- il y a 28 minutes
Ce mardi 13 octobre, Damien Ledda, directeur général délégué Galilee AM, Pierre Blanchet, responsable des solutions d'investissement retail chez Amundi, et Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:11Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market, nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h30
00:18pour décrypter l'actualité des marchés à l'ouverture sur BFM Business.
00:22On reviendra bien évidemment sur les résultats de LVMH qui ont déçu dans les échanges d'après-bourse hier soir
00:28après la publication d'un chiffre d'affaires en croissance, plus 1% porté par une activité joaillerie qui fonctionne
00:34bien,
00:34mais pénalisée par l'activité mode et maroquinerie qui peine à repartir en Chine notamment.
00:40Nous reviendrons aussi sur les autres actualités, notamment Crédit Agricole qui rachète la banque allemande IKB, Deutsche Industrie Bank, pour
00:47accélérer en Allemagne, notamment sur le secteur des PME et ETI allemandes.
00:51On reviendra sur Publicis qui confirme ses objectifs annuels après avoir dépassé les attentes du troisième trimestre ou encore sur
00:59Eramet dont l'État va prendre une participation majoritaire au travers d'une augmentation de capital de 500 millions d
01:05'euros.
01:05Mais une question nous animera dans les échanges aujourd'hui, comment, quelle stratégie d'investissement mettre en place dans un
01:12contexte de taux élevé,
01:13même si on constate une très légère détente ce matin avec une OAT 10 ans qui est à 4,85%,
01:19mais aussi dans le cadre de réflexions, d'interrogations autour de la thématique IA, encore elle,
01:25alors que la séance a été marquée en Asie par un mouvement de vente des grandes valeurs comme Samsung, SKNX
01:30ou encore TSMC.
01:31On en parlera avec Damien Leda de chez Galilée Asset Management et Pierre Blanchet de chez Amundi.
01:40Et juste avant l'info éco, on a le plaisir d'accueillir Laure Closier pour les experts, les experts qu
01:46'on retrouve à 9h30 sur BFM Business.
01:48Bonjour Laure.
01:48Bonjour à tous et aujourd'hui on sera avec Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'économie.
01:52Jean-François Robin, directeur de la recherche de Natixiste, CIB et Joachim Savigny, président de Cheval Blanc Patrimoine.
01:58On reviendra bien sûr sur LVMH, sur les publications du FMI sur l'agence Fitch qui envisage de dégrader la
02:03note de crédit.
02:04Puis on dira un petit mot sur le prix Nobel d'économie. Pourquoi notre anticipation ?
02:07Ça change tout. A tout à l'heure, 9h30.
02:09Et c'est effectivement maintenant le moment du journal de Léo Dumas.
02:15BFM Business, l'info éco. Léo Dumas.
02:18Et l'attention monte sur le budget. Il entre dans l'hémicycle cet après-midi mais il y aura d
02:24'abord une motion de rejet à examiner déposée par les socialistes.
02:28Les députés PS qui estiment que le Premier ministre n'a donné aucun signe d'inflexion.
02:33Alors en cas d'adoption de cette motion, le texte sera considéré comme rejeté et il filera sans débat au
02:39Sénat.
02:40En attendant, l'activité a résisté au troisième trimestre en France, même si c'est toujours contrasté, nous dit la
02:45Banque de France dans sa note mensuelle.
02:47Elle vise tout de même encore 0,1% de croissance sur ces trois mois-là.
02:520,4% sur l'année. Même prévision cette nuit du FMI qui vient d'actualiser plus largement toutes ses
02:57perspectives mondiales.
02:58Et qui double sa prévision pour l'Allemagne attendue à 1,3% cette année.
03:04L'Espagne devrait faire de 5% et l'économie mondiale devrait dépasser les 3% de croissance grâce à
03:10l'IA qui amortit les effets de la guerre,
03:13nous dit la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
03:19Quand vous regardez les chaînes d'approvisionnement, vous avez en gros trois économies qui sont les plus importants producteurs d
03:25'IA.
03:25Les Etats-Unis, la Chine et l'Inde.
03:27Mais vous avez aussi ceux qui construisent des infrastructures pour l'IA.
03:31Et beaucoup d'entre eux sont en Asie, notamment en Thaïlande.
03:33C'est ce passage à la vitesse supérieure qui maintient la croissance économique mondiale à 3%,
03:38malgré le fait que le choc de l'approvisionnement énergétique nous tire vers le bas.
03:43Et puis Stellantis, ce matin, annonce une baisse de ses livraisons au troisième trimestre,
03:48moins 1% en glissement annuel, 1,290,000 véhicules,
03:51malgré une hausse de 10% en Europe sur le segment électrique à batterie.
