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Ce vendredi 9 octobre, Stéphanie Villers, conseillère économique chez PwC France, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Alain Pitous, senior advisor chez Ai for Alpha, et Frédéric Rozier, gérant chez Mirabaud France, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:03BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:09Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, vous ne voyez pas le bout du tunnel sur la France, moi non plus.
00:14Mais j'ai trois bonnes nouvelles pour vous, c'est déjà pas mal.
00:16C'est votre argent, c'est votre week-end, ça c'est bien, on ne pourra pas nous l'enlever,
00:20enfin, pas pour le moment, on pourra l'augmenter peut-être de trois jours
00:23puisqu'il faut travailler de moins en moins et c'est une émission exceptionnelle.
00:27On va faire le point sur les événements économiques et financiers de la semaine.
00:30Évidemment, on va encore, alors ce n'est pas une spéciale comme la semaine dernière.
00:34D'ailleurs, je voulais vous signaler qu'on a découvert que la spéciale de la semaine dernière
00:38avait fait un carton sur YouTube, donc vous pouvez nous regarder aussi sur YouTube
00:42avec un nombre de vues assez impressionnant.
00:44Donc on n'a pas fait une spéciale situation en France, mais on va quand même en parler évidemment.
00:48Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, le cercle vicieux,
00:51c'est comme ça que le Wall Street Journal définit notre situation.
00:54Le parti pris de la semaine, mon coup de gueule, c'est non, nous ne sommes pas la Grèce de
00:582010.
00:59Le chiffre de la semaine qui intéresse particulièrement de mes invités, il me l'a dit,
01:03c'est un milliard par jour, le déficit commercial de l'Union Européenne avec la Chine.
01:07Un milliard par jour de déficit commercial avec la Chine.
01:11En deuxième partie de l'émission, évidemment, où va la bourse ?
01:14Quel est le placement de la semaine ? Le top ou le flop de la semaine ? Le top 3
01:18des gérants ?
01:19Les actions à acheter ou vendre ? Quel programme ?
01:21Mais pour une émission qui va être exceptionnelle, bah oui, on n'avait pas de choix.
01:26Il fallait des invités exceptionnels.
01:28J'ai donc le plaisir de vous présenter notre Jedi de l'économie et de la finance.
01:31L'entrée d'un nouveau membre dans le club ultra fermé de C'est votre argent est un événement.
01:38Alors je vais vous faire une petite confidence, j'ai fait mon stage d'école en audit chez Price Waterhouse,
01:43devenu depuis PWC.
01:46Alors pour faire l'audit de la France, il m'a paru évident de faire appel à la conseillère économique
01:51de PWC, Stéphanie Villers.
01:54Bonjour.
01:54Et bien fait, ravie d'être là.
01:56J'ai fait un stage, il y a ma photo là-bas ou pas, non, chez PWC, en grand ?
02:00Oui, oui, on la voit un peu.
02:01Alors en fait c'est ce stage qui m'a convaincu que je ne ferai pas d'audit.
02:04Ah, putain, mince, j'aurais dû me méfier.
02:08Et c'est grâce à ça que j'ai fait de la finance.
02:10Donc je tiens à vous remercier.
02:12C'est notre grand spécialiste de l'allocation d'actifs et aussi vous le verrez,
02:16le spécialiste du commerce international et notamment du commerce avec la Chine.
02:20Vous le suivez tous en ligne et si vous ne le faites pas, vous devriez le faire.
02:23C'est Alain Pitou, advisor de EIFOR Alpha.
02:25Oui, bonjour.
02:27Présent.
02:27Présent.
02:28Présent mon cabinet.
02:29J'ai prévu pas mal de choses sur la Chine, je vais en parler.
02:31Oui, je sais, tu m'as dit que c'était vraiment le sujet qui te passionnait.
02:34Il a fini l'année 2025 un cheveu de la première place des gérants
02:39et depuis le début de l'année, il caracole en tête
02:41et il est venu aujourd'hui pour nous révéler, parce qu'il en a eu,
02:47Saint-Martin Gall, Frédéric Rosier, gérant chez Mirabeau France.
02:50Bonjour Frédéric.
02:51Oui, il faudrait déjà que je la trouve quand même avant de vous la rêver.
02:54Et franchement, est-ce que vos oreilles sifflent toutes les semaines quand même ?
02:57Vous êtes en tête, ça fait, je crois que depuis le début de l'année.
03:00Oui, oui.
03:02Non, mais c'est quand même super.
03:03L'année dernière, vous étiez deuxième, mais c'est pas un accident.
03:05Deuxième année dernière, première cette année pour l'instant.
03:08Honnêtement, il faut être humble et j'aimerais franchement avoir les mêmes performances dans la réalité
03:12parce que c'est un exercice.
03:16Pourquoi vous ne faites pas dans la réalité ?
03:17Parce que la concentration qu'on nous impose un peu dans le portefeuille
03:20a fait que quand vous avez des bonnes histoires,
03:23et j'ai notamment une valeur qui a fait 1000% depuis qu'on rentre, 100%.
03:26Depuis le début de l'année, elle a 200 et qu'elle.
03:29Donc c'est vrai que ça aide beaucoup à la performance.
03:31Oui, mais ça, ça n'arrive pas dans un portefeuille ici, non ?
03:34Si, mais pas au poids.
03:36Dans un monde de dingue, il apporte sa vision et sa sagesse,
03:40même si, je l'ai remarqué d'ailleurs en préparant l'émission,
03:43nous ne sommes à peu près jamais d'accord, Hervé.
03:47Je ne sais pas si c'est un principe chez vous,
03:49mais vous êtes conseiller économique chez Accuracy.
03:53Comment ça va ?
03:53C'est chez vous le principe, Marc ? Je ne comprends plus.
03:56Non, non, non, moi, vous savez, je suis très ouvert et pas du tout rigide.
03:59Allez, on commence avec le mot de la semaine,
04:01et le mot de la semaine, c'est « cercle vicieux ».
04:03En tout cas pour le Wall Street Journal, c'était clair,
04:05la France est non seulement le maillon faible de la zone euro,
04:08mais la France est piégée dans un cercle vicieux,
04:11un cercle vicieux, vous avez compris,
04:13taux en hausse, taux en hausse, impact sur la croissance,
04:16croissance en baisse, du coup déficit accru,
04:18du coup dette accrue, du coup taux en hausse,
04:21et on continue comme ça, gaiement, sans gouvernement,
04:24ou avec un gouvernement de transition qui ne peut rien faire,
04:27et c'est comme ça depuis deux ans et demi.
04:30Est-ce que c'est votre analyse aussi, Stéphanie Vierre,
04:32qu'on est dans ce cercle vicieux ?
04:34Oui, et puis depuis un certain temps,
04:36sauf qu'aujourd'hui ça devient plus clair,
04:39parce que je pense que les étrangers sont en train
04:41de nous regarder de plus près,
04:42alors qu'avant ils nous ignoraient un peu en réalité.
04:45Pourquoi d'ailleurs ?
04:45J'ai posé la question la semaine dernière,
04:47j'ai dit pourquoi cette impunité avant,
04:50et pourquoi aujourd'hui ils ont ouvert les yeux du jour,
04:53comme ça, à cause de la hausse des taux au général ?
04:55Alors ça commençait,
04:56mais si, quand vous allez par exemple au Japon, aux Etats-Unis,
04:59en fait, si vous parlez aux géants,
05:01ils parlent de l'Europe, la zone euro.
05:03Enfin bon, donc il ne faut pas trop la distinction entre...
05:06Il n'y a que nous qui faisons la distinction
05:08au sein même de la zone euro.
05:10Il y a globalement, il y a l'Allemagne,
05:12et puis il y a tous les petits tout à côté.
05:15Et aujourd'hui, de plus en plus,
05:18avec cette hausse des taux,
05:19enfin l'histoire de la poule et de l'oeuf,
05:20je ne sais pas ce qui a fait que les étrangers
05:23s'y sont intéressés,
05:25ou c'est parce que...
05:27Enfin bon, peu importe.
05:28Aujourd'hui, comme on fait la une de la presse anglo-saxonne,
05:32les signaux ne sont pas du tout rassurants,
05:34c'est même inquiétant,
05:35parce que la moitié de notre dette étant détenue
05:37par des étrangers,
05:39aujourd'hui, il va falloir assumer sur le long terme,
05:43conserver de la dette française en portefeuille,
05:46alors qu'on voit ce qui se passe en France
05:50au niveau politique, mais aussi au niveau social.
