- il y a 3 semaines
Ce lundi 12 octobre, Erick Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Muzinich & Co, Olivier Malteste, directeur des investissements chez Yomoni, et Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market, Nicolas Pagnès.
00:09Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market.
00:12Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business jusqu'à 9h30 pour décrypter les actualités à l'ouverture des marchés
00:19financiers.
00:20Des marchés financiers qui constatent une légère détente sur les marchés obligataires
00:25avec notamment l'OAT 10 ans qui est aux alentours de 4,85% à l'heure où on se
00:30parle.
00:30Même détente du côté des marchés américains.
00:33On y reviendra dans quelques instants dans Good Morning Market.
00:36On regardera également ce qui se passe du côté du pétrole avec un baril de Brent qui est à 104
00:40dollars
00:40ou un WTI qui remonte par rapport à son niveau d'il y a quelques heures aux alentours des 91
00:45,4 dollars.
00:46On en parlera avec Olivier Maltest, directeur des investissements chez YouMoney,
00:49avec Eric Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Musini & Co.
00:53Et on aura aussi le plaisir d'accueillir Laurent Chauderge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management
00:58avec qui nous nous demanderons pourquoi l'Europe sous-performe par rapport aux Etats-Unis.
01:03A 9h30, vous retrouverez les experts avec Laure Closier, qui est sur le plateau de BFM Business.
01:09Bonjour Laure.
01:09Bonjour à tous et au menu aujourd'hui, on parlera évidemment de l'ouverture du mondial de l'automobile.
01:14Est-ce qu'on a encore une chance d'avoir des constructeurs européens dans quelques années
01:18ou est-ce qu'on n'aura plus que des voitures chinoises ?
01:19On va en parler avec André Lodruc-Pietry, président de Jedi, avec Stéphanie Villers, économiste conseillère économique chez PwC.
01:24Stéphane Carcillo, responsable de la division revenu-travail de l'OCDE.
01:29Rendez-vous donc dans 25 minutes.
01:30Voilà, il est 9h01, le CAC 40 qui a ouvert dans le vert, plus 0,33%.
01:34On reviendra plus en détail dans un instant.
01:36Mais juste avant, c'est le journal de Léo Dumas.
01:44Et elle a eu l'ouverture du mondial de l'auto ce matin.
01:47Porte de Versailles à Paris, c'est l'événement de la semaine.
01:49Il y a beaucoup d'engouement.
01:51500 000 visiteurs sont attendus et surtout plus d'une soixantaine de constructeurs,
01:56bien plus que lors des deux dernières éditions.
01:58Alors on vous retrouve sur place, Justine Vassaigne, reporter BFM Business.
02:02Cette année, le thème, c'est Let's Celebrate.
02:05Et ça peut paraître étonnant vu l'ambiance du moment chez les constructeurs européens.
02:12Effectivement, ce mondial, c'est une parenthèse enchantée dans un océan de désolation.
02:17Ce sont les mots de Luc Châtel, le président du lobby des constructeurs automobiles français.
02:22Alors cette année, le mondial de l'automobile n'a pas à rougir.
02:24Vous l'avez dit, il a fait le plein avec une soixantaine de constructeurs.
02:27Parmi les temps forts de ce mondial, une star sans aucun doute.
02:31Elle sera sur le stand de Citroën.
02:33Citroën qui va dévoiler sa nouvelle 2 chevaux 100% électrique autour de 15 000 euros.
02:38Et puis les autres stars de ce salon, ce seront les constructeurs chinois.
02:4240% des constructeurs présents à Paris cette année sont chinois.
02:46On va retrouver des noms bien connus comme BYD.
02:49On a d'ailleurs vu Antonio Filosa, le patron de Stellantis,
02:52aller visiter le stand de BYD il y a quelques minutes, rentrer dans quelques voitures.
02:56Il y a évidemment Sherry, Lipmotor, Jilly et aussi des petits jeunes moins connus du grand public
03:02comme Aito ou Avatar.
03:04Pour les constructeurs chinois, il est absolument crucial d'être présent ici à Paris
03:08parce que le marché en Chine souffre.
03:11Il est saturé par plus d'une centaine de constructeurs.
03:14Il faut donc pour eux aller se tourner vers d'autres marchés,
03:16l'Amérique du Sud et bien sûr l'Europe.
03:19L'Europe où ils ont franchi la barre des 10% de parts de marché cette année.
