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Ce lundi 2 novembre, les hypothèses irréalistes concernant le budget 2027, le budget à revoir face à la croissance en berne et la diminution de 0,1 % au T3 de la croissance française ont été abordés par Anne de Guigné, journaliste au Figaro, Véronique Plessier-Chauveau, fondatrice et directrice générale d'EULEOS, et Véronique Riches-Flores, économiste et fondatrice de RichesFlores, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00J'ai trois expertes dont deux Véronique ce matin avec moi.
00:03Véronique Richelorès, bonjour. Vous êtes économiste indépendante et fondatrice de Richelorès Research.
00:07À côté de vous, Véronique Plessier-Chauveau, bonjour.
00:09Fondatrice et directrice générale de Léo, c'est Anne de Guignet, journaliste au Figaro.
00:14Anne, je sais que vous regardez les débats budgétaires avec intérêt.
00:18Je ne sais pas si vous voulez regarder un peu comme une série Netflix dans laquelle il y a des
00:22rebondissements.
00:23Vendredi, il y a encore eu des votes pas possibles sur des taxes téléchargements.
00:26Qu'est-ce qu'on fait de cette copie budgétaire ?
00:28Est-ce qu'on le sait que de toute façon elle ira au feu ?
00:31C'est vrai que Laure, je ne regarde pas avec le même intérêt que les séries Netflix,
00:36mais par contre avec pas mal de désarroi,
00:39parce qu'on va quand même de tous côtés à quel point notre pays est en difficulté.
00:43Et c'est un moment où on aimerait que les élus, les parlementaires,
00:47fassent preuve un peu de soucis de l'intérêt commun.
00:50Et on sent que chacun est plus que jamais dans son petit couloir,
00:55dans uniquement ses intérêts électoralistes de son parti,
00:58éventuellement de son champion pour la présidentielle.
01:01Et c'est vraiment affligeant.
01:03Il n'y a pas un début d'une réflexion commune pour se dire
01:07comment on va essayer ensemble de redresser le pays.
01:09Et en effet, les votes vont dans tous les sens.
01:12Personne ne fait un pas vers l'autre pour essayer d'avoir une discussion constructive.
01:16Donc voilà, chaque parti défend complètement avec des œillères,
01:21éventuellement ce qui pourrait aider les positions de son champion.
01:25Et donc on voit au final, la copie du gouvernement a été complètement détricotée.
01:31Déjà, Sébastien Lecornu, c'est son boulot,
01:34l'avait présenté comme quelque chose d'extrêmement courageux, volontariste.
01:38On n'a jamais vu un effort pareil.
01:39Bon, en vrai, c'était une copie à peu près correcte
01:42pour baisser un tout petit peu le déficit.
01:44Déjà, et cette copie-là a été...
01:45Donc maintenant, je crois que c'est le rapporteur du budget,
01:48Philippe Juvin, qui disait
01:5049 milliards en plus de dépenses.
01:53Donc c'est incroyable.
01:53Donc vraiment, on est au pire,
01:56dans le parlementarisme le plus bas de plafond.
01:59À un moment, on aurait le plus besoin
02:00de parlementaires qui prennent de la hauteur.
02:02Donc c'est vrai que c'est un peu choquant.
02:04Je proposais, avant les vacances de René Crichlorès,
02:06d'installer un terminal Bloomberg pour les députés,
02:09pour qu'ils puissent suivre le niveau de l'OAT.
02:10Alors ça marche avec une application gratuite,
02:12mais c'est juste pour le symbole.
02:14Il y a une déconnexion totale
02:15entre la vision des marchés financiers
02:17qu'ils ont de la France
02:19et notre classe politique,
02:21qui, elle, est en vase clos, en fait.
02:22C'est horrible.
02:23Oui, c'est vrai.
02:25Après, les politiques sont également dans leur rôle.
02:27On pourrait leur reprocher d'être trop sensibles
02:31à l'évolution du taux de l'OAT
02:32ou du spread ou je ne sais quoi.
02:34Mais effectivement,
02:35alors, il y a des éléments...
02:38Ce budget en pleine campagne électorale,
02:40de toute façon,
02:41est un exercice absolument impossible.
02:44Je crois que les démonstrations
02:46et ce que vous avez très bien décrit,
02:48entre bien,
02:48c'est...
02:49La France est en grande difficulté,
02:53sociale, politique,
02:55avec une chape budgétaire
02:57face à laquelle on n'a pas de réponse.
02:59Mais tout ça, c'est le résultat quand même d'années
03:00durant lesquelles on n'a pas mis les bases
03:03d'une politique un peu plus structurelle,
03:05d'une vision de ce qu'on voulait faire
03:06de l'économie française,
03:08entre autres.
03:09Et je pense qu'aujourd'hui,
03:11effectivement,
03:12tout s'accélère
03:13du fait de la pression financière,
03:15bien évidemment,
03:16et des échéances électorales.
03:19Sauf qu'on sait bien tous
03:21qu'on ne va pas régler
03:23ou se mettre d'accord
03:24sur des sujets aussi importants
03:26en quelques semaines
03:27qui sont celles
03:30offertes par la période
03:32de débat parlementaire.
03:33Donc, c'est assez complexe,
03:34assez inquiétant,
03:36fondamentalement,
03:38parce qu'effectivement,
03:39si on n'a pas de budget,
03:41à la fois,
03:41on a ce sentiment
03:42que de toute façon,
03:43ce budget n'est pas servi à rien.
03:44Oui, qu'il passera par ordonnance
03:45ou par 49-3.
