- il y a 12 heures
À travers tout le pays, la mobilisation en cours contre le projet de loi "sécurité globale" a convergé samedi avec celle prévue contre la précarité. La manifestation parisienne qui est partie de la porte des Lilas en début d'après-midi, avait pour objectif de rejoindre la place de la République mais très vite, les forces de l'ordre sont entrés en contact avec les manifestants, avec pour objectif de perturber le défilé parisien à de multiples reprises. L'Humanité a malgré tout réussi à rejoindre les responsables de la coordination StopLoiGlobale en tête de manifestation.
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00:01Voilà, nous sommes compressés.
00:08Emmanuel Vire, bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Vous êtes représentant pour le SNJ CGT.
00:13Nous sommes dans la manifestation.
00:15Alors c'est compliqué, on le voit.
00:16Il y a beaucoup de gaz lacrymo qui nous parviennent jusque-là.
00:20Mais malgré tout, la manifestation veut continuer à avancer.
00:24Qu'est-ce qu'elle veut dire, cette manifestation, aujourd'hui ?
00:26Pourquoi cette nouvelle marche des libertés ?
00:29Déjà, juste un mot sur ce qui se passe.
00:31C'est quand même une fois de plus, on a vu la stratégie de l'attention du préfet Lallemand se
00:35mettre en place
00:36avec des forces de l'ordre qui nous ont suivis sur les côtés, qui n'ont pas arrêté de provoquer.
00:40Pour atteindre la manifestation, pour l'ensemble des citoyens, ça a été très compliqué.
00:44Il y a des fouilles des sacs permanentes, voire des fouilles au faciès.
00:48J'ai pu le constater dans le métro et sur le tramway.
00:53C'était que les gens de couleur qui étaient contrôlés, etc.
00:55C'est inacceptable.
00:56Et c'est une des raisons, bien sûr, pour lesquelles on est ici.
00:59Et on a vu qu'hier, le président Macron a été obligé de monter au front en donnant une interview
01:05à Brut.
01:05Pour nous, quel symbole de voir le président de la République interviewé par le journaliste
01:10qui se fait embêter, entraver chaque semaine par les forces de l'ordre.
01:14Il s'agit bien sûr de Rémi Buzine.
01:16Donc ça, c'est ce que je voulais d'abord vous dire.
01:18Et évidemment, aujourd'hui, c'est très important parce que c'est la convergence avec les privés d'emploi et
01:23tous les citoyens victimes de précarité.
01:26Et ce qui est le lien pour nous, journalistes, il est très vite fait parce que l'année dernière, à
01:31cette même date,
01:32nous avions organisé une marche des précaires journalistes.
01:35Et cette loi PPL, ce nouveau schéma de maintien de l'ordre, qui il touche en premier,
01:41c'est les jeunes journalistes, les jeunes reporters, les street reporters qui sont précaires,
01:46qui n'ont souvent pas de contrat en CDI, etc.
01:49Et c'est eux qui ne pourront plus couvrir les manifestations.
01:52Donc le lien pour nous, évidemment, il est déjà là.
01:55Et évidemment, après, c'est défendre toutes nos libertés, qu'elles soient démocratiques, sociales.
02:00Et voilà.
02:01Et on voit aussi, ce qui fait plaisir, c'est qu'il y a encore énormément de monde partout en
02:06France,
02:06avec plus de 90 rassemblements et manifestations.
02:10Alors, vous avez évoqué la longue interview du président de la République hier, plus de deux heures sur Brut.
02:17Est-ce que vous l'avez regardée ?
02:18Bien sûr.
02:18Surtout que les syndicats de journalistes ont été reçus le matin même par Mme Bachelot,
02:24donc ministre de la Culture.
02:26Les syndicats de journalistes étaient là au nom de la coordination,
02:30en demandant le retrait des articles 21, 22, 24 et du SNMO.
02:35Évidemment, Mme Bachelot ne nous a pas parlé de l'interview du président de la République de l'après-midi,
02:39ce qu'il en a annoncé.
02:40Donc, est-ce qu'un jour, le président Macron va prendre conscience de la situation en France
02:48et de l'image de la France profondément dégradée à l'étranger ?
02:52Et hier, quand on lui a posé la question, il a balayé ça d'un revers de main.
02:55Je crois que le président ne se rend vraiment pas compte de la situation.
02:58À part ça, rien de nouveau pour nous.
03:00Il a dit qu'il allait créer quoi ?
03:01Comme un numéro vert, une plateforme ?
03:04Qu'est-ce qu'il a fait ?
03:05Sur la proposition de loi, il sait très bien que maintenant,
03:07c'est le Sénat qui va l'examiner.
03:09Donc, de toute façon, il n'a plus la main dessus.
