00:00Je vous en ai voulu, on n'en a jamais parlé en ces termes,
00:02j'en ai voulu à l'Observatoire de la laïcité comme outil de politique publique.
00:05Un haut fonctionnaire, ça ne tweet pas.
00:07Un haut fonctionnaire, ça ne signe pas des pétitions avec des acteurs à ce type.
00:10Je vous en veux de l'avoir d'une certaine manière à ce point fragilisé par des prises de position
00:15personnelles.
00:16Le résultat, c'est que le gouvernement qui a supprimé l'Observatoire a dit
00:19« je crée un comité interministériel » et le comité interministériel a été totalement oublié, totalement abandonné.
00:25Donc regardons devant plutôt.
00:26D'une part, les tweets de l'Observatoire ou de Jean-Lubianco ou moi-même ou d'autres membres,
00:30c'était pour rappeler nos avis et la position de l'Observatoire qui a toujours été en conformité avec le
00:35droit.
00:35Et vous étiez par ailleurs virulement attaqué.
00:38J'ai été attaqué, j'ai reçu des menaces de mort pour un simple rappel du droit.
00:42Jamais, justement, je le répète, on a été mis en défaut sur notre rappel du droit.
00:45Jamais.
00:46La laïcité, ce n'est pas quelque chose à idéologiser.
00:48C'est quelque chose qui doit être conforme à notre principe républicain qui organise la vie en société,
00:53qui sépare les cultes de l'État, etc.
00:55Dans l'Observatoire, nous étions pluralistes.
00:56Tous nos avis, quasiment tous, ont été adoptés à l'unanimité.
00:59Alors qu'il y avait des représentants de l'opposition comme de la majorité en même nombre
01:03et des hauts fonctionnaires représentant toutes les administrations concernées.
01:06Pourtant, elle a été attaquée par effectivement un gros bouscule, il faut dire ce qui est,
01:10qui n'assumait pas son désaccord avec la loi de 1905
01:13et donc refusait que l'Observatoire puisse faire garde-fou contre des lois d'émotion
01:18qui étaient déposées à cette époque-là pour étendre toujours plus loin la neutralisation.
01:22Nicolas.