03:47Alors, il passera par ordonnance
03:50ou 49-3
03:51dans un contexte social et politique
03:53qui fait quand même redouter
03:54un petit peu
03:56les conséquences
03:57d'un tel coup de force éventuel.
03:59Et je ne vais pas me prononcer,
04:01mais comme tout un chacun,
04:03je pense qu'on observe effectivement
04:04que passer un 49-3
04:05à coup de force
04:06et un budget aujourd'hui,
04:07ce n'est quand même pas évident.
04:09Et en même temps,
04:10on sait que dans six mois
04:11ou post-élection,
04:12ce budget, de toute façon,
04:13et toutes les discussions
04:14qu'on aura...
04:15On fera faire une loi rectificative.
04:16On aura perdu.
04:16En fait, c'est plutôt ça.
04:18On aimerait,
04:18et là, je partage totalement
04:19ce qui vient d'être dit,
04:21on aimerait que les parlementaires
04:22ou les politiques
04:23se mettent d'accord
04:24ou réfléchissent au moins
04:26à des sujets de fond,
04:27prennent le temps
04:28plutôt que perdre leur temps
04:31en...
04:31Je vais dire brouti,
04:32ce n'est pas le terme
04:33parce que...
04:34C'est quand on discute
04:35en ayant l'argent à travers
04:36des tickets restaurant,
04:37savoir si on va faire
04:37un double plafond
04:38ou mettre en place
04:39une taxe sur les téléchargements.
04:41En réalité,
04:41sans prendre un peu de distance
04:43et de réfléchir
04:44à que veut-on faire
04:46de la France,
04:46de la France dans l'Europe,
04:48de la France...
04:51des Français,
04:51des jeunes,
04:52de l'éducation,
04:53etc.
04:54avec un peu de distance.
04:55Et ça,
04:55c'est vraiment déplorable.
04:57Véronique Plessis-Chauveau,
04:58ce qu'on voit quand même
04:58dans les chiffres macroéconomiques
04:59qui ont été publiés
05:00en fin de semaine dernière,
05:01c'est qu'au niveau
05:02de l'investissement
05:02des entreprises,
05:03ça commence à caler quand même.
05:05Oui,
05:05moi je dirais que globalement,
05:06en fait je suis triste.
05:09Je suis triste à la fois
05:10de voir
05:13ce budget
05:13qui n'en est pas un
05:14avec un déficit,
05:15c'est du jamais vu,
05:17ça continue,
05:17ça ne s'arrête pas.
05:19Il n'y a rien qui est fait,
05:20l'État continue
05:21de dépenser sans vergogne.
05:23Les entreprises,
05:24effectivement,
05:26sont à l'arrêt,
05:27il faut regarder
05:27les choses en face.
05:28Moi je suis élue
05:30à la Chambre de commerce
05:31de Versailles-Yvelines,
05:32je suis au bureau,
05:33je suis secrétaire
05:33et je suis déléguée
05:35auprès du président
05:35de l'entrepreneuriat
05:36au féminin.
05:38Bon,
05:38tout s'arrête là
05:39parce qu'il n'y a pas
05:42de vision,
05:43vous l'avez dit,
05:43il manque une vision,
05:45un État,
05:45un gouvernement,
05:46c'est sur le temps non.
05:47Donc quelle est la vision ?
05:48Qu'est-ce qu'on veut donner
05:49à nos jeunes ?
05:50Et quand vous dites
05:50tout s'arrête,
05:51concrètement,
05:51ça donne quoi ?
05:53Ça donne qu'il n'y a plus
05:55de chiffre d'affaires,
05:56s'il n'y a plus
05:56de chiffre d'affaires,
05:57on ne peut plus payer
05:58ses salariés,
05:59si on ne paye plus
06:00ses salariés,
06:00le chômage,
06:01il augmente
06:01et c'est les chiffres
06:02qui ont été annoncés
06:03ce matin.
06:04Donc oui,
06:04c'est lié au fait
06:05qu'on ne sait pas
06:07où on va,
06:08qu'on ne peut pas
06:08continuer à s'endetter
06:10comme ça
06:10et qu'on ne peut pas
06:11continuer à augmenter
06:12sans arrêt
06:13une fois de plus
06:13les impôts.
06:15Les entreprises
06:15ne peuvent plus payer.
06:16On ne peut pas dire
06:17aux entreprises
06:18vous n'avez qu'à
06:19augmenter le SMIC
06:20de 100 euros.
06:21Mais attendez,
06:21il faut que les gens
06:22aient un minimum,
06:23ils savent que derrière
06:24les 100 euros,
06:25d'abord c'est l'entreprise
06:26qui paye,
06:26c'est pour l'État.
06:27On oublie un minimum.
06:28Il y a quelques fonctionnaires
06:29à augmenter au-delà du SMIC
06:30mais...
06:31Mais globalement,
06:32oui,
06:32le SMIC c'est plus
06:33que le strict minimum.
06:34Mais il faut derrière
06:35le coût qui est derrière.
06:36Soit il y a une mesure
06:37d'accompagnement
06:37qui est qu'on ne va pas payer
06:39ou l'entreprise ne paye pas
06:39les charges sociales
06:41en plus
06:42pour le bénéfice
06:43de l'employé
06:44pour améliorer
06:45effectivement son quotidien.
06:47Et ça c'est bien.
06:48Mais il faut voir
06:48comment c'est fait.
06:49On ne peut pas continuer
06:49à voir ces pauvres entreprises,
06:52regarder ces commerçants
06:53aussi
06:54qui ne peuvent plus.
06:56Moi je suis pour
06:57le droit de travailler.
06:58Ça doit être inscrit
06:59dans la Constitution.
07:00Le droit d'aller à l'école
07:00ce matin
07:01et le droit de travailler.
