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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00On va retrouver signé Consigny et son débatteur du jour, Charles, qui va débattre avec Thomas Legrand, journaliste politique.
00:07Bonsoir Thomas Legrand.
00:08Bonsoir messieurs.
00:09Bonsoir Charles Consigny.
00:11Bonsoir.
00:11Avant de vous écouter, débattre du budget, notamment la lettre de Sébastien Lecornu aux socialistes.
00:16On va faire le point sur l'actualité politique du jour.
00:19C'est l'heure du 20-27.
00:2020-27 qui est préparé ce soir par Raphaël Redon et Bertrand Séguier.
00:27C'est la rencontre à laquelle on ne s'attendait franchement pas.
00:32Monsieur le président.
00:33Oui bonjour.
00:34Vous avez vu votre livre là par là ?
00:35Ben oui et vous ? Vous êtes ici ?
00:37Oui très bien.
00:38Vous êtes ici sans rancune.
00:41Sans rancune.
00:43Sarah Knafo ferait-elle référence à leur vente de livres respectives ?
00:47120 000 pour la députée européenne, 1300 seulement pour l'ancien président de la République.
00:57Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
01:03Vous vous souvenez de ce temps où Ségolène Royal réunissait 60 000 inconditionnels au stade Charletti ?
01:11C'était au moment de l'entre-deux-tours de la présidentielle 2007.
01:15Je vous salue peuple de France.
01:1820 ans plus tard, hier soir à Alfortville.
01:23On était plus proche de la réunion de famille.
01:26Un gymnase, 200 personnes et plus vraiment la folie des grandes heures.
01:33Ce n'est pas une fatalité et nous devrons remonter la pente.
01:37La candidate à la primaire du Parti Socialiste a surtout fait du neuf avec du vieux en ressuscitant son slogan
01:46de sa campagne 2007.
01:48L'ordre juste dans une France tranquille.
01:52France tranquille, un clin d'œil peut-être à la fameuse force tranquille de François Mitterrand.
02:05Faire accoucher ses invités, c'est la mission que se fixa Pauline de Malherbe tous les matins.
02:10Ce fut plus que jamais le cas vendredi dernier face à Marine Tondelier.
02:15La marche climat du 26 septembre à laquelle j'appelle tout le monde, elle est aussi.
02:18Et si je n'ai pas encore accouché, ce qui devrait être le cas normalement, j'y serai à Arras.
02:21– Bonne intuition, Marine Tondelier.
02:24Ce matin, dans un tweet, la candidate écologiste annonce que seulement quelques heures après cette interview,
02:31elle a donné naissance à son deuxième enfant, Léon.
02:35Une photo accompagnée d'un texte très politique.
02:39Quand on est candidat, est-il possible d'oublier la campagne plus de 24 heures ?
02:49– Thomas Legrand, vous vouliez réagir sur les ventes des livres des politiques.
02:53– Oui, ça m'amuse beaucoup parce que souvent on confond le succès d'un livre avec une capacité à
03:00se faire élire.
03:01Je me souviens de Nicolas Sarkozy qui avait fait un carton énorme en 2016 avec je ne sais plus quel
03:06de ses livres.
03:06Carton, il allait dans n'importe quelle ville, il y avait la queue pour les signatures.
03:10Et au même moment, il se faisait battre au premier tour de la primaire de son propre camp.
03:15Et on se souvient aussi du relatif bide du livre Révolution d'Emmanuel Macron qui s'est fait élire.
03:25– Ou d'Éric Zemmour aussi qui vendait des tonnes de livres et qui à la présidentielle a déchanté aussi.
03:30– Et c'est normal que quand vous vendez plein de livres, vous le disiez partout et c'est quand
03:36même un signe de succès.
03:37– Alors, venons-en maintenant… – On souhaite que votre livre se vende bien d'ailleurs.
03:40– Oui. – Vous avez décrit un livre.
03:41– Oui. – Arrêtons vraiment de délire des présidents.
03:44– Aux éditions Stock, on en dira un mot tout à l'heure, mais l'actualité du jour, l'actualité
03:48politique,
03:49c'est Sébastien Lecornu qui écrit aux députés, aux sénateurs socialistes, il veut les rencontrer,
03:54il veut travailler dans le cadre du budget et peut-être trouver un compromis.
