- il y a 6 heures
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00:00On va maintenant discuter politique, inégalité devant l'impôt, c'est l'heure du signé Consigny avec ce soir bien
00:08sûr les siistes, l'avocat Charles Consigny qui est avec nous
00:11et Cécile Duflo, directrice générale d'Oxfam, l'organisation non gouvernementale qui attaque l'État en justice.
00:19Bonsoir Madame Duflo, c'est votre rapport et cette démarche qui va nous servir de base au débat avec Charles
00:25Consigny.
00:25Bonsoir.
00:25Bonsoir.
00:26Mais d'abord on va résumer l'actualité politique du jour avec le 2027.
00:31Le 2027 vous emmène aujourd'hui au château de Chinon, non pas pour parler d'histoire, mais bien pour une
00:39nouvelle candidature à la présidentielle.
00:42Il faut prendre ses responsabilités. Aujourd'hui, je prends les miennes. C'est pourquoi je suis candidate à la présidence
00:50de la République.
00:52Natacha Polony, une éditorialiste qui affiche ses ambitions politiques sur les terres de Jeanne d'Arc.
01:00Comme un air de 1429, quand la France, fracturée, se cherche un sursaut national.
01:07Alors non, la France n'est pas finie. Elle n'est pas condamnée. La France n'est pas derrière nous,
01:12elle est devant nous.
01:14Personne ne reconstruira ce pays à notre place.
01:17Pour reconstruire la France, comptez-vous vous appuyer sur l'intelligence artificielle, comme dans une partie de votre clip de
01:24campagne ?
01:25Attention quand même, Mme Polony, à tous les détails.
01:33Pour un candidat à la fonction suprême, venir défendre sa vision de l'économie et de l'Europe, c'est
01:40une façon d'asseoir sa crédibilité.
01:43Et merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:45On est bien, on me fauteuille, mais...
01:46On est bien ?
01:48La plupart du temps très à l'aise pour attaquer la concurrence.
01:51Dans les propositions de Marine Le Pen, il y a objectivement quelque chose qui est de nature à faire péter
01:56l'Europe.
01:57Pardon, à fissurer l'Europe.
01:58On a néanmoins trouvé Édouard Philippe un peu préoccupé.
02:04À moins que ça ne soit une soudaine passion pour la décoration d'intérieur.
02:10On s'est demandé si la candidature de David Lysnard ne lui faisait pas un peu d'ombre.
02:16Il est fréquentable, David Lysnard, lui qui n'est pas le dernier à s'afficher avec Sarah Knafow.
02:20Je considère que la famille libérale a sa place dans le rassemblement de la droite et du centre.
02:23Et Sarah Knafow fait partie de la famille libérale ?
02:25Je vous parle de David Lysnard.
02:31Le maire de Cannes, justement.
02:33Une ligne libérale, des valeurs d'ordre et de rigueur.
02:38Mais visiblement, un petit souci de ponctualité avec Apolline de Malherbe, prête à lui taper sur les doigts.
02:46Je précise qu'on a commencé un peu en retard.
02:48Vous n'êtes pas du matin ?
02:49Si, je suis très du matin.
02:50C'est la deuxième fois que vous me faites le coup.
02:51Mais c'est parce que je...
02:52On va préciser les choses.
02:53Une fois, je me souviens très bien, vous aviez 5 minutes de retard.
02:56C'était il y a 2-3 ans, la première fois que je vous ai reçu à 8h30.
02:58Vous étiez arrivé en courant dans le studio.
03:00Et là, ce matin, 2 minutes avant, tout d'un coup, hop, donc on a eu une décalée à 31.
03:04Est-ce qu'il ne faut pas être du matin pour présider la France ?
03:06D'abord, je suis du matin, de la nuit, du jour.
03:07C'est parce qu'en fait, il faut se faire désirer dans la vie.
03:09Ah, ça doit être ça.
03:11David Lissnard, saurez-vous vous faire désirer des Français d'ici l'élection présidentielle ?
03:21Voilà, c'est un 20-27 mis en images et commenté par Raphaël Redon et Manuel Abraune.
