00:00On est 130 personnes qui travaillent dans la société,
00:03qui n'est pas content du tout par la condition de travail.
00:06Il y a déjà mille et quelques heures supplémentaires non majorées qui sont faites, qui ne sont pas payées.
00:11Quelques-unes qui travaillent sans contrat.
00:13Le respect professionnel qu'on n'a pas.
00:28Normalement, les horaires, c'est 6h-13h.
00:30Ces horaires-là, ils veulent couper 6h du matin, 9h.
00:35On part n'importe où.
00:37Et on revient le soir faire de 17h à 20h30.
00:42Donc c'est ça, couper le contrat en deux.
00:44C'est ça qu'on demande aussi, qu'il ne soit pas coupé, qu'il ne soit pas coupé.
00:47On veut qu'Aquanciel, il s'aide à nos revendications pour continuer à avoir un travail.
00:55Parce qu'on vient travailler avec les boulots au ventre, des anciens prestataires, on va dire comme ça.
00:59Ce n'était pas le cas.
01:00On a le gros soutien du syndicat d'ici de la fac.
01:04C'est avec eux qu'on a commencé, c'est avec eux qu'on va jusqu'au bout.
01:07Parce que c'est eux qu'ils ont soutenu depuis le début.
01:16Les 130 salariés d'Arc-en-Ciel qui sont en grève, donc c'est l'effectif total de l'équipe
01:23de nettoyage Arc-en-Ciel sur ce site,
01:27sont en grève parce qu'il y a eu un transfert de contrat puisqu'il y a une nouvelle société
01:34qui est arrivée, donc Arc-en-Ciel.
01:36Et là, des méthodes managériales ont changé.
01:38Et ces méthodes ont été faites avec beaucoup de brutalité.
01:43Il y a des changements d'affectation sur le site, mais avec une surcharge de travail au passage.
01:50Il y a aussi une diminution des effectifs puisqu'il y a eu 30 contrats à durée déterminée qui n
01:58'ont pas été renouvelés.
01:59Ce qui a créé une deuxième surcharge de travail pour certaines équipes.
02:02Une salariée qui a été obligée de faire 160 toilettes par jour pendant le mois d'août.
02:10Et se mobilise avec les travailleurs, avec les grévistes et qu'on soit pro commun, unis ensemble dans cette lutte.
02:16Merci beaucoup.
02:18Cette grève-là, en fait, elle fait écho à des enjeux tellement plus majeurs que se positionner sur ça, c
02:23'est se positionner aussi sur tout un tas de choses.
02:25C'est se positionner publiquement contre une entreprise privée qui n'est pas une petite entreprise, mais qui regroupe quand
02:32même des milieux de travailleurs.
02:33Et du coup, c'est un choix que pour l'instant, l'université n'a pas encore pris.
02:38Si aujourd'hui, Sorbonne Université est connue et a cette réputation, et si aujourd'hui, on a des campus vivables
02:44et sains pour le corps enseignant et pour les étudiants,
02:47c'est grâce à ces membres invisibles qu'on a tendance à oublier, mais qui donnent toute leur âme pour
02:54l'entretien de ces campus-là.
02:56Donc oui, je pense que l'université doit se positionner pour eux.
02:59Parce que la base de nos souffrances, c'est l'exploitation, c'est le racisme, c'est l'esclavage qu
03:06'on nous fait.
03:06La sous-traitance exploite tellement les femmes et les travailleurs, surtout issus de l'immigration,
03:12et qu'on n'arrive pas du tout à s'en sortir et à pouvoir éduquer nos enfants.
03:16Donc quand nous, on a gagné notre grève et qu'on attend les autres sont en conflit, c'est mieux
03:22de venir les soutenir et de leur dire de continuer,
03:26les encourager surtout de ne pas baisser les bras, de continuer jusqu'à ce qu'elles puissent obtenir leur victoire.
03:33Bientôt c'est l'hiver, on va à l'automne, ça ne sera pas facile.
03:36Ils vont jouer avec pour dire qu'il va faire froid et peut-être qu'ils vont baisser les bras.
03:41Mais il faut que je leur dise de ne pas baisser les bras, parce que le froid, ça ne tue
03:45pas, puisqu'on ne dort pas dehors.
03:47Mais pour la lutte, c'est-à-dire quand tu luttes, quand tu veux quelque chose, tu ne réfléchis plus.
03:53Voilà, tu ne réfléchis plus.
03:54Tout ce que tu as à réfléchir, c'est de gagner une bonne condition de travail.
03:58Ça suffit ! Ça suffit ! Ça suffit !
04:02Voilà, donc je vais finir par là.
04:04Merci beaucoup et puis ça me fait plaisir de vous soutenir.
04:07Merci.
04:09Merci.