03:23Justine Vassogne en direct du Mondial de l'Auto pour BFM Business,
03:27ce matin il y avait Stella Lee à notre micro, la vice-présidente exécutive de BYD,
03:33constructeur chinois plein d'ambition en Europe
03:35puisqu'après l'ouverture d'une usine en Hongrie prévue pour la fin d'année,
03:40elle annonce sur notre antenne réfléchir à de nouveaux sites et pourquoi pas en France.
03:44Écoutez.
03:45En fait, on a un engagement à long terme en Europe.
03:48On va investir massivement en Europe.
03:50On va apporter la fabrication comme en Hongrie.
03:54Ensuite, bien sûr, on essaiera d'avoir une deuxième, une troisième usine en Europe.
04:01Peut-être la France est dans la shortlist.
04:05Et vous avez une énergie très concurrentielle.
04:10Donc ce sont des choses qui nous intéressent.
04:13Et puis le reste de l'actu à 9h04, l'Union Européenne qui dit ce matin être prête à soutenir
04:17une trêve,
04:18des frappes sur les infrastructures énergétiques entre l'Ukraine et la Russie.
04:22Dès qu'elle tiendra, c'est une réaction ici à l'annonce surprise de Donald Trump hier soir,
04:27le président américain qui lui a acté une trêve énergétique immédiate
04:31entre les deux pays dans un poste sur son réseau social.
04:35Message qui a semé la confusion jusqu'en Ukraine
04:38où le président Volodymyr Zelensky dit qu'il n'était pas au courant.
04:43Il est 9h04 sur BFM Business et toujours dans Good Morning Market
04:47avec un CAC 40 qui progresse de 0,37% à l'ouverture à 7 832 points.
04:53Le DAX de son côté progresse lui de 0,38% à 25 186 points.
05:01Si on regarde parmi les plus fortes hausses du jour sur le CAC 40,
05:04les valeurs du luxe sont bien orientées.
05:05On voit notamment Hermès International, le plus 1,44%
05:09alors que LVMH publiera ses résultats trimestriels ce soir
05:14que l'on suivra évidemment demain dans Good Morning Market.
05:17On voit également que Société Générale gagne 1,46%.
05:21Stellantis, Stellantis dont on parlait il y a quelques instants
05:23notamment au Mondial de l'Automobile, Stellantis qui gagne 1,79%.
05:27Les valeurs automobiles qui sont plutôt bien orientées ce matin
05:29puisque Renault gagne 2,04%.
05:33Parmi les plus fortes baisses du jour, on voit Accor, moins 1,37%,
05:36Capgemini, Dassault Systèmes ou encore Air Liquide.
05:39Du côté du pétrole, le Brent est toujours aux alentours des 104 dollars.
05:42Le WTI aux alentours des 91 dollars.
05:45Et du côté des taux obligataires, on a toujours un OAT 10 ans
05:49aux alentours des 4,85 dollars.
05:52Tandis que le OAT 30 ans est à 5,41%.
05:54On revient sur tous ces éléments tout de suite dans un instant.
05:57On va essayer de comprendre ce qui se joue sur le marché de l'obligataire
06:01avec nos deux invités, Olivier Malteste de chez YouMoney
06:04et Éric Muller de chez Musini Kenko.
06:15Bienvenue dans Good Morning Market.
06:17Nous avons 15 minutes ensemble pour tenter de décrypter les grands éléments
06:21qui animent les marchés ce matin.
06:23Et on va revenir bien sûr sur cette flambée obligataire,
06:26flambée mondiale obligataire, même si on constate une légère détente ce matin,
06:30que ce soit aux Etats-Unis ou en France.
06:31Pour en parler, nous avons le plaisir d'être accompagnés par Olivier Malteste.
06:34Bonjour Olivier Malteste, directeur des investissements chez YouMoney.
06:37On a le plaisir d'accueillir également Éric Muller.
06:39Bonjour Éric Muller.
06:40Bonjour Nicolas.
06:41Merci d'être avec nous.
06:42Vous êtes responsable des stratégies obligataires corporate chez Musini Kenko.
06:45Je vais commencer avec vous Éric Muller.
06:46On a vu du coup depuis quelques semaines cette flambée obligataire continuée
06:50puisque c'est un mouvement quand même qui s'anime depuis un long moment,
06:54mais avec quand même ce seuil des 5% autour duquel la France s'est particulièrement rapprochée,
06:59dépassée sur le 10 ans américain.
07:02Le géant obligataire PIMCO estimait, je lisais ça ce week-end,
07:07que le taux américain à 10 ans pourrait atteindre 6%.
07:11Ça veut dire que cette flambée obligataire n'est pas finie, Éric Muller.
