- il y a 13 heures
Débat samedi 14 septembre 2019 à la Fête de l'Humanité, animé par Latifa Madani et Diego Chauvet, journalistes à l’Humanité Dimanche.
Avec Gérard Noiriel, historien, Florent Gueguen, Fédération des acteurs de la solidarité, Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH, Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Maryline Poulain, collectif immigration de la CGT, Meriem Derkaoui, maire PCF d’Aubervilliers, Sonia Porot, Collectif national CGT de lutte contre l’extrême droite, Mauro Collina, Rifondazione Comunista (Italie), Vikash Dhorasoo, footballeur (vidéo).
Avec Gérard Noiriel, historien, Florent Gueguen, Fédération des acteurs de la solidarité, Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH, Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Maryline Poulain, collectif immigration de la CGT, Meriem Derkaoui, maire PCF d’Aubervilliers, Sonia Porot, Collectif national CGT de lutte contre l’extrême droite, Mauro Collina, Rifondazione Comunista (Italie), Vikash Dhorasoo, footballeur (vidéo).
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00:00Il faut tenir le micro comme ça.
00:02Avant de commencer, on va lancer un appel.
00:07Nous aurons besoin d'un traducteur ou interprète,
00:13d'un ou une traducteur, traductrice ou interprète
00:16de l'italien au français, mais pour pas plus de 5 minutes.
00:22Alors si quelqu'un dans la salle et dans la fête
00:24peut nous dépanner,
00:27parce que nous avons avec nous le représentant
00:31du parti de la Refondazione Communiste d'Italie,
00:34Mauro Collina,
00:36et on devait avoir un collègue qui faisait la traduction,
00:39mais qui a un contre-temps.
00:41Alors écoutez, je suis sûre qu'il n'y a pas...
00:43Voilà.
00:45Oh, grazie, molto grazie.
00:55Ah ben voilà, c'est facile.
00:59Alors merci, merci à vous d'être là,
01:02merci, merci à nos intervenants d'avoir répondu
01:08à notre invitation pour ce moment, ce temps fort de la fête.
01:1310 actes pour faire reculer l'extrême droite.
01:18Vous le savez, partout aujourd'hui, en France, dans le monde,
01:24les terreaux sont fertiles pour l'extrême droite
01:28qui ne cesse d'engranger des succès malheureusement
01:33et qui ne cesse d'étendre son emprise.
01:37Alors bien sûr, agir contre l'extrême droite,
01:40c'est la privée de cet héros,
01:43de la privée de cet héros sur lesquels elle se développe.
01:46Et donc c'est pour cela que nous avons réuni ce soir
01:5110 personnalités pour 10 témoignages,
01:5310 réflexions, 10 paroles.
01:55Ce ne sera pas un débat, comme vous avez l'habitude,
01:58mais ça va être des témoignages, des prises de parole des voix
02:02pour dire comment faire reculer l'extrême droite.
02:07Alors je vais vous présenter très rapidement
02:09donc avec Diego Chauvet, mon collègue de l'Humanité Dimanche,
02:13Marie-Christine Vergia,
02:15qui est donc ancienne députée européenne
02:17et vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme,
02:20Marie-Lyne Poulain, responsable à la CGT du collectif Immigration,
02:25Sonia Porreau, responsable à la CGT du collectif Lutte contre l'extrême droite,
02:33notre bénévole, traductrice, interprète, merci,
02:37Mauro Collina, le représentant de les Fondaciones Communistes sur la Fête,
02:42Philippe Riau, maire de Grigny,
02:44et Florent Gauguin, directeur de la Fédération des Acteurs de la Solidarité.
02:50Alors je voudrais commencer d'abord en sollicitant Marie-Christine Vergia,
02:57qui est donc, je le rappelle, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme
03:00et ancienne députée européenne, donc à ce double titre.
03:05Je voudrais la faire réagir, je ne sais pas si vous le savez,
03:09vous le savez peut-être, dans le nouvel exécutif européen,
03:13à la Commission Européenne, le portefeuille Migration, Affaires Intérieures et Citoyenneté
03:21s'intitule désormais Protection de notre mode de vie européen.
03:28Protection de notre mode de vie européen, c'est l'intitulé
03:34que la nouvelle Commission Européenne a choisi
03:38à la place de Migration, Affaires Intérieures et Citoyenneté.
03:41C'est un choix sémantique, lourdement significatif.
03:46Et le combat contre l'extrême droite
03:49passe aussi par le choix des mots.
03:52Marie-Christine Vergia.
03:55Bonjour à tous et à toutes.
03:57Oui, je suis, comme beaucoup d'autres,
04:00j'ai été concernée quand ils ont annoncé
04:02cette nouvelle dénomination de commissaire européen
04:05en charge de la protection du mode de vie européen.
04:09C'est pour moi un symptôme de la gangrène des mots
04:14parce que de plus en plus, les mots de l'extrême droite
04:19contaminent des espaces entiers de la population
04:24et surtout de ceux qui nous dirigent.
04:26Et on prétend lutter contre l'extrême droite
04:29en utilisant ces mots, voire en anticipant ces actions.
04:34Qu'est-ce que ça veut dire, le mode de vie européen ?
04:37Est-ce qu'on a le même mode de vie du nord au sud,
04:40de l'est à l'ouest ?
04:41Est-ce qu'à l'intérieur même d'un pays,
04:43on a tous le mode de vie ?
04:44Je ne suis pas sûre que ceux qui vivent dans le 16e
04:47et ceux qui vivent dans les HLM
04:48aient tout à fait le même mode de vie.
04:51Donc tout dépend comment on définit cette terminologie.
04:55Malheureusement, en France, on a quelques années d'avance, je dirais,
04:59parce qu'on a été gangrénés dès le début des années 2002
05:03avec un certain, enfin plutôt 2007 d'ailleurs,
05:07avec un certain Nicolas Sarkozy qui, je vous le rappelle,
05:09avait inventé le ministère de l'identité nationale.
05:14Donc de l'identité nationale au mode de vie européen,
05:17il n'y a qu'un pas.
05:18Et c'est inquiétant parce que c'est exactement le vocabulaire
05:23notamment d'un certain Victor Orban.
05:26Et il y a plein d'exemples en la matière.
05:30Dans les institutions européennes,
05:32on parle beaucoup de l'asilium shopping.
05:36C'est-à-dire que des gens qui choisissent
05:39le pays dans lequel ils vont
05:41pour demander l'asile.
05:45Comme s'ils avaient le choix,
05:48la plupart du temps, ils n'ont pas le choix
05:50qu'on fasse le débat d'avant sur les ONG
05:53et le sauvetage en Méditerranée.
05:55Ils vont là où ils peuvent
05:57et là on leur dit d'aller.
05:59De plus en plus, on entend,
06:01et j'ai le vocabulaire sur le tourisme médical.
06:06Les étrangers viendraient en France
06:08pour se faire soigner.
06:09La dernière en date,
06:11c'est une députée de la République en marche
06:13dont j'ai oublié le nom,
06:14qui nous a dit,
06:18qui a dit qu'il fallait réformer
06:21l'aide médicale aux étrangers,
06:26l'AME,
06:28pour lutter contre les abus.
06:30Ça, c'est un discours que l'extrême droite
06:31nous balance depuis très très longtemps.
06:34Et notamment parce qu'il y avait des femmes
06:37qui ne venaient en France
06:39que pour se faire poser des prothèses mammaires.
06:42Vous imaginez,
06:44l'aide médicale pour les étrangers,
06:47c'est uniquement
06:49ceux qui sont en situation irrégulière
06:52et il faut déjà qu'ils prennent la démarche
06:54de se faire soigner.
06:56Vouloir limiter
06:58l'aide médicale d'État,
07:00ça y est, je savais que ce n'était pas
07:02pour les étrangers,
07:03vouloir limiter l'aide médicale d'État,
07:05c'est vouloir empêcher ces gens
07:08de se faire soigner.
07:09Ça veut dire d'une part des risques pour leur santé
07:12et ça veut dire aussi des risques pour la santé publique.
07:16Parce que si on maintient des gens malades
07:18au motif qu'ils sont étrangers,
07:20on est gravement atteint.
07:23Mais oser dire
07:24que des femmes viennent pour se faire mettre
07:26des prothèses mammaires,
07:28c'est le comble de la bêtise.
07:30Comme si n'importe quelle femme française,
07:32d'ailleurs,
07:33pouvait à sa disposition
07:35se faire rembourser des prothèses mammaires.
07:37On ne peut pas avoir un droit
07:39à un remboursement des prothèses mammaires
07:40de cette façon-là.
07:41C'est une ignominie,
07:43mais une ignominie
07:45parmi d'autres.
07:46Et c'est très significatif.
