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Plus de six mois après sa défaite aux élections municipales, Christian Estrosi revient sur sa période à la tête de la mairie de Nice et les raisons de sa défaite. Reconnaissant l'émotion suscitée par la perte de la confiance des Niçois après 18 ans de mandats, il exprime sa surprise face au résultat, particulièrement préoccupé par l'arrivée de l'extrême droite aux commandes de la ville.

Estrosi analyse une campagne électorale selon lui dépourvue de véritables débats sur l'avenir de Nice, pointant un manque d'arbitrage politique. Il évoque des comparaisons sportives pour illustrer son incompréhension face à la défaite, tout en réaffirmant sa fidélité à la vérité et son refus des fausses promesses.

Il aborde également la question des finances de la ville, s'interrogeant sur les délais de publication de l'audit commandé par la nouvelle municipalité et exprimant un scepticisme quant à l'évolution de la dette.

#ChristianEstrosi #Nice #PolitiqueFrançaise

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Transcription
00:03Et merci d'être là en ce mardi. Aujourd'hui nous sommes le 13 octobre, 7 mois après sa défaite
00:09aux élections municipales de mars 2026 face à Éric Ciotti.
00:12Christian Estrosi, l'ancien maire de Nice, vice-président de la région sud, membre d'Horizon, le parti d'Edouard
00:18Philippe, candidat à la présidentielle.
00:21Christian Estrosi est notre invité exceptionnel sur ICI Azur avec nous en studio jusqu'à 8h et répondons à vos
00:26questions Mélodie Vialet.
00:27Bonjour Christian Estrosi et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:30Alors vous êtes resté 18 ans à la tête de la mairie, c'est presque deux décennies, trois mandats.
00:36Moi j'étais présente le soir de votre défaite et vous étiez extrêmement émue, triste, en colère.
00:42Est-ce que 7 mois après vous avez digéré cette défaite ?
00:45Je ne crois pas vous avoir montré de la colère.
00:47En tout cas beaucoup d'émotion, moi j'ai vu même des larmes.
00:50Oui, de l'émotion parce que lorsque pendant 18 ans vous avez eu l'honneur que les Niçois vous accordent
01:00leur confiance pour transformer notre ville,
01:04et il faut voir d'où nous venons, nous étions la cinquième ville de France,
01:07mais regardez comme une petite ville de province là où nous sommes aujourd'hui regardés comme une grande capitale internationale.
01:13Mais c'était une surprise cette défaite.
01:15Donc voilà, j'ai su ce soir-là dire très bien, c'est un choix.
01:22J'étais triste surtout de voir l'extrême droite, l'URN et ses alliés s'emparer de la ville.
01:29Nous sommes la seule grande ville de France qui est dirigée aujourd'hui par l'extrême droite.
01:34Mais j'ai dit que je ne me mêlerai plus de la vie politique municipale.
01:39On en parlera ça après justement de la politique locale.
01:43Mais est-ce que vous comprenez aujourd'hui avec un peu de recul pourquoi les Niçois n'ont pas souhaité
01:48vous réélire ?
01:49Non, et oui à la fois.
01:52Tout simplement parce que nous nous sommes retrouvés, je vais vous dire, dans une campagne électorale où il n'y
01:58a pas eu d'arbitrage.
02:00Une campagne électorale qui n'a pas eu lieu.
02:02Où il n'y a pas eu de débat, contrairement à des débats très artificiels sur des soi-disant affaires,
02:12sur des soi-disant...
02:14Mais où la place...
02:15Il y en a eu quand même des débats dans certains médias.
02:17Non, il n'y a pas eu de débat sur l'avenir de la santé, sur l'avenir de l
02:21'éducation, sur l'avenir de la transition écologique pour notre ville,
02:28sur l'organisation de la sécurité et la place que l'intelligence artificielle pour garantir à chaque Niçois.
02:35C'était une campagne délétère alors pour vous ?
02:37Donc, simplement, vous savez, c'est un grand patron de club de foot international dont je ne citerai pas le
02:44nom et qui est proche de moi et qui habite à Nice.
02:47Il m'a dit que je ne pouvais pas croire le 23 mars au matin après tout ce qui s
02:50'est passé pendant 18 ans de transformation de la ville, que ce soit le résultat.
02:55Puis après, j'ai réfléchi.
02:56Donc, si je comprends bien, monsieur Estrodi...
02:58Je voudrais terminer là-dessus parce que, vous savez, regardez France-Paraguay lors de la Coupe du Monde.
03:03On a failli perdre face au Paraguay.
03:05Il y avait de l'anti-jeu en face.
03:08Donc, j'en reste là.
03:09J'ai dit que je ne commenterais plus tout cela.
03:10Donc, c'est que, finalement, c'est de la faute d'Éric Petit.
03:13Je suis venu ce matin.
03:16Mais quand on perd, monsieur Estrodi, on fait son réacouple.
03:18Pour la dernière fois, vous m'avez invité, et c'était la règle du jeu, pour parler des 18 ans.
03:25Regardez, on a déjà passé peut-être 10% du temps à passer juste d'un instant, c'est-à
03:30-dire le temps du 22 mars.