07:16Aujourd'hui, on est à 5,24.
07:17Ça veut dire 75 points de base de plus.
07:19Donc c'est moins que tout ce qu'on a fait déjà depuis trois mois.
07:23Donc c'est pas non plus...
07:24Oui, finalement ça reste plausible.
07:26C'est tout à fait plausible.
07:29On n'a pas une crise obligataire aujourd'hui.
07:31On a une revalorisation du marché obligataire, des taux,
07:35par rapport à un contexte macroéconomique qui est plus solide aujourd'hui qu'il ne l'était depuis 15 ans.
07:40D'accord.
07:41Et avec une inflation qui n'est toujours pas revenue dans les clous.
07:43Donc si vous prenez une croissance réelle aux alentours de 2,5 à 3,
07:50et vous prenez une inflation aux alentours de 3,
07:52plus une petite pointe de volatilité ici ou là,
07:55vous arrivez assez vite à 6% de taux nominal aux États-Unis.
07:59En Europe, on serait un peu plus bas parce qu'on a une croissance qui tourne un peu moins vite
08:04qu'aux États-Unis.
08:05Mais se retrouver avec des taux entre 4,5 et 5,
08:08c'est pas anormal en termes économiques.
08:11C'est très pénible en termes fiscales.
08:13On ne parle pas de craque, on ne parle pas de crise,
08:15on parle de retour à la normale quand on voit ces niveaux de taux
08:18qu'on n'avait pas connus quand même depuis un long moment, Éric Miller.
08:21Exactement.
08:22Ça fait 10 ans qu'on a des taux qui ne sont pas tout à fait normaux,
08:24qu'on avait une sorte de répression financière post-crise de 2008-2009.
08:28On a toujours vécu là-dessus.
08:29Et les banques centrales avaient acheté beaucoup de taux,
08:32beaucoup de produits obligataires dans les bilans.
08:34Et maintenant, depuis deux ans, elles le rejettent,
08:37elles le réguirgitent, si je peux me permettre l'expression.
08:39Et ça va continuer.
08:41Et donc, des bilans moins gros, une position obligataire plus faible
08:45et une croissance qui est un peu plus élevée.
08:48Olivier Malteste, alors ça, c'est ce que nous décrit Éric Miller,
08:51ça correspond assez à ce que dit une enquête d'octobre de Bank of America
08:55qui constate que 70% des répondants à son enquête
08:59voient dans la hausse des rendements américains
09:02un signe d'amélioration de la croissance.
09:04Mais le mois précédent, ils étaient 30% à y trouver cette explication.
09:08Ça veut dire que le marché a changé d'analyse
09:10sur le constat de cette hausse des taux aux Etats-Unis.
09:14Mais d'ailleurs, on pourrait se poser la question
09:15si l'explication vaut pour cette flambée un peu mondiale des taux obligataires.
09:19Oui, alors les investisseurs, ils changent un petit peu peut-être leur perception.
09:25Il faut aussi avoir en tête que c'est un discours qui va avec la hausse des taux
09:28qu'on voit, qu'on a commencé à avoir aussi du côté de la Fed
09:30et du côté des banques centrales.
09:32Hausse des taux décidées cette fois-ci.
09:33Exactement, sur ce côté aussi, c'est plutôt une bonne nouvelle.
09:36C'est-à-dire que la croissance est relativement forte.
09:38Après, il y a une compétition aussi très importante
09:40en termes d'émissions obligataires par le marché privé
09:42et notamment par l'IA
09:45qui vient concurrencer la dette obligataire souveraine
09:48globalement des Etats.
09:49Donc il y a tous ces équilibres-là,
09:51les craintes d'inflation avec la situation géopolitique
09:53qui est très compliquée également
09:55et qui a impacté évidemment l'Iran
09:57même si là on voit que le pétrole un petit peu se stabilise.
09:59Là pour moi, on a un mouvement un petit peu charnière.
10:01C'est-à-dire qu'on voit que la semaine dernière
10:03sur les taux américains, la hausse est restée contenue.
10:05On voit que ça a plutôt tendance à se calmer globalement.