05:53Donc, il n'y a pas du tout d'éléments
05:56qui pourraient venir les rassurer.
05:58Donc, a priori, on va poursuivre cette hausse des taux,
06:02on le sait très bien.
06:03Et ce qui est merveilleux en France,
06:04c'est qu'au niveau politique,
06:06on fait comme s'il ne se passait rien.
06:07Il suffit de regarder les débats à l'Assemblée.
06:09Écoutez, je disais exactement la même chose que vous
06:11jusqu'à il y a deux, trois semaines.
06:13Et là, si je peux me permettre,
06:15je ne suis pas d'accord avec vous.
06:16Qu'est-ce qui a changé ?
06:17Dans les discussions du budget ?
06:19Non, alors pas dans les discussions du budget,
06:21mais j'ai trouvé que dans les présentations...
06:23D'abord, un, la dette, grâce à la hausse des taux,
06:26est devenue un sujet pour les Français.
06:28Ça, c'est quand même pas mal.
06:29Et deux, j'ai trouvé que...
06:31Bon, on a eu la présentation d'un programme fantaisiste
06:34du Rassemblement National.
06:35Mais j'ai entendu pour la première fois Marine Le Pen,
06:39je ne pensais même pas qu'elle savait qu'il y avait la BCE,
06:41parler de la BCE, parler de l'équilibre,
06:44parler de la règle d'or.
06:46On n'y est pas, je veux dire.
06:48C'est des discours.
06:48Et puis, bon, quand on voit le programme présenté,
06:51il est absurde.
06:52Mais je ne suis pas tout à fait d'accord.
06:54Je trouve que c'est devenu un sujet.
06:56On verra au moment où il faudra faire passer...
06:59Vous n'avez pas cette perception ?
06:59Non, parce qu'il suffit de voir la présentation
07:02du budget du gouvernement en commission à l'Assemblée.
07:06C'est juste dramatique.
07:08Rien que la suppression du projet
07:12d'un forfait limité sur l'abattement des 10%
07:16qui a été rejeté de fait à la grande majorité en plus.
07:20Enfin, véritablement, on voit bien que le signal
07:24qui est adressé à la fois au marché financier,
07:27mais à l'Europe,
07:29c'est qu'on n'a toujours pas compris
07:32qu'il fallait se mettre en ordre de marche.
07:34En tout cas, les premiers signes aujourd'hui, c'est ça.
07:36Pour moi.
07:37Et Hervé, le constat du Wall Street Journal
07:40qu'on est dans un cercle vicieux
07:42et celui de Stéphanie qui consiste à dire
07:44« je ne vois pas comment on va en sortir ».
07:47Le cercle vicieux de la dette,
07:49oui, on est au moins au bord.
07:51Si on prend le budget 2027,
07:53le projet de loi de finances,
07:55en fait, le rendement de l'effort
08:00est de 50%.
08:01En fait, vous voulez réduire vos dépenses,
08:05augmenter vos impôts,
08:07c'est écrit, 0,8 points de PIB,
08:09ça doit faire pas loin d'une vingtaine de milliards,
08:13pour réduire votre déficit,
08:16non pas de 0,8, mais de 0,4.
08:18La perte en ligne est de 50%.
08:20Pourquoi ?
08:20Parce que la charge de la dette
08:22va augmenter de 0,3 points de PIB
08:25et comme l'effort demandé pèse sur la conjoncture,
08:29eh bien, il y a un coup de frein à donner
08:31qui fait qu'il y a moins de recettes, plus de dépenses
08:32et ça, ça vaut 0,1 point.
08:34Donc, en fait, on est bien au bord
08:36de ce cercle vicieux,
08:39parce qu'il n'y a pas de croissance,
08:40il y a des taux d'intérêt élevés.
08:42Ça, c'est le premier constat.
08:44Le deuxième constat qu'on doit faire,
08:46c'est que si, pour rassurer tout le monde,
08:48on veut stabiliser notre dette publique
08:51par rapport aux produits intérieurs,
08:53à la richesse créée,
08:55eh bien, l'effort à fournir
08:57est de 4 points de PIB,
09:00120 milliards d'euros.
09:03En fait, avec le peu de croissance qu'on a,
09:06vous pouvez vous dire,
09:07peut-être qu'on peut faire un effort
09:08de 0,5 points par an,
09:10donc inférieur, en fait,
09:11au 0,8 affiché aujourd'hui par le gouvernement.
09:14Mais si vous dites 0,5 points,
09:17il faut tenir le cap pendant 8 ans.
09:19Et donc, ça matérialise un peu
09:22l'importance de l'effort
09:24et la durée de l'effort.
09:26Tout ça pour dire qu'en fait,
09:29le fameux modèle français
09:31qu'on a mis en place après-guerre,
09:34défendu pendant 50-60 ans,
09:37eh bien, aujourd'hui, il est questionné.
09:39On ne peut plus le financer par la croissance.
09:42En gros, pour faire simple,
09:44pendant très longtemps,
09:45on a perdu un point de croissance par décennie.
09:47Une fois qu'on est arrivé à 1,5,
09:49qu'on ne perd que 0,5 points de croissance
09:51par décennie.
09:52Mais aujourd'hui, on est à 0,5.
09:53Donc, on n'a quasiment rien.
09:54– Si vous avez juste la règle du jeu,
09:56s'il dit n'importe quoi,
09:57vous pouvez l'arrêter.
09:58Parce que je vous vois réagir
10:02en disant, lever les yeux au ciel,
10:05en disant, mais il dit n'importe quoi,
10:06vous pouvez le dire.
10:07– Bon, alors, puisque je ne dis pas n'importe quoi,
10:11ouf !
10:12En fait, l'autre point,
10:14comme on n'a pas pu le financer
10:15par la croissance,
10:17on l'a financé par la dette,
10:19et aujourd'hui, on vient buter
10:20sur cette deuxième contrainte.
10:22Donc, en fait, on est face à une réalité
10:24où on doit à la fois…
10:25– Ce que vous décrivez,
10:26c'est plus qu'une réalité,
10:27c'est dramatique.
10:29– Oui, c'est une réalité dramatique.
10:31Vous avez raison, Marc.
10:32Mais en fait, il faut questionner le modèle,
10:36questionner comment avoir plus de croissance,
10:38et questionner comment réduire notre dette.
10:39Vous avez trois questions en même temps
10:41qui sont assez compliquées à résoudre,
10:45mais on est face à ça,
10:47et donc il va falloir qu'on s'empare de cela.
10:50Là, je reviens sur Stéphanie.
10:51C'est vrai que, est-ce que la prise de conscience
10:54de ces trois questions graves est là ?
10:58– Elle est plus là qu'il y a un an.
10:59C'est-à-dire que si on n'avait pas eu,
11:01si les marchés n'avaient pas fait le job
11:04qu'ils sont en train de faire,
11:05c'est-à-dire de montrer qu'il y a une faiblesse française…
11:07– Moi, je trouve qu'on sait très bien faire des constats.
11:10En France, en fait, on est un peu les spécialistes
11:12de savoir ce qu'il faut faire.
11:13On fait des comités, des commissions
11:15qui nous disent exactement ce qu'il faudrait faire
11:18pour aller mieux.
11:19Là où sont nos freins, nos déséquilibres structurels,
11:23ça, ça fait quand même des années qu'on sait faire.
11:26La mise en place de dire,
11:29il va falloir lutter,
11:30il va falloir améliorer la situation,
11:32c'est comme ce qui se passe aujourd'hui
11:34sur la tension chez les étudiants.
11:39Enfin, le problème de l'éducation nationale,
11:41il ne date pas d'aujourd'hui
11:42puisque de toute manière, on est classé,
11:43on voit bien où on en est.
11:45Donc, pourquoi ?
11:46Et on a fait des commissions.
11:48Et effectivement, il y a eu des mesures
11:51qui ont été mises en avant.
11:53Pour autant, en fait, en France,
11:54on ne sait pas les appliquer.
11:55C'est ça, toute la question.
11:56– Je suis d'accord avec vous.
11:57Je dis simplement que la différence,
11:59parce que nous, on le ressent, par exemple,
12:01dans le domaine du courtage, dans le crédit,
12:03dans le domaine du placement,
12:04aujourd'hui, j'ai l'impression
12:06qu'il y a une prise de conscience.
12:07Vous avez raison, les constats,
12:08les commissions, ça existe depuis des années.
12:10Mais là, il y a une prise de conscience
12:11parce que la hausse des taux,
12:13elle touche le quotidien des Français.
12:14C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:15vous voulez faire une acquisition immobilière,
12:17c'est mort parce que les taux ont monté.
