passe place de la Bastille,
00:32on est dans la manifestation des lycéens et il y a des policiers qui interviennent pour prendre, récupérer quelques-uns
00:40de ces manifestants.
00:41Et nous sommes même à la fin de la manifestation, au moment de la dispersion, sur les images que vous
00:45allez voir sur BFM TV,
00:46on y voit donc des policiers de la CI, c'est la compagnie d'intervention des policiers qui procèdent à
00:52visiblement ce qui s'apparente à une interpellation,
00:54celle d'un jeune homme, vous allez le voir avec un sweat à capuche gris.
01:00Ce sont eux, justement ces policiers des CI, qui se trouvent à l'arrière des motos des Braves M, vous
01:04le savez, ces brigades des repressions violentes.
01:07On y voit très bien donc le jeune avec la veste grise.
01:10Et là, le policier de cette CI qui lui assène un coup de genou dans le visage, puis procède à
01:17son interpellation.
01:18On va rappeler que nous n'avons pas du contexte avant cette interpellation, ni après, on ignore ce qui s
01:22'est passé.
01:22C'est important de le dire.
01:23Quoi qu'il en soit, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête face à ces faits, une
01:29enquête qui est confiée à l'IGPN, la police des polices.
01:31Par ailleurs, il existe déjà une enquête administrative qui a été demandée par la préfecture de police de Paris
01:38pour viser à établir ou non des sanctions disciplinaires.
01:41On va rappeler que ce n'est pas l'IGPN qui fixe des sanctions, ils avertissent la direction de la
01:45police ou la hiérarchie qui, eux, vont fixer des sanctions.
01:49Bref, deux enquêtes, une judiciaire, une administrative concernant ces faits.
01:53Et ce policier qui, vous le voyez à l'instant, assène un coup de genou dans le visage de ce
01:58manifestant.
01:59On va rappeler que nous n'avons pas le contexte avant ni après ces quelques secondes d'image.
02:04Voilà, et on sait que ce jeune homme, puisque c'est un garçon à 18 ans, il a un avocat
02:08également.
02:08L'avocat de cet homme parle d'une arrestation, d'une violence inouïe.
02:13On va en parler ce soir avec Antoine Aubordorff, bonsoir, qui est journaliste politique à l'Opinion.
02:17Avec Iliès Djaouti, bonsoir.
02:19Bienvenue, étudiant, militant antiraciste, merci d'être avec nous également ce soir.
02:23Avec Henri Blondon, bonsoir.
02:24Bonsoir.
02:25Lycéen à Paris, vous êtes quelques-uns des visages de ce mouvement des lycéens et des étudiants.
02:30Christian Flech est avec nous également, bonsoir.
02:32Ancien directeur de la police judiciaire de Paris, c'est à vous que j'ai envie de poser la première
02:36question, Christian Flech.
02:37Ces images, cette interpellation, si c'était l'un de vos hommes qui l'avait réalisé, vous lui diriez quoi
02:42?
02:42Je lui demanderai des explications, ce qu'a fait d'ailleurs dans un premier temps sans doute le préfet de
02:46police,
02:47pour qu'il ait déclenché une enquête administrative dès qu'il a vu ces images-là.
02:51Et ensuite, il y a une enquête judiciaire.
02:52Donc bien sûr, il y a un besoin de comprendre le contexte, vous l'avez dit,
02:55savoir comment on en arrive à ce que cette image soit fixée.
02:59Et en même temps, je vois bien, il y a énormément de vidéos qui circulent,
03:04et c'est quand même une bonne chose parce que ça permet de contextualiser l'ensemble des situations
03:08à la fois favorables à la police ou éventuellement défavorables.
03:12J'ai aussi en mémoire cette vidéo du début de la semaine,
03:15où on voit ce policier de Belfort qui est massacré à coup de pied.
03:19Et donc, tout ça mérite aussi la même attention.
03:22Et cette vidéo est le symbole de cette violence de cette semaine
03:27où on arrive à avoir 6800 personnes gardées à vue et plus de 800 policiers blessés.
03:33Les policiers qui ont été blessés dans un contexte qui est quand même extraordinaire.
03:37Dans le contexte, on a bien précisé qu'on ne sait pas ce qui s'est passé dans les minutes
03:41qui ont précédé.
03:41Qu'est-ce qui pourrait expliquer un tel geste de la part de ce policier ?
03:45Je n'ai aucune idée de ce qu'il peut expliquer.
03:47Je pense qu'il y a un besoin de savoir dans quelles conditions
03:51et pour quelles raisons ils veulent l'interpeller
03:54et ce qui s'est passé au moment de l'interpellation.
03:57Il y aura des explications et il y aura après une décision.
04:01A la fois une décision administrative qui est du ressort du préfet de police.
04:05Ce n'est pas forcément la direction, ça dépend des niveaux de sanctions.
04:08Ça peut être un conseil de discipline aussi.
04:10Et ensuite, il y a une décision judiciaire.
04:12Ilyes, votre réaction à cette image ?
04:14Hallucinée. Je pense qu'on est en train de s'habituer à avoir des images
04:18qui sont absolument inadmissibles.
04:20Notre boussole morale est en train d'être bousillée.
04:22On est en train de voir, au fil des jours, sur nos réseaux sociaux,
04:25sur notre téléphone, des enfants perdre leurs mains, leurs yeux,
04:29se voir éborgnés.
04:30On voyait presque une image assez choquante d'un gamin
04:34qui circulait en train de marcher sans sa main droite.
04:37C'est absolument scandaleux.
04:39Il n'y a absolument rien qui justifie le fait de mettre un genou en pleine tête
04:42à un gamin de 18 ans qui n'est même pas encore étudiant.
04:46Évidemment que je lui apporte tout mon soutien.
04:48Carrément, ça me bousque la voix.
04:50Tout mon soutien.
04:51Et je suis absolument scandalisé de voir de telles images
04:53qui sont pour le coup révoltantes.
04:54Et je comprends parfaitement le fait que la jeunesse soit en colère
04:57à l'idée de voir autant de repressions contre nous
05:00à l'idée que, simplement, on revendique des droits qui sont scolaires.
05:04Et vous soutenez les 800 policiers blessés aussi.
05:06Et vous soutenez du coup les étudiants qui sont blessés ?
05:08Bien sûr.