03:31Mais est-ce qu'avec le recul, vous feriez les choses différemment aujourd'hui, monsieur Estrodi ?
03:35Si je voulais absolument, avec des règles du jeu différentes, gagner la ville, ce n'était pas compliqué.
03:41Il fallait faire de fausses promesses.
03:44Je n'ai jamais été capable de ça parce que je suis un homme de vérité et pas de mensonge.
03:49Nous voyons bien, aujourd'hui, et c'est le seul commentaire que je ferai, que tout ce qui a été
03:54dit, on fait une zone franche.
03:57Monégasque dans la plaie du Var, on va raser gratis ici, on va remettre en cause les grands projets d
04:06'Estrozi pour, au fond, les reprendre après à son propre compte.
04:11On voyait bien que tout ça a été une série...
04:14Il y a quand même des choses qui ont changé, par exemple la taxe foncière qui a baissé, et puis
04:18on parle aussi beaucoup du niveau de la dette de la ville.
04:21D'ailleurs, la nouvelle municipalité a commandé un audit sur les finances de la ville et de la Mépropole.
04:26Il sera bientôt rendu public, ça sera le 9 novembre, c'est ce qu'on nous a dit hier en
04:30conseil municipal.
04:33Qu'est-ce que vous vous attendez de cette audite ? Est-ce que vous êtes sûr que tout sera
04:38OK de votre côté ?
04:39Ce qui est sûr, c'est qu'il y a beaucoup plus de dettes à Nice aujourd'hui que lorsque
04:43je l'ai laissé.
04:44Alors, ce n'est pas ce que dit la nouvelle municipalité.
04:46Ça, on verra ce que confirme l'audite ou pas.
04:49Madame, la nouvelle municipalité, c'est la seule chose que je dirais, s'il vous plaît, passons à autre chose,
04:56parce que je ne suis pas là, puisque je ne suis plus en campagne et je ne suis pas candidat
05:02à un futur mandat municipal.
05:05Je suis venu simplement parce que depuis six mois, vous me demandez de venir pour parler de mes 18 ans
05:12et vous voulez me parler de l'actualité d'aujourd'hui.
05:14On jugera au mois de juin dernier à la municipalité.
05:18Mais ça fait partie de votre bilan aussi, M. Estrosi.
05:20La municipalité, mais justement, ça m'intéresse, a dit, nous faisons faire un audit par un grand institut d'audite,
05:27international, que nous rendrons public le mois de juillet.
05:31On est bientôt au mois de novembre.
05:33Cet audit n'a toujours pas été rendu public.
05:35Ça m'intéresserait beaucoup.
05:36Parce qu'il a été étendu à l'état du patrimoine, des bâtiments, des infrastructures et de la voirie et
05:41aussi de la métropole.
05:42Ça m'intéresse.
05:43Non, mais pourquoi il n'a pas été rendu public ?
05:45Moi, je veux le document sur l'audite des finances, puisque c'est bien de cela dont il s'agit,
05:51qui devait être rendu au mois de juillet.
05:53Pourquoi il n'a pas été rendu public ?
05:54Visuellement, on nous dit que c'est parce qu'il a été étendu à plus de jours.
05:56Non, mais ça, c'est un prétexte.
05:58Il y a un document qui parle de l'audite des finances, qui doit être enfermé à double tour quelque
06:03part,
06:04et qu'on n'a pas sorti au mois de juillet.
06:05Et c'est cet audit-là qui m'intéresse, pour qu'on arrête de dire n'importe quoi.
06:09On a fini avec 27 millions d'euros d'excédent au 31 décembre dernier,
06:15et avec cette année de capacité de remboursement de la dette de la ville de Nice,
06:19c'est-à-dire la mieux placée des grandes villes de France.
06:21Vous l'attendez plutôt avec impatience, cette audite ?
06:23Je l'attends avec impatience et avec confiance.
06:26Pour parler des choses positives, qu'est-ce qui vous a rendu le plus fier pendant ces 18 ans de
06:32mandat ?
06:32D'abord, c'est d'avoir partagé avec mes concitoyens,
06:37dans cette ville qui m'a vu naître, la transformation de ma ville.
06:41Encore une fois, celle-ci était une petite ville de province.
06:45Il y avait 21 000 étudiants, je la laisse avec 53 000 étudiants, une trentaine de grandes écoles qui sont
06:50là.
06:51Nous avons apporté du pouvoir d'achat dans tous les domaines, repris en régie les cantines scolaires,
06:57les transports, l'eau, l'assainissement, pour pouvoir offrir des services publics de meilleure qualité,
07:03le Seigneur Plus, les mutuelles, pour permettre aux gens les plus modestes d'être les mieux remboursés,
07:10et livrer surtout un grand stade qui, aujourd'hui, nous permet d'organiser de grands événements,
07:15une ligne 2 du tramway qui va du port à l'aéroport, et de grandes infrastructures.
07:19Et on va continuer de parler de ce bilan.
07:21Oui, mais c'est quand même important de rappeler que l'hôpital, par exemple, la santé publique, est quelque chose...
07:28Vous savez ce que c'était 2008 ? C'était Saint-Roch.
07:30C'était Saint-Roch.
07:31On va en parler dans un instant, M. le maire.
07:33J'ai livré il y a 10 mois.
07:33On doit absolument passer au flash national.
07:37Eh bien alors sinon, on en parle dans un instant.
07:38Dans un instant.

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