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Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00On va l'évoquer justement, cet appel à la grève générale, dans le signé Consigny.
00:03Je vous en prie, vous pouvez y aller et laisser la place à nos deux débatteurs qui sont en train
00:07d'arriver.
00:08Charles Consigny, bien évidemment, et qui va en parler avec Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.
00:14Bonsoir, M. Vacheron. Bonsoir, Charles Consigny.
00:16Mais d'abord, le point sur l'actualité politique du jour, c'est le retour du 20-27.
00:22Quelques jours après les émeutes, rencontrer les commerçants sinistrés,
00:27c'est la sortie incontournable pour les candidats à la présidentielle.
00:31Bonjour, madame. Bonjour, madame. Bonjour, monsieur.
00:34Il y a Edouard Philippe, le psychologue.
00:37Bon courage. Merci.
00:39À l'écoute.
00:41Des coups de bélier sur la porte pour exagir de vous assassiner.
00:45Et de bons conseils.
00:46Remettez-vous et restez pas toute seule.
00:50Un discours bien rodé. Vous qui avez été premier ministre pendant les Gilets jaunes.
00:57Il ne faut pas accepter ça, qu'on doit pouvoir faire en sorte que ça n'arrive pas.
01:00Bon sur vous.
01:01C'est gentil, mais ça va être chaud.
01:03On a aussi vu dans la rue Marine Tondelier, maman protectrice avec son petit Léon dans les bras
01:11et candidate écologiste en lutte contre la police.
01:16Il faut voir la violence de la dave et de son fils qui défendent le magasin toute la soirée
01:20et qui finissent blessés, non pas par les émeutis, mais par les serrestres.
01:24Bon, en revanche, quitte à se mettre en scène, autant le faire avec un commerçant, madame Tondelier.
01:30Et trois dents cassées, c'est de la police ?
01:32De la police.
01:33Ouais.
01:34Ne pas hésiter non plus, messieurs, dames, les candidats, à vous rendre là où il y a vraiment des dégâts.
01:40On va bientôt dans l'arrondissement.
01:42Regardez l'état des poux.
01:44Regardez, on est là.
01:45En tout cas, tout le voisinage a assisté au sein.
01:47C'est des barbares.
01:48C'est tout, c'était barbare.
01:50Brune Retailleau, avec la mère du 8e arrondissement, était plutôt en visite de quartier.
01:56Vous faites café, bar, et vous faites brasserie, vous faites restaurant.
02:02Dans un bar épargné, le candidat des Républicains a voulu rappeler son pédigré.
02:07Quand on est mise intérieure, j'étais mise intérieure et j'étais mise intérieure.
02:11C'est rigé en homme d'expérience, en repère, en guide qui connaît son chemin.
02:16Celui de droite, évidemment.
02:19Une raca avec des barbares qui sont venus des banlieues.
02:21La question de l'intégration.
02:23Ils préfèrent un drapeau étranger plutôt que le drapeau français.
02:30Pendant que ses potentiels successeurs prennent le pouls d'un pays en feu,
02:35Emmanuel Macron est en tournée dans le golfe.
02:40Le président vient négocier des stocks de diesel à 6000 kilomètres de son pays.
02:46Votre ancien Premier ministre, par exemple, considère que ce n'était pas opportun,
02:49que ça n'a pas été compris par les Français.
02:51Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui estiment que vous êtes dérobés à vos obligations ?
02:54Écoutez, il y a beaucoup de gens pour commenter, surtout dans ces périodes.
02:57Ce que nous faisons ici est important pour nos compatriotes.
02:59Donc j'ai décidé de le maintenir.
03:00Il ne doit pas y avoir de fébrilité.
03:02La main ne doit pas trembler au sommet de l'État.
03:05Tenir les rênes du pouvoir ?
03:07Mais aurez-vous, M. le Président, assez de poignes pour résister jusqu'en avril prochain ?
