00:00Moi je rappelle que cette gauche de la SNCF, ce serait bien qu'on fasse un peu d'histoire
00:05et qu'on lui rappelle que pendant le pacte germano-soviétique 1939-1940-1941, elle a collaboré.
00:10Dire cela, c'est entretenir la confusion entre la SNCF et les cheminots.
00:15C'est omettre les cheminots qui non seulement n'ont pas collaboré, mais ont résisté, et ce, dès 1940.
00:21Deux ans plus tard, le sabotage prend de l'ampleur, sectionner les câbles de frein,
00:25échanger les étiquettes de destination des convois, poser des explosifs sur des ponts roulants.
00:30Tous les moyens étaient bons pour contrarier l'effort de guerre allemand.
00:33On ne les a pas vus les syndicalistes pour dire, non, ce n'est pas possible, on ne peut pas
00:36faire ce genre de choses.
00:37Non, non, on prenait le train, puis on pilotait le train.
00:39On nous a demandé de faire un Paris-Compiègne, puis après ça va être un Compiègne à Auschwitz, et puis
00:43nous on fait notre boulot.
00:44Là encore, Michel Onfray déforme l'histoire.
00:46Le 10 août 1944, les cheminots parisiens, sous l'impulsion de la CGT alors illégale,
00:51lance une grève insurrectionnelle qui sera la première de la série de contestations ouvrières
00:57qui amènera à la libération de Paris.