03:11Et sur le schéma de maintien de l'ordre, il a parlé d'une concertation
03:15dont Mme Bachelot ne nous a même pas parlé le matin.
03:17Donc, pour nous, il n'y a qu'une seule solution, c'est poursuivre la mobilisation.
03:21Et alors, cette interview répondait à un besoin de communication, en fait.
03:25C'est comme ça que vous l'analysez, parce que les annonces ne sont pas terribles.
03:30Exactement.
03:30Alors, c'est, je vous le dis, le symbole de voir le président devant Rémi Buzine.
03:34On sait bien que le président essaie de récupérer la jeunesse.
03:37Tout ça, mais dans les faits, il est toujours prisonnier du en même temps.
03:41C'est-à-dire, on ne peut pas vouloir récupérer la jeunesse,
03:45utiliser enfin le terme violence policière,
03:47mais en même temps vouloir toujours récupérer l'électorat de droite
03:51et garder M. Darmanin au ministère de l'Intérieur
03:54et M. Lallemand comme préfet de police de Paris.
03:57Merci beaucoup.
03:58Merci à vous et bonne manif.
04:00Merci, vous aussi.
04:03On va essayer d'arriver à République, mais je crois que ça va être compliqué
04:06parce qu'on m'a déjà dit que la place de la République était complètement nassée.
04:09Donc, je ne suis pas sûr que les forces de l'ordre veuillent qu'on aille jusqu'à République.
04:13Quel symbole pour cette marche des solidarités, des libertés, cette marche des libertés ?
04:18Alors, Aurélie Trouvé, bonjour.
04:20Ça fait maintenant plusieurs fois qu'on descend dans la rue.
04:23Quel est l'enjeu aujourd'hui de cette marche ?
04:26L'enjeu, c'est d'abord d'ancrer ce mouvement dans la durée et dans le territoire.
04:30Parce que ce qu'il faut retenir, surtout aujourd'hui, c'est qu'il y a une centaine de rassemblements
04:33dans une centaine de villes, comme samedi dernier.
04:36Et donc, c'est un mouvement qui va durer parce que nous refusons cette loi
04:40et elle va passer au Sénat au début 2021.
04:44Donc, maintenant, il faut qu'on devienne... que ça irrigue tout le territoire.
04:49Et je crois qu'aujourd'hui, nous avons fait la démonstration que c'est le cas.
04:53Alors, je ne peux absolument pas vous dire combien on est.
04:55Ce qui est clair, c'est que vous le voyez comme moi, il y a beaucoup, beaucoup de monde.
04:57Nous sommes plusieurs milliers devant la banderole et sans doute, je l'espère en tout cas,
05:02plusieurs dizaines de milliers derrière la banderole.
05:04C'est sans doute le cas.
05:05Ça veut dire qu'on a réussi notre pari pour le troisième samedi,
05:09enfin le deuxième samedi, pardon, non, le troisième samedi, pardon, à la suite,
05:14de réitérer ça et d'avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde à la rue.
05:17Et surtout, c'est cet arc de force extrêmement large de cette coordination,
05:22de cette mobilisation, comme vous le voyez aujourd'hui.
05:24Il y a des organisations professionnelles de journalistes, de réalisateurs.
05:28Il y a les syndicats qui sont là.
05:30Il y a des associations de défense des droits humains ou comme Attaque.
05:33Pourquoi ? Parce que, Attaque, nous, on a des militants qui en prennent plein la tête.
05:37Et de plus en plus dans les manifestations, on nous retire ce droit de manifester.
05:40Et de plus en plus, et nous, nous venons de dire aussi que, voilà,
05:44nous voulons réclamer ce droit de manifester.
05:46Et ces violences, et pourquoi il y a cette convergence aujourd'hui
05:49avec les mouvements de quartier populaire, les collectifs de victimes et les chômeurs,
05:54parce que ce sont en particulier certaines populations
05:56qui, depuis des dizaines d'années, en fait, se prennent ces violences policières.
06:00Donc aujourd'hui, nous sommes autour de ces libertés publiques,
06:03tous ensemble, dans une coalition qui est vraiment inédite.
06:06Moi, ça fait 15 ans que je milite en responsabilité à Attaque.
06:10Je n'ai jamais vu un tel arc de force dans une mobilisation comme celle-ci.
06:14Et alors, le pouvoir évoque l'article 24 et parle de remanier l'article 24.
06:18Mais le problème de la loi, ce n'est pas que l'article 24.
06:21Voilà. Il y a les articles 21-22, par exemple,
06:24qui instaurent des outils de surveillance de masse,
06:27la possibilité de filmer avec des drones et donc de ficher tous les manifestants.
06:33Évidemment, ça va décourager les manifestants.
06:37J'espère que non, mais en tout cas, ça risque de les décourager.
