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  • il y a 9 heures
À droite et à l’extrême droite, de nombreux défenseurs de Nicolas Sarkozy dénoncent un « jugement politique » et une exécution provisoire de la peine, qui constituent désormais à leurs yeux un « danger », en plus de fustiger « Mediapart ». L'analyse de Cyprien Caddeo.

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Transcription
00:00Le peuple serait vent debout contre la décision de justice, contre Nicolas Sarkozy.
00:06C'est pas vrai en fait, c'est pas vrai, il n'y a pas un soutien massif populaire, il
00:10n'y a pas des manifs dans la rue,
00:11comme il n'y avait pas des manifs pour soutenir Marine Le Pen.
00:13Marine Le Pen a échoué à mobiliser une base militante large, au-delà de ses propres rangs, je veux dire,
00:18pour aller contester la décision de justice.
00:19Elle rêvait de faire un grand raout, je ne sais plus sur quelle place c'était,
00:23je me demande si c'était pas la place du Trocadéro, mais j'ai un doute.
00:25En tout cas à Paris, il y avait une tentative de faire un grand meeting de Marine Le Pen pour
00:28protester qu'on est une décision de justice.
00:29Globalement, à part les militants que le RN a fait venir, il n'y avait personne d'autre.
00:32Il n'y a pas eu d'élan populaire pour contester une décision de justice,
00:35il n'y a pas d'élan populaire pour contester la décision de justice de Nicolas Sarkozy, c'est pas
00:38vrai.
00:38Il va falloir qu'on parle du procès Sarkozy, et plus exactement de sa contre-offensive,
00:44puisque Sarkozy condamné, c'est Nicolas qui se plaint, et c'est Nicolas qui paye aussi pour une fois, pour
00:49de vrai.
00:51Parlons de ce procès, parce que je trouve qu'il y a beaucoup de choses intéressantes à dire autour de
00:56la condemnation de Nicolas Sarkozy,
00:58et je ne vais pas vous faire une revue juridique, parce que ce n'est pas mon domaine de compétence,
01:01même si on peut en parler éventuellement, s'il y a des choses que vous ne comprenez pas,
01:04je peux essayer de vous expliquer deux ou trois trucs, mais je ne veux pas non plus faire croire que
01:10je suis un expert juridique.
01:11En revanche, je peux, je pense, vous parler assez tranquillement de la contre-offensive de Nicolas Sarkozy.
01:21Et alors, en fait, vous savez, Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi dernier,
01:26dans l'affaire dite des financements libyens de la campagne de 2007.
01:31Pardon, donc l'affaire Sarkozy-Kadhafi, c'est Sarkozy qui frône, nous dit-on dans le chat.
01:36Voilà, ça marche aussi.
01:38C'est Nicolas qui plaide, oui, mais il a perdu.
01:41Mais bon, bref, je m'égare.
01:44Non, en gros, donc, il a été condamné pour, dans l'affaire Sarkozy-Kadhafi,
01:50pour association de malfaiteurs, d'accord ?
01:52Donc en gros, il a été poursuivi pour quatre chefs d'inculpation,
01:56trois pour lesquels il a été relaxé, on pourrait expliquer la peine si vous voulez,
01:59et en tout cas, un quatrième où il est condamné, c'est association de malfaiteurs,
02:02et en vertu du code pénal, association de malfaiteurs,
02:05c'est entre cinq et dix ans de mémoire d'emprisonnement, il prend cinq ans ferme.
02:09En tout cas, c'est ce que les juges ont décidé en première instance.
02:14Je rappelle par ailleurs que Nicolas Sarkozy a interjeté appel
02:16et qu'il est donc, à ce titre, présumé innocent, c'est la procédure.
02:20Maintenant, moi, ce qui m'intéresse, c'est la contre-offensive médiatique.
02:23Et pour ça, Sarkozy bénéficie d'un allié de choix,
02:27ce sont les médias Bolloré.
02:30Et pour commencer, avant d'aller dans la contre-offensive,
02:34je vous propose quand même de regarder,
02:35parce que c'est comme une séquence d'anthologie médiatique, je trouve,
02:38regarder comment la condamnation de Nicolas Sarkozy est reçue en direct sur CNews,
02:44c'est sur le plateau de Sonia Mabrouk, c'est sur l'horaire du midi de CNews.
02:50Je vais vous montrer deux séquences, parce qu'en fait, c'est en deux temps.
02:54C'est en deux temps, pourquoi ?
02:56Parce que, je ne sais pas si vous savez comment ça se passe,
02:58en gros, un énoncé de verdict dans un procès,
03:01mais en gros, vous savez d'abord,
03:04il est condamné ou il n'est pas condamné,
03:05genre est-ce qu'il est relaxé ou pas condamné,
03:07les faits des chefs d'inculpation qui étaient portés contre lui.
03:11Et ensuite, il y a le prononcé des peines.
03:13Donc en gros, vous savez si Sarkozy est condamné,
03:16avant même que la peine soit prononcée, vous le savez.
03:18Et comme là, il y a quand même beaucoup d'accusés,
03:20il y avait Claude Guéant, il y avait Brice Hortefeux,
03:22il y avait Alexandre Joury, etc.
03:25Le listing des condamnations était très long
03:29et les peines sont arrivées après.
03:30Donc ce qui fait que, sur ces news,
03:33on sait d'abord que Nicolas Sarkozy est relaxé pour trois choses
03:37et condamné pour un quatrième.
03:40Maintenant, on va regarder ces news.
03:41Donc déjà, premier cadrage de ces news,
03:46ce qu'ils retiennent, c'est qu'il est relaxé pour les faits de corruption.
03:49D'accord ?
03:50Parce que le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves
03:53pour établir avec certitude que de l'argent libyen
03:57avait bien été utilisé pour financer la campagne.
04:00En revanche, il a été condamné pour association de malfaiteurs.
04:03C'est-à-dire que le tribunal a dit,
04:04en revanche, il y avait bien un projet avéré de corruption,
04:07quand bien même il n'aurait pas abouti.
04:10Il y avait un projet et Nicolas Sarkozy ne pouvait pas être...