10:08La vraie question aussi qu'il faudra avoir,
10:10peut-être que ça peut monter assis,
10:11c'est jusqu'où en fait notamment aux Etats-Unis
10:14on va laisser monter les taux
10:15puisque les Etats-Unis comme en Europe
10:17on a quand même un problème de financement globalement
10:19du déficit et de l'endettement des Etats
10:22et à un moment on peut aussi se dire
10:24que les banques centrales qui jusqu'à présent
10:26sont en train de se dire
10:27notamment la Banque centrale américaine
10:28on ne va pas intervenir et on ne va pas commencer à acheter
10:31on est plutôt sur une phase
10:32exactement comme vous le décriviez
10:33de réduction du bilan
10:34et d'arrêt de ces programmes de soutien à l'économie
10:37pour des régions budgétaires
10:39à un moment ou à un autre
10:40peut-être qu'ils seront contraints de le faire
10:42et on est peut-être aussi à un moment un peu charnière
10:44sur lequel ça se stabilise
10:45on le voit, on parlera certainement de la France tout à l'heure
10:47mais sur le spread on a vu aussi qu'on se stabilisait
10:49plutôt en ce moment aux alentours de 140-150
10:51là aussi on peut aller plus loin
10:53mais on est plutôt sur une phase un peu de test
10:55de pause de stabilisation
10:56et lorsqu'on voit les rendements aussi
10:58du marché obligataire
10:59assez naturellement
11:00les flux qui sont quand même portés beaucoup
11:02sur les actions
11:03notamment encore depuis toute cette année
11:05avec encore des performances au-dessus de 10%
11:07sur les marchés américains
11:08à un moment les investisseurs aussi vont se dire
11:10on est quand même sur du taux qui est sans risque
11:12parce que personne ne pense que l'État américain
11:15fera défaut de la même manière que l'État français
11:18et donc on est quand même sur des rendements
11:19relativement intéressants
11:20pourquoi aller prendre du risque à action
11:22après plusieurs années de performance
11:23à plus de 10% globalement
11:25sur les marchés à action
11:26est-ce que ce n'est pas le moment
11:27de se repositionner plutôt sur de l'obligataire
11:29et d'avoir du portage
11:31et tout ça va venir équilibrer aussi un peu
11:32et va venir un peu freiner
11:35potentiellement cette hausse de taux
11:35qui, je suis tout à fait d'accord, économiquement se justifient
11:39par la croissance
11:40par les anticipations d'inflation
11:41et par incertitude
11:42Est-ce que ça peut venir
11:43alors je passe sur la partie action
11:45et puis on reviendra sur l'Europe un peu plus tard
11:47mais est-ce que ça peut venir
11:49être un petit grain dans la mécanique
11:51de saison des résultats
11:53dont les attentes sont encore
11:54de 30% de croissance des bénéfices
11:55Olivier Malteste ?
11:56Alors je pense que
11:57comme chaque trimestre
11:58on va sortir potentiellement
12:00d'un discours et d'une vision
12:02un peu plus macroéconomique des choses
12:03avec des chiffres et les marchés qui regardent vraiment les chiffres macroéconomiques
12:06pour se repositionner
12:07sur un peu plus de microéconomies
12:09C'est des moments aussi où ça peut venir
12:11aider les marchés actions
12:12puisqu'on se repositionne
12:13sur les marchés actions
12:15c'est le résultat des entreprises
12:16qui ont surpris
12:17et notamment en Europe
12:18sur le trimestre précédent
12:19avec des très très bons résultats
12:21bien meilleurs qu'attendus
12:22et également sur les perspectives
12:24alors que le climat macroéconomique
12:26le climat géopolitique
12:27est vraiment très incertain
12:28des entreprises
12:29qui donnaient plutôt des guidelines
12:30ce qui donne des perspectives plutôt positives
12:32pour ce troisième trimestre
12:35donc on va plutôt pour moi
12:36bifurquer là
12:37sur un moment plus micro
12:39on va regarder les résultats
12:40c'est une semaine importante
12:41en termes de résultats
12:42c'est la première semaine vraiment
12:43avec toutes les banques
12:44et les institutions financières américaines
12:45on va avoir sur le côté aussi technologique
12:48TSMC et ASML cette semaine
12:51LVMH aujourd'hui sur le côté luxe
12:53on sait qu'il y a un peu plus d'inquiétudes
12:55sur le ralentissement potentiellement
12:57de la demande
12:58notamment en Chine
12:59mais globalement
13:01on va pour moi
13:02bifurquer un peu plus
13:03sur un scénario
13:04et sur un marché
13:05plus concentré
13:05sur les résultats d'entreprise
13:07comme chaque trimestre
13:08et respirer un petit peu plus
13:09sur le côté macro
13:10qui est globalement inquiétant
13:12en termes de prime de risque
13:12Eric Muller
13:13sur la partie européenne
13:16un spread franco-allemand
13:17aux alentours
13:17des 130-140
13:19c'est inquiétant aujourd'hui
13:21où là aussi
13:22on parle d'un retour à la normale
13:23tout simplement
13:24de ce qu'il devrait être
13:25Non ça ne devrait pas être la normale
13:27parce que c'est un spread qui est extrêmement élevé
13:30et qui ne correspond pas normalement
13:33à la qualité de la signature de la France
13:35en revanche
13:36ce que ce spread signifie
13:38c'est qu'il y a une vraie question
13:41une vraie inquiétude
13:42sur la manière dont la campagne va se dérouler
13:44et sur la manière dont les finances publiques
13:47peuvent être gérées
13:47à un moment donné
13:49où la campagne est décalée
13:51où les programmes sont radicalement différents
13:53et où on n'a pas encore vu
13:55une sorte d'engagement fort
13:58sur la discipline fiscale
14:00à venir post-élection
14:01D'accord
14:02Et par conséquent
14:03ça, ça va continuer de créer
14:04des tensions
14:06pendant toute la campagne
14:07et je pense que si on reste
14:08à 140 pendant la campagne
14:10ce sera pas mal
14:10Ça veut dire que
14:12les marchés aujourd'hui
14:13ne croient pas
14:13en la capacité de la France
14:14à se réformer fiscalement ?