07:48Et moi,
07:48comme un certain nombre d'entre vous
07:50doivent le savoir,
07:51je bataille depuis des années
07:53sur les questions migratoires,
07:54que je me refuse à prendre comme un problème.
07:57Mais je vois les dégâts
07:59que cette évolution du discours
08:02fait sur ce terrain-là.
08:03On nous fait croire
08:04qu'on choisit entre les bons réfugiés
08:06et les mauvais migrants.
08:08Ce n'est pas du tout la réalité.
08:10Les demandeurs d'asile
08:11ont de plus en plus de mal
08:12à venir déposer
08:13leurs demandes d'asile
08:15sur le sol de l'Union européenne.
08:17Il y a juste
08:18les bons migrants
08:19et les mauvais migrants.
08:21Et si on regarde la réalité,
08:24les bons migrants,
08:25c'est les gens du Nord,
08:26et les mauvais migrants,
08:27c'est les gens du Sud.
08:28Et c'est donc du racisme
08:29et du néocolonialisme
08:30qui ne dit pas son nom.
08:33Donc on a un vrai sujet,
08:35une vraie bataille à mener
08:36que j'appellerais
08:37une bataille des mots
08:38pour arrêter de dire
08:39les migrants.
08:41Chaque année,
08:42il y a 2,5 millions de personnes
08:44qui migrent régulièrement
08:46dans l'Union européenne.
08:47On n'en parle jamais.
08:49Chaque année,
08:50il y a 250 000 personnes
08:52qui migrent régulièrement
08:56vers la France.
08:57On n'en parle jamais.
08:59On ne montre du doigt
09:00que ceux qui sont
09:01en situation irrégulière.
09:03Et je le redis,
09:04ceux qui sont
09:05en situation irrégulière
09:06ne le sont
09:07que parce que
09:08dans leur pays,
09:10on ne peut pas
09:11avoir le sésame
09:13qui permet d'aller
09:14vers l'Union européenne,
09:16y compris
09:16pour des raisons humanitaires.
09:18Donc je crois
09:19que cette bataille-là
09:20est une bataille
09:21de l'égalité.
09:22Quel que soit le pays,
09:24je l'ai déjà dit tout à l'heure
09:25et excusez-moi
09:26de le répéter,
09:27quel que soit le pays
09:28dans lequel on vit,
09:30on est,
09:31on doit avoir
09:32les mêmes droits.
09:33Je suis ici
09:34à la fête de l'humanité
09:35devant un parterre
09:37notamment de militants
09:38communistes,
09:39mais de militants progressistes.
09:41Et je pense que
09:42cette bataille
09:42de l'égalité
09:43pour les militants
09:45internationalistes
09:45que nous sommes
09:46doit être
09:47une bataille majeure.
09:49On ne juge pas
09:50les gens
09:50sur la couleur
09:51de leur peau,
09:52sur leur pays d'origine,
09:54sur leur religion,
09:55etc.
09:55On prend les gens
09:57sur ce qu'ils sont
09:58et on doit pouvoir
10:00bénéficier
10:00des mêmes droits
10:02partout dans le monde.
10:03Sinon,
10:04on a
10:05beaucoup
10:06de travail
10:07à faire.
10:08Donc,
10:09essayons de nous
10:11délopéniser
10:11la tête
10:12et de reprendre
10:13la définition
10:14des mots
10:15telles qu'ils sont.
10:16Cette bataille
10:16des mots
10:17est pour moi
10:18une des batailles
10:18essentielles
10:19pour lutter
10:20contre l'extrême droite.
10:21Merci.
10:26Florent Guéguen,
10:29on va peut-être
10:30rebondir
10:30sur l'idée
10:31d'égalité
10:32parce que
10:32vous êtes
10:33directeur
10:34de la Fédération
10:35des acteurs
10:36de la solidarité.
10:39Tous les jours,
10:41vous combattez
10:43l'exclusion,
10:44les inégalités sociales,
10:46vous battez
10:46pour la préservation
10:50d'un modèle social
10:51et solidaire.
10:53Expliquez-nous
10:53un petit peu
10:54en quoi
10:54justement
10:55ces actions
10:55font reculer,
10:56peuvent faire reculer
10:57l'extrême droite.
10:59Bonjour à toutes
11:00et tous.
11:00D'abord,
11:01merci de cette invitation
11:04à débattre
11:05ou en tout cas
11:06à présenter
11:07ce sujet.
11:08Comme cela a été dit
11:09dans l'introduction,
11:11chacun voit
11:12la pauvreté
11:13augmenter
11:14dans le pays,
11:15en particulier
11:16depuis 2008,
11:17depuis la crise économique.
11:19Je rappelle
11:19que depuis 2008,
11:21il y a
11:21un million
11:21de personnes
11:22supplémentaires
11:23en France
11:23qui vivent
11:24en dessous
11:25du seuil
11:25de pauvreté,
11:26c'est-à-dire
11:26avec moins
11:27de 1 000 euros
11:28par mois
11:28et que,
11:29évidemment,
11:30cette augmentation
11:31de la pauvreté
11:33alimente
11:34le vote
11:35d'extrême droite.
11:37Il alimente
11:38aussi
11:40le sentiment
11:41d'abandon
11:42d'une partie
11:43de la population
11:43qui considère
11:44finalement
11:44que l'État
11:46ne fait
11:47pas grand-chose
11:49pour eux
11:50qui considère
11:51aussi
11:51que,
11:52finalement,
11:53l'affaiblissement
11:54des services
11:55publics
11:56les pénalise
11:57en premier lieu.
12:00Et tout ceci
12:02alimente
12:04la progression
12:05de l'extrême droite
12:06dans les milieux
12:07populaires,
12:08voire même
12:09parmi les personnes
12:10précaires.
12:11Il y a aussi
12:13les coupes
12:14dans les politiques
12:15sociales
12:16qui sont organisées
12:17depuis 2017.
12:19Je veux rappeler
12:20un certain nombre
12:22de mesures
12:22comme la suppression
12:24des contrats aidés
12:25qui étaient
12:25des emplois
12:26disponibles
12:26à des personnes
12:27en difficulté.
12:29Les coupes
12:30budgétaires
12:31dans les centres
12:31d'hébergement,
12:32dans les centres
12:32d'accueil
12:33pour personnes
12:34sans domicile fixe,
12:36les coupes
12:37budgétaires
12:38contre le logement
12:39social,
12:40tout ça,
12:40là aussi,
12:41alimente
12:41ce sentiment
12:42d'abandon
12:43et de décrochage
12:44d'une partie
12:45de la population
12:46qui considère
12:46finalement
12:47que la solidarité
12:49ne s'organise
12:50plus pour eux
12:50et qui alimente
12:54ce vote.
12:55Nous,
12:56nous constatons
12:56aussi sur le terrain
12:57que ce qui alimente
13:00les idées
13:01d'extrême droite
13:01c'est l'organisation
13:03de la concurrence
13:04entre les pauvres.
13:05D'une certaine manière,
13:07Marie-Christine
13:08évoquait
13:09la concurrence
13:10entre les personnes
13:10migrantes
13:12mais cette concurrence
13:13elle va au-delà.
13:15La pénurie
13:16d'accueil
13:17dans les centres
13:18d'hébergement,
13:19la pénurie
13:20d'accès
13:21au logement
13:22social
13:23crée
13:24une concurrence
13:25entre les publics,
13:26une concurrence
13:27entre ceux
13:27qui travaillent
13:28et ceux
13:28qui ne travaillent pas,
13:30une concurrence
13:31entre guillemets
13:31entre ceux
13:32qui sont nés
13:32en France
13:33pauvres
13:33et les étrangers
13:35en situation
13:37de précarité
13:39et tout ça
13:41alimente
13:42ce climat
13:43malsain.
