00:00Alors en général, c'est le suivi individuel, parce que comme vous le constatez,
00:04comme après chaque attentat ou après chaque gramme, après chaque tragédie,
00:0825 kilos d'informations concernant l'individu vous sortent tout d'un coup en disant
00:12« il voulait tuer tout le monde, on le savait, on avait des doutes ».
00:15Alors c'est valable pour les criminels, pour les pédocriminels, c'est valable pour à peu près tout.
00:19Il y a une incapacité à traiter l'information, à la faire remonter et surtout à la digérer
00:23pour éviter l'événement, qui est un élément tout à fait considérable.
00:27Pendant très longtemps, jusqu'à 2016, l'attentat de Nice par exemple,
00:30on avait très peu d'activités proactives en matière de terrorisme.
00:33On a découvert avant MeToo, où les révélations qui sont faites sur le périscolaire ailleurs,
00:38on découvre qu'on sait à peu près tout, mais qu'on ne fait à peu près rien,
00:41puis qu'il faut attendre qu'un désastre a lieu pour qu'on s'en occupe.
00:44Je crois que c'est à peu près la même chose.
00:46Alors je suis d'accord avec Karl Olif sur les portiques.
00:49D'abord pour une raison, c'est qu'il y a eu beaucoup d'attaques devant les établissements scolaires
00:53et pas dans les établissements scolaires.
00:54D'ailleurs, la quasi-totalité des agressions et des attaques,
00:58y compris contre le personnel enseignant, ce qui est là une nouveauté.
01:00D'habitude, le personnel enseignant était plutôt épargné.
01:04Là, il est attaqué et en général, il est à l'extérieur des établissements,
01:07y compris la collègue qui est décédée par coup de couteau devant l'établissement,
01:12en faisant un contrôle justement de sac.
01:14Donc il faut bien se rendre compte que les fausses bonnes idées pullulent,
01:17le copier-coller aussi.
01:18En fait, le sujet, c'est l'auteur.
01:21C'est là où ça devrait se gérer,
01:24à la fois d'un point de vue familial, d'un point de vue social.