03:58Donc le PS doit-il sauver le Premier ministre Lecornu, mon cher Charles ?
04:02– Moi, je ne l'espère pas en quelque sorte, parce que si c'est encore un budget dicté par
04:09le Parti socialiste,
04:10ce sera encore un budget de ruine pour la France, puisque le dernier budget a abouti
04:15à ce que le gouvernement revienne sur sa réforme des retraites,
04:18ce qui a entraîné l'aggravation de nos déficits publics et notamment de nos comptes sociaux.
04:25– Moi, les dictates du PS sur les budgets, je pense qu'ils sont mauvais pour le pays
04:31et je pense même que Lecornu, on verra ce qu'il veut vraiment faire,
04:36mais il présente cette copie avec 54 milliards d'euros.
04:42Alors on ne sait pas si c'est vraiment des économies, des dépenses en moins,
04:46bon ce n'est pas très clair, mais quand même une espèce de petit reflux de la dépense publique
04:50à hauteur de 54 milliards d'euros, ce que déjà le PS a déclaré considéré insoutenable,
04:58se met en refus de cela.
05:01Moi, je pense qu'il gagnerait à présenter une copie courageuse,
05:05laisser les uns et les autres amender son truc, être censuré,
05:09il sera censuré, ce sera sa copie courageuse initiale qui s'appliquera,
05:14puisque c'est ce qui se passe en cas de rejet et de censure.
05:18Il est démis de ses fonctions, de Premier ministre,
05:22dans la foulée, il peut présenter sa candidature à la présidentielle.
05:25Moi, si j'étais lui, je n'aurais plus...
05:26Et la France n'a pas de budget ?
05:28Elle aura la copie initiale de ce qu'il aura.
05:30Non, c'est l'essentiel.
05:31Si, parce qu'il sera obligé de passer par ordonnance,
05:34et donc c'est comme ça que ça peut se dénouer.
05:36C'est le scénario que vous imaginez ?
05:37Moi, à sa place, c'est ce que je ferais, peut-être que c'est ce qui mijote.
05:42C'est un débat qui illustre à merveille le livre que j'ai écrit
05:47et dont on parlera tout à l'heure.
05:49Mais s'il ne s'arrange pas avec les socialistes,
05:53il va essayer de s'arranger avec le Rassemblement national.
05:55Marine Le Pen a déjà laissé entendre qu'elle ne va pas censurer.
05:58Dans les deux cas, si on prend votre critère, Charles,
06:01ça sera très dépensier.
06:02Dans les deux cas, ça sera très dépensier.
06:04Donc, votre stratégie que vous lui conseillez...
06:09Ce n'est pas que je conseille.
06:09Non, mais c'est une stratégie qui, techniquement, peut marcher.
06:13Effectivement, techniquement, peut marcher.
06:14Et qui montre, alors là, qui montre le blocage de la situation
06:21à cause de la présidentielle.
06:22J'y viens, si ce n'est pas pour voir mon livre.
06:24Peut-être à cause surtout du manque de majorité.
06:26Mais le manque de majorité, il n'y a aucun pays démocratique parlementaire
06:31qui a une majorité absolue,
06:33et qui a un parti qui a une majorité absolue.
06:36On fait des compromis.
06:37Tout le monde fait des compromis.
06:39En France, on ne fait pas des compromis.
06:40On n'a pas fait de compromis l'année dernière.
06:42On en fera encore moins cette année
06:44parce qu'il n'y a pas de groupe parlementaire politique.
06:46Il y a des écuries présidentielles.
06:48Et chacun considère que c'est tout mon programme.
06:52Regardez Mélenchon.
06:54Quand le NFP est arrivé en tête,
06:57mais n'avait pas de majorité,
06:58ils ont crié victoire alors qu'ils n'avaient pas gagné.
07:01Et il a dit, on doit gouverner,
07:03et ce sera tout notre programme, rien que notre programme.
07:05C'est une aberration démocratique.