04:13ne savait forcément ce que ses lieutenants,
04:18en l'occurrence Claude Guéant et Brice Hortefeux,
04:19faisaient en Libye et qu'est-ce qu'ils négociaient ?
04:21Il ne pouvait pas ne pas le savoir.
04:22Voilà, ça c'est la conclusion des juges.
04:25Et donc sur CNews, on retient juste qu'il a été relaxé
04:27pour un fait de corruption et pas qu'il a été condamné
04:29pour association de malfaiteurs.
04:30Là, à ce moment, ils le savent.
04:31On est midi.
04:34Et donc, je vais vous montrer un premier extrait.
04:38Donc là, à ce moment, CNews ne sait pas
04:40que Nicolas Sarkozy a été condamné
04:42pour cinq ans de prison ferme.
04:43D'accord ?
04:44Et donc, voilà ce qu'on dit sur CNews.
04:47À ce moment-là, je retrouve le time code.
04:50Si vous voulez bien, c'est là.
04:54Et rendre compte aujourd'hui des décisions de justice
04:56liées à Nicolas Sarkozy...
04:58Bon, ben, elle n'est pas totalement...
05:00On pose la question différemment.
05:01Est-ce qu'il y a 15 ans de procès politique,
05:04de procès,
05:05et quand même de débats politiques et médiatiques,
05:07qui accouchent d'une souris ?
05:10Est-ce que selon vous, ça accouchait d'une souris ?
05:12Non, ce n'est pas une souris.
05:13Association de malfaiteurs,
05:15ce n'est quand même pas une souris.
05:17Un gros rat, alors, parce qu'on est à Paris.
05:18Un surmulot.
05:19C'est une fourmi.
05:21Vous trouvez ça bénin, banal,
05:23d'être accusé d'association de malfaiteurs ?
05:26Non, non.
05:26Le dossier est à ce point inextricable,
05:28illisible.
05:28On a dit en démarrant que c'était gravissime.
05:30Illisible, si l'on en croit, André.
05:31Il faut revenir au bon sens.
05:32Et tout à l'heure, hors antenne,
05:33Thomas Bonnet a posé la bonne question.
05:36Le Parquet national financier
05:38a soupçonné Nicolas Sarkozy de culpabilité
05:40et a employé un mot extrêmement fort,
05:43ce pacte faustien de corruption.
05:45Question posée au rentable par Thomas tout à l'heure.
05:48Coupable ou pas coupable ?
05:49La réponse est claire.
05:50Il n'est pas coupable.
05:52Preuve ou pas de corruption ?
05:54Preuve ou pas preuve ?
05:55Là, la réponse est claire.
05:56Donc, à ce niveau-là,
06:00CNews a complètement ignoré,
06:02sauf André Valigny qui est en plateau,
06:03qui, je rappelle,
06:04qui est quand même condamné
06:05pour l'association de malfaiteurs.
06:06Mais sinon, ils sont tous en train de dire
06:08non, mais c'est bon, il est innocent.
06:10Là, Paul Amart, ce qu'il nous explique,
06:11c'est, attendez,
06:13on a parlé d'un pacte de corruption,
06:14il n'en est pas coupable.
06:15C'est précisément ce que dit,
06:17le jugement dit exactement l'inverse.
06:18Il dit, il n'y a pas de preuve
06:19que la corruption aboutit,
06:20mais le pacte de corruption, lui, a existé.
06:22C'est très exactement ce que dit
06:24le jugement de la peine.
06:26Donc, bon, bref, ils n'ont pas compris.
06:27Mais donc, là, Sarkozy,
06:29il est innocent sur CNews à ce moment-là.
06:32Et là, ils sont tous,
06:33je ne vous ai pas mis tout l'extrait,
06:34mais là, pendant 35 minutes,
06:35ils sont en train de dire,
06:36quel camouflet pour Mediapart
06:37qui a harcelé Nicolas Sarkozy
06:39et qui, finalement,
06:42est innocent de tout,
06:43ce qui n'est pas le cas.
06:44Ensuite, quel camouflet pour les juges,
06:46quel camouflet pour le parquet national financier
06:48qui l'a harcelé depuis 13 ans.
06:50Voilà, là, on est vraiment sur ce mode-là,
06:51en mode, ils sont à deux doigts
06:52de s'abrer champagne sur CNews
06:55parce qu'ils ont retenu qu'il était innocent,
06:57enfin, relaxé,
06:58sur trois chefs d'incubation.
06:59Mon mot de bol,
07:00ils ont oublié qu'il avait un quatrième
07:01où il était condamné.
07:01Donc, j'avance un peu,
07:05la peine tombe,
07:06et alors là,
07:09c'est parti.
07:10... sont importantes
07:12dans ce moment-là.
07:13Les autres affaires n'ont pas d'incidence
07:15sur la condamnation-là
07:16parce qu'au moment des faits,
07:18il n'était pas...
07:19Oui, merci de préciser.
07:20Alors, c'est cinq ans d'emprisonnement.
07:21Combien ?
07:21Cinq ans d'emprisonnement,
07:23la peine pour Nicolas Sarkozy.
07:24Avec sursis ou pas ?
07:25Nous attendons.
07:26Cinq ans d'emprisonnement,
07:27mandat de dépôt.
07:30Donc, c'est pour ça
07:31que je posais la question tout à l'heure.
07:33Alors, on va préciser quand même
07:34une chose, c'est très important.
07:35Si vous nous rejoignez à l'instant,
07:36Nicolas Sarkozy,
07:38qui est reconnu coupable
07:39d'association de malfaiteurs
07:41et qui, à l'instant,
07:42est condamné à une peine
07:43de cinq ans d'emprisonnement
07:44avec un mandat de dépôt.
07:46C'est une première,
07:46c'est inédit
07:47dans l'histoire de notre pays.
07:48C'est-à-dire...
07:49Et on va aller tout de suite,
07:50évidemment, au tribunal,
07:52voir Célia,
07:52c'est-à-dire que les policiers
07:53dont on vous annonçait le renfort,
07:56sont arrivés notamment
07:57pour l'ancien président de la République.
07:59C'est...
