- il y a 7 heures
Mercredi 14 octobre 2026, retrouvez Claire Fourmentin (Fondatrice, Younify), Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;), Jérôme Ripoll (Directeur général, Ises) et Emmanuelle Rémond (Présidente, Unafam) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l
00:12'avenir de la santé.
00:14Aujourd'hui, on s'intéresse aux proches aidants. Ils sont plusieurs millions en France et beaucoup doivent aussi concilier cette
00:21responsabilité avec leur travail,
00:23une réalité encore largement invisible dans les entreprises. Alors, comment devient-on aidant ? Pourquoi est-il parfois si difficile
00:30de parler de sa situation au travail ?
00:33Et comment les entreprises peuvent-elles mieux accompagner leurs salariés tout en préservant leur santé et leur activité ?
00:39On en parle avec nos deux invités, Emmanuelle Raymond, présidente de l'UNAFEM, une association reconnue d'utilité publique qui
00:47accompagne les familles de personnes vivantes avec des maladies psychiques.
00:51Et Jérôme Ripolle est également sur ce plateau, directeur général d'Infoservices, employeurs et salariés, ancien DRH et auteur d
01:00'un livre blanc consacré à la santé mentale au travail des salariés aidants et en situation de handicap.
01:06Hervé Bonneau s'est penché sur la place que notre société réserve aux aidants et sur le décalage entre les
01:13discours et la réalité.
01:14Enfin, notre pépite santé, c'est Unify, une application qui permet de donner des nouvelles, de coordonner les visites et
01:21de mobiliser familles, amies ou collègues autour d'une personne malade.
01:30Bonjour à tous les trois, bienvenue dans Santé Futur.
01:32Bonjour.
01:33Emmanuelle Raymond, je commence avec vous.
01:35L'UNAFEM accompagne donc les familles de personnes vivantes avec des troubles psychiques, des maladies qui apparaissent souvent à l
01:41'adolescence ou chez de jeunes adultes.
01:43Et pour les parents, il n'est pas toujours facile de comprendre ce qui est en train de se passer.
01:47Comment devient-on aidant d'un proche atteint d'une maladie psychique ?
01:52Eh bien, on devient aidant pas tout de suite, parce qu'on ne comprend pas forcément qu'on est aidant.
01:58Vous voyez, on se donne du mal, beaucoup de mal.
02:02On est très choqué parce que ces maladies sont mystérieuses.
02:06Vous voyez votre jeune, le plus souvent c'est un jeune, un adolescent, un jeune adulte qui ne fonctionne plus,
02:12qui n'arrive plus à se lever, qui n'arrive plus à avoir des amis ou qui tient des propos
02:16un peu incohérents ou un peu excités
02:21ou qui a des tas de projets grandioses ou qui coupe toute activité au contraire et qui se retrouve dans
02:28sa chambre sur l'ordinateur.
02:29Donc on ne comprend pas ce qui se passe et donc on ne comprend pas que c'est une maladie
02:32au début.
02:34Parce que ce ne sont pas des symptômes faciles à identifier ?
02:36Exactement. On peut vous dire souvent que c'est une crise d'adolescence, ne t'inquiète pas, ça va passer.
02:40Puis au bout d'un moment, le père, la mère, le frère, la sœur comprend que c'est plus qu
02:45'une crise d'adolescence.
02:46Et là, on a besoin d'aller aux soins.
02:49C'est-à-dire d'avoir des soins qui sont prodigués par une médecine qui a une spécialité bien connue
02:54qui s'appelle la psychiatrie.
02:57Jérôme Ripolle, vous avez vous-même été aidant aujourd'hui avec votre papa, mais d'abord auprès de votre belle
03:04-mère, atteinte de la maladie de Charcot.
03:07Vous étiez alors DRH chez Merck. Comment est-ce que vous avez vécu cette période ?
03:12C'est une période compliquée à vivre parce qu'en fait, le Charcot, il y a différentes formes.
03:17Il y a ce qu'on appelle la forme spinale ou la forme bubère.
03:20Donc, l'évolution peut aller plus rapidement ou moins rapidement.
03:24Et en fait, il n'y a pas de ressources pour ces profils-là.
03:28J'ai eu à bénéficier de relais et de réseaux qui m'ont permis que la prise en charge de
03:33ma belle-mère se fasse dans les meilleures conditions.
03:36Mais c'est pour ça qu'à l'époque, on a créé cette association qui était l'Association France Dépendance.
03:40Parce qu'on s'est aperçu que rien n'était fait pour faciliter le parcours des aidants.
03:45Oui. Et qu'est-ce que cette expérience vous a appris finalement de la difficulté de concilier responsabilité professionnelle et
03:53aidants ?
03:53Ce que ça m'a appris, c'est qu'à l'époque, les entreprises n'étaient pas aussi prégnantes, aussi
04:03prévenantes qu'elles peuvent l'être aujourd'hui sur l'aidance.
