Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Oui, les affaires, 13 procédures vous visent de près ou de loin, vous êtes visé personnellement dans cette affaire,
00:05alors il n'y a pas de mise en examen, est-ce que c'est à cause de ces affaires
00:08que vous avez perdu la mairie de Nice ?
00:10Vous savez, nous sommes rentrés dans un sport national qui est ce qui s'appelle le signalement article 40,
00:17souvent lancé par des lanceurs d'alerte anonyme, quelquefois par vos opposants politiques,
00:22Oui, Jean-Christophe Picard par exemple.
00:24Ce qui est mon cas, Picard, Ciotti, voilà, quand même, je me pose une question,
00:32pendant 30 ans de vie politique, de vie publique, 3 ministères, 20 ans de parlement,
00:3918 ans à la tête de notre ville, la création de notre métropole,
00:43c'est d'un coup, dans les mois qui précèdent la dernière élection municipale,
00:49qu'on fait des signalements qui donnent lieu à des ouvertures d'enquêtes préliminaires.
00:54C'est un complot, lancé par Alex Ciotti ?
00:55Moi, je ne sais pas, je sais qu'il y a une énorme machine qui génère pour lui des articles
01:01à répétition
01:02depuis plus longtemps que moi sur un certain nombre d'affaires, entre guillemets, qui le concerneraient.
01:07Après, cette affaire, c'est quand même pas tous les maires qui sont visés par autant d'affaires.
01:12Vous remarquerez que c'est par un homme d'extrême droite.
01:17Pourquoi, au bout de 18 ans, d'un coup, j'aurais été honnête pendant 30 ans de vie publique ?
01:22Et je le dis à ce micro, je n'ai jamais de tous mes mandats, de toutes mes responsabilités publiques
01:33mis à profit ma situation pour pouvoir me servir de l'argent public des Niçois.
01:41J'ai tout sacrifié, ma famille, ma vie, pour ma ville, pour la vie publique de ce pays.
01:47C'est bien pour ça qu'aujourd'hui, j'envisage un avenir autrement,
01:50parce que je vois à quel point il est plus facile de salir pour essayer de s'emparer d'un
01:56mandat
01:58et de détruire l'image et de faire du mal à son environnement et à son entourage.
02:03La justice me donnera raison, je suis innocent sur tout.
02:08Mais en même temps, il y a des affaires instruites sur les affaires de ceux qui ont généré l'ouverture
02:14d'enquêtes préliminaires,
02:15qui ne sont que des enquêtes préliminaires, comme le procureur le répète sans cesse.
02:19Vous savez, ouvrir une enquête préliminaire, c'est juste regarder si c'est justifié de faire un signalement ou pas.
02:25Et jusqu'à présent, vous pourrez en attester, ces enquêtes préliminaires n'ont donné suite à rien.
02:33C'est la justice, de toute manière, qui dira si vous êtes...
02:36À rien. C'est-à-dire que je suis devant vous quelqu'un...
02:39Mais il y a des procédures encore en cours.
02:41Des instructions en cours.
02:42Des instructions.
02:43Et donc, c'est la justice qui tranchera.
02:46On va donc maintenant...
02:47Pour moi et pour les autres, elle tranchera.
02:49Pour vous et pour les autres.
02:50Elle tranchera pour les autres aussi.
02:52Christian Estrosi, on va parler de votre avenir désormais.
02:55Et je ne sais pas si elle ne sera pas plus féroce pour les autres que pour moi.
02:59Vous voulez dire ? Vous parlez d'Éric Ciotti ?
03:00Quand j'ai dit ça, j'ai tout dit et je n'ai rien dit.
03:03Voilà.
03:04Vous commencez à en parler, à aller au bout de ce que vous pensez.
03:09Madame, c'est vous qui régulièrement énoncez tout ce qui peut toucher tout le monde.
03:14Donc, vous savez parfaitement de quoi je parle.
03:18Christian Estrosi, vous n'êtes plus vice-président d'Horizon, le parti d'Edouard Philippe.
03:23Je suis président du Conseil national.
03:24Voilà. C'est un titre consultatif, me dit-on.
03:28J'ai appelé le parti hier.
03:29Ça veut dire que...
03:31C'est quoi votre rôle aujourd'hui au sein du parti ?
03:33Vous allez vous investir dans la campagne présidentielle d'Edouard Philippe ?
03:35Naturellement, je vais m'investir de toutes mes forces aux côtés d'Edouard Philippe.
03:40Pour moi, le pire pour mon pays serait de voir l'extrême droite ou l'extrême gauche qui puissent s
03:48'en emparer.
03:49Je suis comme Edouard Philippe, un gaulliste social, libéral, un homme de droite qui sait rassembler aussi les forces du
03:59centre.