07:02Le droit de travailler.
07:03Mais c'est ce qu'on veut
07:04quand même
07:05et c'est ce qu'on a envie
07:06de faire.
07:06Mais justement,
07:07Anne de Guignet,
07:08quand on voit que là
07:09on ouvre une semaine
07:10sur les questions
07:10de pouvoir d'achat,
07:11il y a ce grand mouvement
07:12social qui est prévu jeudi.
07:14Quelles sont les marges de manœuvre ?
07:15Parce qu'en fait,
07:16augmenter les salaires
07:17c'est quand même
07:17dans les boîtes
07:18que ça se passe.
07:18Il y a le MEDEF
07:19qui nous dit
07:19je suis en surcharge
07:20de 11 milliards
07:21sur le budget de 2027.
07:23Donc où est la possibilité
07:26d'agir sur le pouvoir d'achat ?
07:27Le fameux grain à moudre.
07:29Non, du point de vue
07:30de l'État,
07:31il n'y en a absolument aucun.
07:33Donc il va y avoir
07:34ce symbole
07:35sur le SMIC.
07:37Il y a eu le sujet
07:40sur les carburants.
07:41Là c'est une mesure technique
07:44pour trois mois
07:46qui permet
07:47un petit peu
07:48de marge de manœuvre
07:48donc d'augmenter
07:49un peu l'offre
07:50de carburant
07:50ce qui détend un peu
07:51les prix.
07:52Donc par-ci par-là
07:53vous pouvez jouer
07:54des mesures techniques
07:54sur les marchés réglementés.
07:57Tout ce qui n'a pas
07:58de coût budgétaire
07:59peut être envisagé
08:00mais à force
08:01ça fait quand même
08:01on est un peu à l'os
08:03parce que ça fait quand même
08:03deux ans
08:04pas même plus
08:0550 ans
08:07mais on va dire
08:07que ça fait deux ans
08:08qu'on est vraiment
08:08dans le dur budgétaire
08:10et donc que toutes ces mesures
08:11ont quand même été
08:12ont quand même été
08:13les unes après les autres
08:15regardées.
08:16Non, là aujourd'hui
08:17et c'est très difficile
08:18pour le gouvernement
08:19vraiment
08:20parce que cette colère
08:22autour du pouvoir d'achat
08:23elle est réelle
08:24et d'ailleurs on voit bien
08:25qu'elle emporte absolument
08:26tout l'Occident
08:27les midterms aux Etats-Unis
08:28se jouent là-dessus
08:29dans l'Europe par entière
08:30il y a des...
08:31Et en France
08:32il n'y a absolument
08:33aucune marge de manœuvre
08:34et c'est pour ça
08:35que c'est un peu difficile
08:35de taper sur le gouvernement
08:37aujourd'hui.
08:38Il arrive totalement
08:38en boucle de course
08:39parce que jamais
08:40à aucun moment
08:41quand il y avait moyen
08:42de faire quelques économies
08:44cela a été fait
08:45et donc là
08:45il y a le budget de la sécu
08:46qui est arrivé
08:47et la sécu
08:47c'est encore des sujets
08:48plus sensibles
08:48c'est la santé
08:49enfin les français
08:50sont extrêmement sensibles
08:51évidemment
08:52au remboursement
08:53de leur santé
08:53qu'est-ce qu'on va pouvoir
08:54faire sur la santé
08:55les retraites
08:56il va falloir faire
08:58des économies
08:58et sur les retraites
09:00a priori
09:00bon ça
09:00le gouvernement
09:01est quand même
09:02assez ambitieux
09:02mais là
09:03bon là je reparle
09:04des économies
09:04c'est pas ça
09:05qui va augmenter le pouvoir
09:05non du côté
09:06du pouvoir d'achat
09:07on voit bien
09:08on peut faire
09:09à la marge
09:10mais c'est pas du tout
09:11raisonnable
09:11en tout cas
09:12ce qu'il faudrait vraiment
09:13et là où je trouve
09:14que
09:14et c'est compliqué
09:15pour Sébastien Lecornu
09:16et ses ministres
09:17parce qu'évidemment
09:17ils n'ont pas de majorité
09:19ils sont très peu entendus
09:20et puis la réalité
09:21c'est qu'on les connaît
09:22à peine
09:22Sébastien Lecornu
09:23il est connu
09:24mais les ministres
09:25David Amiel
09:27au budget
09:27s'il va faire
09:29une grande déclaration
09:30aux français
09:30je ne suis pas sûre
09:31que ça parle beaucoup
09:32parce qu'aujourd'hui
09:33la politique
09:34s'est tellement affaissée
09:35sur elle-même
09:36ils sont inaudibles
09:37en fait
09:37ils sont presque inaudibles
09:38mais ce qu'il faudrait
09:39vraiment leur dire
09:39c'est qu'on ne peut
09:41plus grand chose
09:41et évidemment
09:42c'est difficile
09:43pour les politiques
09:43d'avouer leur impuissance
09:44de dire bonjour
09:44je ne peux rien
09:45c'est quand même compliqué
09:47mais par contre
09:48et c'est évidemment
09:49le calendrier est compliqué
09:50ce qu'il ne faut
09:51évidemment pas dire
09:51c'est juste
09:51on ne peut rien
09:52c'est tous ensemble
09:53on va redonner
09:54des perspectives au pays
09:55on a un assainissement
09:56à faire
09:57et franchement
09:58il ne faut pas se paniquer
09:59tous les pays européens
10:01ont connu des crises similaires
10:02voire bien pires
10:03et les ont surmontées
10:05il ne faut pas se faire
10:06on adore se dire
10:06en France
10:07parce que c'est notre incapacité
10:08à réformer
10:08qui nous inquiète
10:10on adore se dire
10:11en France
