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  • il y a 17 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00On va passer maintenant au signé Consigny, on va débattre, on va discuter de ce qui se passe demain, de
00:05ce qui se passera aussi samedi,
00:06c'est-à-dire les lycéens, la convergence éventuellement des luttes.
00:12Comme tous les lundis, Charles Consigny va débattre avec Raquel Garrido.
00:16Bonsoir Raquel Garrido. Bonsoir Charles Consigny.
00:19Bonsoir.
00:19Avant d'enclencher, de commencer notre débat, l'actualité politique du jour s'est résumée dans le 20-27.
00:2866,17%.
00:37Raphaël Glucksmann ou l'écrasante victoire du nouveau prétendant socialiste à la présidentielle.
00:46Pour la première fois, le PS ne sera pas représenté par un candidat issu de ses rangs.
00:52Alors pour les perdants de la primaire, hier soir, ça écorchait presque la bouche de féliciter le vainqueur.
01:00Le stagiaire a gagné la primaire, oui, malheureusement.
01:04Voilà, nous avons désormais un candidat.
01:07À défaut d'être heureux, de faire partie de la même famille.
01:13Pour l'homme à la rose, la mission semble maintenant de rassembler.
01:18Merci !
01:31Raphaël Glucksmann, le candidat aussi de l'alliance impossible avec LFI, dont les partisans taquins sont venus perturber la fête.
01:41L'élection président ! L'élection président ! Raphaël président ! Raphaël président !
01:49Heureusement, le député socialiste François Calfon s'improvise chef des ultras.
01:55Est-ce que c'est pas un peu le symbole des deux gauches irréconciliables ?
01:57Non, c'est le symbole de gens qui viennent troller.
02:00Nous, ça nous a permis de crier notre soutien à Raphaël Glucksmann.
02:03Après tout, le chambrage, c'est le sel d'une campagne présidentielle.
02:10Enfin, jusqu'à un certain point quand même.
02:21En attendant de voir Raphaël Glucksmann en meeting, on a pu observer ce week-end Gabriel Attal à Lyon, venu
02:28s'adresser à la jeunesse.
02:30« Moins d'élèves avec nous, ce ne sera pas moins de classe, ce sera moins d'élèves par classe
02:35et plus de professeurs devant les élèves. »
02:38Pour l'occasion, un cop de partisans chauffé à blanc par les équipes de Renaissance.
02:46Sur les images du parti, on a aussi eu l'impression d'une salle bien remplie.
02:51Mais en réalité, seulement 2000 personnes et des banderoles pour camoufler le vide sur les côtés.
03:00Contraste saisissant avec Clermont-Ferrand.
03:04Devant 10 000 partisans, Jean-Luc Mélenchon continue de tester sa cote de popularité grandissante.
03:11Et surtout de draguer les jeunes en pleine crise des lycées.
03:15L'abolition de Parcoursup est au cœur de la question du mouvement qui s'est mis en marche dans tout
03:22le pays.
03:23Qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans.
03:26Abaisser le droit de vote à 16 ans, une nécessité démocratique ou une jolie promesse pour celui qui est le
03:32candidat favori des jeunes ?
03:38Voilà, 20-27, une actualité politique préparée par Raphaël Redon.
03:42Un mot peut-être quand même sur la victoire de Glucksmann.
03:45Hier, écrasante victoire, il a, comme on dit, plié le match.
03:49Oui, absolument.
03:51Vous y étiendrez ?
03:52Alors, je pensais qu'il pouvait gagner dès le premier tour.
03:55Mais c'est vrai que l'intensité de sa victoire est un signal, veut dire quelque chose.
04:00Et pour moi, ce que ça veut dire, c'est que ça exprime une forme de radicalité de l'opposition
04:06à Jean-Luc Mélenchon.
04:07C'est-à-dire que, vous savez, ça m'a fait penser à l'élection municipale de Villeneuve-Saint-Georges
04:12quand Louis Boyard s'était retrouvé au second tour candidat unique
04:16et que sa simple présence à lui avait mobilisé de façon exceptionnelle un électorat de droite
04:21qui était en plus divisé à l'époque.
04:23Normalement, c'était imperdable cette élection-là.
04:25Ça fouettait un électorat en face et du coup, la gauche a perdu Villeneuve-Saint-Georges.
04:30Ça veut dire que la victoire de Glucksmann, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour Mélenchon ?
04:33Alors, c'est une mauvaise nouvelle pour la gauche, moi je dirais.
