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Donald Trump, qui se vante de posséder dans son équipe « les meilleurs tueurs dont dispose l’Amérique», va être intronisé ce vendredi 20 janvier. La rupture vers le national-libéralisme qu’il entend imposer à ses concitoyens et au monde est très lourde de périls. Pour les progressistes, l’heure est au développement des résistances. Bruno Odent nous présente cette équipe "de tueurs", la politique promise, et la résistance qui s'organise déjà aux États-Unis. Réalisation : Abrahim Saravaki
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00:01Donald Trump a déclaré que son équipe était constituée des meilleurs tueurs dont dispose l'Amérique.
00:07Qui sont ces tueurs ?
00:09Alors très clairement, ce sont ce qu'on peut appeler des oligarques, c'est-à-dire des milliardaires.
00:15Il y a une dizaine, pas moins, de milliardaires au sein de l'équipe Trump qui vient de Wall Street,
00:23etc.
00:23Et Wall Street a toujours joué un rôle assez considérable dans les affaires, un rôle très influent auprès de la
00:32Maison-Blanche, etc. dans les années passées, dans les gouvernements passés.
00:36Mais cette fois, ça dépasse vraiment toutes les mesures.
00:43Le principal signe de cela, c'est le rôle que va jouer la fameuse banque d'affaires Goldman Sachs.
00:51Goldman Sachs, là aussi, elle a joué un rôle prépondérant dans les différents gouvernements des États-Unis, y compris au
00:57début, lors du premier mandat de Barack Obama.
01:00Mais cette fois, là, il y a au moins trois poids lourds du gouvernement qui sont des hommes de Goldman
01:09Sachs qui seront dans ce gouvernement.
01:11Il y a le chef économiste qui se trouve l'exécutif dans l'aile ouest de la Maison-Blanche.
01:18Il s'appelle Kerry Cohn, il devait être, c'était le numéro deux de Goldman Sachs, rien que moins, et
01:26il va conseiller le président Trump sur les questions économiques directement.
01:32Et il y a aussi Stephen Mnuchin qui est le secrétaire au Trésor.
01:37Alors, lui, a passé 17 ans au sein de la banque.
01:42Et puis, il y a lui-même le stratège du national-libéralisme qu'entend imposer Trump.
01:49C'est Steve Bannon, passé aussi par Goldman Sachs.
01:56Alors, quelle va être la tâche assignée à cette heure ?
02:00Ils vont avoir une double tâche.
02:03Il y en a une première qui est assez classique, d'expérience, qu'on connaît aussi en Europe.
02:09Il s'agit de réduire la fiscalité sur les grands groupes, la fiscalité et les dépenses sociales des grands groupes.
02:17Déjà, par exemple, l'équipe Trump veut réduire de 35 à 15% l'impôt sur les sociétés.
02:25C'est considérable.
02:26Donc, ça, c'est la première tâche.
02:28Deuxième tâche, mais elle découle de cette première tâche, ça va être d'adopter une politique de fer pour réduire
02:37les dépenses publiques et les dépenses sociales.
02:39Parce qu'évidemment, il va bien compenser ce manque à gagner considérable avec les cadeaux fiscaux accordés aux entreprises.
02:47Et pour cela, le chef de ces nettoyeurs, si je puis dire, des politiques publiques et sociales, ça va être
02:58Stephen Nushin, le nouveau secrétaire au Trésor.
03:03Mais il va être bien entouré. Il va devoir s'abrer dans ses dépenses.
03:12Et ce sont à chaque fois des privatisations.
03:16Par exemple, dans le domaine de l'éducation, il y a des privatisations qui se sont annoncées.
03:24Ils vont s'efforcer de supprimer, de liquider aussi un des nettoyeurs de Nushin, ça sera Tom Price, un chirurgien
03:36orthopédique qui sera chargé du ministère de la Santé.
03:39Et il va être, lui, tout particulièrement chargé de liquider l'Obamacare.
03:46Voilà. Trump l'a redit lors de sa conférence de presse du 11 janvier, il n'y aura pas de
03:55quartier avec l'Obamacare.
03:57Enfin, il ne veut pas faire de quartier avec l'Obamacare.
04:00Ensuite, moi je pense comme nettoyeur particulier, le ministre du Travail, Andy Posder, qui est le patron d'une chaîne
04:14de fast-food.
