- il y a 6 minutes
La campagne présidentielle a officiellement démarré. Ce jeudi 27 août s'est tenu le débat du MEDEF aux Rencontres des entreprises de France (REF). Sept candidats étaient invités à débattre de leur programme économique : Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe et Marine Le Pen. Aurélien Soucheyre et Emilio Meslet, journalistes politiques, débriefent ce qu'il ne fallait pas manquer.
00:00 Au MEDEF, 7 candidats face aux patrons
03:38 Bruno Retailleau
07:59 Raphaël Glucksman
13:09 Marine Le Pen
17:34 Édouard Philippe
22:38 Jean-Luc Mélenchon
29:47 Marine Tondelier
33:51 Gabriel Attal
37:00 L'autre débat du MEDEF : Fabien Roussel vs David Lisnard
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22:38 Jean-Luc Mélenchon
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NewsTranscription
00:01Souvent dans les vidéos on vous dit ça y est c'est le début de la présidentielle mais cette fois
00:06c'est vraiment vrai
00:07puisque se tenait ce jeudi le débat du MEDEF, le débat présidentiel de l'AREF, les rencontres des entreprises de
00:13France
00:14où 7 candidats étaient invités à débattre de leurs projets économiques, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Tondelier, Bruno Retailleau,
00:21Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Marine Le Pen, le tout en direct sur LCI pendant plus de 3 heures.
00:28Donc un cadrage des patrons, c'est eux qui posaient des questions directement aux candidats.
00:33Avec Aurélien Soucherchef du service politique, on a évidemment regardé ce débat.
00:39Salut Aurélien.
00:40Salut.
00:40C'était comment alors ?
00:42C'était comment ? Moi je m'attendais à bien pire.
00:44J'ai trouvé que chacun donnait bien une idée de son projet de société.
00:49Je m'attendais à ce qu'il y ait beaucoup plus de malhonnêteté et de faire croire que quand un
00:53tel dit ça,
00:55de déformation des propos des uns et des autres, là-dessus ça a été globalement plutôt de bonne tenue.
01:00Et après il faut décortiquer tout ce qu'ils ont dit, mais chacun a dit, on voit quel projet de
01:05société ils ont envie de faire,
01:06on voit comment ils veulent séduire les patrons, et tout de suite on comprend quel est leur projet économique et
01:11social,
01:11quel rapport ils ont à les approvidences, à la sécurité sociale, aux impôts, à l'héritage, etc.
01:16Donc c'était rigide enseignement en fait, et je trouve que c'était, moi je n'attendais pas grand chose
01:22de ce débat,
01:23et je trouve que c'est plutôt une bonne entrée en matière dans le débat présidentiel au final,
01:26même si les sujets les plus importants, il faudra tous les tirer au forceps pour bien poser les questions fondamentales
01:34pour l'avenir de la France dans la campagne.
01:36Là c'est une petite intro et un petit survol.
01:39Justement en plus, je vous invite à lire le papier de notre collègue Cyprien Cadéo qui se trouvait lui sur
01:44place,
01:45il était dans ce cours central de Roland-Garros, qui s'appelle donc la course à l'Elysée débute devant
01:50les patrons du MEDEF,
01:52excellent papier de Cyprien justement qui fait un bon récap, je vous invite à le lire sur le site de
01:57l'UMA mais aussi dans nos colonnes.
02:00Et dans la version publiée dans le print justement, je pense que ça donne l'essence,
02:08c'était vraiment un projet contre projet, on avait, j'allais dire des caricatures,
02:14non ils n'étaient pas des caricatures d'eux-mêmes, même si certains ont pu l'être,
02:17on en reviendra notamment sur Bruno Retailleau, mais pas seulement.
02:23J'ai vu un titre du Monde et je pense qu'il a raison, on a vu un vrai clivage
02:26droite-gauche hier dans ce débat.
02:28Oui, juste une petite parenthèse, mais c'est assez hallucinant de se dire que la présidentielle commence de fait devant
02:32les patrons,
02:33ça te donne un peu une idée de où est le pouvoir, où est la puissance aujourd'hui à la
02:37fois financière et médiatique.
02:39Mais il y aura un contrepoids à la fête de l'UMA.
02:40Oui, il y aura un contrepoids tout à fait à la fête de l'UMA, qui est aussi, enfin qui
02:43est un des grands,
02:44un des plus importants moments de la rentrée politique dans le pays.
02:47Mais oui, il y a eu un vrai clivage gauche-droite, évidemment Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Guzman,
02:53ils ne sont pas d'accord sur tout, mais on voit, et Raphaël Guzman fait un peu la passerelle des
02:56fois
02:57avec les libéraux, mais on voit qu'il y a quand même une, c'est pas la même chose,
03:02mais on voit qu'il y a une famille politique commune qui se dessine, même s'il y a des
03:05clivages forts.
03:06Une fois qu'on raisonne à l'intérieur de cette famille politique, on voit qu'il y a des clivages.
03:10Mais sinon, on voit bien qu'il y a un bloc très libéral du côté de Marine Le Pen, Bruno
03:15Retailleau, Gabriel Attal et Édouard Philippe,
03:19où là vraiment, à quelques exceptions près, ils y vont comme des bourrins pour réduire la dépense sociale,
03:24ils y vont comme des bourrins sur les services publics, ils y vont comme des bourrins sur la dette,
03:28c'est la faute de notre modèle social qui nous coûte trop cher.
03:32Ils sont tous des défenseurs de l'héritage, tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
03:37Justement, on va commencer, tu nous as fait un récap, candidat par candidat,
03:42on va les prendre dans l'ordre de gauche à droite,
03:45et bizarrement, le plus à gauche sur le plateau, c'était, ça dépend comment on le regarde,
03:49mais c'était Bruno Retailleau, on va commencer par lui.
03:50Alors dans les propos, vous allez voir qu'on est loin d'avoir le candidat le plus à gauche,
03:56mais ce n'est pas une surprise.
03:57On est loyal, vous l'affrontez quotidiennement.
04:00Le problème, ce n'est pas non plus les changements technologiques,
04:04ils sont vertigineux, mais là encore, vous transmorvez vos entreprises en permanence.
04:09Le premier problème, c'est l'État.
04:11C'est l'État bureaucratique.
04:13C'est un État vorace, qui dévore plus de 57% de la richesse des Français,
04:20que chaque année les Français produisent,
04:22et qui prend les entreprises pour des vaches à lait.
04:25C'est un État paperasse,
04:27un État paperasse qui, en fait, asphyxie les forces vives de la nation,
04:32et vous-même, les chefs d'entreprise,
04:35sous des montagnes de contraintes, de normes, de réglementations,
04:40et qui finit par considérer, d'ailleurs,
04:43les chefs d'entreprise comme des suspects.
04:47Donc, le problème, c'est l'État.
04:50Il a... l'État vorace, je cite.
04:55Il a aussi dit clairement à un autre moment dans le débat
04:57qu'il fallait que ce ne soit pas les entreprises qui se mettent au service de l'État,
05:01mais l'État au service des entreprises,
05:02qui est littéralement la doctrine néolibérale.
05:04Il ne lui manquait plus que sa tronçonneuse à la ravière milleille, Bruno Retaille, non ?