10:11qu'on est exceptionnel
10:11mais non
10:12tout le monde
10:12a eu des problèmes
10:13et sauf vraiment
10:14notre différence
10:15c'est ce que vous venez de dire
10:16alors
10:16c'est que dans tous les autres pays
10:18je dirais que
10:2070% du spectre politique
10:21a été capable
10:22d'ensemble
10:23et en effet
10:24ça a pris du temps
10:24on l'a vu en Allemagne
10:25en Suède
10:26au Portugal
10:28et c'est des gouvernements
10:29de gauche
10:29qui ont fait
10:30beaucoup de réformes difficiles
10:31de se dire
10:32à un moment donné
10:33là
10:34pour le bien du pays
10:35on va faire ces réformes difficiles
10:36ça va durer
10:372 ans
10:383 ans
10:384 ans
10:39et après ça ira mieux
10:40et nous
10:41les forces politiques
10:42sont incapables
10:43ensemble
10:43d'avoir un consensus
10:45sur ces sujets
10:46mais Véronique
10:47je le reste
10:47quand on regarde
10:48la croissance
10:48telle qu'elle est
10:49et telle que
10:49les derniers chiffres
10:50ont été publiés
10:50donc je rappelle
10:51moins 0,1
10:51qu'elle n'est surtout pas
10:53oui qu'elle n'est pas
10:53en fait
10:55est-ce qu'on voit
10:56très vite les verrous
10:57c'est-à-dire que
10:57est-ce que c'est facile
10:58de déverrouiller
10:59la croissance
11:00parce que c'est
11:01c'est quand même ça
11:01une partie de notre sujet
11:04alors c'est pas facile
11:06parce que
11:07sur le plan extérieur
11:08vous n'avez pas de soutien
11:10l'économie internationale
11:12en dehors du champ
11:13technologique
11:14finalement
11:15est extrêmement ramollie
11:16on n'a pas
11:17et on a gagné
11:18en gains de compétitivité
11:20en France
11:20grâce aux efforts salariaux
11:21d'ailleurs
11:22mais finalement
11:23ça ne porte pas
11:24on arrive un petit peu
11:25après la course
11:25de la mondialisation
11:27et donc on fait des efforts
11:28mais ils ne portent pas
11:29donc sur le plan extérieur
11:30il ne se passe pas grand chose
11:31sur le plan des investissements
11:33et bien tout est concentré
11:35les chiffres du troisième trimestre
11:37c'était quand même
11:37absolument sidérant
11:39le seul secteur
11:41dans lequel on voit
11:41une poursuite
11:42de la hausse de l'investissement
11:43c'est celui de la communication
11:44et de l'information
11:45autrement dit
11:46tout ce qui est technologique
11:47tout le reste
11:48a accusé
11:49un deuxième trimestre
11:50de baisse
11:50toutes les branches
11:52et ça
11:52ça fait peur
11:53parce que
11:54bien évidemment
11:55quand on parle d'investissement
11:56on parle d'avenir
11:59et beaucoup
12:00des attentes
12:00notamment des investisseurs
12:02ou des marchés financiers
12:03ont reposé précisément
12:04sur l'espoir
12:06d'un rebond
12:07de l'investissement
12:08d'une reprise
12:09par l'investissement
12:10on la voit
12:11dans la tech
12:12point
12:13voilà
12:13donc ça c'est un vrai sujet
12:15parce que
12:15moins on a d'investissement
12:16moins on a de perspectives
12:18d'emploi de demain
12:18déjà
12:19et puis du côté
12:20des consommateurs
12:21on a finalement
12:23un bon chiffre
12:24sur l'ensemble
12:24du troisième trimestre
12:250,4%
12:26mais qui est dû
12:28uniquement au mois de juillet
12:29au premier mois du trimestre
12:31depuis
12:32des baisses de 0,5%
12:33à chaque fois
12:34et la tendance
12:36du mois
12:37de septembre
12:38nous donne un acquis
12:39c'est-à-dire
12:40une trajectoire
12:41pour la fin de l'année
12:42qui risque bien
12:43de se terminer
12:43en territoire négatif
12:44surtout quand on prend
12:45en considération
12:46le contexte actuel
12:47donc
12:48il n'y a pas
12:49grand chose
12:50aujourd'hui
12:51à espérer
12:52si ce n'est
12:53plutôt
12:53qu'à redouter
12:55que les choses
12:56n'ont pire
12:57je pense
12:57qu'aujourd'hui
12:58vous voyez
12:58la récession
12:59venir quand même
13:00écoutez nous
13:01on a fait nos chiffrages
13:02pourtant début octobre
13:04le 9, le 7 octobre
13:05je crois
13:06on était à moins 0,5%
13:07pour la France
13:08en 2027
13:09au vu
13:10du projet
13:11de loi de finances
13:11on savait bien
13:12que ce projet
13:13on prenait
13:15et surtout
13:16la faiblesse
13:17du pouvoir d'achat
13:18et de l'économie française
13:19qui était déjà inscrite
13:20dans les tendances
13:21à ce moment-là
13:22donc
13:22et plus
13:24les prix du pétrole
13:25augmentent
13:26ou les prix de l'énergie
13:27augmentent
13:27ce qui est aujourd'hui
13:28le cas
13:28ajoutons à cela
13:29les prix du gaz
13:30ça va faire
13:31extrêmement mal
13:32parce que nous sommes
13:33dans une situation
13:35nous économistes
13:36on a tendance
13:37à comparer
13:37oui 6%
13:38bon ben
13:39on va comparer
13:39à ce qui s'est passé
13:40la dernière fois
13:41que c'est arrivé
13:42mais non
13:42là le socle
13:43les ménages