12:19La banque vous explique
12:20que c'est parce que les taux ont monté.
12:21Et là, vous vous y intéressez,
12:22vous voyez que la France
12:23est dans une situation qui est assez difficile.
12:25Alain ?
12:25– Alors, d'abord, sur les étrangers,
12:27je pense que c'est la fragilité
12:28qui fait qu'ils ont regardé la France.
12:31C'est-à-dire qu'en fait,
12:31ils regardent en relatif.
12:33Donc, ils ont vu que la France
12:33était plus fragile.
12:34Donc, on commence à zoomer.
12:35Et c'est là que sortent les études
12:37du Wall Street Journal et autres
12:38parce qu'on est sur une trajectoire
12:40qui est catastrophique.
12:41C'est-à-dire qu'en fait,
12:42ce que tu proposes,
12:43ce que tu dis, Hervé,
12:43ou les efforts qu'il faut faire,
12:44tout le monde sait qu'on ne les fera pas.
12:45Donc, grosso modo,
12:46on est sur 150 milliards de déficits par an.
12:48Ce qui nous amène
12:49à entre 4 800 et 5 000 milliards de dettes
12:52dans 5 ans.
12:53C'est-à-dire qu'à une politique
12:56d'épicier comme on fait en ce moment,
13:01qui rapporte 500 millions,
13:02on est avec 5 000 milliards de dettes.
13:04Donc, on est sur une trajectoire
13:05qui est catastrophique.
13:06Alors, j'entends ce qui a été dit
13:07par les économistes.
13:08Le problème qu'il y a,
13:10c'est que les solutions,
13:11on va en parler, je pense, après,
13:12c'est que les solutions
13:13ne sont politiquement pas acceptables
13:16en France.
13:16Donc, on va en parler après.
13:17Et c'est ce qui fait aussi,
13:18ça, c'est la deuxième étape des étrangers,
13:20c'est qu'à un moment donné,
13:21ils vont peut-être commencer à regarder
13:22non plus seulement être sous-investis
13:24sur la France,
13:25mais carrément à alléger la France.
13:26Et là, on n'est pas prêt.
13:29Frédéric, j'ai été très frappé
13:30de voir, là aussi,
13:31le chiffre qui est sorti cette semaine,
13:33qu'aujourd'hui, il y a 38%
13:36des entreprises de bonne catégorie,
13:38de très haute qualité,
13:39qui empruntent moins cher
13:41que l'État français.
13:43C'est historique.
13:44Ce chiffre était à 5-6% au début d'année.
13:45C'est-à-dire que...
13:476%, ouais.
13:48Et ce qui est intéressant,
13:49c'est que c'est une configuration
13:50de pays dont on disait
13:52que ça s'appelait des pays...
13:53Oui, exactement.
13:55Clairement, aujourd'hui,
13:56des entreprises internationales,
13:58L'Oréal et Air Liquide,
13:59empruntent sur des niveaux
14:00beaucoup moins importants
14:01que l'État français.
14:04Or, une entreprise n'a pas
14:05la capacité de lever de l'impôt
14:06comme l'État français.
14:08Elle a la capacité de le payer.
14:11Pour le moment.
14:12Donc, il y a une pression
14:14qui est colossale,
14:15qui s'opère.
14:16Ce qui est plus inquiétant,
14:17honnêtement,
14:18c'est que les spreads sur les banques
14:19sont en train de se tendre méchamment.
14:21Alors, expliquez-je.
14:22C'est-à-dire, en gros,
14:23aujourd'hui, pour les banques,
14:24et c'est ce que vous allez retrouver,
14:26vous parliez du crédit,
14:27que vous allez retrouver à la fin
14:28sur les niveaux d'emprunt
14:29que vous allez avoir
14:30au niveau des banques,
14:31les banques françaises,
14:32aujourd'hui,
14:33se refinancent sur des niveaux,
14:34on est à 120, 130 de spread,
14:37c'est-à-dire d'écart...
14:38Décart par rapport
14:38au tour de l'État.
14:40Donc là, on commence
14:41à avoir des taux
14:42qui sont extrêmement inquiétants.
14:44Alors, toutes les banques européennes
14:45ont eu tendance à monter,
14:46mais l'écart qu'on a aujourd'hui,
14:48même des banques
14:48qui sont plutôt bien gérées,
14:49comme la Société Générale,
14:51dont on louait les qualités,
14:52et c'est vrai qu'elles sont plutôt bien gérées,
14:54on voit l'esprit de la Société Générale
14:55se tendre méchamment.
14:57On rejoue 2011, en fait,
14:58c'est ce qui s'est dépassé
14:59pendant la crise de la zone euro.
15:00Les banques étaient supposées
15:02avoir des encours
15:03en obligation d'État,
15:04ce qui se faisait massacrer
15:05parce qu'on se disait
15:06qu'elles vont se retrouver
15:06avec un problème...
15:07Et ça, c'est un autre service.
15:08Parce qu'on garantissait les dépôts
15:10par des emprunts
15:12qui étaient étrangers,
15:13notamment des emprunts grecs
15:14et tout ça.
15:14Ce qui est plus inquiétant là-dessus,
15:15c'est que les banques,
15:16c'est la transmission
15:17de toute politique, finalement,
15:18de relance par le crédit.
15:19Et donc, si on voit
15:20que les banques sont
15:21dans cette difficulté,
15:22vous avez beau faire...
15:22Sauf que leur situation est bonne.
15:24Oui, c'est ça.
15:25Mais c'est parce que c'est
15:25l'État français, aujourd'hui,
15:26qui nous pollue.
15:28Donc, ça veut dire
15:29qu'on est en train aussi
15:30de s'enlever une capacité
15:32de relance à la fois par le crédit.
15:34Hervé, vous voulez y rajouter quelque chose ?
15:35Moi, je pense que...
15:35Alors, il est normal,
15:37surtout quand on est français,
15:38de zoomer sur la situation chez nous.
15:40Mais si on prend
15:41la dynamique de marché obligataire,
15:43la dynamique de marché obligataire,
15:45elle est d'abord mondiale.
15:47Alors, il y a eu le Japon,
15:49il y a eu les États-Unis.
15:50Et n'oublions pas
15:51qu'en matière de taux à 10 ans,
15:52les Américains, les Britanniques
15:54sont encore de plus mauvais élèves que nous.
15:56Moi, je pense que le problème,
15:58si on veut avoir une vision
15:59plus systémique,
16:01c'est qu'il y a une plus grande
16:04hétérogénéité des situations
16:05à l'intérieur de la zone euro.
16:07Et en termes de manœuvrabilité
16:09de la politique économique européenne,
16:12c'est une vraie question.
16:13Donc, en fait, il y a la France...
16:14Sauf qu'on a des armes financières.
16:15Non, je ne suis pas d'accord.
16:16Parce qu'on a quand même la BCE.
16:17La BCE, aujourd'hui,
16:18elle peut intervenir.
16:19Non, on n'est pas dans une zone hétérogène.
16:22On est dans une zone homogène
16:23avec un seul pays qui se détache,
16:25c'est la France.
16:26En réalité, l'ensemble des pays du Sud
16:28ont fait les efforts
16:29que nous, nous n'avons pas faits.
16:31Alors, ils ont fait cette période
16:34de rigueur que, de toute manière,
16:35on va devoir connaître un jour.
16:37On ne va pas pouvoir passer à côté,
16:38sauf si on sort de la zone euro.
16:40Ça sera pire.
16:41Oui, enfin, voilà,
16:42c'est où on fait les efforts,
16:44où on sort de la zone euro
16:45et la zone euro, en fait,
16:46périclite par la même occasion.
16:50Et donc, je pense qu'on ne peut pas
16:52se satisfaire de dire
16:54voilà, l'ensemble des taux d'intérêt
16:56sont en train d'augmenter
16:58et la France avec.
17:00On a quand même un écart
17:00de 250 points de base
17:02avec l'Allemagne.
17:02Donc, ça n'est jamais arrivé.
17:04Elle arrive, elle clashe, Hervé.
17:06C'est énorme.
17:09Parfait, moi, j'adore.
17:11Allez, Hervé,
17:12vous avez le droit quand même
17:13de vous défendre.
17:14Moi, je pense qu'il y a
17:15une spécificité française
17:17mais qui ne doit pas masquer
17:19quelque chose qui, quand même,
17:20apparaît de plus en plus.
17:22Et je dirais, le meilleur exemple,
17:23c'est les discussions
17:24sur le budget européen
17:282028-2034.