03:19La CGT est avec nous, Thomas Vacheron,
03:22parce qu'il y a un appel à la grève générale le 5 novembre prochain, Charles Consigny,
03:27après des manifestations le 24, le 31 et le 5.
03:32Il faudrait faire une pause.
03:33Ou qu'ont-ils la pression sur le gouvernement ?
03:36En tout cas, voilà.
03:36Nos droits constitutionnels sont usés jusqu'à la corde par les syndicats
03:43et par beaucoup de militants politiques et par quelques citoyens, bien sûr.
03:50Moi, je ne comprends pas très bien ces mouvements sociaux.
03:55Ils sont, somme toute, business as usual pour la France.
03:59Ça fait marrer tout le monde à l'étranger.
04:01En France, on est soit en grève, soit en RTT, soit en week-end,
04:08et c'est rare qu'on soit dans une période normale et apaisée.
04:12Donc, très bien, la présidentielle est dans six mois,
04:15le gouvernement n'a pas la moindre marge de manœuvre,
04:18ils peuvent à peu près rien faire.
04:20Ils sont d'ailleurs là pour ça.
04:21Ils sont là pour ne rien faire.
04:22Ils font de la figuration jusqu'au mois d'avril et de mai prochain.
04:26– Donc, ce n'est pas une grève générale qui changera quelque chose ?
04:28– Donc, je ne vois pas trop l'objet.
04:31Voilà, je reste assez dubitatif et je ne comprends pas très bien,
04:34mais puisque vous êtes là, on va en savoir sans doute plus.
04:38Moi, j'ai quand même toujours du mal à voir quelles sont les revendications.
04:43Si c'est pour nous dire qu'il faut 10 milliards d'euros pour refaire des lycées,
04:46ce n'est pas maintenant qu'on va les sortir, on ne les a pas.
04:49– Ok.
04:50– M. Vacheron, pourquoi la grève générale ?
04:53– Alors déjà, on appelle, c'est les mots de Sophie Binet,
04:55la secrétaire générale de la CGT, à généraliser les grèves.
04:58Les grèves, c'est les travailleuses et travailleurs qui le décident
05:00et c'est à nouveau autorisé depuis 1945, la chute du fascisme en France
05:06et c'est un droit extrêmement important qui est constitutionnel,
05:08comme vous le disiez, mais si vous ne comprenez pas,
05:12ceux qui nous regardent le comprennent.
05:13L'immobilisation, pourquoi ? La colère est énorme.
05:16Aujourd'hui, il y a un problème de logement, de carburant,
05:20d'augmentation de l'alimentation.
05:21En gros, pour faire simple, les gens n'arrivent pas à vivre
05:23de leur travail et de leur pension de retraite.
05:25C'est ça, la situation.
05:27Et ça pourrait être simplement la CGT qui le dit,
05:30mais vous voyez que c'est bien au-delà, la colère est extrêmement importante.
05:33Un samedi, 800 000 personnes, ça fait depuis les retraites
05:36qu'il n'y a pas eu des manifestations aussi importantes.
05:39Et dans une diversité d'endroits comme ça l'était à ce moment-là.
05:42Donc au bout d'un moment, un gouvernement,
05:44et je ne vous incrimine pas puisque j'ai entendu des critiques que vous faisiez de lui,
05:47qui s'entêtent systématiquement, quels que soient les sujets,
05:50sur retraite, c'est 49-3.
05:51Là, il y a des revendications très claires.
05:53Est-ce qu'on peut bloquer les prix une partie ?
05:55Est-ce qu'on peut bloquer le prix du carburant ou pas ?
05:57Est-ce qu'au lieu de voler l'argent des retraités en désindexant les pensions,
06:01on peut au contraire les augmenter pour que les gens puissent vivre tout simplement ?
06:04Les gens, ils ne veulent que ça.
06:05Ils veulent juste que demain ne soit pas pire qu'aujourd'hui.
06:09Que demain ne soit pas pire qu'aujourd'hui.