08:00La tête de Georges Fenech,
08:01c'est quand même...
08:02Donc ça, c'est Georges Fenech
08:02en bas à droite de l'écran,
08:03enfin, en bas à droite, c'est moi,
08:04mais au-dessus de ma tête, du coup.
08:07Georges Fenech, il est...
08:09Il ne se cache même pas
08:10d'être un pote de Nicolas Sarkozy.
08:11C'est vraiment...
08:12C'est son broc
08:14qui s'est fait condamner.
08:16On payait l'objectivité
08:18des experts en plateau.
08:20Une surprise, on peut le dire.
08:21Georges Fenech, un choc, évidemment,
08:22pour lui, pour son entourage,
08:24pour sa famille qui est là.
08:25Et je le dis,
08:26c'est une première en France.
08:28La présidente qui a parlé
08:29de faits d'une extrême gravité,
08:31Nicolas Sarkozy,
08:32condamné à 5 ans de prison.
08:35On revérifie à plusieurs reprises.
08:38Effectivement,
08:395 ans de prison avec mandat de dépôt.
08:41Le tribunal qui observe
08:41qu'il a toujours été présent à l'audience.
08:44Donc, le mandat de dépôt
08:45sera à effet différé,
08:48mais avec exécution provisoire.
08:50On va lui laisser le temps
08:51de préparer ses affaires.
08:52D'aller chercher sa brosse à dents.
08:55Voilà, on s'arrête là.
08:57J'aime bien la phrase de la brosse à dents.
09:01Bref,
09:02ce qu'il faut retenir,
09:04au-delà de rigoler un petit peu,
09:08c'est que là,
09:09on voit très bien que CNews
09:10prend le parti,
09:11non pas de la justice,
09:12non pas de l'état de droit,
09:14mais de Nicolas Sarkozy
09:15qui est un repris de justice
09:16de la part d'une chaîne
09:17qui est la première
09:18à vomir
09:19sur le laxisme de la justice
09:23et au quel point
09:24la France se croule
09:26sous le poil de la délinquance.
09:27Eh bien,
09:27quand un président
09:29est capable de faire
09:30des délinquances
09:31qui ne sont pas des petits faits,
09:32comme on...
09:32Je rappelle qu'il est quand même
09:33accusé d'avoir comploté
09:34avec une puissance étrangère
09:35pour financer sa campagne.
09:37C'est quand même ça
09:39l'objet du procès.
09:40C'est quand même une dinguerie,
09:41il ne faut pas se mentir.
09:42C'est une corruption
09:43comme on en a rarement vu
09:45au sommet de l'État.
09:47Et donc,
09:48ben,
09:49là, c'est...
09:49Oh, on pense à sa famille,
09:50les pauvres choubidous.
09:52Bon.
09:54Mais, donc,
09:54c'est pas anodin
09:55que ce soit sur CNews
09:56que je vous montre ça
09:56puisque quelques jours après,
10:02exactement trois jours après,
10:03la contre-offensive
10:04de Nicolas Sarkozy,
10:05de Nicolas Sarkozy lui-même,
10:07cette fois,
10:07elle se joue où ?
10:08Eh bien,
10:09elle se joue
10:09dans le journal du dimanche
10:11que vous n'êtes pas sans savoir
10:12qui est...
10:13Enfin,
10:13vous n'êtes pas sans savoir
10:14qui appartient à
10:16Vincent Bolloré.
10:17et dans le JDD,
10:21je vous mets la lune du JDD
10:22que vous ne voyez pas
10:23parce qu'il y a ma tête dessus.
10:25Mais c'est pas grave,
10:26on ne verra pas Nicolas Sarkozy.
10:27Vous le reconnaissez,
10:27de toute façon.
10:29Ce combat,
10:30je le mène pour l'état de droit.
10:31Donc,
10:31je ne plierai pas face aux mensonges.
10:33Je vous mets là
10:34au complot et à l'insulte.
10:35On peut m'incarcérer
10:36mais on ne pourra jamais
10:37me faire mettre à genoux.
10:38Bref,
10:38c'est la riposte
10:39dans le JDD.
10:40Et à ce stade,
10:41je rappelle quand même
10:45que Nicolas Sarkozy
10:46et Bolloré,
10:47c'est une vieille histoire.
10:48Je ne sais pas
10:48si vous êtes...
10:49C'est une histoire
10:49que les moins de 20 ans,
10:50on ne peut pas connaître.
10:51Mais je ne sais pas
10:53si vous vous souvenez
10:53pour ceux qui sont plus âgés.
10:55En 2007,
10:55quand Nicolas Sarkozy
10:56est élu,
10:57il y a polémique.
10:58Je crois que c'est
10:59le 9 mai 2017.
11:00Donc,
11:00c'est un mois,
11:01je pense,
11:01après son élection
11:01ou moins d'un mois,
11:02peut-être 15 jours.
11:05Nicolas Sarkozy
11:05va fêter,
11:07enfin,
11:07va fêter,
11:07prendre des congés
11:08post-campagne
11:09sur un yacht
11:11super luxueux,
11:12qui est celui
11:13de Vincent Bolloré
11:15et qui mouille au large
11:16de Malte à l'époque.
11:18Et ça fait polémique,
11:18notamment à la gauche.
11:19La gauche
11:21est vendredou en disant
11:22que c'est le début
11:23du président bling bling,
11:24vous savez,
11:24la réputation de Sarkozy.
11:26Et donc,
11:28à l'époque,
11:28Vincent Bolloré
11:29n'était pas
11:30le milliardaire
11:30d'extra-droite
11:32proactif
11:32qu'on connaissait maintenant.
11:33C'était juste un milliardaire
11:35dont on savait
11:36les activités
11:37un peu étonnantes,
11:39on va dire,
11:40douteuses
11:41en Afrique.
11:42Mais en tout cas,
11:42il n'y avait pas
11:43cette aura
11:44de grands mécènes
11:45de l'extrême droite
11:45française
11:46comme il l'a maintenant.
11:47Bon,
11:48maintenant,
11:48Nicolas Sarkozy
11:49fait son offensive
11:52sur le JDD
11:53et puis on va regarder
11:53un peu ce qu'il dit.