03:27Un mot quand même sur la candidature.
03:29Je crois que c'est la 34e candidature, c'est ce qu'a compté le Parisien, de Natacha Polony, la
03:35journaliste et l'essayiste.
03:37C'est bon pour le débat public ?
03:39Et la deuxième candidature d'un ancien chroniqueur dont on n'est pas couché ?
03:43Ah, en attendant la vôtre ?
03:45Voilà, jusqu'où cela s'arrêtera-t-il ?
03:47Charles, si vous avez quelque chose à nous dire, c'est maintenant. Allez-y.
03:52Non, pas ce soir.
03:53Mais voilà, je veux dire, prenez vos marques parce que la liste des anciens chroniques...
03:58Vous viendrez l'annoncer chez nous, j'espère.
04:00... dont on n'est pas couché ? On verra, pas sûr.
04:02Ah bon, en plus ?
04:03Peut-être plutôt un beau village comme ça.
04:05Vous avez toujours trahi par ces...
04:06Alors, la candidature, on sort Cécile Duflo d'Atacha Polony ?
04:10Allez, 34 candidatures.
04:11Moi, j'ai vécu quand même quelques présidentielles.
04:13Je veux dire à ceux pour qui c'est la première, ou le plus jeune en particulier,
04:16que c'est quand même très original, cette situation.
04:20Et je crains que l'inflation du nombre de candidatures empêche de débattre réellement
04:25de ce qu'est le moment d'une élection présidentielle, c'est-à-dire les grands enjeux d'un pays.
04:28Donc il y a une sorte de paradoxe assez bizarre.
04:30Après, sur la ligne de départ, il n'y en aura pas 34.
04:32C'est pour ça qu'on va attendre un peu.
04:34Alors, venons-en maintenant à notre débat,
04:35puisque vous êtes à la tête de l'organisation non-gouvernementale Oxfam,
04:40qui a décidé d'attaquer l'État en justice pour manquement à prélever l'impôt
04:44de façon juste et égalitaire.
04:46En fait, ce que vous dites, c'est que les grandes fortunes s'en sortent mieux.
04:48C'est une rupture d'égalité devant l'impôt,
04:51il faudrait rétablir un impôt sur la fortune, notamment revoir ces inégalités.
04:55Alors, est-ce que vous êtes d'accord avec cette démarche, Charles Consigné ?
04:58Alors, j'ai regardé de près la démarche de l'Oxfam.
05:02Moi, je pense deux choses.
05:04Un, effectivement, les milliardaires ne sont pas milliardaires par hasard.
05:09Et s'ils le deviennent, c'est en général qu'ils aiment plutôt l'argent
05:13et qu'ils sont assez malins.
05:15Et donc, ça fait deux bonnes raisons de se débrouiller
05:18pour optimiser au maximum sa fiscalité
05:20et ne pas se faire tondre comme le reste des Français.
05:25Quand on regarde les choses de près,
05:28il est vrai qu'ils arrivent à optimiser plus que la moyenne des Français.
05:32Ça concerne un nombre quand même extrêmement réduit de personnes.
05:36Moi, j'arrive à 75 personnes, 75 foyers fiscaux.
05:41C'est quand même vraiment très peu
05:44qui se débrouillent essentiellement
05:46pour ne pas payer d'impôts sur le revenu.
05:48C'est ça, ils arrivent à 2% d'impôts sur le revenu
05:51parce qu'en fait, ils gardent tout dans des entreprises, etc.
05:55On peut faire en sorte qu'ils puissent un peu moins optimiser
05:59pour mettre tout le monde dans le même bateau.
06:01Donc, pas choqué par un peu plus d'impôts.
06:03Non, un peu moins d'optimisation, disons.
06:06Oui, donc c'est plus d'impôts.
06:07Pour qu'ils soient davantage dans le collectif.
06:11Mais après, comme j'y viendrai dans un instant,
06:13moi, je pense qu'on peut faire ça,
06:15mais que le vrai sujet de la France,
06:17c'est de réduire nos dépenses publiques
06:18pour baisser les impôts de tous.
