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  • il y a 3 minutes
Lucas Chedeville est responsable des réseaux sociaux du média indépendant @streetpress. Déménagement éclair de la Gaieté Lyrique, harcèlement constant de la part de l'extrême droite, moyens très limités… Il nous raconte les nouvelles (et anciennes) contraintes auxquelles sa rédaction fait face.

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Transcription
00:00Salut Lucas, tu es responsable des réseaux sociaux chez Street Press, on peut dire ça comme ça ?
00:06Oui, c'est ça, journaliste responsable des réseaux sociaux.
00:08Et aujourd'hui tu es là pour nous parler de ce que vous traversez en ce moment.
00:12Vous devez déménager dans l'urgence en fait ?
00:14On a déménagé dans l'urgence il y a un peu moins de 15 jours.
00:19Je vais refaire un peu le truc.
00:20Oui, je veux bien que tu fasses un petit point.
00:22Nous à Street Press, on a été installés depuis un peu plus d'un an à la gaieté lyrique,
00:27qui est un bâtiment co-géré par la mairie de Paris dans le centre de Paris.
00:32En fait on avait des locaux là-bas, des bureaux, plutôt trois bureaux depuis décembre dernier,
00:38fin décembre 2023 du coup.
00:41Et tout se passait bien à peu près.
00:43Et ce qui s'est passé en décembre, je n'ai plus la date précise en tête,
00:47mais mi-décembre 2024 du coup, il y a 250 jeunes du collectif des jeunes de Belleville
00:52qui ont investi le bâtiment.
00:54Qui était auparavant la maison des métallos.
00:55Oui, c'est à peu près les mêmes, je ne sais pas si les mêmes gens précisément,
00:59mais en tout cas c'est le même collectif qui chapeaute un peu tout ça.
01:03La maison des métallos c'est un peu plus vieux, je crois encore,
01:05ça devait être l'été d'avant, je ne sais plus précisément.
01:08Je sais qu'on est allé y faire un reportage et il faisait chaud.
01:11Je me souviens qu'il y avait du soleil, il faisait chaud.
01:13Donc ce n'était pas en décembre forcément.
01:16Donc là, qui investissent le bâtiment.
01:18En fait la gaieté lyrique, tu as un rez-de-chaussée et un premier étage
01:23et un deuxième étage, il y avait des salles de concert, des espaces d'exposition,
01:27des espaces de co-working aussi pour des gens, en fait c'est ouvert tout le temps,
01:30pour des gens qui veulent venir bosser, qui veulent venir se poser là-bas.
01:33Et du coup ils ont investi ces deux étages-là,
01:36donc le rez-de-chaussée et le premier étage,
01:38en demandant, en disant on arrive, on occupe les lieux,
01:41nous on veut un relogement,
01:43en fait c'est des jeunes pour la plupart qui sont en recours de minorité,
01:46donc qui n'ont pas été reconnus comme mineurs par l'État,
01:50qui ont fait un recours,
01:51il faut savoir qu'au terme du recours, il y en a 50% qui sont finalement reconnus par l
01:54'État,
01:55mais en fait le temps du recours,
01:57ces jeunes-là, ils sont abandonnés, entre guillemets,
01:59parce qu'ils n'ont ni l'encadrement dédié pour les mineurs reconnus,
02:03mais ils ne peuvent pas taffer,
02:05ils ne sont pas expulsables non plus,
02:06donc en fait ils sont vraiment libres eux-mêmes.
02:07Tout à fait, ils sont là bloqués quand même à rien faire,
02:11et du coup ils ont investi le bâtiment en disant
02:12on veut une solution de relogement,
02:14il fait moins 5 dehors,
02:15c'était vraiment le début de l'hiver,
02:17et voilà.
02:20La direction de la gaieté lyrique immédiatement dit,
02:23c'est une occupation subie dans le sens où c'était pas négocié en amont,
02:26il n'y a pas eu de discussion avec le collectif et tout,
02:28mais nous, la préfecture leur dit,
02:30si vous voulez on expulse immédiatement,
02:32eux ils font nos valeurs, c'est pas ça,
02:34on est la gaieté lyrique,
02:35en gros c'est un consortium de plusieurs organisations de gauche,
02:38nos valeurs c'est pas de foutre à la rue 250 personnes
02:41en plein hiver immédiatement,
02:44donc pour l'instant on assure la sécurité du lieu,
02:46on les laisse là,
02:47on assure la sécurité du lieu et tout,
02:49mais à terme il faut une solution politique
02:50qui vient de l'état ou qui vient de la mairie ou de la préfecture,
02:53mais c'est pas leur taf globalement de faire ça.