11:54Alors,
11:54pas tout.
11:54Bon,
11:54vous vous doutez
11:55de la teneur
11:55d'entretien,
11:56je ne vais pas
11:57vous faire le détail.
12:01mais il y a
12:02il y a quand même
12:05des choses
12:05à raconter,
12:06ne serait-ce que
12:06dans le cadrage
12:07de l'entretien.
12:09Donc,
12:09l'entretien,
12:09il commence là,
12:10en page droite,
12:11mais j'aurais voulu
12:12vous mettre en version web,
12:13mais je ne l'ai pas,
12:13je suis désolé,
12:14donc je vais vous mettre
12:15en version print,
12:16en PDF.
12:18D'abord,
12:18il y a une introduction
12:19du JDD.
12:20Alors,
12:20l'introduction,
12:21en termes de zèle,
12:22il faut la lire quand même.
12:25On nous dit
12:25que Nicolas Sarkozy
12:26est parti courir
12:27au lendemain
12:27de sa condamnation
12:29et qu'à peine sorti
12:30de l'impasse
12:30où il vit avec son épouse
12:31et sa fille,
12:32un premier passant
12:32l'arrête pour lui témoigner
12:33son soutien
12:34et son incompréhension
12:35face à une justice injuste.
12:37Dix mètres plus loin,
12:37nouvel encouragement,
12:38puis un autre,
12:39et un autre.
12:40Donc là,
12:40le peuple français,
12:41bon,
12:42de Neuilly a priori,
12:43mais le peuple français,
12:44il est uni
12:46contre Sarkozy,
12:47quoi.
12:48Le peuple ne comprend pas
12:48cette condamnation injuste.
12:50C'est ce que le JDD
12:50essaie de nous vendre.
12:52Ok,
12:53et ensuite,
12:54je crois que le meilleur
12:54c'est après,
12:56c'est la fin là.
12:58À partir de là où
12:58j'ai mis ma souris,
12:59est-il animé
13:00d'un sentiment de vengeance ?
13:01En aucun cas,
13:02mais à l'image
13:03d'Edmond Dantes,
13:04le comte de Monte Cristo
13:05de Dumas,
13:06banni et emprisonné
13:07sur la foi d'un faux,
13:09Nicolas Sarkozy
13:09se prépare à mener
13:10un combat par sommet d'épreuves.
13:12Certains seront pénibles,
13:13un combat au long cours
13:14sur plusieurs années.
13:15Alors,
13:16là où ils sont très forts,
13:17c'est que
13:18non seulement
13:18ils font la comparaison
13:20avec Edmond Dantes,
13:21genre allons-y,
13:21mais en plus,
13:22ils ont mal lu Monte Cristo
13:23parce qu'on nous dit
13:24est-il animé
13:25d'un sentiment de vengeance ?
13:26En aucun cas,
13:26mais à l'image
13:27d'Edmond Dantes.
13:28Précisément,
13:28si vous avez lu Monte Cristo,
13:29vous savez qu'Edmond Dantes,
13:30le comte de Monte Cristo,
13:32c'est un mec
13:33qui se consume
13:33dans la vengeance
13:34pendant des années
13:35pour ourdir son plan
13:36après avoir été
13:37effectivement emprisonné
13:38pour de faux.
13:39Et la morale
13:40d'Alexandre Dumas,
13:41c'est
13:43la vengeance
13:43n'est pas
13:45une voie à suivre
13:46et on se consume dedans,
13:47etc.
13:47bref.
13:50Donc bon,
13:51ils n'ont pas compris
13:51ils n'ont pas compris
13:52Monte Cristo,
13:54ils te font de...
13:55ils veulent faire de Sarkozy
13:56une figure romanesque,
13:57mais ils n'ont même pas
13:57compris les romans
13:58qu'ils citent.
14:01bref,
14:01le JDD,
14:01voilà.
14:03Et donc bon,
14:03je ne vous fais pas
14:04tout le détail
14:06de l'entretien,
14:07mais en gros,
14:08bon,
14:08voilà,
14:11heureusement,
14:11ils nous disent
14:11je ne cherche
14:11à pitoyer personne,
14:12je fais un retien
14:13de trois pages
14:14dans le JDD pour ça,
14:15mais sinon,
14:16je ne veux
14:17à pitoyer personne.
14:18C'est très long,
14:19c'est une énorme offensive
14:21sur là,
14:23c'est un mensonge,
14:24je suis une victime,
14:26etc.
14:27Bref,
14:27je ne vous fais pas
14:28tout le détail.
14:28Là,
14:28vous avez les fils Sarkozy
14:29qui sont présents,
14:30parce qu'on commence
14:31à connaître Louis,
14:32mais il y a aussi
14:33Jean et Pierre,
14:34les deux autres fils Sarkozy,
14:36qui étaient présents,
14:37c'est tout à fait amus,
14:38ce qui est normal,
14:38par ailleurs,
14:39mais bref.
14:42Donc voilà,
14:43en gros,
14:43il fait un peu
14:44la contre-instruction
14:46de Nicolas Sarkozy
14:47dans le JDD,
14:48et il a quatre pages
14:49pour vomir allègrement
14:51sur le jugement
14:52et expliquer
14:53qu'il n'est pas coupable.
14:57Bon,
14:58et donc ça,
14:59ça fait partie,
14:59ce qu'il faut bien comprendre,
15:00c'est que,
15:01bon,
15:01là,
15:01je vous ai fait
15:01juste la partie
15:05offensive de Sarkozy,
15:06mais tout ça
15:06est accompagné
15:07d'une musique médiatique générale
15:10de mise en doute
15:12de la décision de justice,
15:14qui était aussi
15:14un peu le cas,
15:16déjà,
15:16on a eu un précédent,
15:18avec Marine Le Pen,
15:19avec la fameuse
15:20condamnation
15:21avec exécution provisoire
15:22de Marine Le Pen,
15:22puisque là,
15:23il y a encore question
15:24d'exécution provisoire
15:24pour le cas de Nicolas Sarkozy,
15:25c'est pour ça
15:26qu'il devrait aller en prison,
15:28malgré le fait
15:29qu'il ait fait appel.