05:08Il y allait vraiment comme un immense bourrin.
05:10C'est assez fascinant.
05:11Il a dit aussi qu'il faut supprimer 250 000 à 300 000 fonctionnaires.
05:14Donc, il dit l'État vorace.
05:16On peut débattre, il faut débattre,
05:17de comment l'État utilise l'argent qu'il collecte au service du pays.
05:21Mais c'est de l'argent qui est utilisé pour le pays.
05:23Il n'y a pas eu un mot sur les dividendes de la porte de Bruno Retailleau.
05:26On a l'impression qu'en gros,
05:27un monde où les entreprises et le CAC 40 feraient la loi,
05:29ce serait un monde parfait,
05:30et un monde où il y aurait une intervention publique
05:32dans les affaires économiques et sociales,
05:34c'est un monde où il n'y aurait forcément que du gaspillage et de la gabgie.
05:37C'est assez fascinant.
05:38Il dit que l'État, c'est la contrainte aussi.
05:40Les normes, etc.
05:41Oui, sur les normes.
05:41Combien de normes il veut supprimer ?
05:42Il veut supprimer 100 normes stupides.
05:44Il dit comme ça, évidemment,
05:45si c'est des normes stupides, on veut les supprimer.
05:46Il y a eu un débat intéressant d'ailleurs,
05:49puisque Édouard Philippe lui a répondu.
05:52Lui aussi, il est pour supprimer des normes.
05:53D'ailleurs, tout le monde est pour supprimer des normes stupides.
05:55Mais Édouard Philippe lui a dit,
05:57attention, généralement, quand on crée une norme,
05:58c'est qu'il y a eu de la demande,
06:00c'est qu'il y a eu un accident,
06:01c'est qu'il y a eu un scandale,
06:02c'est qu'on s'est dit qu'il fallait encadrer les choses.
06:04Donc, regardons les normes.
06:05Le discours populiste de « il faut supprimer toutes les normes »,
06:08Édouard Philippe, de façon surprenante,
06:09est allé tacler Bruno Retailleau là-dessus.
06:11Oui, et Jean-Luc Mélenchon a aussi répondu
06:13que les normes, ça servait aussi à mener une politique sanitaire,
06:16qu'il y avait des coûts énormes,
06:17notamment sur les questions de pollution
06:19et sur d'autres maladies,
06:22et qu'en réalité, les normes, elles servent à protéger
06:24et éviter d'autres dépenses de santé.
06:26Tout à fait, là-dessus, Jean-Luc Mélenchon a dit
06:28que si vous supprimez toutes les normes
06:29et que vous ne vous posez aucune question
06:31sur la santé des Français,
06:33et d'ailleurs, Marine Tondeau avait le même discours sur l'écologie,
06:35vous supprimez les Canadaires,
06:36après, ça vous coûte beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cher
06:39en forêt brûlée et en désastre.
06:41Vous ne vous occupez pas de la santé des travailleurs,
06:43après, ça vous coûte beaucoup plus cher
06:44en arrêt de travail, en maladie,
06:46sur les comptes de la sécurité sociale.
06:48C'est ce que disait Jean-Luc Mélenchon.
06:49Donc, il faut vraiment qu'on augmente l'accès aux soins
06:51et le niveau de santé en France
06:52et qu'on devienne les meilleurs au monde, c'est ce qu'il disait.
06:54Mais sur les normes,
06:57ils sont assez fascinants, ils veulent tout supprimer.
06:58D'ailleurs, Retailleau veut même supprimer
07:01le principe de précaution dans la Constitution
07:02en disant, bon, c'était une bonne idée au départ,
07:04mais en fait, ça nous empêche de faire du business.
07:06Oui, mais non, quoi.
07:08Et Marine Le Pen n'est pas du tout loin là-dessus
07:10et elle dit, en gros,
07:12il faut réindustrialiser,
07:14mais il y a urgence,
07:15c'est vrai, il y a urgence à désindustrialiser,
07:17à réindustrialiser.
07:19Ils étaient tous d'accord pour le dire,
07:20mais ils n'étaient pas tous d'accord pour la méthode
07:22et Marine Le Pen a dit, en gros,
07:24comme il y a urgence,
07:26on ne fait plus d'études, on y va.
07:28On réindustrialise,
07:28mais il n'y a plus d'enquête de terrain,
07:30on ne regarde pas ce que ça donne,
07:31c'est parti, on construit,
07:32on verra après.
07:33Celui qui se trouvait à côté de Bruno Rutaillot,
07:37c'est Raphaël Glucksmann,
07:38ce qui, lui, étant dans une position difficile,
07:41parce que les questions sur son positionnement politique,
07:44qui veut s'inscrire et qui revendique une identité de gauche,
07:47mais qui est souvent renvoyée à un projet plutôt social-démocrate,
07:53tendance sociale-libérale,
07:55on regarde un petit extrait de Raphaël Glucksmann
07:59et ensuite, tu nous dis comment il a été.
08:00Le travail, on est dans une situation qui est catastrophique,
08:04en France, précisément.
08:06Le travail ne paie plus assez.
08:09Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie.
08:14Donc, il faut impérativement
08:16que les travailleurs puissent gagner leur vie,
08:19puissent améliorer leur vie par le travail.
08:21Mais il faut dire comment on le finance.
08:23Et moi, je ne le financerai pas par la casse du modèle social.
08:27Et je ne le financerai pas non plus par l'aggravation de la dette.
08:30Et donc, il faut trouver des ressources.
08:33J'ai fait une proposition forte,
08:35qui est de dire, on baisse la CSG sur les salaires,
08:39pour les salariés,
08:41et on trouve l'argent où ?
08:43Eh bien, chez les grands, grands, les méga-héritiers.
08:48Il y a 50 ans.
08:50Ça, c'est une des propositions de Raphaël Glucksmann,
08:53qui s'est aussi posé en défenseur de l'Europe.
08:56Il tenait cette position très pro-européenne.
08:59Il a aussi fait le match avec Marine Le Pen
09:01sur les questions d'immigration.
09:04Il se situe où, Raphaël Glucksmann, dans ce débat ?
09:09Globalement, il s'est plus situé à gauche qu'à droite.
09:11Il faut dire qu'avec Bruno Retailleau, Marine Le Pen,
09:14Édouard Philippe et Gabriel Attal, il faut y aller.
09:15Mais clairement, il est du côté de l'aile droite de la gauche.
09:18On peut dire qu'il y a plein de façons de voir l'arc en question.
09:24Mais des fois, il faisait un peu l'âge.
09:25Par exemple, sur le pacte du Trey, c'était intéressant.
09:27Il a un peu fait la jonction parce qu'il a dit,
09:30moi aussi, je suis attaché au capitalisme familial.
09:33Donc le pacte du Trey, si on précise ce que c'est,
09:35c'est un mécanisme qui permet de transmettre des entreprises familiales
09:42en grande partie sans payer d'impôts dessus.
09:44Ça échappe, en gros, aux droits de succession.
09:47Et plusieurs, même à droite, disent qu'aujourd'hui,
09:48il est détourné de plus en plus.
09:50Enfin, le but, c'était de garder le capital dans le France.
09:51Mais de plus en plus, il permet de tordre cette règle.
