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  • il y a 18 heures
Comme à sa désastreuse habitude, Donald Trump ne lésine pas dans la surenchère. Face aux révoltes contre sa politique de chasse aux migrants menée par l’ICE dans la « ville sanctuaire » de Los Angeles, le président des États-Unis, qui a déjà ordonné ce week-end le déploiement de 2 100 membres de la Garde nationale, a annoncé l’envoi de 2000 réservistes supplémentaires, mais aussi de quelque 700 marines. « S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant », a lâché, lundi 9 juin, le milliardaire républicain, sur son réseau Truth Social, bien décidé à souffler sur les braises. En pratique, 1 700 gardes au total avaient été effectivement déployés lundi soir, selon le Commandement nord de l’armée américaine.

Nos journalistes Benjamin König et Théo Bourrieau font le point.

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Transcription
00:00Il y a des manifestations à Los Angeles, mais en Californie plus globalement, dans des agglomérations un peu autour de
00:05Los Angeles.
00:07Depuis dimanche, je crois, ça a commencé dimanche dernier ?
00:09Oui, ça a commencé principalement, enfin ça s'est poursuivi plutôt ce dimanche,
00:14parce que ça a commencé d'abord de façon plus localisée, avec des petites manifs,
00:20des réactions populaires aux opérations d'arrestations massives de migrants,
00:25ou de personnes en situation irrégulière, qui sont nombreux, notamment dans l'état de Californie et à Los Angeles.
00:34On va y revenir sur cette question-là.
00:37Voilà, et donc c'est quand même des réactions à ces opérations d'arrestations qui concernent énormément de gens, de
00:47lieux,
00:47et qui sont tout simplement des rafles, je crois que c'est le mot qui correspond.
00:54Peut-être, avant de continuer sur ces mobilisations, on va revenir sur ICE.
00:59Qu'est-ce que c'est que ICE ?
01:00Donc Immigration and Customs Influencement, c'est la police de l'immigration.
01:04Et donc c'est ce service d'ordre, je mets des grandes guillemets à ordre.
01:09Oui.
01:09C'est ce service de désordre peut-être, mais c'est de ce service que sont parties les mobilisations,
01:17puisque c'est ce service qui a entrepris ces rafles de personnes migrantes à Los Angeles et dans les Californies.
01:24Alors ICE, effectivement, on le voit de plus en plus dans l'actualité.
01:27C'est donc l'acronyme que tu as expliqué.
01:30Avec un très bel exemple.
01:32J'ai potassé un petit peu l'origine, le sujet.
01:37Bon, évidemment, ça n'a pas été créé là par Trump.
01:40C'est une agence fédérale qui dépend du département d'État à la sécurité intérieure
01:47et qui a été créée en 2003 au lendemain des attentats du 11 septembre.
01:51Donc il correspond à toutes les lois mises en place par les lois sécuritaires consécutives aux attentats.
01:58Ça a été mis en place donc en 2003, y compris avec le département de la sécurité intérieure
02:03qui a été complètement remodelé pour avoir un côté coercitif beaucoup plus important.
02:09Donc immigration et douane, c'est les deux qui sont concernés par ce...
02:13Si on trouve un équivalent en France, peut-être que ce serait la police aux frontières.
02:16On va dire ça, mais c'est évidemment rien de comparable.
02:19J'en sens qu'elle a des prérogatives quand même un peu plus étendues.
02:23Plus étendues. Après, la PAF fait aussi la douane.
02:26On le voit aux aéroports.
02:27Mais bon, effectivement, elle a des prérogatives beaucoup plus étendues
02:29parce que, par exemple, elle peut donc procéder à des arrestations ciblées, etc.
02:35C'est donc une agence fédérale.
02:37Je précise un truc intéressant que je voyais ça...
02:39J'ai lu ça ce matin, pardon.
02:41Elle a remplacé l'ancienne agence fédérale qui s'occupait de l'immigration
02:47qui avait été fondée dans les années 30 et qui s'appelait Immigration et Naturalisation.
02:54Voilà, c'est prérogative.
02:57Donc cette ICE aujourd'hui a évidemment des visées répressives.
03:01C'est ça d'ailleurs qui change la donne.
03:03C'est qu'on voit que ce qui se passe à Los Angeles,
03:05comme ça a été le cas aussi à Chicago au lendemain de l'arrivée de Trump au pouvoir
03:10pour son deuxième mandat, ne concerne pas des migrants,
03:15des personnes en situation irrégulière qui auraient commis des crimes ou des choses comme ça,
03:18mais tout simplement des gens qui ont des sans-papiers, travailleurs, etc.
03:23Dès qu'on voit des véhicules de cette agence, les gens se tairent.
03:31C'est une véritable politique de terreur que ça apporte
03:36puisque les gens ont peur d'aller au travail, d'amener leurs enfants à l'école, etc.
03:41Je lisais la liste un petit peu des lieux qui ont été ciblés.
03:44Alors c'est des chaînes de magasins comme Home Depot
03:46parce qu'il y a beaucoup de migrants qui y travaillent
03:50ou qui attendent devant les magasins pour proposer des menus services
03:55comme on peut voir chez nous aussi, des livraisons, des aides, etc.