05:09Est-ce qu'on peut dire une fois pour toutes, à cette table et ailleurs,
05:12qu'on condamne toutes les formes de violences ?
05:13C'est le point de départ du débat.
05:17Votre réaction, également.
05:19D'abord, merci de votre invitation.
05:20Moi, je suis effaré, si vous voulez, de ce que je vois.
05:23Parce que j'ai l'impression que ça fait des années que je vois ces images.
05:26Et je pense qu'il y a ces mois, on est d'accord pour dire
05:27qu'on est en train de s'habituer, je reprends tes mots,
05:31à ces images qui sont d'une violence absolument inouïe.
05:33L'institution policière, elle est là pour nous protéger.
05:35Oui. Et moi, si vous voulez, quand je vois ce genre d'image,
05:39je peux comprendre que certains jeunes aujourd'hui
05:41refusent de taper le 17 quand ils sont dans une situation d'insécurité,
05:45justement à cause de ces images.
05:46Ça fait un mal fou à l'institution, ça fait un mal fou à la France,
05:49ça fait un mal fou à la jeunesse.
05:50Le fait que l'IGPN soit saisi, je rappelais le chiffre tout à l'heure
05:52qui a été donné aujourd'hui, 24 enquêtes, ça ne vous rassure pas ?
05:55Vous ne dites pas que le job va être fait derrière ?
05:58L'IGPN n'a jamais été regardé, du point de vue de la jeunesse,
06:01comme une institution qui était sérieuse.
06:02En fait, il y a plein d'histoires qui n'auraient jamais eu de suite
06:05s'il n'y avait pas eu un téléphone qui filme un policier
06:07en train de, par exemple, éborner un enfant,
06:10renverser en voiture sur toute une crise.
06:11Et Christian Flech rappelait aussi que dans l'affaire de Belfort,
06:14le policier qui a été passé à table, sans les images,
06:17les suspects n'ont peut-être pas été arrêtés.
06:18Mais là, on parle de gamins, monsieur. On parle d'enfants.
06:20Oui, mais les victimes seront majeures ou mineures,
06:23c'est quand même très important.
06:24Absolument, mais là, on parle d'enfants qui se mobilisent
06:25pour avoir des conditions de vie et d'études dignes.
06:28L'IGPN est dirigée par un magistrat.
06:30C'est une réforme qui a été faite il y a quelques années
06:32pour justement donner de la crédibilité aux enquêtes qui sont faites.
06:35Et l'IGPN ira jusqu'au bout.
06:37C'est une structure aussi qui a été pointée du doigt
06:39par le Conseil de l'Europe, qui, pour le coup,
06:41fait preuve de problèmes d'indépendance
06:43du point de vue juridique.
06:45Mais pourquoi juridique ?
06:46C'est un service d'enquête ?
06:48C'est un service d'enquête ?
06:49C'est assez absurde d'un point de vue citoyen.
06:52Il y a déjà eu des procès de policiers.
06:54Dernièrement, cette année, on a eu des agents de la BRAVEM,
06:56la brigade de répression des actions violentes,
06:58qui ont été jugés en début d'année
07:00pour des violences.
07:01Il y a des policiers qui sont jugés
07:02parce que la police est une des institutions
07:04les plus contrôlées.
07:06L'institution de l'IGPN est une institution...
07:09Des enquêtes sont faites par des policiers
07:11sous le couvert d'un directeur qui est un magistrat
07:13et sous le couvert des parquets qui les saisissent
07:16et des juges d'instruction
07:17qui ensuite leur délivrent des commissions agatoires.
07:19On va évoquer dans un instant
07:21ce qui s'est passé dans un établissement de Gironde
07:24ces dernières heures également,
07:25qui a été saccagée en partie incendiée.
07:27D'abord vous, Antoine Orberdorf,
07:28sur ces images, encore une fois,
07:31dont on parle ce soir,
07:32parce qu'elles ont été filmées par certains témoins,
07:35mais qui peuvent jeter de l'huile sur le feu.
07:38Mais c'est le phénomène nouveau, en réalité,
07:40de ce mouvement lycéen,
07:41et qu'on avait déjà vu à l'œuvre
07:43lors des violences urbaines consécutives
07:46à la mort de Naël en juin 2023.
07:47C'est le fait de filmer en temps réel
07:50toutes les violences,
07:52de part et d'autre d'ailleurs.
07:53Et vous avez un réflexe chez les manifestants désormais,
07:57d'avoir le téléphone et de demander aux policiers...
08:00Certains policiers, de parfois venir les chercher un peu...
08:02Et de demander aux policiers le RIO.
08:04Le RIO, vous l'entendez souvent,
08:06le relevé d'identité opérateur.
08:08Il y a un réflexe vraiment...
08:09On n'a pas demandé pardon à Boris.
08:11Il le porte, le RIO, là ?
08:12On ne peut pas l'apercevoir sur ces vidéos,
08:15mais ils se sont identifiés facilement.
08:17C'est inexcusable.
08:19Dans tous les cas, les images sont absolument inadmissibles.
08:20Ils sont censés le porter.
08:22Ils sont censés le porter.
08:22On ignore s'ils le porter.
08:23Une fois dit cela,
08:24ce n'est évidemment pas mon rôle de substituer un magistrat,
08:27mais je suis interpellé par les circonstances
08:29dans lesquelles cet acte pourrait être jugé proportionnel.
08:32Parce que c'est ça.
08:33Un policier, il est apprécié à la proportionnalité de sa riposte
08:38au regard du danger grave et imminent auquel il fait face.
08:41Là, le coup de genou dans la tête, il est difficile à...
08:43Ils sont deux.
08:44Le rapport de force semble, très franchement, favorable aux policiers.
08:47On ne voit pas ce qui permettait de le neutraliser
08:49autrement que...
08:51Enfin, en se dispensant plus exactement de lui asséner ce coup de genou.
08:55Ensuite, le mal qui nous guette,
08:56à travers ces vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux,
08:59qui circulent dans des tubes algorithmiques à chaque fois,
09:01c'est l'hémiplégie.
09:02C'est le fait qu'au fond, chaque camp compte s'est mutilé.
09:05Vous avez raison.
09:06Et on va essayer de ne pas être hémiplégique.
09:08On va essayer de ne pas l'être ce soit encore hémiplégique.