09:54Et donc, lui, il dit, je suis attaché au capitalisme familial
09:56qui ne délocalise pas, enfin, qui ne délocaliserait pas
09:59puisque dans l'effet, il délocalise.
10:00Mais on est en train de recréer une société de privilèges.
10:03Donc c'est là où, en fait, il fait la jonction un peu entre les deux.
10:07Peut-être pas à la façon d'un Emmanuel Macron,
10:08mais au milieu des deux forces,
10:11puisque à la fois, il est attaché au capitalisme familial
10:12et de l'autre côté, il a vraiment insisté sur l'héritage
10:16en disant pas qu'il veut s'attaquer à l'héritage
10:19de la maison de vos grands-parents ou ces choses-là.
10:21Il dit que les méga-héritages, les boules d'héritage
10:23qui se font tout en haut chez les plus hautes fortunes
10:25sont en train de s'accumuler et de complètement transformer
10:28la société en une société d'héritiers.
10:30privilèges parce qu'en fait, il le dit, il insiste,
10:35avant c'était le travail qui ramenait les 2% des revenus du patrimoine.
10:39Aujourd'hui, c'est l'héritage qui ramène les deux tiers.
10:43Et ces deux tiers-là, ils ne sont pas partagés par toute...
10:45Ce n'est pas chaque Français qui a les deux tiers
10:47de son patrimoine grâce à l'héritage.
10:49C'est cette part-là qui est gigantesque uniquement avec quelques-uns.
10:52Donc il y a un vrai problème.
10:53Là-dessus, il a beaucoup insisté.
10:55Sur la CSG, sur les salaires, c'était assez intéressant
10:58parce que toute la droite dit, en gros, les salaires...
11:02Marine Le Pen, carrément, a dit qu'il faut que les salariés
11:04s'entendent avec les patrons.
11:05Ça, c'est vraiment un truc d'extrême droite.
11:06C'est le projet de trans-classe.
11:09Il n'y a plus de classe, il n'y a plus d'antagonisme
11:11entre les patrons et les salariés, entre les riches et les pauvres.
11:15Il suffit de se mettre autour de la table et ça vient se passer.
11:19Sinon, ils étaient tous obsédés à droite, y compris Marine Le Pen.
11:22On baisse la dépense et il y a trop de coûts du travail.
11:25Il y a trop de coûts du travail en France.
11:27C'est trop fort, alors que le coût du travail, en fait,
11:29ce n'est pas un coût puisque le salarié crée une richesse.
11:32Mais bref.
11:34Et moi, je ne l'attendais pas sur le sujet.
11:36Raphaël Guzman, lui, il allait sur la CSG.
11:37La CSG, c'est une taxe que tout le monde paye.
11:39Tous les travailleurs, c'est aussi en partie sur le capital.
11:43Et ça vient financer la sécurité sociale.
11:45Ça rapporte énormément.
11:47Quand ça a été créé, ça détournait un petit peu,
11:49ça détournait le financement de la sécurité sociale
11:51uniquement sur le capital et en cotisation.
11:56En cotisation, donc avec le brut et le net.
11:58Et lui, plutôt que d'attaquer directement le brut et le net,
12:02il propose d'aller sur la CSG.
12:04Alors que tous les autres...
12:05Donc là, ça le distingue des libéraux.
12:07Parce que tous les autres à droite, ils avaient,
12:10à part Edouard Philippe, ils étaient sur...
12:12Il faut défoncer le brut.
12:14Il faut augmenter le net sur le brut.
12:16Mais si vous augmentez le net, c'est-à-dire que c'est votre salaire à la fin du mois,
12:19le brut, c'est le salaire pour la vie.
12:21En cas d'accident, en cas de chômage, en cas de maladie et pour la retraite.
12:25Mais on y reviendra parce que je prévu de te montrer une vidéo de Gabriel Attal
12:28qui fait du Gabriel Attal.
12:30Oui, juste pour terminer, puisqu'on va changer.
12:34Glucksmann a dit, donc lui, il est pro-européen, il est europhile,
12:38et il a dit, mais par contre, il fixe des règles,
12:41et il veut, il n'est pas le seul,
12:42on utilise les 2 000 milliards d'euros de commandes publiques européennes
12:45pour les réserver aux productions européennes.
12:47Et donc ça, ce protectionnisme...
12:48Mais dit NUE, oui.
12:49Cette idée que les sous-européens doivent financer l'économie, l'industrie européenne,
12:55il y a quelque chose qui se dessine,
12:56et même Edouard Philippe, à un moment donné, a dit, si je ne me trompe pas,
13:00ce que vendent les Chinois à l'Europe, il faut que ce soit fabriqué en Europe.
13:04Donc ça, là-dessus, ça bouge.
13:05Ce n'est pas du tout ce que faisaient Edouard Philippe et Macron depuis 2017.
13:10Passons ensuite à celle qui est présentée comme la candidate favorite
13:13de cette élection présidentielle,
13:14que personnellement, j'ai trouvé un peu en dedans,
13:17qui d'ailleurs, pendant le débat, a eu la surprise,
13:20ou pas la surprise, c'est ce qu'elle nous a dit à la fin,
13:22mais en tout cas, le timing interroge.
13:25L'un des principaux conseillers économiques du Rassemblement National,
13:27François Durvie, qui est un proche du milliardaire d'extrême droite,
13:31Stérin, a décidé de claquer la porte
13:33en dénonçant le programme économique du Rassemblement National.
13:36Donc en plein débat de l'AREF,
13:38le message envoyé au patron pourrait la fragiliser.
13:42mais elle a quand même tenu un discours qui va vous en rappeler un.
13:47Je vous laisse écouter.
13:48À chaque fois qu'il s'agit de parler de la dette,
13:52beaucoup de beaux mondes proposent que ce soit les autres qui fassent un effort.
13:57Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort,
14:00c'est l'État.
14:01Et il doit baisser drastiquement son train de vie.
14:05Voilà ce que je viens dire.
14:06Parce que oui, je suis très inquiète par la situation de la dette.
14:10Donc clairement, nous la rembourserons.
14:13Deuxièmement, nous sommes pour l'inscription dans la Constitution d'une règle d'or.
14:17Vous voyez qu'on peut avoir un certain nombre de points communs.
14:20Nous présenterons, juste avant le débat budgétaire,
14:25nous présenterons notre trajectoire de rétablissement des finances publiques
14:30avec 125 milliards d'euros d'économie.
14:34Pourquoi ?
14:36Vous les avez entendus, ces applaudissements.
14:38Marine Le Pen applaudit parce qu'elle ciblait l'État au MEDEF.
14:42Elle a parlé d'économie.
14:44Elle n'a pas pour l'instant précisé lesquelles,
14:46si ce n'est qu'on sait qu'elle veut couper dans les agences de l'État.
14:49Elle a parlé aussi d'immigration.
14:51Une phrase d'ailleurs que je retiens de Gabriel Attal,
14:53qui m'a fait rire avec Marine Le Pen,
14:54c'est sujet verbe d'immigration.
14:55Ce n'est pas totalement faux.
14:58On l'a entendu.
14:59Il découpe, elle cible l'État.
15:01En fait, il manquait une deuxième tronçonneuse sur le plateau.