03:58Comme je disais, les lieux qui sont ciblés,
04:01c'est des chaînes de magasins de bricolage, une bibliothèque,
04:06une chaîne de stations de lavage auto aussi
04:10qui emploie énormément de travailleurs sans-papiers, immigrés.
04:15En fait, il faut savoir que Los Angeles et la Californie,
04:18de façon plus générale, mais principalement Los Angeles,
04:20il y a un peu moins de la moitié de la population qui est d'origine latino.
04:25Beaucoup sont sans-papiers parce qu'il y a toujours eu une tolérance de fait,
04:31notamment dans cet état-là, pour les personnes en situation irrégulière.
04:34Donc beaucoup sont là depuis des années, voire des décennies,
04:39sans forcément avoir une situation régularisée,
04:42mais sont travailleurs, ont fondé des familles,
04:45et sont pleinement habitants de la Californie.
04:47Je lisais, je ne sais plus si c'est dans le papier de Christophe de Roubaix,
04:51le spécialiste des États-Unis à l'humanité,
04:54ou sur un autre papier, que la Californie, c'était un petit peu
04:56le laboratoire des États-Unis,
04:59puisqu'il y avait effectivement, tu le disais,
05:01une population de l'immigration très répartie,
05:04donc tu disais, moins de 50% latino,
05:06mais aussi une part importante d'afro-américains.
05:09Enfin bref, c'était un peu le laboratoire
05:11où il y avait plein de gens très différents qui habitaient ensemble,
05:15et où du coup, étaient aussi des fois expérimentés
05:17des politiques répressives.
05:19Là, on le voit, Aïs, est-ce que ce n'est pas aussi un moyen
05:21pour Trump et son gouvernement de dire,
05:23regardez, là, vous voyez cette ville
05:25où il y a plein de gens issus de l'immigration,
05:27et bien on va vous montrer que nous, ça ne nous fait pas peur ?
05:30Oui, oui, c'est exactement ça.
05:31Évidemment, c'est une cible politique,
05:33pour parler notamment à sa base MAGA.
05:38La Californie est un État, avec sa population, bien sûr,
05:40qui est honnie par l'électorat de Donald Trump,
05:45précisément pour les symboles que tu pointes.
05:49Le fait que ce soit un État, et notamment sur Los Angeles,
05:53une agglomération très multiculturelle,
05:56avec beaucoup de latinos.
05:58Les Afro-américains sont entre 6 et 7%,
06:00donc ce n'est pas si important que ça,
06:03en tout cas au niveau du pourcentage de la population.
06:09Mais effectivement, en plus, comme de nombreuses villes,
06:14la Californie s'est déclarée un État sanctuaire,
06:18c'est-à-dire où la police, les forces de l'ordre locales de l'État
06:24ne collaborent pas avec les agences fédérales,
06:27notamment ICE,
06:28ils collaborent seulement pour les questions de criminalité.
06:31Voilà.
06:33On va peut-être revenir un peu, parce que tu nous as expliqué
06:35ce que c'était que l'ICE et les rafles qu'ils ont menés
06:39depuis la semaine dernière.
06:40Ça a conduit effectivement à quelques heures.
06:43Alors, j'ai vu que c'était beaucoup surestimé,
06:45notamment par le gouvernement.
06:47Il y a effectivement eu quelques heures au début,
06:48mais en fait, on a l'impression que les heures et les émeutes
06:50ont commencé depuis que Trump a envoyé la guerre nationale
06:53et les marines.
06:54Est-ce que tu partages ce constat ou pas ?
06:59Évidemment, c'est ce qu'on voit sur le terrain,
07:03c'est-à-dire de ce qu'on peut lire.
07:06Le mieux, ce serait d'avoir quelqu'un sur place,
07:09mais il y a quand même beaucoup, beaucoup d'éléments
07:10qui remontent par les journalistes locaux, etc.
07:17Ces manifestations sont d'abord des manifestations spontanées,
07:21pour reprendre dans l'ordre,
07:25de gens qui se sont mobilisés dans leur quartier,
07:28dans leur ville,
07:30suite aux premières rafles organisées,
07:32donc depuis le 6 juin.
07:36Ensuite, évidemment, dans ce cas-là,
07:38il peut y avoir des débordements,
07:40voire un côté émeute,
07:42avec des pillages de magasins,
07:43mais c'est très marginal,
07:45et c'est évidemment monté en épingle par le pouvoir
07:47pour justifier l'envoi de l'armée.
07:50Et surtout, il faut bien comprendre
07:51qu'il y a effectivement quelques heures
07:53qui se sont passées,
07:54mais c'est associé à des situations de violence extrême.
07:57Quand on parle de rafles,
07:58c'est bien des familles qui sont séparées,
07:59des gens qui sont entraînés de chez eux
08:01ou de l'endroit où ils travaillent,
08:02alors que ça fait 10, 15, 20, 30, 40 ans
08:04qu'ils travaillent, qu'ils habitent ici,
08:06qui sont...
08:07Enfin voilà, ce sont des habitants,
08:08des habitantes parmi les autres,
08:09et donc c'est des scènes extrêmement violentes,
08:12ce qui peut aussi expliquer des réactions,
08:15tu disais, des trucs un peu épidermiques,
08:18où en fait les gens sortent en disant,
08:19mais c'est pas possible,
08:20il y a mon voisin, mon collègue,
08:21mon ami, mon frère
08:22qui est en train de se faire tabasser par la police,
08:25sorti de chez lui en se traînant par terre,
08:26enfin voilà.
