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##LES_VRAIES_VOIX-2026-10-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Et ce moment qu'on attend tous autour de cette table avec ce numéro de téléphone 0826 300 300, bonjour,
00:00:07on est ravis de vous accueillir jusqu'à 20h avec Philippe David, déjà.
00:00:11Ça va Cécile, vous allez bien ?
00:00:12Je ne vous ai pas demandé si vous allez bien ?
00:00:13Non mais comme vous ne me demandez pas, je réponds toujours que je vais bien comme ça, j'anticipe.
00:00:17Je ne sais pas votre amie.
00:00:18Il y a des jours où vous n'allez pas bien ?
00:00:19Ça peut arriver, oui, ça peut arriver.
00:00:22Ah oui, c'est vrai, je l'ai déjà vu plusieurs fois en colère.
00:00:25Ah bon, c'est vrai ?
00:00:26Vous avez intérêt à filer les droits ?
00:00:28Ah bah, filer les droits, parce que là, ça...
00:00:30Mais même vous, une fois, Patrick, vous m'avez dit, en votre bureau, viens, quand toi tu gueules, c'est
00:00:34qu'il y a une bonne raison.
00:00:35C'est pas faux.
00:00:37C'est pas faux, oui, oui.
00:00:38C'est pas faux, on me connaissait.
00:00:39Si un jour tu gueules, c'est que vraiment, il y a quelque chose.
00:00:42Ah bon ?
00:00:42Ah oui.
00:00:44Philippe Bilger, lui, il est en forme également.
00:00:47Il y a notre réalisateur.
00:00:48Il parle encore à deux mètres du micro, évidemment, donc on ne l'entend pas.
00:00:51Voilà, etc.
00:00:52D'autant que...
00:00:53Le micro n'est pas devenu, comme vous, mon outil préféré.
00:00:57C'est vrai ?
00:00:58Oui, c'est ça.
00:00:58C'est quoi, votre outil préféré ?
00:01:01Mais en général, je regarde...
00:01:02Pour faire la radio, c'est quand même mieux de parler dans un micro.
00:01:04Oui, mais je regarde les gens à qui je parle, mon outil.
00:01:06C'est vrai.
00:01:07C'est vrai.
00:01:09C'est une règle de savoir vivre.
00:01:11C'est vrai.
00:01:12Bon, ben, non, mais oubliez de faire la...
00:01:13Mais là, j'ai pas le choix, j'ai une beauté face à moi.
00:01:15Ben oui, Virginie, qui est avec nous.
00:01:18Bonjour à tous.
00:01:18Virginie Calmel, comment ça va Virginie ?
00:01:20Eh bien, ça va bien, ravi de vous retrouver tous.
00:01:22Eh bien, on est content de vous avoir, vous qui êtes à la tête d'une école.
00:01:25Oui.
00:01:26Dans cette grogne.
00:01:27Oui.
00:01:27On y a encore des écoliers.
00:01:29Oui, c'est jeune.
00:01:30Moi, ça marche bien.
00:01:31L'école, ils sont à fond, mes étudiants, à fond.
00:01:34Futur A.E.
00:01:34Ça va, Philippe Bilger ?
00:01:36Ça va ?
00:01:36Très bien.
00:01:37Non, mais ils sont à fond dans quelle domaine ?
00:01:39Ils sont à fond déjà pour étudier, pour assister au cours, pour avoir une formation professionnalisante.
00:01:48Voilà, c'est ça.
00:01:49Vous les tenez serrés.
00:01:50En tout cas, ils ne sont pas en manif.
00:01:51Oui.
00:01:52C'est bien parce que Philippe Bilger a été sur son portable.
00:01:54Et en fait, quand je le regarde, il pose une question tout de suite.
00:01:57Il est malin, il est malin.
00:01:59Il est malin.
00:01:59Il est malin.
00:01:59Je promets, je n'en mets plus.
00:02:02Plusieurs choses à la fois.
00:02:03Non, mais en revanche, arrêtez de parler à côté du micro.
00:02:06Bon, parce que sinon, ça ne va plus aller.