15:03Oui, ils auraient pu faire un duel de tronçonneuses.
15:05Ceux qui ont le plus ciblé d'ailleurs l'immigration,
15:07c'est parce que c'est surtout Marine Le Pen et de loin,
15:09l'immigration nous coûte beaucoup trop.
15:11Il y avait un autre discours sur le reste du plateau.
15:13Et presque tout le monde, à l'exception de Retailleau,
15:16je crois que Philippe aussi s'est fait discret.
15:18Tout le monde a dit, mais même une étude du MEDEF,
15:20tout le monde a cité une étude du MEDEF,
15:22Marine Tondelier l'a fait,
15:22qui dit qu'il faut 3 millions d'immigrés dans les années qui viennent
15:26si on veut maintenir l'économie à flot,
15:29telle qu'elle fonctionne.
15:31Donc le MEDEF, des fois, ne va pas dans le sens de l'extrême droite.
15:35En tout cas, sur ce coup-là, ce n'est pas le cas.
15:37La règle d'or dans la Constitution,
15:38puisqu'elle dit qu'on peut avoir des accords,
15:40elle parle d'Edouard Philippe,
15:41qui propose sensiblement la même chose.
15:44La règle d'or, c'est qu'en fait,
15:46tu ne peux pas voter un budget où il y a du déficit.
15:49Et c'est pour énormément d'économistes
15:51une sorte de suicide économique en réalité,
15:53parce que si tu ne peux pas,
15:55ça veut dire que tu ne peux plus emprunter,
15:56ça veut dire que tu es forcément à l'équilibre.
15:58Donc tout le monde se finance dans la vie,
16:00avec de l'argent,
16:01en se disant, si j'ai besoin maintenant de 2 000 euros,
16:04ou de 20 000 ou 200 000 euros,
16:05ou de 2 milliards, ou 20 milliards,
16:07ou 200 milliards pour financer la transition écologique, etc.
16:09Eh bien, je les prends,
16:11et je les rembourse petit à petit,
16:13plutôt que de ne rien faire.
16:14Et donc cette règle d'or, en fait,
16:16elle dit qu'il faut aller vite sur plein de sujets.
16:19Cette règle d'or, elle te coupe de moyens financiers.
16:22Mais elle est à fond là-dessus,
16:23et ça fait longtemps que le RN est là-dessus.
16:26Et elle a dit,
16:27j'appelle, donc on le redit,
16:28j'appelle à l'union des salariés et des entrepreneurs,
16:29comme si un simple dialogue entre salariés et entrepreneurs,
16:32dans le monde de bisounours,
16:33ça suffisait à régler tous les problèmes économiques et sociaux.
16:37Et sur la retraite, par contre,
16:39elle a piqué un argument à la gauche,
16:41et c'est un argument intéressant,
16:42parce qu'ils ont beaucoup parlé de la retraite,
16:43il y en a qui sont pour la retraite par capitalisation,
16:45on va y venir.
16:45Oui, juste après, t'inquiète pas.
16:47Sur la retraite, Marine Le Pen a dit,
16:48en fait, ce qui se passe,
16:50c'est que le taux d'emploi est trop bas.
16:52Et ça, c'est vrai.
16:53Plus vous avez de chômage,
16:54moins vous avez de cotisations sociales
16:55pour financer la retraite.
16:57Et s'il y avait beaucoup, beaucoup moins de chômeurs,
16:59on aurait beaucoup plus de sous pour la retraite.
17:01Ça, c'est un discours que dit toujours la gauche,
17:02que dit toujours la CGT.
17:03On n'attendait pas forcément Marine Le Pen,
17:05même si on sait que le RN
17:07pique souvent des arguments à la gauche
17:08pour mettre un vernis social.
17:10Oui, il est détourné ensuite.
17:11Par exemple, il y a eu une...
17:12Oui, après, c'est détourné.
17:13Il y a eu une période où le RN était pour la retraite à 60 ans.
17:16Et ce qui était fou, c'était qu'à l'époque,
17:17sur les plateaux de télé,
17:18il y avait des journalistes qui disaient à des gens de gauche
17:20« Ah, donc, vous êtes d'accord avec l'extrême droite ? »
17:22Alors que la retraite à 60 ans,
17:23c'est une proposition historique de la gauche.
17:25Mais là, elle y a renoncé.
17:25Elle est pour une retraite à 62...
17:27Elle dit 62-60 ans,
17:29en fonction des cas.
17:31Est-ce qu'il y a autre chose de notable sur Marine Le Pen
17:33ou on passe à Edouard Philippe ?
17:33On peut passer à Edouard Philippe.
17:35Parce qu'Edouard Philippe, lui,
17:36il avait déjà d'ailleurs annoncé,
17:38avant même le débat,
17:39les principales mesures de son projet économique.
17:42Grosso modo, si je vous le résume,
17:43c'est du sang et des larmes.
17:45Il assume le rôle de père Fouettard,
17:47de celui qui dit que tout le monde
17:49devrait faire des efforts,
17:50sauf les plus riches,
17:51parce que vous, vous savez,
17:52un service-el, il y croit.
17:55Donc, il veut mettre fin à l'open bar,
17:57comme il dit, des arrêts maladie.
17:58Il veut baisser la durée d'indemnisation du chômage.
18:02Sur la retraite, Edouard Philippe,
18:05écoutez ce qu'il dit.
18:08Tous les pays d'Europe,
18:10tous, ont eu le courage de dire,
18:13compte tenu de nos démographies
18:14et compte tenu de notre envie
18:15de préserver le modèle social
18:17et le pouvoir d'achat des actifs,
18:19nous allons devoir travailler plus longtemps.
18:21Le courage en France,
18:22et ceux qui rasent gratis,
18:24ne diront pas ça.
18:24Mais tous les autres doivent accepter de dire
18:26que oui, nous allons devoir travailler un peu plus
18:29si nous voulons préserver notre modèle social
18:32et notre richesse.
18:33Un peu plus, tout le monde.
18:34Non, non, je peux pas m'édoir, Philippe.
18:35Un peu plus, tout le monde,
18:36mais pas dans les mêmes conditions.
18:37Juste coup.
18:39Voilà, donc tout le monde un peu plus
18:40dans les mêmes conditions.
18:41Il dit que c'est ça le courage,
18:42c'est qu'il était d'ailleurs le thème
18:43de ces universités du MEDEF.
18:48Édouard Philippe, c'est dans la lignée macroniste ?
18:51Oui, oui, et puis même macroniste et même sarkoziste.
18:54En fait, on voit comment il y a eu un glissement
18:56parce que Sarkozy promettait travailler plus pour gagner plus.
18:59Bon, dans les faits, c'est pas du tout ce qui s'est passé.
19:01Là, c'est gagner plus pour gagner pareil, voire pas sûr.
19:03C'est travailler plus pour maintenir ce qu'on a.
19:05Oui, c'est pour gagner autant.
19:07Donc là, il dit travailler plus pour préserver le modèle social.
19:09Mais si tu travailles plus,
19:12peut-être que ça te permet de financer ton modèle social.
19:15Mais du coup, ce n'est plus le même social
19:16puisque la part du travail a grandi dans ta vie.
19:20Et la part du temps conquis sur le travail,
19:22la part du temps libre, qui n'est pas du temps inutile.