04:01Si Edouard Philippe est élu, vous aurez une place nationale. Est-ce que des choses ont été promis aujourd'hui
04:06?
04:06Non, je ne le revendique pas. Je vais vous dire pourquoi.
04:09Parce que, comme je vous l'ai dit, je trouve qu'aujourd'hui, judiciarisation de la vie politique, c'est
04:16trop cher à payer.
04:18Pas tellement pour soi.
04:20Vous ne voulez plus être homme politique ?
04:21Mais pour ses proches. Aujourd'hui, c'est bien de changer de vie aussi.
04:27D'abord, je veux rester un niçois parmi les niçois. Je vis dans ma ville.
04:31Pourtant, on a quand même le sentiment, Christian Estrosi, qu'on vous voit de plus en plus à Paris et
04:36que vous êtes moins à Nice.
04:38Est-ce que c'est difficile pour vous ?
04:39Dites-moi où vous m'avez croisé dans les rues de Paris.
04:41On vous voit beaucoup sur les réseaux sociaux. Vous êtes à Paris assez régulièrement.
04:46Est-ce qu'aujourd'hui, c'est difficile pour vous d'être à Nice ?
04:49Non, ce n'est pas difficile du tout. Parce que tout le monde m'embrasse dans la rue, m'ouvre
04:53ses bras.
04:55Alors, quand on aime autant sa ville, pourquoi on n'est plus conseiller municipal d'opposition ?
04:59Lorsque je vais chercher et faire mes démarches postales, place du commandant Jérôme,
05:04et que je rentre dans mon petit bureau de poste régulièrement, je vois les gens qui se tournent vers moi,
05:09qui sont extrêmement chaleureux et cordiaux.
05:12Donc, vous êtes toujours un niçois ?
05:13Je suis un niçois parmi les niçois.
05:16Avec ma famille, avec mes enfants, avec mes petits-enfants.
05:20Et j'ai bien l'intention, je suis né à Nice, et j'ai bien l'intention, jusqu'au bout
05:26du bout,
05:27d'être un niçois parce que je suis passionné par ma vie.
05:28Et pourquoi ne pas être resté, par exemple, conseiller municipal d'opposition ?
05:32Quand on aime sa ville plus que tout.
05:34Pourquoi on perd du temps alors que je vous ai dit, dès l'ouverture de votre interview ce matin,
05:39que je ne voulais plus me mêler de la petite vie politique niçoise ?
05:44Aujourd'hui, j'ai une expérience à mettre au service de l'industrie, à mettre au service de l'économie.
05:51Je suis un libéral, je suis pour une souveraineté nationale que j'ai défendue lorsque j'étais ministre de l
05:59'industrie
05:59au moment de la crise des subprimes où j'aurais sauvé des dizaines de milliers d'emplois dans notre pays
06:04et dans nos usines
06:05pour que nous retrouvions cette part de souveraineté, parce que la puissance d'un pays,
06:10elle se fait d'abord par l'innovation, par la production, par la capacité à créer des emplois extrêmement qualifiés
06:18dans ce qui vous permet d'apporter du produit intérieur brut.
06:22Donc votre avenir, c'est peut-être donner des conférences, donner des conseils, c'est ça aujourd'hui ?
06:26Les déficits de votre pays et de redonner du pouvoir d'achat, des emplois qualifiés à la jeunesse de notre
06:32pays
06:32qui en a besoin. Je ne me suis pas battu pour passer d'une université et de grandes écoles à
06:37Nice
06:38qui avaient 23 000 étudiants en 2008 et qui en ont 55 000 aujourd'hui
06:43pour leur donner une place d'investissement à chacun, pour ne pas me battre sous une autre forme.
06:50D'abord accompagner, guider un homme politique que j'espère voir demain présider notre nation.
06:56Donc là vous allez vous investir activement dans sa campagne, la campagne d'Edouard Philippe.
06:59Je m'investirai et en même temps, je suis en train de me tourner et j'aurai l'occasion de
07:05vous en parler peut-être
07:07dans quelques mois de cela, de bâtir de très bons projets dans le domaine économique,
07:11dans le domaine industriel, dans le domaine de la tech, dans le domaine de l'intelligence artificielle,
07:18dans le domaine de la robotique.
07:20Non, sur la scène internationale, où je pense que l'expérience de tout ce que j'ai acquis dans ma
07:26vie publique
07:26pour être aussi utile à montrer qu'après avoir eu une carrière sportive,
07:31après avoir eu un parcours politique qui m'a beaucoup apporté...
07:35Vous tirez un trait sur la politique.
07:37Et j'ai beaucoup appris aussi de mes concitoyens qui m'ont beaucoup enseigné de choses.