00:02:09On ne vous entend pas.
00:02:09On a édité Tinder en direct.
00:02:10Oui, c'est ça.
00:02:12Vous répondez, oui, c'est ça.
00:02:13On entend qu'il quitte à Tinder, comme si j'en avais besoin.
00:02:17Je vois sur son téléphone, il répond à des admiratrices.
00:02:20Non, il ne veut pas le dire, mais...
00:02:22Donnez-moi votre téléphone, on va faire comme avec les enfants.
00:02:25Donne-moi ton téléphone, ton portable.
00:02:26On n'en a jamais assez.
00:02:28Et par rapport à votre esthétique, je ne fais pas le poivre.
00:02:31Qu'est-ce que l'esthétique, oui ?
00:02:32Mais donnez-moi votre voix.
00:02:34Ah oui, la voix.
00:02:36Oui, la voix.
00:02:37Il y a un petit truc de jalousie, là.
00:02:41Ah non, excusez-moi, là, moi, je vois un couple en train de se former.
00:02:44Je n'ai qu'une attention.
00:02:45Ou en train de se déchirer.
00:02:47Ah non, non, non.
00:02:49Alors, la question qui fâche, justement.
00:02:51On va se déchirer dans un instant, Cécile.
00:02:53Oui, on y va sur la question qui fâche.
00:02:55Marine Le Pen veut réduire de 11 milliards d'euros la contribution française au budget de l'Union Européenne dès
00:03:012027.
00:03:02On va en parler dans un instant.
00:03:03Le procès du jour.
00:03:04Oui, le procès du jour.
00:03:05Le procès du jour.
00:03:06Les Français aiment-ils encore leur boîte ?
00:03:08Ah !
00:03:08C'est demain, j'aime ma boîte.
00:03:10Sud Radio est partenaire.
00:03:11On aura d'ailleurs Sophie de Menton avec nous.
00:03:13Vous aimez encore votre boîte, vous, ou pas ?
00:03:15Vrai sujet.
00:03:16Venez témoigner.
00:03:17Vous ne l'avez jamais aimé.
00:03:18Aimez.
00:03:19Alors qu'on passe, quand même, un tiers de son temps dans sa boîte.
00:03:23Au bureau.
00:03:24Au bureau, plus.
00:03:24Mais c'est assez dommage quand on y va avec la boule au ventre.
00:03:27C'est l'enfer.
00:03:29Et on fait le procès là-dessus ?
00:03:31Oui, on va faire le procès.
00:03:32Ben oui.
00:03:33Est-ce que vous avez...
00:03:34Non, mais vous n'avez jamais aimé votre boîte.
00:03:36Mais c'est le contraire.
00:03:38Je veux dire, c'est une question qui appelle une réponse évidente.
00:03:41Ah non, pas du tout.
00:03:43C'est-à-dire, Philippe Bilger, que vous n'avez pas beaucoup travaillé dans le privé.
00:03:46Non, mais il y a quand même des sondages.
00:03:47Il y a quand même des sondages qui disent que les gens...
00:03:50Il n'a jamais travaillé, Philippe Bilger.
00:03:53Quand on voit l'ambiance qui règne à Sud Radio, comment ne peut-on pas aimer sa boîte ?
00:03:58Aujourd'hui, ça sent la débâcle.
00:03:59Je vous le dis tout de suite.
00:04:01Planquez-vous, ça va partir dans tous les sens.
00:04:03Et la cage au fou.
00:04:04La cage au fou, alors.
00:04:05Ben oui, on y va, on y va.
00:04:06La cage au fou.
00:04:07La cage au fou avec Thomas Serafine à 17h45.
00:04:10Qui c'est qui fait ça avec Thomas ?
00:04:12Ben c'est Bibi.
00:04:13Allez, on écoute.
00:04:17La cage au fou.
00:04:19La cage au fou, bonjour.
00:04:21Bonjour docteur.
00:04:22Ah, Thomas Serafine, je pensais à vous, je me disais,
00:04:24mais est-ce que je vais devoir travailler avec vous jusqu'à ma retraite ?