02:57La situation s'enlise pendant plusieurs semaines,
03:01concrètement parce que la préfecture en a rien à foutre,
03:03il n'y a pas de solution qui est proposée,
03:06la mairie non plus ne propose pas de relogement,
03:08ce qui a déjà été fait précédemment,
03:11je crois que justement la maison des métallos,
03:12il y a eu un relogement derrière.
03:13C'est ma question,
03:13certes la préfecture ne donne pas suite,
03:17mais par contre la mairie pourrait peut-être faire quelque chose.
03:19Parce qu'en plus, du coup,
03:20la gaieté lyrique,
03:21c'est géré par un consortium d'entreprises,
03:24mais les murs appartiennent à la mairie de Paris,
03:26donc en fait la gaieté lyrique est en mode,
03:27c'est un peu aussi votre problème de gérer ça,
03:31la situation s'enlise pendant deux mois jusqu'à mi-février.
03:37Et par en ce temps-là, vous êtes toujours dans les bureaux ?
03:39Oui, parce qu'en fait nous, concrètement,
03:41le rez-de-chaussée, le premier étage était occupé,
03:44investi par ces jeunes-là,
03:45et en fait au-dessus, il y a trois étages,
03:48donc un étage avec les techniciens
03:50et des bureaux de coworking où nous on était,
03:52avec d'autres entreprises aussi qui se sont installées là-bas.
03:54Et en fait, nous, entre guillemets,
03:57mis à part le matin ou le soir,
03:58on n'avait pas du tout de contact avec les jeunes qui étaient là-bas,
04:00on avait vraiment notre entrée sur le côté.
04:05Et en gros, pour nous, ça ne changeait pas grand-chose,
04:07mis à part qu'il y avait un peu plus de sécurité,
04:08forcément, pour rentrer dans le bâtiment et tout.
04:11Mais ça n'a pas dérangé notre quotidien,
04:13on continue à bosser normalement,
04:16sauf sur certains événements
04:17qu'on pouvait faire à la gaieté lyrique,
04:18parce qu'il y a des salles de projection,
04:20et des trucs comme ça qu'on ne pouvait plus faire,
04:22mais ce n'est pas dramatique non plus.
04:25Donc, on continue à bosser normalement,
04:27jusqu'à il y a trois semaines environ,
04:30ou en gros, parce qu'en fait,
04:31donc au début, il y avait 250 personnes,
04:32et au fur et à mesure, c'était un peu le mot se passer
04:35qu'on pouvait dormir ici.
04:37Et du coup, il y a plus en plus de gens qui arrivaient.
04:38On pouvait dormir au chaud quelque part.
04:40Tout à fait, oui.
04:41Donc, il y a de plus en plus de gens qui arrivaient,
04:43sauf que le problème, c'est que vraiment,
04:44c'est pas du tout adapté pour...
04:46Enfin, il y a deux points d'eau,
04:47il n'y a même pas de douche,
04:47il y a deux toilettes à ce niveau-là.
04:50250 personnes, c'était déjà chaud.
04:51Donc là, à la fin, c'est arrivé à 450,
04:53ce qui est une situation intenable, quoi.
04:56Puis, qui dit promisquité,
04:59dit tension forcément entre les jeunes.
05:01Donc, il y avait des bagarres qui éclataient la nuit et tout.
05:05C'était toujours la gaieté lyrique
05:06qui s'occupait de la sécurité,
05:07donc qui a pris en plus de la sécurité en plus.
05:10Les employés de la gaieté s'étaient montrés
05:11solidaires du mouvement.
05:13Ils se faisaient des tournes, des rondes.
05:16Chacun, le soir, restaient sur place
05:18pour s'occuper s'il y avait des problèmes, des trucs et tout.
05:21Jusqu'au moment où un samedi soir,
05:22si je dis pas de bêtises,
05:23il y a un départ d'incendie,
05:25je crois qu'elle est causée par une cigarette
05:26ou un truc comme ça, dans les toilettes.
05:28Bref, il y a un départ d'incendie
05:30et la sécurité agit suffisamment rapidement
05:34pour évacuer tout le bâtiment.
05:37Mais le lundi, ils se disent,
05:38en fait, on ne peut plus gérer ça.
05:39Nous, la prochaine fois, si ça se passe,
05:40il y aura un mort, voire plusieurs morts,
05:43voire des dizaines de morts.
05:44Il y aura un truc de très grave.