13:44Tout ça
13:44d'ailleurs
13:44est un poison
13:45pour les politiques
13:47sociales
13:47puisque
13:47derrière cette concurrence
13:49entre les publics
13:50se met en place
13:52par l'État
13:53une sorte
13:55de tri
13:55entre les personnes
13:57et nous
13:58on le voit
13:58les associations
13:59qui sont
14:00adhérentes
14:01de la fédération
14:02des acteurs
14:02de la solidarité
14:03sont principalement
14:04des associations
14:05gestionnaires
14:06de centres d'accueil
14:07pour des personnes
14:07sans abri
14:08ou pour des personnes
14:09en demande d'asile
14:10et ces associations
14:12sont confrontées
14:13chaque jour
14:14face à la pénurie
14:16à des instructions
14:17de l'État
14:18qui leur demandent
14:19finalement
14:19de ne plus héberger
14:21des étrangers
14:23notamment
14:24des demandeurs
14:25d'asile
14:25des personnes
14:26sous statut
14:27du bling
14:27des personnes
14:28déboutées
14:29du droit d'asile
14:29bref
14:30alors même
14:31que le droit
14:32finalement
14:32consacre
14:33dans l'action sociale
14:34ce qu'on appelle
14:35l'accueil inconditionnel
14:36c'est à dire
14:37que toute personne
14:38à la rue
14:38toute personne
14:39en difficulté
14:40a droit
14:41selon la loi
14:42à un hébergement
14:43et un accompagnement
14:44social
14:45en réalité
14:46ce sont des politiques
14:47de tri
14:47bien souvent
14:48en fonction
14:49de la nationalité
14:50et du statut
14:50administratif
14:51des personnes
14:52qui se mettent
14:53en place
14:54de même
14:55le développement
14:57des campements
14:58de personnes
15:00migrantes
15:01exilées
15:01demandeurs d'asile
15:02dans toutes
15:03les grandes métropoles
15:04pas que sur Paris
15:05parce que sur Paris
15:06c'est 2-3 000 personnes
15:08mais on voit
15:09ces mêmes campements
15:09se développer
15:11d'ailleurs
15:12à cause
15:13de l'absence
15:14de place
15:15d'hébergement
15:15pour les demandeurs
15:17d'asile
15:17on voit ces mêmes
15:18campements
15:18se développer
15:19à Nantes
15:19à Bordeaux
15:20à Toulouse
15:21la semaine dernière
15:22à Rennes
15:22400 personnes
15:24et ce sont donc
15:25des dizaines
15:26de milliers
15:26de personnes
15:27qui aujourd'hui
15:27vivent en bidonville
15:29comme une sorte
15:30finalement
15:31de retour
15:32à la fin
15:32des années 60
15:34et qui sont
15:35principalement
15:36des personnes
15:37qui sont
15:37étrangères
15:38pas que
15:39mais principalement
15:40des personnes
15:41étrangères
15:41qui sont
15:41exclues
15:42finalement
15:42du système
15:44de solidarité
15:45nationale
15:45et cela
15:46renvoie
15:46dans les médias
15:48une image
15:48de l'immigration
15:49qui fait peur
15:50et qui là aussi
15:51alimente
15:52le vote
15:54d'extrême droite
15:54alors en conclusion
15:55c'est quoi
15:56la riposte
15:57la riposte
15:58c'est évidemment
15:59d'abord
16:00de défendre
16:01j'allais dire
16:01l'universalité
16:02des droits
16:03de s'opposer
16:04à ces politiques
16:05de tri
16:05de considérer
16:06que toutes les personnes
16:07précaires
16:08quelle que soit
16:09leur nationalité
16:10quelle que soit
16:10leur statut
16:11administratif
16:11ont droit
16:12à un hébergement
16:13un accompagnement
16:14une aide
16:14à l'ouverture
16:16des droits sociaux
16:17etc
16:18donc ça c'est
16:19évidemment
16:20un premier combat
16:21qui est mené
16:21par les associations
16:23défendre aussi
16:25des politiques
16:26ambitieuses
16:27de création
16:28de places d'accueil
16:29pour éviter
16:30la concurrence
16:30entre les publics
16:31qui s'organisent
16:33dans le pays
16:33produire beaucoup
16:34plus de logements sociaux
16:35évidemment
16:36aujourd'hui
16:36le gouvernement
16:37fait l'inverse
16:37puisqu'il ponctionne
16:39le budget
16:39du logement social
16:40et qu'on va voir
16:41d'année en année
16:42la production
16:43de logements sociaux
16:45diminuer
16:46dans le pays
16:46il faut aussi
16:48développer
16:49l'accueil solidaire
16:50et je pense que
16:51les municipales
16:52vont être
16:53un bon moment
16:54pour
16:54je dirais
16:55faire campagne
16:56sur
16:56et inciter
16:57les maires
16:57et les candidats
16:59à faire campagne
17:00sur des projets
17:01d'accueil citoyen
17:03avec le secteur
17:04associatif
17:06des étrangers
17:07qui sont en difficulté
17:09et mon dernier point
17:10de riposte
17:11c'est l'organisation
17:12collective des précaires
17:13alors ça c'est très compliqué
17:15depuis les mouvements
17:16de chômeurs
17:16de 97 et 98
17:18on a du mal
17:19je dirais
17:20à organiser
17:20une parole collective
17:21des précaires
17:22qui soit
17:23je dirais
17:24complémentaire
17:25à l'action associative
17:26et complémentaire
17:27à l'action syndicale
17:28et ça aussi
17:29c'est un chantier
17:30pour les progressistes
17:32et pour la gauche
17:34merci beaucoup
17:35Florent Guéguen
17:36merci
17:41et effectivement
17:42se battre
17:43contre la concurrence
17:45entre pauvres
17:46malheureusement
17:47défendre
17:48l'universalité
17:49des droits
17:49c'est aussi
17:51une des revendications
17:53d'un certain nombre
17:55de maires
17:56de banlieue
17:56je voudrais ici
17:58vous transmettre
17:59un message
18:00de Meryem Derkawi
18:01qui n'est pas
18:02présente physiquement
18:03elle est sur la fête
18:03bien évidemment
18:04mais Meryem Derkawi
18:06maire d'Aubervilliers
18:08est une de ces maires
18:10qui effectivement
18:11se bat
18:13pour l'égalité
18:15l'égalité
18:15vraiment au sens large
18:17et pour une égalité
18:18concrète
18:19alors mettre fin
18:20à la discrimination
18:21territoriale
18:22c'est fondamental
18:24dit-elle
18:25mettre fin
18:26à cette discrimination
18:28aux inégalités
18:29de traitement
18:30de l'état
18:30vis-à-vis
18:31des territoires
18:32de territoires
18:34qui cumulent
18:34pourtant
18:35les difficultés
18:36sociales
18:37et les besoins
18:38un des actes
18:39les plus récents
18:40rappelle Meryem Derkawi
18:42maire d'Aubervilliers
18:43et le recours
18:44que sa ville
18:45avec quatre autres villes
18:47de Seine-Saint-Denis
18:49Saint-Denis
18:50l'Ile-Saint-Denis
18:51et Bondy
18:52ont déposé
18:53contre l'état
18:54pour rupture
18:55d'égalité
18:57car
18:58citant Jacques Ralit
18:59la banlieue
19:01ne se plaint pas
19:02elle porte plainte
19:04ce recours
19:05fait suite
19:06au rapport
19:06de mai 2018
19:07un rapport
19:08accablant
19:09de parlementaires
19:10de toute tendance
19:11qui a conclu
19:13à une non-assistance
19:14à habitants
19:15en danger
19:16et quelques mois
19:17plus tard
19:18en décembre 2018
19:19ces cinq maires
19:21ont appelé
19:22l'ensemble des maires
19:24soucieux
19:25de renverser
19:26les logiques
19:26de discrimination
19:27territoriale
19:28et les politiques
19:29d'austérité
19:31ils les ont appelés
19:32à unir leurs forces
19:33pour qu'enfin
19:35l'état
19:36respecte
19:37la Seine-Saint-Denis
19:38ils demandent
19:40rappellent
19:40Meryem Derkawi
19:41et Azdin Taibi
19:42le maire d'Eustin
19:43qu'en Seine-Saint-Denis
19:45l'égalité
19:47soit rétablie
19:48et que la république
19:49ne tourne plus
19:50le dos
19:51à nos villes
19:52et à nos quartiers
19:54populaires
19:54c'était le message
19:56de Meryem Derkawi
19:57voilà
19:59applaudissements
20:03sonia Poro
20:05vous êtes
20:06vous êtes donc
20:07à la tête
20:08du collectif
20:09de lutte contre
20:09l'extrême droite
20:10au sein de
20:11au sein de la CGT
20:13expliquez-nous
20:14comment avec
20:15ce collectif
20:15qui a été créé
20:16en 2015
20:17on combat aussi
20:20à l'intérieur
20:21d'un syndicat
20:22à l'intérieur
20:23du monde du travail
20:24la montée
20:26de ces idées-là
20:26je ne suis pas
20:28la responsable
20:29du collectif
20:30c'est Pascal Debet
20:31qui n'a pas pu être là