17:29On voit bien que les pays
17:30qui ont des situations
17:32budgétaires fragiles
17:33et qui n'ont pas beaucoup
17:34de degrés de liberté
17:35disent que ça serait tellement bien
17:37de pouvoir emprunter ensemble
17:39au niveau de l'Union européenne
17:40et les pays qui ont des situations
17:42plus solides qui disent
17:44« Ah ben non, nous,
17:45on veut qu'on en reste là. »
17:46Donc, en fait,
17:46en termes de pilotage
17:48de la politique économique européenne,
17:50ce qui est en train de se passer,
17:51ça ne concerne pas que la France
17:53et c'est une fragilisation
17:54de toute l'Europe
17:56à un moment où on a plutôt besoin
17:58d'être unis
18:00et d'avoir des réponses efficaces.
18:02Allez, on passe tout de suite
18:03au parti pris de la semaine.
18:04J'avais envie d'en parler
18:04parce que ça me tape
18:05sur les nerfs, en fait.
18:06Alors, je sais que pour faire
18:07le buzz sur les réseaux financiers,
18:09il faut faire paniquer.
18:10Ça va, ça fait beaucoup de vues
18:11et beaucoup de likes.
18:13Mais moi, j'en ai ras-le-bol
18:14d'entendre que la France
18:15et la Grèce de 2010,
18:16alors je vous entends tous,
18:18notamment les économistes
18:19et notamment Stéphanie,
18:20oui, la situation est grave.
18:21Oui, il faut faire des efforts.
18:23Vous parliez de rigueur.
18:25Je n'aime pas ce terme
18:26parce que je pense
18:26qu'on peut faire des efforts
18:28sans aller jusqu'à la rigueur.
18:29Je pense que la situation
18:31n'est pas désespérée.
18:31Je pense qu'on a du gras partout
18:34et surtout quand on compare
18:36les chiffres de la France aujourd'hui
18:37et les chiffres de la Grèce
18:39en 2010 n'ont rien à voir.
18:40Je rappellerai quand même
18:41que la crise de la Grèce
18:42a démarré parce que la Grèce
18:44avait une comptabilité
18:46qui était pour le moins hasardeuse
18:47et que le déficit public
18:50était prévu à 3,7% pour 2009.
18:53Il a fini à 15,4%
18:55parce qu'ils se sont aperçus
18:56qu'ils n'avaient pas regardé
18:58toutes les feuilles
18:58qui étaient dans tous les tiroirs.
18:59Donc, moi, je dis, Stéphanie,
19:02non, la France n'est pas la Grèce
19:03de 2010.
19:04Et vous, Stéphanie ?
19:06Non, ce n'est pas pareil.
19:07Effectivement, la Grèce,
19:08je me souviens,
19:09c'est un peu,
19:11j'allais dire,
19:11epsilonesque,
19:12mais dans la zone euro.
19:14Mais ça reste quand même
19:14un très petit pays
19:15qu'on avait accepté
19:17au moment de la création
19:19de l'euro
19:21parce qu'il y avait
19:23tout ce passé,
19:24cette histoire,
19:25et donc on ne pouvait pas
19:26s'empêcher de laisser
19:29la Grèce de côté.
19:30Mais on savait très bien
19:31où on était la Grèce
19:32à l'époque.
19:33Il y avait...
19:34On a découvert quand même
19:35la comptabilité.
19:36Moi, je me rappelle,
19:37j'étais économiste
19:37chez Paris-Bas
19:38de la zone euro,
19:39j'étais toute jeune
19:40et on me demandait
19:41d'aller regarder la Grèce
19:42parce que personne
19:42ne s'y intéressait
19:43et on voyait que,
19:44en fait,
19:44pour intégrer la Grèce
19:46dans la zone euro,
19:47on a intégré
19:48le pourcentage
19:49de l'économie souterraine
19:50en disant
19:51qu'il y a un potentiel
19:53donc on calculait
19:54tout ce qui était
19:56mis sous le tapis
19:57et on disait
19:57qu'il y a quand même
19:59une vraie croissance,
20:00une capacité
20:00à lever l'impôt.
20:01On s'est aperçu
20:0312 ans après
20:03que la Grèce
20:04ne levait pas du tout
20:05l'impôt en réalité,
20:06qu'il y avait
20:06cette fuite.
20:09Donc bon,
20:10on n'est pas
20:10dans la même situation
20:11mais moi je pense
20:12en 2010-2012,
20:15j'étais,
20:15je travaillais sur
20:16les marchés financiers
20:16en tant qu'économiste
20:17mais il reste en mémoire
20:20en fait,
20:21la paume
20:21que se sont prises
20:22les gérants
20:23à cette époque-là
20:24en Europe.
20:25Enfin,
20:25ils n'ont pas oublié
20:26parce qu'à l'époque
20:27ils se disaient
20:28mais la Grèce
20:28elle ne peut pas
20:30faire faillir.
20:30Oui mais vous êtes d'accord
20:31qu'on n'est pas
20:32d'abord on n'est pas
20:32dans la même situation
20:33et aussi
20:35la zone euro
20:36a quand même changé
20:36on a créé
20:37des mécanismes
20:38d'intervention.
20:39Rappelez-vous
20:39qu'à l'époque
20:40on se disait
20:40oui,
20:41oui,
20:41oui,
20:42mais vous savez aussi
20:44que les marchés financiers
20:44c'est une histoire
20:47vente panique
20:48et c'est un peu irrationnel
20:49donc il n'y a pas
20:50que du rationnel
20:51ça se saurait
20:51et moi je crains ça
20:53je crains qu'à un moment
20:54là,
20:55tout le monde
20:55est en train de se regarder
20:56en se disant
20:57le premier
20:58qui appuie sur le bouton
21:00ça y est
21:00c'est l'emballement
21:02des taux d'intérêt.
21:03Donc vous dites
21:03que ce n'est pas
21:04la Grèce de 2010
21:05mais c'est peut-être
21:05la Grèce de 2007-2008.
21:07Bah oui,
21:08en tout cas
21:08c'est...
21:09Non,
21:09en fait c'est des...
21:10En fait,
21:11pourquoi je ne compare pas
21:13avec la Grèce ?
21:13Non, parce qu'on l'entend
21:13C'est pas partout
21:14parce que partout
21:15vous entendez...
21:16C'est pas parce que c'est dit
21:16partout que c'est intelligent
21:17mais...
21:17Justement,
21:18il faut qu'on s'attaque
21:19à des trucs
21:19que les gens écoutent
21:21en se disant
21:21ah c'est la panique
21:22on est en Grèce en 2010.
21:24Non, ce qui est sûr
21:24c'est que les Grecs
21:25eux ont énormément souffert
21:27donc ils ne seront pas conciliants
21:31avec nous
21:32si on ne veut pas faire d'efforts.
21:33Je rappelle que la Grèce
21:35on a quand même retiré
21:36le 13e mois des fonctionnaires
21:38on a retiré...
21:3813e et 14e
21:3913e et 14e
21:40on a baissé le niveau des retraites
21:42les retraités qui devaient être en retraite
21:45en 2012
21:46sont encore en train de travailler
21:47aujourd'hui
21:47enfin si vous avez été en Grèce
21:48vous voyez
21:48il y a quand même eu des désastres
21:51donc en fait
21:52tous ces pays
21:53qui ont dû faire un effort
21:54ils ne vont pas nous soutenir.
21:55Alain, il ne connaît pas la Grèce
21:56parce qu'il est toujours
21:58en...
21:58En Chine ?
21:58Non, sur des yachts
21:59au large des îles
22:01donc il ne sait pas ce qui se passe
22:02non, je crois que
22:03effectivement
22:04pardon,
22:04en deux mots
22:06moi je pense que la situation
22:07effectivement de la France
22:08est bien plus grave
22:09que la situation en Grèce
22:10parce qu'on est 10 fois plus gros
22:12donc les problèmes seront 10 fois pires
22:14après
22:14et justement du fait de la taille
22:16de la France
22:16l'Europe ne pourra rien imposer
22:18à la France
22:19ça sera forcément une négociation
22:20avec des hommes politiques
22:22qui seront élus
22:22en mai 2017
22:242027 pardon
22:25qui ne vont pas se laisser faire comme ça
22:26donc on va se retrouver
22:27dans une situation
22:28de conflit avec l'Europe
22:30d'une manière ou d'une autre
22:31et avec
22:31un problème politique
22:33et social
22:34majeur
22:35dans les 12 mois qui viennent
22:36sauf si
22:38miracle
22:38les taux venaient à baisser
22:39parce que la crise s'arrête
22:40je ne sais pas quoi
22:41l'inflation baisse etc
22:42qui nous donnera 6 mois
22:43mais la trajectoire
22:44qu'on a évoquée de dette
22:45tout à l'heure
22:46sera encore pire dans 6 mois
22:47donc danger
22:48donc là
22:49juste comme c'est le week-end
22:50il y a la moitié des gens
22:51qui sont prêts à se jeter
22:51par la fenêtre
22:52RVS avec Stéphanie
22:54et avec Alain
22:55est-ce qu'on peut les retenir
22:55juste avant qu'ils
22:57enjambent la rembarbe ?