13:44sont à la lisière
13:46du soutenable
13:46donc ça va faire
13:47forcément mal
13:48je crois que l'urgence
13:50du pouvoir d'achat
13:50c'est pas seulement
13:51un ressenti
13:51l'urgence
13:52elle est réelle
13:54il faut trouver
13:55les moyens
13:55de restaurer
13:56ou de redonner
13:59un petit peu d'espoir
14:00mais ça veut dire bloquer
14:01les prix de l'énergie
14:01puisque c'est là
14:03où part l'argent des français
14:04alors c'est là
14:05où part l'argent des français
14:06et c'est également
14:07dans l'énergie électrique
14:08et ça
14:08il y a fait un moment
14:10que j'en parle
14:10parce que j'ai quand même
14:11beaucoup de mal
14:12à l'accepter
14:13qu'on augmente également
14:15les prix de l'électricité
14:16en France
14:17alors qu'on devrait pouvoir
14:18avec notre positionnement
14:20notamment dans le nucléaire
14:21utiliser au mieux
14:22cette manne
14:23utiliser au mieux
14:24alors là c'est bloqué
14:25jusqu'à la fin de l'hiver
14:28dit le gouvernement
14:29on pourrait ici
14:30trouver des ressources
14:32pour alléger
14:33la facture énergétique
14:35des français
14:35et faire mieux passer
14:37des hausses
14:37des prix du gaz
14:38qui sont plus difficiles
14:40à contourner
14:40compte tenu du niveau
14:41des stocks
14:41et des prix européens
14:43etc
14:43on pourrait peut-être
14:46et surtout
14:46baisser y compris
14:47les prix
14:48donc ça veut dire
14:48revoir le mécanisme
14:49de prix
14:50pas que des ménages
14:51ça veut dire
14:51revoir le mécanisme
14:52de prix
14:53ne plus finir
14:54par être indexé
14:54par la dernière centrale
14:55qui est les taux gaz
14:56par exemple
14:57et puis repenser
14:59effectivement
14:59comment accélérer
15:01l'électrification
15:02puisque là on a quand même
15:03un puits de croissance
15:05pour nos entreprises
15:06dans des secteurs
15:07qui sont également
15:08en difficulté
15:09tout en redonnant du
15:10on ne va pas résoudre
15:11tous les problèmes
15:11attention
15:12et puis donner de la visibilité
15:14sur le logement
15:15qu'est-ce qu'on veut faire
15:16est-ce qu'on veut continuer
15:17effectivement
15:18à exclure
15:19de plus en plus
15:20y compris de jeunes
15:21de la possibilité
15:22de se loger
15:23ça ce ne sont pas
15:24des mesurettes
15:24c'est une vision
15:25et c'est une stratégie
15:26à long terme
15:27Véronique Plesset-Chauveau
15:28quand on a parlé
15:29de récession
15:29vous avez dit oui
15:30vous sentez
15:31que c'est là où on va
15:32les chiffres
15:33de la rentrée économique
15:34de la chambre de commerce
15:35dans l'île de France
15:36on est la première région
15:37d'Europe
15:38oui c'est une tendance
15:40il y a une augmentation
15:41du chômage
15:41et on parle que
15:42de la classe A
15:42il faudrait mettre
15:43toutes les autres classes
15:44il faudrait rajouter
15:44le RSA
15:46donc le nombre
15:47de chômeurs
15:47est considérable
15:48quand on sait
15:49que 20% des jeunes
15:50sont au chômage
15:50c'est notre avenir
15:51on comprend
15:52qu'ils soient en colère
15:53et qu'ils soient inquiets
15:53c'est pas possible
15:57que notre pays
15:57continue comme ça
15:58et effectivement
15:59c'est des mesurettes
16:00qui sont faites
16:00pour que ça marche
16:01il faut de la confiance
16:02et tant qu'il n'y aura pas
16:03de confiance
16:03ça ne marchera pas
16:04et bien il faut
16:05redonner la confiance
16:06et c'est au gouvernement
16:08et aux ensembles
16:09des autres acteurs
16:10aussi de redonner
16:10la confiance
16:11les syndicats
16:12tous les acteurs
16:13y compris institutionnels
16:14qui doivent être là
16:14et si vous avez
16:16de la confiance
16:16après il faut aussi
16:17en même temps
16:18pour le coup
16:19avoir du courage
16:19il faut prendre le courage
16:20de faire des vraies mesures
16:22il faut réfermer ce pays
16:23on ne peut pas continuer
16:24comme ça
16:25avoir un déficit endémique
16:27de 5%
16:27on est où
16:28c'est quoi ça
16:29aucun
16:30nous individuel
16:31entreprise
16:31on ne peut se permettre
16:32de faire ça
16:33on fait faillite
16:33d'ailleurs les faillites
16:34continuent d'augmenter
16:35ça ne s'arrête plus
16:36on ne voit même plus
16:37où ça s'arrête
16:38et il est temps
16:39que oui
16:40c'est facile de faire
16:41on le sait tous
16:42de dépenser moins
16:43c'est à l'état
16:43dépenser moins
16:44ça c'est la première chose
16:46et puis il faut donner confiance
16:47il faut quelqu'un
16:48qui ait du courage
16:48et qui donne une vision
16:50sur le long terme
16:51et ce n'est pas
16:51les petites mesurettes
16:53qui vont faire avancer
16:54je me dis qu'un petit chèque
16:55par-ci
16:55effectivement vous le disiez
16:56le chèque restaurant
16:57par là
16:58oui mais so what
16:59so what
17:00en quoi il faut redonner