06:10Vous voyez que je vous dise, la jeunesse, c'est encore différent.
06:13Mais les gens avec qui je discute, les retraités qui nous regardent,
06:16et moi je fais très attention, attention à ne pas sombrer dans le poison de la division.
06:19Les retraités qui nous regardent, ils veulent juste que demain ne soit pas pire qu'aujourd'hui.
06:23C'est ça la discussion.
06:23Donc deux revendications.
06:25Pour les retraités, les salariés, vivre de leur travail,
06:28augmenter les salaires et augmenter les pensions.
06:30Et pour la jeunesse, arrêter Parcoursup, zéro euro.
06:34Dommage qu'ils ne le fassent pas avant.
06:35Et ensuite, des bâtiments correctement pour étudier et des enseignants devant.
06:40Ça prend du temps, les bâtiments, et c'est les régions qui s'en occupent.
06:42Ils ont souvent dit d'ailleurs, les présidents de région, pardon Charles, sur ce plateau,
06:45que les consignes avaient été données, les budgets avaient été débloqués,
06:48mais ça prend un an, voire deux ans, le temps de faire...
06:50Mais il faut arrêter la crise.
06:51Parcoursup, pourquoi il n'y a pas...
06:52Parcoursup, c'est une chose, mais vous parlez de la rénovation des bâtiments,
06:54c'est autre chose, ça prend plus de temps.
06:56Vous dites qu'il n'y a pas eu autant de monde dans les rues
06:58depuis les manifestations sur les retraites.
07:03Effectivement, il y a eu un gros mouvement social contre les retraites.
07:06Je ne pense, moi, pas pour autant qu'une majorité de Français
07:09voulaient vraiment le retrait de cette réforme.
07:13Il se trouve que vous avez eu gain de cause lors de la dernière mobilisation.
07:16On a retiré la réforme des retraites.
07:18Suspendue.
07:19Mais on l'a retirée, ça veut dire qu'en fait,
07:21elle a été passée à l'as.
07:23Donc, on n'a pas fait ce faisant, les économies,
07:26que cette réforme permettait.
07:28Puisque dès que vous reportez l'âge de la retraite de quelques années,
07:31vous faites au moins 10 milliards d'euros d'économies.
07:33Je crois que la réforme de Nicolas Sarkozy,
07:36qui était de passer de 60 à 62,
07:38ou de 62 à 64, je ne sais plus exactement,
07:41avait fait...
07:4260 à 62.
07:43Moi, je pense qu'il faut passer à 70.
07:45mais avait fait 12 milliards d'euros ou quelque chose comme ça.
07:51Oui, parce que...
07:51Pourquoi ?
07:52Parce que là, vous venez vous plaindre du fait que le gouvernement,
07:57par exemple, n'aide pas sur les carburants
07:59ou ne débloque pas de fonds pour les lycées.
08:02Et vous dites aussi que les gens n'arrivent pas à vivre de leur travail,
08:05qu'il faut augmenter les salaires.
08:06Mais le gouvernement pourrait débloquer de l'argent pour les lycées
08:10s'il n'avait pas retiré sa réforme des retraites.
08:13Il aurait fait les économies nécessaires
08:15lui permettant de débloquer éventuellement des fonds
08:17pour les lycées ou pour les carburants.
08:19Pourquoi est-ce qu'il ne peut pas le faire ?
08:20Parce qu'en retirant sa réforme,
08:22un, il n'a pas fait d'économie.
08:23Et deux, il a montré aux marchés internationaux
08:26qui nous prêtent, puisque nous vivons à crédit,
08:30qu'ils n'étaient pas capables, en fait, de tenir les comptes.
08:32Et donc, les marchés nous surveillent.
08:34Et si on fait des trop grosses dépenses,
08:35on sera sanctionné et on sera en situation de faillite
08:40ou de ruine, enfin bref.
08:42Et donc ça, première chose.