19:24D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon l'a dit.
19:26Il a dit que le temps retrouvé n'est pas du temps gâché.
19:29Il a parlé des retraites.
19:30Il a dit que les retraités, quand ils sont les retraités,
19:32ne sont pas du tout des gens qui sont inutiles à la société.
19:35Il a cité le fait qu'une immense part des élus municipaux
19:39et des maires sont des gens qui sont à la retraite.
19:41La carte d'enfants.
19:42Et puis une immense part des militants associatifs et bénévoles
19:45qui participent à tourner le pays,
19:47même si ce n'est pas de l'économie marchandisée
19:50et fléchée sur le CAC 40.
19:53Ils participent à la société.
19:54Ils sont très utiles.
19:56Mais Edouard Philippe s'est travaillé plus,
19:58travaillé plus pour maintenir le même niveau de vie.
20:02Après, là où il s'est distingué du reste de ses copains de droite,
20:06de ses concurrents de droite,
20:09c'est que lui, il dit qu'on ne peut pas passer le brut en net.
20:11Il y a une grosse offensive de la droite pour passer le brut en net.
20:15Lui, il n'y croit pas.
20:17Lui, il veut élargir l'assiette fiscale.
20:19Il veut financer autrement.
20:23Et sinon, il a dit que les produits chinois vendus en Europe
20:26soient fabriqués en Europe.
20:27Ça, c'est une forme de protectionniste qu'il n'y avait pas
20:29chez les macronistes ou à droite.
20:31Il est pour la règle d'or.
20:33Sur la dette, il a vraiment attaqué Jean-Luc Mélenchon en disant...
20:37D'ailleurs, j'ai trouvé que sur la dette,
20:40c'était le seul débat où vraiment la malhonnêteté était affichée.
20:43Et Gabriel Attal en a fait une belle démonstration aussi.
20:46Et vraiment décomplexé.
20:47Parce que sinon, on peut dire, moi, je suis pour supprimer le brut.
20:50C'est un projet de société.
20:52La gauche est contre.
20:53A l'humanité, on a toujours été contre.
20:54Mais on peut en débattre.
20:56Par contre, dire que la France va finir interdite bancaire
20:59si on renégocie la part de la dette de la BCE.
21:02Parce que pour négocier la part de la dette française
21:05détenue par la Banque Centrale Européenne,
21:06enfin, ceux qui sont pour l'on dit,
21:08ça implique une négociation à l'échelle européenne
21:09avec tous les pays qui sont endettés auprès de la BCE.
21:12Et on regarde, tiens, c'est la dette qu'on détient nous-mêmes.
21:15Donc, moi, je t'annule ta part de dette.
21:17Enfin, on s'annule tous notre part de dette.
21:19Ce qui fait baisser le ratio dette PIB
21:20et qu'ensuite permet de financer potentiellement moins cher
21:23sur les marchés financiers.
21:25Et ce à quoi Gabriel Attal...
21:26Enfin, ce que n'écoute pas Gabriel Attal.
21:27Et il dit simplement, en l'occurrence, ce qu'il faut,
21:29que Jean-Luc Mélenchon veut supprimer la dette,
21:31toute la dette, rien que la dette.
21:32Tout à fait, oui.
21:33Alors que Jean-Luc Mélenchon l'a dit,
21:34lui, il ne parle que de la dette détenue par la BCE.
21:37Il ne parle pas des créanciers privés des marchés.
21:39Il a dit, ça peut venir.
21:40Enfin, je n'ai plus la formule exacte,
21:41mais il dit, pour l'instant, je ne parle que de celle-là.
21:43Alors qu'Edouard Philippe dit,
21:45si on n'en ordre pas la dette,
21:47alors qu'on parle d'une négociation avec la BCE,
21:49il dit, la France va finir interdite bancaire.
21:50Donc ça, c'est une peur qui est agitée,
21:52de façon vraiment malhonnête.
21:54Et sinon, la même rengaine que d'habitude.
21:56Il était le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron.
21:59Notre dépense sociale est trop élevée.
22:01Et c'est ce qui nous amène à la gabgie et aux difficultés.
22:04Il a dit un truc intéressant pour terminer.
22:07Il a dit, bon, c'est facile à dire,
22:08le pouvoir d'achat n'augmente pas assez.
22:10Je ne sais pas ce qu'a fait la Macronie
22:11pour le pouvoir d'achat depuis 2017.
22:13Mais il a dit une chose intéressante.
22:14Il a dit, il n'y a pas de démocratie
22:15qui survit à l'effondrement des classes moyennes.
22:18Il faudrait peut-être qu'il le traduise en acte
22:21quand il était Premier ministre,
22:24parce que la classe moyenne s'est faite défoncée par la Macronie.
22:27Mais c'est intéressant, cette idée historique,
22:30et qui peut se présenter devant nous
22:32avec le fascisme qui vient,
22:34que l'effondrement des classes moyennes
22:36conduit à l'effondrement des démocraties.
22:39Passons à Jean-Luc Mélenchon,
22:40qui, lui, était très attendu,
22:43parce que c'était l'adversaire désigné
22:45d'à peu près tout le monde sur le plateau,
22:46enfin tous les adversaires de droite,
22:48qui l'ont ciblé, notamment sur la dette,
22:50parce que la diabolisation de la gauche
22:52passe aussi par la diabolisation sur le plan économique,
22:54de dire que ce sera la faillite
22:57si la gauche arrive au pouvoir
22:58et si le programme que propose Jean-Luc Mélenchon
23:00est au pouvoir.
23:02Mais lui, il a assumé,
23:03il avait dit avant de rentrer dans l'arène
23:05qu'il allait dire leurs quatre vérités au patron.
23:08On écoute Jean-Luc Mélenchon.
23:09Je vais vous dire la chose suivante.
23:11Le premier point, c'est qu'il faut cesser de décrier notre État
23:15et la construction sociopolitique de notre pays.
23:19La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État.
23:25Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points dans le PIB.
23:31La dépense de l'État de 7 points en 20 ans.
23:34Donc il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres.
23:38Deuxièmement, la quasi-totalité de la dépense de l'État
23:43est redistribuée sous une forme ou sous une autre.
23:46Investissement, fonctionnement, ceci, cela.
23:48Ce n'est donc pas de l'argent qui disparaît dans le sable.
23:51La question qui nous est posée, c'est celle de son usage.
23:54Vous me demandez comment rétablir les comptes.
23:56Je pourrais vous faire une réponse très provocante et instantanée.
24:00Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises,
24:03le déficit de l'État disparaît.
24:05Pourquoi ?
24:05M. Fabien Gué a parlé de 210 milliards d'aides.
24:09Le président de cette commission, qui est Les Républicains,
24:12donc pas un gauchiste échevelé,
24:14lui parle de 120 milliards.
24:16Le déficit de l'État est de 150 milliards.
24:19Si je décide instantanément de céder,
24:22de cesser les aides aux entreprises,
24:24il n'y a plus de déficit de l'État.
24:26Donc ce n'est pas là qu'est la question.