04:06Donc, ce qui était vrai il y a 13 ans, l'est un peu moins aujourd'hui, je l'espère
04:12moins demain.
04:13Donc, au niveau professionnel, c'est tout simplement le dénuement, le désarroi.
04:19On est seul face à ces problématiques-là et on ne sait pas l'évoquer, on ne sait pas en
04:25parler.
04:26Parce qu'en fait, il n'y a pas de référent pour pouvoir l'évoquer, on n'a pas de
04:29guide.
04:31Emmanuel Grémont, vous l'évoquiez en préparant cette émission, le poids du regard des autres.
04:36Est-ce que cette culpabilité contribue à isoler les familles ?
04:39Tout à fait, parce que la maladie psychique, c'est encore aujourd'hui, hélas, même si la parole est en
04:44train de se libérer, une maladie considérée comme honteuse.
04:48Donc, si vous ne pouvez pas dire à la cafétéria, à une pause, que votre fille est enfermée dans sa
04:54chambre,
04:55ou votre fils est partie dans la rue pour parler à des personnes qu'il rencontre au hasard,
05:00car on va se dire, soit tu la couvres trop, donc secoula un peu et puis elle ira mieux,
05:07soit, mais qu'est-ce qu'il a de son fils pour avoir ce comportement si étrange ?
05:11Donc, on vous culpabilise, on vous juge et on stigmatise.
05:15Et la personne elle-même, bien sûr, car ses symptômes, quand ils ne sont pas pris en charge,
05:19dès qu'ils sont pris en charge, la médecine en psychiatrie, elle est quand même très efficace,
05:23mais quand ils ne sont pas pris en charge, ses symptômes sont perturbants,
05:27et puis aussi, vous êtes stigmatisés.
05:30On vous dit, mais tu dois être au moins dans une famille, si ce n'est toxique, du moins dysfonctionnelle,
05:35pour que ton enfant, ton frère, ta sœur, ou ton père, ta mère, soient comme ça.
05:40Donc, la plupart des parents avec qui vous êtes en contact vous disent qu'ils n'osent pas en parler
05:43à leur employeur.
05:44Exactement, donc on apprend à se taire, et l'UNAFAM est là, c'est un tiers-lieu.
05:50On a quand même 330 lieux d'accueil partout en France,
05:54et donc c'est un tiers-lieu dans lequel on peut aller,
05:57on retrouve des personnes qui sont dans la même situation,
06:00qui sont confrontées à un problème de santé mentale,
06:05et là, on peut parler sans peur du jugement, sans avoir peur du regard des autres.
06:10Et vous avez une ligne d'écoute aussi ?
06:11Nous avons une ligne d'écoute, 5 jours sur 7,
06:14qui est tenue par des psychologues cliniciens, anonymes, gratuites,
06:17puisque nous vivons uniquement de dons, nous n'avons aucun modèle économique.
06:22Nous avons cette ligne d'écoute qui permet immédiatement d'avoir une première écoute inconditionnelle,
06:28sans jugement, et qui comprend le désarroi, voire parfois la détresse de l'aidant.
06:34Jérôme Ripolle, c'est justement un des problèmes que vous identifiez dans votre livre blanc.
06:37Les salariés aidants restent souvent invisibles,
06:41ils hésitent à se faire connaître par peur d'être perçus comme moins disponibles ou moins performants.
06:45Comment une entreprise peut-elle accompagner ses salariés sans les obliger à dévoiler leur vie privée ?
06:52En communiquant, en créant un climat, en formant ses managers.
06:58J'en suis convaincu, d'ailleurs c'est ce qui ressort dans le livre blanc.
07:02Vous faites référence au livre blanc qu'on a communiqué la semaine dernière.
07:08On s'aperçoit que pour les entreprises c'est un sujet prégnant,
07:11vraiment un sujet hyper présent, la problématique de l'aidance.
07:15Par contre les entreprises interrogées reconnaissent qu'elles ne savent pas aujourd'hui comment adresser ce sujet.
07:21C'est 116 organisations françaises que vous avez interrogées.
07:25Oui, tout à fait.
07:25Votre enquête révèle un décalage.
07:28Les entreprises connaissent le sujet mais peinent encore à agir.
07:31C'est exactement.
07:31Dans les organisations interrogées, 36% disposent d'un accord aidant contre 72% d'un accord handicap.
07:37Pourquoi les entreprises sont-elles beaucoup moins avancées sur l'aidance ?
07:41Le handicap a bénéficié d'une législation qui s'appelle l'obligation d'emploi aux travailleurs handicapés, l'OTH.
07:48Donc une loi qui fait que l'entreprise est obligée de répondre à un quota de 6% de travailleurs
07:55en situation de handicap.