08:27Oui, les images parlent d'elles-mêmes,
08:28il y a énormément de vidéos,
08:29si on voit sur les médias américains
08:31ou sur les réseaux sociaux,
08:33de pères de famille arrachés
08:35devant leurs femmes ou leurs enfants,
08:37ou leurs collègues,
08:38puisque ça se passe pas mal sur le lieu de travail,
08:41ce sont de véritables rafles collectives,
08:45en plus, on y viendra après,
08:47mais pour des résultats,
08:49je veux dire,
08:50même en termes simplement de chiffres,
08:55c'est ridicule,
08:55en fait,
08:56le but du gouvernement et de Donald Trump,
08:59là,
09:00est plutôt d'instaurer un climat de terreur,
09:03et qui peut avoir des conséquences
09:06en cascade,
09:07à la fois sur l'ensemble de la société
09:11et du lien social qu'il peut y avoir.
09:13Là, on en est,
09:14par exemple,
09:14le gouverneur de Californie disait,
09:16on en est à un point
09:17où les gens se tairent chez eux
09:20pour éviter d'être arrêtés,
09:22y compris en évitant d'aller au travail,
09:24en évitant d'amener leurs enfants à l'école,
09:26etc.
09:27Donc,
09:28oui, oui,
09:28on a des scènes qui sont d'une violence extrême.
09:33Donc, c'est pour ça que ces manifestations,
09:35elles sont spontanées,
09:36elles sont une réponse,
09:37d'abord,
09:37à cette violence-là.
09:40Évidemment,
09:40Donald Trump se saisit de cette occasion
09:42pour envoyer l'armée,
09:43parce qu'il peut faire un exemple politique,
09:46notamment avec...
09:47Alors,
09:48envers les démocrates,
09:49c'est ce qu'écrit très bien aujourd'hui
09:51le Christophe de Roubaix dans le papier,
09:54que vous pourrez lire
09:55dans le journal du jour,
09:57voilà,
09:57il y a même la une du journal y est consacrée.
09:59Et depuis hier sur Internet,
10:01parce que tu sais que...
10:01Bien sûr.
10:03En tout cas,
10:04moi, j'attends pas que le journal papier
10:05soit délivré
10:06pour lire les articles.
10:08Mais...
10:09Non, c'est l'occasion de montrer la une.
10:11Effectivement,
10:11l'article est disponible sur le site.
10:13Je mets l'article ici.
10:14Alors, attends,
10:15il faut que j'aille sur le kiosque.
10:16Ah ben non,
10:16sur le site,
10:17en fait,
10:17on devrait la voir aussi.
10:20Hop,
10:20elle est là.
10:23Est-ce que je peux la voir en plus ?
10:24La nouvelle ligne de front,
10:26effectivement.
10:26Et donc,
10:27comme je disais,
10:28cette ligne de front,
10:29précisément,
10:31elle concerne à la fois,
10:33donc ça,
10:33on est vraiment sur le décryptage
10:35et l'analyse politique
10:36que Christophe a fait dans son papier.
10:40C'est une ligne de front,
10:41d'abord,
10:42envers les autorités
10:43de l'État de Californie,
10:45puisque,
10:46comme on le disait,
10:47c'est un État
10:48qui est un laboratoire progressiste,
10:51aujourd'hui.
10:51Peut-être,
10:52on y reviendra après
10:53sur la trajectoire politique
10:54de la Californie,
10:55parce que c'est très intéressant aussi.
10:58Donc,
10:59ça permet,
10:59tout simplement,
11:00de mobiliser Trump
11:01en désignant une cible,
11:02notamment le gouverneur de l'État,
11:05Gavin Newsom,
11:06je crois,
11:07je n'arrive plus à...
11:08J'ai vu son nom.
11:09Voilà.
11:10Non,
11:10Newsom.
11:11Justement,
11:11il l'a appelé Newscom.
11:13D'accord.
11:16Toujours la propension de Donald Trump
11:19à déformer les noms
11:20pour insulter.
11:21Newscom qui veut dire
11:22donc sperme en anglais.
11:23Non,
11:23Newscom avec un S,
11:25je pense que c'est racaille.
11:26Ah oui,
11:27Newscom,
11:27Newscom bag,
11:28genre...
11:28D'accord.
11:29Exactement,
11:29donc Newscom,
11:30c'est la nouvelle racaille,
11:31quoi.
11:33Donc,
11:33c'est pour ça
11:33qu'il l'a attaqué directement.
11:38C'est un gouverneur
11:39qui est assez apprécié
11:40et qui est d'ailleurs
11:42pressenti
11:42pour être
11:42un des protagonistes
11:45plus tard
11:45pour la présidentielle
11:46de dans 3 ans,
11:474 ans.
11:47En tout cas,
11:48c'est une des principales
11:49personnalités démocrates.
11:50Donc,
11:50ça vaut le coup
11:51de s'attaquer à lui
11:52politiquement.
11:54De même
11:55pour la maire
11:56de Los Angeles
11:57alors qu'il est démocrate
11:58plutôt centriste
12:00d'ailleurs
12:01qui a pointé
12:03elle aussi
12:04les manifestants
12:05en disant
12:05que ce n'était pas normal
12:07les pillages,
12:08etc.