05:45Les salariés de la gaieté lyrique
05:47font valoir leur droit de retrait
05:48en disant à la mairie, en gros,
05:50s'il n'y a pas de solution d'ici vendredi,
05:52nous, on vous rend les clés,
05:53on rend le contrat entre la gaieté lyrique et la mairie
05:55et c'est à votre tour de vous en occuper.
05:59Ils posent l'ultimatum.
06:01L'ultimatum arrive à bout.
06:02Et entre-temps, nous, on nous dit,
06:03le mercredi,
06:05on ne pourra plus assurer la sécurité du bâtiment.
06:08Donc, tous les locataires, entre guillemets,
06:10donc il y avait nous, il y a d'autres entreprises,
06:12des incubateurs, des trucs comme ça.
06:14Vous devez partir d'ici vendredi 20h.
06:19Donc là, on est mercredi, vendredi 20h.
06:22Ou mardi, je n'ai plus la date en tête, précisément.
06:27Du coup, on a la chance d'avoir un patron
06:29qui a plein de contacts dans les associations,
06:32des trucs et tout,
06:32donc on trouve une solution assez rapidement.
06:35Et dès le jeudi, en fait, dès le jeudi après-midi,
06:37on déplace tous les trucs.
06:39Enfin, on fait les cartons le jeudi
06:40et le vendredi, on se déplace
06:43dans des nouveaux bureaux,
06:44pas forcément adaptés,
06:45mais en tout cas qui nous accueillent
06:47pendant quelques semaines.
06:48Et du coup, cette lettre à vos lecteurs,
06:50elle intervient quand, la lettre qu'on avait montrée ?
06:52Elle intervient dès le...
06:54Est-ce que vous avez déjà trouvé ?
06:57Ouais, ouais, ça, c'est justement, c'est les bureaux.
07:01Elle intervient le mardi d'après.
07:03Parce qu'en fait, nous, on a un truc depuis
07:06plusieurs mois,
07:07on a toujours fait ça,
07:08mais de communiquer aussi sur une situation
07:09à notre lectorat et tout,
07:11et ça passe notamment par les réseaux,
07:13mais aussi par des newsletters.
07:15Et on avait à cœur de raconter un peu
07:17ce qui s'est passé et de, voilà,
07:20expliquer les galères qu'on vit,
07:21parce que ce déménagement rapide comme ça,
07:24ça entraîne aussi des frais,
07:25parce qu'il faut louer des camions,
07:27il faut payer des nouveaux bureaux,
07:29il faut louer un box,
07:29parce qu'on a plein de matos vidéo,
07:31on a plein de trucs qu'il faut stocker quelque part.
07:33Forcément, un déménagement, ça dit frais.
07:34Voilà.
07:34Que ce soit pour une entreprise ou pour le perso.
07:37Tout à fait.
07:39Et suite à ça,
07:41on assiste,
07:41donc vous communiquez tout ça,
07:43et on a assisté en fait
07:44à une récupération odieuse
07:45de l'extrême droite à votre rencontre,
07:47où si je résume,
07:48tu me dis si je me trompe,
07:49c'était un peu genre,
07:50ah ah ah,
07:50la gaieté lyrique virée
07:52parce qu'ils soutiennent des migrants,
07:54l'arroseur arrosé.
07:56Globalement, c'était ça.
07:57En fait, il faut savoir,
07:58nous, on n'avait pas communiqué
07:58sur le fait qu'on est à la gaieté
08:00depuis un an,
08:01notamment pour des raisons de sécurité
08:03parce qu'on a plusieurs fois
08:04eu des menaces,
08:05jusqu'à menaces d'attentat,
08:07menaces de mort,
08:07des trucs comme ça,
08:08donc on n'avait pas du tout communiqué.
08:09On communiquait sur les événements
08:10qu'on a organisés là-bas,
08:11mais sans dire qu'on avait les bureaux là-bas.
08:14Et déjà, en fait,
08:15l'occupation de la gaieté
08:17avait été reprise par l'extrême droite
08:19avant qu'ils sachent
08:20qu'on était là-bas.
08:21Parce que je crois que c'est parti
08:22d'un gros...
08:23Ça n'avait pas trop tourné
08:24et c'est parti d'un gros tweetos américain
08:25d'extrême droite
08:26qui a tweeté là-dessus,
08:27qui a repéré l'info,
08:27je ne sais pas comment,
08:29et qui ensuite a communiqué et tout.
08:31Et donc les médias d'extrême droite
08:32commençaient à s'y intéresser.
