00:00Allez, on passe tout de suite au top ou au flop de la semaine, et comme c'est la nouvelle
00:04venue, on lui laisse la parole.
00:07Stéphanie, top ou flop ?
00:09Ah, c'est un des deux ?
00:10Oui, on vous peut faire les deux.
00:12Non, non, non, non. Je vais essayer d'être positive. On va faire le top.
00:18Vous m'avez demandé ça, donc j'ai regardé vos différentes émissions, et il y a quelque chose qui m
00:22'a quand même surpris,
00:23c'est votre mixité sur les plateaux, la parité n'est pas totalement là, mais je vois que quand même,
00:32par rapport à certains plateaux,
00:34même sur BFM Business, vous faites un effort, je ne sais pas comment ça se passe, il y a, je
00:41ne sais pas si vous connaissez,
00:42le mouvement Jamais Sans Ailes, c'est-à-dire qu'au moins pour un débat, sachant qu'on représente quand
00:46même la moitié de la population,
00:47et qu'on fait autant d'études que vous, ce serait un peu normal qu'on soit représenté à cette
00:52échelle.
00:52Alors, je vous remercie, et vous savez que ce n'est pas facile.
00:55On dit toujours ça, mais moi je ne dis jamais non, donc je ne sais pas ce qui a des
00:59invitations.
01:01Mais nous, on a du mal, c'est-à-dire qu'en fait, on a du mal, donc moi je
01:08suis, on est preneurs,
01:10vous connaissez des gérantes, des économistes.
01:12Il y en a plein d'économistes.
01:13Allez, on y va, on fonce, j'attends votre liste cette semaine.
01:17Je l'ai déjà fourni à pas mal de gens, pas à vous, mais...
01:20Comme ça, on progresse encore.
01:22Et puis, bon Alain, donc vous avez dégagé, puis on va mettre...
01:25Oui, bon...
01:26Alain, top ou flop ?
01:27Moi, c'est un double top, c'est Schneider Google cette semaine, deux opérations annoncées.
01:32La première, et l'idée, c'est autour de l'IA, il y a tous les investissements dont on parle,
01:37et puis il y a des goulets, des tromblements.
01:40Pour Google, c'est un besoin énorme en électricité,
01:43et Google a fait un deal à 20 ans avec Constellation,
01:45qui est un exploitant de centrales nucléaires.
01:48L'idée, c'est qu'ils ont sécurisé 20 ans d'approvisionnement énergétique,
01:52donc en électricité, donc ça, c'est important.
01:54Et la deuxième chose, c'est Schneider, qui vient de racheter une entreprise
01:57pour monter dans la chaîne de valeur, et c'est-à-dire être sur...
02:00Le marché a pas aimé, hein ?
02:01Oui, alors, mais ça, c'est un autre sujet, je laisserai les spécialistes d'action en parler,
02:04mais stratégiquement, c'est intéressant,
02:06c'est d'aller plus loin sur la proximité avec les utilisateurs,
02:10en étant sur...
02:12J'aide à apporter l'électricité,
02:14et bien j'aide les entreprises à optimiser leur installation.
02:18Un top stratégique.
02:20Alors, ça va être un flop, justement.
02:22C'est même flop, c'est Schneider.
02:23C'est son top, vous ?
02:25Oui, alors, c'est un flop de la réaction du marché,
02:28parce que Schneider, cette opération qui doit être peut-être la plus grosse opération transatlantique,
02:33d'ailleurs à 23 milliards,
02:34c'est la réaction du marché qui ne donne pas crédit à cette opération.
02:38En fait, c'est un top.
02:39Et...
02:40Non, non, mais...
02:41Et pourquoi ?
02:42Parce qu'aujourd'hui, c'est une opération à 23 fois l'Ebidda.
02:46Et donc, aujourd'hui, quand vous arrivez dans le marché,
02:49et vous n'êtes pas crédible, quelque part, dans votre capacité à générer...
02:53La valorisation Schneidera.
02:54A perdu 30 milliards.
02:55Non, non, mais c'est quoi ?
02:56Combien de fois l'Ebidda ?
02:57À peu près, ça doit être beaucoup moins, quoi.
02:59Oui, oui, oui, c'est deux fois la valeur de...
03:02Et donc, c'est dilutif instantanément.
03:05Et donc, moi, c'est un flop, c'est plutôt dans peut-être la présentation de l'opération,
03:09qui peut-être à terme sera relutif,
03:11mais qui, instantanément, au moment où elle est présentée, a...
03:15On ne va pas dire que votre flop, c'est Alain, quoi.
03:18Non, parce que nous, c'est une opportunité, mais c'est vrai que pour le coup...
03:22Non, mais dites-le, c'est pas important qu'il y avait ici...
03:233 milliards de baisses, c'est tout ce qu'on pense.
03:27Allez, Hervé, top ou flop ?
03:29Ça ressemble plutôt à un flop, mais c'est avant tout lever une ambiguïté.
03:33On parle beaucoup de la détention de la dette française,
03:35et on dit 40% de domestiques, 60% d'étrangers, c'est dangereux.
03:40Mais en fait, l'important, c'est de savoir si on a des investisseurs sensibles au taux,
03:46donc sensibles à la remontée des taux, à la baisse du prix des obligations,
03:50ou qui prennent plus de distance, sont insensibles.
03:52Et donc, le bon regard, à mon avis, c'est sensible ou insensible.
03:56Et en fait, en France, aujourd'hui, on a 60% d'investisseurs domestiques, étrangers,
04:02qui sont sensibles au mouvement des taux, et 40% qui ne le sont pas.
04:05Et donc là, il y a un message envoyé en termes de volatilité des taux longs,
04:09mais rassurons-nous, aux Etats-Unis, on retrouve aussi ce 60-40,
04:13avec, quand on regarde la dynamique sur longue période,
04:16il y a une montée des investisseurs qui sont sensibles à la...
04:20Attendez, juste, on n'a pas beaucoup de temps,
04:22mais comment on définit que quelqu'un n'est pas sensible à la remontée des taux ?
04:25En fait, vous prenez les fonds souverains, vous prenez les banques centrales,
04:29vous dites, ceux-là ne sont pas sensibles au taux.
04:32Si vous prenez les fonds de pension, les mutual funds,
04:36les individuels, les individus, ils sont plutôt sensibles.
04:39Voilà la séparation que l'on fait.