12:09Sans quoi
12:10elle peut avoir raison,
12:11bien sûr,
12:11mais sans avoir un mot
12:12sur le pourquoi
12:13et ce qui est à la base,
12:16ce qui est la cause
12:17de ces manifestations.
12:20Donc,
12:21voilà.
12:21Et évidemment,
12:22l'autre côté
12:23de cette analyse politique,
12:25c'est que
12:27Christophe l'écrit
12:28dans son papier,
12:29c'est aussi
12:29un aveu de faiblesse.
12:30Cette opération
12:31se raid,
12:33on va dire,
12:33sur Los Angeles
12:34intervient à un moment
12:36comme par hasard
12:37au lendemain
12:37de la crise
12:39avec Elon Musk.
12:42Donc,
12:43on voit
12:44qu'il y a
12:45différentes tendances
12:45aussi
12:46dans le camp républicain.
12:47avant,
12:48on va peut-être
12:48résumer la crise
12:48avec Elon Musk.
12:50Donc,
12:50Elon Musk
12:50qui était au départ,
12:52qui a financé,
12:53en tout cas,
12:54contribué à la campagne
12:55de Donald Trump.
12:55Premier financeur
12:56de la campagne
12:57de Donald Trump.
12:58Qui lui-même dit
12:58que sans lui,
12:59Donald Trump
12:59n'aurait peut-être
13:00pas été élu.
13:00Alors,
13:01je ne sais pas,
13:01c'est aussi simple que ça,
13:02mais en tout cas,
13:02il y a eu quand même
13:03un rôle assez important.
13:05Il a été nommé
13:06à la tête du DOGE,
13:07je ne sais plus
13:07de la traduction,
13:08mais c'est en gros
13:08le département
13:11de rénovation
13:12de la fonction publique
13:14aux Etats-Unis.
13:18avec des coupes massives,
13:20des licenciements massifs.
13:21En tout cas,
13:21un poste très important
13:22pour Elon Musk.
13:24Et puis,
13:25il s'est fait débarquer.
13:26Alors,
13:26on ne sait pas très bien
13:26si c'est Trump
13:27qui le débarquait ou si c'est...
13:28Lui,
13:28Elon Musk a dit
13:29non,
13:30mais il faut que je retourne
13:31travailler vraiment
13:32avec Tesla,
13:33SpaceX,
13:34Twitter,
13:34ces entreprises
13:35parce qu'ils ont besoin de moi.
13:36Et depuis ce moment-là,
13:38c'était début de semaine derrière,
13:39je crois,
13:40ils se sont accusés
13:42l'un et l'autre
13:44de choses...
13:45Oui.
13:46Elon Musk a par exemple dit
13:47que Donald Trump figurait
13:48dans le dossier
13:50Einstein,
13:50donc le dossier
13:53d'un réseau
13:55pédocriminel
13:56national.
13:56Enfin,
13:56voilà,
13:57un gros truc,
13:57quoi.
13:58Enfin,
13:58bref,
13:59c'est ça,
13:59les petites frictions
14:00qu'il y a eu
14:01entre Trump et Elon Musk.
14:02Ce sont des...
14:02Effectivement,
14:03on voit que la dispute
14:05au grand jour
14:06est d'un niveau,
14:08même pas,
14:08j'allais dire,
14:09de cours d'école,
14:09mais pas du tout,
14:10parce que dans une cour d'école,
14:10c'est beaucoup mieux que ça.
14:11Parce qu'à ce niveau-là,
14:13c'est vraiment,
14:13je veux dire,
14:14lancer une accusation pareille.
14:15C'est-à-dire que Donald Trump
14:16figure dans le réseau
14:18pédocriminel
14:19de Jeffrey Epstein.
14:20C'est une accusation
14:21gravissime,
14:22qui est,
14:23bon,
14:23pas impossible,
14:24mais à ce moment-là,
14:25on ne le lance pas comme ça
14:26en deux phrases sur Twitter.
14:27Mais en fait,
14:29cette espèce de divorce
14:31médiatique,
14:32enfin médiatisé plutôt,
14:35fait suite à des désaccords
14:36politiques de fond.
14:38il y a deux points de désaccords
14:41précisément,
14:42il y avait deux points de désaccords
14:44entre Trump et Musk,
14:46c'était sur la question
14:47de l'immigration,
14:48précisément,
14:49puisque Musk,
14:50lui,
14:50est plutôt partisan
14:51d'ouvrir les vannes
14:52de l'immigration,
14:53notamment pour une immigration
14:54qualifiée.
14:54On sait qu'il a besoin
14:56d'ingénieurs
14:57et d'ingénieurs étrangers
14:58dans des entreprises
14:59comme SpaceX ou Tesla.
15:00ça fait aussi de la main-d'oeuvre
15:01peut-être moins chère aussi
15:02en tant que grand capitaliste.
15:04je ne sais pas
15:05s'il y a les moins chers ou pas
15:06parce qu'en général,
15:07les salaires sont importants,
15:09qu'on soit ingénieurs étrangers
15:10ou américains,
15:11je ne pense pas
15:12que ce soit la grande différence.
15:13On n'est pas dans un scénario
15:14truc d'appel d'air,
15:16du patronat,
15:17etc.
15:17Mais en tout cas,
15:18lui,
15:18il en a besoin.