08:44Et deuxième chose, moi je suis désolé,
08:45si vous demandez le retrait de la réforme des retraites,
08:48malheureusement, vous ne pouvez pas demander
08:50que les gens soient mieux payés.
08:51Parce que ce qui pèse sur les salaires,
08:53c'est les cotisations précisément sur les retraites.
08:56Donc, pardon, je trouve qu'au fond, vous êtes immature.
08:59Voilà, vous êtes un peu comme des ados,
09:01comme les ados qui sont là dans les rues.
09:03Vous voulez le beurre et l'argent du beurre.
09:05Il faut que vous deveniez adulte.
09:08Écoutez, ça me ferait rigoler
09:10si vous n'insultiez pas tous les gens
09:12qui sont en train de nous regarder en disant cela.
09:14La chose est extrêmement simple.
09:15Vous savez, la semaine dernière,
09:16j'étais avec des salariés du textile.
09:18Elle m'a dit quelque chose de très simple.
09:19On discutait météo.
09:20Et on a dit, c'est en train de se refroidir,
09:23la température.
09:24Et elles me disent, tu sais Thomas,
09:25je n'ai pas de quoi mettre de l'argent
09:27pour remplir ma chaudière à fioul.
09:29Elles ne vont pas se chauffer cet hiver.
09:30Est-ce que vous comprenez de quoi je suis en train de parler ?
09:32Aujourd'hui, en France, il y a un tassement des salaires.
09:35Le salaire médian est à 2200 euros.
09:37Mais puisque vous comparez avec les autres pays européens,
09:39le SMIC en France est très bas.
09:41C'est seulement le sixième niveau de SMIC d'Europe
09:43alors que nous sommes la deuxième économie européenne.
09:46Deuxième économie, seulement le sixième niveau de SMIC.
09:49Ça veut dire que les salaires sont bas
09:50et c'est l'inverse de ce que vous racontez.
09:52Le coût du travail et tous les éléments qui sont afférents,
09:54ce n'est pas cette réalité-là.
09:55Au contraire, aujourd'hui,
09:57tout est documenté de ce que je dis.
09:59On n'est pas en train de discutailler.
10:00On regarde sérieusement comme vous le faites
10:02pour approfondir les sujets.
10:05Aujourd'hui, il faut revenir à la raison.
10:06Ce que vous êtes en train de dire,
10:07vous êtes en train de séparer
10:08ceux qui pourraient partir de la retraite
10:10alors que dans les entreprises,
10:11on nous licencie avant 60 ans ces monnaies courantes.
10:14C'est la première chose.
10:15Ce n'est pas la responsabilité de ceux qui le suivent.
10:18Les mêmes qui nous licencient avant 60 ans
10:20veulent nous faire travailler,
10:21soit disant, 64, 65, 67
10:24et je découvre le 70 ans.
10:25Donc là, il faut arrêter de diviser.
10:2770 ans, pas pour tout le monde non plus.
10:28Mais juste une chose.
10:29Les mêmes qui veulent nous faire travailler plus longtemps
10:31comme ce que vous êtes en train de nous dire
10:32ou de tasser les salaires.
10:33C'est les mêmes qui refusent
10:35la petite taxe Zuckman qui est proposée.
10:37Mais elle ne sert à rien.
10:38Attendez, attendez.
10:39Je ne sais pas couper juste juste
10:40sur la petite taxe Zuckman
10:41qui permettrait aux ultra-riches
10:43de payer juste autant d'impôts
10:45que le reste de la population
10:46et qui rapporterait 20 milliards d'euros par an
10:47et qui est portée par l'Espagne,
10:49qui est portée par l'Allemagne,
10:51qui est portée d'euros chaque année.
10:52Donc du coup, la chose est très simple.
10:54Il y a deux endroits où on peut prendre de l'argent.
10:55Vous êtes sur le cœur du problème
10:57et je le partage.
10:58C'est comment on partage
10:59les richesses de la sixième économie mondiale.
11:02Une économie florissante qu'est la France
11:04au sens qu'il réussit énormément.