07:56Si elle n'y accède pas ou si elle n'y arrive pas, il y a une contribution qui va
08:00lui être prélevée, prélevée par les URSAF.
08:02Donc la question qu'il faut se poser aujourd'hui, est-ce qu'on est à chaque fois pour faire
08:06avancer des sujets sociaux et sociétaux ?
08:09Est-ce qu'on est obligé de passer par le législateur ?
08:11Je pense à l'égalité homme-femme, l'index égalité homme-femme qui aujourd'hui s'impose aux entreprises.
08:16Je pense à cette loi obligation d'emploi aux travailleurs handicapés.
08:19Donc est-ce que demain, pour faire avancer ce sujet, faudra-t-il mettre en place une proposition législative pour
08:28comment faire pour accompagner, reconnaître les aidants ?
08:30Je ne sais pas, mais aujourd'hui, effectivement, on peine.
08:33Mais c'est plutôt un problème de moyens ou de connaissances du sujet, de culture ?
08:38Alors, problème de moyens, non. Ça ne coûte pas cher d'accompagner un aidant.
08:42Aujourd'hui, accompagner un aidant, c'est lui donner des repères.
08:45Le problème, c'est aujourd'hui, c'est former, acculturer les managers, de façon à ce que, déjà, on développe
08:52de l'empathie au sein des entreprises.
08:54À partir du moment où on aura su, comme on le fait pour le handicap, on aura su dire aux
08:58salariés concernés,
09:02oser parler de votre situation, oser en faire part, on est là pour vous accompagner, il y a des solutions,
09:07déjà, on aura fait un grand pas.
09:09En fait, il faut casser ces tabous, il faut casser ces préjugés.
09:12Quand on est un salarié en situation d'aidance ou en situation de handicap, les constats sont les mêmes, on
09:17n'ose pas en parler, par peur, par préjugé pour sa carrière.
09:20Parce que, justement, c'est ce que révèle aussi l'enquête, plus d'une organisation sur deux n'a pas
09:24formé ses managers à l'accompagnement des salariés aidants.
09:27Pourtant, ce sont souvent eux qui voient apparaître les premières difficultés, fatigue, absence, retard, problème de concentration.
09:34Alors, comment est-ce qu'on les forme à repérer ces situations sans être intrusifs ?
09:38Il y a des signaux faibles. Je vous donne un exemple. On sait aujourd'hui que l'aidance, c'est
09:44entre 10 à 12 millions en fonction des éléments de journée d'arrêt de maladie par an.
09:49C'est l'une des premières causes d'absentéisme en France. Donc, vous avez ce qu'on appelle les arrêts
09:53de maladie dits itératifs, répétitifs, un jour par-ci, un jour par-là.
09:57À partir du moment où vous avez un salarié qui a cette problématique d'arrêt de maladie, il faut se
10:02poser la bonne question.
10:03Il y a deux solutions. Soit le salarié est un salarié en situation d'aidance, soit le salarié est un
10:08salarié en situation de handicap.
10:10Donc, aujourd'hui, ça serait bénéfique pour l'entreprise de pouvoir identifier ces salariés qui sont sur ces arrêts de
10:17maladie dits itératifs pour comprendre, pour pouvoir ouvrir le dialogue, discuter avec la personne.
10:24Déjà, c'est un premier pas. Vous voyez, ça ne coûte rien. Mais c'est déjà parce que je m
10:28'aperçois, j'accompagne beaucoup d'entreprises, je ne vais pas les citer parce que je n'ai pas le droit
10:31de les citer,
10:31mais de grands groupes du 440. Ils sont aujourd'hui, ils mettent en place des dispositifs pour pouvoir accompagner les
10:39aidants.
10:39Mais leur souci, c'est les repérer. Et pour les repérer, il faut qu'ils puissent s'exprimer.
10:45Emmanuel Raymond, pour les familles que vous accompagnez, les situations peuvent être très imprévisibles.
10:50Une crise, une hospitalisation, un rendez-vous médical en urgence. De quoi ces salariés, spécifiquement, ont-ils le plus besoin
10:57de la part de leur employeur ?
10:58Alors, les salariés aidants, personnes qui ont des maladies psychiques, ils ont besoin de flexibilité.
11:04C'est-à-dire que tout à coup, si le proche va moins bien, parce que la maladie psychique, il
11:09y a des hauts et il y a des bas.
11:11Comme nous tous, on a une santé mentale, il y a des jours où ça va mieux, des jours où
11:13ça va moins bien.
11:14La maladie psychique, la santé mentale, c'est un problème de santé mentale, mais plus grave.
11:19Et donc, il y a des jours où ça va bien, des jours où ça va moins bien.
11:21Donc, le salarié a besoin de flexibilité dans son travail, mais ce que je voudrais dire aussi, c'est que
11:27le salarié, il a besoin de son travail,
11:29pour des vidences, évidemment, pour des raisons financières, mais aussi pour avoir un lieu où il ne sera pas étiqueté
11:37comme aidant d'une personne qui a une maladie psychique, nécessairement.