20:32mais j'y participe
20:34effectivement
20:34depuis plusieurs années
20:36si la CGT
20:38en tant que syndicat
20:39mène
20:40un travail
20:41contre les idées
20:42d'extrême droite
20:42c'est d'abord
20:43parce que
20:44le racisme
20:45le nationalisme
20:46l'antisémitisme
20:47et tout ce qui met
20:48à mal l'égalité
20:49est contre
20:51les principes
20:51qui sont inscrits
20:52dans les statuts
20:53de la CGT
20:54et qui sont
20:55à l'encontre
20:55du modèle social
20:57qu'on voudrait
20:58faire advenir
20:59mais c'est aussi
21:00parce que
21:01les idées
21:01et les pratiques
21:02de l'extrême droite
21:03sont un frein concret
21:05au vivre ensemble
21:06au travailler ensemble
21:07au développement
21:08des luttes
21:09et à une vraie
21:11solidarité
21:12de classe
21:13on organise
21:15très régulièrement
21:17des stages
21:18un peu partout
21:19dans le territoire
21:20et à chaque fois
21:20les syndicats
21:21nous remontent
21:23des actes
21:24ou des propos
21:25racistes
21:26ou antisémites
21:27ça peut être
21:29des graffitis
21:30des croix gammées
21:31dans les lieux de travail
21:32la dégradation
21:33du casier
21:34d'un collègue
21:35musulman
21:36donc face à ça
21:38on essaye d'armer
21:39nos militants
21:40on a par exemple
21:41envoyé à l'ensemble
21:42de nos adhérents
21:44un livret
21:45sur les questions
21:46de racisme
21:47donc sur
21:48comment le combattre
21:49au quotidien
21:50même si
21:50il y a aussi
21:51tout un travail
21:52à mener
21:53sur ce qu'est
21:53le racisme
21:54on va dire
21:54plus structurel
21:56et hérité
21:56du colonialisme
21:58on a également
21:59fait un livret
22:00sur la laïcité
22:02qui rappelle
22:03que la conception
22:04CGT
22:04de la laïcité
22:05c'est l'inverse
22:08du rejet
22:09de l'autre
22:09et que par exemple
22:11la notion
22:12de neutralité
22:13en entreprise
22:14est une menace
22:15pour les droits
22:16et les libertés
22:17des salariés
22:18et on sait que
22:19ça vise implicitement
22:21dans le contexte actuel
22:23les musulmans
22:26on a aussi
22:28des employeurs
22:30qui partagent
22:31ces idées
22:32d'extrême droite
22:32et qui en font
22:34aussi la propagande
22:35je pense notamment
22:36aux très petites entreprises
22:38où du coup
22:38c'est compliqué
22:39quand on est
22:40un, deux ou trois
22:41salariés
22:41face au patron
22:42de pouvoir
22:43s'opposer
22:44ou répliquer
22:46et en même temps
22:47on a aussi
22:49de plus en plus
22:50d'organisations
22:51d'extrême droite
22:52que ce soit
22:52le rassemblement national
22:54ou le GUD
22:55qui s'est transformé
22:56en bastion sociale
22:58un discours
22:59de l'extrême droite
23:01sur les questions sociales
23:02une prétention
23:02à défendre
23:03les intérêts
23:05des salariés
23:06des classes populaires
23:07dont une partie
23:08effectivement
23:09votre rassemblement national
23:10mais le premier choix
23:12électoral
23:13des classes populaires
23:14ça reste
23:15quand même
23:15l'abstention
23:18et donc
23:19on a besoin
23:20de combattre
23:22ça
23:23et ce discours social
23:25ça amène
23:26même parfois
23:26voilà
23:26des représentants
23:29d'organisations
23:30d'extrême droite
23:30dans nos manifestations
23:31à plusieurs reprises
23:33la CGT
23:33a dû rappeler
23:35que les partisans
23:36du Frexit
23:37comme l'UPR
23:38ou les élus
23:39du rassemblement national
23:40n'étaient pas
23:40les bienvenus
23:41dans nos manifestations
23:43syndicales
23:44ça a valu
23:44à des camarades
23:46du département du nord
23:47d'ailleurs
23:48un procès
23:48de la part
23:49d'élus
23:50rassemblement national
23:52alors tout ce qui
23:53exclut
23:54tout ce qui va
23:55discriminer
23:56des salariés
23:57ça fragilise
23:59le rapport
24:00de force
24:00ça fragilise
24:01le collectif
24:02de travail
24:03dans le travail
24:04lui-même
24:04et c'est de la
24:05qu'on part
24:05en tant que syndicat
24:06mais aussi
24:07évidemment
24:08dans les luttes
24:11et on a également
24:12constaté
24:14au travers
24:15notamment
24:15d'une persistance
24:16de l'antisémitisme
24:18qui n'a pas
24:19disparu
24:19même si en parallèle
24:20se développe aussi
24:21énormément
24:22un discours islamophobe
24:24toute
24:26une attirance
24:28pour
24:29pour les discours
24:30les récits
24:31complotistes
24:33et l'antisémitisme
24:35est un archétype
24:36pour ces récits là
24:38qu'on pourrait définir
24:39par quelque chose
24:40qui propose
24:41une grille de lecture
24:42simple
24:42dans un monde complexe
24:44donc c'est
24:45c'est rassurant
24:46c'est attirant
24:46c'est facile
24:48parce que
24:48il y a une cause
24:50externe
24:51au problème
24:53c'est des responsabilisants
24:55il suffit de se dire
24:57anti-système
24:58alors quel système
24:59on ne sait pas
25:00très bien
25:01apparemment
25:02pas le système
25:03capitaliste
25:04si on prend
25:05par exemple
25:06le mouvement
25:07des gilets jaunes
25:08qui a bien sûr
25:09été quelque chose
25:11d'extrêmement dynamique
25:12qui interroge
25:13le syndicalisme
25:14et bien au delà
25:15qui a subi
25:16une répression
25:18assez inouïe
25:19que la CGT
25:20a dénoncé
25:20fermement
25:21on a quand même
25:22un fond idéologique
25:23très anti-système
25:25et on voit bien
25:25qu'il ne s'est pas
25:26du tout orienté
25:27vers
25:29le patronat
25:30ou l'organisation
25:31du travail
25:32ou de la précarité
25:33elle-même
25:34alors je parle
25:36des gilets jaunes
25:37mais on le trouve
25:38ailleurs
25:38et donc
25:41on réfléchit
25:42à essayer
25:43de démonter
25:44ces mécanismes-là
25:45au travers
25:46de fiches argumentaires
25:47de nos formations
25:49parce que c'est
25:50à l'opposé
25:50de la démarche
25:51syndicale
25:52émancipatrice
25:53que porte la CGT
25:54où on part
25:55de ce qu'on vit
25:56au travail
25:56on part
25:58on est dans
25:58le système capitaliste
26:00avec y compris
26:01d'autres oppressions
26:02mais on arrive
26:02à analyser
26:03ces rapports sociaux
26:04analyser les rapports
26:05de production
26:06y compris
26:07parfois des contradictions
26:08et c'est là
26:09qu'on peut agir
26:10et transformer
26:11les choses
26:12donc voilà
26:13ce sont un petit peu
26:14les axes
26:15de réflexion
26:16et pour
26:17voilà
26:17pour synthétiser
26:18le travail
26:19que mène la CGT
26:20c'est un travail
26:21de fourmi
26:22c'est un travail
26:23de longue haleine
26:23c'est un travail
26:25en interne
26:25voilà
26:26que chacun
26:27peut mener
26:28et c'est évidemment
26:28un travail collectif
26:30indispensable
26:31si on veut
26:31une société
26:32débarrassée
26:33de l'exploitation
26:34et des oppressions
26:37merci
26:38merci
26:39nous avons
26:39un message
26:40vidéo
26:41de
26:42Vicache Dorasso
26:45on va donc
26:46vous passer
26:52salut à tous
26:54voilà
26:54je ne peux pas
26:55être avec vous
26:56donc
26:56je vais faire
26:57une petite vidéo
26:58et
26:59imaginer ce qu'on
27:00pourrait faire
27:00pour combattre
27:01l'extrême droite
27:01alors moi je le fais
27:04dans l'action
27:04mais je crois
27:05qu'il faut aller
27:06un peu plus loin
27:07moi j'ai l'impression
27:08qu'on nous ment
27:09parce que moi je vis
27:11dans Paris
27:13tout se passe bien
27:14il n'y a rien de grave
27:15on se mélange
27:17on partage
27:18on est ensemble
27:19on vit ensemble
27:19mes enfants sont métis
27:22mes copains sont blancs
27:23noirs
27:24moi je suis indien
27:25je suis copain musulman
27:27il n'y a aucun problème
27:28et pourtant
27:29l'extrême droite
27:29avance
27:31progresse
27:31on lui donne la parole
27:33dans tous les médias
27:34qui sert aussi
27:35les multinationales
27:37moi j'ai l'impression
27:38qu'ils sont de moins en
27:39moins nombreux
27:40et de plus en plus
27:41dangereux