06:21Cécile Duflo.
06:21Alors, il y a deux débats.
06:22D'abord, Charles a tort sur comment on devient milliardaire.
06:26La vraie bonne manière de devenir milliardaire,
06:28c'est d'hérité.
06:29C'est d'hérité.
06:30Et c'est ça qui se passe.
06:31L'immense majorité des milliardaires
06:32et des nouveaux milliardaires sont des héritiers.
06:35Et ça va aller de plus en plus comme ça
06:37parce qu'il y a une forme de concentration des richesses.
06:39Pourquoi on a décidé de déposer cette plainte ?
06:43Parce qu'on a atteint un niveau d'inégalité
06:46qui n'est pas du tout commun en France.
06:47C'est-à-dire que des super milliardaires très très riches
06:50qui sont peu nombreux, c'est vrai,
06:51mais qui concentrent une fortune considérable,
06:54ce n'est pas du tout une habitude en France.
06:56Et par ailleurs, ils ont, au fil de décisions,
06:59de politiques publiques et de décisions fiscales,
07:02ils se trouvent dans la situation
07:03où ce n'est pas qu'ils payent moins d'impôts,
07:05c'est qu'ils ne payent pas d'impôts comme les autres.
07:07Beaucoup, beaucoup moins.
07:08C'est-à-dire qu'en proportion de ses revenus,
07:10un milliardaire paye aujourd'hui
07:11moins d'impôts qu'une infirmière.
07:13Et ça, ce n'est pas juste.
07:14Le groupe Bernard Arnault ne dit pas ça.
07:16Le groupe Bernard Arnault dit qu'en gros, chaque année,
07:18si on prend toute forme d'impôts, de cotisations, etc.,
07:22il rend 5 milliards.
07:245 milliards à la communauté,
07:25ça en fait le premier contribuable de France.
07:27C'est vrai, mais c'est aussi...
07:285 milliards, c'est quand même énorme.
07:30Ça a été pendant quelques mois l'homme le plus riche du monde aussi.
07:32Donc, ce n'est pas énorme.
07:34La question, c'est celle de la proportionnalité.
07:355 milliards, ce n'est pas suffisant.
07:36Je vais vous dire pourquoi.
07:37C'est une fortune virtuelle, comme il faut le rappeler.
07:38Ce sont les actions,
07:40c'est la valorisation des entreprises.
07:42C'est une fortune professionnelle.
07:43C'est une fortune professionnelle,
07:44mais c'est une fortune professionnelle qui rapporte.
07:45Et comme l'a très bien dit Charles,
07:47ça rapporte en général au sein d'une holding.
07:49C'est-à-dire qu'en fait,
07:50vous n'avez pas vraiment de revenus,
07:51vous faites remonter ça dans une autre structure.
07:525 milliards, ce n'est pas suffisant.
07:53Il faut lui en prendre plus.
07:54En fait, la question, c'est à vous,
07:56est-ce que 50 euros, c'est suffisant ou pas ?
07:58Ça dépend de vos revenus.
07:59La question qu'on pose, c'est juste une proportionnalité.
08:01Et pourquoi je vais y revenir ?
08:02Parce que nous sommes en France.
08:04Et qu'en France, l'histoire de la France,
08:07c'est que la nuit du 4 août,
08:09pendant la Révolution française,
08:10on a aboli les privilèges.
08:11Et parmi ces principes,
08:12il y en a un qui est dans la Déclaration des droits de l'homme
08:14et du citoyen, c'est l'article 13
08:16qui dit que la contribution aux charges communes
08:19est proportionnelle.
08:20C'est-à-dire que les impôts sont proportionnels au revenu.
08:23Et ça, c'est la règle.
08:24Il y a plus que 40% des Français
08:25qui payent l'impôt sur le revenu.
08:27Donc votre article n'est pas vraiment respecté.
08:29Si, parce que ceux qui ne payent pas l'impôt sur le revenu,
08:31ils payent la CSG, ils payent la TVA.
08:33Et en pourcentage, ils payent beaucoup plus d'impôts
08:35de leur revenu.