04:35Parce que le problème de la gauche, c'est que notre fait d'armes, on va dire,
04:40le plus fort dans la période récente, c'est les 9 millions de voix qu'on a obtenues en juin
04:442024
04:45dans le format Nouveau Front Populaire.
04:49Or, disons que ça cristallise une difficulté qui est vraiment très difficile.
04:54Moi, j'ai fait trois campagnes avec Jean-Luc Mélenchon,
04:56dont deux où quand même on a fait presque 20% en 2017 et presque 22% en 2022.
05:03Et pourtant, ça n'a pas fait la maille.
05:05Parce qu'on n'a pas réussi à avoir tout le monde.
05:07Alors, maintenant, comme la partie très anti-Mélenchon est en quelque sorte radicalisée,
05:12c'est comme ça que je l'interprète.
05:13C'est-à-dire que Glucksmann, il a plein de défauts.
05:16Mais il a été très clair sur un point, il a dit Mélenchon jamais.
05:19C'est cette ligne qui a gagné.
05:21Et du coup, ça fait perdre toute la gauche en quelque sorte.
05:23Parce que la gauche, comme on dit, incapable de s'unir,
05:28c'est une gauche qui n'arrive pas au second tour.
05:29Et réconciliable.
05:30Voilà, merci.
05:31Deux gauches réconciliables.
05:32Manuel Vaz disait ça en son temps et tout le monde lui tombait dessus.
05:34C'est la victoire posthume de cette ligne-là
05:36et qui, du coup, au final, n'arrange que la droite et l'extrême droite.
05:39Charles Lameau sur Glucksmann et puis après, on passe au thème.
05:41Non, il y a beaucoup de choses.
05:43Moi, je pense que c'est Mélenchon qui s'est radicalisé.
05:45Ce n'est pas les anti-Mélenchon.
05:48C'est habile de dire les anti-Mélenchon sont radicalisés.
05:51On voit bien que c'est Mélenchon qui est très radicalisé.
05:55C'est lui qui clive.
05:56Et qui tient un discours.
05:57Je l'entendais dire qu'il nous fallait 400 000 agriculteurs de plus en 2027.
06:04Ça, c'est vrai pour le coup.
06:06Ce n'est pas très radical.
06:07Probablement pas. On aura plutôt de moins en moins d'agriculteurs.
06:10Il faut dire les choses comme elles sont.
06:12Mais il en faudrait davantage.
06:13Mais non, tout ça se robotise énormément.
06:16Ce n'est pas vrai.
06:17On ne va pas faire des agriculteurs.
06:19Ce qui m'intéresse quand il dit ça, c'est que ça montre
06:22qu'il a un côté grand timonier.
06:25Il se prend un peu pour Mao, Mélenchon.
06:28Et donc, il fait des propositions qui sont très décalées dans le temps.
06:31Qui sont très anachroniques, je trouve.
06:32C'était déjà dans le programme de 2022 et 2017.
06:35Vous avez le passage de l'agriculture.
06:37Ça n'en est que plus agricole.
06:38Non, mais le passage de l'agriculture intensive à l'agriculture vivrière
06:41et le fait qu'on puisse former une génération nouvelle
06:43dans les lycées agricoles de jeunes agriculteurs,
06:46ça fait partie des choses que tout gouvernant devrait avoir anticipé
06:49et mis en place déjà depuis plusieurs années.
06:50C'est quand même très anachronique dans l'ensemble.
06:53Demain, il y a l'acte 5 des lycéens.
06:55Et quant à Glucksmann, il est nouveau, il peut mordre sur Édouard Philippe,
06:59mordre sur Mélenchon, il peut faire un score.
07:02Demain, c'est l'acte 5 des lycéens.
07:06Samedi, il y a aussi l'appel à manifester du 17 octobre,
07:10un appel qui a été lancé au cœur de l'été.
07:12On va voir ce que ça donne.
07:13Est-ce qu'à votre avis, ça peut marcher ?
07:15Tout ça peut s'agglomérer ?
07:16Il peut y avoir une convergence d'élus ?
07:18Non, je sais que beaucoup en rêvent.
07:20J'ai vu que la gauche essayait déjà de récupérer par la voix de Fabien Roussel le 17 octobre.
07:29Bon, déjà quand même une assez bonne nouvelle, entre guillemets.