15:31Donc,
15:31il y a encore débat
15:32sur la question
15:33de l'exécution provisoire,
15:34mais les médias
15:35s'acharnent là-dessus
15:35et travaillent
15:39précisément
15:39sur cette question-là,
15:40genre,
15:40est-ce normal
15:41qu'un président
15:42aille en prison
15:43et jamais,
15:43est-ce normal
15:43qu'un président
15:44ait été condamné
15:46pour des faits de corruption
15:46aussi graves,
15:47en fait ?
15:48En tout cas,
15:49pour un pacte
15:50de corruption,
15:51puisque,
15:51encore une fois,
15:52les faits de corruption
15:53ne sont pas établis,
15:54c'est la volonté
15:55de corruption
15:55qui est établie.
15:56Ensuite,
15:57il y a des débats
15:58sur la décision de justice,
15:58ce n'est pas un problème,
15:59mais là,
15:59le problème,
15:59c'est que tout
16:01le récit médiatique
16:02est tourné autour de ça.
16:04Donc,
16:05et après,
16:06il y a des dingueries
16:06autour de ça,
16:07encore.
16:08Par exemple,
16:09il y a
16:09les bons copains,
16:10on va dire,
16:11de Nicolas Sarkozy.
16:11Parmi les bons copains,
16:12il y a,
16:13je ne sais pas si vous avez suivi
16:13cette info,
16:14il y a Christian Estrosi,
16:15donc Christian Estrosi,
16:16maire de Nice,
16:16ancien,
16:17les Républicains,
16:17qui maintenant
16:18n'est plus à LR
16:20et de mémoire
16:20et doit graviter
16:21autour de la Macronie
16:23sans être exactement
16:24à Renaissance,
16:25mais en tout cas,
16:25il est assez proche
16:25de la Macronie maintenant.
16:27Mais donc,
16:28Christian Estrosi
16:29a décidé
16:30d'inaugurer
16:32une esplanade
16:34devant l'hôtel de police
16:35de Nice,
16:35une esplanade
16:36Nicolas Sarkozy
16:38en réponse
16:39à l'affaire.
16:40Évidemment,
16:41il n'a pas décidé ça
16:41et le timing fait que
16:43c'est le cas
16:44c'est la réponse
16:44à la justice.
16:45Donc c'est vraiment,
16:46c'est un martyr quoi,
16:47c'est-à-dire que le mec
16:48a été condamné
16:49et il va,
16:52il faut lui faire une place quoi.
16:54C'est Jean Moulin quoi.
16:56On va écouter,
16:57je propose d'écouter
16:58du coup un extrait
16:59de RMC cette fois.
17:02Donc c'est pas
17:02les grandes gueules,
17:03je crois que c'était
17:03les grandes gueules
17:03mais non c'est Estelle Midi
17:05où ils vont interroger
17:06quelqu'un
17:07pour,
17:08sur la question
17:09de cet esplanade
17:10Nicolas Sarkozy
17:11à Nice.
17:11Je ne suis pas
17:13souvent d'accord
17:14avec Estrosine
17:14et pour une fois
17:15je suis pleinement
17:16d'accord
17:17avec ce monsieur.
17:18Voilà,
17:18parce qu'il y en a marre
17:22de taper sur la droite.
17:24Il y en a marre.
17:25Quand on parle
17:25de cette juge,
17:27je vais dire
17:27cette petite juge,
17:29je ne menace personne,
17:30attention.
17:31Christian,
17:32vu le contexte,
17:33on va essayer
17:34de rester modéré.
17:36Et Christian,
17:37le débat là,
17:38c'est l'esplanade.
17:38Est-ce que c'était
17:39le bon moment ?
17:39Est-ce qu'il faut
17:40se servir d'une esplanade,
17:41d'un symbole comme ça
17:44pour contester ?
17:44Alors même si
17:45Christian Estrosi
17:45dit que ce n'est pas
17:46pour contester la justice,
17:47ça y ressemble beaucoup.
17:48Mais vous croyez
17:49que c'était le bon moment
17:50avec l'acharnement
17:51qu'il y a eu
17:51depuis toutes ces années
17:53pour Sarko ?
17:55Non,
17:56et à la fois
17:56il n'a qu'à pas...
17:58Là c'est la justice.
17:59C'est une manière
18:00de répondre à la justice
18:01pour vous le voyez
18:01comme ça Christian.
18:03Et vous trouvez
18:03que la justice
18:04est équitable
18:05entre la droite
18:05et la gauche ?
18:07Ah bah Christian,
18:08ça c'est pas...
18:09D'une part
18:09c'est pas l'objet du débat
18:10et puis c'est pas la question.
18:12Oui mais c'est pas le rôle
18:13de Christian Estrosi
18:14de dire si la justice
18:15est équitable ou pas.
18:16Et là c'est un peu
18:17sa manière
18:17de répondre au juge.
18:18C'est un peu sa manière
18:19et puis c'est un peu
18:21remercier tout ce que
18:22M. Sarkozy
18:23a fait en tant que
18:25ministre de l'Intérieur
18:26et président de la République.
18:27Oui mais ça,
18:27ça pouvait attendre Christian,
18:28il n'y avait aucune urgence
18:29à le faire.
18:29C'est ça,
18:30le timing est vraiment
18:31un peu osé quoi.
18:33Un peu osé
18:33mais bon,
18:34on se bat avec
18:35les armes qu'on a.
18:37Oui j'entends bien
18:38que ça vous satisfait
18:39que vous applaudissez.
18:41Je suis révolutionné
18:42depuis la décision.
18:44Voilà,
18:45alors encore une fois
18:46on est dans cette tentative
18:47de faire croire
18:49que les gens,
18:52de manière générale,
18:53le peuple,
18:55sauraient
18:58vent debout
18:59contre la décision
19:00de justice
19:01contre Nicolas Sarkozy.
19:02C'est pas vrai en fait.
19:03C'est pas vrai.
19:04Il n'y a pas un soutien
19:04massif populaire,
19:05il n'y a pas des manies
19:06dans la rue.