06:40Et donc, nous avons aujourd'hui, nous ne lâchons rien
06:47parce qu'en fait, il n'y a pas ce que nous demandons,
06:49c'est-à-dire le retrait réel des articles 21-22-24 et du SNMO.
06:53Et par ailleurs, nous avons aussi la crainte
06:55que dans le cadre de la loi dite sur les principes républicains,
07:00il y ait réintroduction de cet article 24 par le biais de l'article 25 et même en pire.
07:03Bon, c'est extraordinaire que vous arriviez encore à parler,
07:07malgré les lacrymos et la situation qui est très tendue.
07:10Quel symbole, quand même, cette marche des libertés
07:13qui est entravée quasiment depuis son départ,
07:15depuis la porte des Lilas, qui n'arrive pas à avancer
07:18et qui subit des gaz lacrymogènes et des attaques devant.
07:26Bon, on espère que ça va un petit peu se détendre.
07:30En fait, après, je ne sais pas exactement ce qui se passe.
07:34Ce qui est sûr, c'est que nous, on est venus manifester pacifiquement.
07:37On a tout fait pour que tout se passe pacifiquement.
07:40Ce qui est certain aussi, c'est que la semaine dernière,
07:43il y a eu des violences policières inacceptables.
07:45Il y a eu aussi des violences que nous avons énoncées par ailleurs,
07:48pas seulement policières, il est clair.
07:50Mais ce qui est sûr, c'est que la façon de faire de la police,
07:54des forces de l'ordre, ne fait qu'attiser la violence de partout.
07:57Ça, c'est ce que nous disons.
07:58Nous disons que nous sommes là pour manifester pacifiquement
08:00et que nous voulons une police qui permette d'apaiser les choses
08:03et pas de les empirer.
08:05Merci beaucoup.
08:06Bon, on va essayer de continuer ce live.
08:09Vous vous voyez dans des conditions difficiles.
08:11Bonne manif, Aurélie.
08:12Merci à vous.
08:14Bonjour.
08:16Quel accoutrement.
08:18Oui, écoutez, il y a du...
08:20Il y a eu des lacrymogènes qui ont été lancées.
08:25Voilà, donc nous, on avance, le cortège avance de toute façon.
08:29Pas à pas, le cortège avance tout doucement
08:31depuis son départ de Porte des Lilas.
08:33C'est incroyable pour une marche des libertés,
08:36d'être à ce point contraint dans son droit de manifester.
08:41Là, à nouveau, on voit que ça fait.
08:43Elle est coupée, donc après, voilà.
08:45Il y a aussi des ordres qui ont été faits par le préfet d'Allemands.
08:49dont on subit, voilà les conséquences.
08:52Et là, à nouveau, les lacrymogènes.
08:54On voit, on prend à nouveau des lacrymogènes.
08:58Très compliqué de manifester, de travailler dans ces conditions.
09:03On a les yeux, évidemment, arrachés de douleur.
09:10Et la gorge.
09:12Certains connaissent cette petite sensation
09:16Liberté ! Liberté !
09:18Liberté ! Liberté ! Liberté !
09:21Liberté ! Liberté !
09:22L'enjeu est bien celui-ci, aujourd'hui.
09:25La marche des libertés.
09:27Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté !
09:36Ça commence à devenir dangereux, la France.
09:39On est à Milo.
09:41Ariel Alémy ?
09:42Ariel, oui, bonjour.
09:45Ligue des droits de l'homme.
09:47Ligue des droits de l'homme, tout à fait.
09:48Vous manifestez aujourd'hui,
09:50et je vous ai vu plusieurs fois,
09:51scandé Liberté ! Liberté !
09:52Au moment les plus critiques,
09:54avec cette manifestation qui a beaucoup de mal à avancer
09:58depuis son départ de la porte des Lilas,
10:01elle avance pas à pas.
10:03Il y a un enjeu énorme, aujourd'hui,
10:05à poursuivre cette manif, malgré tout.
10:07Il y a un enjeu de basculement
10:08d'un état de droit vers un état de police.
10:11Malgré les paroles qui semblaient être apaisantes
10:14d'Emmanuel Macron,
10:15on voit que derrière, le préfet Lallemand
10:16cherche la confrontation
10:18et s'attaque directement à un cortège pacifique
10:20avec une manifestation déclarée.
10:22Oui, c'est dangereux, aujourd'hui.
10:24On voit des projectiles, des fonctionnaires de police
10:26qui nous arrivent directement dessus.
10:27Ils arrivent devant, ils arrivent derrière.
10:29Je pense qu'il y a une volonté de violence manifeste.
10:32On songe à des moments de manifestation
10:35qui ont conduit à des violences extrêmes
10:36dans l'histoire de France.
10:37Et je crois que c'est à ça qu'on assiste aujourd'hui.