11:41Donc, on est un petit peu sur une ligne de crête.
11:43Pour sa propre santé mentale, finalement.
11:45Parce que la stigmatisation, elle existe toujours.
11:47Vous ne dites pas que vous avez une fille qui a une schizophrénie.
11:51Ça, vous ne le direz pas.
11:52Vous ne le direz pas que votre fils est borderline.
11:56Vous ne le direz pas que votre père a une bipolarité.
12:01On ne le dit pas encore.
12:02Et d'ailleurs, pourquoi le dire ?
12:03C'est un secret médical qui appartient à la personne qui a reçu ce diagnostic.
12:08En revanche, qu'il y ait un climat de confiance et de confort qui permette à l'aidant d'aller
12:14voir son référent,
12:15RH ou son manager ou la personne avec laquelle il travaille, pour lui dire en toute confidentialité ce qui se
12:24passe et lui demander une flexibilité.
12:26Voilà ce dont ont besoin les salariés aidants de personnes qui ont des maladies psychiques.
12:31Et vous le disiez, vous proposez des groupes de parole, de formation, ligne d'écoute.
12:35Qu'est-ce que le fait de rencontrer d'autres familles qui vivent la même situation peut changer pour un
12:38aidant ?
12:39Alors, ça change beaucoup de choses.
12:40Comme je vous l'ai dit, il y a beaucoup de silence autour de ces maladies.
12:42Donc, vous avez l'impression que vous êtes seul à faire face à ce problème.
12:46Aller à l'UNAFAM, c'est permettre de découvrir que vous êtes, on est beaucoup, on est plus de 4
12:52,5 millions d'aidants de personnes qui ont des maladies psychiques.
12:54Nous sommes tous aidants familiaux à l'UNAFAM, nous tous qui sommes engagés.
12:59Et donc, vous avez un lieu où vous reconnaissez des histoires similaires.
13:03Et ensemble, on apprend à construire d'abord des solutions face à notre proche.
13:09On apprend aussi à déposer le fardeau.
13:11Et puis, on suit des formations qui ont été construites avec des professionnels de santé mentale
13:15qui sont dispensées soit par e-learning, soit en session.
13:19On est accompagnés par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, pour dispenser ces formations.
13:24Donc, elles sont gratuites.
13:25Tout le monde peut y aller.
13:26Il suffit de se connecter sur unafam.org.
13:29Et vous pourrez trouver une aide, un relais et un espace sécurisé, sans jugement,
13:36pour déposer le fardeau et co-construire des solutions.
13:39Car il y a des postures qui sont aidantes et d'autres qui ne le sont pas.
13:44On a même les résultats de la littérature scientifique qui nous montrent
13:46que le traitement le plus efficace après la mise en place du traitement médicamenteux
13:51pour une personne qui a une maladie psychico-long court,
13:54c'est ce qu'on appelle la psychoéducation des aidants.
13:57C'est-à-dire qu'il faut apprendre.
13:58Qu'est-ce que c'est que cette maladie ?
14:00Qu'est-ce qu'elle provoque comme symptôme ?
14:02Comment se comporter avec mon proche pour le soulager et l'aider sur son chemin de rétablissement ?
14:09Jérôme Ripolle, vous avez également cherché à mesurer le coût économique de l'aidance
14:13lorsqu'elle n'est pas suffisamment accompagnée.
14:15Votre livre blanc évoque des coûts cachés qui pourraient atteindre
14:1830 à 39 milliards d'euros par an d'ici 2030.
14:22Qu'est-ce qui pèse le plus lourd ?
14:24Alors, on a croisé des études avec des études qui ont été réalisées par la COFAS,
14:30des études américaines.
14:31Aujourd'hui, on sait qu'en France, effectivement, il y a une étude qui a été réalisée
14:35par Nathalie Chiesos concernant le coût de l'aidance actuellement, entre 24 et 30 milliards d'euros.
14:40Par extrapolation, on sait qu'à l'horizon 2030, on serait aux alentours des 40 milliards d'euros.
14:46Qu'est-ce qui coûte aujourd'hui le plus cher ?
14:48C'est l'absentéisme, les arrêts maladie ?
14:50En fait, on ne va pas rentrer dans les détails.
14:53On sait aujourd'hui que le présentéisme, je suis là sans être là, parce que je suis préoccupé.
14:57L'absentéisme, les arrêts de maladie, le turnover, la désorganisation des services,
15:03le fait qu'aujourd'hui, tous ces éléments cumulés font qu'il y a un coût réel pour l'entreprise,
15:08de l'ordre de 40 milliards d'euros à 2030, un coût pour la collectivité,
15:14par ces arrêts de maladie successifs et répétitifs,
15:16qui sont la seule porte de sortie à date, aujourd'hui, pour les dents.