19:07Comme il n'y avait pas
19:07des manies pour soutenir
19:08Marine Le Pen.
19:08Marine Le Pen a échoué
19:09à mobiliser une base militante large
19:12au-delà de ses propres rangs,
19:13je veux dire,
19:14pour aller contester
19:15la décision de justice.
19:15Elle rêvait de faire
19:16un grand raout,
19:18je ne sais plus sur quelle place
19:19c'était,
19:19non c'était pas la place
19:20du Trocadéro,
19:20mais j'ai un doute.
19:21En tout cas,
19:21à Paris,
19:21il y avait une tentative
19:22de faire un grand meeting
19:23de Marine Le Pen
19:23pour protester
19:24contre une décision de justice.
19:25Globalement,
19:26à part les militants
19:26que le RN a fait venir,
19:27il n'y avait personne d'autre.
19:28Il n'y a pas eu
19:29d'élan populaire
19:29pour contester
19:30une décision de justice.
19:31Il n'y a pas d'élan populaire
19:32pour contester la décision de justice
19:33de Nicolas Sarkozy,
19:33ce n'est pas vrai.
19:34Donc là,
19:34on essaie de nous faire croire
19:36en interrogeant
19:37des gens de droite
19:37qui sont des soutiens politiques
19:40à Sarkozy,
19:40c'est leur droit,
19:42faire croire que
19:44Christian,
19:44qui a été chopé
19:45de manière complètement
19:46évidemment random,
19:47bien sûr,
19:48par le standard de RMC,
19:51valide la décision de justice
19:52de Sarkozy.
19:54Ceci dit,
19:54je voulais vous mettre
19:55cet extrait aussi
19:55par un peu
19:57l'esprit de malice
19:57parce que Christian dit,
19:59non Christian,
19:59pas Sarkozy,
20:00Christian,
20:00le retraité
20:01interrogé par RMC,
20:02dit,
20:03ça a une manière
20:04de remercier Sarkozy
20:05pour tout ce qu'il a fait
20:05en tant que ministre de l'Intérieur.
20:07Qu'est-ce qu'il a fait
20:07Nicolas Sarkozy
20:08comme ministre de l'Intérieur
20:09et comme président de la République ?
20:11Ça, par exemple,
20:12ça on l'oublie
20:13parce que M. Sarkozy,
20:13M. Karcher, M. Sécurité,
20:15son bilan,
20:16c'est la suppression
20:18de...
20:19Alors,
20:19est-ce que c'est 13 000 postes
20:20de policiers et de gendarmes
20:21au cours de son quinquennat ?
20:22Check News de 20 minutes
20:23qui date de 2016.
20:27En réalité,
20:28c'est...
20:29Je vous fais le truc,
20:29mais en réalité,
20:30c'est 10 000,
20:30on est ce que je comprends.
20:32Voilà.
20:33La conclusion,
20:35plus de 9 000 emplois
20:37en moins de fait
20:38et un solde négatif
20:38proche des 10 000
20:39suppressions de postes
20:40dont se défend
20:41Nicolas Sarkozy.
20:42Voilà.
20:44Donc, en gros,
20:44Anki a eu raison.
20:45Un peu des deux,
20:46il y a bien eu 13 000 suppressions
20:47de postes
20:47comme l'affirme
20:47le Mise à l'Intérieur,
20:48répartis équitablement
20:49entre police et gendarmerie,
20:50mais aussi des emplois créés,
20:52comme, je ne sais pas
20:52pour que la phrase s'arrête.
20:53Résultat,
20:54les effectifs cumulés
20:54se sont passés
20:55de près de 249 000 fonctionnaires
20:56en 2007
20:57à environ 240 500
20:58en 2012
20:59à la fin du mandat Sarkozy.
21:01Plus de 9 000
21:02emplois en moins de fait
21:03et un solde négatif
21:04proche des 10 000
21:04dont se défend Sarkozy.
21:05Donc,
21:06le bilan de Nicolas Sarkozy
21:07dont on va maintenant
21:08mettre son nom
21:09sur le parvis
21:10de l'hôtel de police
21:11de Nice,
21:13son bilan,
21:14c'est la suppression
21:15de 10 000 postes
21:15dans la police.
21:17Voilà,
21:17c'est formidable
21:18la sassité de droite.
21:21Rappelez-vous toujours
21:21que la droite
21:22a beau faire croire
21:23qu'elle est
21:23le roi de l'économie budgétaire
21:25et le roi de la gestion
21:26et le roi de la sécurité,
21:27la reine de la sécurité plutôt,
21:29c'est la droite,
21:29c'est la droite
21:35qui a
21:35qui a supprimé
21:37notamment des postes
21:38de police
21:38sous le mandat Sarkozy
21:39alors que franchement
21:40la fibre sécuritaire
21:41c'était vraiment
21:42l'ADN du Sarkozy,
21:44le Karcher,
21:45etc.
21:46On va vous débarrasser
21:46des racailles,
21:47vous vous souvenez peut-être
21:48de tout ça,
21:49sinon ça appartient
21:50à l'histoire,
21:50mais voilà.
21:52Donc,
21:52ça c'était
21:53ce que je voulais
21:53vous montrer
21:54sur Estrosi,
21:55parce que ça fait partie
21:56des dingueries
21:58prononcées
21:59par Nicolas Sarkozy
22:00en l'occurrence.
22:01Alors,
22:01je vois que dans le chat
22:02vous me dites
22:03est-ce que
22:05est-ce qu'il y a
22:06des médias,
22:06alors,
22:07Kater a utilisé
22:08le terme de
22:09médias neutres,
22:09je rappelle qu'il n'y a
22:10pas de médias neutres,
22:11ça n'existe pas,
22:12mais par exemple
22:12tu peux parler
22:13de grands médias nationaux
22:14ou de médias mainstream,
22:15je suppose que c'est ça
22:16dont tu veux parler,
22:17qui auraient fait entendre
22:19une autre voix.
22:19Je vous rassure,
22:20oui.