10:40Ils ne supportent pas la victoire symbolique et politique
10:42qu'on a obtenue sur la loi sécurité globale.
10:45Ils ne supportent pas de ne plus avoir le pouvoir
10:47et ce renversement qu'on est en train de faire.
10:51Mais on va continuer.
10:53On créera liberté.
10:54Liberté parce que c'est de ça dont il s'agit en France aujourd'hui.
10:57C'est la liberté qui est en danger.
10:59Regardez, ça devient vraiment dangereux.
11:01Mais on continuera à défendre nos libertés.
11:05Merci beaucoup.
11:06Emmanuel Poupard, vous avez été coupé par les lacrymogènes.
11:10L'enjeu pour vous est le même aujourd'hui.
11:13La liberté de pouvoir s'exprimer, de pouvoir manifester.
11:16Oui, il y a une entrave à la liberté d'après,
11:20c'est la liberté d'expression.
11:21Mais globalement, il y a une entrave
11:22toute aux libertés fondamentales au sens large.
11:25Donc oui, on est là pour exprimer à la fois notre ras-le-bol
11:30contre cette loi sécurité globale.
11:32L'urgence, elle n'est pas là.
11:34L'urgence, elle est la gestion de l'après-Covid
11:37et une proposition de loi qui est analysée
11:40quand même par les députés en plein confinement
11:43alors que les gens sont en confinement,
11:45alors qu'il y a une gestion économique et sociale derrière à gérer.
11:49On trouve qu'il y a quand même quelque chose qui ne va pas.
11:51Ça veut dire que nos députés et nos gouvernants
11:54sont complètement déconnectés.
11:58Merci, on le voit.
11:59On est quadrillés de très très près par les forces de l'ordre.
12:02Ils sont quasiment au contact le long de la manifestation.
12:07On reçoit régulièrement des lacrymaux
12:09depuis une bonne demi-heure.
12:11Une grosse tension.
12:14Ce n'est pas du tout la même gestion que la semaine dernière.
12:16La semaine dernière, il y a eu des heurts, certes,
12:18mais les policiers n'étaient pas au contact comme ça
12:21des manifestants tout au long du cortège.
12:23Non, la semaine dernière, c'était en effet différent.
12:25Mais là, on assiste aux ordres du préfet Lallemand
12:27qui a ordonné, finalement, d'essayer de faire exploser la manifestation.
12:33Et là, on a l'illustration que les violences,
12:37aussi la violence du gouvernement et les violences
12:39de les préfectures de police de Paris
12:41n'arrangent rien non plus sur un cortège qui pacifie.
12:45La semaine dernière, la manifestation,
12:47on a annoncé 500 000 personnes dans toute la France.
12:50Ça donne de la force.
12:53Et quelle nouvelle situation ça crée,
12:56ce raz-de-marée pour les libertés à Réalimé ?
12:58Ça montre qu'autour des libertés publiques,
13:02il peut y avoir un grand rassemblement
13:04des démocrates, des républicains,
13:05du peuple de gauche de manière générale.
13:07Et qu'il faut cesser les courses à l'échalote politique.
13:10Il faut descendre dans la rue et il faut se battre
13:12pour des grandes causes, des grandes idées
13:15qui sont aujourd'hui attaquées par le gouvernement,
13:18par la préfecture de police.
13:19On parle bien évidemment de l'interdiction
13:21de diffuser les images.
13:22On parle des drones de surveillance généralisée.
13:26On ne veut pas de cette société.
13:27Et on va le montrer.
13:28Et on sera dans la rue le plus longtemps possible
13:31jusqu'à ce que ces lois liberticides soient retirées.
13:34Merci beaucoup.
13:35On le voit aujourd'hui, il y a un enjeu très fort
13:37à poursuivre cette manifestation.
13:39Malgré les pressions, malgré les violences
13:43et les gaz lacrymo.
13:45Et ça pète de plus en plus proche de nous.
13:49Mais le cortège avance.
13:50Le cortège avance pas à pas.
13:55Arrache chaque pas.
13:58Et c'est en direction de République.
14:00On dit que la place de la République
14:01est nassée par la police.
14:04Malgré tout, les manifestants ont décidé de la rejoindre.
14:13Quel symbole tout de même le lendemain
14:15de l'intervention d'Emmanuel Macron
14:17pendant deux heures.
14:19Le cœur sur la main.
14:21Et aujourd'hui,
14:24aujourd'hui, voilà,
14:25une manifestation,
14:26une marche des libertés,
14:28attaquée,
14:30contrainte d'avancer pas à pas.
14:32Le corps,
14:34c'est parti.
14:37Le corps,
14:45Le corps,
14:52pour ce que vous voulez,
14:56c'est parti.
14:56Le corps,
14:57c'est parti.
14:58c'est parti.
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