08:34Il y a Boulevard Voltaire
08:34qui était venu faire un reportage,
08:37Livre Noir,
08:38enfin Le Frontier maintenant,
08:40Vincent Lapierre,
08:40enfin bref,
08:41il y a eu un peu tout le consortium
08:43habituel d'extrême droite
08:44qui s'intéressait à ça.
08:47Et je ne sais plus où je vais...
08:49Ouais, c'est monté.
08:50En fait, c'est monté jusqu'au Daily Mail
08:52qui est un gros journal anglais
08:55conservateur, voire réactionnaire.
08:56Jusqu'à Elon Musk,
08:58carrément,
08:58qui a tweeté aussi là-dessus
08:59et qui a tweeté une fake news
09:01du Daily Mail
09:02qui racontait qu'on partait
09:04parce qu'il y avait des accusations
09:06d'agressions sexuelles
09:08commises par les jeunes
09:09qui étaient sur place.
09:10Oh là là,
09:11mais le téléphone...
09:11Qui est un truc qui n'est pas du tout...
09:12Oui, non,
09:13c'est pas du tout ça.
09:13Non, rien à voir avec la situation.
09:16C'est là qu'on voit bien
09:16quand même l'international réactionnaire
09:18en marche, quoi.
09:19Grave.
09:20Là, c'était vraiment...
09:21Et c'est en fait,
09:21de monter jusqu'au numéro 3
09:23ou 2 du gouvernement américain
09:25pour un truc qui est basique,
09:27enfin, basique,
09:28entre guillemets,
09:29qui n'est pas dramatique non plus,
09:31sauf pour les jeunes
09:32et pour les salariés
09:33de la gaieté lyrique
09:33qui sont eux les premiers
09:34concernés aussi.
09:36Parce qu'on ne sait pas
09:38comment ça va se passer
09:39dans les jours et mois à venir,
09:41mais il y a aussi eu
09:42des pertes financières
09:43pour la gaieté lyrique
09:44parce qu'il n'y a plus
09:44d'événements qui sont organisés
09:45sur place et tout ça.
09:47Et du coup,
09:47il y a 80 personnes
09:48qui bossent là-bas,
09:48qui sont montrées solidaires
09:50et qui ne savent pas non plus
09:51de quoi l'avenir sera fait.
09:53il y a des vrais...
09:54Et plus les jeunes
09:55qui, on ne sait pas
09:56s'ils vont être expulsés,
09:57on ne sait pas
09:57s'ils vont être relogés.
09:58Là, pour l'instant,
10:00ils sont dans le flou.
10:01Enfin, tout le monde
10:01est dans le flou.
10:01J'ai vu qu'il y avait
10:02des artistes
10:03qui avaient essayé
10:03de monter quelque chose
10:04pour défendre...
10:06Après, je ne suis pas
10:07trop spécialiste,
10:07mais il y avait aussi
10:08des gros appels à la culture
10:09et tout qui n'ont pas
10:10forcément été entendus.
10:12Malgré le fait
10:13que la gaieté lyrique
10:13soit quand même
10:14un endroit un peu symbolique
10:15dans la culture parisienne
10:21et mobiliser les gens là-dessus.
10:23Et sur nous, concrètement,
10:25donc on fait le mail
10:26et je crois,
10:27deux heures après,
10:29tu as un premier article
10:30du JDD,
10:31si je ne dis pas de bêtises,
10:32qui raconte...
10:33Bon, ils font un peu
10:34plus poliment
10:35parce que c'est le JDD,
10:36mais en gros,
10:36les gauchistes de streetpress
10:38expulsés par les migrants.
10:40On les voit.
10:40Voilà, c'était un peu ça le truc.
10:42La substance du truc,
10:43c'était ça.
10:43C'était ça.
10:44Puis tout le monde...
10:46Enfin, tu as la machine aussi
10:47qui se met en place,
10:48qui se met en place derrière
10:49jusqu'à des députés.
10:50Il y a un député RN
10:50qui a écrit une lettre de soutien
10:52qui envoyait un courrier
10:54très officiel
10:56à Johan Weiss
10:57qui est le patron
10:58de streetpress
10:58en mode
10:58je vous apporte
11:00mon soutien
11:01infini
11:01face à cette situation
11:03compliquée.
11:05Et globalement,
11:06l'extrême droite...
11:06C'est marrant, ces gens,
11:07ils ne disent rien
11:07quand vous êtes menacés
11:08par l'extrême droite.
11:09Par les mêmes gens.
11:10C'est bizarre, hein ?