27:42et puissants
27:42on les voit
27:44de plus en plus
27:44on les entend
27:45de plus en plus
27:46ils sont devenus
27:47un parti démocratique
27:48et moi j'ai l'impression
27:49que nous
27:49on est évidemment
27:51bien plus nombreux
27:52on est là
27:53depuis plus longtemps
27:53la diversité
27:54les gens
27:56qui sont arrivés
27:57d'Afrique
27:58comme mon père
27:59de l'île Maurice
28:00d'autres
28:01de l'Algérie
28:02du Maghreb
28:03et on s'est mélangé
28:04on s'est métissé
28:05donc on est de plus en plus
28:07une population
28:08métissée
28:08et c'est l'avenir
28:09et c'est dans le sens
28:10de l'histoire
28:10et ils ne pourront pas
28:11l'arrêter ça
28:12donc il va falloir
28:12qu'ils fassent avec nous
28:13et moi je pense
28:14qu'on doit par exemple
28:16là il y a les municipales
28:17qui arrivent
28:17j'encourage les jeunes
28:18à voter
28:19mais aussi à présenter
28:20des listes
28:20alors c'est compliqué
28:21mais il faut se l'autoriser
28:23on ne l'autorise pas
28:24il faut prendre ce droit
28:25monter des listes
28:26créer des listes
28:27ou se mettre
28:27sur des listes citoyennes
28:28c'est une première étape
28:30et puis après
28:31il faut changer
28:32la représentation
28:33à tous les niveaux
28:34notamment dans les
28:35dans les hautes fonctions
28:37dans les instances
28:38de direction
28:39je pense à la Fédération
28:41Française de Foot
28:41par exemple
28:42avec Tata
28:42on avait voulu
28:43présenter une liste
28:44parce qu'on sait
28:46comment ça fonctionne
28:47on sait que c'est
28:48l'entre-soi
28:49qui se coopte
28:50et qui a organisé
28:52les élections
28:53pour qu'ils puissent
28:53se retrouver
28:54en haut de la population
28:55la pyramide
28:56et aujourd'hui
28:56c'est Noël le Great
28:57un homme
28:58qui a gravi
29:00tous les échelons
29:01et c'est un peu
29:01partout pareil
29:02il faut que ça change
29:03donc il faut que nous aussi
29:04on s'organise
29:05pour se présenter
29:06et prendre ses postes
29:07alors il faut peut-être
29:08aussi la formation
29:08former les gens
29:10il faut peut-être aussi
29:11imposer
29:12la discrimination positive
29:14on a imposé la parité
29:15je sais qu'ailleurs
29:17ça se fait
29:18et ça marche
29:19quand je pense à ça
29:20je pense vraiment
29:20à l'expérience
29:22de ma fille
29:23qui fait du théâtre
29:24et on lui propose
29:24toujours des rôles
29:25de Kaira
29:26elle, elle jouera
29:27des rôles
29:28de fille
29:29de banlieue
29:31avec l'accent
29:32de la banlieue
29:33par exemple
29:34donc non
29:35c'est pas possible
29:36il faut
29:36quand elle
29:39présentera
29:39une demande
29:41pour un film
29:42qu'elle puisse dire
29:43je suis
29:43d'origine indienne
29:45et il faudra
29:46qu'on impose
29:47des indiens
29:48ou des musulmans
29:49ou des noirs
29:50dans les castings
29:52et là
29:52ça pourra marcher
29:54voilà
29:54il faut bousculer
29:55tout ça
29:55il faut se battre
29:57je suis content
29:58d'avoir pu
29:58donner un petit message
30:00peut-être un message
30:01d'espoir
30:01je sais qu'il y aura
30:01plein de superbes idées
30:02et maintenant
30:03il faudra les faire passer
30:04et pour les faire passer
30:05il faut aussi
30:06prendre les postes
30:08politiques
30:08c'est aussi important
30:09je remarque
30:11dans le gouvernement
30:12à la mairie de Paris
30:15je sais pas
30:15le cojo
30:16on n'est pas représenté
30:18on n'est pas assez représenté
30:19il faut que ça change
30:20merci
30:21à plus tard
30:27merci à Vicache Dorassou
30:29donc
30:30et
30:31je vais me tourner
30:33maintenant vers
30:33Philippe Rio
30:34maire de Grigny
30:35puisque les
30:36les inégalités
30:37territoriales
30:38sont aussi
30:41un des
30:42un des
30:43un des éléments
30:44qui alimente
30:44la montée
30:45de l'extrême droite
30:46Philippe Rio
30:48qui est déjà
30:49chaque année
30:50maintenant
30:51on voit sur
30:53la scène
30:54de la Goura
30:54l'an dernier
30:55on avait eu
30:56un grand débat
30:56justement sur les banlieues
30:58et
30:58puisque vous êtes
30:59l'initiateur
31:00de l'appel de Grigny
31:01je me tourne un petit peu
31:02vers vous
31:02justement
31:03pour nous parler
31:04de ces territoires
31:07qui rencontrent
31:08beaucoup plus
31:09de difficultés
31:09que
31:11que d'autres
31:13merci
31:14lutter
31:15contre
31:16le fascisme
31:17le suprémacisme
31:20est un combat
31:21aussi territorial
31:21il y a
31:23la bataille
31:24idéologique
31:25à regagner
31:26il y a
31:27la bataille
31:27démo
31:28ou la bataille
31:28sémantique
31:29à regagner
31:30et puis
31:31dans
31:32ces nombreux
31:33combats
31:33il y a aussi
31:34ce que l'on appelle
31:35maintenant
31:35les territoires
31:36les territoires
31:38ce sont nos villages
31:39ce sont nos quartiers
31:40ce sont nos villes
31:42en clair
31:43où dans la proximité
31:44et la quotidienneté
31:46nous pouvons
31:47toutes et tous
31:49faire reculer
31:51idéologiquement
31:52sémantiquement
31:53et par l'action
31:56ce qui nourrit
31:59et ce qui constitue
32:00le terreau
32:01de l'extrême droite
32:02les inégalités
32:05notre pays
32:06a une devise
32:07remarquable
32:08liberté
32:10égalité
32:11fraternité
32:12et c'est bien
32:13au coeur
32:14de cette devise
32:15républicaine
32:17que les fragilités
32:18c'est notamment
32:19ces dix dernières années
32:20se sont accrues
32:22c'est à dire
32:23l'égalité
32:24et le développement
32:25de ces inégalités
32:26et donc
32:27nous devons
32:28reconstruire
32:29une république
32:31pour toutes
32:32et pour tous
32:33mais aussi
32:34une république
32:35partout
32:38il y a
32:40je crois
32:41et j'en suis
32:42même sûr
32:43ce combat
32:44que nous devons
32:45mener
32:46les uns
32:47et les autres
32:47je le disais
32:49celui de la
32:50république
32:51pour tous
32:51je vois près
32:52poindre également
32:55un débat
32:56qui voudrait
32:56que l'on oppose
32:57les territoires
32:57urbains
32:58en clair
32:58les quartiers
32:59populaires
32:59aux territoires
33:00ruraux
33:01moi j'insiste
33:02beaucoup
33:03ces inégalités
33:04territoriales
33:05elles existent
33:06aussi
33:07et la fracture
33:08de notre société
33:09se fait aussi
33:11dans nos territoires
33:11ruraux délaissés
33:12dans les territoires
33:14de montagne
33:15où les services
33:16publics s'éloignent
33:17jour après jour
33:18mais il y a également
33:19nos amis d'outre-mer
33:20parce que l'inégalité
33:22territoriale
33:23se creuse
33:24aussi là
33:25et je pense
33:26notamment aussi
33:27au bassin
33:28de reconversion
33:28industrielle
33:29qui depuis
33:3010
33:3120
33:31ou 30 ans
33:32ne voit pas
33:33le bout
33:33de cette
33:34réconversion
33:34et donc
33:35il y a en France
33:36environ 20 millions
33:38de nos concitoyens
33:39qui vivent
33:40dans des territoires
33:41qui jour
33:41après jour
33:42vivent la relégation
33:44et nous devons
33:45construire
33:45ce nouveau projet
33:46d'amener
33:48la république
33:48partout
33:49c'est à dire
33:50le retour
33:50des services
33:52publics
33:52et le retour
33:53de cette
33:54illégalité
33:54territoriale
33:56au risque
33:56encore une fois
33:57de voir se développer
33:59territorialement
34:00et nous le constatons
34:01d'ores et déjà
34:02le développement
34:03y compris
34:04électoralement
34:04du Front National
34:06je terminerai
34:07par
34:08ce que nous devons
34:10peut-être
34:10anticiper
34:11cela va paraître
34:13peut-être
34:13un peu difficile
34:15moi je souhaite
34:16parler d'écologie
34:18pourquoi
34:19parce que
34:20s'il y a
34:21inégalité
34:22je vois poindre
34:24dans
34:26l'écologie libérale
34:28le capitalisme
34:29vert
34:29défermant
34:31d'un accroissement
34:32des inégalités
34:32d'un côté
34:34ceux qui vont
34:34pouvoir s'adapter