24:28Jean-Luc Mélenchon, qui s'est assumé en défenseur de la planification
24:32et du rôle de l'État, on l'entend,
24:34il cite aussi le rapport du sénateur Fabien Gué,
24:37qui se trouve être le directeur de l'Humanité
24:38sur les 211 milliards d'euros d'aides publiques
24:41qui sont versées chaque année sans contrepartie aux entreprises.
24:44211 milliards, c'est le volant global.
24:46C'est toutes les aides versées aux entreprises.
24:48Et dedans, il y en a énormément qui sont sans contrepartie.
24:50Mais ce n'est pas dans ces 11 sans contrepartie.
24:51Par exemple, il y a des aides aux entreprises,
24:54des aides à la presse,
24:55où il y a des règles et c'est conditionné.
24:58Mais oui, tu as raison.
25:00Il y a un volant énorme.
25:02D'ailleurs, ce qui est fou,
25:02c'est de se dire que personne n'avait le chiffre.
25:04On ne savait pas combien l'État versait d'aides aux entreprises.
25:09Et personne ne savait le calculer.
25:11Donc il y avait comme ça une sorte de flou,
25:12même pas un flou, un vide, un impensé total de la Macronie.
25:15De toute façon, les aides aux entreprises sont tellement légitimes,
25:18quoi qu'il arrive selon eux,
25:19qu'il n'y a même pas besoin de la regarder à quoi ça sert.
25:21Et la commission d'enquête de Fabien Gay a été très intéressante.
25:24Et à la fin, il y a même des dirigeants d'entreprises,
25:27comme celui de Michelin, je crois, qui a dit
25:28oui, effectivement, si on a gagné,
25:30je n'ai pas le chiffre correct,
25:30mais si on a touché 30 millions d'aides de l'État
25:34pour réinvestir dans des machines,
25:35pour des usines en France,
25:36et qu'on ne l'a pas utilisées,
25:38et que même en fait, on a décollisé,
25:39il serait logique de les rembourser, à minima.
25:41Ça a été fait sous pression, rappelons-le.
25:44Oui, sous pression, mais c'est pour montrer
25:45qu'il y a vraiment quelque chose à aller chercher.
25:47Et d'ailleurs, Bruno Retailleau a dit,
25:49donc selon lui, sur les 211,
25:51il y en a 40 qui sont non conditionnés.
25:55Il dit que c'est du flan, Bruno Retailleau.
25:56Il dit que c'est du flan, il dit qu'il n'y a que 40,
25:58mais quand même, sous pression, il dit,
25:59c'est 40, je propose de les supprimer.
26:02Bon après, en fait, il ne les supprime pas vraiment,
26:03puisqu'il les transforme en allongement de taxes
26:05pour les entreprises.
26:06Donc en fait, il veut les pérenniser.
26:09Il a vraiment regardé le MEDEF
26:12et les patrons droits dans les yeux.
26:14Il a aussi parlé leur langue,
26:16pas au sens où ils changent de projet économique et social,
26:19mais en fait, où ils cherchent à leur faire comprendre
26:21que c'est aussi dans leur intérêt de réfléchir autrement,
26:24que la planification, ça amène la stabilité.
26:27Notamment la planification écologique.
26:28Tout à fait, la planification écologique.
26:30Il y a plein de patrons et plein de candidats
26:33qui disent, le changement des règles tout le temps
26:36nous conduit à ne plus avoir de stratégie.
26:38On ne sait plus où investir, on ne sait plus où aller,
26:40on ne sait pas faire de plan sur 5, 10 ans, 20 ans
26:43pour le développement d'une entreprise,
26:45à tel point qu'à un moment donné,
26:46Edouard Philippe a dit, au bout d'un moment,
26:47il faut arrêter de changer les règles,
26:48même si elles sont mauvaises,
26:49parce qu'au moins, ça permet de dessiner une trajectoire.
26:52Ça, c'est une démonstration par l'absurde.
26:54Mais Jean-Luc Mélenchon lui propose la planification
26:57et il leur dit, c'est ça qui permet d'avoir une stratégie de long terme
27:00et de ne pas être soumis tous les 6 mois, tous les 1 an
27:02à des nouveautés, sachant, ils ont été aussi,
27:06ils l'ont souligné, que le Covid, la guerre en Ukraine, en Iran,
27:10ça entraîne aussi des incertitudes pour les entreprises.
27:13Mais du coup, Mélenchon a affirmé le retour de l'État
27:16et la planification.
27:17Et quand je disais qu'il leur parle leur langue
27:18pour leur faire comprendre qu'un autre monde est possible
27:21et qu'il peut même être souhaitable pour les patrons,
27:23il s'adresse au TPE, au PME, mais aussi à tout ce qui est
27:26aux filières stratégiques, il leur dit
27:28que l'argent circule ne soit pas coincé dans les bulles.
27:32Et actuellement, c'est ça le problème,
27:33un des problèmes immenses du capitalisme et du libéralisme,
27:35c'est qu'il y a une part gigantesque de l'argent
27:38qui va dans les dividendes, qui se perd,
27:40et qui n'est pas réinvestie.
27:42Et donc lui, il parle vraiment de ça.
27:44Et de réinstaurer une taxation justement différenciée
27:47sur les dividendes et la réutilisation,
27:50ce qui va dans l'investissement non productif,
27:52c'est-à-dire la spéculation et l'investissement productif
27:55quand c'est réinjecté dans l'économie réelle.
28:00Il a une autre proposition, Jean-Luc Mélenchon,
28:02avant de passer à Marine Tondelier,
28:04c'est d'augmenter les salaires.
28:06Vous avez entendu Marine Le Pen se faire applaudir tout à l'heure.
28:08Jean-Luc Mélenchon, quand il a dit
28:09qu'il fallait augmenter les salaires,
28:11on a entendu des rires dans l'audience.
28:13On a entendu des rires.
28:14Et par contre, il l'a dit au sujet,
28:16Jean-Luc Mélenchon, il l'a dit au MEDEF,
28:18si vous n'augmentez pas les salaires,
28:19la France va entrer en récession.
28:21Il leur a expliqué que si plus les salaires sont bas,
28:24moins on consomme.
28:24La consommation populaire, c'est ce qu'il a dit.
28:26La consommation populaire, c'est pas rien.
28:28La consommation populaire, ça permet de faire tourner les entreprises,
28:31de faire tourner tout ce qui est local.
28:33Ça permet aussi de récolter de la TVA.
28:35La TVA qui est l'impôt le plus injuste,
28:36mais qui a une part gigantesque aujourd'hui
28:38dans le financement de notre modèle.
28:39Il y aurait plein de choses à aller faire là-dessus.
28:40Et sur ce que tu disais, oui, il leur a dit,
28:42il faut taxer, enfin il a dit,
28:44si je suis élu, je taxerai différemment
28:45la part du profit réinjecté dans l'entreprise
28:48et celle qui va en dividende.
28:49Et c'est là-dessus qu'il a allé chercher les patrons.
28:54Il a dit qu'il allait ramener de l'industrie
28:56en menant le rapport de force européen.
28:58Glucksmann lui aussi dit qu'il va aller chercher.
29:00Mais lui, il dit, Glucksmann a l'impression
29:01qu'il suffit de le demander pour que ça se fasse.