15:20Et l'autre point de désaccord,
15:22c'était justement sur la loi,
15:23la grande et belle loi
15:24promise par Donald Trump
15:26au Congrès
15:27sur le budget
15:29qui est très importante.
15:30et qui tient à des équilibres
15:32qui tient à un fil.
15:36Musk a quelques alliés
15:37au Congrès,
15:38donc ça pourrait avoir
15:40son importance
15:40pour l'adoption
15:41de cette loi.
15:43En gros,
15:43Musk a des désaccords
15:44notamment sur les budgets
15:46alloués
15:46et notamment sur les questions
15:47d'innovation,
15:49de recherche,
15:49en gros,
15:50tout ce qui l'intéresse.
15:51Voilà.
15:51Donc oui,
15:52il y a des désaccords
15:52politiques de fond,
15:53c'est d'abord la base
15:54du divorce
15:55entre Musk et Trump.
15:56Voilà,
15:57donc pour le petit élément
15:57de la grande parenthèse
15:59qu'on a ouvert,
15:59et donc c'est aussi
16:00dans ce contexte-là
16:01que Donald Trump
16:03voulait envoyer un signal fort
16:05en faisant ça...
16:06Bien sûr,
16:07et il envoie un double signal
16:09envers les démocrates
16:10en s'attaquant
16:11à ce que tout le monde déteste,
16:13c'est-à-dire
16:13ce fameux laboratoire progressiste.
16:16Et puis donc,
16:18il tranche en même temps
16:19sur la ligne républicaine
16:21puisque face à Musk,
16:22l'autre,
16:24on va dire,
16:24l'autre grande ligne,
16:25c'est celle de Steve Bannon
16:26qui est une ligne
16:27ouvertement fasciste,
16:28anti-immigration.
16:29Donc Steve Bannon
16:30qui est en contact
16:31avec toutes les extrêmes
16:32droites mondiales
16:33et principalement européennes.
16:35Et donc là...
16:37C'est lui qui a fait
16:38un salut nazi ?
16:38Oui, oui,
16:39à la suite,
16:40effectivement.
16:43De toute façon,
16:44il revendique
16:44cette appartenance
16:45et cette filiation idéologique.
16:48C'est un suprémaciste blanc
16:50comme on va dire
16:51plus aux Etats-Unis,
16:52mais oui,
16:52c'est exactement ça.
16:54Donc là,
16:55il envoie un signe clair aussi
16:56Donald Trump
16:56en disant qu'il a choisi
16:57la ligne Bannon
16:58sur ce côté autoritaire,
17:02anti-immigration,
17:03ouvertement fasciste.
17:05Il y a un élément
17:06sur lequel on est passé
17:06assez vite
17:07et je pense que c'est
17:07quand même important
17:08d'y revenir.
17:08On a dit que Donald Trump
17:10avait envoyé la garde nationale,
17:12puis l'armée,
17:12puis les réservistes.
17:14On n'est pas assez vite dessus,
17:16mais ça paraît quand même
17:17assez dingue.
17:20Dans son papier,
17:21Christophe disait
17:22que la garde...
17:24C'est la première fois
17:25depuis 1965
17:26qu'un président
17:27a envoyé la garde nationale
17:29sans que le gouvernement
17:29de l'Etat concerné
17:30ne les sollicitait.
17:31Parce que ça arrive
17:32que la garde nationale...
17:34Mais depuis 1965,
17:36il dit que c'était
17:36pour assurer la sécurité
17:38des manifestants
17:38pour les droits civiques.
17:39Donc en plus,
17:40dans un contexte
17:41très différent
17:42et pour des raisons
17:42très différentes.
17:44Oui, alors...
17:45Justement,
17:46c'est assez intéressant
17:48le parallèle.
17:48Donc effectivement,
17:49le déploiement
17:50de la garde nationale
17:52ou de militaires
17:56intervient très, très,
17:57très rarement.
17:59La dernière fois,
18:00comme tu le dis
18:01et comme Christophe l'a écrit,
18:02c'était sans l'accord
18:04en tout cas du gouverneur
18:05concerné,
18:05puisque normalement,
18:06c'est lui qui en appelle
18:08à l'État fédéral,
18:10tout simplement.
18:11C'était en 1965.
18:13Je crois que la dernière fois
18:14que ça avait été le cas,
18:15c'était en 92,
18:16à l'appel du gouverneur.
18:18Et c'était au moment
18:19des émeutes de Watts
18:20suite à l'acquittement
18:22des policiers,
18:23suite au tabassage
18:24de Rodney King.
18:25Peut-être que ça parlera pas
18:26aux plus jeunes,
18:26c'était une affaire
18:27qui avait marqué absolument
18:29le début des années 90.
18:31Rodney King était un afro-américain
18:33qui avait été tabassé
18:35par quatre ou cinq policiers.
18:38C'était la première fois
18:40où ça avait été filmé.
18:41Donc aujourd'hui,
18:42on a l'habitude
18:43des bavures,
18:44des violences policières filmées.
18:46Malheureusement,
18:46on a l'habitude.
18:47Voilà.
18:47Rodney King,
18:48c'était le premier cas.
18:49Et à l'époque,
18:50il s'en parait...
18:51Le premier cas filmé,
18:51du coup, c'est ça ?
18:52Oui, c'est ça, exactement.