15:20Donc il faut le comprendre, il faut l'intégrer.
15:23Donc voilà, c'est quelque chose qui va coûter de plus en plus cher aux entreprises,
15:27qui coûte sur la santé aux salariés, qui coûte pour la collectivité.
15:32Donc on est vraiment sur un enjeu social et sociétal.
15:34Et dernièrement, je voyais où il y avait certaines déclarations d'organisations syndicales, patronales ou autres,
15:41qui aujourd'hui disent qu'il faut arrêter les arrêts de maladie.
15:43Oui, certes, mais déjà, peut-être qu'identifions
15:46qui sont les personnes qui sont les plus consommatrices d'arrêt de maladie,
15:49et trouvons les solutions.
15:51Merci beaucoup à tous les deux, mais restez avec nous, on passe à la chronique d'Hervé.
15:59Et on retrouve Hervé pour sa chronique.
16:02Et Hervé, tu as un slogan en tête,
16:04« Aide-ons les aidants ».
16:06Pour commencer, sait-on combien sont-ils ?
16:08Alors c'est la bonne question, effectivement.
16:10Quand on regarde un petit peu, on nous dit qu'il y a entre 8 et 11 millions d'aidants
16:14en France.
16:15Ce qui veut déjà dire qu'un Français sur 7 est concerné.
16:17Donc on est tous concernés.
16:18On a tous dans notre famille, autour de nous, un malade, quelqu'un qu'il faut aider.
16:23Moi, ce qui m'intéresse, c'est les 3 millions d'écarts.
16:25On a quand même au ministère, à la direction de la recherche des études,
16:29à l'adresse du ministère de la Santé, 3 millions, c'est quand même plus que Paris et Lyon.
16:33Donc où est cette population de 3 millions de personnes, de 3 millions d'auxiliaires de santé ?
16:38On peut aussi les appeler comme ça, qui ne sont pas dans les statistiques
16:41et qui représentent la population de soignants la plus répandue du système de santé français.
16:47Je vous rappelle qu'il n'y a que 600 000 infirmières en France,
16:49ce qui est déjà peut-être pas assez, mais là, on parle de 10 millions d'aidants.
16:52Et ce sont des gens qui font ça sans formation, sans RTT, sans salaire,
16:56et surtout sans se plaindre.
16:58Et 6 aidants sur 10 travaillent à côté, sont-ils aidés ?
17:02Mais non, on a commencé à en parler avec Jérôme juste avant.
17:05Effectivement, c'est un sujet, on est très fiers d'annoncer à la cafétéria
17:08qu'on a eu un fils, un petit-fils, ça c'est la fête.
17:10On a honte de dire que sa mère commence à perdre la tête
17:12ou que son fils commence à avoir des propos un peu délirants.
17:16Je comprends.
17:16Alors, c'est vrai qu'il faut s'y comprendre.
17:19On a peur du chômage, il y a l'entretien annuel, il y a une promo qu'on voudrait avoir.
17:22Est-ce que je peux dire que j'ai un deuxième temps plein à côté ?
17:24J'ai mon boulot dans l'entreprise et puis j'ai mon boulot d'aidant chez moi, qui est exténuant.
17:30Donc, on a tendance à laisser ça sous les radars.
17:33Alors, vous en parlez, c'est plutôt les grosses boîtes qui mettent en place de l'aide
17:36et qui développent des labels.
17:39Et par exemple, les collègues ont le droit de donner des jours aux salariés aidants
17:44qui est un peu débordé.
17:46Je trouve ça très économique pour la République.
17:49Plutôt que de faire une loi, qu'on se contente de rien donner,
17:52ce sont les collègues qui donnent.
17:54Voilà.
17:55Donc, je prends le cas de la maladie d'Alzheimer, parce que c'est un sujet qui nous touche tous.
17:58Vous savez, 1,4 million de malades aujourd'hui, 225 000 nouveaux par an.
18:04Ça fait quand même 600 par jour de plus, sans traitement, sans espoir.
18:09Pour l'instant, c'est quand même assez dramatique.
18:10Et derrière eux, il y a 3 millions d'aidants.
18:13Quand ils vivent sous le même toit, il y a des études qui disent qu'ils travaillent en moyenne 43
18:17heures par semaine
18:18pour aider leur conjoint.
18:19Il y en a un sur deux qui va craquer.
18:21Évidemment, ils ont leur boulot, ils ont besoin d'argent, ils ont besoin de vivre.
18:24Plus 43 heures par semaine, c'est un temps plein.
18:26Et j'appellerais même ça un temps plein de détresse.
18:29Et la santé mentale, donc ?
18:30La santé mentale, Emmanuel en a parlé.
18:32Évidemment, grand sujet.
18:344,5 millions d'aidants, d'après l'UNAFAM, vous l'avez dit.
