- il y a 6 heures
Aude Durand, directrice générale déléguée du groupe Iliad (maison mère de Free), était l'invitée de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 13 octobre. Elle est revenue sur l'événement ai-PULSE 2026, organisé par Scaleway à Station F, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:04Et donc pour commencer ce Tech & Co, la quotidienne, ici à Session F, un endroit qu'on adore,
00:09on est toujours très heureux de se retrouver ici chaque année,
00:13j'accueille Aude Durand. Bonsoir Aude.
00:16Bonsoir.
00:17Aude Durand qui est diplômée de Polytechnique et de Stanford.
00:20Vous avez commencé chez Orange il y a quelques années de cela,
00:24même si votre carrière est très jeune, vous êtes toute jeune.
00:27Vous avez donc travaillé chez Orange Wallsale à l'époque.
00:30Et puis vous avez été repéré par Xavier Niel il y a quelques années de cela.
00:34Vous êtes passé aussi par Qtai notamment.
00:36Et maintenant vous êtes donc la directrice générale déléguée du groupe ILIA,
00:39de la maison mère de Free, qui donc chapote Scaleway.
00:44On va évidemment parler de Scaleway dans un instant,
00:46mais un mot sur ce AI Pulse, où on est aujourd'hui,
00:50et dont on va dérouler toutes les missions ici à Session F.
00:54Pourquoi ce rendez-vous Aude et quel est son intérêt ?
00:57Alors ce rendez-vous, on l'a créé il y a trois ans, au tout début de la vague IA.
01:01En fait, c'était un des premiers rendez-vous de l'écosystème tech IA.
01:05Et on a voulu maintenir la spécificité de cet événement,
01:08c'est-à-dire qu'on fait à chaque fois un événement qui est pour les gens
01:12qui développent avec l'IA, qui créent des choses avec l'IA,
01:15qui est vraiment le bon équilibre entre quelque chose de très tech,
01:19mais aussi d'accessible pour des exécutives
01:22qui veulent mieux comprendre quels sont les trends de l'IA aujourd'hui
01:25et qui veulent pouvoir agir dans les prochains mois.
01:29On sait que l'IA, ça bouge très, très vite.
01:30Donc il faut être vraiment au courant des dernières actualités
01:33pour pouvoir prendre les bonnes décisions.
01:35Vous êtes un peu au cœur du réacteur de l'IA, finalement,
01:38à la fois chez Scaleway, mais même chez Free et Iliad.
01:41Est-ce que vous êtes fiers de cet écosystème IA qui est là aujourd'hui
01:45et d'une manière plus générale de l'écosystème IA français ?
01:50Est-ce qu'on a à rougir ou pas par rapport à ce qu'on peut voir aux Etats-Unis
01:54ou ailleurs ?
01:55Moi, je pense qu'on n'a absolument pas à rougir sur l'écosystème IA français
01:58et même tech en général.
02:00On a de toute façon des talents exceptionnels sur les domaines qui sont autour de l'IA,
02:06tout ce qui est mathématiques, mathématiques appliquées.
02:08Et on sait qu'on a des très bonnes filières de formation sur ce domaine-là.
02:11Donc ça nous a créé une base de talent vraiment solide.
02:13Ça fait maintenant plusieurs années qu'on la voit se développer.
02:15Si Mistral existe, c'est grâce à cette base de talent.
02:19Mais à côté des gens qui développent l'éomodèle,
02:21il y a aussi tous les gens qui essaient de les utiliser,
02:23de développer des agents, etc.
02:25Et c'est tout cet écosystème de la French Tech qui se mobilise.
02:28Et puis avec Scaleway qui permet d'avoir accès aux infrastructures pour l'IA,
02:32on a vraiment toutes les clés en main pour réussir.
02:34Et moi, je considère que l'Europe n'est pas du tout en retard sur l'IA,
02:38qu'il suffit presque d'y croire pour que ça marche.
02:41Alors avant de rentrer dans les annonces que vous avez faites aujourd'hui
02:43à l'occasion de ce AI Pulse, un mot sur Scaleway,
02:46qui est une marque qui commence à prendre de l'ampleur aussi,
02:50mais qui n'est pas connue par le grand public.
02:51C'est normal puisque vous êtes vraiment B2B.
02:53Mais à qui pourriez-vous expliquer, je ne sais pas moi,
02:56à votre petit cousin le dimanche midi au milieu du poulet rôti ?
03:00Comment vous lui expliquez ce qu'est Scaleway ?
03:03Quels sont les mots que vous pourriez lui employer ?