22:22Si je prends par exemple,
22:24on peut s'écouter
22:25si vous voulez
22:25la chronique de France Culture
22:29qui était
22:30de mémoire hier matin
22:32ou avant hier matin,
22:33je ne sais plus,
22:34j'ai essayé de retrouver ça,
22:35je crois que c'était lundi,
22:36ouais.
22:37La chronique de,
22:39la chronique,
22:40la chronique,
22:41ouais,
22:41le billet politique
22:42de France Culture
22:43du lundi matin,
22:44par exemple,
22:44est assez clair là-dessus,
22:45donc si vous voulez,
22:45on se l'écoute
22:47pour aussi montrer
22:48qu'il n'y a pas
22:48que les médias bollorés,
22:49quand même.
22:50Écoutons le média politique.
22:52France Culture.
22:55Les matins de France Culture.
22:57Guillaume Erner.
22:58Le billet politique,
22:59Jean Lémarie
22:59et Nicolas Sarkozy
23:01condamnés,
23:02y a-t-il un complot ?
23:03Un complot ?
23:04Ce mot figure en toutes lettres
23:06dans l'interview
23:07de Nicolas Sarkozy
23:08hier dans le journal
23:09du dimanche.
23:10L'ancien chef de l'État
23:11condamné donc à 5 ans de prison
23:12dans l'affaire libyenne,
23:14condamné pour association
23:15de malfaiteurs
23:16et toujours sous ce choc,
23:18il ira en prison
23:19alors même qu'il a fait appel.
23:21Il y aurait donc
23:22un complot.
23:23Dans son interview,
23:25Nicolas Sarkozy
23:26s'en prend à Mediapart,
23:27au parquet national financier
23:29et au tribunal
23:30qu'il a condamné
23:31la semaine dernière.
23:32Il est furieux.
23:33Toutes les limites
23:34de l'État de droit
23:35ont été violées.
23:36Il s'interroge,
23:37je le cite toujours,
23:38est-ce du corporatisme,
23:40est-ce de l'acharnement,
23:41est-ce de la politique ?
23:43Alors,
23:43il ne va pas jusqu'à dénoncer
23:44un jugement politique
23:46comme l'a fait
23:47François-Xavier Bellamy,
23:48vice-président des Républicains,
23:49mais la charge
23:50est tout aussi lourde.
23:52Dans ce combat,
23:53Nicolas Sarkozy
23:54n'est pas seul.
23:55Le Rassemblement national
23:56vole à son secours.
23:57Six mois après
23:58la condamnation
23:59de Marine Le Pen,
24:00Sébastien Chenu,
24:01vice-président du parti,
24:02accuse à son tour.
24:03Il y a des magistrats
24:05qui poursuivent
24:05des vendettats.
24:07Vendettats,
24:08complot,
24:09autrement dit,
24:09une vengeance des juges.
24:10Bon, un complot,
24:11est-ce que ça tient ?
24:12Un rappel d'abord, Guillaume.
24:13Pour Nicolas Sarkozy,
24:15cette condamnation
24:15est la troisième.
24:17Dans l'affaire des écoutes,
24:18l'ancien président
24:19a été condamné défini...
24:20Voilà, premier rappel
24:22qui n'a jamais été fait
24:23sur ces news
24:24ni dans le JDD.
24:25Tout ça...
24:26Quand c'est rappelé,
24:27c'est juste pour prouver
24:27qu'il y a acharnement.
24:29À un moment,
24:29on se dit,
24:30bah oui, en fait,
24:30c'est juste Nicolas Sarkozy
24:31qui a merdé
24:32sur plein de lignes différentes.
24:34Non, c'est...
24:36Ah bah oui,
24:36regardez le nombre d'affaires
24:37qui lui sont reprochées,
24:38c'est quand même pas...
24:39C'est pas normal.
24:40Là, il y a acharnement
24:41contre cet homme, forcément.
24:43Donc, bon rappel de France Culture.
24:44Je zappe un peu
24:45pour pas vous faire
24:45toute la chronique.
24:46Elle est disponible
24:47sur France Culture,
24:47si vous la voulez.
24:48Condamné chaque année.
24:49Regardez les chiffres.
24:50Aujourd'hui,
24:51si vous êtes condamné,
24:52fonctionne.
24:52Oui, mais en attendant,
24:53jusqu'à 10 ans de prison.
24:55Nicolas Sarkozy
24:56va faire appel.
24:57Les compteurs
24:57sont remis à zéro.
24:58L'ancien chef de l'État
25:00aura un nouveau procès,
25:02de nouveaux juges.
25:03Il est à nouveau
25:04présumé innocent.
25:05La preuve
25:06que l'État de droit
25:07fonctionne.
25:07Oui, mais en attendant,
25:08il va aller en prison.
25:09Bah oui,
25:09c'est le principe
25:10de l'exécution provisoire.
25:12On dirait que
25:12certains politiques
25:13le découvrent aujourd'hui.
25:15L'ancien président
25:16de la République
25:16ira en prison
25:17comme des milliers
25:18de condamnés chaque année.
25:19Regardez les chiffres.
25:21Aujourd'hui,
25:21si vous êtes condamné
25:22à au moins
25:22deux ans de prison,
25:24presque neuf fois sur dix,
25:26neuf fois sur dix,
25:27ce sont les statistiques,
25:28vous êtes immédiatement
25:29incarcéré.
25:30Et ce,
25:30même si vous faites appel
25:32et même si plus tard,
25:33finalement,
25:33en appel,
25:34vous êtes jugé innocent.
25:35Alors,
25:36faut-il changer la loi,
25:37la rendre plus douce,
25:38moins sévère,
25:39envoyer moins de condamnés
25:41derrière les barreaux ?
25:42En général,
25:43ce n'est pas ce que propose
25:44la famille politique
25:45de Nicolas Sarkozy.
25:47Voilà,
25:48ça,
25:48par exemple,
25:49c'est plus
25:50un traitement journalistique
25:53rigoureux
25:53de la question
25:54de Nicolas Sarkozy.
25:56C'est très important
25:57ce qu'il dit sur...
25:58Parce que là,
25:58vraiment,
25:59la droite goûte
26:00à sa propre
26:02potion coercitive.