34:35au réchauffement
34:36climatique
34:36qui vont pouvoir
34:37se payer
34:40déplacer
34:40leur maison
34:41lorsqu'ils habitent
34:42auprès
34:43de la mer
34:44les réfugiés
34:45climatiques
34:46par exemple
34:47et donc
34:48je crois que
34:50il y a un risque
34:52d'apartheid
34:52écologique
34:53qui va se développer
34:55dans les années à venir
34:56et là on voit bien
34:57que les territoires
34:58sont au coeur
34:59des enjeux
35:00que nous devons
35:01anticiper
35:02tout cela
35:02et donc
35:03moi j'appelle
35:04comme d'autres
35:05non pas
35:06à la division
35:07territoriale
35:08pour lutter
35:09contre le front national
35:10mais au contraire
35:11à la convergence
35:13des luttes
35:14des maires
35:15des associations
35:16dans les territoires
35:17ruraux
35:17mais aussi urbains
35:18pour faire très large
35:19pour que nous puissions
35:20les uns les autres
35:21faire barrage
35:22développer
35:23et gagner
35:24une nouvelle république
35:25dans notre pays
35:33merci beaucoup
35:35Philippe Riau
35:36alors
35:37Marie-Line Poulin
35:38Marie-Line Poulin
35:40de la CGT
35:41et du collectif
35:42immigration
35:45qui s'occupe
35:46de l'accueil
35:46des travailleurs
35:48immigrés
35:48des travailleurs
35:49sans papier
35:50un travail
35:51considérable
35:52que fait la CGT
35:53depuis de nombreuses années
35:54et qui a obtenu
35:56des victoires
35:57et qui ont
35:58tout leur sens
36:00en fait
36:01c'est un collectif
36:02Marie-Line Poulin
36:04pour qui
36:05vivre ensemble
36:06travailler ensemble
36:08lutter ensemble
36:09est une façon
36:11de faire reculer
36:12l'extrême droite
36:14c'est évident
36:15c'est à dire
36:15que nous sommes
36:16dans une période
36:17qui est particulièrement
36:18inquiétante
36:18tous nos
36:20on va dire
36:20tous vos invités
36:21l'ont rappelé
36:22et en effet
36:23on est dans une période
36:25où clairement
36:25la crise économique
36:26que nous vivons
36:27crise économique
36:28que nous avons
36:29en effet
36:30connue à d'autres périodes
36:32de notre histoire
36:33et dans d'autres pays
36:34fait ressurgir
36:35des replis identitaires
36:36très forts
36:37c'est évident
36:38dans plein de pays
36:39occidentaux
36:39c'est ce que nous ressentons
36:40d'ailleurs
36:41c'est pour ça que l'année dernière
36:42nous avons
36:42au niveau CGT
36:44sorti une tribune
36:45signée par notre secrétaire général
36:46qui reprécisait
36:47que lutter contre
36:48le dumping social
36:49ce n'est pas
36:50lutter contre l'immigration
36:52mais buter justement
36:53pour les droits
36:54pour l'égalité des droits
36:55et en effet
36:56c'est un sujet
36:57qu'il faut poser
36:58parce qu'aujourd'hui
36:59ce qui monte très fort
37:00c'est l'opposition
37:00la division
37:01et c'est l'opposition
37:03notamment entre
37:03travailleurs français
37:04et travailleurs immigrés
37:06travailleurs immigrés
37:07en situation irrégulière
37:09puisqu'en effet
37:10ce qui sous-tend
37:11c'est
37:12on va dire clairement
37:13cette stratégie politique
37:15qui est en oeuvre
37:16qui est
37:16on va dire
37:17une offensive libérale
37:19autoritaire
37:20très forte
37:20comme on le voit
37:21que nous subissons tous
37:24et parallèlement
37:26une précarisation
37:27de plus
37:27on va dire
37:28très forte
37:29du droit des étrangers
37:29on l'a connu
37:30à d'autres moments
37:31de l'histoire
37:31cette précarisation
37:33des droits des étrangers
37:35se trie
37:36entre les bons
37:37et les mauvais réfugiés
37:38on l'a connu
37:39juste avant la guerre
37:39de 1939
37:40et c'était
37:41les mêmes choses
37:42l'offensive libérale
37:43tout ça
37:44le bouquin récidive
37:45d'ailleurs
37:46l'explique très bien
37:47mais c'est très inquiétant
37:48parce qu'on revit
37:49ces mêmes mécanismes
37:50qu'on a pu connaître
37:52d'ailleurs
37:53notamment
37:53le massacre d'Aigues-Mortes
37:55et en effet
37:56au niveau de la CGT
37:57c'est évident
37:58que les luttes
37:59de travailleurs migrants
38:00qu'ils soient
38:01sans papier
38:02saisonniers agricoles
38:03qu'ils soient détachés
38:04c'est fondamental
38:05parce que c'est la question
38:07de notre responsabilité
38:09syndicale
38:09dans ces périodes
38:11il faut en effet
38:12renforcer la question
38:13de l'unité du salariat
38:15par rapport à ces offensives
38:17l'unité du salariat
38:18nos intérêts communs
38:19dans les entreprises
38:20nos intérêts communs
38:22parce qu'en effet
38:22des pans entiers
38:23de l'économie
38:24aujourd'hui en France
38:25dépendent
38:26des travailleurs migrants
38:27parce qu'en effet
38:28on leur racine souvent
38:29les métiers les plus pénibles
38:31les plus difficiles
38:32dans notre société
38:32que ce soit
38:33la restauration
38:34pas un seul restaurant
38:35en Ile-de-France
38:36n'est pas concerné
38:37par la question
38:38à la plonge
38:39comique cuisine
38:40que ce soit
38:41le tri des déchets
38:43puisqu'on parle d'écologie
38:44que ce soit
38:45le BTP
38:46mais que ce soit aussi
38:48l'imprimerie
38:48le routage
38:49tous les métiers
38:50les plus pénibles
38:51sont concernés
38:52c'est évident
38:52le nettoyage
38:53c'est assez massif aussi
38:54et en effet
38:55cette réalité sociale
38:57étonnamment
38:57quand on parle d'immigration
38:59quand on parle du débat
39:00sur l'immigration
39:01personne n'en parle
39:02personne ne parle
39:03que l'Etat
39:04aujourd'hui
39:05assigne
39:06discrimine
39:07une partie
39:07de ses travailleurs
39:08et qu'en effet
39:09aujourd'hui
39:10l'Etat
39:10organise
39:11d'une certaine manière
39:12l'inégalité des droits
39:14sur le marché du travail
39:15et donc
39:16forcément
39:17on en arrive
39:18à une opposition
39:18des travailleurs migrants
39:20donc nous
39:20nous avons une responsabilité
39:22syndicale
39:22mais elle n'est pas liée
39:24qu'à la CGT
39:24je rappelle que
39:25d'autres confédérations
39:26aussi doivent se mouiller
39:27sur ce sujet
39:28parce que c'est important
39:30c'est un enjeu fondamental
39:31dans notre société
39:32c'est un enjeu aussi
39:33social
39:35évident
39:35il faut recréer
39:36les passerelles
39:37et insister
39:38sur ce qui nie
39:39ce qui nous lie
39:40dans les entreprises
39:41et non pas
39:41ce qui nous oppose
39:42donc c'est on va dire
39:44le chemin
39:45qu'on doit avoir
39:46dans les prochaines semaines
39:47il y a un débat
39:49le débat
39:49se fera aussi
39:51dans les entreprises
39:51je l'affirme
39:53il n'y a pas de sujet
39:53là dessus
39:54il se fera aussi
39:55dans les entreprises
39:56il y aura des mobilisations
39:58je l'espère
39:59et je pense
40:00que c'est même sûr
40:01et nous comptons
40:02sur la solidarité
40:03de chacun
40:04parce que ces combats
40:05qui vont être menés
40:06justement
40:06c'est les combats
40:08de nous tous
40:08nous tous
40:09entre travailleurs
40:10nous tous
40:11contre la précarité
40:12des droits
40:12contre la précarisation
40:13de chacun
40:14je rappelle
40:15comme tu le disais
40:16qu'il y a eu
40:17beaucoup de victoires
40:18il y a des victoires
40:19en Ile-de-France
40:19mais il y en a aussi
40:20les choses bougent
40:21et cette question
40:22de la solidarité
40:23entre ouvriers
40:23et entre travailleurs
40:24elle nous
40:25on va dire
40:26qu'elle fait bouger
40:27les choses
40:27elle fait bouger
40:27des lignes
40:28dans le Lot
40:29récemment
40:30dans le Vaucluse
40:30il y a eu des régularisations
40:31de travailleurs agricoles
40:33dans le Cognac
40:35il y a eu des travailleurs
40:36dans les vignes
40:37il y a eu des articles
40:38dans l'UMA
40:39d'ailleurs
40:39qui étaient très bien faits
40:40qui ont expliqué
40:40cette bataille
40:41il y a des choses
40:42qui bougent
40:43en province
40:43et ça aussi
40:44c'est important