03:56Stellantis qui lance d'ailleurs six nouveaux modèles cette semaine à l'occasion du Mondial de l'Auto à Paris,
04:01dont la 2 chevaux électriques.
04:03Il est 9h03, le CAC 40 ouvre en progression à un plus 0,39%.
04:10Contrairement à ce que laissaient entendre les contrats futurs, on est à 7863 points.
04:14Le DAX, lui, ouvre en hausse également à un plus 0,18% à 25325 points.
04:21Parmi les valeurs qui font la cote ce matin, on retrouve notamment LVMH.
04:25LVMH qui est proche de l'équilibre suite à la publication de ses résultats hier soir.
04:30LVMH plus 0,09%.
04:33On constate également que Publicis progresse de 2,5% après la publication de résultats,
04:41ou en tout cas d'un chiffre d'affaires conforme aux attentes et Publicis qui confirme ses objectifs annuels,
04:48notamment basé sur une forte demande en matière de marketing, basé sur l'IA.
04:53Et on constate également que Stellantis, dont on parlait il y a un instant, affiche pour le moment un léger
04:59recul, un moins 0,13%.
05:01On reviendra sur tous ces éléments dans un instant avec nos deux invités, Damien Leda et Pierre Blanchet.
05:20De retour sur le plateau de BFM Business en direct jusqu'à 9h30 dans Good Morning Market.
05:25Nous allons évidemment revenir sur la publication qu'attendaient les marchés européens LVMH qui a publié hier soir.
05:31Mais on va revenir également sur les stratégies d'investissement dans un contexte de taux élevé,
05:35de questionnement vis-à-vis d'une tech qui continue tout de même à performer en bourse
05:40et sur lesquelles il y a encore beaucoup d'attentes à l'occasion de cette nouvelle saison et des résultats.
05:45Pour en parler, on a le plaisir d'accueillir Pierre Blanchet, responsable des solutions d'investissement retail chez Amundi.
05:49Bonjour Pierre.
05:49Bonjour.
05:50Et merci d'être avec nous.
05:51On a le plaisir d'accueillir également Damien Leda, directeur général délégué chez Galilée Asset Management.
05:56Bonjour Damien.
05:57Bonjour Nicolas.
05:57Merci d'être avec nous.
05:59On commence par les résultats de LVMH publiés hier soir.
06:03Alors, ce qui était étonnant ce matin quand on regardait les commentaires un petit peu de ces résultats,
06:07c'est que certains nous disaient que c'était au-dessus des attentes
06:10et certains nous disaient que le chiffre d'affaires était en dessous des attentes.
06:12On rappelle qu'il y a une progression de 1,2% du chiffre d'affaires, Damien.
06:15Oui, tout à fait.
06:16Alors, le consensus était plutôt à 1,5% selon le consensus qu'on regarde,
06:20mais donc légèrement en dessous sur l'aspect chiffre d'affaires groupe.
06:25Globalement, c'est plutôt une publication solide, économiquement parlant,
06:28surtout dans un contexte difficile, notamment en Chine.
06:32Donc, la performance est vraiment convaincante.
06:36Néanmoins, du point de vue boursier, ce n'est pas un bon print.
06:39Et pourquoi ? Parce que la division clé mode et maroquinerie est en retrait de 5%,
06:45bien au-delà du consensus qui attendait plutôt moins 1.
06:47Alors, certains brokers sell-side étaient plutôt à moins 2, moins 3.
06:51Moins 5, c'est un petit peu sévère.
06:53Et donc, on peut dire que la publication aurait pu être boursièrement plus convaincante
06:57si on avait eu un taux de croissance un petit peu plus élevé.
07:00D'autant plus que précédemment, au Q2, on a eu une petite inflexion haussière sur cette division qui est clé.
07:05On le rappelle, c'est 50% du chiffre d'affaires du groupe, c'est 75% de l'EBIT,
07:10donc c'est évidemment clé.
07:12Et donc, cette publication, elle est vraiment en demi-teinte aujourd'hui.
07:15Je pense que ça ne va pas donner le catalyseur que les marchés attendaient
07:18pour peut-être commencer une revalorisation de ce secteur qui souffre, on le rappelle, déjà depuis 2-3 ans.
07:23Et on voit d'ailleurs que le cours se cherche encore un petit peu.
07:28Entre deux regards, justement, sur le cours, on peut passer de plus 0,5 à 0.
07:33Et là, on est à plus 0,3 à l'heure où on se parle actuellement.
07:36LVMH, c'est moins 40% depuis le début de l'année.