09:10Si on revient sur la vidéo du lycée à Toulouse,
09:13à côté de Bordeaux, pardon.
09:14Vous permettez qu'on les regarde ?
09:15Tout d'abord, Christian Flèche, avec vous, Boris.
09:17C'est un lycée en étant gironde, pas très loin de Bordeaux, à Lormont.
09:22C'est ça ? Racontez-nous ce qui s'est passé.
09:24Alors, les faits se sont déroulés hier midi.
09:26C'est une journée qui avait très bien débutée,
09:28puisqu'il y avait une assemblée générale entre des enseignants
09:30et la direction qui s'était très bien passée de la veau même de ce proviseur.
09:34Puis, les jeunes de ce lycée ont rejoint les cortèges bordelais,
09:38puisqu'il y avait également une manifestation à Bordeaux.
09:40Les forces de l'ordre ont quitté les lieux.
09:41Et c'est à ce moment-là précis, vers midi,
09:43qu'il y a entre 30 à 40 personnes, selon le procureur de Bordeaux,
09:47qui a pénétré dans l'établissement.
09:49Des profils, nous dit le procureur, plutôt jeunes,
09:52sans être non plus nécessairement tous mineurs,
09:55avec à l'évidence, toujours selon le procureur de Bordeaux,
09:57une volonté de saccager.
09:58Ils vont donc pénétrer dans l'établissement,
10:00saccager des salles de cours,
10:02tenter de mettre le feu et mettre le feu dans l'une de ces salles.
10:05Plusieurs salles de classe ont été mises à sac,
10:07des vitres du matériel informatique,
10:08des ordinateurs ont été dérobés.
10:11Il y a une enquête judiciaire qui a été ouverte
10:13par le parquet de Bordeaux.
10:14À ce stade, aucune interpellation n'a été réalisée.
10:18Ce que nous indique, c'est qu'un tel saccage est assez inédit
10:20dans ce département de Gironde.
10:22Avec des dégâts estimés à combien ?
10:23Alors, on était entre 100 000 et 200 000, le préjudice,
10:26selon le proviseur de l'établissement.
10:30Une scène, des incidents assez inédits,
10:32puisque des saccages en général ont lieu à l'extérieur des établissements.
10:35Et là, ça se passe à l'intérieur et ça n'arrive quasiment jamais
10:39dans ce département de Gironde,
10:40avec des images très impressionnantes qu'on vous défuse ce soir.
10:42Ça, c'est donc en Gironde.
10:43Il y a également ce qui s'est passé au lycée Victor Hugo de Marseille.
10:47Là, c'est un proviseur adjoint qui a été attaqué.
10:51Il fait partie des 100 membres, 100 personnels de l'éducation nationale
10:55blessés en l'espace de deux semaines.
10:57Oui, là encore, les faits se sont déroulés hier matin.
10:59Il y a ce proviseur du lycée Victor Hugo à Marseille
11:02qui tente d'éteindre un feu de poubelle.
11:04Et là, plusieurs individus vont le jeter au sol, le rouer.
11:07Je précise qu'on n'a pas d'image cette fois-ci.
11:08Il n'y a pas d'image concernant ces faits-là.
11:10Ces individus vont le jeter au sol, le rouer de coups.
11:13Il va avoir une capacité totale de travail de neuf jours,
11:16avec notamment des coups qui ont été extrêmement violents,
11:18nous dit la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.
11:20Des coups portés à la mâchoire de ce personnel de l'établissement.
11:24Il a déposé plainte.
11:26Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Marseille
11:30pour violence à l'égard d'une personne en charge d'une mission de service public.
11:34À ce stade, pas d'interpellation.
11:36On va noter que le 1er octobre dernier,
11:38ce lycée Victor Hugo vous dit peut-être quelque chose,
11:40puisque c'est dans ce même établissement qu'il y a l'équipe dirigeante
11:43qui avait été éclaboussée de l'essence,
11:45puisqu'il y avait des individus qui tentaient de mettre de l'essence
11:48dans des conteneurs.
11:49Et ça avait été éclaboussé sur ce proviseur adjoint,
11:52sur cette équipe dirigeante.
11:53Ça fait donc deux faits en l'espace de moins de dix jours
11:55concernant le lycée Victor Hugo de Marseille.
11:57Il y a même question pour le policier il y a quelques minutes.
11:59Qu'est-ce que vous dites à ceux qui ont fait ça ?
12:01C'est inadmissible.
12:02Je pense que personne de décent peut à la fois
12:04demander plus de moyens pour des lycées
12:06et en même temps aller brûler des lycées.
12:08Donc en fait, je pense que le débat n'est même pas là.
12:09Les syndicats se sont parfaitement exprimés dessus.
12:11Les gens dans la rue qui étaient prises à la place de la Bastille hier
12:14étaient parfaitement clairs là-dessus.
12:16C'était une fête qui était, en tout cas une mobilisation
12:18qui était particulièrement joyeuse.
12:19il y avait de la musique, il n'y avait pas de tension,
12:21il n'y avait personne qui incendiait volontairement.
12:23Donc les gens qui font ça se sont clairement inscrits
12:25en dehors de la revendication.
12:27Les gens qui font ça, c'est qui ?
12:28Je l'ignore, ça c'est les enquêtes qui nous le diront.
12:31Donc la police ?
12:32Bien sûr, on verra qui sont ces gens.
12:34A qui vous faites confiance ?
12:38Ça dépend dans quelle mesure.
12:39Pour aller retrouver ceux qui ont brûlé cet établissement ?
12:41J'espère bien qu'ils feront correctement leur travail.
12:43En tout cas, je leur fais confiance
12:44et je fais confiance à la justice dont le prie
12:45pour déterminer si ces gens-là sont mineurs ou majeurs déjà.
12:48Ça pose quand même une question, il y a sur l'origine des violences.
12:51Parce qu'un certain nombre de manifestants disent au fond
12:54s'il n'y avait pas de présence policière,
12:55s'il n'y avait pas de bleu dans la rue,
12:57s'il n'y avait pas de provocation policière,
12:59eh bien nous ne serions pas obligés
13:00de basculer nous-mêmes dans la violence.
13:04Or là, on s'aperçoit que
13:05quand il n'y a pas précisément de policiers
13:07pour protéger les atteintes au bien ou aux personnes,
13:11eh bien certains se livrent aux exactions.