22:58on ne peut pas faire de parallèle
22:59entre la Grèce
23:01tout le monde le fait
23:02oui mais je pense que
23:03c'est un contre-sens historique
23:07la Grèce
23:08ne joue pas
23:09dans la même cour
23:10la Grèce
23:11en 2010
23:12donc c'est
23:13un produit intérieur
23:15de 300 milliards
23:16pour 10 millions
23:17de personnes
23:17à comparer aujourd'hui
23:19à 3200 milliards
23:20pour la France
23:21pour 69 millions
23:22on est quand même
23:23un pays
23:23plus riche
23:25si on comparait
23:26les comptes publics
23:27de la Grèce
23:27à cette époque
23:28par rapport à la moyenne
23:29de la zone euro
23:30je ne sais pas
23:31le déficit
23:31c'était trois fois
23:32le déficit moyen
23:33de la zone euro
23:34la France
23:35on doit être
23:36à deux fois
23:37même pas deux fois
23:38une fois
23:39une fois sept
23:39une fois huit
23:40donc en fait
23:40je pense qu'on ne peut pas
23:41du tout comparer
23:43et puis en capacité
23:45de résolution
23:47de la crise
23:47il faut bien voir
23:48qu'à l'époque
23:50ça se voyait
23:50les recettes
23:53du gouvernement
23:54grec
23:55avaient en gros
23:565 points
23:57de produit intérieur
23:58de retard
23:58par rapport
23:59à la moyenne
24:00et là
24:00on touche du doigt
24:01quelque chose
24:02de spécifique
24:03à la Grèce
24:04la Grèce
24:05c'est un pays
24:05qui a été occupé
24:06par la Turquie
24:07pendant très longtemps
24:08et en fait
24:09c'était être
24:10un bon patriote
24:11que de ne pas
24:12payer l'impôt
24:13parce qu'on ne payait
24:14pas l'impôt
24:15à la grande porte
24:16et en fait
24:17cette mentalité
24:18facile
24:19après la situation
24:20politique en Grèce
24:21n'a pas toujours
24:21été facile
24:22c'est plus
24:23de l'anthropologie
24:24que de l'économie
24:25est restée en place
24:26et donc finalement
24:27quand vous alliez
24:28en Grèce
24:29vous voyez plein de maisons
24:30dont le dernier étage
24:31n'était pas fini
24:32parce que lorsque
24:33une maison
24:34n'est pas finie
24:35vous ne payez pas
24:35d'impôts fonciers
24:37d'impôts logements
24:38je ne sais pas
24:38comment ils appellent ça
24:39et vous aviez
24:40une Porsche devant
24:41donc en fait
24:42dans tous les pays
24:43du Sud
24:43c'était comme ça
24:45en Grèce
24:47c'était pire
24:48qu'en Italie
24:48ou en Espagne
24:49et en fait
24:50tout ça pour dire
24:51que la capacité
24:52et la volonté
24:54de payer l'impôt
24:56donc de faire face
24:58au problème
24:59de dette
25:00n'a rien à voir
25:01en France
25:02aujourd'hui
25:02avec la Grèce
25:03il y a 10 ou 15 ans
25:04alors ceux qui ont tenu
25:06jusqu'au bout
25:07de la première partie
25:08on peut se retrouver
25:09en deuxième partie
25:09de l'émission
25:10les deux ou trois personnes
25:11qui restent
25:11où va la bourse
25:12quel est le placement
25:13de la semaine
25:14et avant
25:15se jeter par la fenêtre
25:15le top ou le flop
25:16de la semaine
25:17le top 3 des gérants
25:17les actions acheter
25:18ou vendre
25:19à tout de suite
25:23BFM Business présente
25:26c'est votre argent
25:29Marc Fiorentino
25:29et avec une expérience
25:30intéressante
25:31puisqu'on nous a dit
25:32qu'il restait à peu près
25:32un spectateur
25:34pour la deuxième partie
25:34de l'émission
25:35après la première
25:36donc on s'adresse à lui
25:37c'est vrai
25:38c'est une émission privée
25:40qui a été privatisée
25:41pour une personne
25:42et on va l'appeler
25:43d'ailleurs
25:43elle a gagné un prix
25:44elle pourra assister
25:46à l'enregistrement
25:46de l'émission
25:47la semaine prochaine
25:47je voudrais
25:48donc on reprend
25:49cette partie là
25:50je voudrais
25:51juste
25:52Frédéric Caudier
25:53vous vouliez dire
25:54une chose
25:54oui je suis pas
25:55tout à fait d'accord
25:56sur la conclusion
25:57hyper catastrophique
25:59parce que nous en France
26:00alors catastrophique
26:00pour l'épargnant
26:01c'est que la France
26:02a un niveau d'épargne
26:04absolument hallucinant
26:05d'ailleurs
26:05par rapport aux autres pays
26:06et que
26:07ce qui va se passer
26:08et qui arrivera
26:10certainement
26:10c'est qu'on viendra
26:11prendre dans votre poche
26:12à la Chypriote
26:14ça c'était
26:15le dernier goût
26:16il n'était pas d'accord
26:17on vient de perdre
26:19le dernier spectateur
26:20donc on peut arrêter
26:21le temps d'acte de l'émission
26:22c'est vrai que c'est pas du tout
26:22catastrophique
26:23non c'est pas catastrophique
26:24il s'est rémunéré
26:26juste je voulais avoir
26:27l'avis de Stéphanie
26:28et Hervé
26:28les gens
26:29on n'a aucun avis
26:30là dessus bien sûr
26:30sur ce chiffre
26:32qui m'a frappé
26:33un milliard d'euros
26:34par jour
26:35c'est
26:35bon on le savait
26:36que la Chine
26:37nous a arnaqués
26:37depuis des décennies
26:38mais c'est pire
26:39depuis le Covid
26:40de 2019 à aujourd'hui
26:43les importations
26:43de l'Union Européenne
26:45de Chine
26:45ont bondi
26:46de 200 milliards d'euros
26:48à près de 600 milliards d'euros
26:50et on a avec la Chine
26:51un déficit commercial
26:52de 1 milliard d'euros
26:53alors nos ministres du commerce
26:54se sont rencontrés
26:56jeudi et vendredi
26:56évidemment ça ne donne rien
26:58puisqu'on est allé
26:59tout gentiment
26:59demander aux Chinois
27:00à Pékin
27:01s'ils pouvaient faire un effort
27:02et limiter leurs exportations
27:04je crois rêver
27:06alors d'un autre côté
27:08Stéphanie
27:08on a besoin de la Chine
27:09donc là aussi
27:10on va s'en sortir
27:12oui
27:12là il y aura peut-être
27:14un réveil obligatoire
27:15parce que
27:15l'Allemagne
27:16est quand même
27:17touchée
27:17de plein fouet
27:20par ces
27:21ça fait un moment
27:22et on ne fait rien
27:23oui mais là
27:24elle a quand même
27:25investi
27:25300 milliards
27:27enfin emprunter
27:28300 milliards
27:28sur les marchés
27:29ce n'est pas pour ne rien faire
27:30en fait
27:30elle est en train
27:31de se mettre en ordre de marche
27:32pour se moderniser
27:34et pour essayer
27:35de produire
27:36mais pas pour combattre
27:37la Chine
27:37c'est ça que je veux dire
27:38pour la concurrencer
27:39mais pas pour
27:40pas pour dire
27:41bon bah attendez
27:42mais pourquoi pas
27:42mais pourquoi pas
27:43je pense que non
27:43je pense que les ambitions
27:45de l'Allemagne
27:46pendant des années
27:47elle a su
27:48asseoir sa suprématie
27:50dans certains secteurs
27:51notamment
27:52automobiles
27:54et aujourd'hui
27:55bon elle est arrivée
27:56elle a raté le tournant
27:57elle a bien compris
27:59et