26:03c'est-à-dire que
26:04l'exécution provisoire,
26:06c'est quelque chose
26:06que la droite a voulu
26:07aussi,
26:08et elle se réjouit
26:09qu'un certain nombre
26:10de personnes soient...
26:12Encore une fois,
26:13je crois qu'il y a
26:132800 exécutions provisoires
26:14par an,
26:15un truc comme ça.
26:17et aucune ne pose problème
26:18si ce n'est celle
26:19de Marine Le Pen
26:19et Nicolas Sarkozy.
26:21Et ensuite,
26:23je rappelle aussi
26:24que l'association
26:24de malfaiteurs,
26:25qui est donc
26:28le chef d'inculpation
26:29pour lequel Nicolas Sarkozy
26:30a été condamné,
26:32c'est aussi une demande
26:33de la droite.
26:36Moi,
26:36j'ai fait un papier là-dessus
26:37pour l'UMA.
26:38Je vous le montre.
26:41J'ai fait un article
26:42justement là-dessus,
26:43non pas pour dire
26:43que c'est un scandale
26:44que Sarkozy soit condamné,
26:45là-dessus,
26:45mais juste pour rappeler
26:47tout simplement
26:47que l'association
26:51de malfaiteurs,
26:52hop,
26:52je vous le mets là,
26:53l'association de malfaiteurs,
26:53c'est précisément
26:57une demande de la droite.
26:59Si vous voulez qu'on va...
26:59Je ne vais pas faire
27:00l'histoire de ce chef d'inculpation,
27:01mais si ça vous intéresse,
27:02sachez qu'en gros,
27:04ça apparaît à la fin,
27:05ça se concrétise,
27:06on va dire,
27:07à la fin du 19e siècle,
27:08pardon,
27:09dans les lois dites scélérates,
27:11la gauche qualifiée
27:12de loi scélérate.
27:12Léon Blum est contre
27:13à l'époque,
27:13il dit que ce n'est pas normal
27:14puisqu'en gros,
27:15c'est quelqu'un pour une intention
27:16et pas pour un fait.
27:17C'est-à-dire qu'encore une fois,
27:18on considère pour Sarkozy
27:20que la corruption n'a pas eu lieu,
27:22n'a pas abouti,
27:23mais par contre
27:24que l'intention de corruption existe.
27:25Et donc ça,
27:26la gauche était historiquement contre.
27:28Et par ailleurs,
27:30Robert Beninter
27:31l'avait tenté
27:32de le supprimer
27:32du code pénal en 1983
27:34et c'était la droite
27:35qui l'avait remis
27:36dans le code pénal
27:37ensuite sous la première
27:39mobilisation,
27:40donc Chirac-Mitterrand
27:40en 86
27:41et le ministre de l'époque
27:42qui l'a remis en place,
27:43c'était notamment
27:44Charles Pasqua,
27:45Charles Pasqua,
27:45qui était le mentor politique
27:47de Nicolas Sarkozy.
27:49Donc la boucle est bouclée,
27:50c'est vraiment une...
27:53On vous met l'article
27:54dans le chat
27:54si vous voulez le lire
27:56plus en délai,
27:56mais c'est vraiment
27:58une mesure
28:01sécuritaire
28:01plébiscitée par la droite
28:02qui cette fois
28:03se retombe contre Nicolas Sarkozy.
28:05Donc que le débat ait lieu,
28:06c'est assez amusant,
28:08qu'il n'était pas lieu
28:09que quand c'est Sarkozy
28:10qui en est la victime,
28:11évidemment.
28:12il y a plein d'avocats pénalistes
28:14et notamment d'avocats
28:14de militants gauches
28:15qui sont contre
28:18ce dispositif du code pénal
28:19depuis longtemps.
28:20Évidemment,
28:21quand ça tombe sur des gilets jaunes
28:22ou sur des militants écologistes,
28:24vous n'avez pas ces news
28:25qui ont fait un bandeau.
28:26On est bien d'accord.
28:28Pour terminer cette petite séquence Sarkozy,
28:30je ne résiste pas à l'envie
28:31de finir en musique
28:31avec Carla Bruni
28:33qui a trouvé ça malin
28:35sur Instagram
28:35de répondre à la condamnation
28:37comme ça.
28:37Et pendant ce temps-là,
28:39la communication
28:40vient plus légère
28:41des époux Bruni Sarkozy.
28:43Cette courte vidéo
28:44sur Instagram.
28:45Vous pouvez jouer
28:45une chanson mon amour ?
28:46Avec plaisir.
28:59Ouais, c'était vraiment
28:59pour le plaisir de...
29:01Pour le plaisir de...
29:03Ouais, je suis désolé.
29:04Je suis désolé,
29:05je vois que je vous ai
29:05tous cringés là.
29:06Non, mais en vrai,
29:09là, on rigole,
29:09c'est mignon tout ça.
29:10Enfin, c'est pas vraiment mignon,
29:11mais imaginez si
29:14un soutien d'un repris de justice
29:16narguer la justice
29:17comme ça sur Instagram
29:18dans une petite musique.
29:20Dans un cas,
29:21je ne sais pas,
29:21ou ce serait un rappeur
29:23ou je ne sais pas,
29:24n'importe qui
29:25qui serait condamné pour ça.
29:26Ce serait vu
29:28comme une espèce
29:28de provocation horrible
29:30contre l'État de droit.
29:31Et là, ça passe.
29:32C'est...
29:32Elle soutient son mari,
29:34c'est mignon.
29:34C'est mignon.
29:35Ouais, c'est mignon,
29:36mais non, en fait.
29:37Bref, donc...
29:39Je ne vous ai pas mis
29:40la vidéo où elle retire
29:41la bonnette de Mediapart
29:42aussi juste après
29:44le...
29:46On regarde le micro-tendu
29:48post-condamnation de Sarkozy
29:49où elle retire
29:50la bonnette de Mediapart
29:51comme ça en mode...
29:52Voilà.
29:54Toute la non-élégance
29:55de la bourgeoisie
29:55en un seul geste.
29:56en un seul geste.
29:56Merci.

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