11:06Est-ce que ça va ?
11:07Est-ce que ça va d'un côté
11:09sur les aides aux entreprises privées
11:10211 millions d'euros chaque année
11:12ou si on n'est plus fortuné ?
11:14Ça, c'est l'option du gouvernement.
11:15Du ruissellement,
11:16c'est la sécheresse généralisée,
11:18ce qu'il y a en ce moment.
11:19Ou bien les travailleuses et travailleurs,
11:20ceux qui sont en colère aujourd'hui,
11:22qui manifestent et qui participeront
11:24énormément le 5 novembre prochain.
11:26C'est ça la discussion qu'on doit avoir.
11:27Sauf que, M. Vacheron,
11:28entre-temps, il y a eu le 17 octobre.
11:29Tout à fait.
11:30Et il y a des manifestations samedi,
11:32vous en serez peut-être d'ailleurs ce samedi.
11:34Et puis il y a celle du 31.
11:36Et là, on avait des commerçants
11:37qui disaient, ah non,
11:38qui avaient eu leur boutique saccagée
11:39et qui n'en peuvent plus.
11:40Qui se retrouvent plongés eux aussi
11:42dans la précarité, dans la misère,
11:43avec des crédits,
11:45à licencier des employés,
11:46à devoir se défendre parfois
11:47avec des barres de fer.
11:48Donc ils disent, pause,
11:50s'il vous plaît, pause.
11:52Faites une pause pour éviter la casse,
11:54M. Vacheron.
11:54Vous savez, on sait ce que c'est que travailler.
11:57Jamais, je dirais à un artisan,
11:58à un commerçant, on s'en fout.
12:00Jamais, vous m'entendez.
12:01Nous, le T de CGT, c'est travail.
12:03D'accord ?
12:03La Confédération Générale du Travail.
12:05On sait trop ce que c'est
12:06que se lever le matin,
12:07se coucher tard le soir.
12:08Donc on leur dit, et je réponds,
12:09au gouvernement de suspendre.
12:11Ça suffit.
12:12Ça n'a que trop duré.
12:13Les manifestations,
12:14ce n'est pas le gouvernement.
12:14C'est vous les manifs.
12:15C'est vous les manifs.
12:17Parcours sup pour les jeunes,
12:18immédiatement.
12:19Immédiatement.
12:19Ça fait quatre semaines.
12:21Il ne répond pas.
12:21Oui, mais vous voyez,
12:23attendez, vous avez parlé très longtemps,
12:25s'il vous plaît.
12:25Donc vous voyez quand même
12:26que vous en êtes un peu
12:28à essayer de trouver,
12:30post-bordel, post-manifestation,
12:33des revendications.
12:34Parce que ce que vous dites
12:35sur les salaires, etc.,
12:37à la limite,
12:37je trouve que c'est assez légitime.
12:40Parcours sup, etc.,
12:41c'est venu en fait
12:42après les blocages.
12:43C'est-à-dire que les lycées
12:44ont bloqué les lycées joyeusement.
12:47la gauche,
12:48les syndicats
12:48leur ont bloqué le pas.
12:49Il faut entendre
12:50la détresse des commerçants
12:51qui demandent une pause.
12:52Mais bien sûr.
12:52Et à la fin,
12:53mais bien sûr.
12:54Moi, je pense à titre personnel.
12:56Je vais répondre quand même
12:57sur le fond,
12:57sur ce qui a été dit,
12:58mais je pense à titre personnel
12:59qu'il faut interdire
13:00les manifestations.
13:01Là, dans les jours à venir.
13:02Oui, moi, je pense
13:03qu'il aurait fallu les interdire,
13:05déployer l'armée,
13:06mettre un couvre-feu,
13:07arrêter les...
13:08Non, mais le couvre-feu,
13:08ils y sont.
13:09Non, non, non.
13:10Je ne veux pas
13:11pour ce week-end.
13:12Mais quels sont les pays
13:13où les manifestations
13:14sont interdites ?