13:12Parce que ce qu'on a entendu,
13:14notamment en début de semaine,
13:16chez certains policiers exaspérés,
13:18y compris d'ailleurs de l'incohérence des consignes
13:19qu'ils pouvaient recevoir.
13:20C'est-à-dire, pas de souci,
13:21on exerce notre droit de retrait.
13:22Si vous voulez d'ailleurs, on reste dans nos camions.
13:24Si nous sommes la mèche
13:27à l'origine de toutes les provocations
13:28et de toutes les violences,
13:29nous exerçons notre droit de retrait.
13:31Là, on voit que même en l'absence de bleu,
13:33tout ça se passe.
13:34Non, alors ça serait quand même, je pense,
13:36très malhonnête d'accorder
13:37toute la responsabilité aux gens qui se mobilisent.
13:40Premièrement, déjà je vous rappelle...
13:42Je ne fais pas le preuve sur tout le mouvement.
13:44Je vous rappelle qu'à chaque mobilisation,
13:45que ce soit les Gilets jaunes,
13:46que ce soit les manifestations contre la retraite,
13:48que ce soit le 10 septembre de l'année dernière,
13:49à chaque fois, il y a toujours des casseurs
13:51et c'est à cause d'eux,
13:52enfin en tout cas c'est sur eux,
13:54qu'est portée la responsabilité
13:55ou en tout cas la plus grande des visibilités
13:57au sein des mouvements à chaque fois.
13:58C'est-à-dire que ce n'est pas quelque chose qui est nouveau,
14:00il y a toujours eu des casseurs
14:01au sein des mouvements sociaux,
14:02il faut revenir sur les revendications.
14:04Henri, je crois que vous ne souhaitez pas
14:05qu'on donne le nom de votre lycée à Paris,
14:07ce que nous ne ferons pas donc.
14:08Il a été dégradé lui aussi ?
14:09Oui, il a été dégradé la semaine dernière.
14:12Par qui ? Et qu'est-ce qui s'est passé ?
14:12Justement, là j'ai envie de rebondir
14:13sur ce que disait Iliès,
14:15il a été dégradé par des casseurs
14:16et non pas par des lycéens engagés.
14:18Et c'est très important pour moi
14:19de faire la distinction entre les deux.
14:20Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai une grande facilité,
14:22si vous voulez, à condamner toutes les violences
14:24et notamment les dégradations
14:25qui ont été faites comme en Gironde dans les lycées.
14:28C'est parce que je sais pertinemment
14:29que les lycéens engagés
14:31qui ont des revendications politiques
14:32et qui veulent et qui s'inquiètent
14:34de l'avenir de l'éducation nationale
14:36et de leur avenir,
14:37je sais très bien que ces jeunes-là
14:39n'ont rien à voir avec la casse.
14:41Ils sont bien scolarisés quelque part, ces jeunes ?
14:43Oui, mais comment vous êtes sûrs
14:44qu'ils ne s'est pas des lycées ?
14:45Déjà, on n'est pas sûrs qu'ils sont des jeunes.
14:47Identifions d'abord s'ils sont meilleurs
14:48ou s'ils sont majeurs,
14:49s'ils sont scolarisés
14:50et après on pourra en parler.
14:51Si vous voulez...
14:54A Belfort, par exemple, ils étaient mineurs.
14:55Oui, ceux qui ont frappé le policier.
14:57Les cinq sont mineurs.
14:58Je vous propose qu'on aille du côté du tribunal de Paris
15:01où ont lieu aujourd'hui les premières comparutions immédiates,
15:03c'est-à-dire la justice rapide.
15:05Après, justement, la manifestation de mardi,
15:07ce sont des personnes qui sont soupçonnées
15:08d'avoir frappé,
15:10ou en tout cas s'en est pris à des forces de l'ordre
15:12qui étaient convoquées aujourd'hui.
15:14C'est Paul Conch qui est sur place pour BFM TV.
15:16Quel est le profil de ceux
15:18qui se sont avancés aujourd'hui à la barre
15:20et est-ce qu'ils ont été condamnés ou pas ?
15:22Bonsoir, Paul.
15:25Bonsoir, Marc.
15:26Écoutez, ils sont quatre.
15:27Ils ont tous été interpellés mardi 6 octobre
15:30pendant les échauffourées sur la place de la Nation
15:33lors de la fin de la manifestation parisienne.
15:35Alors après 48 heures de garde à vue dans le box,
15:37on les voit avec les traits tirés.
15:39Ils sont tous jeunes,
15:40mais pas si jeunes que ça.
15:41Ils ne sont pas tous déliciens.
15:42Ils ont entre 20 et 27 ans.
15:44Ils n'ont aucun...
15:46D'entre eux n'a de contrôle judiciaire.
15:47Il y avait par exemple un paysagiste de 24 ans
15:50qui travaillait en Seine-Saint-Denis.
15:51Lui, il lui était reproché d'avoir donné un coup de pied
15:53à un CRS pendant les affrontements,
15:55ce qui le conteste.
15:56Un autre cas qu'on a vu,
15:57il y a quelques minutes seulement dans le box,
15:59que c'est un homme de 27 ans au chômage
16:01à qui il est reproché d'avoir jeté des bouteilles en verre
16:04contre les forces de l'ordre
16:05et aussi de s'être rebellé pendant son interpellation.
16:07Il le conteste également.
16:09Alors aucun de ces quatre jeunes hommes
16:10n'a été jugé aujourd'hui
16:11parce qu'ils ont tous fait demande d'un renvoi
16:14pour préparer leur défense.
16:15Ils seront donc jugés à une date ultérieure.
16:17Mais pendant ce temps,
16:18un procureur a dénoncé des faits de violence
16:22particulièrement graves.
16:22Il a demandé à ce que dans l'attente de leur procès,
16:25ils soient placés sous contrôle judiciaire
16:28et que notamment ils aient interdiction
16:29de paraître aux prochaines manifestations.
16:32Donc évidemment, leurs avocats s'y sont opposés.
16:34Et pour le moment,
16:36la justice a plutôt été dans leur sens
16:37puisque pour deux d'entre eux,
16:39ils ont été libérés sans contrôle judiciaire.
16:41Et un troisième, en revanche,
16:43lui a bien une interdiction de paraître en manifestation.