40:45voilà
40:48merci
40:49merci
40:50je me tourne
40:51vers
40:52Maro Colline
40:54de Refundation
40:55et en Italie
40:56je crois que l'Italie
40:58a beaucoup occupé
40:59l'actualité politique
41:00européenne
41:01non seulement cet été
41:02mais depuis une année
41:04avec ce
41:06gouvernement
41:06cette alliance
41:07entre le mouvement
41:085 étoiles
41:09et la ligue
41:10d'extrême droite
41:11de Matteo Salvini
41:14Refundation
41:15et vous êtes un peu
41:16en première ligne
41:18contre
41:20cette résurgence
41:21du fascisme
41:22en Italie
41:23on vous écoute
41:29merci pour l'invito
41:43merci pour l'invitation
41:56merci pour l'invitation
42:00dans ces questions
42:11comme vous le savez
42:13nous avons eu
42:14eu en Italie
42:1414 mois
42:15d'un gouvernement
42:16terrible
42:17un gouvernement
42:18guidé
42:19d'un gouvernement
42:21d'un gouvernement
42:22d'extrême droite
42:24la Lega
42:25de Matteo Salvini
42:26et pour l'invitation
42:28stelle
42:28stelle
42:29qui aujourd'hui
42:29se sont
42:30reciclées
42:31et le mouvement
42:325 étoiles
42:33qui aujourd'hui
42:34a changé
42:36d'avis
42:40est embarrassante
42:41c'est très gênant
42:46il problème
42:48je crois
42:48de
42:50comment
42:51contraster
42:53les destres
42:55le neofascisme
42:56et le neonazisme
42:57qui traversent
42:57non seulement l'Italie
42:58mais tous les pays
42:59d'Europa
43:00le problème
43:01de comment
43:01lutter
43:03contre le
43:04neofascisme
43:05en Italie
43:06et en Europe
43:06c'est
43:08celui de construire
43:09un projet
43:10commun
43:10c'est
43:14celui de construire
43:16un projet
43:17commun
43:17que malheureusement
43:19n'existe pas
43:19partout en Europe
43:20j'ai apprezzato
43:22l'intervento
43:23de la compagnie
43:24quand
43:25comme
43:26SST
43:27affronta
43:28les questions
43:29qui sont
43:30la base
43:31de la crise
43:32économique
43:32sociale
43:33et culturelle
43:34j'ai apprécié
43:36l'intervention
43:37de la
43:39dame
43:40qui
43:40qui a posé
43:42les questions
43:43principales
43:44contre
43:46la montée
43:48du fascisme
43:48en Europe
43:49comme
43:50fondation
43:50communiste
43:51vous savez
43:53nous sommes
43:53dans le
43:54groupe
43:54parlamentaire
43:55de la
43:56sinistra
43:57européenne
43:57et
43:58et
43:59d'années
43:59nous
43:59nous
43:59battons
44:00parce que
44:01en Europe
44:02en toute
44:03Europe
44:04se
44:05allarguent
44:06et
44:06crescent
44:06des formes
44:07de collaboration
44:08sur diverses terreses
44:10qui
44:10de la
44:12l'intervention
44:14en fait
44:16le parti
44:17communiste
44:18italien
44:18fait partie
44:19de la
44:20gauche
44:20européenne
44:21et
44:24ce
44:25c'est
44:26un
44:28des
44:29nos
44:29empegnes
44:30nous
44:31évidemment
44:31nous
44:31conscients
44:33que
44:34le
44:34des
44:35politiques
44:37neoliberistes
44:37le
44:38des
44:38politiques
44:39que
44:39le
44:39capital
44:40économique
44:41et
44:41financière
44:42a
44:42mettre
44:42en
44:43camp
44:43en
44:43ces
44:43années
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44:44nous
44:44nous
44:44nous
44:44sommes
44:46conscients
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44:47les
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44:48politiques
44:49neoliberales
44:50dans
44:50ces
44:50années
44:50nous
44:51aident
44:51pas
44:51mais
44:53se
44:53non
44:53partiamo
44:54da
44:56rivedere
44:56quei
44:57meccanismi
44:58che
44:59hanno
44:59portato
44:59la
45:00costruzione
45:00dell'Europa
45:01e
45:02che
45:02oggi
45:02però
45:02sono
45:03in
45:03gran
45:03parte
45:03disattesi
45:04mi
45:05riferisco
45:05in
45:05particolare
45:06alle
45:06questioni
45:07del
45:07lavoro
45:07alle
45:08questioni
45:08della
45:08sanità
45:09della
45:09parità
45:10come
45:10giustamente
45:11veniva
45:11detto
45:12parità
45:12di
45:12salario
45:13e
45:14di
45:14sicurezza
45:14e di
45:15garanzie
45:15per
45:15tutte
45:16le
45:16lavoratrici
45:17e
45:17lavoratori
45:17mais
45:18si
45:18on
45:19revoie
45:19le
45:19question
45:20qu'on
45:20a
45:21dit
45:22avant
45:22sur la
45:23santé
45:23sur la
45:26renouvellement
45:27de la
45:27société
45:27e
45:29questo
45:30è evidente
45:31che
45:31dopo
45:31produce
45:33un
45:33effetto
45:34che
45:35va a
45:35colpire
45:36i più
45:36poveri
45:36della
45:37catena
45:37della
45:37scala
45:38sociale
45:39che
45:40sono
45:40i
45:40nostri
45:40fratelli
45:41e le
45:42nostre
45:42sorelle
45:42migranti
45:43e
45:44sono
45:45anche
45:45quelli
45:45che
45:45magari
45:46vivono
45:47sui
45:47nostri
45:47territori
45:48ormai
45:48da
45:49tanti
45:49anni
45:50ma
45:50come
45:50in
45:51Italia
45:51ad
45:51esempio
45:52non
45:53essendo
45:53stata
45:54votata
45:55una
45:55legge
45:56e
45:57sa
45:57produi
45:58surtout
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45:59les
46:01migranti
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46:01les
46:02gens
46:02che
46:03habita
46:04depuis
46:04longtemps
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46:04Europa
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46:05même
46:05in
46:06Italie
46:06che
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46:07effetto
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46:08la
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46:10nati
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46:11paese
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46:12alcun
46:13diritto
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46:16n
46:17n
46:17n
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46:17n
46:17n
46:17n
46:17n
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46:18n
46:18n
46:18n
46:19n
46:19n
46:19n
46:20n
46:20e
46:21guardate
46:22bene
46:22la
46:23cosa
46:23che
46:24ci
46:24dispiace
46:25ma
46:25che
46:25ci
46:25pone
46:26delle
46:26questioni
46:26in
46:27termini
46:27politici
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46:28la
46:28scelta
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46:29non
46:29votare
46:30quella
46:30legge
46:30non
46:31è
46:31venuta
46:32da
46:32un
46:32governo
46:32di
46:32destra
46:33è
46:33venuta
46:34da
46:34un
46:34governo
46:34di
46:34centro
46:35sinistra
46:35dal
46:36governo
46:36del
46:37partito
46:37guidato
46:38dal
46:38partito
46:38democratico
46:39En fait, ce qui nous déplaît surtout c'est le fait que ce choix, ce n'était pas un choix
46:47du gouvernement de droite, mais surtout un choix du gouvernement de centre gauche en Italie, du Parti démocratique italien.
46:53Qui n'a même pas accepté de faire passer la loi qui est déjà dans la Constitution italienne, d'éliminer
47:19les nouvelles forces néo-fascistes.
47:23C'est-à-dire que dans la Constitution italienne, le fascisme est anticonstitutionnel.
47:30C'est ce que nous demandons, mais en particulier l'AMPI, l'Association nationale des partisans.
47:39C'est ce que nous demandons, le Parti communiste, mais surtout aussi le Parti des partisans en Italie, qui demandent
47:47de respecter la Constitution.
47:58C'est ce qu'on demande à nouveau, de faire respecter la Constitution au nouveau gouvernement, parce que ce serait
48:12honteux que ce ne soit pas fait.
48:14Donc, le problème n'est pas seulement de contraster les organisations, ce qui va faire, ce qu'il faut absolument
48:23faire, mais de construire,
48:26à l'intérieur de ce que j'ai dit avant, à travers les formes de la politique, les formes que
48:33nous sommes habitués à utiliser,
48:35une rete vraiment solidale entre les soggettes.
48:40Le problème n'est pas seulement de contraster les nouvelles forces néo-fascistes, mais aussi de créer une solidarité européenne
48:50pour régler ce type de problème, la montée du néo-fascisme.