28:00elle est en train
28:01de revoir sa copie
28:03pour
28:03pour faire face
28:06à ces nouveaux enjeux
28:07avec toutes ces nouvelles technologies
28:09la transition écologique
28:09donc vous dites
28:09fin de la naïveté européenne
28:11grâce au réveil des Allemands
28:12qui va être progressive
28:15parce que
28:15en fait
28:16c'est vrai
28:17qu'ils ne sont pas très belliqueux
28:19et pas très courageux
28:20vis-à-vis de la Chine
28:22ça c'est clair
28:23mais
28:24je pense
28:25qu'en filigrane
28:25ils ont bien compris
28:26que la Chine voyait
28:27sur le très long terme
28:28et ça a fonctionné
28:30la Chine est arrivée
28:32à l'OMC
28:34en 2001
28:34et on a vu
28:35tous les progrès
28:36qu'elle a été capable de faire
28:37aujourd'hui
28:38si vous allez en Chine
28:39en fait
28:39nous on passe
28:40pour un pays d'arriéré
28:42en fait
28:42on n'est absolument pas
28:43moderne
28:44par rapport
28:45à eux
28:45donc ils ont pris
28:46une avancée
28:46qui est phénoménale
28:48et
28:49je pense que
28:50les Allemands
28:51voient bien la différence
28:52et eux ils sont pragmatiques
28:53alors que nous
28:54on continue de rêver
28:57Naïveté européenne
28:58jusqu'à quand
28:58on va se coucher en fait
28:59c'est pas une naïveté
29:01européenne
29:01c'est que
29:02en fait
29:03la Chine
29:03ça marche pas
29:04comme on le pensait
29:05la Chine
29:06c'est pas schumpeterien
29:07des boîtes
29:08elles peuvent
29:09ne pas être rentables
29:10c'est pas pour ça
29:11qu'elles disparaissent
29:12par contre
29:12il y en a d'autres
29:13qui apparaissent
29:14la destruction créative
29:15ça n'existe pas en Chine
29:17les avantages comparatifs
29:18ça n'existe pas
29:20non plus
29:21en fait
29:21ce que nous disait
29:22Ricardo
29:23c'est que moi je fais ça
29:24toi tu fais ça
29:25et c'est ce qui s'était passé
29:26avec les autres pays asiatiques
29:28les Chinois
29:29ils disent
29:29moi je faisais du textile
29:30il y a 40 ans
29:32je continue à en faire
29:33et puis maintenant
29:34je fais des batteries
29:35je fais des voitures électriques
29:36je fais toute la gamme
29:38donc on a un problème
29:39de modèle chinois
29:40c'est-à-dire
29:41ils privilégient l'offre
29:43pas la demande
29:44ils ont des surproductions
29:46comme la demande intérieure
29:48est un peu
29:49qu'un cas
29:50et bien
29:50il faut exporter tout ça
29:52et pour faciliter
29:53l'exportation
29:54on joue sur la gestion
29:55du taux de change
29:56il est faible
29:57ça je comprends
29:58leur stratégie
29:58mais la nôtre
29:59je la comprends pas
30:00et les autres
30:00et bien face à cela
30:01il y a trois stratégies possibles
30:04soit vous faites comme les américains
30:05vous dites
30:06vous jouez pas
30:07le jeu international
30:09prévu
30:10je ferme la porte
30:11soit vous êtes
30:12un idiot utile
30:13de la Chine
30:14c'est-à-dire
30:14la Chine
30:15essaie de trouver
30:16des faunées
30:17pour vendre ses produits
30:18parce que les produits chinois
30:20ça ne marche pas
30:20soit vous êtes dans un milieu
30:23c'est-à-dire que vous essayez
30:25de continuer à respecter
30:27la règle du jeu
30:28et vous vous faites enfoncer
30:29l'Europe est clairement
30:31dans cette troisième catégorie
30:34qu'est-ce qu'elle peut faire
30:35l'Europe
30:35elle a trois solutions
30:37la première
30:38et bien
30:39c'est de dire aux Chinois
30:40soyez gentils
30:41revoyez votre modèle
30:42parce qu'il ne correspond pas
30:43c'est ce qu'on essaie
30:44de leur dire
30:45ça va marcher modestement
30:47soit en fait
30:48on commence à être plus ferme
30:50on leur dit
30:51bon ben voilà
30:52nous le déficit qu'on accepte
30:54c'est ça
30:54donc ça veut dire
30:56tant de voitures
30:57tant de batteries
30:57tant de je ne sais trop quoi
30:59et puis si vous allez au-delà
31:01et bien
31:01on vous tarife très fort
31:03la troisième solution
31:04c'est de faire comme les américains
31:06mais il n'y a que trois choix possibles
31:08le un ne marchera pas
31:10le deux on espère
31:12et puis sinon
31:12on aura le trois
31:13et en attendant
31:14on sera
31:15défoncé
31:16vous avez dit
31:16non enfoncé
31:17d'accord
31:17enfoncé
31:17moi j'ai été poli
31:19moi j'ai dit défoncé
31:20allez on passe tout de suite
31:21à la partie des marchés
31:22bon une semaine en demi-teinte
31:24mauvaise sur le CAC
31:25évidemment
31:26parce que ce qui se passe
31:27en différentiel
31:28sur le spread
31:28on en parle beaucoup
31:29entre l'OAT
31:30et le boon
31:32se passe aussi
31:33sur les marchés
31:34actions
31:34puisqu'on a un écart
31:36entre évidemment
31:37alors l'écart
31:37avec les marchés américains
31:38il est spectaculaire
31:39puisqu'on est à 15%
31:40d'écart à peu près
31:41non plus
31:42même 18% d'écart
31:44depuis le début de l'année
31:45par rapport
31:46au marché américain
31:47mais même par rapport
31:48au marché européen
31:49on est à peu près
31:50à 11%
31:52les événements
31:53de la semaine
31:54c'est toujours
31:54le jeu
31:55de ces tensions
31:57sur
31:58évidemment
31:59la guerre en Iran
32:00des reprises
32:01d'hostilité
32:02et puis
32:02donc le pétrole
32:03qui a un peu monté
32:04et puis encore
32:05et toujours
32:06et toujours
32:07et encore
32:08l'IA
32:08les annonces
32:09d'investissement
32:10les annonces
32:10d'emprunts massifs
32:12ça vous inspire quoi
32:14Alain
32:14qu'est-ce qu'on dit
32:16aux gens
32:16qui nous disent
32:18que va faire la bourse
32:19est-ce qu'il faut
32:20que je garde des actions
32:20est-ce qu'il faut
32:21que je sorte
32:22alors on est dans un marché
32:23qui prend une sale tournure
32:24je trouve
32:25c'est-à-dire qu'en fait
32:25le stress qui a commencé
32:26sur les obliques
32:27a commencé à contaminer
32:28obliques d'état
32:29commence à contaminer
32:30les banques
32:31on l'a vu tout à l'heure
32:31avec les niveaux des banques
32:33qui ont quand même
32:34sérieusement reculé
32:35ça commence à contaminer
32:36le crédit
32:37les nouvelles émissions
32:38se sont relativement bien passées
32:40mais se sont fait massacrer
32:41dans la foulée
32:41donc il y a quand même
32:42un stress qui monte
32:44sur pas mal de secteurs
32:46obligataires
32:47donc ça c'est le troisième étage
32:48pour le moment
32:49les actions ont résisté
32:50alors certaines actions
32:51en fait
32:51quand on regarde les indices
32:53si vous regardez
32:53les indices que vous avez publiés
32:54c'est en fait
32:55c'est la tech
32:56qui a maintenu ça
32:56même sur les émergences
32:58et en particulier