07:39Damien Leda, ce n'est pas la seule, d'ailleurs, dans le secteur du luxe à afficher un recul comme
07:43cela.
07:45Qu'est-ce que ça nous dit, cette publication, sur la vision que vous avez du secteur luxe, si on
07:49élargit un petit peu ?
07:50Nous, on s'attendrait peut-être à un début d'inflexion l'année dernière.
07:54À la même époque, on commençait à avoir des signaux intéressants.
07:56Et puis, finalement, ça s'est complètement écroulé avec le conflit au Moyen-Orient,
08:00des difficultés en Chine qui persistent, la hausse des taux d'intérêt, l'inflation.
08:03Les hausses de prix sont plus difficiles à passer aussi pour les acteurs du luxe d'une manière générale.
08:08Et on a vu bon nombre d'acteurs revenir vers des performances de croissance organique flat, voire négatives,
08:14à l'exception de quelques grands noms comme Hermès, qui arrive encore à sortir 6 ou 7% de croissance,
08:19ou Brunello Cuccinelli, dans un aspect encore un petit peu plus niche.
08:22Maintenant, oui, comme vous l'avez dit, moins 40% depuis le début de l'année.
08:26Si on regarde la thématique dans son ensemble, on regarde la thématique luxe et lifestyle.
08:29Donc, elle n'est pas uniquement pure luxe, mais elle est quand même en retrait de moins 12% year
08:33to date.
08:34Et c'est la pire thématique sur les 25% qu'on regarde aujourd'hui.
08:38Bon, maintenant, il va falloir être patient.
08:41Je pense qu'il va falloir attendre peut-être le Q1, Q2 2027 pour revoir peut-être cette inflexion.
08:47On va voir les autres résultats, mais LVMH, c'est souvent le benchmark qui va donner le là au secteur.
08:53Il y a beaucoup de lectures croisées sur les différentes divisions.
08:56On parlait de la mode et maroquinerie, mais surtout la partie vain et spiritueux qui est plutôt pas mal.
09:01Bien sûr.
09:02Le cognac a bien fonctionné sur le trimestre.
09:05Et donc, peut-être pour des acteurs comme Rémi Cointreau, ça peut être de bon augure.
09:09Pierre Blanchet, si on regarde un petit peu plus globalement le contexte d'investissement,
09:15pour celles et ceux qui suivent les taux quotidiennement, on peut y voir une très légère détente ce matin.
09:20L'OAT 10 ans est à 4,85.
09:21On était à 4,89 hier en clôture.
09:23On est à 5,19 sur le 10 ans américain.
09:27Mais bon, globalement, on reste sur les mêmes niveaux.
09:28On a dépassé les 5 sur le 10 ans américain et on se rapproche des 5 sur le 10 ans
09:33français.
09:33Pourtant, ça n'a pas l'air d'affecter plus que ça un indice particulier, le Nasdaq.
09:39Et notamment, pas que, parce que le S&P 500 s'en sort très bien aussi,
09:42mais porté notamment par les valeurs technologiques.
09:44Comment on explique cette dichotomie, quelque part, entre des taux élevés et des marchés actions
09:49qui ne semblent pas trop s'en inquiéter, si on regarde du côté des États-Unis, Pierre ?
09:53C'est vrai, il y a comme un paradoxe.
09:55On peut se dire que les taux montent et donc la valorisation d'équilibre des actions doit baisser.
10:01Ça, c'est ce que dit la théorie, pour une raison très simple.
10:03C'est que les taux d'intérêt sont au dénominateur de l'équation des actions,
10:07sans faire de cours de maths.
10:09Et donc, plus ils montent, a priori, plus la valorisation d'équilibre baisse.
10:12Mais ça, c'est sans prendre en compte l'autre paramètre,
10:14qui sont les résultats des entreprises.
10:16Bien sûr.
10:17Et là, ce qu'on constate, c'est que les résultats des entreprises,
10:19en particulier de la tech et de la tech américaine,
10:23quand on prend le sous-groupe, finalement, des grandes valeurs du Nasdaq
10:27et les premières valeurs du S&P,
10:28en fait, les résultats ont été exceptionnels le deuxième trimestre
10:32et le marché anticipe toujours une belle croissance des résultats.
10:36Il anticipe entre 20 et 30 %, je regardais ce matin, en fonction des hypothèses.
10:40Et donc, si vous avez 20 à 30 % de croissance des bénéfices sur le troisième trimestre
10:46et une tendance qui se poursuit finalement sur le quatrième trimestre,
10:50il faudrait, entre guillemets, que les taux montent beaucoup, beaucoup plus
10:53pour que ça mette en cause, en fait, l'équilibre.