13:15Mais quels sont les pays...
13:15C'est la Russie,
13:16l'Iran,
13:17Trump...
13:18Non, mais arrêtez.
13:18Quels sont les pays
13:19dans lesquels
13:20on a des hordes de Kaira
13:22qui pillent des magasins
13:23et qui montent
13:24dans les immeubles
13:25puisque c'est la prochaine étape ?
13:27On l'a bien compris.
13:28Donc, il y a un moment donné,
13:29il faut quand même être raisonnable.
13:30Après, sur le fond,
13:32ce qui est vrai,
13:32c'est que sur cette histoire,
13:34les ultra-riches,
13:35je comprends bien
13:35que ce soit obsessionnel.
13:36Je le comprends.
13:37Moi, je pense même
13:38à titre personnel
13:39qu'il y a sans doute
13:40un problème
13:40de surconcentration
13:42des richesses,
13:43que le système
13:43n'est pas parfait
13:44et que, bien évidemment,
13:46vous avez quelques familles,
13:48quelques milliardaires,
13:48etc.,
13:48qui surconcentrent
13:49entre leurs mains.
13:50Mais dans les derniers budgets,
13:52le corps nu,
13:53il y a déjà
13:54une contribution exceptionnelle
13:56qui a été créée.
13:57La taxe Zuckman,
13:58moi, je suis pour qu'on...
14:00Non, mais moi,
14:01je suis pour que sur les holdings,
14:02etc., machin,
14:03on rabote un peu
14:04les capacités
14:05d'optimisation fiscale.
14:06Mais vous pensez
14:06que ceux qui ont cassé,
14:06qui ont pillé,
14:07ils pensent à la taxe Zuckman,
14:08ils pensent aux fins de mois ?
14:10Ceux qui sont rentrés
14:10dans les magasins
14:11faire leur marché,
14:12c'est par nécessité,
14:13M. Vacheron ?
14:14Il y a une mauvaise ambiance
14:15dans le pays.
14:16Il faut quand même le voir.
14:17Ça risque de se dégrader
14:18encore samedi.
14:18Il va bien falloir
14:19qu'on se réconcilie.
14:20Je ne crois pas une seconde
14:21que les racailles
14:22qui ont pillé
14:22des magasins Nike
14:23et des magasins Vuitton
14:24le fassent par nécessité.
14:26Peut-être que vous,
14:26vous le pensez.
14:27Je pense qu'en tout cas,
14:28le temps n'est pas venu
14:29de leur trouver
14:30ni des excuses
14:30ni des explications.
14:32Le temps est venu
14:33à la...
14:33Le temps est à la fermeté,
14:35à mon avis,
14:35après des événements
14:36de cette gravité.
14:37Mais il va bien falloir
14:38qu'on se reparle
14:39entre Français
14:40et qu'on essaye
14:41de trouver des solutions
14:42pour que les gens,
14:43de part et d'autre,
14:44se calment un petit peu.
14:45Parce que là,
14:45on est quand même
14:46en train d'aller vers
14:47une forme de guerre civile
14:48si on continue comme ça.
14:49Donc, pour apaiser,
14:50il faut entendre
14:50la colère populaire.
14:51C'est plus possible.
14:52Mais ça ne veut pas dire
14:52que vous donnez gain de cause
14:53sur tout ce que vous demandez.
14:54Écoutez, moi,
14:54je ne cherche rien à gagner.
14:56On défend les salariés,
14:57les travailleuses et les travailleurs
14:58et puisque vous parlez
14:58de la jeunesse,
14:59je ne parlerai jamais pour eux.
15:00J'ai 46 ans,
15:01je ne vais pas parler
15:01pour des lycéens
15:02ou des étudiants.
15:02Il faut être sérieux deux minutes.
15:03Je regarde.
15:04Il y a une plateforme intersyndicale,
15:06dix mesures d'urgence
15:06pour la jeunesse.