07:08Et cette aberration démocratique, elle est due à la présidentielle qui bloque tout.
07:13Et le vote du budget cette année est l'exemple type
07:17du fait que la présidentielle à la française,
07:20avec un président élu au suffrage d'université direct,
07:23exactement comme les députés,
07:26il y a un conflit de légitimité.
07:28Et dans un monde compliqué, on préfère écouter le président
07:32ou le candidat qui a une voix et un cerveau
07:34et généralement un discours plus simple
07:36qu'une majorité qui pourrait se constituer par des compromis
07:40et qui pourrait prendre un petit peu la nuance des choses.
07:43Je pense qu'un libéral comme Charles Consigny
07:46pourrait comprendre ça et pourrait même l'admettre.
07:48On pourrait être d'accord sur ce point, je pense.
07:50Vous-même qui êtes membre du Parti Socialiste.
07:52– Ah non, vous, vous êtes membre de LR ?
07:53Moi, je ne suis membre de rien du tout.
07:55– Non, mais membre, en tout cas, des organes dirigeants du Parti Socialiste.
07:59– D'où vous sortez ça ?
08:02– C'était pour vous taquiner gentiment.
08:05– Vous faites référence à des vidéos.
08:07– Je ne suis pas membre de LR, c'était une petite boutade.
08:09– Vous avez été candidat à LR, moi je n'ai jamais été candidat à rien.
08:12– Oui, c'est vrai.
08:12– Oui, moi, vous voyez, j'ai fait l'expérience de la chose sur le terrain.
08:16– C'est bien.
08:16– C'est très instructif sur la manière dont tout le monde réfléchit.
08:21– Le seul ministre que j'ai à mon tableau de chasse,
08:24en tant que journaliste politique, quelquefois on fait démissionner à mes 10,
08:27il est de gauche, il était d'un gouvernement de gauche,
08:30d'un gouvernement, il y a longtemps, parce que je suis un vieux journaliste,
08:33d'un gouvernement qui était le gouvernement de l'homme
08:35que j'admire le plus en politique, Michel Rocard.
08:37Donc vous voyez, on peut avoir des avis et PSC indépendants.
08:41– Je ne sais pas s'il faut avoir un tableau de chasse de ministre démissionné.
08:45Moi, pour l'instant, j'espère n'avoir fait démissionner personne,
08:48même si j'incite le cornu à démissionner,
08:50si son budget est retoqué.
08:53Ce qu'a dit Thomas Le Grand est très juste sur le fait
08:55qu'il n'y a que des écuries présidentielles.
08:57– On est à six mois du premier tour.
08:59– Moi, je ne suis pas forcément convaincu
09:02que ce soit nécessairement une mauvaise chose.
09:05C'est-à-dire, ça y est, on rentre enfin dans le vif du sujet.
09:07– Oui, mais on a un budget à faire voter.
09:09– Oui, mais vous voyez bien, je pense honnêtement
09:12que même les Français s'en foutent,
09:13parce que comme tout va être totalement rebattu
09:16au mois d'avril et de mai prochain,
09:18d'ailleurs, c'est un peu ce que dit Marine Le Pen.
09:20En fait, ce qu'elle veut dire, c'est qu'elle se fiche du budget,
09:23qu'elle votera, en gros, il ne va pas falloir cher
09:26pour lui faire voter à peu près n'importe quel budget
09:29ou en tout cas s'abstenir, ne pas censurer, etc.
09:32parce qu'elle, elle a envie d'aller à la présidentielle
09:34et une fois qu'ils arrivent à la présidentielle,
09:36ils peuvent amender les choses.
09:38Donc, en fait, ce vote du budget…
09:39– D'ailleurs, Sébastien Lecornu lui dit lui-même,
09:41ce n'est pas un budget pour toute l'année,
09:43c'est un demi-budget.
09:44Parce que c'est très bien que le prochain président
09:46ou la prochaine présidente changera les choses.
09:48– Bien sûr, un demi-budget, alors le budget,
09:50c'est un nouvel, il y a des règles très précises,
09:52donc un demi-budget, ça ne veut rien dire,
09:53mais c'est un budget technique.