04:16Et lui, c'est un véritable social killer, social killer, tueur social, parce qu'il est en effet, depuis des
04:30années, un farouche adversaire de l'augmentation du SMIC.
04:34Il a même menacé ses salariés de mettre en place des robots un peu partout s'ils ne se montraient
04:42pas, s'ils montraient moins d'appétit en termes de salaire, etc.
04:49Donc, celui, c'est un véritable combattant qui a été embauché par Trump sur ce dossier-là.
04:54Le détail des arrivées des milliardaires que vous faites, ça me fait penser à une anecdote de Karl Marx dans
05:01le livre « Les luttes de classe en France ».
05:05Lafitte est duc d'Orléans, un hôtel de ville.
05:08Il dit « Lafitte laissa échapper ce monde. Désormais, ce sera le règne des banquiers ».
05:17Et Marx ajoute « Lafitte avait trahi le secret de la révolution ».
05:23Vous ne voyez pas la nouvelle volonté des capitalistes, des grands capitalistes, pour supprimer même les intermédiaires, les lobbies, et
05:32prendre les affaires eux-mêmes dans la main.
05:35Là, on passe à une phase supérieure. C'est une phase très dangereuse.
05:41Ce national-libéralisme de Trump, c'est d'abord en quantité.
05:48On n'a jamais, quasiment, la majorité de l'équipe de Trump est constituée par ces oligarques.
05:56Et on veut imposer un style différent. On s'aperçoit qu'on est en crise, le néolibéralisme classique est en
06:03crise, et on veut passer au national-libéralisme, c'est-à-dire une nouvelle forme de pression en interne, sur
06:15les salariés, sur les citoyens, etc.
06:18Pour réduire les dépenses publiques, comme le faisait déjà le néolibéralisme, mais on veut multiplier ça par deux ou trois.
06:24Et, en externe, avec des démonstrations de force, si nécessaire, ou des négociations, des deals.
06:32Des deals.
06:33Des deals, comme on soupçonne l'administration Trump de vouloir le faire avec les Russes, avec Poutine.
06:44Donc, ils ne sont plus satisfaits par les actions de lobby. Ils vont prendre directement dans la main.
06:50Ils avaient déjà, plus que des entrées, y compris dans l'administration Obama, il y a eu Tim Gessner, un
07:01certain Tim Gessner, qui venait aussi directement,
07:04qui est passé aussi directement de Goldman Sachs à ministre des Finances d'Obama.
07:14C'est une chose qui existait déjà. Sauf que là, ça prend une ampleur. On passe un seuil. On passe
07:21un seuil considérable.
07:23Alors ça, c'est au plan intérieur. Les tueurs au plan intérieur.
07:28Mais il y a aussi les tueurs à l'échelon international.
07:31Là, on a des gens qui sont plus du métier, si je puis dire, puisqu'il y aura trois généraux.
07:38Ils sont chargés de montrer les muscles de l'hyperpuissance au service, au service de ce que j'appelle, moi,
07:46une diplomatie du deal.
07:48Et qu'est-ce que ça veut dire, une diplomatie du deal ?
07:51C'est faire croître la taille de l'armée. L'armée américaine doit passer. Il va y avoir 50 000
08:01soldats d'actifs en plus, 13 bataillons de marines, des bateaux de la flotte de guerre qui vont investir en
08:11nouveaux bateaux de la flotte de guerre, etc.
08:12Donc quelque chose d'assez considérable. Encore qui va peser sur le budget.
08:18Et on veut se servir de cette force militaire pour peser à la fois sur les partenaires, sur les alliés,
08:32et pour peser aussi évidemment sur les adversaires.
08:36Diplomatie du deal. On est dans une démarche, mais on est avec les alliés, dans une démarche de mercenaires.
08:44C'est-à-dire qu'on veut, avec cette armée, on veut que cette armée puisse se vendre au plus
08:53rentable, au plus offrant, selon la logique libérale des oligarques.
08:58Les États-Unis. On va faire l'Amérique d'abord, selon le slogan de Trump. Et l'Amérique d'abord,
09:05ça veut dire, bon, si vous pouvez payer pour être assisté dans votre défense, dans votre sécurité,
09:14on vous fournira le matériel. Sinon, vous vous débrouillez, etc.