14:16En la capacité
14:17je ne crois pas
14:18que ce soit la question
14:19c'est la volonté de le faire
14:21et de mettre ça en priorité
14:23dans un programme électoral
14:24Alors on sait évidemment
14:26que c'est toujours un peu suicidaire
14:27de dire
14:27eh bien il va falloir réduire le déficit
14:29pour être élu
14:30mais dans la réalité des faits
14:32c'est exactement ce qui va devoir se passer
14:33et le budget 2027
14:35est un sujet compliqué
14:36parce qu'il ne sera pas appliqué
14:38Alors on discute politiquement
14:40d'un budget
14:40qui ne peut pas être appliqué
14:41D'accord
14:43Donc évidemment
14:44ça laisse un espace
14:45Donc il ne faut pas l'écouter ?
14:45Il ne faut pas le lire ?
14:46Ça laisse un espace
14:48assez grand
14:49pour les marchés
14:49s'ils veulent gérer une tension
14:51ou s'ils veulent exprimer
14:53un désaccord
14:54sur la manière dont c'est géré
14:55l'espace est grand ouvert
14:57avec cette discussion budgétaire
14:59qui s'annonce assez compliquée
15:00La BCE a déclaré
15:03en fin de semaine dernière
15:05disposer des outils nécessaires
15:06pour agir sur le marché
15:07si besoin
15:08Alors le gouverneur
15:09de la Banque de France
15:10a lui expliqué
15:11qu'on n'en était pas là aujourd'hui
15:12mais ça peut arriver
15:13une nécessité
15:14un besoin de la BCE
15:15d'agir face à
15:17la situation
15:18de la dette française ?
15:19Les outils sont là
15:20ils sont là pour être utilisés
15:21en cas de besoin
15:22Ce qu'a dit Emmanuel Moulin
15:24c'est que la France
15:24n'était pas éligible
15:25de TPI dans l'État
15:27Il y a quatre conditions
15:28donc je ne vais pas revenir
15:29sur les quatre conditions
15:30en détail
15:30parce que ça prendrait
15:31trop de temps
15:31Bien sûr
15:33Mais il estime que la France
15:35pour l'instant
15:35ne remplit pas ces conditions
15:37En revanche
15:38il y a un autre programme
15:39dont on a peu parlé
15:40qui s'appelle l'OMT
15:41qui est un programme
15:43qui n'a jamais été utilisé
15:44depuis la crise financière
15:45mais qui permet
15:46à la Banque centrale
15:47d'acheter des dettes court terme
15:48pour un pays en difficulté
15:50Le problème de cet OMT
15:52c'est qu'il faut rentrer
15:53dans un programme
15:54d'ajustement budgétaire
15:55avec l'ESM
15:56D'accord
15:57Et donc il faut que le pays
15:58signe un accord avec l'ESM
16:00Ok d'accord
16:01regardez mes finances
16:02et puis maintenant
16:02on va commencer
16:04à gérer la situation ensemble
16:05Et avant
16:06une campagne présidentielle
16:08c'est difficile
16:09C'est plus délicat
16:10Oui parce que
16:10qui signe quelque part ?
16:11Qui signe ?
16:12Pourquoi ?
16:13Et quel est l'engagement
16:13à moyen terme ?