09:54– Oui, mais Thomas, d'accord,
09:56on ne peut pas s'amuser de tout ça
09:58si on était dans une situation économique et financière
10:00tout à fait favorable.
10:02Or, on est peut-être au bord d'une crise financière,
10:05on a des finances publiques qui sont quand même
10:07en très mauvais état,
10:08on a une situation économique, chômage, croissance,
10:10ce qui n'est pas bonne,
10:11donc on ne peut pas tellement plaisanter que ça.
10:12– On ne peut pas plaisanter, il faut faire des choix.
10:15Il y a des choix de droite, il y a des choix de gauche,
10:16mais il y a des choix à faire,
10:17et on ne les fait pas à cause de la présidentielle.
10:20Et dans la présidentielle, dans chaque présidentielle,
10:23on rentre dans quelques mois d'hallucinations collectives.
10:26On va dire n'importe quoi,
10:27on va entendre n'importe quoi.
10:29On va surtout entendre des choses
10:31qui ne correspondront pas à ce qui va être fait après.
10:34Et on le sait presque tous.
10:35Moi, je considère qu'on est des shootés.
10:37On est tous des shootés,
10:39nous les commentateurs en particulier.
10:41Moi, je suis quasiment,
10:42j'ai tenu un point de deal carrément.
10:44C'est-à-dire, j'ai couvert…
10:45– On est shootés aux propositions ?
10:46– On est shootés à la présidentielle,
10:48c'est-à-dire qu'on commente,
10:49dans mon métier de commentateur politique,
10:51je m'aperçois, et vous le faites aussi,
10:53que ce qui marche bien,
10:54et ce que je fais,
10:55et ce qui me fait kiffer,
10:56c'est de commenter l'épopée héroïque
11:02des présidents, des candidats,
11:03et on aime bien ça en France,
11:05et l'épopée…
11:05Moi, j'ai suivi, en 1995,
11:09j'ai couvert la campagne de Jacques Chirac.
11:12Il partait de 5%.
11:14J'étais un jeune journaliste
11:16et mon chef, lui, a dit
11:18je vais suivre la campagne de Balladur
11:19parce que les chefs,
11:20ça suit la campagne de ceux qui vont gagner.
11:22Et moi, j'étais déjà…
11:22Et donc, évidemment,
11:24alors que Jacques Chirac,
11:25j'avais fait des reportages sur Jacques Chirac,
11:26sur le système Paris,
11:27que je n'étais pas spécialement chiracien,
11:29mais embringué là-dedans,
11:30j'ai commenté, non pas,
11:32les incohérences idéologiques
11:34et programmatiques
11:35et discursives de Jacques Chirac,
11:37il disait à peu près n'importe quoi,
11:38parce qu'à l'époque,
11:41mais j'ai été embringué
11:42dans cette remontada
11:43que j'ai chroniquée
11:45et finalement,
11:47ça nous rend tous irresponsables.
11:49On perd la raison.
11:49On perd la raison.
11:51On perd la raison
11:52et on ne fait pas…
11:53Donc vous dites,
11:53c'est pour ça que vous écrivez
11:54qu'il faut arrêter
11:54d'élire le président
11:55du suffrage universel ?
11:56Oui, je pense qu'il faut faire
11:57comme le général de Gaulle en 1958,
11:59c'est-à-dire…
12:00Et je reprends les arguments
12:01contre l'élection
12:02du suffrage universel
12:04de Pierre Mendes France
12:05qui disait en gros
12:06que penser
12:08et laisser penser
12:09qu'élire une personne,
12:12ça va tout régler,
12:14c'est l'assurance
12:15de ne pas élire
12:17les plus brillants.
12:18Je ne suis pas d'accord.
12:19Oui, mais je finis juste
12:21un point,
12:22c'est-à-dire que maintenant,
12:23on n'élu pas des gens
12:24pour ce qu'ils pensent.
12:25D'ailleurs,
12:26ils ne disent pas
12:26j'ai la solution.
12:28Ils disent
12:28je suis la solution,
12:30je suis énergique,
12:30Nicolas Sarkoji,
12:31je suis normal,
12:33François Hollande,
12:34je suis disruptif.