00:04:28Votre retraite ?
00:04:28Oh, ne m'en parlez pas.
00:04:30Pourquoi ?
00:04:30Parce que moi, je n'en aurais pas.
00:04:31Enfin, j'en aurais une, mais elle sera minable.
00:04:32Mais si seulement elle pouvait être comme celle de Moscovici.
00:04:35Parce que lui, sa retraite, je peux dire, ce n'est pas une retraite.
00:04:37C'est plein de retraites.
00:04:39C'est un régime de retraite.
00:04:40Vous êtes jaloux ?
00:04:42Alors que moi, je n'aurais rien.
00:04:43Enfin, peut-être 13 euros, 14 euros par mois, je ne sais pas.
00:04:46Qu'est-ce que je vais faire ?
00:04:48Il va falloir que je travaille jusqu'à 102, 103 ans, au moins docteur.
00:04:51Ben, ne me dites pas ça, ça va être terrible.
00:04:5417h45, ça vous va ?
00:04:55Vous écoutez Sud Radio, comme ça, au moins vous arrivez moins pire que d'habitude.
00:04:5917h45 cette année ou dans 35 ans ?
00:05:01Non, c'est tout à l'heure.
00:05:02Tout à l'heure, très bien.
00:05:03J'ai dit, oui.
00:05:05Les vraies voix Sud Radio.
00:05:07Ah ben, je ne sais pas s'il aime sa boîte.
00:05:08Je ne sais pas, mais en tout cas, il n'a pas tort sur ce qu'il dit.
00:05:12Ben non, il n'a pas tort, il n'a pas tort.
00:05:14En tout cas, ça le fragilise.
00:05:15Oui.
00:05:16C'est vrai.
00:05:16Et puis, ne ratez pas tout à l'heure, Cécile, également, et puis tous les auditeurs
00:05:20qui vont nous appeler au 08126 300 300.
00:05:23Nous aurons le réalisateur du film événement qui sort aujourd'hui.
00:05:27Non.
00:05:28Ben si.
00:05:29Cavaillé ?
00:05:29Oui.
00:05:30Cavaillé ?
00:05:31Cavaillé, frère Cavaillé.
00:05:32Les misérables.
00:05:33Vous avez eu des misérables d'importants, alors, je suis de radio.
00:05:36Oui, ben, en dehors de Philippe Bilger.
00:05:38Non, mais...
00:05:39Philippe Bilger, vous allez voir demain ?
00:05:41Vous êtes un peu le ténardier des vraies voix, là, je trouve.
00:05:47Ah, c'est bien, parce que Philippe Bilger, il nous fait vraiment de la bonne pub.
00:05:50Vous m'avez connu, le bec.
00:05:51Ah, ben oui, là, il est en BNF.
00:05:55Qui est Jean Valjean ?
00:05:56Pas tous en même temps, les amis.
00:05:58Allez, oui.
00:05:59Allez, pas tous en même temps, parce qu'on ne vous entend pas 0826 300 300.
00:06:01Dans 10 minutes, donc il sera avec nous.
00:06:04C'était pas une surprise ?
00:06:06Parce que là, ça n'est plus.
00:06:07Ah, oui, ben oui.
00:06:08Ah, ben voilà, ça n'est plus.
00:06:09Voilà.
00:06:11Allez, restez avec nous dans un instant.
00:06:13Les Vraies Voix, c'est jusqu'à 20h.
00:06:15Soyez les bienvenus.
00:06:17Les Vraies Voix Sud Radio.
00:06:19Ménibus, Patrick Roger, Philippe David.
00:06:22Et comme tous les jours, cette petite boutique est ouverte de 17h à 20h.
00:06:27Vous pouvez tout y trouver, bien entendu.
00:06:29De la bonne humeur, de la grogne.
00:06:31Ce qui est assez sympa aussi, parfois, c'est l'arrière-boutique.
00:06:33Oui.
00:06:34Ah, c'est ça.
00:06:35Vous parlez de quoi ?
00:06:37Il va faire un relan de là.
00:06:40Enfin...
00:06:43Tout le monde ne peut pas y rentrer.
