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  • il y a 2 minutes
Comment l'extrĂȘme droite a rĂ©ussi Ă  imposer leur rĂ©cit mĂȘme si le tueur n'Ă©tait pas immigrĂ© dans l'affaire du meurtre de la jeune Louise en Essonne ? Une affaire sordide oĂč certains "journalistes" d'extrĂȘme droite sont mĂȘme allĂ©s jusqu'Ă  appeler au harcĂšlement de la sƓur de la jeune victime, pour ses positions progressistes. DĂ©brief des mĂ©canismes Ă  l'Ɠuvre avec Cyprien Caddeo, journaliste politique.

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News
Transcription
00:00Autre fait divers, si je peux me permettre, beaucoup plus récent et de moindre ampleur, certes, mais tout à fait
00:05tragique, le meurtre de Louise qui a eu lieu le 7 février.
00:16Pourquoi je vous parle de ce fait divers ? Parce que je vais vous parler de l'extrĂȘmement adressif et
00:21de leur tentative d'instrumentalisation.
00:23En gros, je vous montre un article de BFM Île-de-France qui rĂ©sume l'affaire. C'est cette collĂ©gienne
00:30de 11 ans qui a été poignardée à mort par un jeune homme de 23 ans à la sortie des
00:38cours pour des motifs un peu gratuits, visiblement ce que dit l'enquĂȘte, puisqu'il aurait essayĂ© de la racketter
00:45pour se passer les nerfs aprĂšs une partie de jeux vidĂ©o en ligne oĂč il s'est engueulĂ© avec des
00:52gens.
00:52En fait, il est sorti VénÚre, il s'est dit « il faut que j'agresse quelqu'un pour me
00:55passer les nerfs », ce qui est un réflexe tout à fait étonnant.
01:00Et il a ajouté son dévolu sur une élÚve de 6e, donc elle nommée Louise, et il l'a tuée
01:06dans un bois.
01:07VoilĂ , en gros, ça c'est le fait divers en Essonne le 7 fĂ©vrier Ă  Épinay-sur-Orge.
01:14Et donc c'est un fait diversément tragique, ça réactive plein d'imaginaires sur les enfants qui se font tuer
01:20à leur style de l'école.
01:21Enfin voilà, c'est une déflagration généralement pour les parents, pour le sentiment d'insécurité, etc.
01:28Et pourquoi je vous parle de ça ?
01:31Parce que comme Ă  chaque fois avec les faits divers, il y a tentative d'instrumentalisation.
01:36Quelqu'un nous disait, je crois que c'est aussi la faute de Mélenchon parce qu'il a été un
01:38jour en Essonne.
01:40Il ne leur donne pas de mauvaises idées rhétoriques, parce qu'ils en sont capables.
01:49Pourquoi je parle de ça ? Parce qu'il ne vous a pas échappé que les meurtres, notamment de jeunes
01:54filles, ont Ă©tĂ© largement instrumentalisĂ©s par l'extrĂȘme droite.
01:57Je pense aux meurtres de Philippines, je pense aux meurtres de Lola, notamment de Thomas Acrepol aussi.
02:03Toutes ces affaires, tous ces prĂ©noms ont Ă©tĂ© Ă©rigĂ©s en martyr par l'extrĂȘme droite.
02:08Parce qu'à chaque fois, le profil du principal suspect, du tueur présumé, c'était des gens qui étaient sous
02:18OQTF, notamment, et qui étaient immigrés.
02:20Donc ça collait au rĂ©cit de l'extrĂȘme droite.
02:22C'Ă©tait l'idĂ©e du francocide dĂ©veloppĂ© par Éric Zemmour.
02:25En gros, les étrangers tuent des bons français, tuent des blancs, et à dessein, ils veulent tuer des blancs.
02:31Tout ça est faux, mais ça colle parfaitement au rĂ©cit de l'extrĂȘme droite.
02:36Or là, ce qui m'intéresse, c'est que le type, il n'est pas sous OQTF, et c'est
02:40un blanc qui a tué Louise.
02:44Eh bien, on va quand mĂȘme revenir sur ce qu'a essayĂ© de faire l'extrĂȘme droite.
02:49Puisque c'est un article trĂšs intĂ©ressant d'arrĂȘt sur image, qui nous retrace un peu tout le...
02:57L'article est assez long, mais vraiment c'est une enquĂȘte vraiment bien foutue sur comment les mĂ©dias rĂ©c ont
03:04tenté de surfer là-dessus.
03:05Alors, pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé en fait ?
03:06Il s'est passĂ© que les premiers suspects qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s,
03:10deux suspects qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s, les premiers aprĂšs le meurtre,
03:13eh bien, qui finalement n'ont rien Ă  voir avec l'affaire.