07:34Moi, je comprends que les gens soient exaspérés,
07:37qu'ils en aient marre de payer l'essence une fortune,
07:39qu'ils en aient marre de payer l'électricité, le gaz, leurs courses une fortune,
07:45que tout ça coûte cher et que les salaires ne suivent pas.
07:48Je comprends très bien que les Français soient exaspérés.
07:51Même le pass Navigo est devenu hors de prix.
07:54Ça va coûter quasiment 1 000 euros par an, sauf à l'heure de ma part, même un peu plus.
07:58Je trouve ça délirant, franchement, pour le service qu'il y a en face
08:02quand on prend certaines lignes qui ne marchent jamais.
08:05C'est quand même délirant.
08:07Je comprends très bien cette colère.
08:09Et il faut être lucide, politiquement en tout cas, à mon sens.
08:14Les choses sont gelées jusqu'à la présidentielle
08:16et la présidentielle est dans assez peu de temps.
08:19Donc, ce type de mobilisation, je ne dis pas que...
08:22Tu veux dire qu'il y a des gens qui sont en colère,
08:23mais qui attendent 6 mois pour exprimer leur colère dans les urnes ?
08:26Ce sera le bulletin de vote.
08:27On le voit avec Marine Le Pen qui est à 40% au premier tour quasiment.
08:32Ça dépend des configurations.
08:34Et contre Mélenchon, elle est à 70% quasiment.
08:38Charles n'y croit pas. Et vous ?
08:39Je suis obligée de constater, comme tout le monde,
08:42que la mobilisation est puissante.
08:44Demain, il y a encore plus de monde où c'est un essoufflement.
08:46C'est ce que parie le gouvernement.
08:47Mais ils avaient parié que la pluie allait arrêter le mouvement.
08:53Et demain, la température remonte.
08:56Il va faire même très chaud jeudi, paraît-il.
08:59Donc non, soyons sérieux.
09:00Non, mais vous ne croyez pas l'essoufflement du mouvement.
09:02Non, la revendication, qui est une revendication financière
09:06de mettre 10 milliards d'euros sur la table,
09:09est une très bonne revendication.
09:10Ils ont donné 3 000 profs.
09:13Non, ils ne vont pas donner 3 000 profs, ce n'est pas vrai.
09:16Ils ont trouvé 3 000 profs.
09:18Ils ont mobilisé 3 000 profs.
09:20Ils ne travaillaient pas et qui vont pouvoir maintenant travailler.
09:23Ça, c'est une histoire de dingue.
09:24Ça, c'est une histoire de dingue.
09:25Vous savez, vous avez dans le secondaire public
09:28389 000 profs.
09:31Si vous appliquez une moyenne de taux d'absence de 4,4%,
09:35qui est à peu près ce qu'on constate dans ce milieu-là,
09:37et d'ailleurs dans le privé, c'est pareil,
09:38ça vous fait à tout moment
09:39« Any given day, vous avez 17 000 personnes à remplacer. »
09:43D'accord ?
09:44Ce qui fait que votre force de ce qu'on appelle les TZR,
09:47les titulaires sur zone de remplacement,
09:51il faudrait qu'ils soient 17 000
09:52pour qu'à chaque fois que vous avez quelque part
09:54quelqu'un qui a besoin d'être remplacé,
09:56il soit correctement.
09:57Et ça soit dans les bonnes matières aussi.
09:58C'est ça, exactement.
10:00Et je ne parle même pas du fait qu'il faut que ce soit
10:02dans la bonne matière, etc.
10:03C'est plus compliqué.
10:03On vous dit « Ah, mais finalement, il y en avait 3 000. »
10:05Déjà, vous vous dites « Ouh là là, 3 000,
10:07je comprends pourquoi tout le monde n'est pas remplacé,
10:08parce que c'est un peu light, à vrai dire,
10:10que 3 000 pour remplacer. »
10:11Mais alors en plus, on vous dit « On va prendre les 3 000,
10:13on va les mettre dans les classes,
10:15non pas où il manque des remplaçants,
10:16mais où carrément il n'y a pas le prof,
10:18ça veut dire que vous tuez la force de remplacement,
10:20il n'y en a plus. »
10:20En fait, tout ça, ça déplace le problème
10:22et ça n'y répond pas.
10:24Et ce qui veut dire que les jeunes
10:25n'auront pas d'autre choix
10:27que de continuer la mobilisation
10:29pour avoir gain de cause
10:30à l'aube d'une discussion budgétaire
10:32où, démocratiquement,
10:34on devrait avoir la possibilité
10:35d'orienter des recettes fiscales
10:38de la française vers l'éducation.