00:06:45Ben non, non, non, écoutez.
00:06:47En tout cas, vous pouvez rentrer par ce numéro 0826 300 300.
00:06:52Et c'est le sujet qui fâche.
00:06:57Et Marine Le Pen veut donc réduire de 11 milliards d'euros la contribution française au budget de l'Union
00:07:03Européenne en 2027.
00:07:04Et en 2026, la France a prévu un peu plus de 28 milliards d'euros aujourd'hui.
00:07:09Oui.
00:07:10Alors, est-ce qu'il faut baisser cette contribution de la France, avant de voir Philippe David qui est en
00:07:14train de s'échauffer ?
00:07:15Alors, du côté d'Antonin, sur les réseaux sociaux, qu'est-ce que l'on dit, Antonin ?
00:07:20Eh bien, du côté des réseaux, on veut baisser ses contributions.
00:07:22Est-ce que vous répondez oui à 93% ?
00:07:25Ah oui ?
00:07:26Alors, par contre, Benjamin nous dit qu'il ne faut pas baisser la contribution, il faut l'annuler carrément en
00:07:31sortant de l'euro et en ne donnant plus rien.
00:07:32C'est assez extrémiste.
00:07:33Et il y a Christopher qui n'est pas d'accord avec lui et qui lui a répondu
00:07:36« Je ne suis pas certain que ce soit le plus gros levier disponible. »
00:07:38Ça ressemble à une mesure poudre aux yeux pour éviter les réformes qui fâchent.
00:07:43La vérité est qu'on a plus à perdre en baissant cette contribution.
00:07:46Philippe David.
00:07:47Alors, moi je crois que bien sûr que oui, il faut la baisser parce que je vais vous donner des
00:07:51chiffres.
00:07:51En 2024, contribution française 21,6 milliards, 23 milliards en 2025, 28,8 milliards en 2026 et maintenant 30,9
00:08:02milliards.
00:08:02Entre 2024 et 2027, donc 3 ans, 43% d'inflation.
00:08:07Est-ce que ça ne fait pas un peu beaucoup ?
00:08:09On n'a pas 43% d'inflation dans la zone euro aux dernières nouvelles, non ?
00:08:13Donc, il faudrait mettre un peu les hauts fonctionnaires bruxellois qui sont extrêmement bien payés,
00:08:18un peu également au régime sec, ça ne leur ferait pas de mal.
00:08:21Parce que là, 43% d'augmentation en 3 ans, je le dis, c'est insupportable et c'est même
00:08:26scandaleux.
00:08:26Vous avez dans le sens de Marine Le Pen écouté.
00:08:29S'ils ne sont pas capables de faire, s'ils n'ont aucune idée d'économie à faire pour pouvoir
00:08:33financer cette mesure,
00:08:34ils nous laissent la place.
00:08:36Nous, on en a plein des idées d'économie.
00:08:38On vient d'augmenter de 6 milliards la contribution à l'Union Européenne.
00:08:426 milliards !
00:08:43Franchement, je veux dire, quand on ne sait pas faire, il mieux vaut partir.
00:08:48Bon, disons que c'est cash, Philippe Viger.
00:08:50Avant de le faire, et ce n'est pas seulement sur ce sujet que j'ai ce raisonnement, on dit
00:08:56toujours que c'est facile, hein ?
00:08:58Et que le volontarisme permettra de régler le problème.
00:09:02Il faut être juste, Marine Le Pen, si vous faites référence à l'interview qu'elle a donnée à une
00:09:09publication anglaise,
00:09:10elle dit en même temps, je sais que ce sera très difficile à faire,
00:09:15et donc, elle amende un peu son propos qui semble péremptoire.
00:09:20Mais pour l'économie, la réduction, je suis à fond pour.
00:09:23Mais Virginie ?
00:09:24Alors, je vais être un peu plus mesurée autour de cette table,
00:09:27en rappelant quand même qu'on est contraint par un certain nombre de traités.
00:09:32Donc, il faut quand même assumer après les conséquences de nos actes.