17:01la confiance
17:01et redonner du sens
17:02en quoi on redonne du sens
17:04à notre économie
17:06en quoi on redonne du sens
17:07nos politiques
17:08de leur travail qu'ils font
17:10et qu'ils redonnent du sens
17:11à ce qu'ils font
17:11et ils redonneront confiance
17:12et s'il y a confiance
17:14et bien tout va se dérouler
17:15le jour où on est dans la méfiance
17:17ça ne marche plus
17:17mais Anne de Guinier
17:18le seul qui a essayé
17:19de dire sur les retraites
17:21il va falloir travailler plus
17:22je vous fais un discours de vérité
17:24je vous fais une vidéo
17:25de 25 minutes
17:25pour vous expliquer
17:26sur les retraites
17:27comment ça va être compliqué
17:28dans les sondages
17:29ça ne se passe pas très bien
17:30je parle d'Edouard Philippe
17:32il en est à dire en février
17:33peut-être que je me retire quand même
17:35oui vous faites allusion
17:37à l'intervention d'Edouard Philippe
17:39hier soir
17:39qui était venue répondre
17:40surtout à la demande
17:42de primaire
17:43de Gabriel Attal
17:45en effet
17:45on ne gagne pas
17:46une élection
17:47en France
17:47sur un discours de vérité
17:49mais peut-être
17:50et c'est facile à dire
17:51sur votre plateau
17:53oui vous n'êtes pas candidat
17:54c'est facile à dire
17:54sur un plateau
17:55peut-être ce qui manque
17:57à Edouard Philippe
17:58c'est d'expliquer
17:59il faut ce discours de vérité
18:01pourquoi
18:02parce que dire juste
18:03vous savez quoi
18:04on va faire baisser la dette
18:06grâce à moi
18:07elle va baisser à 107%
18:08bon c'est chouette
18:09mais c'est sûr
18:10mais par contre
18:11voilà parce qu'après
18:12mais il l'a dit
18:13son premier meeting
18:13c'était beaucoup
18:14sur les enfants
18:15l'éducation
18:15moi je crois que c'est
18:16vraiment ça le cœur
18:17et d'ailleurs quand vous disiez
18:17quelle réforme
18:19pour la croissance économique
18:20in fine c'est juste
18:21l'éducation
18:21puisque la croissance
18:23c'est le capital
18:24et le travail
18:25et le travail
18:26c'est l'éducation
18:27et après évidemment
18:27il y a le capital
18:28l'union des marchés de capitaux
18:29ça se joue à mon sens
18:31beaucoup au niveau européen
18:32c'est pas une campagne
18:32sur l'union des marchés de capitaux
18:34là c'est vraiment très bf
18:35un business
18:35là il est souverain
18:37non mais sur les jeunes
18:38sur l'éducation
18:39sur l'école
18:40vous dites ça peut fonctionner
18:42que ça fonctionne ou pas
18:44à un moment donné
18:44si un pays n'est pas capable
18:46de se dire
18:47que ce qui aime
18:47enfin ça a toujours été ça
18:49le sens de la politique
18:49c'est de dire
18:50qu'est-ce qui nous rassemble
18:51qu'est-ce qu'on a envie
18:52de dessiner
18:53pour les générations
18:54qui avancent
18:55mais tous les jours
18:56on dit c'est les retraités
18:57qui votent
18:57donc c'est eux
18:58qu'il faut cibler
18:59mais ça dit les retraités
19:00ils ont des enfants
19:01des petits-enfants
19:02enfin on connait tous
19:03des retraités
19:04ce ne sont pas des sombres
19:05égoïstes
19:05qui pensent
19:06qu'à leur croisière
19:07mais voilà
19:08il faut leur présenter
19:09les trucs
19:09je pense
19:10mais bon
19:11c'est facile à dire
19:13sur un plateau de télévision
19:14qu'on est quand
19:14je ne fais que commenter
19:15porter le jugement
19:16vous faites partie
19:17des rares sur ce plateau
19:18à croire
19:19à la potentialité
19:20de la France
19:21à se réformer
19:22donc c'est pour ça
19:22que je trouve ça beau
19:23parce que c'est assez rare
19:24moi je crois
19:25parce que je vois
19:25surtout
19:26moi maintenant
19:27au bureau
19:28je m'occupe
19:28des politiques économiques
19:30européennes
19:30donc je passe mon temps
19:31à voir ce qu'ont fait
19:31nos voisins
19:32et je vois
19:33les états
19:34dans lesquels
19:34ils étaient
19:35avant de faire
19:35leurs réformes
19:37et franchement
19:37que ce soit
19:38les réformes
19:39Arx avec Schröder
19:41la Suède
19:42dans les années 90
19:43c'était la catastrophe
19:44déficit bien plus important
19:46que le nôtre
19:46des déséquilibres
19:47dans tous les sens
19:48et qu'est-ce qui fait
19:49qu'à un moment donné
19:50on passe le cap
19:51c'est les marchés
19:52c'est parce qu'il y a toujours
19:55une douce pression extérieure
19:56plus ou moins douce
19:57quand on parle
19:58des pays du sud
19:59dans la crise euro
20:00des années 2012-2013
20:01la pression
20:02elle est assez violente
20:03même
20:03donc vous avez
20:04une pression extérieure
20:05et puis à un moment donné
20:07des politiques
20:08qui portent ces réformes
20:09la Suède
20:10ou la
20:11la Suède-Canada
20:12ou l'Allemagne
20:13de Schröder
20:14à ce moment-là
20:15il y a des résultats déplorables
20:17mais il n'y a pas vraiment