16:14Olivier Maltès
16:15sur la situation européenne
16:16Donc vous l'avez dit
16:17donc là on parle
16:17d'une saison des résultats
16:18il y a des valeurs européennes
16:19aussi qui sont attendues
16:21On est dans une situation
16:23anormale
16:23aujourd'hui en matière
16:24de spread franco-allemand
16:26est-ce que c'est de nature
16:26à inquiéter un investisseur particulier
16:28ou est-ce qu'au contraire
16:29il y a des effets d'opportunité
16:30peut-être pour investir
16:30sur de la dette française
16:32qui rémunérerait plus ?
16:33Les particuliers français
16:33sont inquiets
16:34ça on le voit
16:35et à chaque rediscussion du budget
16:37en fait depuis la dissolution
16:38on sent que globalement
16:39les spread ont tendance
16:40à s'écarter
16:40on vivait sur un monde
16:41où on avait des spread
16:42en dessous de 50
16:42par rapport à l'Allemagne
16:44où on est dépassé
16:44les 50 à ce moment-là
16:45Là on vient sur un autre critère
16:47qui est plutôt aux alentours
16:48maintenant de 140-150
16:49au niveau du spread
16:51et les français
16:52évidemment les particuliers
16:53s'inquiètent
16:53on le voit
16:54il y a beaucoup de succès
16:54sur l'assurance
16:55de vie luxembourgeoise
16:55il y a énormément de flux aussi
16:57avec des investisseurs
16:58qui ont envie
16:59de quitter la France
17:01sur les enveloppes
17:02aussi fiscales
17:03avec des inquiétudes
17:04sur comment est-ce que
17:05ce trou budgétaire
17:06sera comblé
17:07avec toujours des peurs
17:08sur...
17:09Donc l'inquiétude
17:09c'est la taxation
17:10de véhicules d'investissement
17:12ou d'épargne
17:14plus de taxation
17:14de l'épargne
17:15pour venir combler
17:16le déficit
17:16Exactement
17:17C'est une inquiétude
17:18qu'on ressent globalement
17:20et toujours de plus en plus forte
17:21et qui certainement
17:22jusqu'à l'élection présidentielle
17:23au moins
17:23et peut-être après
17:24en fonction des résultats
17:26continuera
17:27de se voir
17:28et continuera de se sentir
17:29Après globalement
17:30il y a
17:30moi je ne crois pas
17:32à une intervention
17:32de la BCE
17:33aujourd'hui
17:33parce que
17:34c'est très localisé
17:35c'est vraiment
17:36sur le marché français
17:37en ce spread français
17:38pour l'instant
17:39alors il y a un impact
17:39sur l'euro
17:40mais qui pour l'instant
17:40est encore relativement modéré
17:43on n'a pas non plus
17:44une chute extrêmement violente
17:45de l'euro
17:46face à toutes les devises
17:47même si l'euro baisse
17:48face aux devises
17:48et je pense que
17:49la BCE
17:50aurait intérêt
17:51et commencerait
17:52à regarder vraiment
17:53et à intervenir
17:53si jamais ça commençait
17:54à se propager
17:55sur d'autres
17:57mouvements de dette
17:57et d'autres taux
17:59européens
17:59et aujourd'hui aussi
18:01agir maintenant
18:02ça veut aussi dire
18:03vous pouvez avoir
18:04un budget
18:04et vous pouvez avoir
18:05dans votre politique budgétaire
18:06ne pas faire attention
18:07globalement
18:08à ce que vous dites
18:09et à la manière
18:10dont vous allez conduire
18:10votre budget
18:11de toute façon
18:11on sera là pour vous sauver
18:12c'est ce qu'on appelle
18:13l'aléa moral en économie
18:14et c'est relativement important
18:15donc je pense que
18:16la BCE de toute façon
18:17n'aura pas intérêt
18:18n'aura pas envie
18:19d'agir tout de suite
18:21indépendamment du fait
18:21est-ce qu'elle peut le faire
18:22est-ce qu'elle ne peut pas le faire
18:23enfin le dernier réellement
18:24c'est qu'on n'est pas en crise
18:25ça il faut le rappeler
18:26on n'est pas en crise
18:27vraiment souveraine
18:28puisque la France
18:29continue de s'endetter
18:30sans problème
18:30sur des taux longs
18:31au début octobre
18:32ils ont une émission
18:33relativement longue
18:34qui a été surfeillée
18:35à plus de deux fois
18:36deux fois et demi
18:37de mémoire
18:38globalement