00:09:35Donc, aujourd'hui, je comprends en fait la grogne des Français qui se disent que c'est toujours plus d
00:09:42'argent
00:09:42dans quelque chose qui est très technocratique.
00:09:45Et donc, à mon avis, le sujet, il est plutôt...
00:09:48Non pas que la France unilatéralement dise finalement, je ne contribue plus,
00:09:51parce que là, on se mettrait en marge des traités.
00:09:53Et pourquoi ça augmente, Philippe ?
00:09:55C'est parce que, aussi, le Royaume-Uni est en sortie.
00:09:59Il a fallu répartir sur tout le monde.
00:10:02Et nous, on est le deuxième contributeur net.
00:10:05Maintenant, quand on brandit des chiffres comme 29 milliards, 30 milliards, ça fait peur.
00:10:09Mais heureusement, on a des flux entrants quand même.
00:10:12Néanmoins, on reste le deuxième contributeur net.
00:10:14Mais vous savez qu'on récupère sur la politique agricole commune, et ainsi de suite.
00:10:18Mais c'est vrai que ça coûte.
00:10:20La question, à mon avis, n'est pas de dire
00:10:22« Nous, on ne veut plus payer et on se mettrait en marge de l'Europe,
00:10:25dont on a quand même besoin à bien des égards économiquement, pour l'agriculture, etc. »
00:10:30Mais plutôt, et c'est un peu comme notre pays, ça peut être comparable,
00:10:34c'est comment on fait mieux, c'est-à-dire comment est dépensée cette manne
00:10:38qui arrive en Europe par des technocrates, beaucoup,
00:10:42qui pondent des normes incroyables, qui font plein de choses.
00:10:47Donc peut-être, on se passerait.
00:10:49Et du coup, mécaniquement, la contribution de la France baisserait,
00:10:52parce que le total aussi baisserait.
00:10:54Et je crois que c'est plutôt ça vers quoi il faut aller.
00:10:57Exiger des baisses de dépenses, non pas en se coupant un bras.
00:11:03C'est pareil, exactement sur le budget de la France.
00:11:05Ce n'est pas en se coupant un bras, c'est en gérant mieux l'argent public.
00:11:09Et là encore, l'Europe, c'est de l'argent public qui remonte des États.
00:11:12Et on aimerait avoir de la transparence et savoir comment mieux gérer cet argent
00:11:16pour qu'il redescende après et que la contribution nette de la France
00:11:20ne soit pas négative de près de 10 milliards.
00:11:23Parce que c'est ça, le delta, c'est 9 milliards d'écart.
00:11:26Non mais Virginie, vous avez raison.
00:11:28Et quand la France demande des économies à tout le monde, aujourd'hui,
00:11:32Ben oui, elle devrait en demander à l'Europe.
00:11:34On peut demander aussi à Bruxelles de prendre sa part, aujourd'hui,
00:11:39sans se séparer, sans couper.
00:11:41Alors certains sont pour le Frexit, etc.
00:11:43Je ne pense pas fondamentalement que ça apporterait quelque chose dans le contexte actuel.
00:11:46Parce qu'on aurait plus sa perte qu'à gagner.
00:11:48Mais bon, après, voilà, chacun a son opinion, et bien sûr.
00:11:50Que dit l'Allemagne sur ce sujet-là ?
00:11:52Même l'Allemagne veut baisser le budget.
00:11:54L'Allemagne a déjà bénéficié de corrections, comme les Pays-Bas également.
00:11:59Alors donc, évidemment, il faut toujours qu'il y ait des pays moteurs.
00:12:02Nous faisons partie de ces pays moteurs.
00:12:03L'Allemagne est le premier contributeur net, nous, on est le second.
00:12:07Et c'est vrai qu'il y a eu des rabais, il y a eu des négo, il y a
00:12:10eu des choses.
00:12:10Moi, ce qui me frappe, en fait, et c'est notre problème français,
00:12:13c'est qu'on a l'impression qu'on n'est pas bon en négociation.
00:12:18Bon, après, il faut peut-être aussi voir, est-ce qu'on envoie les meilleurs à Bruxelles,
00:12:21quel est notre poids ?