18:37Donc, c'est aussi colossal.
18:39Grande cause nationale en 2025, c'est bien.
18:42La grande cause a duré un an.
18:43La grande crise a duré.
18:45C'est bien, ça, comme ça.
18:48Et vous connaissez les chiffres.
18:50Un poste de psychiatre hospitalier sur 3 et vacants.
18:54En pédopsychiatrie, alors que les besoins explosent de plus de 60%,
18:58on a moins de 40% d'effectifs.
18:59Bon, résultat des courses, vous voulez une consultation dans un CMP en Essonne,
19:03il y a plus de 6 mois d'attente.
19:05Et ça, c'est dramatique.
19:06Et alors, que fait l'État pour ces aidants ?
19:08Ah ben, pour beaucoup de choses.
19:09Elle a créé la journée nationale des aidants.
19:13Merci, docteur Nora Berra.
19:14Avec un thème formidable en 2026, c'était il y a peu de jours.
19:18Tous aidants, faisons équipe.
19:19Mais j'ai juste une question.
19:20Moi, dans une équipe, on est plusieurs.
19:22Donc là, l'aidant, il est un peu tout seul, quoi.
19:24Et au programme, donc, on avait des ateliers formidables.
19:26Le mardi après-midi, entre 14h et 17h.
19:29C'est assez pratique pour le type qui bosse et qui, en plus, a quelqu'un aidé à domicile.
19:32C'est complètement irréaliste.
19:34Alors, est-ce que c'est grave ?
19:35Pas forcément, parce que le ministre a réussi à saluer, comme ça, les héros du quotidien devant les caméras.
19:41Mais un héros, c'est un avantage, c'est bien pratique.
19:43Ça, ce décor, ça ne se rémunère pas.
19:45Et ta conclusion ?
19:46Ma conclusion ?
19:47Évidemment, j'ai commencé en disant qu'il fallait aider les aidants.
19:49Moi, je propose qu'on change une lettre, qu'on passe du D au M.
19:53Eh ben oui, il faut les aider, mais il faut aussi les aimer.
19:55Parce que c'est quand même le métier le plus vieux de la République.
19:59Merci beaucoup, Hervé.
20:00Et tu avais une question pour nos invités.
20:01Ah oui, alors, est-ce qu'il y a différents types d'aidants ?
20:03Parce que c'est un peu un grand fourre-tout, mais j'imagine que là-dedans, il y a des
20:06catégories.
20:07C'est compliqué.
20:08Oui, merci Hervé.
20:09Oui, effectivement, aujourd'hui, on peut estimer, selon nous, six catégories d'aidants.
20:13Pourquoi ?
20:14Parce que les conseils départementaux solvabilisent la demande.
20:18Donc, quand on est l'aidant d'une personne entre 0 et 20 ans,
20:22des dispositifs s'offrent à la famille aidante,
20:26pour cette personne aidée, en structure d'accueil ou chez elle.
20:29Ce n'est pas les mêmes dispositifs.
20:31Quand on est l'aidant d'une personne de 20 à 60 ans, pareil, les dispositifs ne sont pas les
20:36mêmes.
20:36On va parler de MDPH comme l'enfant, etc.
20:40Donc, il y a aussi deux autres profils d'aidants, en structure d'accueil ou au domicile.
20:45Et puis, il y a l'aidant qui s'occupe d'une personne en perte d'autonomie.
20:48Très important de faire la différence entre le handicap et la perte d'autonomie.
20:52Les aides ne sont pas les mêmes.
20:53Les services ne sont pas les mêmes.
20:55Donc, aujourd'hui, c'est deux autres catégories aidants, c'est-à-dire en structure d'accueil ou chez soi.
20:59Je vais vous faire un exemple très simple.
21:01Vous faites un accident vasculaire cérébral, vous avez 45 ans, votre conjoint, votre conjointe.
21:05Vous allez dépendre d'un service handicap, vous allez faire des démarches, etc.
21:09Votre père, votre mère fait ce même accident vasculaire cérébral à 75 ans,
21:13avec les mêmes problématiques, mépligie, bras gauche, jambe gauche, etc.
21:17Le service pardon d'autonomie, on va parler d'un gire, girage, etc.
21:21On n'est pas du tout sur les mêmes catégories.
21:23Donc, comment voulez-vous qu'une personne qui n'a jamais été confrontée,
21:28qui n'est pas un homme politique, qui n'est pas un élu,
21:30qui n'a aucune connaissance de ce qui se passe dans les conseils départementaux de France et de Navarre,
21:34puisse se repérer ?
21:35Mon père est handicapé.
21:36Non, monsieur, votre père est en perte d'autonomie.
21:40Déjà, le vocable fait qu'on a perdu tout le monde.
21:43Donc, on a réussi en France à mettre en place un système qui fait que l'aidant...
21:47Tout est fait.