16:45Mais donc, ils sont ressortis libres du tribunal
16:47jusqu'à leur procès
16:48qui, lui, ne se tiendra pas avant plusieurs mois.
16:51Voilà, des situations diverses.
16:52L'un a soupçonné d'avoir donné un coup de pied,
16:54l'autre d'avoir jeté des projectiles,
16:57des procès qui sont renvoyés à plus tard.
16:59Christian Flech, est-ce que vous considérez
17:00que la justice a la main trop légère
17:03dans ce genre d'affaires
17:04ou est-ce que vous dites, moi,
17:05la justice, je n'y touche pas
17:06et j'ai toute confiance ?
17:07Alors, écoutez, il y a plusieurs choses.
17:08D'abord, dans tout ce dont on vient de parler,
17:10il y a deux faits différents,
17:12deux natures différentes.
17:13Il y a ce qui concerne les violences
17:14sur les établissements,
17:15où là, on a considéré
17:17que c'était des violences urbaines.
17:18C'est ce qui se passe
17:19depuis le début du mouvement.
17:20Et puis, il y a les manifestations.
17:21Les manifestations,
17:22où là, il y a une expression,
17:24c'est encadré,
17:24et où à chaque manifestation,
17:26malheureusement, à la fin,
17:27il y a des débordements.
17:28Et ça, c'est les débordements
17:29qui ne sont évidemment pas
17:30les gens qui manifestent,
17:32c'est les gens qui profitent
17:33de la manifestation pour aller casser.
17:35Donc, ensuite,
17:36quand je fais le bilan,
17:38et pour répondre à votre question,
17:406800 personnes passées en garde à vue,
17:4386% des personnes gardées à vue
17:46sont mineures,
17:46donc on a déjà un profil,
17:48mais ça regroupe les gens
17:49qui ont été placés en garde à vue
17:50à la fois sur les violences,
17:52sur les établissements.
17:52Pardon, ça veut dire quoi,
17:53on a un profil ?
17:54Pour vous, ce sont des lycéens ?
17:56Ce sont des jeunes.
17:57Après, il faut déterminer
17:58un peu plus loin le profil
17:59et ça, ce n'est pas à la police
18:01de faire ce genre de choses,
18:03c'est au moment où il y a
18:04des comparutions immédiates
18:05de voir quels sont les profils
18:07des gens qui y sont.
18:08Ensuite, il y a ce qui est simple
18:09à juger,
18:10qui passe en comparution immédiate,
18:11et là, en fonction de l'âge,
18:13il y a un panel de sanctions
18:15qui sont possibles.
18:17Le garde des Sceaux
18:17a demandé au procureur
18:19d'avoir une position
18:21très ferme à l'audience.
18:22Ensuite, c'est les juges
18:23qui vont...
18:23Je vous interromps,
18:24Patrice Fort,
18:24le préfet de police de Paris,
18:25prend la parole ce soir.
18:26D'enquête IGPN sur le ressort PP.
18:30Alors, sur le ressort PP,
18:32je crois qu'on a 4,
18:344 et 24 en tout
18:36sur l'ensemble du national.
18:39Comment réagissez-vous
18:40à la vidéo d'un policier
18:42qui a notamment donné
18:43un coup de genou
18:44sur le visage
18:45d'un jeune manifestant hier ?
18:47Comment réagissez-vous ?
18:48Alors, d'abord,
18:49il y a une enquête administrative
18:50qui a été diligentée.
18:52Mais ce qui m'étonne,
18:53je vais vous le dire,
18:53ce qui m'étonne beaucoup,
18:54c'est qu'on parle beaucoup
18:55de ce coup de genou
18:56et de la vidéo
18:57qui en témoigne.
18:59Mais il y a une vidéo
19:00qui circule également
19:01sur les réseaux
19:02du moment juste avant
19:04du même jeune.
19:05Je vous invite à la regarder.
19:06Vous verrez,
19:06je vous serai peut-être surpris
19:07ce qui ne justifie pas
19:09le coup de genou.
19:10Mais je trouve
19:10qu'on parle beaucoup
19:11de ce coup de genou
19:12et on parle peu
19:12de la seconde juste avant.
19:15Et regardez bien,
19:16vous verrez,
19:16vous serez surpris.
19:17Ça n'exclut rien,
19:18ça n'excuse rien.
19:19Pour autant,
19:20il y a une enquête
19:20et donc elle sera menée
19:21et il y aura des conclusions.
19:23En tout cas,
19:24sachez qu'une enquête
19:25est menée
19:25et elle est diligentée
19:26parce que c'est tout à fait normal.
19:27Vous savez qu'il va y avoir
19:28d'autres blocages
19:30et d'autres rassemblements
19:31à venir dans les jours à venir.
19:32Est-ce qu'il y a
19:33des consignes particulières
19:34de retenue ?
19:35Il n'y a aucune consigne
19:37particulière de retenue
19:38puisque nous respectons
19:39la loi
19:40et le cadre légal
19:41d'utilisation de la force.
19:43La force,
19:43elle est juste proportionnée.
19:45Je l'ai déjà dit hier.
19:47C'est vrai hier,
19:48c'est vrai avant-hier,
19:49c'est vrai demain,
19:50c'était vrai aujourd'hui.
19:51En fait,
19:51nos policiers sont formés.
19:53L'ensemble
19:53de l'encadrement
19:55veille
19:55depuis les différentes salles,
19:57depuis le terrain
19:58sur lequel il se trouve,
20:00depuis le terrain
20:00où je me rends également,
20:02à ce que la réponse
20:03soit proportionnée
20:04et prise avec discernement
20:06et graduée.
20:07Donc,
20:08ça ne change pas,
20:09ça n'a jamais changé,
20:10il n'y a aucune raison
20:11que ça change.
20:12Alors,
20:13effectivement,
20:13je sens bien
20:14qu'on cesse de dire
20:16qu'il y a de la retenue,
20:17on demande, etc.
20:18Non, non,
20:18en fait,
20:19il y a la proportionnalité,
20:20c'est tout,
20:20de la proportionnalité.
20:22Et c'est pour ça qu'hier,
20:23typiquement,
20:23on a utilisé l'engin lanceur d'eau,
20:26parce que,
20:27alors maintenant,
20:27on critique parfois
20:28le lanceur d'eau,
20:29sauf que,
20:29en fait,
20:30contre des jets de pavés,
20:31des cheminées
20:32qui tombent des toits,
20:33lancer de l'eau,
20:34je trouve que c'est très proportionné
20:36et c'est très efficace
20:37pour disperser
20:38ou éloigner
20:38et permettre la manœuvre.