12:36Ça dépend de quel.
12:37Regardez,
12:37Edouard Philippe,
12:38mais il parle beaucoup
12:39de son programme.
12:39Il n'est pas encore élu.
12:40Moi, je ne suis pas
12:41d'accord avec ça
12:42parce que je pense
12:43qu'effectivement,
12:45il y a en France
12:45un besoin d'épopée
12:47et ce n'est pas seulement
12:48notre culture politique,
12:50je pense que c'est même
12:50notre culture historique.
12:52Effectivement,
12:53on n'est pas un pays
12:53dans lequel on pourrait,
12:55je pense,
12:56avoir des élections
12:57comme beaucoup
12:57de pays d'Europe,
12:58très apaisés,
12:59où on fait ensuite
13:00des coalitions.
13:01On n'est pas dans l'Allemagne.
13:02Ou celui qui est arrivé
13:03en tête désigne
13:04son premier ministre
13:05et tout ça se fait
13:06dans l'apaisement,
13:07etc.
13:08Je pense que les Français,
13:09ça reste le pays
13:11de Louis XIV,
13:12de Napoléon,
13:13du général de Gaulle,
13:14de la résistance.
13:16Il faut des grands hommes
13:17à la résistance.
13:18La résistance,
13:19c'est le compromis absolu.
13:20Le CNR,
13:21c'est le plus grand compromis
13:24de France.
13:24La résistance en pratique,
13:25quand les résistants
13:27étaient torturés
13:28par la Gestapo,
13:29ils n'étaient pas
13:29tout à fait
13:29dans le compromis.
13:31Il fallait quand même
13:32être un peu têcheur.
13:34Pour cacher des gens...
13:35C'est le courage,
13:35le compromis.
13:37Mais c'est ça,
13:39c'est les rocardiens.
13:39C'est très intéressant.
13:40Moi, je ne suis pas
13:41du tout d'accord.
13:42Toute couleur en commission
13:43termine par un beige.
13:45Vous, vous voulez du beige.
13:46Moi, je veux du bleu,
13:48du blanc, du rouge.
13:49Vous voyez ce que je veux dire ?
13:50Je veux du beau
13:51et du sang blanc.
13:52Je pense que la France,
13:53c'est ça.
13:54La France,
13:55c'est une épopée.
13:56On a besoin d'épopée.
13:57Regardez l'Allemagne.
13:58C'est parce que les Français
13:59ne sont pas des petits bourgeois,
14:01ne peuvent pas se limiter
14:03à une existence consistant
14:04à rester pépère
14:05dans leur canapé,
14:06qui sont déprimés en ce moment
14:08et qui sont en attente
14:09d'une épopée,
14:10comme je l'ai décrit.
14:11D'accord.
14:11Je pense que c'est
14:12profondément enraciné en nous.
14:14Chaque présidentielle
14:17crée des déceptions.
14:18Les présidents français,
14:19au bout de six mois,
14:20sont les dirigeants
14:21les plus haïs.
14:23Et d'ailleurs,
14:23on en change à chaque fois.
14:25Et quand vous dites que...
14:26On l'a gardé dix ans.
14:27Quand vous dites que...
14:29Chirac a douze ans.
14:30Oui, mais...
14:31Il était en quatorze ans.
14:32Ils se font réélire
14:33qu'en situation de cohabitation.
14:34C'est-à-dire qu'ils se font réélire
14:36en opposant.
14:37Sauf Emmanuel Macron.
14:38Macron, c'est contre Le Pen,
14:39c'est spécial,
14:40vous le savez très bien.
14:41Mais les autres ne se font réélire
14:43qu'en situation d'opposant.
14:45Mais quand vous dites
14:46que le compromis ne fait que du beige,
14:48regardez les Allemands.
14:49Les Allemands,
14:50ils ont fait les lois Hartz,
14:52qui leur permet aujourd'hui,
14:53les lois Hartz,
14:53c'est les lois sur les économies,
14:55sur le travail
14:56et sur le modèle social,
14:58qui leur permet aujourd'hui
14:59d'avoir les moyens,
15:01nous, on n'a pas les moyens,
15:01de baisser les taxes sur l'essence.