18:53Ça avait évidemment
18:54créé un émoi immense.
18:55Il l'avait quasiment
18:56laissé pour mort.
18:57Et les policiers
18:58avaient été acquittés.
18:59Donc évidemment,
18:59au lendemain de l'acquittement,
19:01il y avait eu
19:01des grandes manifestations
19:02et même des émeutes.
19:03Là, clairement,
19:04c'était le cas.
19:05Surtout dans le quartier de Watts.
19:07Je vous invite
19:08à vous intéresser
19:09à l'histoire de Watts,
19:10y compris dans les années 70,
19:11puisqu'il y a déjà eu
19:13des émeutes
19:14contre la ségrégation raciale
19:16au début des années 70.
19:20Donc voilà.
19:21Mais ça,
19:21c'était à l'appel du gouverneur.
19:23Effectivement,
19:23le fait que ce soit
19:24pour la première fois
19:25depuis 65,
19:28déclenché
19:29par l'État fédéral
19:31sans l'accord du gouverneur
19:32est quelque chose
19:32de très marquant.
19:34Ce n'est pas un hasard
19:35si c'était en 65,
19:35c'était en Alabama
19:36pour les droits civiques.
19:37Donc on voit
19:38à quoi ça fait
19:39dans l'histoire américaine,
19:41à quoi ça fait référence.
19:42Et j'ai aussi vu,
19:44alors je crois que c'est
19:45dans le papier de Tom
19:46ce matin,
19:47parce qu'il s'est passé
19:48des trucs cette nuit,
19:50notamment Donald Trump
19:51a menacé d'utiliser
19:54l'Insurrection Act,
19:55je crois que c'est comme ça
19:56qu'il s'appelle,
19:57un régime d'état d'urgence
19:58qui lui conférait
19:59le pouvoir d'utiliser
19:59des forces armées
20:00pour des missions
20:00de modernité de l'ordre
20:01sur le territoire étatsunien.
20:03Est-ce que c'est une menace
20:05qu'il peut mettre
20:07à exécution ou pas ?
20:11Est-ce qu'il faut
20:12s'inquiéter ?
20:13Ah oui, oui,
20:14je pense qu'il faut
20:14s'inquiéter, clairement.
20:15Oui, il est capable
20:17tout à fait
20:17de prendre ce type
20:19de décision
20:21qui serait contestée
20:23judiciairement,
20:24c'est déjà le cas.
20:25Mais évidemment,
20:26on sait que
20:27c'est pas la menace
20:31judiciaire
20:31qui va arrêter
20:32Donald Trump.
20:33Donc oui, oui,
20:34c'est quelque chose
20:35qui est tout à fait possible.
20:36ça rentre,
20:38si on l'analyse,
20:40ça peut être
20:41un des points de départ.
20:43On sait qu'il y a
20:44un risque aujourd'hui
20:45depuis l'élection
20:46de Donald Trump
20:46d'un conflit interne,
20:47voire du...
20:48On va pas employer
20:49des grands mots,
20:50mais en tout cas
20:50de prémices
20:52de guerre civile
20:53ou de choses comme ça.
20:54Là, ça pourrait être
20:55effectivement
20:57un engrenage
20:58qui conduit à ça,
20:59en tout cas.
21:00C'est pareil,
21:01je crois que Christophe
21:02l'a analysé
21:04dans son papier
21:06en disant que
21:07ça pourrait précisément
21:08conduire à cet affrontement,
21:10en tout cas,
21:11à des affrontements civils
21:12d'ampleur
21:13aux Etats-Unis.
21:16D'abord en contestation
21:18d'un pouvoir
21:18qui, on le voit,
21:20est en fait un pouvoir
21:21ouvertement fasciste.
21:23Il y a aussi,
21:24cette nuit,
21:24il y a la maire
21:25de Los Angeles,
21:25je crois,
21:26qui a imposé
21:26un couvre-feu
21:28de 20h à 6h du matin.
21:30C'est là que je l'ai vu.
21:32Je trouve que la déclaration
21:33est intéressante
21:34parce qu'on pourrait dire
21:36qu'un couvre-feu
21:37dans le centre-ville
21:38pourrait être justifié,
21:39notamment pour la sécurité
21:40et des manifestants eux-mêmes.
21:42Peut-être qu'on vous la montre
21:43et qu'on vous la lit
21:43à des déclarations.
21:44J'ai déclaré une urgence locale
21:45et instauré un couvre-feu
21:46dans le centre-ville
21:47pour mettre fin
21:47aux actes de vandalisme
21:49et de pillage.
21:50La ville de Los Angeles
21:51était calme avant vendredi.
21:52Voilà.
21:53Donc, on voit
21:54les deux informations
21:55et les deux structures
21:56de la phrase
21:57les plus importantes.
21:58J'ai déclaré une urgence locale
21:59et instauré un couvre-feu
22:00dans le centre-ville.
22:02Ok, très bien.
22:03Pourquoi pas ?
22:03Et ensuite,
22:04la justification
22:04pour mettre fin
22:05aux actes de vandalisme
22:06et de pillage.
22:08C'est ça,
22:08la justification du couvre-feu,
22:10la sécurité des manifestants,
22:11les rafles.
22:12Elle n'a pas de mots
22:12pour ça.