20:40Est-ce que vous allez donner
20:41des consignes particulières
20:42par rapport à la prochaine mobilisation
20:43également de mardi prochain ?
20:45Est-ce que vous avez
20:45de nouvelles craintes
20:46sur cette nouvelle mobilisation ?
20:48En fait,
20:48les craintes sont toujours les mêmes.
20:49C'est-à-dire qu'on ne craint pas
20:50les manifestants,
20:51on ne craint pas les lycéens,
20:52on ne craint pas les étudiants
20:53parce qu'en fait,
20:54nous sommes là
20:56pour les protéger,
20:57pour sécuriser
20:59leur déambulation.
21:01Donc nous,
21:01on ne les craint pas.
21:02Ce qu'on craint,
21:02en fait,
21:02ce sont les black blocs,
21:04ce sont les fauteurs de troupes
21:05qui viennent perturber
21:06le bon déroulement
21:07de cette manifestation
21:08et donc laisser croire
21:10que nous serions
21:11contre les manifestants.
21:12Ce n'est pas ça du tout.
21:13Donc il n'y a aucune crainte
21:15pour les manifestants,
21:16bien au contraire,
21:16parce que c'est organisé,
21:18il y a des responsables syndicaux
21:19qui viennent nous voir
21:20avec qui nous travaillons,
21:21avec qui nous préparons
21:21les choses.
21:22Et puis après,
21:23vous avez une poignée,
21:24quelques centaines
21:25sur plusieurs dizaines
21:26de milliers mardi
21:27qui viennent perturber
21:28les choses
21:28et s'en prendre
21:30un peu à tout le monde.
21:31C'était traditionnellement
21:32en général
21:33sur les policiers
21:33et les gendarmes.
21:34Malheureusement,
21:35on voit qu'aujourd'hui,
21:36c'est aussi sur le monde enseignant
21:37et si on peut le regretter.
21:38C'est une dérive,
21:39une dérive comme les mortiers,
21:40cette utilisation systématique
21:42des mortiers
21:43qui aujourd'hui
21:44font des blessures
21:45extrêmement graves.
21:46D'abord,
21:46des blessures
21:47sur celles et ceux
21:47qui les projettent
21:48parce que souvent,
21:49ils ne savent pas les utiliser
21:50donc ils se brûlent aussi.
21:51Et puis,
21:52sur les personnes,
21:54le monde enseignant,
21:55les policiers,
21:55les gendarmes
21:56et puis aussi
21:57tout ce qui est mobilier
21:58et immobilier.
21:59Est-ce que le fait
22:00qu'aujourd'hui,
22:00tout soit filmé,
22:01notamment par les téléphones
22:03de ces jeunes,
22:04permet d'ouvrir davantage
22:05justement d'enquêtes
22:06par l'IGPN ?
22:08C'est une bonne chose
22:09en fait,
22:09tout comme le port
22:10de la caméra piéton
22:11est une excellente chose
22:13parce que ça apporte
22:13la preuve
22:14et d'ailleurs,
22:15le taux de déferrement
22:16est un élément important,
22:17c'est-à-dire entre les gens
22:17que nous interpellons,
22:19les gens que la justice défère
22:20est assez important,
22:22ce qui montre
22:22que nous avons les preuves
22:24de l'action malsaine
22:25des personnes
22:26que nous interpellons.
22:27Et le fait
22:28qu'il y ait des vidéos
22:28qui circulent,
22:29etc.,
22:29nous permet aussi,
22:30bien évidemment,
22:31parce qu'en fait,
22:31tout le monde pense
22:32que ces vidéos,
22:32ça permet de faire
22:33de la publicité
22:34à celles et ceux
22:35qui viennent attenter
22:36à la vie des autres
22:37parce que je rappelle
22:37quand même
22:38qu'il y a une jeune
22:39stagiaire lieutenant
22:40qui a été plaquée
22:42au sol,
22:42qui a été lynchée,
22:44qui ont lui prometté
22:45la mort.
22:46Et en fait,
22:46vous avez tout ce matériel
22:47vidéo qui est également
22:49capté par les forces
22:50de l'ordre
22:50et qui sert aussi
22:51de preuve.
22:51Et puis nous remontons
22:52étape après étape.
22:54Et donc c'est pour ça
22:55qu'aujourd'hui,
22:55nous avons quelques centaines
22:57ou milliers d'interpellés,
22:59mais les enquêtes
23:00vont durer
23:01et peut-être
23:01qu'il y en aura d'autres
23:02dans les prochaines semaines
23:03parce que,
23:04évidemment,
23:04nous allons remonter
23:05le fil des actions,
23:07le fil de celles et ceux
23:07qui auront conduit
23:09à des blessures
23:10d'autrui.
23:11Donc le personnel enseignant
23:12comme le personnel policier
23:13comme un qui-d'âme
23:15qui n'aurait rien demandé
23:15à la personne
23:16et qui malheureusement
23:17aurait pris des coups.
23:18Merci beaucoup.
23:19Merci beaucoup.
23:23Je vous invite
23:23pour cette intervention
23:24de Patrice Fort,
23:25le préfet de police
23:26de Paris,
23:27Boris Carlavain.
23:28Patrice Fort
23:28qui est revenu
23:29sur cette vidéo
23:30de ce policier
23:31qui hier,
23:32place de la Bastille
23:33à Paris,
23:33donne un coup de genou
23:34à un manifestant
23:35qu'il est en train d'arrêter
23:36et il dit,
23:36Patrice Fort,
23:37faites attention,
23:38regardez ce qui se passe
23:39avant également
23:40cette interprétation.
23:41De quoi il parle exactement ?
23:42Oui, ce qui m'étonne beaucoup
23:43c'est que l'on parle
23:44que de ce coup de genou.
23:46Il évoque alors une vidéo
23:47qui aurait été prise
23:49après l'intervention.
23:50Alors nous n'avons pas
23:51à cette heure
23:51nous connaissance
23:52de cette vidéo
23:53et nous ignorons
23:54totalement de quoi
23:55monsieur le préfet de police
23:56parle ce soir
23:58mais il conclut
23:59son propos
24:00en disant
24:00ça n'excuse rien
24:02en parlant
24:03du geste
24:03de ce coup de genou
24:05dans la tête
24:05d'un manifestant.