00:12:23Mais vous voyez, on a l'impression qu'on n'est pas les meilleurs
00:12:26pour aller tordre le bras aussi au niveau bruxellois.
00:12:30Vous me permettez de vous dire ce que disent les Anglais ?
00:12:32Moi, j'avais pas mal d'amis Anglais chez Airbus qui me disaient en riant,
00:12:37c'était très vrai, ils disent,
00:12:38la meilleure chose pour nous Anglais ou pour les Allemands,
00:12:40c'est quand il y a un Français qui est dans une institution européenne,
00:12:44parce que pour ne pas être accusé d'impartialité,
00:12:47il flingue toujours la France.
00:12:49De partialité !
00:12:50De partialité, pardon !
00:12:51Bon, donc, écoutez, on en reparlera.
00:12:54En tout cas, ça mérite d'exister, ce débat,
00:12:57à travers cette proposition.
00:13:00Qu'est-ce que j'entends ?
00:13:01Mais là encore, faire des économies, c'est important.
00:13:04Voilà, en tout cas, merci beaucoup,
00:13:06parce que le téléphone rouge va sonner là.
00:13:13J'adore ce coup de fil, je vous le dis tout de suite,
00:13:16je suis très heureuse, et nous sommes très heureux,
00:13:18de l'accueillir Fred Cavallier,
00:13:20qui est avec nous, réalisateur de ce film incroyable,
00:13:23Les Misérables.
00:13:24Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:13:28Frédéric Cavallier.
00:13:28Merci à vous.
00:13:29On va peut-être écouter un petit extrait de la bande-annonce,
00:13:33puisque le film est dans les salles depuis ce matin.
00:13:36Allez, un petit extrait de la bande-annonce.
00:13:38Tout le monde a un pas soin.
00:13:40On est dans cette place, Peter.
00:13:43Qu'est-ce que c'est de misère ?
00:13:44On est dans les jambes, elle est au coche.
00:13:47Tu arrives de Paris et tu es célibataire.
00:13:50Des enfants ?
00:13:51Côté, toi.
00:13:53Non.
00:13:55Tu vas être gentille.
00:13:56Et t'écoutes bien, monsieur et madame Ténardier.
00:13:59J'ai vraiment pas tiré de bon humain, moi.
00:14:01Répète un peu pour voir.
00:14:04Si tu veux me frapper, tu me fais face.
00:14:06Il faut juste travailler et nourrir ma petite.
00:14:09Tu peux pas rester avec ces gens.
00:14:11Il faut que tu viennes avec moi.
00:14:13Je vais lui faire payer de nous avoir volé cosette.
00:14:17Les gens comme nous, les rêves, ça n'amène que de la tristesse.
00:14:23Chez d'oeuvre de Victor Hugo.
00:14:26Alors, j'ai envie de vous poser cette question.
00:14:28Je pense que dans cette journée, tous les sentiments se mélangent.
00:14:32La peur, l'euphorie, vous en êtes où à 17h21 ?
00:14:40Là, je suis encore un peu dans le stress, quand même.
00:14:42C'est-à-dire que les chiffres...
00:14:43Parce que c'est la journée la pire pour un réalisateur, en réalité.
00:14:47C'est-à-dire, dans la vie d'un film, on ne dort pas bien la veille de la sortie.
00:14:52Et on attend avec impatience le chiffre du soir.
00:14:54Donc là, pour l'instant, on a les chiffres à 14h.
00:14:58Ce qui ne veut jamais dire grand-chose.
00:15:00Bon là, on est premier sur Paris.
00:15:01Après, ce n'est pas un concours.
00:15:02Mais pour l'instant, on voit que le film...
00:15:05Et il y a surtout pas mal d'entrées en province.
00:15:08C'est-à-dire que le film est populaire.
00:15:09Ça tombe bien.
00:15:10C'est un grand film populaire tiré d'un roman.
00:15:12Le plus grand roman populaire du monde.
00:15:15Voilà, pour l'instant, je dirais, jusqu'ici, tout va bien.