29:05Mélenchon, lui, considère qu'il y a vraiment
29:06une grosse bataille à mener
29:07et que si les partenaires européens
29:12ne changent pas de braquette sur le sujet,
29:13il faudra sortir des traités.
29:14Tu voulais qu'on parle aussi de la retraite par capitalisation
29:17parce que Jean-Luc Mélenchon en a fait un point de clivage
29:21parce que d'autres assument,
29:22on a même vu François Hollande, d'ailleurs, dans Le Point,
29:24dire qu'il était favorable à la retraite par capitalisation.
29:27Sur le plateau, la droite, il y a à peu près consensus.
29:29Jean-Luc Mélenchon, il a répondu à cet argument.
29:30Oui, il a répondu en disant,
29:31c'est l'Assemblée des magiciens, je cite,
29:33vous voulez une retraite par capitalisation,
29:35mais il faut des hauts revenus pour ça.
29:37Il dit, il faudrait cotiser deux fois plus
29:39que par répartition pour pouvoir financer les retraites.
29:42Donc, il dit, vous voulez à la fois baisser les cotisations
29:44et vous voulez la retraite par capitalisation,
29:46donc il y a un loup.
29:47Passons ensuite à Marine Tondelier.
29:49Il y avait une alliée de gauche
29:51qui plaçait la planification écologique au-dessus de tout.
29:53On l'écoute rapidement.
29:55Présidente du MEDEF, nous avons un point commun.
29:59J'ai lu votre discours d'hier
30:02et vous avez appelé de vos voeux
30:04un programme présidentiel de liberté.
30:07Eh bien, les écologistes aussi veulent la liberté.
30:10Je dirais même que l'écologie est la condition de la liberté.
30:14Je vais vous expliquer pourquoi.
30:16En prenant une image, celle du navigateur,
30:18style skipper du Vendée Globe.
30:19Alors, je vous passe l'image du skipper
30:21que tout le monde n'a pas forcément saisie,
30:22mais ce qu'elle dit ensuite est un peu plus intéressant.
30:24Les solutions pour naviguer dans cet écosystème.
30:27Eh bien, la planète, c'est pareil.
30:29Nous, comme citoyens, vous, comme entrepreneurs,
30:31entrepreneurs, l'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait,
30:35dépend du cycle de l'eau, dépend de l'océan, des forêts, dépend de tout ça.
30:39Et donc, on peut appeler liberté le fait de franchir une à une ses limites planétaires
30:44en disant qu'on décide de ne pas voir et de ne pas savoir.
30:47Mais la vérité, c'est qu'en faisant ça, on ne sera pas indépendant de la nature.
30:52Ça ne se décrète pas.
30:53On se rendra juste beaucoup plus vulnérable à ces déstabilisations.
30:58Et c'est ce qu'il est arrivé cet été.
31:01Marine Tondelier qui rappelle donc au patron qu'il y a une réalité très concrète
31:05qui se rappelle à nous et au monde économique chaque instant.
31:09On l'a vécu cet été, elle l'a dit, c'est le réchauffement climatique.
31:11On ne peut pas envoyer balader les lois de la nature.
31:16Marine Tondelier, elle est intervenue sur l'écologie, l'écologie et le modèle social.
31:21Tout à fait, oui.
31:22D'ailleurs, ils étaient d'accord avec Jean-Luc Mélenchon qui disait là-dessus,
31:25qui a dit, alerter les patrons,
31:27le changement climatique va perturber toutes les chaînes de production.
31:30Marine Tondelier aussi dit, si vous ne considérez pas le réchauffement climatique
31:33comme une priorité, ça va être un désastre économique.
31:35Vous êtes là pour parler d'économie, pour parler business.
31:38Si vous ne pensez pas au réchauffement climatique, le business, ça va très très mal se passer.
31:41Et après, comme tu l'as dit, il y a eu quatre, je trouve, phrases fortes
31:46qu'elle a envoyées au patron en essayant de parler le langage pour qu'ils comprennent.
31:50Elle leur a dit, une demi-journée de canicule coûte le même prix qu'une journée de grève.
31:54Donc, il faut considérer le réchauffement climatique.
31:56Vous n'aimez pas les grèves, le réchauffement climatique, c'est deux fois pire qu'une grève,
32:00si je puis me permettre, même si les grèves, évidemment, quand les revendications sont justes,
32:04on est à fond pour.
32:06Et elle leur a dit aussi, en France, on meurt deux fois plus au travail que dans les autres pays
32:08d'Europe.
32:09Peut-être que les gens qui disent qu'ils sont des super chefs d'entreprise
32:13devraient s'interroger sur le fait qu'en France, on meurt deux fois plus au travail que dans les autres
32:16pays d'Europe.
32:17Elle leur a dit aussi que la France allait atteindre son plus bas nombre d'emplois industriels de l'histoire.
32:22Peut-être que quand on veut faire du business, en tout cas du business utile,
32:27et avoir donc des salariés, peut-être que quand il n'y a plus d'emplois industriels,
32:31c'est peut-être qu'il y a un problème sur la compétitivité et la façon de faire de l
32:35'économie dans le pays.
32:36Et elle leur a dit aussi qu'elle voulait le SMIC à 2 000 euros bruts.
32:39Et donc, en fait, comme on a parlé de Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier,
32:43on peut essayer aussi d'analyser la posture qu'ils ont eue dans ce débat.
32:46C'est un cadrage évidemment très libéral.
32:48On était au MEDEF, ils sont pour moins de normes, moins d'impôts sur les entreprises, etc.
32:53Et moi, de ce que j'ai remarqué, c'est qu'ils ont essayé de faire péter ce cadrage justement
32:57aussi,
32:58pour ne pas se laisser seulement embarquer sur les thématiques qu'on attend.
33:01Jean-Luc Mélenchon l'a regretté.
33:04Le débat, ce n'est pas de savoir si on va baisser ou pas les cotisations.
33:08Il y a des défis beaucoup plus importants qui s'imposent à nous.
33:10Et en l'occurrence, le réchauffement climatique, mais pas seulement.
33:12La reconfiguration de la bataille commerciale avec l'espace asiatique dominé par la Chine qui se développe.
33:19Et c'est ça dont les candidats de gauche auraient aimé parler.
33:22Et donc, ils ont un peu forcé la porte d'entrée du débat.
33:25Oui, complètement. Ils ne se sont pas laissés enfermer par la pression qui était potentiellement mise sur eux.
33:31On entendit dire, oui, les candidats de gauche sur le grill des grands patrons.
33:35Ça ne s'est pas du tout passé comme ça dans les faits.
33:37Et ils ont même fait la démonstration, en réalité, que tout l'argent qui est donné aux actionnaires est de
33:43l'argent perdu.
33:45Pour vraiment faire une économie vertueuse dans le pays et développer le pays.
33:49Et last but not least, comme on dit, il y en a un qui est un magicien, on va dire,
33:53Gabriel Attal, Premier ministre d'Emmanuel Macron.
33:56Ministre pendant un nombre de gouvernements tellement importants qu'on a arrêté de compter.
34:02Mais qui veut nous faire croire que lui n'a rien à voir avec tout ça.
34:05Lui, il est tout nouveau, il n'est pas né de la cuisse de Jupiter.
34:09C'est Gabriel Attal, on l'écoute.
