00:00Mais la réalité est celle-là. L'État a pris l'habitude, un, de ne pas négocier avant que ça
00:04soit sérieux, donc il y ait de la casse.
00:06Deux, de donner, au moment où il y a de la casse, le double de ce qu'il aurait pu
00:10diffuser dans une négociation correcte.
00:13Que ça soit les retraites, les salaires, le pouvoir d'achat, le point d'indice des fonctionnaires, l'état des
00:19établissements scolaires, l'absence de professeurs.
00:22Vous pouvez tout rajouter. Quel service public vous connaissez qui fonctionne bien en France à part la collecte des impôts
00:27?
00:27Moi, je m'étonne avec... Justement.
00:29Aucun.
00:30Pour l'instant, il fonctionne très bien.
00:31Oui. Enfin, non, parce que le site est tombé aujourd'hui, après avoir été hacké il n'y a qu
00:36'un jour.
00:36Ce qui est un indicateur aussi de l'impuissance de l'État à imposer des règles aux autres, qu'il
00:42n'arrive pas à se donner à lui-même.
00:45Et donc, tout ceci cumulé amène une convergence, non pas des luttes, mais des rages.
00:48L'État ne peut plus tout du tout. L'État ne peut plus tout.
00:51Alors, il peut encore un peu. C'est ce qu'il a essayé de démontrer le 24.
00:55Mais par des mesures, les dernières mesures qu'il sait prendre et qui est une forme de logique et de
01:01légitimité, c'est la réponse autoritaire.
01:04C'est ce qu'il fait.
01:05Ah, vous dites autoritaire, pas sécuritaire.
01:07Non, sécuritaire et on ne ferait pas appel à la sécurité privée.