20:18cette pression extérieure
20:19mais il y a une classe politique
20:20qui accepte
20:21enfin un leader
20:21qui arrive
20:22à dire à chacun
20:23on va parler de De Gaulle
20:24en 58
20:24c'est exactement pareil
20:25de dire
20:26toutes les forces politiques
20:27venez
20:28on va se mettre d'accord
20:29sur quelque chose
20:29il nous faut un moment De Gaulle
20:30voilà
20:31un moment
20:32il ne faut pas dire ça en France
20:33parce qu'on attend toujours
20:35d'ailleurs on attend toujours
20:36l'homme providentiel
20:37non
20:37il n'y aura pas d'homme providentiel
20:39voilà
20:39je ne sais pas si vous le voyez
20:40mais d'ici mai
20:42on va faire avec les gens
20:43mais capable
20:44on est que tout le monde
20:45puisse se dire
20:46pour notre pays
20:47on peut se mettre d'accord
20:48sur ce consensus
20:49après il y a différentes sensibilités
20:50c'est normal
20:51bon grosso modo
20:52voilà
20:52la gauche va dire
20:53augmentons les impôts
20:54la droite va dire
20:54faisons des économies
20:55pour résoudre le budget
20:56d'accord
20:57ça ça ne va pas bouger
20:58mais peut-être qu'on peut se mettre d'accord
20:59sur le fait qu'il faut s'attaquer
21:00à ces déséquilibres budgétaires
21:03trouver un consensus
21:04il y aura forcément des économies
21:05et un peu d'impôts
21:06même si on a
21:07et je suis au Figaro
21:08et même si on a énormément
21:09déjà d'impôts
21:10évidemment que la copie finale
21:11il faudra aussi un peu d'impôts
21:13beaucoup d'économies
21:14et puis on avance
21:15et ça qui manque
21:16c'est qu'incapacité
21:17à peut-être porter un discours
21:19qui est voilà
21:20d'embarquer tout le monde
21:21Véronique Christophe
21:22Anne disait
21:22pression gentille
21:24des marchés financiers
21:25à 5%
21:26on est encore
21:27dans la pression gentille
21:29alors on a envie de dire
21:31à 160 points de base
21:32d'écart avec l'Allemagne
21:34on est à la limite du gentil
21:36voilà
21:37on a touché 175
21:40et donc voilà
21:42vous l'avez compris
21:44dès qu'on va s'approcher
21:46180, 200
21:48ça va commencer à devenir
21:49une pression
21:50de moins en moins gentille
21:51parce qu'effectivement
21:52il y a des effets
21:53de boule de neige
21:55spirale
21:56qui s'enclenchent
21:58et qui sont très difficiles
21:59d'ailleurs à anticiper
22:00parce que ça dépend
22:01de la structure
22:02de la dette
22:02de sa duration
22:03etc.
22:04mais oui effectivement
22:05ce que nous racontent
22:06ces écarts de taux
22:07c'est le niveau de défiance
22:09à l'égard de la France
22:10et de sa dette
22:11et aujourd'hui
22:12d'ailleurs
22:13je ne crois pas
22:14qu'il y en ait une de nous
22:15qui ait été en mesure
22:17d'annoncer quelque chose
22:18qui puisse réduire
22:19ce niveau de défiance
22:20tout au contraire
22:21donc les marchés
22:22réagissent assez logiquement
22:24après
22:26il y a le contexte international
22:28il faut croiser les doigts
22:30notamment
22:30en espérant que
22:32le niveau des taux d'intérêt
22:33internationaux
22:34je pense aux américains
22:35qui sont les plus influents
22:36puissent refluer
22:38davantage
22:39et soulager
22:40de facto
22:41le niveau
22:42des taux français
22:43pour éviter
22:44un facteur additionnel
22:46de tension
22:47mais nous sommes
22:48dans une situation
22:49mais il n'y a rien
22:50de surprenant
22:51finalement
22:52on vient tous de dire
22:53qu'on n'a pas de réponse
22:54que les vrais problèmes
22:56de fonds
22:56ne sont pas adressés
22:57qu'il n'y a pas de vision
22:59et qu'on est
23:01à un tel point
23:01que le risque social
23:02et de tension sociale
23:05et politique d'ailleurs
23:06est extrême
23:07ce qui ligote un peu plus
23:09également
23:09les capacités éventuelles
23:11du gouvernement
23:11donc voilà
23:12je pense que dans TAC
23:13on est face à une situation
23:15qui est critique
23:17je le dis
23:19parce que c'est réel
23:20et qu'il ne faudra pas
23:21se réveiller demain
23:22en étant surpris
23:23maintenant
23:24il y a aussi
23:25le fait qu'on parle
23:26beaucoup de dépenses publiques
23:27moi j'ai fait
23:28le bilan
23:29de ce qui s'est passé
23:30en France
23:30par rapport aux grands
23:31pays européens
23:32y compris donc
23:32Portugal
23:33Espagne
23:34etc
23:34sorti la Grèce
23:35parce que les ordres
23:36de grandeur sont tels
23:37que ça écrase tout
23:38mais depuis 2017
23:40finalement
23:40la dépense publique
23:41en pourcentage du PIB
23:43a baissé
23:43de petit peu
23:451,5
23:461,5
23:46ou 2 points de PIB
23:47donc c'est vraiment
23:48pas grand chose
23:49mais elle a déjà baissé
23:51nous sommes le seul
23:52pays européen
23:53à avoir fait ce mouvement là
23:54ce qui
23:55pourquoi on en est
23:56là où on en est
23:57aujourd'hui
23:57c'est que
23:58les recettes publiques