15:03C'est des lois.
15:04Ils ont supprimé...
15:06La politique allemande
15:07ne va pas très bien.
15:08Elle ne va pas très bien.
15:08Je ne dis pas
15:09que ça règle tous les problèmes.
15:10Et l'exemple droite qui progresse.
15:11Je ne dis pas
15:11que ça règle tous les problèmes.
15:12Mais ils ont aussi supprimé le nucléaire.
15:15Ça peut être une très mauvaise solution.
15:16Moi, je ne pense pas
15:17que ce soit une bonne solution.
15:17Mais c'est une solution très forte.
15:19C'est du bleu ou du rouge.
15:20Ce n'est pas du beige
15:20de supprimer le nucléaire.
15:21C'est une belle connerie quand même.
15:22C'est d'accord.
15:23Mais dans le bleu et le rouge,
15:24il y a des conneries.
15:24On ne parle pas de...
15:26Je ne crois pas qu'en France,
15:27on va sortir cette culture
15:29dans les mairies,
15:30dans les régions,
15:31dans les départements,
15:31sous la 3ème République.
15:33Il n'y a pas de dépenser de l'argent.
15:34Alors, on va sortir de votre champ
15:36de débat à propos de votre livre.
15:39Arrêtons vraiment
15:40d'ailleurs des présidents
15:40aux éditions Stock
15:41pour rappeler que vous avez été
15:42éditorialiste à Libération,
15:43éditorialiste à France Inter aussi.
15:45Que s'est-il passé à France Inter ?
15:48Non, non, non.
15:48Ce n'est pas vous concernant.
15:49C'est concernant Charles Sapin.
15:51On ne veut plus
15:52du pluralisme d'opinion
15:54à France Inter.
15:54On fait grève
15:55parce qu'il y a un journaliste
15:56qui appartient à Valeurs Actuelles
15:58qui arrive le dimanche
15:59pour 1 minute 50 ?
16:00Ce n'est pas du tout ça.
16:02C'est France sectaire ?
16:03Oh là là, mais non.
16:05Mais vous n'écoutez pas France Inter.
16:06Visiblement,
16:06vous n'écoutez pas France Inter.
16:07Ou alors, c'est pour me lancer,
16:09j'imagine.
16:10Charles Sapin,
16:11il n'y a aucun problème
16:11avec Charles Sapin.
16:12D'ailleurs, je vais débattre
16:12juste après vous.
16:14Je vais débattre sur RTL
16:15avec Charles Sapin.
16:16Je retrouve mon ancienne radio.
16:17Un débat.
16:18Un débat, bien sûr.
16:19Alors, si France Inter,
16:20c'est une chronique.
16:21Un éditorial.
16:21Un éditorialiste qui met
16:232 minutes.
16:23RTL ne propose pas
16:24une chronique à Charles Sapin.
16:25Vous étiez en soutien
16:25de vos anciens collègues ?
16:26J'étais en soutien
16:27du fait d'une chose très claire,
16:29c'est que Valeurs Actuelles,
16:31et non pas Charles Sapin
16:31qui vient souvent à France Inter
16:34et que je connais
16:34et avec lequel
16:36il est très agréable
16:37de débattre,
16:38Valeurs Actuelles,
16:39pendant toute l'année dernière,
16:41a fait des unes
16:42sur France Inter,
16:44a dit d'ailleurs
16:44n'importe quoi,
16:45des fake news,
16:46sur mon affaire,
16:47a dit des trucs absolument,
16:48l'affaire Patrick Cohen
16:49a dit des mensonges.
16:53Valeurs Actuelles
16:53a été condamné
16:54aussi pour racisme.
16:56Donc, le pluralisme,
16:57on peut très bien le faire.
16:58Charles Sapin
16:59venait d'arriver
16:59à Valeurs Actuelles.
17:00Oui, il venait d'arriver
17:01à Valeurs Actuelles
17:01et il a dit,
17:02c'était très intéressant,
17:03il a dit
17:03je vais changer la ligne.