03:05Qu'est-ce que je pourrais expliquer ?
03:07Et bien que justement, aujourd'hui, si la tech, ça lui paraît absconne,
03:10si développer une application, ça lui paraît difficile,
03:14c'est parce qu'effectivement, il y a énormément de couches technologiques
03:16pour pouvoir réussir à développer une application,
03:19un cas d'usage qui utilise ou non de l'IA.
03:21Et le positionnement de Scaleway, c'est, on va dire, le socle technologique
03:27pour permettre aux développeurs d'aller plus vite
03:30et d'utiliser les technodias les plus modernes,
03:33mais aussi toutes les technologies qui permettent de déployer des applications
03:38dans des environnements sécurisés.
03:39Et la petite touche en plus de Scaleway,
03:42au-delà du fait que c'est un produit qui est qualitatif
03:44et qui est au même niveau maintenant que ce que peuvent proposer
03:48les hyperscalers américains, les Amazon, les Google...
03:51Oui, parce que pour qu'on comprenne bien,
03:52vous êtes un concurrent direct d'AWS, de Microsoft Azure, etc.,
03:56ou même d'OVH.
03:58Alors, je pense qu'on est maintenant dans un espace
04:02qui est beaucoup plus proche de ce que font les hyperscalers,
04:05c'est-à-dire qu'ils font vraiment une plateforme logicielle...
04:08Oui, oui, oui, en plus du cloud.
04:10Enfin, qui est le cloud.
04:11Le cloud, c'est vraiment la plateforme logicielle par-dessus les machines
04:14et nous, on a travaillé beaucoup cette plateforme logicielle.
04:16Et donc, je disais, le petit truc en plus de Scaleway,
04:18c'est que cette plateforme logicielle, elle est entièrement développée en Europe.
04:22On ne dépend d'aucune technologie tierce.
04:25On utilise beaucoup d'open source, certes,
04:27mais sinon, tout le code est le nôtre.
04:29Et donc, ça permet de ne pas avoir de risque et de dépendance technologique.
04:33Si demain, un acteur décide de ne plus nous laisser accès à cette technologie
04:37ou d'augmenter terriblement les prix, on n'est pas dépendant.
04:39Et ça, nos clients viennent le chercher en allant chez Scaleway.
04:43Avec un petit bémol, quand même, vous êtes dépendante de la technologie américaine
04:48ou chinoise ou taïwanaise.
04:50Nvidia, AMD, etc., ce sont des boîtes américaines.
04:53Alors, c'est sûr qu'aujourd'hui, il y a une ultra-dominance sur la partie hardware,
04:58donc sur les serveurs.
04:59De toute façon, on voit qu'il n'y a pas de choix aujourd'hui.
05:00Donc aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de choix.
05:01Mais on soutient l'écosystème qui veut essayer de développer des serveurs
05:06et des puces pour l'entraînement et l'utilisation de l'IA, qui est en Europe.
05:12On le soutient tellement qu'on a annoncé aujourd'hui qu'on va bientôt déployer des puces Vessora,
05:18qui est donc une technologie urbaine et qui permet de faire de l'inférence,
05:23c'est-à-dire d'utiliser les modèles d'intelligence artificielle
05:26avec des très bonnes capacités, une bonne optimisation de la ressource de calcul,
05:31donc de le faire à un prix raisonnable.
05:33C'est-à-dire que petit à petit, on arrive à gagner une certaine autonomie
05:36dans ce domaine-là des puces.
05:37De toute façon, il faut commencer quelque part.
05:39Donc c'est très bien qu'on commence sur le domaine de l'inférence, pourquoi pas.
05:42Et puis après, au fur et à mesure que cet écosystème va trouver des clients,
05:47va trouver des débouchés, il va grandir.
05:48Donc il faut commencer quelque part.
05:49Pas mal d'annonces aujourd'hui, des annonces assez importantes.
05:53Parlez-moi de ce super calculateur que vous allez mettre en place avec AMD en Suède.
05:58Justement, vous parliez de l'Europe.
05:59On reste évidemment dans cette souveraineté.
06:01un super calculateur.
06:03Donc Scaleway, pourquoi ?
06:05Pourquoi en Suède et pourquoi AMD, j'imagine, la double question ?
06:08Et pourquoi faire aussi ?
06:09Et pourquoi faire ?
06:10Aujourd'hui, vous avez besoin de mettre en réseau énormément de machines
06:15pour pouvoir agréger un maximum de puissance de calcul
06:19pour soit créer, entraîner, soit même utiliser les tout derniers modèles d'IA,
06:25ce qu'on appelle les modèles frontières.