18:38donc il n'y a pas de problème
18:39c'est plus cher
18:40mais on continue
18:41de pouvoir lever de l'argent
18:42et on peut aussi penser
18:43puisque les taux
18:44manquent partout
18:45donc notamment
18:45on a beaucoup parlé
18:46des investisseurs japonais
18:48qui arrêtaient
18:49potentiellement
18:50d'acheter de la dette américaine
18:51ou de la dette française
18:52pour aussi se revenir
18:54sur de la dette
18:54plus domestique
18:55globalement
18:56on attend les chiffres
18:57mais pour l'instant
18:59globalement
19:00tous ces investisseurs-là
19:01qui peuvent être inquiets
19:03sur l'évolution du spread
19:04sur la dette française
19:06sont certainement
19:07déjà sortis
19:07c'est-à-dire que
19:08cette négociation budgétaire
19:11plus ces élections
19:11c'est quand même
19:12des calendriers
19:12qu'on avait quand même
19:13tous en tête
19:13il n'y a rien de surprenant
19:15sur le fait que ça se tende
19:16jusqu'à présent
19:17Merci messieurs
19:18merci Olivier Malteste
19:19directeur des investissements
19:20chez YouMoney
19:20merci également
19:21Eric Muller
19:21responsable des stratégies
19:22obligataires corporate
19:23chez Musini
19:24Kenco
19:25et quant à nous
19:25on se retrouve
19:25dans un instant
19:26avec Laurent Chauder
19:27de chez BDL Capital Management
19:36Bonjour Laurent
19:38merci d'être avec nous
19:40sur le plateau de BFM Business
19:42membre du comité d'investissement
19:44chez BDL Capital Management
19:46on va se poser la question
19:48ensemble
19:48de cette sous-performance
19:50des marchés européens
19:51depuis quelques mois
19:52par rapport aux marchés américains
19:53alors tout dépend
19:53de la date exacte
19:55à laquelle on calcule
19:57cette sous-performance
19:58mais globalement
19:58on peut dire que depuis l'été
19:59les marchés européens
20:00reculent d'une dizaine de pourcents
20:02là où les marchés américains
20:04continuent à progresser
20:06comment est-ce que vous
20:07l'expliquez aujourd'hui
20:08cette sous-performance
20:10et y a-t-il
20:11la stratégie est-elle
20:12d'aller investir plus
20:13aux Etats-Unis
20:15j'ai envie de vous poser
20:15la question
20:16vous qui êtes particulièrement
20:17convaincu par l'investissement
20:18en action européenne
20:19Laurent Chauder
20:20c'est ce que j'allais dire
20:21vous avez raison
20:21en fait il y a deux périodes
20:22il y a la période jusqu'au mois d'août
20:23on va dire
20:24où là les performances
20:25américaines, européennes
20:26sont plus ou moins
20:27la même chose
20:27et puis il y a le décrochage
20:28depuis le mois d'août
20:31alors en fait le décrochage
20:32je pense que ça
20:33on revient à ce qu'on a vécu
20:34en début d'année
20:35vous savez quand le conflit
20:36au Moyen-Orient a démarré
20:37hausse des matières premières
20:39hausse du pétrole
20:40l'Europe est la région
20:41la plus sensible
20:41par rapport aux Etats-Unis
20:42et donc les investisseurs
20:44sont réfugiés aux Etats-Unis
20:45je pense qu'on a eu
20:45un petit peu de ça
20:46on a trois facteurs cette fois-ci
20:47on a le conflit
20:49qui s'éternise
20:49donc le baril
20:50qui repasse au-dessus de 100 dollars
20:51donc c'était ce qu'on avait vu
20:53deuxièmement
20:53ce qui est nouveau
20:55ce qui est vraiment nouveau
20:56en fait c'est
20:56la dégradation
20:57de la dette française
20:58de l'OAT
20:59et donc la chape de plomb
21:00ça fait porter sur
21:01toute la dette européenne
21:02en général
21:03et donc là aussi
21:04ça a privilégié
21:04les Etats-Unis
21:05et puis le troisième chose
21:06et ça ça pèse sur les actions
21:09cette chape de plomb
21:10obligataire
21:10ça pèse sur la performance
21:11des actions
21:12oui parce qu'en fait
21:12du coup ça fait
21:13hausse des tolons
21:15sujet sur l'endettement
21:16et du coup compression
21:16des primes de valorisation
21:17et en plus il faut dire
21:18que quand on était
