00:00On entre d'abord dans la data.
00:10C'est votre pouvoir magique, Valentin, Frédéric, par vos simples datas, changez notre vision du monde.
00:15A pleine puissance, vos datas pourraient même réduire en poussière toutes nos idées reçues.
00:20Vous êtes prêts ?
00:21Prêt.
00:22Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:24Valentin, votre chiffre, 18%.
00:2618%, ça va plutôt renforcer nos convictions.
00:29Donc 18%, c'est les profits des entreprises américaines qui montent à 4 800 milliards de dollars au deuxième trimestre
00:362026.
00:36Et ça représente 18% du revenu national.
00:39C'est la part la plus élevée d'après-guerre.
00:42Ça veut dire quoi ?
00:43Ça veut dire qu'en face, la rémunération des salariés est tombée à 60% du revenu national, soit un
00:49plus bas depuis les années 50.
00:51Donc le capital aujourd'hui gagne véritablement en poids face à la rémunération du travail.
00:58Et ce qui amène quand même à beaucoup de déséquilibre dans l'économie américaine.
01:03Aujourd'hui, on voit que la consommation aujourd'hui est beaucoup plus tirée par l'effet richesse que tirée par
01:08le revenu des ménages américains.
01:09L'effet richesse, depuis tout à l'heure on en parle, j'ai oublié de le dire, c'est les
01:11marchés.
01:12L'effet richesse, eh bien c'est ce qu'on gagne.
01:14C'est la valorisation des actifs des ménages qui sont aux États-Unis à 70% des marchés financiers et
01:20à 30% des marchés immobiles.
01:22Elle est forte, elle connaît tout ça par cœur.
01:24Bon, à vous, vous avez plein de data en tête, vous êtes un ordinateur, c'est pas possible.
01:27C'est les mêmes chiffres quand même depuis un certain temps.
01:30Vous avez délivré quand même, Valentin.
01:31Et à l'opposé, c'est l'opposé en Europe.
01:33Voilà, c'est plus simple.
01:35Exactement, c'est facile à retenir.
01:36La barre est très très haute.
01:37À vous Frédéric, votre chiffre, 1,9%.
01:401,9%, c'est le taux français de la dette française dans le rétroviseur, malheureusement.
01:45C'est le taux apparent moyen de la dette française à la fin de l'année dernière.
01:49C'était bien.
01:50C'était bien, c'était mieux avant.
01:52On payait un taux moyen sur toute la dette française dans le marché du fait des années passées à des
01:58taux très très bas,
01:59voire parfois même négatifs, dont on a bénéficié avec une bonne gestion de la dette française.
02:03À 5% aujourd'hui, comme la dette moyenne a une maturité de 7 ou 8 ans,
02:08il faudrait peut-être toutes ces années pour vraiment que ce taux passe de 1,9% à 5%.
02:13Il faut espérer que d'ici là, des mesures seront prises, non seulement pour calmer les marchés,
02:18mais pour faire le vrai travail, le vrai travail de restauration, consolidation des finances publiques
02:22et un déficit primaire qui doit devenir au moins à l'équilibre dans les années à venir.
02:27Merci à tous les deux.
02:28Belle date à roue.
02:29Encore une fois ce soir, Frédéric Ducrozet, Piquet West Management, nous accompagne.
02:32Valentine et nous pour Amundi Institute.
02:35Bonne soirée, bon retour à tous les deux.
Commentaires