10:56Alors, ça ne veut pas dire que le fait que les taux montent ne va pas un jour
10:59avoir une influence sur la valorisation des actions, ce n'est pas le cas.
11:02D'accord.
11:02Et c'est que le moteur principal des performances des actions aujourd'hui,
11:06ce n'est pas le dividende, ce n'est pas la valorisation,
11:08en fait, c'est la perspective de résultats.
11:11Et de ce point de vue-là, les résultats sont au rendez-vous,
11:14en tout cas à visibilité de court terme.
11:16Donc, quand on a un géant obligataire comme Pimco qui dit que,
11:18dans ces prévisions, on peut avoir un 10 ans américain qui peut atteindre les 6%,
11:22alors qu'on avait l'impression que déjà dépassé 5%, on avait dépassé un seuil,
11:27ce n'est pas si grave sur la valorisation des actions,
11:30tant qu'on a des perspectives de croissance des bénéfices qui continuent
11:33sur certaines valeurs de la cote, parce que là, on a surtout cité la tech quand même.
11:37Oui, alors, pas que, parce que finalement, il y a un effet d'entraînement.
11:39Mais oui, ce que vous décrivez, évidemment, ça pose une autre question,
11:42c'est à partir de quel niveau de taux d'intérêt,
11:44c'est l'économie dans son ensemble qui se retrouve en difficulté.
11:48Finalement, les consommateurs américains empruntent beaucoup pour consommer,
11:51les entreprises pour investir, l'immobilier,
11:54vous pouvez avoir un mécanisme qui est assez, finalement, dépressif
11:57quand les taux d'intérêt sont trop élevés.
11:58Et à ce moment-là, vous allez avoir une révision à la baisse des résultats
12:01et les mécanismes inverses qui se mettent en place.
12:03Donc, il ne faut pas imaginer que les marchés d'action
12:05sont totalement insensibles au taux d'intérêt.
12:08Ce qui s'est passé, c'est que la variation de taux d'intérêt
12:10n'est pas suffisante pour faire plonger, en fait, finalement,
12:14les valorisations, encore une fois, à court terme.
12:17Parce qu'une des difficultés du marché d'action,
12:19ce que vous décrivez, c'est qu'il est monothématique.
12:22Il est sur l'IA, l'IA le matin, l'IA l'après-midi, l'IA le soir.
12:26Le marché obligataire, il est multithématique.
12:28Il y a les guerres, il y a l'inflation, les banques centrales,
12:32les émissions d'État.
12:33Donc, en fait, c'est un tout petit peu plus compliqué
12:35que juste résultat d'un côté et variation de taux.
12:38Le risque, a priori, du marché d'action,
12:40c'est qu'il est surconcentré sur une thématique
12:43qui peut se faire, à un moment, rattraper par les taux.
12:45On va y revenir, mais Damien Leda,
12:48votre vision un petit peu sur le contexte actuel,
12:50est-ce que des taux élevés, tant qu'il y a de la croissance,
12:52ce n'est pas si grave ?
12:53On parle des États-Unis.
12:54Oui, tout à fait.
12:55Tout dépend du rythme de hausse des taux.
12:57On l'a vu en 2022, quand les hausses de taux sont abruptes,
13:00les marchés actions, en général, n'aiment pas ça.
13:02Quand ça fait graduellement dans la durée,
13:04avec les bonnes raisons aussi,
13:05puisqu'on a quand même de la croissance aux États-Unis
13:07qui est convaincante,
13:09finalement, les marchés actions peuvent aussi monter
13:11pendant cette période-là.
13:12Par contre, pour compléter aussi ce que disait Pierre,
13:14très justement,
13:15il y a un aspect intéressant sur la hausse des taux
13:19comparé à la valorisation des marchés actions.
13:21Et la croissance des bénéfices,
13:24cette année, a complètement effacé
13:25l'effet hausse de taux.
13:27Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
13:29le S&P 500 traite à 19 fois les profits,
13:32pleinement en ligne avec sa moyenne historique.
13:33D'accord, il n'y a pas de survalorisation.
13:35Il n'y a pas de survalorisation,
13:36même si la période Covid a inflatté les multiples.
13:39Mais disons qu'on est plutôt en ligne
13:40avec les moyennes historiques.
13:42Et on n'a pas eu de baisse d'indice.
13:43À même niveau d'indice,
13:44on est quasiment au all-time high.
13:46Donc ça, c'est plutôt positif.