08:36Vous savez, les moins riches payent avec la TVA
08:39beaucoup plus que les plus riches
08:40en pourcentage de leur revenu.
08:42Il faut bien retenir ça.
08:43Ben si, bien sûr que si.
08:44Les chiffres, si, si.
08:45Je vais répondre.
08:46Non, je vais répondre.
08:47Moi, je vois quand même deux choses.
08:49D'abord, cette histoire d'ultra-riches,
08:51c'est toujours le cheval de Troie de la gauche
08:53pour mettre la poussière sous le tapis
08:56s'agissant des classes moyennes
08:57et des classes moyennes supérieures
08:59qui, eux, qui, elles,
09:00sont les vaches à lait de ce système
09:02qui ne se réforme pas indéfiniment.
09:05Et comme on manque...
09:06C'est-à-dire le fameux Nicolas qui paye.
09:07Oui, mais maintenant, Nicolas qui paye,
09:10c'est très large.
09:11Nicolas qui paye,
09:12je me souviens, dans une émission bien connue
09:14à laquelle nous participons ensemble,
09:16Les Grandes Gueules,
09:17on a eu au téléphone Monique qui paye,
09:20qui était femme de ménage à Marseille
09:21et qui s'identifiait au personnage de Nicolas
09:23parce qu'elle en avait ras-le-bol
09:25de se faire, elle aussi,
09:26à son niveau,
09:27tondre par des charges,
09:29des taxes,
09:30des impôts divers
09:31et voler le fruit de son travail.
09:32Et donc, la gauche vient toujours
09:34avec ces fameux milliardaires
09:35qui, certes, optimisent
09:37de manière très intelligente
09:39ou en tout cas très malicieuse
09:40leur fiscalité,
09:41mais c'est quand même pas
09:42le vrai sujet.
09:43C'est un très gros sujet.
09:44Moi, je pense que le vrai sujet,
09:46parce que, quand bien même
09:47vous les fiscaliseriez
09:49beaucoup plus, etc.,
09:50la taxe Zuckman,
09:51je crois que,
09:52selon les estimations les plus hautes,
09:54c'est 10 ou 12 milliards d'euros,
09:56quelque chose comme ça,
09:57que ça rapporterait.
09:58Or, on sait que les estimations hautes
09:59en matière de taxes
10:00sur les milliardaires
10:02et autres choses de ce genre,
10:04en réalité,
10:04on arrive en pratique
10:05à des fourchettes
10:06beaucoup plus basses.
10:07J'en fais pour preuve
10:07la taxe sur les yachts
10:09qui, finalement,
10:09ne rapporte rien du tout.
10:11Comme ça, c'est réglé.
10:11Oui, parce qu'ils sont tous
10:12sous pavillons étrangers.
10:13Donc, moi, quand même...
10:14La dernière année de l'impôt
10:15sur la fortune, en 2017,
10:17c'était y rapporter
10:175 milliards d'euros.
10:18Moi, ce que je pense,
10:19c'est qu'il faut faire
10:20des efforts sur les dépenses publiques.
10:22Je ne veux pas être
10:24dans des attaques personnelles,
10:25mais je pense que l'Oxfam,
10:26par exemple...
10:27C'est Oxfam tout court.
10:28Oxfam tout court,
10:29on pourrait faire l'économie
10:31des fonds publics
10:32qu'on lui donne.
10:32Quels fonds publics ?
10:34Selon les chiffres que j'ai,
10:35il y a beaucoup de fonds publics
10:36via l'Agence française
10:37de développement.
10:39Qui servent à financer
10:41des projets
10:41dans les pays du Sud.
10:42Ah, bah, c'est pas ce que j'ai vu.
10:44Alors, pardon,
10:44mais moi, j'ai vu
10:45des espèces de campagnes
10:46de propagande
10:47pour l'éducation
10:48à la citoyenneté
10:49sur les inégalités.
10:50Finances Oxfam.
10:51Au Sahel.
10:53L'éducation à la citoyenneté
10:54sur les inégalités
10:55au Sahel.
10:56Exactement.
10:57Je peux vous expliquer
10:58si vous voulez.