03:17Mais bon, des fois les policiers arrĂȘtent des gens parce qu'ils croient qu'ils ont une piste,
03:20et c'est pas la bonne, c'est normal.
03:21Eh bien, ces suspects-lĂ , je vous mets l'extrait,
03:30ils avaient des prĂ©noms, notamment le garçon qui est arrĂȘtĂ©, il avait un nom Ryan.
03:36Et ce prénom Ryan, et donc sa compagne Cléa,
03:40eh bien, a Ă©tĂ© balancĂ© dans tous les mĂ©dias d'extrĂȘme droite,
03:44en mode « Ah, ça en est encore un ! » en gros, c'est ça.
03:47VoilĂ  ce que dit Harry sur image.
03:49« Le premier homme entendu par la police porte un prénom arabe.
03:51Valeur actuelle par un poste sur X d'Amoury Brélet,
03:54rédacteur en chef de Valeur actuelle,
03:55donc sans presse dÚs le samedi midi de préciser le type nord-africain,
03:58je cite, de ce premier quartier Ă  vue,
04:00interpellé avec sa compagne de type européen,
04:02tient-on Ă  nous signaler ?
04:03Les prénoms sont lùchés, Ryan et Cléa.
04:06CNews les répÚte.
04:10Ensuite, on a des frontiĂšres aussi,
04:12qu'il y a frontiĂšres en breil, etc., etc.
04:18Bon, d'ailleurs, il y a la présomption d'innocence, normalement,
04:20mais mĂȘme, bon, voilĂ .
04:23Et au-delà de ça, on découvre peu aprÚs que, en fait,
04:28ben non, c'est pas eux.
04:29Et donc, tweet, par exemple, lĂ , on a un tweet du JDB qui dit
04:32« Non, mais en fait, c'est pas lui, désolé. »
04:36Du coup, sauf qu'entre temps, ils ont quand mĂȘme balancĂ©
04:38sur les réseaux sociaux, et on sait trÚs bien
04:39que le public des réseaux sociaux de ces médias-là,
04:43c'est...
04:44Alors, c'est pas Ryan écrit R-Y-A-N,
04:46c'est Ryan R-A-Y-A-N-E,
04:48donc ça colle plus, mais mĂȘme, bon, bref,
04:50c'est mĂȘme pas la question de
04:52est-ce que c'est factuellement exact ou pas.
04:53La question, c'est pourquoi tienne-t-il
04:58le temps à préciser l'origine ethnique du prénom,
05:02et pourquoi le balance-t-il alors qu'il y a encore
05:04la présence de mon sens, et à ce moment-là,
05:05ils savent mĂȘme pas si c'est vraiment lui le coupable,
05:07ils savent juste qu'il y a quelqu'un qui est entendu
05:09par la police, encore une fois, la police mĂšne son enquĂȘte,
05:12l'enquĂȘte commence Ă  peine que dĂ©jĂ ,
05:13on balance un nom en pĂąture Ă  la fachosphĂšre,
05:15puisqu'encore une fois, c'est ça, le public
05:17de ces médias-là, c'est la fachosphÚre.
05:20Donc, ben, évidemment, ça s'emballe, etc.
05:24Donc lĂ , on voit comment, en gros,
05:25l'extrĂȘme droite est tellement persuadĂ©e
05:27de son récit que,
05:31eh ben,
05:34c'est...
05:37qu'en fait,
05:38ils ont dĂ©jĂ  la rĂ©ponse avant mĂȘme
05:39que l'enquĂȘte soit bouclĂ©e.
05:41Et quand finalement, il s'avÚre que ce n'est pas ça,
05:44eh ben, ils retropédalent,
05:45mais mollement, quoi.
05:48Il y a d'ailleurs,
05:49ils suppriment leurs tweets,
05:51d'ailleurs, mais trop tard,
05:53il y a des...
05:55les avocats des fameux...
05:57des fameux premiers suspects
06:00sont déjà sur le coup
06:01pour porter plainte, éventuellement,
06:02puisque, voilĂ ,
06:03le suspect dont l'identité est difficile
06:04porte plainte.
06:06VoilĂ .
06:06Donc, suspect,
06:07suspect en plus,
06:08lavé de ses soupçons
06:09en cours d'enquĂȘte.
06:12Bref,
06:12je vous mets tout ça,
06:14et alors, c'est que ce qui est génial,
06:18c'est la...
06:19c'est la...
06:20Alors, attendez,
06:21il faut que je recouvre l'extrait.
06:24VoilĂ .
06:25On en arrive Ă  cette phrase-lĂ 
06:27de...
06:28donc, Charlotte Dornelas,
06:29journaliste d'extrĂȘme droite
06:30qui officie au JDD,
06:32mais aussi Ă  CNews,
06:34qui nous sort de cette phrase-lĂ ,
06:35je n'ai pas l'extrait,
06:36mais qui dit
06:36« Ce n'est pas moins monstrueux
06:38parce que ce monde de ma famille
06:38est bien français »,
06:39en parlant de...