23:59ont baissé
24:00bien davantage
24:01et ça
24:02elles ont baissé
24:02de à peu près
24:033,5
24:04et ça c'est l'activité
24:05c'est l'activité
24:07et c'est peut-être aussi
24:08une approche budgétaire
24:10du début
24:10du mandat
24:12de notre président actuel
24:13enfin
24:14la suppression
24:15de la taxe d'habitation
24:17qui coûte très cher
24:18je crois qu'on n'est pas loin
24:20de 39 milliards
24:21sur les
24:22les dernières années
24:23c'est
24:23donc il y a eu
24:24sans doute
24:25mais on parle
24:26de pouvoir d'achat
24:27ça sert
24:27donner du pouvoir d'achat
24:28alors c'est peut-être
24:29politiquement
24:29ça n'a peut-être pas d'impact
24:31mais c'est une mesure
24:33qui avait ce qui vient
24:33si ça oblige
24:34à baisser des dépenses
24:35de manière trop accélérée
24:37et d'ailleurs baisser
24:38des dépenses
24:39qui sont parce que là encore
24:39on peut baisser les dépenses
24:41mais si on n'a pas de vision
24:42claire sur là où on peut aller
24:44et vous savez
24:45c'est pareil
24:46dans l'histoire économique
24:47à chaque fois qu'on voit
24:48des périodes
24:49de restrictions budgétaires
24:50on regarde
24:50mais d'où elle est venue
24:52finalement
24:52cette restriction
24:53d'investissement
24:53c'est en général
24:54là qu'on coupe
24:55parce que c'est plus facile
24:57de décaler les programmes
24:58d'investissement
24:59de plusieurs années
25:00d'un ou deux mandats
25:01et de les faire oublier
25:03et c'est finalement
25:04le coût économique
25:05le plus lourd
25:06qui a compris
25:08en général
25:09le plus souvent
25:09d'un impact direct
25:10sur les entreprises
25:11sur l'investissement
25:12des entreprises
25:13etc
25:13donc on fait des mauvais choix
25:15quand on est sous pression
25:16et là on risque
25:17d'en faire
25:18des plus mauvais encore
25:19parce qu'on avait
25:20on était quand même
25:21sur une trajectoire
25:22qui n'était pas
25:24réfléchie
25:25en tout cas
25:25pas suffisamment solide
25:27pour aborder
25:28le contexte à venir
25:30c'est un contexte
25:32où la ressource publique
25:34du marché de l'emploi
25:35va de toute façon
25:36se réduire
25:38comment on fait ?
25:39comment on fait
25:40pour maintenir
25:41un état
25:42une protection sociale
25:43les systèmes de retraite
25:45etc
25:45qui correspondent
25:46à nos souhaits
25:48collectifs
25:49sans faire couler
25:50le navire
25:50donc il y a des sujets
25:52véritablement
25:53Véronique
25:53laissé-jour
25:55oui moi je crois
25:56que les choses
25:57ont été dites
25:57c'est d'abord
25:58et avant tout
25:59un manque de courage
25:59politique
26:00et c'est tout
26:02les réformes
26:03enfin on sait
26:03qu'il faut réformer
26:04ce pays
26:05qui n'est pas fait
26:06on sait que
26:07les retraites
26:07on ne peut pas
26:08continuer comme ça
26:08on sait que
26:09ces retraites
26:10les différents régimes
26:12rendent les retraites
26:13complètement iniques
26:14entre notamment
26:15le public et le privé
26:17je crois qu'il faut
26:18dire les choses
26:19et puis le faire
26:21et on fait beaucoup
26:22de blablabla
26:23puis derrière
26:23on arrête
26:24on n'avance plus
26:25on recule
26:25non il faut avancer
26:27je crois que le français
26:28et les françaises
26:29nous sommes tous intelligents
26:30et qu'on peut très bien
26:30comprendre qu'il y a un problème
26:32et qu'on ne peut pas
26:33continuer comme ça
26:33il suffit de le dire
26:35de manière posée
26:36sensée
26:36mais vous l'avez dit
26:37avec une vision
26:38pourquoi faire
26:39si c'est pour embêter
26:40enfin je veux dire
26:41oui c'est pour dire
26:41on va faire des économies
26:42pour les économisants
26:43ça ne sert à rien
26:43ça ne sert à rien
26:44si c'est pour dire
26:45on fait ça effectivement
26:46moi aussi
26:47j'ai 5 petits-enfants
26:49on est là pour nos enfants
26:50et pour nos petits-enfants
26:51qu'ils soient bien
26:52qu'ils soient heureux
26:53qu'ils savent conduire
26:54et construire leur chemin
26:55on est là pour ça
26:56et donc c'est ça
26:57dont on a envie
26:57on l'a dit
26:58c'est de la confiance
26:59mais il faut du courage
27:00parce qu'aujourd'hui
27:00il y a effectivement
27:01une méfiance
27:02on la voit
27:02elle est évidente
27:03donc elle est là
27:04mais il faut en profiter
27:05au contraire
27:06c'est le moment de dire
27:07il faut avoir du courage
27:08je suis sûr que quelqu'un
27:09qui aura du courage
27:10qui dirait les choses
27:11il y aura toujours
27:12quelques-uns qui font
27:13blablabla
27:13et je ne suis pas content
27:14mais globalement
27:15le français et les françaises
27:15ont envie de ça
27:16donnons une vision à la France
27:18vous ne bougez pas
27:19il est 9h59
27:20sur BFM Business
27:20c'est des experts
27:21on revient