15:08Il y a une pétition,
15:09plus de 100 000 signataires.
15:10C'est ça qu'il faut écouter.
15:11Il y a des revendications
15:11très précises, très claires.
15:13Je leur laisse.
15:14J'invite les gens
15:14à les regarder.
15:15C'est pas dès que vous descendez
15:15dans la rue
15:16qu'on doit vous donner
15:16gain de cause.
15:17Mais ça fait quatre semaines
15:18qu'ils sont en manifestation
15:19sur leur revendication.
15:20Ça, c'est comme
15:21la dernière phase
15:22sur la réforme des retraites.
15:23On avait l'impression
15:24à vous entendre
15:25que le simple fait
15:26que vous ayez fait
15:27organiser des manifestations
15:29et que vous ayez été nombreux
15:30dans les manifestations
15:31devait contraindre
15:33le gouvernement
15:34à retirer sa réforme.
15:35Je suis désolé.
15:36On est quand même
15:37une démocratie
15:38dans laquelle on vote.
15:39On vote tous les cinq ans.
15:40Si les Français
15:41ont élu deux fois Macron,
15:43à savoir un ancien banquier
15:45libéral
15:45qui vante la réussite,
15:48etc.
15:49Libéral, je vois Alain
15:50qui hache la tête.
15:51La réussite,
15:51pour le moment,
15:52ce n'est pas une réussite.
15:52Théoriquement,
15:54ils n'étaient peut-être
15:55pas complètement hostiles
15:56à ce qu'ils réforment
15:57les retraites.
15:57Vous prenez les autres
15:59exemples européens.
16:00Vous savez très bien
16:00dans quelles conditions
16:01il a été élu.
16:02Il a été élu contre
16:03l'extrême droite.
16:03Première chose.
16:04Deuxième chose,
16:04que je réponde quand même.
16:08La deuxième chose,
16:09c'est que la démocratie,
16:10ce n'est pas justement...
16:11Ce n'est pas voté
16:12une fois tous les cinq ans.
16:13La démocratie,
16:14on est en République.
16:15Elle n'a pas été...
16:17On ne vote pas une fois
16:20j'essaie d'être factuel.
16:21Je reprends vos propos.
16:23Ils n'ont pas...
16:24Écoutez,
16:24quand 70% de la population
16:26est opposée à une réforme,
16:27quand 90% des salariés
16:29sont opposés,
16:30quand il n'y a pas
16:31de possibilité de vote...
16:32Toute l'Europe a fait
16:33cette réforme.
16:34Heureusement qu'on a eu
16:35une république avant d'autres.
16:35Même les Danois.
16:37Heureusement qu'on a eu
16:38une république avant d'autres.
16:39L'idée, c'est quoi ?
16:39C'est de regarder le pire ailleurs
16:41pour que ce soit mieux.
16:42Les Danois qui sont
16:42quasiment aussi redistributifs
16:44que nous,
16:44ils sont passés à la retraite
16:45à 70 ans.
16:48Peut-être que le mouvement
16:50pâtit de ce qui s'est passé
16:51aussi le 17 octobre.
16:53On verra la mobilisation
16:54samedi.
16:54Ça, c'est sûr.
16:55Mais je voudrais vous montrer
16:56aussi une chose.
16:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
16:58Les gens s'achètent des armes.
17:00S'achètent des armes.
17:01Et puis, il y a un appel
17:01à témoigner, vous savez,
17:02sur le site de la préfecture
17:04de police.
17:04Il y a une plateforme
17:05qui a été ouverte en disant
17:06qu'on doit retrouver les casseurs.
17:07Et ça, c'est un signe
17:09d'apaisement pour que
17:10les criminels,
17:11ceux qui ont cassé,
17:12qui ont pillé,
17:13soient punis.
17:14Est-ce que vous êtes d'accord
17:15avec cet appel à témoins
17:16vidéo, M. Vacheron ?
17:17Mais si le gouvernement
17:18cherche des idées
17:18qu'il écoute les revendications...