24:06On va rappeler
24:06qu'il y a deux enquêtes
24:07à la fois judiciaires
24:08et administratives
24:08qui sont ouvertes.
24:10Concernant la journée
24:11de mobilisation
24:12de mardi,
24:14il dit
24:14aucune consigne
24:15de retenue
24:17donc sur l'engagement
24:18des forces de l'ordre.
24:19Il n'évoque
24:20pas de craintes
24:21à l'égard des manifestants
24:23des organisations syndicales
24:24mais bien
24:24des craintes
24:25à l'égard des fauteurs
24:27de troubles
24:27dit-il.
24:28Les craintes
24:29restent les mêmes
24:30et puis il s'est expliqué
24:31sur la mobilisation
24:32de cet engin lanceur d'eau
24:33qu'on a pu voir
24:34sur la place de la Bastille
24:35hier au moment
24:36de la dispersion
24:38des manifestants.
24:39Il parla d'une réponse
24:41efficace
24:41et proportionnée
24:42mais ce qu'il faut retenir
24:44de son intervention
24:44c'est donc
24:45ses propos
24:46sur ce coup de genou
24:48asséné par un policier
24:49d'une compagnie
24:50d'intervention
24:51ce qui m'étonne
24:51c'est qu'on parle
24:52beaucoup de ce coup de genou
24:53et le préfet de police
24:53qui évoque alors une vidéo
24:55dont on ignore
24:56le contenu ce soir
24:58sur BFM TV
24:59en précisant
24:59que ça n'excuse rien
25:00en parlant
25:01du geste
25:02de ce policier
25:04deux enquêtes ouvertes
25:05on va le rappeler
25:05qui vont devoir déterminer
25:06si ce geste est
25:07ou non proportionné
25:08ou réglementé.
25:09Je salue nos invités politiques
25:10qui viennent de nous rejoindre
25:11Bonsoir François Calfon
25:12Bonsoir
25:13Écoutez européen
25:13du parti socialiste
25:15soutien de Raphaël Luxman
25:16ça c'est pour l'autre actualité du jour
25:17le vote
25:19du côté de la primaire
25:20de la gauche
25:20mais ce soir
25:21on est plutôt sur le mouvement
25:22des lycéens
25:22Bonsoir Guillaume Carillon
25:23vous êtes vice-président
25:25de l'UDR
25:26avocat au barreau de Paris
25:27l'UDR c'est le parti
25:28d'Éric Sotti
25:29votre réaction peut-être
25:30à cette vidéo
25:31qui cumule des millions de vues
25:32depuis hier
25:33qui n'efface pas
25:34les autres vidéos
25:35de violences
25:35que l'on a ces derniers jours
25:36en France ?
25:36Je ne sais pas commenter
25:38au jour le jour
25:39un peu comment
25:40on commente
25:41une époque sportive
25:42ce genre de choses
25:42par contre ce que je sais dire
25:44c'est que les choix de la France
25:46en matière de maintien de l'ordre
25:47sont singuliers en Europe
25:48et qui sont inefficaces
25:52inefficaces pour les fonctionnaires
25:53de police
25:53dont beaucoup sont blessés
25:55ce n'est pas le but
25:56et inefficaces
25:57et invasifs
25:59pour les manifestants
26:03puisque depuis les gilets jaunes
26:04pardon mais c'est une invention
26:05du macronisme
26:07il n'y a pas un mouvement social
26:08où il n'y a pas des gens
26:09qui ont des mains arrachées
26:10des yeux énuclés
26:12donc c'est une honte européenne
26:14Malek Ousekine est mort
26:15avant Emmanuel Macron
26:16me semble-t-il
26:17et Rémi Freiss
26:18souffre encore
26:19D'accord
26:19il se trouve qu'on parlait
26:21un petit peu
26:21mon premier mouvement
26:22comme ces jeunes gens
26:23qui s'y ont ici
26:24c'était le mouvement
26:25de novembre-décembre 1986
26:28au passage d'ailleurs
26:29c'est M. Macron
26:30qui a rappelé
26:30le préfet l'allemand
26:31pour recréer
26:32les pelotons voltigeurs
26:33motocyclistes
26:34ce qu'on appelle
26:35la brave M
26:36aujourd'hui
26:36et que c'est tout à fait
26:38indigné
26:38et je le dis
26:39avec une grande force
26:40pour une raison simple
26:41c'est qu'en réalité
26:43tout mouvement social
26:44et je vais le dire aussi
26:45parce que moi
26:45je ne suis pas dans la caricature
26:47les gens qui brûlent des lycées
26:49les gens qui aspergent
26:50des enseignants
26:51ils doivent être
26:52lourdement poursuivis
26:53quel que soit leur âge
26:55judiciarisés
26:55et contrairement
26:57au débat politique
26:58parce que tout le monde
26:58a instrumentalisé
26:59ce mouvement
27:00ils payent pénalement
27:01ils le doivent
27:02ils payent civilement
27:03qu'il n'y ait pas un débat
27:04mais qui va payer
27:05ça existe déjà
27:06donc arrêtez de nous faire
27:07des débats politiciens
27:08là-dessus
27:09en tout cas
27:10moi je retiens
27:11deux chiffres
27:12pas seulement
27:13ceux du maintien
27:14de l'ordre
27:14et finalement
27:16des blacks blocs
27:16qui sont à l'intérieur
27:17contre lesquels il faut lutter
27:18moi j'ai la main
27:19ferme là-dessus
27:20je retiens qu'il a fallu
27:2115 jours
27:22pour trouver
27:223000 heures
27:233000 enseignants
27:25alors qu'il y a
27:2515 millions d'heures
27:26on en parle dans un instant
27:27on en parle dans un instant
27:28parce que c'est important
27:29vous avez raison
27:30et que c'est l'une
27:31des revendications
27:31des lycéens
27:32et des étudiants
27:32qui sont représentés
27:33en plus sur ce plateau
27:34votre réaction simplement
27:35à ce qui s'est passé
27:35hier soir
27:36place de la Bastille
27:37moi je trouve ça
27:38juste écœurant
27:39en fait
27:39pour les jeunes
27:40pour les lycéens
27:41pour les étudiants
27:42qui vraiment sont
27:42dans la souffrance
27:43qui vraiment galèrent
27:44parce que leurs revendications
27:46qui sont légitimes
27:47elles sont balayées par ça
27:48elles sont balayées
27:49par l'ultra-violence
27:49de l'extrême-gauche
27:50qui pourrit tout
27:51c'est le temps
27:53qui met un genou
27:54sur la tête d'un monsieur
27:54vous n'avez pas de mots
27:55pour la victime ?