32:59c'est le segment de l'IA
33:00et ça peut craquer très vite
33:02on l'a vu en deux jours
33:03deux séances de bourse
33:04on a perdu pratiquement
33:0410% sur les grands secteurs
33:06de l'IA
33:07enfin depuis le temps qu'on le dit
33:09oui d'accord
33:10non mais voilà
33:10ça va arriver
33:12le reste est contaminé
33:13c'est le seul endroit
33:15un peu le seul havre de paix
33:16qu'il y avait
33:17donc dans ces moments là
33:19moi je pense qu'il faut réduire
33:20un peu le risque
33:21chercher un peu de refuge
33:22on va en parler tout à l'heure
33:23sur les placements
33:24mais aujourd'hui la bourse
33:25vous nous dites
33:26attention
33:26moi je pense qu'il faut faire attention
33:27que ça devient dissymétrique
33:28c'est à dire qu'en fait
33:29il y a beaucoup
33:30plus de quoi apprendre
33:31on peut plus se faire défoncer
33:32comme dit Hervé
33:33c'est l'expression
33:35c'est un jeune
33:35voilà
33:36donc c'est plus de risque
33:37que de gains potentiels
33:38Frédéric
33:38je vais être un peu plus optimiste
33:41je pense qu'on va bien finir l'année
33:43je pense qu'on va bien finir l'année
33:45déjà pour une raison
33:46c'est que les taux
33:47alors on parle des taux
33:47là tu parles de quoi
33:48tu parles du CAC
33:49non non mais le CAC
33:51ou tous les indices financiers
33:52même la France
33:53je pense qu'on est en capacité de rebond
33:56on va sortir de la politique
33:57de toute façon on voit bien
33:58qu'il n'y a pas d'emprise
33:58sur la politique
33:59sur le long terme
34:00c'est à dire que
34:01je parle de géopolitique
34:03d'Iran maintenant
34:04on fait sauter des pétroliers
34:07ça n'affecte plus le marché
34:09parce que pourquoi
34:10parce qu'en bourse
34:11un événement se dilue dans le temps
34:14et plus on avance
34:15moins on a d'impact
34:15on l'a vu avec Tifran
34:16et que les taux sont quand même
34:17plutôt accommodants
34:18alors c'est dur de dire ça
34:19quand on voit les taux remonter
34:20mais la réalité
34:21quand on parle en taux réel
34:22et qu'on a des taux de croissance
34:24des bénéfices des entreprises américaines
34:25à 30% d'un an sur l'autre
34:27sur le dernier trimestre
34:28et que vous avez des taux réels
34:30qui se tournent aux alentours
34:31de deux et quelques
34:31on ne peut pas dire
34:32que le marché aujourd'hui
34:33peut être tendu
34:34à cause de cette histoire
34:36de taux d'intérêt
34:36qu'il y a là
34:37qui nous affole pour rien
34:38non je pense que de manière objective
34:40et si on enlève la géopolitique
34:42derrière
34:44il y a
34:45et sur la base des résultats
34:46qui sont en trompe l'œil
34:47et je suis d'accord
34:48parce qu'en vérité
34:48il y a la partie émergée
34:49celle qui est en dessous
34:50qui est au trois quarts
34:51est en difficulté
34:52mais il y a quand même
34:52une bonne partie aujourd'hui
34:53qui ont des taux de croissance
34:54à deux chiffres
34:56si on maintient
34:56ces perspectives là
34:58si on n'a pas des messages
34:59comme hier
35:00par exemple
35:01sur Tchad GPT OpenAI
35:02sur les résultats
35:03qui étaient un petit peu
35:04moins bons qu'attendus
35:06on est en mesure
35:07de bien finir l'année
35:08voilà
35:08je ne dis pas
35:09qu'on va faire une euphorie
35:09donc pas de panique
35:11ouais
35:12après il y a les mid-termes
35:13qui vont venir très rapidement
35:14juste très rapidement
35:15moi je pense
35:16qui se défend
35:16parce que là
35:17non non non
35:17c'est pas ça
35:18c'est pas ça
35:18non mais moi
35:18je préfère que les marchés montent
35:20je préfère que les marchés montent
35:21c'est pas la question
35:21mais le point aujourd'hui
35:23c'est que
35:24les investisseurs actions
35:25ne sont pas du tout
35:26les investisseurs obligataires
35:27c'est à dire qu'ils sont habitués
35:28à la cavalerie qui débarque
35:29un résultat d'Nvidia
35:31une baisse des taux
35:32et tout repart comme avant
35:33le problème des marchés de taux
35:34qui ont contaminé le marché
35:36qui font monter le risque aujourd'hui
35:37c'est que ça ne va pas se résoudre
35:38dans 5 minutes
35:38alors après il peut y avoir des rebonds
35:40il peut y avoir la chasse au rendement
35:41parce qu'on a vu investir
35:43cette semaine
35:43les marchés obligataires
35:44finalement se sont plutôt calmés
35:45en réalité
35:45c'est à dire qu'on a vu des investisseurs
35:47qui viennent chercher du rendement
35:49sympathique
35:49on peut trouver des
35:50voilà c'est ça
35:51et donc ça peut permettre
35:52de tenir un petit peu
35:53mais les gérants obligataires
35:56c'est pas des poètes
35:57et eux il leur faudra
35:59des éléments concrets
36:00pour que les situations s'améliorent
36:01pour qu'ils aient une perception
36:02nettement améliorée des marchés
36:03attention à un événement Hervé
36:04a un avis sur la bourse
36:07un jingle
36:09bon je crois que je vais arrêter
36:10je vais bouder en fait
36:11allez-y Laurent
36:12au contraire
36:13ce qui me semble important
36:14et en fait je pense que c'est
36:15plutôt une question action
36:17qu'une question obligataire
36:18on voit bien que
36:19l'étollon y monte
36:20bon après
36:21est-ce qu'il y a une exagération
36:22dans la montée
36:23et donc un peu de phénomène
36:24de correction
36:25comme cette semaine
36:26oui mais en fait
36:27l'étollon
36:28il pousse bien à la baisse
36:30les multiples de capitalisation
36:32ce qui fait tenir la bourse
36:34vu d'un côté macro
36:35c'est les perspectives de résultats
36:37les plus 25%
36:39dont Frédéric parlait
36:40et en fait ce qu'on doit questionner
36:41c'est que dans cette bourse
36:44à deux temps
36:45la tech qui marche très bien
36:47et le reste qui s'essouffle
36:48est-ce que le plus 25%
36:50est durable
36:51et est-ce qu'on n'a pas un risque
36:52sur en fait
36:53cette perspective
36:55est-ce que le 25%
36:56va devenir 15%
36:57et dans ce cas-là
36:57s'il y a un désappointement
36:59sur les résultats
37:00alors que les tensions
37:02sur l'étollon perdurent
37:03je dis que le mix des deux
37:05quand même
37:05c'est pas un environnement
37:06très sympa pour la bourre
37:07très bien
37:08dans ce contexte-là
37:09on va passer tout de suite
37:10puisqu'on est un peu à la bourre
37:11sur le placement de la semaine
37:13d'abord
37:13je vais me tourner vers Alain
37:15qui est notre homme
37:16de l'allocation d'actifs
37:18que vous publiez
37:19sur les réseaux sociaux
37:20et modifiez sur les réseaux sociaux
37:22et que je suis
37:23aujourd'hui on en est où ?