13:48Et il faut garder en tête qu'en général,
13:50100 BP de hausse de taux
13:52impactent de 1,5 tour de PE
13:55les marchés actions.
13:56Donc si on traite à 19 fois
13:57et qu'on a encore 100 BP de hausse de taux,
13:58on aura peut-être un marché
13:59qui va traiter plutôt à 17,5, 18 fois les profits.
14:02Pierre Blanchet.
14:03Oui, alors en fait,
14:04à l'intérieur du marché d'actions,
14:06il y a des segments qui sont pénalisés.
14:08En particulier, les valeurs moyennes,
14:10les petites valeurs,
14:10parce qu'elles sont beaucoup plus dépendantes
14:12soit du financement bancaire,
14:13soit du financement de marché.
14:15Elles n'ont pas forcément la surface financière
14:17pour finalement être preneurs des meilleurs prix.
14:20Et on l'a vu en fait cette semaine,
14:22vous avez le Russell 2000 qui sous-performe.
14:24Vous avez des segments qui sont plus sensibles
14:26et puis des marchés.
14:27Regardez, en Europe,
14:28la croissance des résultats est moins bonne,
14:31les taux ont des variations très fortes
14:33et le marché finalement est très faible.
14:36C'était justement une des questions
14:36que j'allais vous poser.
14:37Est-ce que ce que vous décriviez aux États-Unis
14:39vaut aussi pour l'Europe
14:40avec d'autres valeurs de croissance
14:42ou comme de toute façon,
14:43on a moins de valeur tech
14:44et que les attentes de bénéfices
14:46sont moins faramineuses qu'aux États-Unis,
14:47là pour le coup,
14:48l'équation marche moins bien ?
14:50Alors, ce n'est pas exactement aussi simple,
14:52mais il y a le secteur de l'énergie par exemple
14:54qui va bien fonctionner
14:55parce que les résultats sont forts.
14:57Mais oui, la composition du marché européen
14:59avec beaucoup moins de valeur de technologie,
15:02beaucoup moins de technologie de rupture,
15:03beaucoup moins de perspectives
15:05un peu plus extraordinaires,
15:07ça joue.
15:08Après, je pense qu'il y a un autre phénomène
15:09qu'il ne faut pas négliger,
15:11c'est le problème des flux
15:12et du positionnement.
15:14Les grands institutionnels
15:15sont plutôt, on va dire,
15:16neutres, légèrement positifs.
15:19Je pense que les hedge funds
15:20sont en fait en train
15:21de se désensibiliser
15:22du risque d'action
15:23et le retail reste positif.
15:25Et le retail va être assez sensible
15:27à ce qu'il vient de décrire,
15:28c'est-à-dire,
15:29on va revenir sur un niveau
15:30de valorisation intéressant,
15:32des bonnes histoires
15:33et on se remet sur le marché
15:34et l'institutionnel aussi.
15:36Donc, il y a aussi à prendre en compte
15:37l'effet de positionnement
15:38et de flux
15:39qui peut être encore favorable
15:40pour les marchés d'action
15:41d'ici la fin de l'année.
15:42Donc, il n'y a pas
15:45de nécessité
15:45de se poser la question
15:46de savoir si on reste investi
15:47ou non sur des marchés d'action.
15:48Damien, l'idée à l'heure actuelle ?
15:49Je pense que globalement,
15:50il faut rester investi
15:51même si je pense
15:53que le gros du potentiel
15:55sur l'année,
15:56il est déjà derrière nous.
15:57Donc, cet été,
15:58on attendait encore
15:594-5% de performances supplémentaires.
16:01On les a quasiment eus
16:02selon les indices.
16:03Le Nasdaq a très bien performé,
16:05il a bien rebondi.
16:06Il a même pris le leadership
16:07sur le MSI Emerging Markets
16:09qui était en tête longtemps cette année.
16:10Donc, c'est bien la tech US
16:11qui a bien fonctionné.
16:14Maintenant, il faut se projeter
16:15sur 2027.
16:16Et 2027,
16:16on attend encore
16:1816-17% de croissance
16:20des bénéfices aux Etats-Unis.
16:22C'est là où on a
16:22la meilleure visibilité
16:24à ce stade.
16:24Et peut-être cette croissance
16:25qui va être
16:27moins monomaniaque
16:28sur l'IA.
16:29On voit les secteurs industriels,
16:31matériaux de base
16:31qui pourraient avoir
16:32des taux de croissance
16:33aussi supérieurs à 10%
16:34et contribuer
16:34un petit peu plus
16:35à la croissance globale
16:36du S&P 500
16:37que cette année
16:38qui était vraiment
16:38effectivement très concentré
16:39tech et énergie.