06:26Ils sont très gourmands aujourd'hui, ils sont très puissants.
06:29Et donc, il faut de plus en plus aller vers cette échelle de super calculateurs
06:32pour les entraîner et les utiliser.
06:35Pourquoi on a aussi choisi de le faire avec AMD ?
06:38On avait déjà des super calculateurs avec Nvidia depuis quelques années.
06:42On pense que c'est important de diversifier les serveurs qu'on propose à nos clients.
06:49Ça permet plusieurs choses.
06:50Ça permet finalement une forme de résilience.
06:53Ça permet d'avoir différentes options de coût.
06:56Et puis, ça permet aussi d'essayer d'aller vers des usages qui peuvent être un petit peu différents
07:01parce que plus spécifiques à la technologie AMD.
07:05Et on sait qu'ils sont très forts sur ce qu'on appelle le HPC,
07:08donc le calcul très haute performance, plus traditionnel, plus industriel.
07:12Ça peut être quelque chose qui peut être intéressant pour l'Ordre.
07:13C'est complémentaire par rapport au GPU Nvidia, par exemple.
07:16Tout à fait, c'est complémentaire et c'est une alternative qui devient de plus en plus crédible.
07:19Donc, c'était intéressant pour nous de le proposer à nos clients.
07:22Justement, un mot sur Nvidia, puisque vous prévoyez de développer, je crois,
07:26de déployer à Copenhague les dernières puces Nvidia, les HGX B300.
07:32Les B300, tout à fait.
07:33C'est ça, qui sont un peu le fleuron de chez Nvidia.
07:37Là encore, c'est ce que vous disiez, c'est pour avoir l'équilibre
07:39et ne pas mettre ses œufs dans le même panier, finalement.
07:42Bien sûr.
07:42Et puis, de toute façon, la demande aujourd'hui sur le matériel Nvidia est très forte
07:47puisque ça reste une superbe technologie qui permet de faire tourner les meilleurs modèles.
07:52Et il y a énormément de développeurs dans la communauté
07:54qui sont très habitués à Nvidia et à sa couche logicielle.
07:57Donc, c'est complètement normal qu'on leur donne accès à cette technologie.
08:00Un mot aussi sur le rachat de Carnot.
08:02C'est assez intéressant.
08:04C'est une startup qui existe depuis pas mal de temps, je crois.
08:07Oui.
08:07Et qui, en fait, a comme concept de récupérer la chaleur des data centers
08:13pour après l'utiliser d'une manière plus maligne, on va dire.
08:16Tout à fait.
08:17Pourquoi ce rachat ?
08:18Récupération de la chaleur fatale.
08:19Alors, il y avait quand même aussi un axe sur les produits qui développaient sur le HPC, justement.
08:24Oui.
08:24Donc, le calcul très haut de performance, plus industriel,
08:28qui est très utile à certains grands clients industriels français et européens.
08:35Alors, je ne peux pas en citer beaucoup aujourd'hui.
08:37Mais c'est une technologie, une brique dans notre plateforme data EIA
08:42qu'on cherche à étoffer tous les jours et qui était vraiment intéressante
08:45et qui nous permettait d'aller plus vite.
08:47Donc, ce rachat, il avait du sens sur cet aspect-là,
08:49autant que sur l'aspect récupération de la chaleur fatale des data centers.
08:52puisque, oui, sur la partie de data centers,
08:55on essaye aussi d'investir de façon intelligente
08:58pour construire des data centers de façon un petit peu différente
09:01de ce qui se fait aux Etats-Unis.
09:02C'est-à-dire que ce n'est pas on met des dizaines de turbines à gaz,
09:06enfin des dizaines, des centaines ou des milliers de turbines à gaz
09:09à côté de data centers et on ne se soucie pas de l'impact.
09:11Et on y vaguement.
09:13En Europe, ce n'est pas du tout comme ça que les choses se font et tant mieux.
09:16Et donc, on essaie de construire quelque chose de durable
09:20et en tout cas avec un impact très limité sur l'environnement.
09:25Alors, on a la chance justement d'avoir une électricité décarbonée,
09:28notamment en France avec le nucléaire.
09:30Justement, une question sur l'énergie,
09:31parce que quand on écoute les discours de Sam Altman
09:34ou de Dario Amodei aujourd'hui,
09:36ils évoquent même plus la puissance de calcul,
09:40mais la puissance électrique en fait.
09:42Est-ce que vous êtes d'accord avec ce point de vue ?