17:20Écoutez, moi, je peux le dire
17:21dans toutes les langues.
17:21Vous répondez ça à la question.
17:23C'est pas ma question.
17:25Vous êtes d'accord
17:26pour punir les casseurs ?
17:27La réponse, c'est qu'il y a
17:28la justice, tout à fait.
17:29C'est à la justice
17:30qui est très mal en point,
17:31qui subit les cures d'austérité,
17:33qui n'arrive pas à traiter
17:34correctement les dossiers.
17:35Vous avez raison de le souligner.
17:36Pour qu'on punisse les casseurs.
17:37Nous, on est contre
17:38les crimes et les délits.
17:38Quelle est la discussion-là ?
17:39Attendez.
17:40Nous, on dit une chose.
17:41La violence, c'est pas notre option.
17:43La violence, et je le dis
17:43à tout le monde,
17:44ceux qui nous regardent...
17:44Ceux qui ont pillé
17:45à visage découvert,
17:46on peut montrer les vidéos
17:47sur le site de la préfecture
17:48de police.
17:49La violence, elle fait le jeu
17:50du gouvernement
17:50et elle desserre le mouvement.
17:52Donc, pour toutes ces raisons,
17:53puisqu'il faut apaiser
17:54et se reparler,
17:55vous avez raison,
17:55parce que tout le monde,
17:56c'est une chose.
17:56Vous savez, on peut rigoler,
17:58mais tout le monde sait
17:59qu'il faut un débouché
18:00à cette crise politique.
18:01Pour avoir un débouché,
18:02il est le suivant.
18:03Écoutez la parole
18:04des travailleuses et des travailleurs.
18:05Écoutez la justice.
18:06C'est un acte de poster
18:06des vidéos de criminels.
18:08Arrêtez d'insulter systématiquement.
18:09Bien sûr, vous dites bien sûr, Charles.
18:11Oui, bien sûr.
18:12D'abord, je trouve que c'est trop facile
18:13de créer des crises
18:14et de dire
18:15le débouché à la crise,
18:16c'est de nous donner
18:17gain de cause.
18:18Ça fait combien de temps
18:18qu'on alerte ?
18:19Combien de temps on alerte ?
18:20Mais ce n'est pas à vous
18:22de décréter
18:22ce que le gouvernement
18:24doit donner comme réponse
18:25aux crises que vous créez.
18:27Mais il y a un moment...
18:28Mais on n'a pas créé les crises.
18:29Les lycéens, c'est la CGT.
18:31Oh, bien sûr.
18:31Ben oui.
18:32Non, mais bien sûr, les lycéens,
18:33c'est la France insoumise.
18:34Gardez la capsule.
18:35C'est Louis Boyard.
18:36C'est la CGT.
18:36Louis Boyard.
18:37Mais bien sûr, c'est les syndicats.
18:38Vous les encouragez.
18:39Vous croyez que les lycéens
18:40au plus envolé,
18:41ils connaissent qui que ce soit ?
18:43C'est la propagande de la gauche
18:45qui matrixe le cerveau
18:47de nos pauvres lycéens
18:48qui du coup jouent tous
18:49à chéquer.
18:50Vous savez, c'est une réalité.
18:51Je suis désolé que je vous dise.
18:52Oui, c'est condescendant.
18:53Je suis un adulte,
18:54ce sont des enfants.
18:55Et donc, excusez-moi,
18:56c'est notre rôle d'être condescendant.
18:57Moi, je vais vous parler des adultes.
18:58Vous savez, c'est les parents
18:59qui me parlent de Parcoursup
19:01qui ont autant peur
19:02que leurs gamins
19:03sur le fait que leur avenir
19:05est joué à la roulette.
19:06Mais vous avez vu le résultat
19:06et le résultat, c'est d'apaiser,
19:08d'écouter et d'entendre
19:10les revendications
19:10en manifestation le 5 novembre
19:12s'ils ne veulent pas céder.
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