22:15Donc, effectivement,
22:16elle fait aussi partie
22:18du problème
22:18et de l'équation.
22:20D'ailleurs,
22:20on sait qu'elle est
22:21de plus en plus contestée
22:22par les manifestants.
22:23Bien sûr.
22:24On a un peu l'impression
22:25qu'elle est entre
22:25d'un côté Donald Trump
22:27et son gouvernement
22:27et de l'autre,
22:28le gouverneur de Californie
22:29qui lui a des mots
22:29bien plus durs
22:30envers la répression
22:33et globalement
22:33la politique
22:34anti-immigration de Trump.
22:35Elle est un peu
22:35entre les deux.
22:36Elle ne sait pas trop
22:36se foutre,
22:37mais au bout d'un moment,
22:37il va falloir s'imposer.
22:39Oui, il y a plusieurs choses.
22:40On peut mettre ça
22:41sur le compte
22:41de sa ligne politique,
22:43de son parcours
22:43que je connais peu.
22:45Je dois vous le dire.
22:46La maire de Los Angeles
22:46on a demandé à Christophe
22:47qu'il y aurait plus
22:48d'éléments là-dessus.
22:49Mais on peut le mettre aussi
22:50sur le compte
22:51de sa fonction
22:53puisque, évidemment,
22:54en tant que maire
22:55de Los Angeles,
22:56elle est responsable
22:57d'abord de la sécurité
22:59de ses habitants.
23:01Cela dit,
23:02on voit que
23:04ces justifications
23:06posent problème,
23:06clairement.
23:09Il est 25,
23:10il nous reste 5 minutes.
23:11Généralement,
23:12parce qu'après,
23:12tu dois retourner travailler
23:13parce que là,
23:14on ne travaille pas,
23:14là, on ne papote.
23:15C'est ça.
23:16Est-ce qu'il y a
23:17un dernier élément
23:18de compréhension
23:19qui te semble important
23:19de faire connaître
23:21au chat
23:21ou est-ce que le chat,
23:21vous avez des questions ?
23:23Oui, peut-être
23:23qu'il y a des questions.
23:24La garde républicaine
23:25a été déployée
23:25depuis, notamment,
23:26lors des affrontements
23:26qui ont suivi
23:27la mort de George Floyd.
23:28Alors, d'abord,
23:28c'est la garde républicaine
23:29et pas la garde nationale.
23:30Je ne suis pas sûr
23:30que ce soit tout à fait
23:30la même chose.
23:33Oui, en effet.
23:34Je ne sais pas
23:34si ça avait été déployé
23:36après...
23:37Si, c'est possible.
23:38Peut-être à Charlottesville
23:39à l'époque, notamment.
23:41Il y a le documentaire
23:42LA92 sur le sujet.
23:43Je crois que les gens...
23:44Certaines personnes
23:45ont effectivement
23:45la référence des émeutes
23:46de Watts.
23:47C'est où Watts ?
23:48Watts, c'est un quartier
23:49de Los Angeles.
23:49D'accord.
23:50Ah oui, c'est toujours
23:50à Los Angeles.
23:51Alors, petit aparté
23:52culturel.
23:54Après les émeutes
23:55de Watts de 73, 72,
23:57il y avait eu
23:58un grand concert
23:59au Los Angeles Coliseum,
24:01en gros,
24:02de l'affirmation
24:02du Black Power
24:03qui s'appelle...
24:04Un grand concert
24:05qui s'appelle
24:05Watts Tax.
24:07Si vous ne connaissez pas
24:08à la fois ce...
24:09C'est un concert
24:10qui mêlait à la fois
24:11des artistes noirs,
24:12Isaac Hayes,
24:15enfin, tous les grands
24:15groupes de funk,
24:16etc.
24:18The Barkies,
24:20Donc, il y a à la fois...
24:21Le concert existe en vidéo
24:23et il est entrecoupé
24:24de messages politiques
24:26de, on va dire,
24:28de leaders de la communauté noire
24:29comme Jesse Jackson,
24:31plein de monde.
24:31Donc, il y a un documentaire
24:33qui est génial aussi.
24:34Ok, très bien.
24:34On ira voir tout ça.
24:36Alors, en 1965,
24:37le président n'avait-il pas
24:38l'aval du Congrès ?
24:39Peut-être que ça sort
24:40de ton domaine de compétences,
24:42Benjamin.
24:42Parce que oui,
24:43depuis le début du stream,
24:44on cite beaucoup
24:44Christophe Deroubet
24:45parce que c'est lui
24:46le spécialiste à l'humanité
24:48des Etats-Unis
24:49et de l'Amérique du Nord.
24:50Il n'était pas disponible
24:51pour faire ce stream...
24:52Non, précisément,
24:52il est dans les transports
24:54pour les Etats-Unis.
24:55Voilà.
24:55Et donc,
24:56on n'a pas le spécialiste,
24:57on a quand même un spécialiste,
24:59mais pas le spécialiste
25:01des Etats-Unis.
25:01Mais ça nous semblait
25:02quand même important
25:03de faire un petit point
25:04sur ce qui se passe
25:04aux Etats-Unis
25:05parce que c'est quand même
25:07des scènes
25:07qui nous semblaient importantes
25:08de comprendre,
25:09de problématiser,
25:10de contextualiser
25:11et d'aller un petit peu
25:12au-delà de juste
25:12les voitures qui brûlent
25:13sur Twitter.