10:40La démonstration quand même de Raquel
10:41est assez quand même parlante.
10:42Oui, mais sans doute,
10:43mais tout ça...
10:44Parlante.
10:45Je ne pense pas qu'il y ait besoin
10:46de nouveaux crédits.
10:47Moi, on dit 10 milliards,
10:49ça a été sorti au doigt mouillé
10:50par des syndicalistes lycéens.
10:52J'espère quand même
10:53que les décisions en matière
10:55de dépenses publiques
10:56se prennent de manière
10:57un tout petit peu plus rationnelle.
10:58C'est 49-3 en général
11:00qui règle cette affaire-là
11:01d'un coup de baguette magique
11:03vers le mois de décembre.
11:04Est-ce que vous seriez d'accord
11:05pour dire qu'on pourrait sortir
11:08par le haut de ce mouvement
11:10qui aura eu un mérite
11:11qui est celui de mettre
11:12la question de la jeunesse
11:13et la question du collège
11:15et du lycée
11:15et de la vie des professeurs
11:18et des jeunes dans la campagne ?
11:20Ce qu'on constate,
11:21c'est que les profs sont mal payés.
11:23Comme ils sont mal payés,
11:26là, vous ne serez pas d'accord,
11:27ils sont souvent absents,
11:29ils sont démotivés.
11:30Moi, je pense que c'est lié
11:31et je pense que s'ils étaient
11:32Je suis d'accord avec vous,
11:33je pense que quand on est mal payé,
11:35ça démotive.
11:35Je pense que oui, ça aussi.
11:36S'ils étaient mieux payés
11:37et substantiellement mieux payés
11:42en échange de plus de présence
11:45dans les établissements.
11:46Non, parce qu'on n'a peut-être
11:47pas besoin d'autant
11:48de personnes...
11:49On a moins d'élèves.
11:50Dans les années à venir,
11:51le nombre d'élèves a baissé.
11:56On a moins d'élèves
11:57Il y a déjà 180 000 élèves en moins.
11:59Il faut réarmer démographiquement
12:01en mettant que ce n'est pas fait,
12:01il y a moins d'élèves.
12:02Moi, je pense qu'on pourrait
12:03s'en sortir avec une espèce
12:05de rebond de tout ça
12:07en se disant
12:07on va mieux payer les profs.
12:09Il va y avoir une meilleure ambiance
12:11dans les établissements.
12:12Ils vont être moins absents.
12:13On va changer peut-être
12:15un peu, adapter un tout petit peu
12:16les programmes à notre époque
12:18qui va à toute vitesse.
12:20Et c'est vrai que,
12:20pardon d'enfoncer une porte ouverte,
12:23mais l'intelligence artificielle,
12:24c'est évident que ça doit exister
12:26à mon sens au collège,
12:27dès le collège,
12:28dès les premières années du collège.
12:30Il faut qu'on soit quand même
12:31un peu branchés
12:32sur cette modernité
12:33qui fonce
12:35et pas complètement
12:37à la remorque de tout ça
12:38et changer les emplois du temps
12:40pour qu'ils aient moins d'heures de cours
12:41dans la journée,
12:42plus de sports
12:42et peut-être moins de vacances.
12:44Je pense qu'avec ça,
12:45en vrai,
12:45on aura même un plan
12:48qui convaincra
12:49à la fois la droite et la gauche.
12:51Non ?
12:51Je pense qu'effectivement,
12:53il y a une révolution pédagogique
12:55et qui va se faire,
12:56autant l'anticiper.
12:57Autant l'anticiper,
12:59la révolution
12:59par l'intelligence artificielle,
13:01elle va venir percuter
13:02plein de métiers,
13:03mais évidemment,
13:04le métier d'enseignant.
13:05Les jeunes,
13:06ils ont paradoxalement,
13:08ils sont les plus perméables
13:09aux effets délétères
13:10des réseaux sociaux
13:12et des écrans,
13:12mais à la fois,
13:13ils ont des réflexes natifs,
13:15c'est-à-dire qu'ils savent,
13:16ils comprennent
13:17ce monde-là
13:18mieux que les adultes.
13:19Donc, il y a quelque chose
13:20qui se passe
13:20au niveau de l'enseignement primaire,
13:22même, et secondaire
13:23qui peut être très fructueux,
13:24je pense,
13:25par rapport à tout ça.