17:04Donc, il fallait attendre
17:05qu'il change la ligne.
17:06Mais changez la ligne
17:06quand vous ne changez pas.
17:08Il disait
17:08je vais faire
17:09une sorte de libéralisme.
17:11Il n'allait pas faire
17:12un journal de gauche,
17:12ça a toujours été
17:13un journal de droite.
17:13Mais bien sûr,
17:14il ne s'agit pas
17:14de lui demander
17:16qu'il faut être de gauche
17:16pour travailler France Inter.
17:17Mais pas du tout.
17:18Mais ça, c'est une caricature
17:19incroyable.
17:20Est-ce que vous écoutez
17:21France Inter ?
17:21Le matin,
17:22le quart d'heure
17:23le plus écouté
17:24de la radio en France,
17:25ce n'est pas un hasard,
17:26c'est le quart d'heure
17:27où il y a Patrick Cohen
17:29suivi de Dominique Seux,
17:30suivi de Benjamin Duhamel
17:31que vous connaissez bien
17:32et qui a tous les jours
17:33un homme politique
17:34ou une femme politique
17:35différente
17:35et qui respecte le...
17:37Ces gens sont de droite ?
17:39Ils ne sont ni de droite
17:39ni de gauche,
17:40je ne sais pas.
17:41Je ne sais pas
17:41comment vote Dominique Seux
17:44et comment vote...
17:44Mais je l'écoute.
17:45Et surtout,
17:46si je sais à peu près
17:47comment vote Dominique Seux
17:48et Patrick Cohen,
17:49je sais que ce sont
17:50des gens indépendants.
17:52Indépendants
17:52et qui peuvent tout à fait...
17:53Regardez,
17:54on peut être journaliste,
17:55je finis,
17:56on peut être journaliste
17:56et indépendant.
17:57Regardez,
17:57le service d'investigation
17:58de France Inter
18:02a dégommé
18:03les gens de gauche.
18:03Donc, il y a du pluralisme
18:04dans le service public.
18:05Bien sûr,
18:05il y a du pluralisme
18:06dans le service public.
18:06Non, moi,
18:07je ne suis pas d'accord
18:08non plus
18:09avec ce qui a été dit là.
18:10Je pense au contraire
18:11que France Inter
18:12et Radio France
18:14et France Télévisions
18:15sont des bastions
18:16de la gauche,
18:17des bastions
18:18de la gauche caviar,
18:19des citadelles
18:20qui sont défendues
18:21comme telles
18:21et en conscience
18:23par leurs chevaliers.
18:24Ça, c'est des slogans vides.
18:26Ah non !
18:27Étayé, Charles !
18:28Étayé, étayé !
18:28J'ai travaillé à France 2,
18:30cher M. Legrand.
18:31J'ai bien vu...
18:32Dans l'émission
18:32de Laurent Ruquet
18:32le samedi soir.
18:33J'ai vu les invités
18:34qu'on avait,
18:35la production culturelle,
18:36l'ambiance générale.
18:37Et d'ailleurs,
18:39je ne sais même pas pourquoi,
18:40aujourd'hui,
18:40comme c'est attaqué,
18:41ils se défendent.
18:42Mais en réalité,
18:44c'est presque revendiqué.
18:45D'ailleurs,
18:46on le voit bien
18:46quand on y va
18:47qu'on est tout à fait
18:49dans une ambiance...
18:50On serait au Parti Socialiste,
18:51ce ne serait pas
18:52une ambiance différente.
18:53C'est tout.
18:54Le look,
18:55la pensée,
18:56les thèmes choisis.
18:57Non, mais les thèmes choisis,
18:58oui, mais tout.
18:58Mais les thèmes, par exemple.
18:59Mais c'est un ensemble...
19:00Non, mais ça, c'est intéressant.
19:01Vous voyez, quand je vais...
19:01Un peu de pluralisme aussi
19:03sur ce plateau.
19:04Quand je vais...
19:06Vous êtes là tous les jours.
19:07Quand je vais...
19:08Éthique TLR,
19:09vous êtes là tous les jours.
19:09Mais je ne suis pas Éthique TLR jeune homme.