21:19au mois d'août
21:19la décote européenne
21:21était devenue moins élevée aussi
21:22donc on avait moins
21:23de marge de sécurité
21:24et puis troisième point
21:25qui nous rappelle un petit peu
21:26ce qu'on a eu
21:27en plus en début d'année
21:28c'est à mon avis
21:28c'est le mois de septembre
21:30vous savez le lancement
21:31de Muse par Meta
21:32qui fait beaucoup de bruit
21:33qui relance le débat
21:35gagnant de l'IA
21:36perdant de l'IA
21:37l'Europe est plutôt vue
21:38comme un perdant de l'IA
21:40et donc ça aussi
21:40je pense que ça a pesé
21:41sur la performance européenne
21:42versus américaine
21:44Résultat de ASML
21:45en milieu de semaine
21:46est-ce que ça peut
21:48changer un petit peu
21:49la manière
21:49dont on perçoit l'Europe
21:50vis-à-vis du sujet technologique
21:52ou de toute façon
21:53on considère que l'Europe
21:54sur cette bataille-là de l'IA
21:55a perdu cette manche
21:56en tout cas
21:57cette première manche
21:58Je pense qu'elle a perdu
21:59la première manche
22:00après je pense que
22:00les résultats du troisième trimestre
22:02vont être clés
22:04concernant l'IA
22:04parce que l'IA
22:05en fait irrigue
22:06non seulement les Etats-Unis
22:07mais irrigue aussi
22:08l'Europe
22:09a beaucoup d'impact
22:09sur plein de sujets
22:10et donc ça va être
22:11très important de voir
22:12si entre guillemets
22:13les gagnants de l'IA
22:14type ASML
22:15confirment
22:17la croissance de l'IA
22:18et je pense qu'il faut
22:18à minima
22:19une croissance
22:20qui reste au même niveau
22:21voire qui accélère encore
22:21parce que si
22:22elle stagne ou elle baisse
22:24le marché sera déçu
22:25je pense
22:25et en même temps
22:26il va falloir voir
22:27ce que disent
22:27les perdants de l'IA
22:28c'est-à-dire
22:29est-ce qu'ils perdent
22:30vraiment des parts de marché
22:31est-ce qu'ils sont
22:32des intermédiais ou pas
22:33on l'a vu avec Accenture
22:34ça n'a pas l'air
22:35d'être du tout le cas
22:35pour l'instant
22:36dans la partie
22:36services informatiques
22:37au contraire
22:38ils ont plus de missions
22:39à faire
22:40et donc si jamais
22:41ces perdants de l'IA
22:42leur business
22:43est plus résident
22:44que prévu
22:44à mon avis
22:45ça bénéficiait à l'Europe
22:46Dernière question
22:47très rapidement
22:48aujourd'hui débute
22:49le mondial de l'auto
22:50on voit que
22:50des valeurs comme Stellantis
22:52gagnent 2,5%
22:53Renault 3,17%
22:55bon alors ça c'est aujourd'hui
22:56mais c'est quand même
22:56un secteur qui est sous pression
22:59récemment
22:59quel est votre avis
23:00sur le secteur de l'automobile ?
23:02On n'est pas investi
23:03chez BDL
23:04dans le secteur automobile
23:05on est très prudent
23:07on pense que malheureusement
23:08pour le coup
23:09l'Europe a perdu
23:10la bataille de l'automobile
23:11au profit de la Chine
23:13et que malheureusement
23:14elle n'arrivera pas
23:15à se restructurer
23:16vous avez vu la part
23:17de marché des Chinois
23:18en Europe maintenant
23:19qui ne fait qu'augmenter
23:20encore plus
23:21sur les véhicules électriques
23:22et je pense que malheureusement
23:23l'Europe a probablement
23:24perdu la bataille
23:24Merci beaucoup
23:26Laurent Chauderge
23:26d'avoir été avec nous
23:27dans Good Morning Market
23:28je rappelle que vous êtes
23:28membre du comité d'investissement
23:30chez BDL Capital Management
23:31on se quitte
23:32avec un CAC 40
23:34en progression
23:35de 0,48%
23:36à 7 840 points
23:38avec un CAC 40
23:40dont les deux plus fortes hausses
23:41du jour
23:41sont signés
23:42Renault et Stellantix
23:43du côté de l'Allemagne
23:45le DAX lui
23:46progresse de 0,48%
23:47à 25 206 points
23:49dans un instant
23:50vous retrouverez
23:51les experts
23:52avec leur closier
23:53et quant à moi
23:53je vous dis
23:54à demain
23:55dans Good Morning Market
23:58Good Morning Market
23:59sur BFM Business