09:44Et est-ce que finalement, on en a assez sous le pied ?
09:48Et vous en avez assez sous le pied ?
09:50Ou est-ce que c'est une problématique ?
09:52Quelque chose qu'il faut surveiller quand même ?
09:54La puissance électrique ?
09:55Je pense que de toute façon, c'est quelque chose qu'il va falloir surveiller.
09:57Après, il y a plusieurs écoles sur les gens qui développent l'intelligence artificielle.
10:01Il y a une école qui consiste à dire que,
10:04et qui se démontre depuis ces dernières années,
10:07que plus on va avoir de capacités,
10:10donc de puissance de calcul à un endroit donné,
10:12plus on va pouvoir développer des modèles performants.
10:15Ils seront de plus en plus gros
10:16et ils seront meilleurs au fur et à mesure.
10:18C'est ça la grande théorie de beaucoup d'acteurs de l'IA aux Etats-Unis.
10:23Et donc effectivement, dans cette optique-là,
10:24si on pense que ça ne va que continuer à accroître,
10:28effectivement, il faut se poser aujourd'hui la question
10:29de la disponibilité de l'énergie l'année prochaine
10:32et les années suivantes,
10:34non seulement pour entraîner les modèles,
10:35mais aussi pour les utiliser.
10:36Parce qu'un très gros modèle, une fois qu'il est entraîné,
10:38il consomme plus que plein de petits modèles
10:40qui sont très utiles aujourd'hui,
10:42mais qui ne répondent pas à 100% des besoins.
10:44Même si l'inférence, je crois, est moins consommatrice d'énergie, je crois.
10:47Oui, oui, tout à fait.
10:48Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, un modèle frontière,
10:51il vous faut les dernières technologies de GPU pour que ça tourne.
10:54Alors que certains modèles plus petits
10:56et qui seront tout à fait suffisants
10:58pour les trois quarts de vos usages
10:59tournent très bien sur d'anciens GPU
11:02qui consommaient moins.
11:03Donc, il faut trouver cet équilibre, je pense,
11:05entre la course à l'agrandissement des modèles
11:09et du coup, aux besoins en électricité.
11:11Et aux besoins réels des utilisateurs, en fait.
11:13Voilà, c'est ça.
11:13Et puis, trouver aussi une voie d'optimisation.
11:16Et il y a beaucoup d'entreprises européennes
11:17qui travaillent sur cette voie d'optimisation.
11:20On avait Mistral ce matin,
11:22lors de notre conférence,
11:23qui parlait aussi du fait que
11:25la compression pour eux,
11:26c'est un élément clé de leur ADN.
11:28Ils essayent d'optimiser leur modèle
11:29à la fois dans la phase d'entraînement
11:31et pour l'inférence.
11:31Et ça, je pense que c'est quand même
11:33une piste importante
11:35si on veut vivre dans un monde
11:37où on se dit qu'on n'a pas besoin
11:39de consommer en électricité
11:41l'équivalent de ce qu'on consomme une capitale
11:43pour faire tourner des modèles
11:45d'intelligence artificielle.
11:46Mais je pense qu'il sera raisonnable
11:48que la demande se rationalise.
11:50Maintenant, ceci étant dit,
11:52il faut quand même anticiper
11:53un accroissement de la demande.
11:55Il faut travailler avec les infrastructures électriques
11:56pour qu'on puisse alimenter des data centers
11:59assez rapidement
12:00si on ne veut pas être dépositionné dans la course.
12:02Donc voilà, il faut jouer aussi avec ça.
12:05On ne va pas demander des capacités délirantes,
12:08mais on demande quand même plus de capacités.
12:10Justement, sur l'économie de l'intelligence artificielle
12:14qui est complètement démesurée
12:15et sur la liste,
12:16on parle de centaines,
12:17de milliers de milliards
12:18aux Etats-Unis d'investissement
12:20pour des Open AI,
12:22des Anthropik, etc.
12:25Évidemment, nous, on ne joue pas dans le même cours.
12:27Ce n'est pas la même échelle.
12:29Est-ce que c'est forcément qu'un inconvénient
12:32ou est-ce que malgré tout,
12:34quand on appelle pétrole,
12:35on a des idées,
12:36c'est ce qu'on disait dans les années 70,
12:38on peut en tirer quelque chose,
12:40une certaine résilience, à votre avis ?
12:43Effectivement,
12:44je fais partie de ces gens qui pensent
12:46que de la contrainte,
12:47c'est l'innovation, en fait.