19:11Vous vous renseignerez.
19:12C'est gentil de m'appeler jeune homme.
19:13Il faut faire votre boulot jusqu'au bout.
19:15Quand je vais à Valeurs Actuelles,
19:17il y a un look Valeurs Actuelles
19:18qui fait partie, d'ailleurs,
19:19du style aussi.
19:20Et on voit bien
19:21qu'on est dans un journal de droite.
19:22Et bien, je suis désolé...
19:35Mais je vais...
19:37J'écoute régulièrement, par exemple,
19:38Affaires Sensibles.
19:40J'imagine que vous considérez
19:41que c'est une émission neutre.
19:42Bon.
19:43Moi, quand je l'écoute,
19:44j'écoute une émission de gauche
19:45qui, tous les jours,
19:47nous retrouve des thèmes de gauche,
19:49des affirmations de gauche,
19:50des intervenants de gauche.
19:52Et c'est pareil à France 2.
19:53Dans Envoyé spécial,
19:55dans Cache Investigation,
19:56dans Complément d'enquête.
19:58Ce sont des émissions...
19:59Sonia qui vient de s'installer
20:00bois vos paroles.
20:00Mais ce sont des émissions de gauche.
20:02Pardon de vous dire.
20:03Non, pas du tout.
20:04Et les journalistes que vous citez,
20:08il y en a plein,
20:09ils font un petit crochet
20:09par France Inter
20:10parce qu'ils ont l'impression
20:11que c'est bien sur leur CV.
20:13Ça les rentre,
20:14les guillemets, voilà.
20:15Ça résonne bien pour la suite.
20:17C'est le complexe du type de droite.
20:19Ah mais moi,
20:19j'en ai rien à foutre.
20:21Mais si, si, si.
20:23Alors là, cher ami,
20:24moi, j'aurais pu t'appeler
20:25autant que vous voulez.
20:26L'argument de l'habillement,
20:28l'argument de l'habillement,
20:29bravo Charles.
20:29Ça ne m'intéresse pas.
20:30En l'occurrence,
20:31il ne fait pas de faire tu free.
20:33Je veux dire,
20:33que France Inter
20:34pourrait émettre en plein air
20:35depuis le canal Saint-Martin
20:36et personne ne serait surpris.
20:38Mais il faut dire les choses.
20:39C'est un magazine naturalien
20:40à France Inter.
20:41Non, mais écoutez.
20:42C'est une série de slogans.
20:43Pas d'hypocalypse.
20:43Je viens d'offrir à Charles
20:46mon petit livre
20:47qui s'appelle,
20:47un petit livre que j'ai fait
20:48en 2019
20:49qui s'appelle
20:49Les 100 mots des bobos
20:50parce que je savais
20:51qu'il tapait tout le temps
20:52sur les bobos.
20:52Là, il y aura des arguments.
20:55Oui, il y aura de plaisir.
20:57Merci, Charles Consigny.
20:59Merci, Thomas Le Grand
21:01qui sait peut-être un jour
21:02viendrait débattre
21:02sur le plateau de Sonia Mabon.
21:03J'espère bien.
21:04Bonsoir, Sonia.
21:06Bonsoir.
21:06Un tabou bien français
21:08au programme ce soir,
21:09l'argent.
21:10On va poser deux questions.
21:11Est-ce qu'on peut vivre
21:12vraiment convenablement
21:13avec 2000 euros
21:14de retraite par mois ?
21:14C'est la polémique
21:16déclenchée par Roland Lescure.
21:17Et puis,
21:17peut-on être riche et de gauche ?
21:19Je regarde Thomas Le Grand.
21:20Pas parce que je suis riche,
21:20mais vous êtes de gauche.
21:21Je regarde le pluralisme
21:22de BFM.
21:23Vous êtes magnifique
21:25et vous êtes très bien habillés.
21:28Et on n'est pas
21:29une télé publique,
21:30vous savez.
21:30Oui, oui.
21:31Allez, bonne émission.
21:33Merci, Sonia.
21:33Écoutez plus France Inter,
21:35vous allez voir.
21:35Sous-titrage Société Radio-Canada

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