16:41Un mot peut-être
16:41plus particulier
16:43de l'investisseur
16:45européen,
16:47Deux questions
16:47sur le peu de temps
16:49qui nous reste,
16:49Pierre Blanchet.
16:50Mais est-ce qu'il y a
16:52quand même,
16:52aujourd'hui,
16:53on parle beaucoup
16:53de la dette française,
16:54on parle beaucoup
16:54du niveau de taux en France
16:56qu'on compare
16:56aux autres pays européens.
16:58Est-ce que les performances
16:59du CAC 40
16:59sont à mettre en regard
17:00du niveau des taux
17:02obligataires français
17:03ou est-ce que c'est
17:03une histoire plus globale
17:04qu'il faut se raconter
17:05et on parlerait plutôt
17:06d'un risque politique, France ?
17:08Économiquement,
17:10la France représente
17:11que 15% du chiffre
17:12d'affaires
17:13des entreprises
17:13du CAC 40.
17:15Et comme l'a très bien
17:16décrit mon camarade,
17:17LVMH,
17:18c'était surtout un sujet,
17:19on va dire,
17:20Chine,
17:21si j'ai bien compris.
17:21Oui.
17:23Donc,
17:23de ce point de vue-là,
17:24la sensibilité
17:25des grandes entreprises
17:26françaises cotées
17:27en France
17:28à l'économie française,
17:30du point de vue du cycle,
17:31elle est assez faible.
17:32Bien sûr.
17:32En revanche,
17:33les entreprises
17:34consolident leurs résultats
17:35en France,
17:36leurs profits.
17:37Et s'il y a une incertitude
17:38sur la politique fiscale
17:39du fait d'une incertitude
17:41sur le budget,
17:42elle s'applique
17:43à tout le monde,
17:44quelle que soit
17:44la proportion de chiffre
17:45d'affaires
17:45que vous faites en France.
17:46Donc,
17:46on est plutôt
17:47dans cette difficulté-là.
17:49Et après,
17:49si malheureusement,
17:50il y avait une récession
17:51en Europe,
17:52en fait,
17:52les entreprises françaises
17:53se retrouveraient
17:54impactées négativement.
17:55Mais à ce stade,
17:56on a quand même
17:57ce mécanisme principal
17:58qui est lié finalement
17:59à la problématique politique,
18:01bien indépendant
18:02de ce que font
18:03les entreprises
18:03et de leurs choix.
18:05Alors,
18:06ça,
18:06c'est un phénomène
18:07qui est par nature
18:08temporaire.
18:08C'est-à-dire qu'à partir
18:09du moment où vous avez
18:10de nouveau de la visibilité
18:11sur le budget
18:12du fait d'une élection,
18:13par exemple,
18:15vous pouvez en fait
18:15faire disparaître
18:17cette décote
18:19qui est assez raisonnable
18:20de la part du marché
18:21de se dire
18:21j'attends de voir un peu
18:22quel va être
18:23le contexte fiscal.
18:26Ça veut dire
18:26que quand on est
18:26investisseur français,
18:28pour le coup,
18:28on peut,
18:29un,
18:29espérer avoir
18:31des opportunités
18:31sur le marché français.
18:32Est-ce que pour autant,
18:33on voit un mouvement
18:34aussi de surpondération
18:35sur les États-Unis ?
18:36Est-ce que c'est forcément
18:36toujours un bon calcul ?
18:39Il y a une différence
18:40entre la tactique
18:41entre guillemets
18:42et la vision de long terme.
18:43Et les effets de change.
18:43Et les effets de change.
18:44Donc aujourd'hui,
18:46les perspectives de résultats
18:47sur les entreprises américaines,
18:49en particulier de tech,
18:49sont bien supérieures.
18:51Demain,
18:51on peut avoir également
18:53une situation
18:54un peu plus difficile
18:56sur l'IA,
18:56peut-être.
18:57On peut aussi avoir,
18:58et c'est ce qui a été décrit,
19:00un élargissement finalement
19:01des perspectives
19:02sur d'autres secteurs,
19:03industriels,
19:04la consommation potentiellement,
19:05et ça,
19:05c'est favorable à l'Europe.
19:07Et puis,
19:07vous pouvez avoir
19:08un petit peu
19:08une levée
19:09de cette décote
19:10qui est liée
19:10en fait au contexte.
19:11Et puis enfin,
19:12les taux d'intérêt
19:13peuvent baisser,
19:14ça va jouer positivement.
19:15Donc,
19:16on est en tout cas
19:16sur des moments
19:17où,
19:17on va dire,
19:18l'Europe est plutôt décotée
19:20par rapport aux Etats-Unis.