13:26Mais encore faut-il,
13:26effectivement,
13:27avoir un espace
13:28où les gens se sentent bien,
13:30les enseignants,
13:31les élèves.
13:31Aujourd'hui,
13:32on a des profs mal payés.
13:34Il manque des infirmières,
13:36il manque des psys.
13:37Regardez le drame d'Aubagne.
13:40On finira par montrer,
13:43je ne connais pas,
13:43évidemment,
13:44ici,
13:44personne ne connaît les détails,
13:45ils n'ont pas encore été donnés.
13:46On n'a pas encore...
13:47Mais, évidemment,
13:49que si vous avez plus d'adultes,
13:50c'est quand même logique,
13:51que si vous avez plus d'adultes
13:52dans les établissements,
13:53vous avez des médecins scolaires,
13:54des infirmières scolaires,
13:55des psys, etc.
13:56Vous voyez,
13:56le problème,
13:57c'est que le collège d'Aubagne
13:58était justement exemplaire
13:59en la matière,
14:00très à l'écoute, etc.
14:01Ça n'a pas empêché.
14:02C'est ce qu'a dit le ministre
14:02tout à l'heure.
14:03Mais d'une façon générale,
14:04on peut postuler
14:05que quand vous retirez des profs,
14:07quand vous retirez des adultes,
14:08d'une façon générale,
14:10ça crée...
14:12Non, parce qu'en l'occurrence,
14:13le fait qu'à l'Aubagne,
14:14il y ait une bienveillance
14:16et un engagement puissant
14:17de la part des adultes
14:18ne veut pas dire
14:18que tous les postes
14:19étaient nécessairement pourvus
14:20en termes de médecins
14:21ou d'infirmières.
14:21Est-ce que ce qui se passe
14:22avec les lycéens,
14:23ça peut converger
14:24avec ce qui va se passer samedi.
14:25C'est la grande inconnue.
14:26Samedi, il y a des appels
14:27à la mobilisation.
14:28On dit que des infirmières,
14:29des aides-soignants,
14:30des routiers, des pompiers
14:31pourraient descendre dans la rue.
14:32Est-ce qu'il y a une convergence
14:33et partir sur un mouvement plus large
14:35contre la vie chère ?
14:36Bien sûr.
14:37Oui, il y a beaucoup de gens
14:38qui ont été abandonnés,
14:41non pas au sens où l'État
14:42n'a pas fait assez pour eux,
14:43mais au sens où ils subissent
14:45une situation qui devient
14:46absurde et impossible.
14:48Par exemple, tout ce qui est
14:49aide-soignants, aide à domicile,
14:51etc., ils ont certes été ciblés
14:53par les aides pour le carburant,
14:54mais en même temps,
14:55ce sont des gens qui se retrouvent
14:56à travailler à perte.
14:58Vous savez, parce que l'essence
15:00coûte cher et leurs actes
15:01coûtent tellement peu cher
15:02qu'en fait, l'essence
15:03leur coûte plus cher
15:04que les actes médicaux
15:06ou d'aide à domicile
15:07qui facturent.
15:07Vous avez des tas de gens,
15:09des tas d'indépendants
15:10qui se retrouvent à emprunter
15:11pour payer leurs charges,
15:12par exemple.
15:13Ça, c'est quelque chose
15:14qu'on voit apparaître.
15:15Et qui va être discuté
15:16quand on va discuter
15:17le PLFSS.
15:18Quand on va discuter
15:19chacun de ces actes sous-payés.
15:21Dans notre horrible pays libéral,
15:22dans notre horrible pays libéral
15:24atroce,
15:25où c'est la finance qui décide,
15:27les gens sont tellement chargés
15:30en URSAF,
15:31en cotisation retraite,
15:32en impôts, etc.,
15:33que vous avez des médecins,
15:36des huissiers,
15:37des avocats,
15:38des artisans,
15:39des plombiers,
15:40des boulangers
15:40qui empruntent de l'argent
15:42à leur banque
15:42pour payer leurs charges,
15:44pour ne pas se mettre
15:44en porte-à-faux
15:45avec l'État.
15:46Il faut ouvrir les yeux
15:48là-dessus.
15:49Charles Consigné,
15:49vous connaissez aussi bien
15:51que moi,
15:51comment ça marche.
15:52Soyons précis.