21:48Si on sait prendre toutes les mesures mises en place par le service public,
21:53tout est fait pour accompagner dignement une personne aidée.
21:57Mais le problème, c'est qu'on ne sait pas se repérer.
22:00Parce qu'on a tout fait pour ne pas se repérer.
22:02Merci beaucoup.
22:03Merci, je suis navrée, c'est la fin de...
22:05Peut-être très rapidement.
22:06Oui, je voudrais donner un coup de chapeau aux femmes,
22:08parce que les aidants, ce sont des femmes, en grande majorité.
22:11Alors, coup de chapeau aux mères, aux filles, aux sœurs, aux nièces, aux enfants.
22:17Merci beaucoup, Emilia.
22:18Je ne regrette pas de vous avoir laissé ces quelques secondes en plus.
22:22Merci, Hervé.
22:23Merci donc à nos deux invités,
22:25Emmanuelle Raymond, présidente de l'UNAFAM,
22:27et Jérôme Ripoll, directeur général d'Infoservices, employeur et salarié.
22:31On passe tout de suite à la pépite santé.
22:37On vient de parler des difficultés rencontrées par les aidants,
22:41et de la nécessité de mieux les accompagner.
22:43Mais lorsqu'un proche tombe gravement malade,
22:46il y a aussi tous ceux qui veulent aider,
22:49la famille, les amis, les collègues.
22:51Comment organiser cet élan de solidarité,
22:53sans ajouter de charge mentale aux aidants ?
22:55C'est l'objectif de UNIFI,
22:57une application qui permet de créer une bulle de soutien
22:59autour d'une personne malade.
23:01Pour en parler, j'accueille Claire Fourmentin,
23:04cofondatrice et dirigeante de UNIFI.
23:06Bonjour et bienvenue dans Saint-Éfus.
23:08Merci beaucoup.
23:09Claire UNIFI est née d'une épreuve familiale.
23:11En décembre 2024, votre sœur Margot est atteinte
23:14du syndrome de Guillain-Barré
23:16et doit être hospitalisée pendant plusieurs mois.
23:19Vous devenez alors aidante.
23:21Qu'est-ce qui vous a le plus manqué à ce moment-là ?
23:25Je pense d'un cadre, d'une aide au quotidien
23:29sur tout ce qu'on traversait.
23:32Margot, ça a été très particulier
23:33parce qu'elle est tombée gravement malade tout de suite.
23:36En l'espace de trois jours,
23:37Margot a été intégralement paralysée,
23:39y compris la respiration.
23:40Oui, on peut peut-être expliquer ce qu'est...
23:41Bien sûr, le Guillain-Barré, c'est une maladie rare
23:44qui fait à peu près 1000 cas par an en France,
23:46auto-immune, qui peut arriver à n'importe qui.
23:49Il n'y a pas de facteur génétique.
23:50Et suite à un rhume, son système immunitaire a débloqué
23:53et s'est mis à attaquer son système nerveux
23:54et l'a arrangé.
23:56Et donc, on s'est retrouvés intégralement paralysés,
23:59y compris la respiration.
24:00Donc, Margot a passé plusieurs mois en réanimation
24:03avec un risque vital qui était vraiment costaud.
24:05On a traversé beaucoup de crises.
24:07Et maintenant, elle est toujours hospitalisée.
24:09Elle est en hospitalisation de jour.
24:10Donc, ça fait plus de deux ans.
24:11Enfin, ça fait bientôt deux ans.
24:12Et donc, on a traversé...
24:14On connaît bien les hôpitaux maintenant dans la famille.
24:16Mais on a réalisé tous les manquements.
24:19On a vu tellement de familles à nos côtés
24:20qui s'isolaient, qui s'épuisaient,
24:23qu'on a voulu partager ce que nous, on avait pu apprendre
24:26et pour se coordonner.
24:27Et donc, c'est la raison de Unify.
24:29Oui, vous avez imaginé une application
24:31qui rassemble la personne malade.
24:33Absolument.
24:33Ses aidants et tous ceux qui souhaitent les soutenir.
24:36Comment fonctionne cette boule ?
24:38Oui, alors, c'est une application qui est gratuite
24:40et disponible à tous sur tous les stores.
24:43L'idée, c'est de créer ce petit environnement
24:46soutenant pour la famille,
24:47en dehors de tout le bruit du quotidien.
24:49Puisque finalement, le constat, c'est qu'aujourd'hui,
24:50les familles, on s'organise sur WhatsApp
24:52ou des groupes Facebook.
24:53Ils n'en ont strictement rien à...
24:55Nos informations de santé, tout ça,
24:57n'ont rien à faire dans ces outils-là.
24:59Et donc, l'idée, c'est de créer cette petite bulle
25:01où on met le patient au centre.
25:03On identifie les aidants
25:04qui vont avoir des droits d'administration.