12:48Et bien sûr qu'on profiterait
12:51d'avoir quand même plus de capital
12:53dans l'écosystème IA aujourd'hui.
12:54Les gens qui étaient sur scène ce matin
12:56nous ont quand même expliqué
12:57que s'ils avaient plus de ressources,
12:58ils seraient capables de faire plus.
13:00Bien sûr.
13:01Maintenant,
13:01est-ce que ça veut dire
13:02qu'on ne peut rien faire
13:03si on n'a pas les mêmes montants d'investissement
13:05que ce qu'on voit aux Etats-Unis
13:06ou en Chine, par exemple ?
13:07Non, c'est absolument pas vrai.
13:09Et donc, il faut continuer
13:10à croire dans notre capacité
13:12à trouver de nouvelles solutions,
13:14à investir dans notre écosystème.
13:16Et c'est comme ça
13:17qu'on va réussir à faire la différence.
13:20Juste un mot sur ce projet exploratoire
13:22que vous avez communiqué tout à l'heure
13:25sur les data centers dans l'espace.
13:27Alors, c'est quelque chose
13:27d'un peu à la mode en ce moment.
13:30Google y songe,
13:32Elon Musk aussi avec XCI.
13:34Vous en avez parlé.
13:35C'est justement pour dire
13:36écoutez, nous aussi,
13:38on veut se lancer dans l'aventure.
13:39C'est plus du marketing
13:40ou il y a, à votre avis,
13:41véritablement quelque chose
13:42à raconter là-dessus ?
13:43C'est une approche pragmatique
13:45de se dire
13:47qu'il y a des acteurs
13:48qui réfléchissent
13:49à comment envoyer
13:50des data centers dans l'espace.
13:52En tant que cloud provider,
13:54on va faire des partenariats
13:56avec ces acteurs.
13:57Vous explorez un petit peu la voie ?
13:59Non, mais surtout,
13:59on va leur exprimer
14:00les contraintes
14:01qu'on connaît aujourd'hui
14:02dans un data center sur Terre.
14:03Ce n'est quand même pas si facile
14:05non plus
14:05d'opérer un data center sur Terre.
14:07Il faut gérer les contraintes
14:08de refroidissement.
14:09Il faut gérer les contraintes
14:10de changement de machine.
14:12Quand il y en a une qui lâche
14:13au milieu d'un supercalculateur,
14:15il faut être capable
14:15de changer la pièce assez rapidement.
14:18Donc, toutes ces contraintes-là,
14:20c'est important qu'on puisse
14:21les expliciter à ces acteurs
14:22qui, eux, réfléchissent
14:23à comment envoyer
14:23les data centers dans l'espace
14:24pour que si un jour
14:25ça se matérialise,
14:28ils aient pris en compte
14:29nos besoins
14:30et donc que tout ça fonctionne correctement.
14:33Dernière question,
14:34vous êtes, je vous rappelle
14:35la directrice générale déléguée
14:36du groupe Iliade
14:37qui est la maison mère de Free.
14:39Bien sûr, derrière tout cela,
14:40il y a cette acquisition
14:41incroyable d'SFR
14:43qui est en train
14:44d'être menée
14:45par les trois opérateurs concurrents.
14:48Vous en faites partie,
14:49il y a Bouygues Télécom et Orange.
14:50Est-ce que ça avance ?
14:52Est-ce que le calendrier
14:54avance comme vous le souhaitez,
14:56en fait, Aude Durand ?
14:57Écoutez, ça suit son cours
14:58et on aura l'occasion
14:59d'en reparler prochainement.
15:00Mais aujourd'hui,
15:02si je parle du domaine des télécoms,
15:04ce sera pour expliquer
15:05à quel point
15:07notre ADN dans les télécoms
15:08de faire toujours
15:10des choses de façon plus efficace,
15:12d'être plus lean,
15:13c'est aussi quelque chose
15:14qu'on transpose à ce qu'elle est
15:15et qu'on voit dans l'écosystème IA.
15:17Donc, pour revenir
15:18à ce qu'on se disait avant,
15:20il faut qu'on soit extrêmement efficient
15:22si on a moins de capital
15:23et je suis très optimiste
15:24sur l'écosystème pour ça.
15:25Très bien, il y aura
15:26d'autres moments télécoms,
15:27on va dire, un peu plus tard.
15:29Merci beaucoup, Aude Durand,
15:31vous êtes directrice générale déléguée
15:32du groupe Iliade.
15:33Merci beaucoup.
15:33Merci beaucoup.
15:34Merci de nous recevoir ici.