25:15Donc, je ne sais pas
25:15si tu peux répondre
25:16à la question.
25:17En 1965,
25:18le président n'avait-il
25:19n'avait-il pas
25:19l'aval du Congrès ?
25:20Mais je pense
25:22que ça ne dépend
25:23même pas de l'aval du Congrès.
25:24Ce n'est pas une prérogative
25:25législative,
25:26c'est une prérogative
25:26de l'exécutif
25:27et donc du département
25:30de la sécurité intérieure
25:31et donc évidemment
25:32du président
25:33des Etats-Unis
25:35aussi.
25:36C'est soit le gouverneur
25:38pour les troupes,
25:39on va dire,
25:39pour les forces
25:40de l'ordre de l'Etat
25:43et au niveau fédéral,
25:44c'est le département
25:46de la sécurité intérieure
25:47et le président.
25:49On vous invite évidemment
25:51à aller lire
25:51tous les papiers de Christophe,
25:53notamment.
25:54Il y en a eu un hier,
25:56on vous a montré la une
25:57et on vous en a cité
25:58quelques passages.
25:59Il y a aussi un papier de Tom
26:00ce matin qui fait un peu
26:00le point sur la situation,
26:01sur tout ce qui s'est passé
26:02cette nuit.
26:04La situation,
26:04elle va à mon avis
26:06évoluer assez rapidement
26:07dans un sens ou dans l'autre,
26:09on ne sait pas très bien.
26:10Donc on vous invite vraiment
26:11à rester attentif
26:13et à aller lire
26:14tout ce que l'humanité produit.
26:16J'imagine que Christophe
26:17produira un article
26:18aujourd'hui peut-être.
26:19Non, là il est
26:20dans le transport.
26:21Il est un train plus avion
26:21mais on va voir
26:24comment on va traiter
26:25la suite de l'information
26:27puisque comme tu le dis
26:28c'est évolutif là
26:30quasiment heure par heure.
26:31Donc bon,
26:32là c'est encore le matin,
26:33le petit matin
26:34aux Etats-Unis,
26:35on va voir
26:36ce qui peut se passer
26:37dans la journée.
26:38On a peut-être,
26:40on avait une idée
26:40de sujet ce matin
26:41mais qu'on a gardé
26:42pour un peu plus tard
26:43qui pourrait être intéressant
26:46sur ces événements
26:47vus du Mexique.
26:49Puisque donc on le disait
26:50ça concerne quand même
26:51des latino-américains,
26:52beaucoup de Mexicains,
26:53enfin en tout cas
26:54de gens d'origine mexicaine
26:57et Donald Trump
26:58a accusé en gros
26:59le Mexique
27:00de fomenter
27:01ce genre d'émeute
27:02et Claudia Sheinbaum
27:04a répondu.
27:06Donc la présidente du Mexique.
27:07Voilà.
27:08Et on prévoit
27:10notre spécialiste
27:11de l'Amérique latine
27:12Juan,
27:13pardon,
27:13Luis Regada,
27:15prévoit sans doute
27:16de revenir sur la situation
27:17avec cet angle-là
27:18qui pourrait être intéressant
27:19puisque le Mexique
27:20est un premier concerné.
27:22Et en plus,
27:22en traînant sur Twitter,
27:24je sais,
27:25personne n'est parfait,
27:26j'ai vu aussi
27:26beaucoup de sujets
27:27autour en disant
27:28de toute façon
27:28la Californie
27:29c'est un ancien territoire mexicain,
27:32les FAF qui disaient
27:33non mais de toute façon
27:34c'est normal
27:34puisqu'il n'y a que des immigrés
27:35c'est normal que ce soit la merde.
27:36Enfin bref,
27:37je pense qu'effectivement
27:37un point sur la situation
27:39du point de vue du Mexique
27:40serait effectivement
27:40très intéressant
27:41et enrichissant.
27:42Très bien,
27:42écoute,
27:43on a le lien.
27:43Juste un dernier point
27:44sur la Californie,
27:45donc c'est ça que
27:46on disait,
27:47donc c'est aujourd'hui
27:48un laboratoire progressiste
27:49mais ça a longtemps été
27:50un bastion républicain.
27:51C'est l'état
27:54dont était originaire
27:56Nixon
27:57et Ronald Reagan aussi
27:58qui était gouverneur
28:00de Californie
28:00et c'est comme ça
28:01qu'il a conquis
28:03le pouvoir.
28:05Précisément,
28:06la Californie
28:07a basculé
28:09parce que
28:10Nixon avait
28:11non c'est Reagan d'ailleurs
28:12avait mené
28:13des politiques
28:14anti-immigrés
28:15et que la population
28:16avait réagi
28:17notamment avec
28:18l'action
28:20les luttes politiques
28:21menées par un syndicaliste
28:22qui s'appelle
28:23Miguel Contreras
28:24donc c'est de ce moment-là
28:26que la Californie
28:28a basculé
28:28dans le camp démocrate
28:29en mobilisant
28:30notamment l'électorat latino
28:32qui avant
28:32était complètement
28:33mis de côté
28:33de la vie politique
28:35et électorale
28:36et donc on voit
28:38que c'est toujours
28:39les mêmes thèmes
28:40qui produisent
28:40les mêmes effets.

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