34:13Ce qu'il aurait fallu faire, c'est ne pas augmenter le coût du travail depuis 2024.
34:18J'entendais Madame Le Pen tout à l'heure dire, vous avez dans le budget Barnier, dans le budget Bayrou,
34:23etc.
34:24pris telle décision.
34:25Je me suis opposé à ces mesures-là.
34:27Et notamment à la mesure sur le coût du travail.
34:30Le coût du travail aurait dû augmenter dans la copie qui avait été présentée par le gouvernement de Michel Barnier
34:34de 4,5 milliards en 2025.
34:37On s'est mobilisés contre, on a réussi à ramener ça à 1,5 milliard, mais c'est 1,5
34:41milliard de trop.
34:41Donc le premier engagement que je prendrais pour répondre à votre question,
34:44c'est de revenir sur ces hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024,
34:49qui sont un boulet pour nos entreprises et dans la compétitivité de notre économie.
34:54Ensuite, puisqu'on parle des charges,
34:57pour moi il y a aujourd'hui un mouvement social en France
35:00qui ne dit pas son nom, qui n'a pas de porte-parole,
35:03qui n'est pas présentée comme telle,
35:05c'est la classe moyenne qui bosse
35:07et qui a le sentiment qu'on lui demande toujours plus d'efforts
35:10alors que si tout le monde faisait un effort, elle s'en sortirait mieux
35:13et qui voit effectivement son aide s'écarter du brut année après année.
35:20Et moi là où je veux avoir une action résolue,
35:24c'est aussi, et peut-être d'abord, je vais être franc avec vous,
35:26sur les charges salariales,
35:28pour aller droit au brut,
35:29pour que les Français qui travaillent voient leur rémunération augmenter
35:33parce que leur salaire net augmente,
35:35parce qu'on réduit leurs charges.
35:38Oui, je suis désolé, une minute trente de Gabriel Attal,
35:40ça peut parfois être un peu douloureux.
35:42Il veut aller droit au brut, au-delà des formules.
35:45La politique de Gabriel Attal, c'est quoi ?
35:47Là, c'est vraiment spectaculaire, parce qu'en gros, tout allait bien jusqu'en 2024.
35:52Donc en 2024, il a cessé d'être Premier ministre
35:54parce qu'il y a eu la dissolution.
35:55Avant, c'était génial tout ce qui était fait, tout fonctionnait bien.
35:58Et depuis, on est dans le socialisme soviétique,
36:01je ne sais pas ce qui s'est passé.
36:02Apparemment, depuis, le coût du travail a explosé,
36:04les salaires ont augmenté, je ne sais pas de quoi il parle,
36:07je ne comprends rien.
36:09Et ce qui est spectaculaire aussi,
36:10c'est qu'il se lamente d'un milliard d'euros d'augmentation du coût du travail.
36:16D'ailleurs, on ne sait pas de quoi on parle,
36:18il ne précise pas, il parle de salaire,
36:20il parle de coût du travail lié à des nouveaux investissements de machines,
36:23enfin, on ne sait pas.
36:24Mais donc, il se lamente d'une augmentation du coût du travail.
36:28Et derrière, il dit, je suis fier qu'on ait baissé l'impôt,
36:32qu'on ait supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune,
36:35qu'on ait fait la flat tax.
36:36« Je n'aurai jamais cette politique honteuse ».
36:39Donc, sa politique,
36:40enfin, je vais dire, il ne faut pas être caricatural,
36:43mais sa politique, c'est tout pour les riches,
36:45et puis les autres,
36:47on vous pique votre brut,
36:49et on vous fait croire que vous avez gagné des sous
36:51avec une augmentation du net
36:52qui ne viendra jamais compenser ce que vous avez perdu pour la vie
36:55avec le brut qu'on vous a piqué.
36:58C'est littéralement ultra-libéral.
37:00Sans surprise.
37:01Donc, un débat droite-gauche,
37:04on l'a expliqué,
37:06avec pas que des caricatures,
37:08mais puisque je vous parle de caricatures,
37:10il y en a un à qui il faut qu'on fasse en sorte,
37:11puisqu'il y avait des absents sur ce plateau.
37:13Il y avait un débat un peu plus tôt à la rêve du MEDEF
37:16qui opposait Fabien Roussel et David Lissnard,
37:20le maire de Cannes qui est déclaré candidat à la présidentielle,
37:22adorateur de Ravier Mileï.
37:23Et je ne peux pas résister à l'envie de vous diffuser une vidéo de M. Lissnard,
37:31puisque quand on parle de caricatures, je crois qu'il a la palme en parlant de Cannes.
37:36Que le soviétisme, ça n'a jamais marché, c'est comme ça.
37:39Ce qui se fait depuis 20 ans, c'est la socialisation de l'économie.
37:43C'est-à-dire que, ce n'est pas ce que j'ai entendu,
37:45c'est-à-dire qu'il faut quand même regarder,
37:47on a le record du monde de la dépense publique,
37:49on a le record du monde des impôts et des charges.
37:51Et parallèlement, on a un taux de pauvreté qui augmente,
37:54et on est passé du 11ème rang de création de richesses par habitant
37:59au 27ème rang.
38:00Et on a plus de déterminisme social qu'avant.
38:02On a des jeunes qui ont très peu d'espoir selon l'endroit où ils sont nés, etc.
38:06Oui, je m'arrête là, je m'arrête là, j'ai compris.
38:08Je vous ai entendu derrière votre écran.
38:12Face à lui, on avait le secrétaire national du Parti communiste français
38:17qui devrait être désigné candidat à la présidentielle le 6 septembre.
38:21Et que faire face à ça ?
38:23C'est assumer le rôle de planification de l'État.
38:25C'est la ligne qu'a tenue Fabien Roussel en disant que l'État
38:28n'est pas à l'ennemi des entreprises.
38:32Planifier, dit-il, la réindustrialisation de notre pays
38:35pour avoir de la lisibilité.
38:37Arrêter le stop and go, nous avons un avantage compétitif
38:39sur le volet énergétique avec une énergie décarbonée et abondante.
38:43Il parle notamment du nucléaire.
38:46Et vous pouvez lire le résumé de cette opposition très franche
38:52entre un communiste et un ultra-libéral
38:56qui ferait peut-être passer même Ravier Mileï pour un bisounours
38:59sur le site de l'UMA.
39:00Cyprien Cadéo était aussi là-bas.
39:03Vous pouvez aller lire tout ça.
39:07Merci Aurélien.
39:08On va continuer de suivre tous ces débats de la présidentielle
39:10dans cette année à venir.
39:12Tous les débats aussi économiques puisque ce sera l'un des sujets.
39:17On donne rendez-vous à la fête de l'UMA
39:19justement pour continuer toutes ces discussions.
39:23garantie moins de caricatures que M. Lissnard
39:26qui a demandé à venir dans cette fête de l'UMA.
39:29Il a interpellé Fabien Roussel.
39:32Nous on vous dit à bientôt
39:33et on espère que vous serez nombreux à continuer de nous suivre.
39:37N'hésitez pas à vous abonner, à faire des dons.
39:39On compte sur vous.
39:39Et à prendre votre bon soutien pour la fête de l'UMA.
39:42Évidemment.
39:42Très vite.
39:43Salut.