09:19Et alors, la politique du deal, ça veut dire aussi de passer des accords, compte tenu de ce rapport de
09:27force instauré avec la puissance militaire,
09:31de passer des accords avec ceux qui sont considérés comme des ennemis, ou en tout cas des potentiels dangers, etc.
09:44depuis des années.
09:44Et la Russie fait partie de cela.
09:48Des États hostiles, il est là.
09:51Et pour mettre en œuvre cette diplomatie du deal, il y a certains Rex Tillerson, là encore, c'est un
10:01oligarque parmi les oligarques,
10:02puisque cet homme-là, c'est rien moins que le PDG de ExxonMobil, la plus grosse compagnie pétrolière des États
10:09-Unis et du monde.
10:10Donc, il va être rechargé, il a accepté de devenir le secrétaire d'État, c'est-à-dire le ministre
10:17des Affaires étrangères des États-Unis.
10:20Précisément, Tillerson était auditionné au Sénat et il y avait une conférence de presse, la première de Trump.
10:28Dans toutes ces questions-réponses, l'axe principal était la Russie.
10:36Et la polémique fait rage sur le sujet qu'avec ces documents que prouveraient que le Kremlin aurait les moyens
10:43de faire chanter le nouveau président des États-Unis.
10:46Pourquoi ce bras de fer et pourquoi cette ambiance totalement anti-Russes à la veille de l'investiture de Trump
10:57?
10:58La diplomatie du deal, ce que je viens de développer, implique des ententes avec les partenaires, bien sûr,
11:07mais aussi des négociations avec les puissances...
11:11Donc, aux yeux de Trump et de ses killers, il apparaît intéressant de s'entendre avec Poutine et les oligarques
11:22russes aujourd'hui.
11:23Ce serait la seule méthode pour éradiquer Daesh, l'État islamique,
11:32brandi comme une priorité de Trump, au plan international, et résoudre des problèmes du Moyen-Orient,
11:40qui est dans un état... résoudre les problèmes du Moyen-Orient, parce qu'ils sont dans un état chaotique.
11:47Les uns et les autres, mais les uns et les autres, aussi bien Poutine que Trump,
11:53sont rapprochés par le fait qu'ils se réfèrent à la guerre des civilisations.
11:59Les chrétiens d'un côté, l'Occident et les chrétiens d'un côté, les musulmans et de l'autre.
12:05C'est une base d'entente, c'est ça qui fait leur base d'entente, et c'est extrêmement dangereux,
12:10évidemment, je ne fais pas un dessin.
12:12Pourquoi ?
12:13Dans ce sens, la force de la polémique, donc, comme je disais, un seuil,
12:20indique aussi l'existence des clivages stratégiques profonds au sein de la tête à la dirigeante des États-Unis.
12:28L'intérêt de cette rocambolesque histoire, qui ressemble à un roman de John le Carré,
12:35sur l'espionnage d'un ancien espion, enfin, les activités d'un ancien espion britannique,
12:41c'est établisse, qui établit des relations entre Trump et les services russes,
12:49et qui même prétend posséder une cassette vidéo montrant Trump participant à une partouze à Moscou, etc.
13:01L'espionn qui est la source des presses et des agences.
13:04L'espionn qui est la source de tout ça, voilà.
13:08Ça ne réside pas sur une éventuelle authenticité, le document en question, les documents en question,
13:18personne n'est capable de dire, enfin, les authentifier, les services américains, eux-mêmes, disent,
13:24ils ne sont pas authentifiés, donc ça paraît très très douteux comme information.
13:29Mais en même temps, on sait que celui, celui d'après le New York Times,
13:35celui qui a sollicité l'espion britannique à la retraite, là, c'est un républicain.
13:43Et il l'avait sollicité l'été ou le printemps dernier, au moment où la polémique battait son plein
13:50entre une partie des républicains et Donald Trump.
13:55Donc voilà, c'est pour dire combien...
13:57Alors, d'un côté, il y a ces gens qui se considèrent, qui sont sur la ligne lancée de la
14:04diplomatie,
14:05enfin, d'une diplomatie ancienne, si je puis dire,
14:09où ce qui comptait, c'était en quelque sorte de réhabiliter le climat de la guerre froide,
14:17d'isoler la Russie considérée comme une puissance hostile, etc.