07:41Christian Estrosi, vous tirez un trait sur la politique aujourd'hui ?
07:43Aujourd'hui, je suis dans une phase où j'ai fait mon vide grenier en montant au sommet du Kilimanjaro
07:50cet été.
07:51On a suivi vos aventures.
07:53En relevant quelques défis, en allant observer ce qui se passe avec le réchauffement climatique aux quatre coins de la
07:59Terre
08:00et qui me préoccupe énormément après avoir organisé le sommet des Nations Unies l'année dernière à Nice,
08:06du monde entier, sur les conséquences du relèvement et du réchauffement de la mer, des océans, de la fonte des
08:13glaciers.
08:14Et bien, ce sont autant de sujets où je suis en train de regarder comment apporter mon expérience dans ces
08:22domaines,
08:22que ce soit par le plan scientifique, par le plan industriel,
08:26avec des gens qui m'entourent et qui m'ont souvent entouré dans leurs conseils,
08:30géographe, météorologue, spécialiste en astrophysique...
08:33On a bien compris que vous voulez mettre à profit votre expérience et vos connaissances dans de nombreux sujets.
08:38La politique à Nice, c'est fini ? Est-ce que la politique régionale, c'est fini ?
08:43Vous êtes vice ?
08:44Je n'ai pas fini, j'ai été réélu hier président délégué de notre région
08:48et je salue l'élection de François de Canson que j'ai soutenue.
08:51J'étais là surtout pour préserver, après Renaud Muselier,
08:55l'unité de ce groupe que j'ai formé lorsque j'ai conquis la région en 2015.
09:00Oui, d'ailleurs, vous avez fait deux semaines, un peu plus de deux semaines d'intérim.
09:03Et j'ai présidé par intérim la région.
09:05Et ce que je vais essayer d'apporter, surtout, puisque je serai président délégué,
09:10d'une part aux affaires internationales, mais aussi suivre de près les affaires des Alpes-Maritimes.
09:15C'est plus particulièrement l'avenir de nos lycées,
09:19où nous avons investi pour près de 2,5 milliards d'euros pour ceci.
09:23Je vois l'inquiétude des lycéens, je vois l'inquiétude de leurs parents.
09:27Je suis moi-même parent et je suis inquiet.
09:30Vous savez, lorsque je vois l'articulation de Parcoursup aujourd'hui,
09:36je comprends, d'un côté qu'il y ait et des parents, et des lycéens, et des étudiants
09:43qui sont inquiets de voir que leur destin est décidé par un algorithme,
09:47là où vous avez des familles qui n'ont, parce qu'elles sont modestes,
09:50même pas les moyens d'avoir un ordinateur à la maison pour accompagner leurs enfants
09:54à préparer leur avenir dans leurs études.
09:56Donc elles légitiment leur colère, selon vous ?
09:59Je légitime la colère de ceux qui le font correctement
10:02et qui font valoir leurs revendications correctement.
10:05Et je dédonce par contre, ceux qui instrumentalisent politiquement
10:09sont des casseurs et pour lesquels il faut qu'il y ait des réponses appropriées
10:15de la part de la justice avec la plus grande fermeté.
10:18Christian Estrosi, avant la fin de cette interview,
10:20on a un autre sujet d'actu, vous venez de nous parler des lycéens,
10:23on a un autre sujet d'actu ce matin dans la matinale d'ici Azur,
10:26on a entendu Éric Ciotti, le maire de Nice,
10:30annoncer que le Mamac allait rouvrir d'ici la fin de l'année.
10:34Ce musée, il a été fermé depuis trois ans pour des travaux extrêmement importants.
10:40Il dit que rien n'a été fait pour l'instant et qu'il faut rouvrir le musée.
10:43Vous, vous en pensez quoi ?
10:45D'abord, j'ai lu quelque part qu'il avait inventé l'idée que je voulais démolir le Mamac.
10:52Il faut m'expliquer comment on peut démolir le Mamac
10:55après avoir fait, sous ses fondations, dans ses fondations,
10:59un parking tout neuf qui est le premier pilier de ses fondations
11:02et le deuxième, la grande bibliothèque Louis-Nusserat
11:05qui est sans doute la plus grande réalisation culturelle de mon dernier mandat.
11:10Faire tomber le Mamac là-dessus...
11:11Donc ce n'était pas votre projet ?
11:12C'est un mensonge ?
11:13C'était une grande ambition que nous avions.
11:16Les marchés publics étaient lancés pour pouvoir réaliser...
11:19Vous savez, le centre Pompidou à Paris, ça aura pris huit ans pour pouvoir le refaire.
11:24Le maire actuel dit que rien n'a été fait.
11:26Il y a des tonnes d'amiantes.