10:58C'est qui ?
10:59On.
11:00C'est un candidat.
11:01C'est un candidat.
11:02Vous avez vu ?
11:03Il a fini par dire.
11:04Et que j'aurais pris le pouvoir
11:07tout seul.
11:08à la suite de Natacha Polony.
11:10Peut-être qu'elle aura
11:11une place de mon gouvernement.
11:11Je ne suis pas sûr.
11:12On n'est pas sur la même ligne.
11:14Eh bien, nous couperons
11:15ces subventions à Oxfam.
11:17Moi, ce que je vois
11:18pour être un peu plus sérieux
11:19et sur des chiffres...
11:21Merci de dire
11:21que ce n'était pas sérieux.
11:22Plus important.
11:22C'était tout à fait sérieux,
11:23mais ce n'est pas des gros chiffres.
11:24Il faudra couper quand même.
11:26Ce que je vois,
11:27c'est que
11:28quand on prend
11:29les grands ordres
11:30de grandeur
11:30de nos dépenses publiques
11:32en France,
11:32on fait quelques comparaisons.
11:34Je ne veux pas être
11:34trop exhaustif,
11:37mais juste en un mot.
11:39Nos retraites
11:39qui nous coûtent
11:40sur des dépenses publiques
11:42globales
11:42de 1 700 milliards d'euros
11:44par an,
11:44nos retraites,
11:45c'est 422 milliards d'euros,
11:47c'est 14% de notre PIB.
11:48En Allemagne,
11:49c'est 11%.
11:49Au Royaume-Uni,
11:51c'est 7,5%.
11:52Là,
11:53il y a peut-être quand même
11:54des économies à faire.
11:55Sur le temps de travail,
11:57on travaille 300 heures
11:58de moins par an
11:59qu'aux États-Unis,
12:00100 heures de moins
12:00qu'en moyenne
12:01dans l'Europe.
12:02Les Allemands
12:02ont 77%
12:04de leurs personnes
12:05en âge de travailler
12:06qui travaillent.
12:07On n'en a que 68.
12:08C'est 10 points
12:09quasiment de différence.
12:10C'est là qu'il faut aller
12:10chercher la croissance,
12:11l'argent.
12:13Pas d'impôt plus de croissance.
12:14Bernard Arnault,
12:15etc.
12:16Je me dis,
12:17prenons les gros chiffres
12:18et agissons en plus.
12:19En vrai,
12:19ce qu'on a à faire,
12:21ce n'est pas la mer à boire
12:22en réalité.
12:23C'est bosser un peu plus longtemps
12:25et un peu plus nombreux.
12:26Donc,
12:27je vais reprendre les choses.
12:28Nous,
12:29ce qu'on dit sur ce sujet-là,
12:30on peut avoir
12:30plein d'autres débats.
12:31Nous aussi,
12:31on pense qu'il y a
12:32des dépenses publiques
12:33sur lesquelles
12:33on pourrait travailler.
12:34Les aides publiques
12:35aux entreprises,
12:35le premier poste de dépense
12:38de l'État,
12:39on peut y travailler.
12:40Il y a plein de sujets
12:41sur lesquels on peut travailler.
12:42Ce n'est pas le premier poste
12:43de dépense.
12:44En tout cas,
12:44c'est le premier poste
12:45des aides.
12:45Aujourd'hui,
12:46c'est plus des dizaines
12:48de milliards d'euros.
12:48Il y a un grand débat
12:49très intéressant.
12:51C'est exactement.
12:52Mais c'est pour ça
12:53que quand on a le débat
12:54sur le taux d'imposition,
12:55il est très intéressant
12:56de voir la réalité
12:57de ce qui s'applique.
13:01l'absence d'imposition
13:02sur les revenus.
13:03Le travail de Gabriel Zuckman
13:04a bien montré
13:05que même quand on cumule
13:07les impôts
13:07sur les sociétés payées
13:08en France,
13:09les impôts sur les sociétés
13:10payées à l'étranger,
13:11les milliardaires
13:12ne payent pas
13:13en proportion de leurs revenus
13:14et je ne dis même pas plus.