48:54En particulier, et bien sûr, je me referisais aux organisations syndicales, parce que ce sont les premières qui doivent tutelar
49:05les droits des travailleurs et des travailleurs.
49:15En particulier, les syndicats qui doivent s'occuper surtout des droits des hommes, surtout la FIOM des mécaniciens.
49:52Et ça, ça doit se passer dans tous les...
49:55et dans tous les types de travail.
50:05Un travail européen.
50:07Et de créer un travail européen.
50:10Je m'inimiteux ici.
50:12Je crois que ce sera notre compilité comme Parti de la Riffondation Comuniste.
50:17Non sommes-nous entrés, pourtant, dans le Parlement européen,
50:22parce que les élections, comme dire, sont andées malheureusement,
50:26mais cela ne nous impedirà, et vous le garantissons,
50:29de être précis et présents dans toutes les luttes et tous les moments,
50:34qui sont les de masse, où nous pouvons nous confronter.
50:39Malheureusement, le Parti communiste n'est pas rentré dans le gouvernement,
50:44et voilà, dans les choix,
50:46mais on vous promet qu'on s'engage à être présents dans toutes les questions
50:51ou les questions desquelles on a parlé aujourd'hui.
50:59Sur lesquelles on a parlé aujourd'hui.
51:02Merci, merci beaucoup à vous pour la traduction.
51:08Merci, Mauro.
51:10Et nous devions conclure avec Gérard Noiriel,
51:14l'historien Gérard Noiriel.
51:15Il n'est pas là, par exemple.
51:17Écoutez, il a eu un contre-temps.
51:20Très rapidement, Gérard Noiriel, historien,
51:23qui a publié une histoire populaire de la France
51:26et qui vient de sortir un livre qui s'appelle
51:29Le Venin dans la plume,
51:31dans lequel il met en garde
51:33sur l'espace de plus en plus important
51:36qui est accordé par les médias dominants
51:39à ceux qui falsifient l'histoire
51:42à une histoire racontée par les dominants.
51:45Gérard Noiriel, qui s'inspire fortement de Howard Zinn,
51:49l'américain qui a dit
51:50« Tant que les lapins n'auront pas d'historien,
51:54l'histoire sera racontée par les chasseurs ».
51:57Donc, on va résumer un peu
51:59ce qu'on aurait souhaité qu'il soit là.
52:02Il devait intervenir sur la fonction civique
52:05de l'histoire des historiens et des intellectuels
52:08et par là même l'importance
52:11de l'information, la bataille de l'information
52:14et l'importance d'avoir des médias indépendants.
52:17Et c'est pour ça que vous êtes là,
52:20c'est pour ça que nous sommes là avec cette fête,
52:22la fête de l'humanité, notre journal,
52:25un journal utile en ce sens,
52:28un journal qui apporte sa part
52:30dans le combat contre l'extrême droite
52:33et qui va le faire encore plus fortement
52:37dans les jours et les semaines
52:39et les mois à venir
52:40pour accompagner les luttes,
52:41les luttes à venir.
52:43Et voilà, donc je vous appelle
52:46pour ceux qui ne sont pas abonnés
52:48à faire abonner vos amis,
52:51à vous abonner à notre journal,
52:53à le lire, à le faire lire.
52:55Voilà, merci.
52:56Merci beaucoup à tous, à toutes.
52:58Merci à vous.
53:00Et place au débat sur la débat.
53:04C'est ça.
53:06Donc, pour ceux qui veulent rester,
53:11le débat qui suit, donc,
53:13c'est consacré à la privatisation
53:17et à la campagne, donc,
53:19contre la privatisation d'aéroports de Paris.
53:21Voilà.
53:21Un grand moment de la fête.
53:23Merci à tous.
53:27Merci à tous.
53:37Merci à tous.
54:14On veut qu'il y ait un débat
54:15sur le service public aéroportif.
54:19L'aéroport de Paris, c'est un bien commun
54:20qui appartient à tous les Français,
54:22qui a été construit après 1946.
54:24Il a fallu bâtir nos aéroports
54:26pour que la France garde sa souveraineté
54:28au niveau international,
54:28mais aussi qu'elle puisse avoir des échanges
54:31à la fois commerciaux et touristiques.
54:33Il faut oublier que la France,
54:33c'est le premier pays touristique du monde.
54:35Et c'est pour ça que cette entreprise,
54:36elle est unique, j'allais dire,
54:37en France, mais dans le monde, pratiquement.
54:39On est à la fois concepteur, bâtisseur,
54:41mainteneur, exploiteur d'aéroports.
54:42Et donc, le premier enjeu,
54:43il est de préserver ce bien commun
54:45et, j'allais dire, les compétences
54:46de cette entreprise,
54:48qui sont alliées à la fois de son histoire,
54:50mais surtout de son personnel,
54:51qui maîtrisent l'ensemble
54:52des activités que je viens de citer.
55:11ADP, qui est la première société aéroportuaire du monde,
55:14un aéroport qui marche très bien,
55:16qui rapporte des dividendes à l'État,
55:18substantiels chaque année.
55:19Donc, ce que veut faire Macron,
55:20c'est privatiser pour des rentrées budgétaires
55:23à très court terme,
55:24mais du coup, se priver sur toutes les années suivantes
55:26d'entrées budgétaires sûres.
55:31Sachant que, par ailleurs,
55:32les modalités de la concession
55:34sont absolument ahurissantes pour l'instant,
55:36puisqu'on parle d'une concession de 70 ans,
55:38c'est du jamais vu,
55:39qu'il faudra que l'État rachète
55:41au bout de 70 ans les actifs,
55:43c'est hallucinant,
55:43d'ailleurs, il ne le fera certainement pas,
55:44tellement ce sera cher.
55:46Bref, tout un tas de choses
55:48qui nous font penser
55:48que c'est en plus un capitalisme de connivence.
55:59Le risque, évidemment,
56:00c'est une augmentation des tarifs.
56:05On nous explique que la concurrence
56:07permet la baisse des prix.
56:09En réalité, c'est une escroquerie,
56:10puisque la concurrence
56:12ne peut permettre une baisse des tarifs
56:13que si vous êtes effectivement
56:14sur un marché qui est concurrentiel,
56:16ce qui n'est pas le cas des privatisations,
56:18de monopole public,
56:19où vous êtes en situation de monopole naturel.
56:21On a évidemment un exemple marquant,
56:23où tout le monde a compris
56:24qu'on a privatisé les autoroutes
56:26et que les tarifs ont augmenté
56:29et qu'on a perdu là
56:30une manne financière considérable
56:32qui générait des ressources
56:34qui auraient pu profiter à la collectivité.
56:36La privatisation des autoroutes
56:37a été un scandale majeur
56:40contre l'intérêt général.
56:41Et donc, c'est exactement ce qui va se produire
56:43avec les aéroports de Paris.
56:54Pour faire face aux dérèglements climatiques,
56:57on a besoin de réguler le trafic aérien.
57:02Si on laisse l'exploitation de l'aéroport de Paris
57:04entre les mains d'entreprises privées,
57:06on va perdre une énorme marge de manœuvre
57:09parce que les objectifs des entreprises
57:11et des actionnaires,
57:12ce ne sont pas des objectifs
57:13de justice climatique et sociale.
57:15Ce sont des objectifs de remplir les avions
57:17qui est de plus en plus de personnes
57:18qui prennent l'avion
57:19au mépris du bien-être de la population,
57:22de la santé environnementale
57:23et de la lutte pour le climat.
57:34Depuis 1986,
57:36il y a eu 1500 privatisations
57:37totales ou partielles.
57:39Et jamais on n'a demandé
57:40l'avis au peuple français.
57:44Là, vous avez une occasion unique
57:46avec le référendum.
57:49248 parlementaires de tous les groupes politiques
57:51sauf ceux d'En Marche
57:52ont dit stop, ça suffit,
57:54demandons la parole au peuple français.
57:56Il nous faut recueillir 4 700 000 signatures.
57:59Donc prenez la parole, signez.
58:00Le RIP, c'est inédit.
58:02Donc allez voter sur Internet
58:03si vous y arrivez,
58:04sinon dans votre mairie.
58:06Parlez-en à tous les gens autour de vous.
58:08On veut que ce débat soit engagé.
58:09Donc c'est ça qui est posé aux citoyens,
58:11comme vous pouvez le voir derrière moi.
58:12Ça va emplancher une prise de conscience
58:14sur l'intérêt des services publics
58:16et des biens communs.
58:17Même les personnes qui aujourd'hui
58:18peut-être sont pour la privatisation
58:20devraient également signer
58:22le référendum
58:23parce que finalement ça permet
58:24d'avoir un débat démocratique.
58:26Et ensuite, vous pourrez vous exprimer
58:28oui ou non,
58:29on continue le bradage
58:30de notre patrimoine public.