15:53Votre infirmière
15:54ou votre aide à domicile
15:55dont vous parlez,
15:56vous avez dit à juste titre
15:57que son acte,
15:58il n'était pas assez payé.
15:59Donc, premièrement,
16:00elle est payée,
16:01remboursée par la Sécurité sociale
16:02ou les conseils départementaux,
16:04etc.,
16:04d'accord ?
16:05Ça, c'est des cotisations,
16:06c'est un système de financement
16:07qu'on met en place
16:08dans la loi de financement
16:10de la Sécurité sociale.
16:11Cette fameuse loi
16:12où en permanence,
16:13quand on essaie
16:14d'augmenter les budgets
16:15pour ces métiers-là,
16:16pour ces actes-là,
16:17les gens comme vous disent
16:18non, non, c'est trop,
16:19vous êtes en train
16:19de proclamer la France.
16:20Il faut baisser les dépenses.
16:21Deuxièmement,
16:22les Français,
16:23les travailleurs,
16:24les entreprises,
16:25tout le monde contribue
16:26dans sa part.
16:27Quand on dit qu'on donne
16:29de l'argent à l'URSSAF,
16:29on ne donne pas de l'argent
16:30à l'URSSAF.
16:31Ça revient.
16:31Tout ça, c'est de la tuyauterie.
16:32Ce qu'on donne à l'URSSAF,
16:34on le retrouve
16:34parce qu'on va donner
16:37et les pèvres concis.
16:39Oui, non, on ne trouve pas
16:40parce que quand dans un département,
16:42à l'échelle du département,
16:43vous n'avez pas un dermato
16:45et pas un pédiatre,
16:46je suis désolé.
16:46Les gens se disent
16:47je ne m'y retrouve pas.
16:48C'est-à-dire que je paye
16:49plein pot des impôts
16:50et je n'ai pas de médecin
16:51et quand je vais aux urgences,
16:52j'attends 10 heures.
16:53C'est là où le contrat social
16:55que vous vantez
16:56n'est pas respecté.
16:57C'est là où les gens
16:58qui disent qu'il faut
17:01dépeupler,
17:01comme on dit,
17:02décharner le PLFSS
17:03et le financement
17:04de la sécurité sociale,
17:05ceux qui vous disent
17:06typiquement qu'il faut
17:07baisser les cotisations,
17:08rapprocher le fameux
17:09rapprochement du brut du net,
17:11ça, ça veut dire
17:12la fin de la sécu,
17:13la fin de l'hôpital.
17:15Vous n'aviez déjà
17:15pas de dermato,
17:16alors il n'y en aura plus
17:17à l'horizon pour 10 ans.
17:19Idem pour les pédiatres,
17:20idem pour les cardiologues
17:21et ainsi de suite.
17:22Ils ne tiennent plus
17:23votre système.
17:24Moi, je veux bien,
17:24mais j'ai donné l'exemple
17:25de ce prof d'université
17:26qui perçoit
17:292700 euros de salaire net
17:31et cotise à hauteur
17:32de 2900 euros
17:33pour sa retraite.
17:34C'est-à-dire que
17:35sa cotisation retraite
17:36est supérieure
17:37à son salaire net.
17:39Vous imaginez bien
17:39qu'un système comme ça
17:40ne peut plus fonctionner.
17:42Un prof d'université
17:43qui paye 2900 euros
17:44de cotisation retraite
17:45et qui perçoit
17:472700 euros
17:48de salaire net.
17:48Mais ça n'existe pas.
17:50Vous êtes mytho.
17:51Gabriel Latanzio
17:53a publié sa fiche de paye
17:55sur Internet.
17:56Interrogez-le.
17:57Il vient régulièrement ici.
17:58Oui, mais il ne paye pas
18:002900 euros
18:01de cotisation retraite.
18:02Ça n'existe pas.
18:03Je lui ai posé la question
18:04moi-même.
18:05Il me l'a confirmé.
18:06La cotisation retraite
18:07dans le régime général
18:08c'est à peu près
18:0915% pour le régime général.
18:1017% pour la part salariale
18:12et à peu près 9%
18:13pour la part chronale.
18:15Et après,
18:16vous pouvez rajouter à ça
18:17la part que vous envoyez
18:19à la complémentaire.
18:20Donc ça n'est pas vrai
18:21que Gabriel Latanzio
18:23il paye 2009
18:25pour sa cotisation retraite.
18:27Vous lire et si je le paye
18:28et les connaître.
18:29Merci Charles Consigny.

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