19:22D'accord.
19:22Si on est dans une stratégie
19:23de long terme,
19:24c'est plutôt une bonne idée
19:25de profiter
19:26de ces moments-là.
19:27Damien Leda,
19:28même question,
19:28avec cette idée quand même
19:29que quand on investit
19:30en dollars alors qu'on est européen,
19:31on peut perdre une partie
19:32de la performance au passage.
19:33Oui, tout à fait.
19:34Alors cette année,
19:35c'est plutôt positif.
19:36L'année dernière,
19:36c'était catastrophique
19:37pour les investisseurs européens.
19:38Cette année,
19:39on a 4 ou 5 %
19:40de performance en plus.
19:41Donc, tant mieux.
19:43Maintenant,
19:43oui,
19:43sur l'aspect action européenne,
19:46je pense que globalement,
19:47si on est déjà positionné
19:49sur des fleurons,
19:50des leaders mondiaux,
19:51des Air Liquide,
19:51des Schneider,
19:52etc.,
19:52qui va publier d'ailleurs
19:53cette semaine,
19:55je pense qu'il faut les conserver
19:56dans son portefeuille.
19:57Maintenant,
19:57d'une manière générale,
19:58sous-pondérer la France,
19:59c'est inévitable aujourd'hui.
20:01Malheureusement,
20:02il faut aussi suivre les flux
20:03et les performances
20:04sont vraiment pas terribles
20:07pour les actions françaises,
20:08mid et small
20:09et large cap aussi.
20:10Donc,
20:11il faut être patient.
20:12Ça s'est déjà produit
20:12par le passé
20:13et peut-être qu'à un moment donné,
20:14on aura une rotation
20:15et comme l'a dit très justement Pierre,
20:17on peut avoir de la détente
20:18sur les taux,
20:18on peut avoir un contexte
20:19qui s'améliore un peu
20:20pour la croissance européenne
20:21qui a été révisé en hausse quand même.
20:23Donc,
20:23tout n'est pas ajouté
20:24en zone euro.
20:26Merci Damien Leda,
20:27directeur général délégué
20:28de Galilée Asset Management.
20:29Merci Pierre Blanchet,
20:30responsable des solutions
20:31d'investissement retail
20:32chez Amundi.
20:33Et quant à nous,
20:34on se retrouve tout de suite
20:35avec Paul Marcel
20:36de l'Atelier des Options.
20:43Et nous sommes à présent
20:45en duplex
20:46avec Paul Marcel,
20:47cofondateur de l'Atelier des Options
20:48comme tous les mardis
20:49avec qui nous décryptons
20:51la tendance du CAC 40
20:53à l'ouverture.
20:54Bonjour Paul.
20:55Le CAC 40
20:56qui progresse
20:57de 0,43%
20:59à 7 866 points.
21:02Quelle analyse vous faites
21:03de ce CAC 40 ce matin, Paul ?
21:05Oui, bonjour Nicolas.
21:07Écoutez, oui,
21:07le CAC 40 ce matin
21:09est une petite hausse
21:11sympathique, on va dire,
21:11depuis 2-3 jours.
21:13Bon, on reste quand même
21:14malgré tout
21:15largement en retard
21:16par rapport au SP500
21:17qui lui est proche
21:17des plus hauts historiques
21:18et ce qui est donc loin
21:19d'être le cas
21:20des indices européens
21:21et surtout
21:21de notre indice national.
21:23Alors, la volatilité implicite
21:24n'est pas excessive
21:25puisqu'elle n'est que
21:26comprise entre 16 et 17%
21:28à peu près.
21:28Donc, après une baisse
21:30de 10% sur le CAC 40
21:31depuis le mois d'août,
21:32on aura pu s'attendre
21:32à une plus forte volatilité
21:34sur le marché des options.
21:35Maintenant,
21:36d'un point de vue graphique,
21:37la séance du 8 octobre,
21:38donc la semaine dernière,
21:39était importante
21:40puisqu'elle a marqué
21:40un point bas
21:41qui correspondait
21:41à une oblique haussière
21:42de très long terme
21:43depuis 2020.
21:44Alors, il y avait également
21:45une divergence
21:46avec un indicateur technique
21:47qu'on appelle le RSI.
21:48Donc, le petit rebond du CAC 40
21:50n'est pas vraiment une surprise,
21:51mais est-ce que c'est
21:52un rebond du chameur,
21:53comme on dit,
21:53ou le début d'un retour
21:55en grâce pour le CAC 40 ?