11:28C'est Hélène Guénin, grande conservatrice, qui a justement été appelée au centre Pompidou à Marseille,
11:35qui m'a alerté, qui m'a dit
11:36« Monsieur le maire, nous avons des Nikitsa, d'Ermand, des Césars qui sont en train de se dégrader
11:42et de se détériorer.
11:44Il faut vite les mettre à l'abri quelque part
11:46et avoir un grand projet ambitieux.
11:48Je voulais faire du Mamac, le Mucem de Nice.
11:51Et nous avions un projet avec une extension de 600 mètres carrés
11:56que nous avions regagné un peu sur le parking, un peu sur la grande bibliothèque,
12:01justement pour nourrir cette ambition.
12:02On me dit que dans quelques mois, dans un musée amianté,
12:06dans un musée qui prend l'humilité,
12:09dans un musée où on ne sera pas capable, d'après ce que j'ai vu, d'ouvrir...
12:12Donc on met en danger les niçois si on ouvre le Mamac, selon vous, Christian Estreza ?
12:15Mais je crois que les conservateurs du ministère de la Culture
12:19n'accepteront jamais que dans quelques mois,
12:22on mette dans ce musée de tous les dangers pour des œuvres
12:25et qui ont des valeurs inestimables de l'école de Nice,
12:28qu'on puisse les remettre à l'intérieur.
12:29Et en tout cas, vous alertez ce matin sur ICI Azure.
12:32Voilà, on arrive à la fin de cette interview, M. Estrosi.
12:35Est-ce que je vous dis au revoir ou est-ce que je vous dis adieu ?
12:38Vous ne me dites pas au revoir en tant que niçois.
12:42Je serai parmi eux, je les croise,
12:45je prends mon café aux courses à Lille, à la Libé,
12:48avec ma famille, avec mes amis, avec mes proches.
12:52Je suis heureux de pouvoir vivre ma ville,
12:56et au fond, de savourer cette ville qui a été transformée,
13:01requalifiée, en espérant, vous savez, je souhaite le meilleur pour son avenir,
13:06je ne souhaite surtout pas son échec.
13:08Donc si mon successeur poursuit sur une trajectoire,
13:14mais lorsque je vois qu'on supprime tous les grands événements
13:17qui nourrissaient notre économie,
13:19vous savez, 2008, je vous donne juste un chiffre.
13:22Nous avons 5 800 chambres d'hôtels qui remplissent à 50%.
13:28En tout cas, on sent que vous avez du mal à nous dire au revoir aussi ce matin.
13:322000, 2000, 2026, nous avons 13 500 chambres qui remplissent toute l'année à 75%.
13:40Et tout ça, c'est une grande politique événementielle dans le domaine sportif,
13:44dans le domaine culturel, dans le domaine économique,
13:46de grands sommets internationaux, comme l'UNOC l'année dernière,
13:49que nous avons fait venir.
13:51J'espère simplement que quelque part, il y aura une prise de conscience.
13:56S'il y a un sujet sur lequel j'en veux vraiment,
13:59mais vraiment, vraiment à mon successeur,
14:02c'est d'avoir, alors que j'avais gagné le pôle glace des Jeux Olympiques de 2030,
14:07que Nice allait avoir les anneaux olympiques
14:08pour toute l'histoire de son avenir,
14:12pour tout jamais, avec 1,5 milliard d'euros de retombées économiques
14:16pour nos entreprises,
14:18comme pour la fréquentation de la ville,
14:21et qu'il ait décidé d'en faire cadeau aux Lyonnais.
14:25Et ça, vous l'avez en travers de la gorge encore ce matin.
14:28Il a ouvert grand les bras à ce que nous avons refusé à Nice.
14:31Et ça, vous l'avez en travers de la gorge, on l'entend encore ce matin.
14:34J'en suis triste, tout simplement.
14:35Je vous dis au revoir alors ? Je ne vous dis pas adieu ?
14:37On sent que vous avez encore beaucoup de choses à dire.
14:39Et puis, on aura peut-être l'occasion de parler ici de l'avenir de la planète.
14:47J'ai écouté Richard Schemla chez vous ce matin,
14:50avec lequel nous avons fait cette aire marine protégée en face de Nice.
14:54Et tout ça, ce sont des sujets peut-être sur lesquels vous aurez à m'interroger
14:58au plan social, au plan économique, au plan scientifique,
15:01mais pas sur la politique municipale niçoise.
15:05Je dis à mon successeur, ne perds pas trop de temps
15:08à toujours ressasser ce qui te contrarie en ce qui me concerne sur le passé,
15:14mais apporte-nous enfin une vision d'avenir dont je n'ai pas encore entendu parler
15:19depuis le mois de mars dernier.
15:21Je vous remercie, au revoir.

Recommandations