14:22Et puis de l'autre, il y a ceux qui émergent aujourd'hui, avec les oligarques de Trump,
14:27qui considèrent, eux, qu'il faut cette diplomatie du deal et éventuellement,
14:34pour isoler d'autres puissances, en particulier, je pense qu'ils ont en tête un isolement de la Chine,
14:41pour isoler d'autres puissances, passer des accords, des deals avec la Russie.
14:49Voilà, donc c'est... à tous les égards, on est à un seuil très très dangereux.
14:55Quel crédit accordait aux injonctions protectionnistes Trump
14:59quand il prétend qu'il sera le plus grand créateur d'emplois que Dieu a jamais créé ?
15:05— Bon, on retrouve là la rhétorique populiste de Trump,
15:16qui... je pense que c'est surtout un message adressé à ceux qui ont voté pour lui,
15:24à ses électeurs, qui font partie de la classe moyenne, ou même des classes populaires,
15:31et qui ont voté pour lui parce qu'il leur semblait, justement,
15:36qu'il allait améliorer leur situation avec toute la démagogie qu'il a déversée
15:42sur cette question des emplois américains, préserver les emplois américains,
15:47préserver de la concurrence mexicaine ou chinoise, etc., etc.
15:52Donc l'opération de com' continue ?
15:55La com', l'opération de com' continue, et je pense que vous avez tout à fait raison,
16:01et va être même amplifiée, parce que, évidemment,
16:07tant que... surtout si Trump met la barre aussi haut,
16:12le personnage qui a créé le plus d'emplois que Dieu a mis sur cette terre,
16:17bon, ça met la barre très haut.
16:19Et donc, plus la barre est haut, et plus les contradictions seront évidentes
16:26entre la réalité de l'emploi aux États-Unis et ces affirmations,
16:31plus il devra essayer de donner des gages.
16:35Donc l'opération avec Ford au Mexique fait partie de ça.
16:42C'est-à-dire que Ford a déclaré, le patron de Ford a déclaré
16:51qu'il renonçait à un investissement, à investir dans la création d'une usine
16:58sur le territoire mexicain pour fabriquer une petite Ford,
17:05une voiture bas de gamme de Ford, et il a renoncé à cela.
17:11Et aussitôt, ça a été instrumentalisé par Trump pour dire,
17:16mais il n'est même pas encore président,
17:18mais il n'était même pas encore président,
17:20pour dire, vous voyez, comme je suis efficace,
17:25j'ai imposé au patron de Ford de revenir aux États-Unis,
17:32en tout cas de ne pas investir au Mexique.
17:36Si on regarde le dossier de près, on s'aperçoit que c'est totalement picot,
17:41parce que si Ford renonce à cet investissement au Mexique,
17:46c'est que le marché de cette petite voiture Ford bas de gamme
17:50était extrêmement faible.
17:55Et aux États-Unis, il suffit de se rendre aux États-Unis
17:59pour voir que les petites Ford n'ont pas beaucoup de place
18:04et que ce sont surtout, compte tenu du prix du carburant, etc.,
18:08ce sont surtout des modèles 4x4, des pick-up qui ont le vent en coupe.
18:15Et donc le patron de Ford dit,
18:18on va arrêter les frais avec ce petit modèle
18:21et on va en transférer la production dans une autre usine,
18:28pas aux États-Unis, mais au Mexique aussi.
18:32Mais on va réduire cette production.
18:34Donc simplement, tout cela est de l'esbrouf,
18:40de la com, style Trump,
18:43pour donner des gages, encore une fois,
18:47dans une situation qui ne va pas être facile
18:51pour ceux qui ont voté pour lui.
18:54Les menaces que ce Trump appelle lui-même ses tueurs
19:00apparaissent extrêmement graves
19:02tant pour la cohésion sociale aux États-Unis
19:05et que pour la paix dans le monde.
19:10Est-ce qu'il y a une lueur d'espoir,
19:13de résistance dans l'immédiat ?
19:16Je pense que ce n'est pas une question
19:19de lueur d'espoir ou de pas lueur d'espoir.