27:57vous n'avez pas de mots
27:57pour la victime ?
27:58évidemment
27:59pour toutes les victimes
28:00moi je vous dis simplement
28:01que la violence
28:02de l'extrême-gauche
28:03c'est l'extrême-gauche
28:03qui a mis le genou
28:04dans la tête de ce monsieur
28:05qui a 18 ans ?
28:05il y a 700 policiers
28:06qui ont été blessés
28:07depuis des années
28:08et il y en a aussi
28:08beaucoup de jeunes lycéens
28:11qui provoque ?
28:12qui est instrumentalisé
28:13aujourd'hui ?
28:13qui crée la violence ?
28:15qui crée la violence ?
28:15est-ce que c'est les policiers
28:16qui pensaient ?
28:18évidemment
28:18que c'est les manifestants
28:19qui chèdent ?
28:20les policiers
28:22la police n'a aucune responsabilité
28:23vous êtes décolleté du réel
28:25évidemment que la police
28:26n'a aucune responsabilité
28:27on voit des images
28:29actuellement
28:29avec un genou
28:30qui se fait prendre
28:30un genou dans le visage
28:32et qui disent
28:32qu'il n'y a pas de responsabilité
28:33de la police
28:33la police
28:35si je peux juste parler
28:36la police comme institution
28:38n'a évidemment
28:38aucune responsabilité
28:39il peut y avoir
28:41des réponses
28:42qui sont disproportionnées
28:43et doivent être sanctionnées
28:45700 policiers
28:46je ne sais pas
28:47on vient de commenter
28:48vous savez
28:49vous avez des yeux
28:50quand même
28:50on est dans une totale
28:51inversion des valeurs
28:52où on pense
28:53que c'est le policier
28:53l'agresseur
28:54et que c'est le manifestant
28:55de l'agressé
28:57il y a 700 policiers
28:59qui ont été agressés
28:59il y a des proviseurs
29:00qui ont été attaqués
29:01il y a des professionnels
29:01qui ont été attaqués
29:02les pompiers
29:03qui a été un gros incendie
29:06sont agressés
29:07Henri voudrait dire un mot
29:08moi quand je vois
29:10cette image
29:10je veux rappeler
29:11à quel point je suis écœuré
29:12mais quand j'entends
29:13monsieur le préfet de police
29:15il me fait penser
29:15si vous voulez
29:16à ses élèves
29:16qui quand ils n'ont pas lu un livre
29:18en première ou en terminale
29:20et qui se retrouvent
29:21devant une dissertation
29:23ne justifient en rien
29:25si vous voulez
29:26tous les passages
29:27qu'ils citent
29:28dans leur dissertation
29:28et dans les cartouches
29:29généralement
29:30il y a toujours écrit
29:30manque de preuves à l'appui
29:32le préfet de police
29:33parle d'une vidéo supposée
29:35qui montrerait
29:36que ce jeune
29:36qui s'est pris
29:37un coup de genou
29:37dans la tête
29:39aurait provoqué la police
29:40et aurait commis
29:41des infractions
29:42il dit je précise
29:43ça n'excuse pas
29:44il dit que ça n'excuse pas
29:46il manque de preuves
29:47à l'appui là quand même
29:48je suis désolé
29:48donc c'est pour ça
29:50que j'ai dit tout à l'heure
29:50parce que ce plateau
29:51malheureusement
29:52en témoigne
29:53on n'est pas des commentateurs
29:54par la force des choses
29:55des RSO
29:56nous le sommes
29:56ce qui est l'avantage
29:57mais vous savez
29:58pardon
29:58ce qui est l'avantage
29:59c'est qu'elle font
29:59que parfois
29:59certaines images
30:00marquent des conflits
30:01bien sûr
30:01mais moi je suis le premier
30:02à dire
30:02les gilets jaunes
30:03il y en a eu également
30:04j'ai dit que cette violence
30:05était intolérable
30:06et moi je condamne
30:07les violences
30:07sur l'ensemble
30:09des agents publics
30:10sur les jeunes
30:11quand ceux-ci
30:13et ainsi que sur les policiers
30:14qui sont aussi
30:16des agents du service public
30:17je vous propose
30:17je dis une chose
30:18non mais attendez
30:18parce que je dis une chose simple
30:19le préfet de police
30:21son rôle c'est pas
30:21de commenter des vidéos
30:22il y a un droit
30:23le droit
30:24c'est les enquêtes administratives
30:25de l'IGPN
30:26j'espère qu'il y a une enquête
30:27qui est ouverte
30:27il y en a une vingtaine
30:28c'est beaucoup trop
30:29et ensuite
30:29l'institution judiciaire
30:31doit rétablir les faits
30:32et si on en est à
30:34ce qui est un peu le cas
30:35sur ce plateau
30:36les gentils et les méchants
30:37qui a parlé de gentils et de méchants
30:39non mais
30:39ce que je veux dire
30:40c'est qu'à un moment donné
30:41qui y perd
30:42vous avez dit
30:43on va parler tout à l'heure
30:44des revendications
30:44on va en parler tout de suite
30:45mais j'attends que vous finissez votre phrase
30:47c'est pas contre vous
30:47c'est le narratif général
30:49on ne parle que de la violence
30:51dans un pays
30:52qui s'effondre
30:53qui s'affaisse
30:54nous avions prévu
30:55François Calfon
30:55de consacrer la moitié
30:57de notre temps
30:58ce soir
30:58sur ce mouvement lycéen
30:59j'essaie d'être transparent
31:00avec vous aussi
31:01la moitié
31:02à ces images
31:03à ce qui s'est passé
31:04dans les rangs des forces de l'ordre
31:05et dans certains lycées également
31:07et l'autre moitié
31:08et on y vient maintenant
31:09si vous le permettez
31:09c'est tout mon père
31:10aux revendications
31:11des lycéens

Recommandations