13:15On pourrait imaginer
13:16qu'ils payent plus
13:16parce que leurs revenus
13:17sont plus importants.
13:18Là, je dis la règle commune.
13:19On est finalement assez modeste.
13:20Ça, c'est un premier point.
13:21Le deuxième point,
13:22vous avez dit
13:22ça se passe comme ça en Allemagne,
13:24ça se passe comme ça.
13:24Oui, on peut dire
13:25en fait quand on est riche,
13:26on a le droit
13:26de s'acheter des privilèges
13:27et de ne pas payer d'impôts
13:28mais ce n'est pas la France.
13:29Nous, on défend
13:29les valeurs de ce pays
13:31et ce qu'ils font de la République
13:31et d'ailleurs
13:32quand on voit
13:33ce qui s'est passé
13:34avec les Gilets jaunes,
13:35ce qui se passe maintenant
13:35avec les lycéens,
13:36je pense que
13:37cette rupture d'égalité
13:38en France,
13:39ça touche un air
13:40qui est un air...
13:40Dans le pays plus égalitaire
13:41du monde.
13:42Ça, c'est plus si vrai.
13:43C'est plus si vrai
13:44parce qu'on a beaucoup...
13:44Le plus redistributif au monde
13:45en tout cas.
13:46Alors, ça l'était,
13:47ça l'est moins.
13:47Et d'ailleurs...
13:48Quel pays redistribue
13:49plus que la France ?
13:49Beaucoup de pays nordiques
13:51par exemple
13:51et même il y a
13:52un certain nombre de pays
13:53qui ont bougé
13:55sur ces sujets-là.
13:56Je sais que souvent
13:57on dit des formules
13:58mais la réalité
13:59c'est qu'on a
14:00le plus gros taux de pauvreté
14:02depuis 30 ans,
14:03les plus grandes inégalités
14:04depuis 30 ans.
14:04Ça ne marche pas ce système ?
14:05Ça veut dire que ce système
14:06il a été miné.
14:07Quand vous supprimez l'ISF
14:09et que vous baissez
14:09les APL de 5 euros,
14:11vous augmentez les inégalités.
14:12Les APL de 5 euros,
14:13les APL,
14:13elles font juste monter
14:14les loyers.
14:15Ce n'est pas vrai.
14:16Charles, on ne peut pas
14:17dire ça comme ça.
14:18Ce n'est pas vrai.
14:18Et si on ne dit pas
14:19que la réalité aujourd'hui
14:20de la crise du logement
14:21elle est massive
14:22et que s'il y a autant
14:24de tensions
14:24sur le pouvoir d'achat
14:25si les gens qui nous écoutent
14:26et ça ils le savent,
14:27ils payent des loyers
14:28qui n'ont plus rien à voir
14:28en proportion de leur revenu.
14:31Mais si,
14:32ça a à voir,
14:33c'est très intéressant
14:34parce que la concentration
14:35du patrimoine immobilier
14:37c'est la suite
14:38des inégalités.
14:39Moi je veux bien,
14:39demain,
14:40on met la taxe Zuckman.
14:43Admettons que dans
14:44les proportions,
14:44les plus importantes,
14:46cette taxe Zuckman
14:47nous rapporte royalement
14:48les 12 milliards d'euros
14:50que M. Zuckman lui-même
14:52prévoit pour sa taxe.
14:53Qu'est-ce que ça change
14:54au reste des problèmes français ?
14:57Honnêtement...
14:5712 milliards !
14:58On est...
14:59L'idée c'est de trouver
15:01entre 30 et 40 milliards.
15:02Si on trouve 12 milliards,
15:03c'est déjà...
15:03Chaque année.
15:03Chaque année.
15:04Moi je veux dire,
15:07je pense que l'idée
15:08c'est plutôt
15:09de diminuer
15:10nos dépenses publiques
15:11de 200 milliards d'euros.
15:13Et ce que j'ai vu d'ailleurs,
15:14c'est que même si on diminuait
15:15nos dépenses publiques
15:16de 200 milliards d'euros,
15:18ça ne nous mettrait que
15:19dans la moyenne
15:20des pays
15:21de l'Union européenne
15:23en proportion
15:24de notre pays.