06:41en parlant du tueur,
06:42donc,
06:43qui s'appelle Owen,
06:44je ne sais pas son famille,
06:45je ne veux pas donner l'air,
06:46mais qui s'appelle Owen,
06:48du tueur présumé de Louise,
06:49elle dit ça,
06:50mais tu sais,
06:50mais on le savait,
06:52qu'on ne soit obligé
06:53de dire sur...
06:56que sur CNews,
06:56on soit réduit
06:57Ă  devoir rappeler
07:00que c'est vrai ce que le tueur
07:01n'est pas français,
07:01que ce n'est pas un meurtre horrible,
07:03enfin,
07:03qu'il n'est pas arabe ou noir,
07:04par exemple,
07:05que ce n'est pas horrible.
07:07Si tu fais
07:08« Mais putain,
07:08vous en ĂȘtes lĂ ,
07:09en fait ! »
07:10Et c'est presque
07:11la voie de la raison
07:11Ă  ce moment-lĂ ,
07:12mais tu fais
07:12« Mais en fait,
07:12surtout,
07:13ce n'est pas la question.
07:14Vous en ĂȘtes Ă  devoir
07:16préciser ça,
07:16en fait.
07:17Vous avez quand mĂȘme
07:18bien dérapé. »
07:19Mais bon,
07:19ils le savent trĂšs bien.
07:20Mais voilĂ ,
07:21bref,
07:23c'est quand mĂȘme
07:26terrifiant.
07:29Alors,
07:29quelqu'un nous dit
07:30« Crac40 »,
07:30il nous dit
07:31« Attention,
07:31le public de ces médias-là,
07:32c'est la fachosphĂšre.
07:33Malheureusement,
07:33non,
07:33c'est aussi avant tout
07:34des spectateurs
07:35ou lecteurs lambda
07:35se faisant berner
07:36par le discours.
07:37Tu as raison de le dire.
07:38LĂ ,
07:38je pensais plutĂŽt
07:39Ă  leur public
07:40sur les réseaux sociaux
07:40parce que c'était
07:41d'abord des tweets.
07:42Mais tu as raison
07:43de dire que
07:44quand ça passe
07:45Ă  l'antenne,
07:46c'est diffusé massivement,
07:47notamment,
07:47il y a plein de bars
07:49et de PMU
07:50qui sont branchés
07:51Ă  H24 sur CNews.
07:53Donc oui,
07:55ça,
07:55je suis d'accord avec toi.
07:57Tu as raison de dire
07:58que ce n'est pas
07:58que la fachosphĂšre.
07:59En tout cas,
07:59quand ils balancent,
08:00je dis ça
08:01parce que je pense
08:01que quand ils balancent
08:02le prénom,
08:07dans les réseaux sociaux,
08:11c'est parce qu'ils veulent
08:12que ça soit relayé
08:14par ces médias-là.
08:16Je pense qu'ils attendent
08:18un relais
08:18de rejetis,
08:22de tous les nervis
08:23d'extrĂȘme droite
08:24qui font la mĂȘme
08:26égalité de réconciliation.
08:26Tout ça fonctionne
08:27en écosystÚme,
08:28en fait,
08:28sur les réseaux sociaux.
08:29AprĂšs,
08:30bien sûr qu'en bout de chaßne,
08:31il y a plein de spectateurs
08:32qui ne sont pas
08:33des militants,
08:34qui ne sont pas
08:34des gens,
08:35qui baignent lĂ -dedans,
08:36de fait,
08:37mais qui ne sont pas forcément
08:38des gens qu'on pourrait
08:39qualifier de membres
08:40de la fachosphĂšre
08:40au sens strict.
08:41Tu as raison de le rappeler.
08:44Mais voilĂ ,
08:44bref,
08:44ça,
08:45c'était pour vous montrer
08:50le discours
08:51que plaque
08:52l'extrĂȘme droite,
08:52donc Ă  tenter
08:53de plaquer
08:53alors que ça ne colle pas.
08:54Mais mĂȘme
08:55quand ça ne colle pas
08:55vraiment,
08:56en fait,
08:57ils peuvent atterrir.
08:59On va écouter,
09:00je suis désolé
09:00de vous faire écouter ça,
09:01mais on va écouter l'édito
09:02de Pascal Praud,
09:03par exemple,
09:04dans ces news,
09:04juste aprĂšs la mort.
09:06En fait,
09:07regardez comment
09:07l'extrĂȘme droite
09:08peut tranquillement
09:09greffer toutes ses obsessions
09:11Ă  partir de ce fait d'hiver-lĂ .
09:12Et j'observais un mélange
09:14de lassitude
09:15et de colĂšre.