37:24alors aujourd'hui
37:25on en est sur un portefeuille
37:27où je vais alléger
37:27un peu d'actions
37:28je vends un peu d'actions américaines
37:30et je vends des bonds
37:30d'Italie long terme
37:31pour acheter du dollar
37:33en fait
37:33ce que j'évoquais tout à l'heure
37:34c'est une recherche
37:35de sécurité
37:36au moins sur une partie
37:37du portefeuille
37:38et l'or ne fonctionne pas
37:40en ce moment
37:40parce que les taux montent
37:41il y a un phénomène
37:42d'arbitrage défavorable à l'or
37:44et donc je préfère
37:45aller sur le dollar
37:46même si à long terme
37:47je ne suis pas persuadé
37:48que ce soit l'édit du siècle
37:49mais pour les quelques semaines
37:51et quelques mois qui viennent
37:51entre le dollar
37:52et le franc suisse
37:53il y a quand même l'idée
37:53d'aller faire un peu de refuge
37:55en ce moment
37:55ce qui fait un portefeuille
37:56qui aujourd'hui a 40% action
37:5745% taux
37:58avec une grosse poche crédit
38:00qui va peut-être être arbitrée
38:01à un moment donné
38:01parce que j'ai 35% de crédit
38:0310% de court terme
38:04sur le dollar
38:05et le reste en métaux
38:06là je porte un peu
38:07des métaux précieux
38:08et des métaux industriels
38:10parce qu'il y a
38:10de la réfection
38:11et à l'intérieur
38:11de la poche action
38:12vous avez fait
38:13une ventilation
38:15géographique
38:15alors c'est à peu près
38:16équilibré entre
38:17Etats-Unis
38:18Europe émergent
38:19émergent étant tiré
38:21alors moi je suis émergent
38:22hors Chine
38:22étant tiré
38:23par des segments
38:23qui ont de l'IA
38:25donc c'est un peu le même
38:27c'est Taïwan et la Corée du Sud
38:28c'est ça
38:30Frédéric
38:30pour vous
38:31il y a un placement
38:32où on reste
38:32je vais être objectif
38:34quand vous avez
38:35les rendements
38:36obligataires américains
38:36bon du trésor
38:37qui vous sortent du 5%
38:39et que vous connaissez
38:40le rendement
38:40d'un 60-40
38:41aux Etats-Unis
38:42sur longue période
38:43faites juste le calcul
38:45le calcul il est simple
38:46c'est à dire que
38:46bon an mal an
38:47vous avez à peu près
38:48le même rendement
38:48aujourd'hui
38:49sur un actif
38:50entre guillemets
38:50sans risque
38:51alors bien sûr
38:52vous allez avoir
38:53de la volatilité
38:53mais la trajectoire
38:54si vous avez 10 ans devant vous
38:55vous dites quoi
38:5660% action
38:5740%
38:57non
38:57ce que je veux dire
38:58c'est qu'aujourd'hui
38:59avec un bon du trésor américain
39:00sans rendre risque
39:01avec la volatilité de taux
39:03vous allez avoir
39:03la même performance
39:05qu'un portefeuille
39:06entre guillemets
39:07équilibré
39:07sur longue période
39:08très bien
39:08voilà ça c'est dit
39:10allez on passe tout de suite
39:10au top ou au flop
39:11de la semaine
39:12et comme c'est la nouvelle venue
39:15on lui laisse la parole
39:17Stéphanie
39:17top ou flop
39:18ah c'est un des deux
39:19ouais
39:20ah bah oui
39:20vous pouvez faire les deux
39:22je vais essayer
39:24d'être positive
39:25on va faire le top
39:27vous m'avez demandé ça
39:29donc j'ai regardé
39:29vos différentes émissions
39:30et il y a quelque chose
39:32qui m'a quand même surpris
39:33c'est votre mixité
39:34sur les plateaux
39:36la parité
39:37n'est pas totalement
39:40là
39:40mais je vois que quand même
39:41par rapport à certains plateaux
39:44même sur BFM Business
39:46vous faites un effort
39:47je ne sais pas comment ça se passe
39:49il y a
39:51je ne sais pas si vous connaissez
39:52le mouvement
39:52jamais sans ailes
39:53c'est à dire qu'au moins
39:54pour un débat
39:55sachant qu'on représente
39:55quand même la moitié
39:56de la population
39:56et qu'on fait autant d'études
39:58que vous
39:58ce serait un peu normal
39:59qu'on soit représenté
40:01à cette échelle
40:02alors je vous remercie
40:03et vous savez que
40:04c'est pas facile
40:05en fait
40:05on me dit toujours ça
40:06mais moi je ne dis jamais non
40:07donc je ne sais pas
40:08ce qui a des invitations
40:10mais nous
40:13on a du mal
40:14c'est à dire que
40:15en fait
40:17on a du mal
40:17donc moi je suis
40:18on est preneur
40:19si vous connaissez
40:20c'est des gérantes
40:21des économistes
40:22il y en a plein d'économistes
40:23allez on y va
40:24on fonce
40:25j'attends votre liste
40:26cette semaine
40:26je l'ai déjà fournie
40:28un mal de gens
40:29pas à vous
40:29comme ça
40:30comme ça on progresse encore
40:32et puis
40:32bon Alain
40:33donc vous avez dégagé
40:34puis on va mettre
40:36top ou flop ?
40:37moi c'est un double top
40:38c'est Schneider Google
40:40cette semaine
40:40deux opérations annoncées
40:42la première
40:42et l'idée c'est
40:44autour de l'IA
40:45il y a
40:45tous les investissements
40:46dont on parle
40:47et puis il y a
40:47des goulets
40:48des tromblements
40:48avec
40:49pour Google
40:50c'est un besoin
40:52énorme en électricité
40:53et Google a fait un deal
40:54à 20 ans
40:54avec Constellation
40:55qui est un exploitant
40:57de centrales nucléaires
40:58et l'idée c'est
40:59qu'ils ont sécurisé
40:5920 ans d'approvisionnement
41:01énergétique
41:02donc en électricité
41:03donc ça c'est important
41:03et la deuxième chose
41:04c'est Schneider
41:05qui vient de racheter
41:06une entreprise
41:07pour monter
41:08dans la chaîne de valeur
41:09et c'est-à-dire être sur
41:10le marché a pas aimé
41:11oui alors mais ça
41:11c'est un autre sujet
41:12je laisserai
41:13les spécialistes d'action
41:14en parler
41:14mais stratégiquement
41:15c'est intéressant
41:16c'est d'aller plus loin
41:17sur la proximité
41:19avec les utilisateurs
41:20en étant sur
41:22j'aide à apporter
41:24l'électricité
41:24et bien j'aide les entreprises
41:25à optimiser
41:27leur installation
41:28voilà
41:28c'est un top
41:29stratégique
41:29ça a été un flop
41:31justement
41:31c'est même flop
41:32c'est Schneider
41:33c'est son top
41:34j'adore ça
41:36c'est un flop
41:37de la réaction du marché
41:38parce que Schneider
41:39cette opération
41:40qui doit être
41:40peut-être la plus grosse
41:41opération transatlantique
41:43d'ailleurs
41:43à 23 milliards
41:44c'est la réaction du marché
41:45qui ne donne pas crédit
41:47à cette opération
41:48en fait c'est un top
41:49et
41:50non non
41:50et pourquoi
41:52parce que
41:52aujourd'hui
41:53c'est une opération
41:54à 23 fois
41:55l'EBITDA
41:56et donc
41:57aujourd'hui
41:58quand vous arrivez
41:59dans le marché
41:59et vous n'êtes pas crédible
42:01quelque part
42:01dans votre capacité
42:02à générer
42:03surtout que la valorisation
42:03de Schneider
42:04a perdu 30 milliards
42:05c'est quoi
42:06combien de fois l'EBITDA ?
42:07à peu près
42:08ça doit être beaucoup moins
42:09oui
42:09c'est deux fois
42:11la valeur
42:12donc c'est dilutif
42:14instantanément
42:14et donc
42:15moi c'est un flop
42:16c'est plutôt
42:17peut-être la présentation
42:18de l'opération
42:19qui peut-être
42:20à terme sera relutif
42:21mais qui
42:22instantanément
42:22au moment
42:23où elle est présentée
42:25à répéter
42:26votre flop
42:26c'est la langue
42:28non
42:29parce que
42:29nous c'est une opportunité
42:30mais c'est vrai
42:31que pour le coup
42:32non mais dites-le
42:32c'est pas l'important
42:32il y avait ici
42:3430 milliards de baisse
42:34on se dit tout
42:36on se dit tout
42:36ce qu'on pense
42:37allez Hervé
42:38top ou flop ?
42:39ça ressemble plutôt
42:40à un flop
42:40mais c'est avant tout
42:41lever une ambiguïté
42:42on parle beaucoup
42:44de la détention
42:44de la dette française
42:45et on dit
42:4640% de domestiques
42:4860% d'étrangers
42:49c'est dangereux
42:50mais en fait
42:52l'important
42:52c'est de savoir
42:53si on a des investisseurs
42:55sensibles aux taux
42:56donc sensibles
42:57à la remontée des taux
42:57à la baisse
42:58du prix des obligations
42:59ou qui
43:00prennent plus de distance
43:01sont insensibles
43:02donc le bon regard
43:03à mon avis
43:04c'est sensible
43:04ou insensible
43:05et en fait
43:06en France
43:06aujourd'hui
43:07on a 60%
43:08d'investisseurs
43:10domestiques
43:10étrangers
43:11qui sont sensibles
43:13au mouvement des taux
43:14et 40%
43:14qui ne le sont pas
43:15et donc là
43:16il y a un message
43:16à envoyer
43:17en termes de volatilité
43:18des taux longs
43:19mais rassurons-nous
43:20aux Etats-Unis
43:21on retrouve aussi
43:22ce 60-40
43:23avec quand on regarde
43:24la dynamique
43:25sur longue période
43:25il y a une montée
43:27des investisseurs
43:27qui sont sensibles
43:29à la
43:30attendez juste
43:30on n'a pas beaucoup de temps
43:32mais comment on définit
43:33que quelqu'un n'est pas sensible
43:35à la remontée des taux
43:35en fait vous prenez
43:36les fonds souverains
43:38vous prenez
43:38les banques centrales
43:39vous dites
43:40ceux-là ne sont pas sensibles
43:41au taux
43:42si vous prenez
43:43les fonds de pension
43:44les mutual funds
43:45les individuels
43:47les individus
43:48ils sont plutôt sensibles
43:49voilà la séparation
43:50que l'on fait
43:51c'est un petit déjeuner