15:25C'est notre modèle
15:28qui est comme ça,
15:28c'est un modèle social,
15:30très généreux.
15:31Il ne existe plus notre modèle.
15:33Notre modèle,
15:34il nous mène
15:34à la guerre civile
15:35et à la ruine.
15:35Alors, juste un point.
15:36Quand on parle
15:37des dépenses publiques,
15:38pour que les gens
15:38qui nous regardent comprennent.
15:40Quand on parle
15:40des dépenses publiques,
15:41si vous avez
15:42une sécurité sociale,
15:44que donc vous êtes soigné
15:45grâce aux cotisations,
15:46c'est une dépense publique.
15:47Si vous devez payer vous-même,
15:49comme ça se passe
15:50dans beaucoup de pays,
15:50et que ça coûte très très cher,
15:52et que certaines personnes
15:53ne peuvent pas...
15:54Attendez, je termine,
15:55ne peuvent pas se soigner.
15:56Ce n'est pas dans
15:56les dépenses publiques.
15:57Donc, si vous comparez
15:58un endroit où vous ne payez pas
16:00pour aller vous soigner
16:01et un autre où vous devez
16:02payer vous-même,
16:02ça n'a pas...
16:03D'abord, c'est pas ça.
16:04Et ensuite, je suis disé,
16:05votre système n'est pas juste
16:06parce qu'il y a beaucoup de gens
16:08qui payent pour les autres
16:10dans ce système
16:10et qui se retrouvent
16:11à devoir supporter
16:12un fardeau qui est trop lourd.
16:14Or, on ne fait aucune réforme
16:15sur la santé.
16:16Qu'est-ce qu'on fait ?
16:17C'est pour ça que, justement,
16:17je dis aujourd'hui...
16:20Qu'est-ce qu'on fait
16:21sur les arrêts maladie ?
16:22Il y a 12 millions de personnes
16:23qui ont une affection longue durée.
16:24Un dernier mot et c'est fini.
16:26Est-ce que c'est sérieux ?
16:26Enfin, je veux dire...
16:27Est-ce que c'est sérieux ?
16:28On ne fait aucune réforme.
16:28Vous dites aux gens
16:29qui ont des scléroses en plaques
16:30que ce n'est pas sérieux ?
16:30Non, je ne dis pas ça.
16:31Je dis qu'il y a des scléroses en plaques,
16:33qu'il y a des maladies graves
16:34et il y a aussi des affections
16:35de longue durée
16:35dont on pourrait redéfinir
16:37les contours
16:37et qui n'ont pas forcément
16:40à rentrer dans le...
16:40Au-delà des principes.
16:41En tout cas, ce qui est sûr...
16:43Il y a cette action en justice.
16:45Et ceux qui sont d'accord
16:46avec cette idée
16:47d'être fidèles à la France
16:47en faisant en sorte
16:48que chacun paye ce qu'il doit
16:50peuvent signer la pétition
16:52sur le site d'Oxfam France.
16:53C'est pour obtenir quoi ?
16:54C'est pour obtenir
16:55que le tribunal se prononce
16:58pour dire si le système fiscal actuel
17:00répond à ce principe de base
17:02qui est celui de l'égalité
17:03dans l'impôt.
17:03Et si il se prononce et dit oui,
17:05effectivement,
17:05l'État est condamné.
17:06Eh bien juste,
17:06l'État sera condamné.
17:07Je ne vais pas faire une action incidente
17:09pour défendre les classes moyennes,
17:10vous voyez ?
17:11Je vais aller moi aussi
17:12devant ce même tribunal.
17:13Je vais présenter
17:14ma fiche d'imposition.
17:16Je vais présenter
17:16les fiches d'imposition
17:17des classes moyennes
17:18qui sont taxées à 80%.
17:21Charles rejoint l'action
17:24d'Oxfam France
17:25pour une taxation juste.
17:26Et vous serez surpris
17:27de la décision.
17:28Merci Cécile Duflo.