25:06Et ensuite, on a tous les soutiens.
25:07Ce qu'on voit, c'est que dans une bulle de soutien,
25:09on a aujourd'hui entre 5 et 200 personnes
25:11qui se mobilisent autour d'une situation de santé
25:14et qui sont là, finalement,
25:15pour avoir les nouvelles de la famille.
25:17Parce que c'est épuisant de raconter encore et encore
25:20ce qui se passe.
25:21Et qui amènent leur soutien,
25:23tous ces messages d'amour qui font venir.
25:24Donc, c'est un partage de nouvelles.
25:26Nouvelles.
25:26On reçoit du soutien, de l'amour, etc.
25:29On exprime ce qui peut nous aider dans ces moments-là.
25:32Parce que souvent, on reçoit des fleurs et des chocolats.
25:35Mais typiquement...
25:35Mais c'est plus une façon aussi
25:37d'organiser l'aide au quotidien, peut-être.
25:39Exactement.
25:39Et de se dire, dans ces moments-là,
25:41moi, typiquement, mon fils avait un an,
25:42ma fille en avait trois.
25:44Je n'avais pas besoin de chocolat.
25:45J'avais besoin qu'on m'aide à faire les sorties d'école.
25:46J'avais besoin qu'on m'aide avec les repas
25:48pour que je puisse être au chevet de ma sœur.
25:50Ce n'est pas toujours facile à exprimer pour nous, les aidants.
25:52Ce qui nous aide dans ces moments-là.
25:53L'idée, c'était de poser le...
25:54Si vous voulez nous aider,
25:56voilà ce qui nous aide vraiment.
25:57Et puis, s'organiser autour de ça
25:59pour qu'on ne reçoit pas de lasagne le mardi soir
26:01et rien tout le reste du temps.
26:03Et également, s'organiser autour des visites.
26:05Parce qu'en général, on essaie de s'assurer
26:07qu'il y ait du monde dans la durée.
26:09Tout le monde ne vienne pas le samedi à 16h30.
26:11Et c'est une vraie coordination qui pèse sur les familles.
26:13Et donc, on a voulu...
26:14On a créé un calendrier partagé.
26:16Et chacun peut venir rendre visite aux patients.
26:18Et également, vous êtes aux aidants dans ces moments-là.
26:20On en a tous besoin.
26:21Votre conviction, c'est que le soutien est un soin.
26:23Absolument.
26:24Au-delà de l'organisation pratique,
26:25quel rôle peut jouer le lien social
26:27dans le vécu de la maladie ?
26:29Pour le patient comme pour ses proches ?
26:30Exactement.
26:30En fait, il est immense.
26:32Et il y a même des preuves scientifiques
26:34qui le prouvent.
26:35En fait, se sentir soutenu dans une épreuve de santé
26:37aide à guérir lorsque c'est possible, évidemment.
26:40Et pour la santé mentale des aidants,
26:43je ne peux pas vous dire le bien que ça fait
26:45d'avoir un ami qui vient,
26:46qui dépose un plat,
26:48qui fait un câlin
26:48et qui revient la semaine d'après
26:49avec la même chose.
26:51Versus rien.
26:52Ce qui est souvent malheureusement le cas,
26:54puisque les aidants souvent s'isolent
26:55dans ce genre de situation.
26:56Parce que c'est difficile d'embarquer tout le monde
26:58dans notre quotidien qui est si difficile.
27:00Si on ne l'a pas traversé,
27:01c'est difficile de comprendre ce qui nous arrive.
27:04Donc l'idée, c'est vraiment de faciliter
27:06le partage d'informations
27:07pour que tout le monde comprenne la situation,
27:09soit sensibilisé,
27:10et puisse s'impliquer et trouver sa place.
27:12Parce que ce n'est pas toujours facile aussi
27:13pour un soutien,
27:14de se dire,
27:15OK, j'ai envie d'aider,
27:16mais j'ai peur de déranger,
27:17je sais qu'ils sont épuisés.
27:18Donc l'idée, c'est que chacun trouve sa place
27:20autour de cette situation
27:22et soit solidaire.
27:23Claire, je suis en avril,
27:24c'est déjà la fin de cet entretien.
27:26Je rappelle juste que l'application
27:27a été lancée en février 2026.
27:30Elle compte déjà à plusieurs milliers
27:31d'utilisateurs.
27:32Depuis septembre,
27:33vous proposez aussi une offre
27:34destinée aux établissements de santé,
27:35aux employeurs et aux mutuelles.
27:37Je vous souhaite le meilleur
27:38pour la suite, Claire.
27:39Merci beaucoup.
27:40Merci Claire Fourmentin,
27:41cofondatrice et dirigeante de Unify.
27:43Merci à Rodolphe Doma-Raou
27:45à la production.
27:46À très bientôt sur Bismarck for Change.
27:48Sous-titrage Société Radio-Canada