21:56Alors, pour avoir
21:58un espoir de reprise de hausse,
21:59il faudrait repasser
22:00au-dessus des 7 919 points,
22:04qui est une zone
22:05vraiment un pivot importante.
22:06Alors, si on arrive
22:07à se rétablir au-dessus,
22:08alors un retour
22:09sur les 8 259 points
22:11est envisageable
22:11à moyen terme.
22:12Par contre,
22:13si on ne parvient pas
22:14à casser à la hausse
22:15les 7 919,
22:16il faudra surveiller
22:17la cassure de l'oblique haussière
22:19de très long terme,
22:20car cela pourrait entraîner
22:21le CAC 40 vers les 7 523 points.
22:24Un mot, Paul,
22:25de valeur que vous suivez,
22:27je vous propose de commencer
22:28par ASML,
22:30qui publiera mercredi.
22:32Comment est-ce que vous analysez
22:33un petit peu cette valeur
22:35avant sa publication de résultats ?
22:38Publier demain matin,
22:39donc...
22:40Demain matin, pardon,
22:40mercredi, oui.
22:41Oui, c'est ça.
22:42Mercredi, demain matin,
22:43avant l'ouverture des marchés.
22:44Et donc, le put-call ratio,
22:46c'est quelque chose qu'on surveille
22:47chez nous,
22:47est à 0,73.
22:48Donc malheureusement,
22:49il n'y a rien à déduire
22:50de spécial dessus.
22:51Le mouvement prévu par les options
22:53est de plus ou moins
22:545,6% d'ici ce vendredi,
22:56il n'est pas vraiment excessif.
22:58Les statistiques, cependant,
22:59donnent un signe positif,
23:00car acheter ASML
23:01tous les 13 octobre
23:03en clôture
23:03au revanche le 7 novembre
23:04aurait également donné...
23:06Enfin, aurait donné
23:0784% de réussite
23:09avec un rendement médian de 4%.
23:11Maintenant, d'un point de vue graphique,
23:12ASML se situe
23:13depuis le mois de mai
23:14dans un range
23:15d'environ 300 points,
23:16compris entre un support
23:17à 1.370
23:18et une résistance
23:19à 1.660 euros.
23:21Alors, si les publications
23:22sont bien accueillies
23:23et que les statistiques
23:24sont respectées,
23:25on pourrait peut-être,
23:27en parvenant à casser
23:28la résistance de 1.660,
23:30avoir un objectif ambitieux
23:31à la hausse de 1.950 euros,
23:33qui correspondrait
23:34à la duplication du range
23:35dans lequel on se trouve
23:36actuellement.
23:37En revanche,
23:38si les résultats sont décevants,
23:39un retest du support
23:40à 1.370
23:41est envisageable
23:42et si on venait
23:43à casser ce support,
23:44alors on pourrait
23:45chuter lourdement
23:46sur les 1.080 euros.
23:49Merci Paul Marcel
23:51de nous avoir accompagné
23:52dans Good Morning Market.
23:54Pour décrypter la tendance
23:55du CAC 40
23:56à l'ouverture,
23:57mais également
23:58pour revenir
23:59sur ASML,
24:01on se quitte
24:02sur un CAC 40
24:04qui progresse
24:05de 0,33%
24:06à 7.858 points,
24:08un DAX
24:08qui progresse
24:09de 0,25%
24:10à 25.340 points.
24:11Un coup d'œil rapide
24:13sur les valeurs
24:13qui faisaient l'actualité
24:14et qui font l'actualité
24:16de la séance aujourd'hui.
24:17LVMH
24:18qui finalement
24:18est orienté
24:19dans le rouge
24:19à l'heure
24:20où on se parle,
24:21au moins 1,13%.
24:22Donc à la suite
24:23de la publication
24:24de ses résultats
24:26qui montrent notamment
24:26un ralentissement
24:27de son activité
24:28mode et maroquinerie
24:29plombée par les ventes
24:31en Chine notamment.
24:32Publicis
24:32qui publie
24:33des attentes,
24:35enfin un résultat
24:36conforme,
24:37un chiffre d'affaires
24:37pardon,
24:38conforme aux attentes
24:38au troisième trimestre
24:39voit pour le coup
24:40son cours progressait
24:42de 0,95%
24:43et on voit que
24:44Eramet
24:45dont l'État devient
24:46l'actionnaire majoritaire
24:47progresse de 3,17%.
24:48Merci d'avoir été avec nous
24:50dans un instant.
24:50C'est les experts
24:51avec leur closier
24:52et quant à moi
24:52on se retrouve demain
24:54sur BFM Business
24:55dans Good Morning Market.
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