09:17La France est donc
09:18ce pays
09:19oĂč les enfants,
09:19les adolescents
09:20sont tués
09:21Ă  la sortie
09:22de l'école,
09:22de l'université,
09:23Philippines en septembre,
09:25Louise aujourd'hui.
09:26La France est ce pays
09:28oĂč les narcotrafiquants
09:29ont pris le pouvoir
09:29dans les quartiers.
09:31La France est ce pays
09:32oĂč jouer
09:32le dimanche au football
09:33fait courir
09:34un danger mortel.
09:35La France est ce pays
09:36oĂč les policiers
09:37sont insultés
09:38quand ils ne sont pas tués
09:39Ă  chaque refus
09:40d'obtempérer.
09:41La France est ce pays
09:42oĂč les Ă©glises
09:43sont brûlées,
09:44oĂč les actes antisĂ©mites
09:45sont multipliés,
09:46oĂč les jeunes filles
09:47sont violées
09:47et les professeurs assassinés.
09:49Voici ce que je lisais hier
09:50dans un raccourci.
09:52Bien sûr,
09:53la France n'est pas que ça.
09:54Mais elle est aussi
09:55devenue
09:56cette terre de violence
09:57et d'impunité.
10:00Emmanuel Macron
10:00n'est pas responsable
10:01de tout, évidemment.
10:02Mais quand on dirige
10:03la France depuis huit ans
10:04et qu'on s'apprĂȘte
10:05à rendre les clés,
10:06quelle responsabilité
10:07a-t-il
10:08dans ce chaos ?
10:09L'assitude et colĂšre
10:11dominent
10:12comme si la chute
10:13était inexorable.
10:14Rien ne change.
10:16Et pendant ce temps,
10:17Emmanuel Macron
10:18poste des séquences
10:19oĂč il se met en scĂšne
10:20et convoque
10:20le monde entier
10:21pour parler
10:22de l'intelligence artificielle.
10:24Le moins qu'on puisse dire
10:25et que ce président
10:26n'a pas le sens
10:26des priorités.
10:31Oui, alors il y a
10:32la brochette
10:33de Chroniqueur
10:33qui vous met
10:34les lois Ă  la bouche,
10:35évidemment.
10:37Mais voilĂ .
10:38Bon, bref.
10:39Du coup,
10:41voilĂ  comment
10:42Ă  partir de ce fait
10:42divers,
10:43vous voyez
10:44tout le discours
10:46pour faire peur
10:47qui se déroule
10:48tranquillement derriĂšre.
10:49Tout le discours.
10:50Et en fait,
10:50ils n'ont pas besoin
10:51que le profil
10:54du tueur
10:56colle à leur récit.
10:57C'est mieux
10:58pour eux
10:58si c'est le cas,
10:59évidemment.
11:00Mais ils n'en ont pas besoin
11:01en fait.
11:02Tous les faits divers
11:03peuvent ĂȘtre instrumentalisĂ©s.
11:04Évidemment,
11:04ils ne sont pas
11:04extrĂȘmement importants.
11:06On peut trĂšs bien
11:07avoir un contre-récit
11:08de gauche lĂ -dessus.
11:08On pourrait dire
11:09je note que c'est encore
11:10un homme qui a tué une femme.
11:12Je note que ce garçon
11:13qui a décidé
11:14de se passer les nerfs
11:16parce qu'une partie
11:18du vidéo
11:18l'avait énervé,
11:20eh bien,
11:21elle s'en est pris
11:21Ă  une femme.
11:22Je note que sa cible
11:24ça a été une femme,
11:24ça n'a pas été un homme.
11:25Je note aussi
11:26que l'enquĂȘte a montrĂ©
11:27que ce garçon
11:27était violent avec sa soeur.
11:29Donc, visiblement,
11:30avec sa petite soeur.
11:31Donc, visiblement,
11:34le mec considĂšre
11:35qu'il peut se passer ses nerfs
11:37sur des jeunes filles,
11:38y compris Ă  la maison
11:39et aussi en dehors du foyer.
11:44VoilĂ .
11:44Tout ça témoigne
11:45d'un profil d'un homme
11:46qui a probablement
11:47un rapport aux femmes
11:48assez compliqué.
11:49Et ça, évidemment,
11:50ça pourrait ĂȘtre
11:51tout Ă  fait investi
11:52dans une perspective
11:53féministe.
11:54Évidemment,
11:55ce n'est pas ce choix-lĂ 
11:55que font les médias
11:58d'extrĂȘme droite.
11:59C'est insécurité,
12:01insécurité,
12:01insécurité.
12:04et, si possible,
12:05immigration,
12:06quand le lien est faisable.
12:08Là, le lien est plus compliqué
12:09Ă  faire.
12:09RINGER
12:09RINGER

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