11:10On n'a pas reçu
11:11de communiquer
11:12au moment où on disait
11:14il faudrait faire
11:14un deuxième Charlie Hebdo
11:15à streetpress
11:16ou des trucs comme ça.
11:17Il y a un peu moins
11:18de courriers de soutien.
11:20Donc là, forcément,
11:21ça illustre vraiment
11:24ce truc de grand remplacement
11:26et de gauchistes
11:27qui défendent les migrants
11:28et qui vont se faire
11:29grand remplacer
11:29par ces mêmes migrants.
11:30Et du coup,
11:31c'est vraiment
11:31l'illustration pour eux
11:32de tout ça.
11:34C'est Mathieu Mollard,
11:35le rédacteur en chef
11:36de streetpress
11:36qui me racontait
11:37en fait Reconquête,
11:38donc le parti d'Éric Zemmour
11:39a beaucoup aussi communiqué
11:40sur l'occupation
11:41de la gaieté lyrique
11:42à venir tracter sur place
11:43et tout.
11:44Et Mathieu Mollard
11:45avait interviewé...
11:46Mais tracter auprès de qui ?
11:47Auprès des riverains.
11:48En fait, globalement,
11:50le quartier a changé
11:50depuis que la gaieté lyrique
11:52est occupée.
11:52On ne se sent plus
11:53en sécurité.
11:53C'est un peu ça
11:54le message qui a été
11:54rabâché sur place et tout.
11:57Et je vais le paraphraser,
11:58mais Mathieu Mollard
12:00interviewé quelqu'un
12:01chez Reconquête
12:02qui a expliqué
12:02et notre but,
12:05c'est vraiment
12:05d'illustrer
12:06le grand remplacement.
12:07Donc, avec des exemples
12:09comme ça,
12:09pour eux,
12:09c'est du pain béni
12:11vraiment pour montrer
12:12ce que...
12:13Enfin, le programme
12:14d'Éric Zemmour,
12:15ça a en gros
12:16voté pour Éric Zemmour
12:17et ça, ça n'arrivera pas.
12:18C'est un moment rêvé
12:20pour eux.
12:21Oui, ça sert
12:22leur narratif totalement.
12:24Enfin, la façon
12:24dont ils le présentent
12:25peut très vite
12:26servir leur narratif.
12:27Mais aujourd'hui,
12:27comment on peut
12:28vous aider, vous,
12:30peut-être,
12:30parce que face
12:31à des frais
12:31peut-être imprévus,
12:32j'imagine que c'est compliqué.
12:34Enfin, on sait que
12:35Street Press,
12:35comme beaucoup
12:36de médias indépendants,
12:37l'argent,
12:37c'est le nerf de la guerre.
12:38On est bien placé
12:39pour le savoir ici
12:39à Luma.
12:40Et comment on peut
12:41aider aussi ces jeunes
12:42aujourd'hui à l'été lyrique ?
12:44Sur les jeunes,
12:45du coup,
12:45il y a le collectif,
12:46je ne sais plus
12:47comment ça s'appelle
12:47sur Instagram,
12:48mais c'est Belleville Mobilisation
12:49ou collectif,
12:50en tout cas de taper,
12:51collectif des jeunes de Belleville.
12:53Il y a Mike
12:53qui va essayer
12:54de nous le mettre
12:54dans le chat.
12:54Oui,
12:55je n'ai plus le truc
12:56en tête
12:56et je sais
12:56qu'eux font appel
12:57régulièrement
12:58à des dons
12:59pour ne serait-ce
13:00qu'acheter de la bouffe
13:00et acheter des produits
13:01d'hygiène et tout
13:02parce que c'est globalement
13:03le nerf de la guerre
13:04de tenir avec ça.
13:09Je crois que sur place,
13:09il y a une manif
13:10ce dimanche aussi
13:11devant la gaieté lyrique
13:12si je ne dis pas de bêtises.
13:14J'ai vu un truc
13:15sur Instagram
13:15où on peut retrouver
13:16j'imagine l'appel.
13:19Et pour nous,
13:20on fonctionne essentiellement
13:22avec les dons
13:23de plus en plus.
13:23on encourage
13:24les lecteurs
13:25et les gens
13:26qui apprécient
13:26ce qu'on fait
13:27à nous soutenir
13:28mensuellement
13:28avec des dons mensuels.
13:30Ça peut être aussi
13:31des dons ponctuels
13:32en fonction de vos moyens
13:34et de ce que vous pouvez mettre
13:37pour soutenir
13:38la presse indépendante.
13:39Mais globalement,
13:41les dons
13:41ou partager nos articles,
13:43partager nos trucs.

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