19:21C'est une question de que faire
19:25pour les progressistes aux États-Unis
19:31et ailleurs dans le monde,
19:33en Europe et ailleurs dans le monde.
19:34Que faire dans cette situation
19:36face à l'émergence de ce phénomène,
19:39de ce national-libéralisme de Trump aux États-Unis,
19:42mais on connaît aussi le national-libéralisme en Europe.
19:46On l'a vu avec le Brexit
19:47et on le voit avec la poussée
19:50des forces nationales libérales
19:53en Europe et en France.
19:55En Europe et en France.
19:58Donc il y a nécessité d'une mobilisation très forte.
20:02Les progressistes aux États-Unis ont bien compris ça.
20:06Ils sont eux qui ont subi une très cuisante défaite
20:11avec l'élection de Trump.
20:14En même temps, dans une situation très contradictoire,
20:19puisque à la primaire démocrate,
20:21je rappelle que c'est Bernie Sanders,
20:23un candidat très, très progressiste
20:25qui a fait quasiment le jeu égal
20:30avec Hillary Clinton.
20:33Ces gens-là se mobilisent aujourd'hui
20:38et disent « Attention, on franchit des seuils insupportables,
20:43où va notre pays ? »
20:46Et ils entendent bien planter des jalons
20:49pour résister à cette politique de Trump
20:54en commençant par manifester
20:59dès le jour de l'intronisation de Trump.
21:02On attend certainement des manifestations
21:04plus importantes encore
21:07qu'au moment de la prise de pouvoir,
21:11la prise de fonction de George W. Bush.
21:13Je vous rappelle que ça avait donné lieu
21:15à de nombreuses manifestations.
21:18Là, je pense que c'est encore plus important.
21:22Il y a toute une série d'associations
21:24de défense des droits de l'homme,
21:25des droits civiques,
21:27Black Lives Matter, etc.,
21:29des syndicalistes qui se mobilisent
21:32et qui ont appelé à manifester
21:34le jour de l'intronisation de Trump,
21:37le 20 janvier.
21:39Alors, je parlais de Bernie Sanders à l'instant.
21:42Il a lancé une pétition
21:44qui a recueilli quelques 300 000 signatures
21:48pour que Trump démissionne
21:53son chef stratège, Steve Bannon,
21:57et voilà ce que dit...
21:59Qui a été son directeur de campagne.
22:00Qui a été son directeur de campagne.
22:03Et Sanders dit...
22:06Est très, très inquiet.
22:08Il dit...
22:09Il a déclaré...
22:10Le racisme et le sectarisme,
22:12pour justifier cette pétition,
22:14ne peuvent faire partie intégrante
22:17d'une quelconque politique publique.
22:20Donc, voilà, il y a la résistance
22:22de Bernie Sanders
22:23qui essaye de trouver ses marques
22:24dans cette situation très compliquée.
22:28Et puis, il y a différents groupes féministes
22:31qui n'ont pas supporté les insultes,
22:34le comportement, on se souvient,
22:37de Trump,
22:40et qui annoncent un rassemblement géant,
22:43eux, le 21 janvier, le lendemain.
22:45C'est-à-dire que le 20 janvier,
22:47il y a de grosses manifestations
22:48qui s'est annoncées au moment
22:50au moment où Trump va faire son entrée en fonction.
22:53Et le 21,
22:55ces femmes, ces féministes,
22:58différents mouvements
22:59qui ambitionnent de rassembler
23:02jusqu'à 200 000 personnes à Washington,
23:07vont se mobiliser.
23:09Elles ont pris comme mot d'ordre
23:13« Make America Think Again ».
23:17C'est ce qui veut dire
23:18ce qui est un jeu de mots assez savoureux
23:20avec le slogan de campagne de Donald Trump
23:25qui est, on s'en souvient,
23:27« Make America Great Again ».
23:29Alors, « Make America Think Again »,
23:31c'est-à-dire « faites en sorte
23:32que l'Amérique réfléchisse
23:34ou pense à nouveau ».
23:36Et « Make America Great Again »,
23:38c'est le slogan de Trump,
23:40« C'est rendre l'Amérique plus grande à nouveau ».
23:44Et donc, voilà,
23:45ces forces ont compris
23:51les dangers qui menacent aujourd'hui
23:56et leur pays et la planète.
24:00Merci beaucoup.