00:00Il se passe toute une série d'événements avec une population désespérée et anxieuse, mais qui n'est pas casseuse.
00:06Une génération désespérée, anxieuse et qui en a marre, qu'on ne l'entende pas et qui peut être entraînée
00:12à la casse.
00:13Et puis des petits groupes de commandos qui, eux, font la casse pour la casse, excluent des établissements, de ceux
00:20-là ou d'autres.
00:21Ah, donc des anciens élèves.
00:22Oui, enfin connus mais exclus.
00:24Avec donc un sentiment de revanche, de vengeance, pour tout casser et qui parfois sont aussi, dans les commandos, les
00:30petites mains du narcotrafic.
00:32Alors le narcotrafic déteste le désordre, mais les petites mains, elles, quand elles ne sont pas occupées à quelque chose...
00:37Vous voulez dire qu'entre deux règlements de compte, les petites mains du narco descendent...
00:42Ou de l'île ou du traitement d'un four qu'il faut piquer à quelqu'un d'autre.
00:47On ne se rend pas compte...
00:48Oui, un four précisé.
00:48Et puis il y a un événement très important qui a été peu analysé et mal compris, qui est ce
00:55que j'appelle la génération Naël.
00:57Je rappelle que dans la génération Naël, il y a deux ans, il y a deux ans, pas 20 ans,
01:00pas 50 ans, on n'est pas en 68, on n'est pas en 86, sujet que je connais un
01:04peu mieux.
01:04Non, on est dans un mouvement où il y avait 50 000 émeutiers pour 45 000 policiers et des milliers
01:09de bâtiments brûlés.
01:10Des milliers. Écoles, médiathèques, mairies, police, attaques aussi de prison.
01:16On ne se rend pas compte que quelque chose a basculé dans la pulsion de mort et de violence.
01:22Et c'est pour ça que je reviens toujours à cette idée que dans ces diverses populations, il faut comprendre
01:27ce qu'est un mouvement générationnel de déni, de défi et de délit.
01:32Le délit étant pour moi l'expression de la violence.
01:34Bon, là,