00:15:17Mais mon stress est toujours là.
00:15:18Alors, on a entendu la bande-annonce.
00:15:20On avait l'impression d'être devant le film.
00:15:22Fred Cavallier.
00:15:23Vous avez réuni quand même un casting assez extraordinaire.
00:15:26Vincent Lindon, avec qui...
00:15:28On adore.
00:15:29Et que vous avez fait déjà beaucoup tourner dans vos films précédents.
00:15:32En Jean Valjean.
00:15:33Tarr Rahim en Javert.
00:15:36Camille Cotin.
00:15:37Benjamin Laverne en Thénardier.
00:15:40Et beaucoup d'autres...
00:15:41Moi, il ne m'a pas appelé.
00:15:42Je ne vous aurais pas appelé.
00:15:44Je vous aurais bien vu jouer, Madame Thénardier.
00:15:46C'est ce qu'on appelle, Fred Cavallier, un film de grosse production.
00:15:55Plus de 30 millions d'euros de budget.
00:15:58Ça fait partie des grosses productions.
00:16:00Vous voulez réaliser un peu, rivaliser avec les grandes sorties de ces derniers temps.
00:16:07Et puis des Américains, quand on met 30 millions...
00:16:09Plus de 30 millions sur la table.
00:16:12Oui, oui.
00:16:12Le but, c'est déjà faire un film à grand spectacle.
00:16:14C'est-à-dire, après, rivaliser avec les Américains.
00:16:17Les gens qui vont voir les films en salle, ils s'en fichent un peu.
00:16:20Que ce soit français ou américain.
00:16:21Et surtout, ce n'est pas une excuse.
00:16:23Si le film est français, vous n'allez pas mettre un bandeau en dessous.
00:16:25Et que vous marquez, soyez indulgent.
00:16:26Il y a moins de figurants, il y a moins d'explosions.
00:16:28Parce que je suis français.
00:16:29Le but, c'est donner du spectacle à la hauteur de ce que les gens attendent.
00:16:34Surtout sur une histoire comme Les Misérables.
00:16:37Donc, forcément, ça ne se passe pas dans une cave ni dans une cuisine.
00:16:41Les Misérables.
00:16:41Et il faut des moyens pour qu'à l'image, il y ait du souffle et de l'action et
00:16:47du spectacle.
00:16:49Avant la vôtre, il y avait de remarquables, tout de même, adaptations des Misérables.
00:16:54Mais j'ai beaucoup lu ce que vous avez dit avec Vincent Lindon.
00:16:58Je crois que votre originalité a été de vous approcher le plus près possible du texte.
00:17:06Et je pense, par exemple, au personnage de Javert.
00:17:10Est-ce que c'était ça, votre objectif ?
00:17:13Oui, exactement.
00:17:14C'est exactement ça.
00:17:15C'est-à-dire que c'est par cet endroit-là que je suis rentré dans le roman.
00:17:18Quand j'ai repris le roman, je suis tombé sur une phrase qui décrivait Javert
00:17:22comme étant né au cachot d'une mère bohémienne et d'un père parti aux galères.
00:17:27Et je me suis dit, ça c'est un départ pour le personnage du méchant formidable
00:17:31et qui n'a jamais été adapté.
00:17:33Il a tout le temps été dépeint comme un fils de policier, policier lui-même.
00:17:36Et en fin de compte, c'est quelqu'un qui vient d'un milieu encore pire que le milieu de
00:17:39Valjean.
00:17:39Et ce qu'il essaye de tuer dans Valjean, en essayant de le renvoyer au bagne,
00:17:43c'est ce qu'il est lui.
00:17:43Oui, donc là, on a un duo de cinéma et un duo de personnages qui étaient formidables.
00:17:48Et après, j'ai trouvé plein d'autres choses qui n'avaient jamais été adaptées
00:17:50pour une faute de temps, je pense, dans les adaptations.
00:17:53Et aussi, toutes les autres versions sont très pyramidales.
00:17:57C'est-à-dire, sont Valjean et des seconds rôles.
00:18:00Et moi, je voulais faire vraiment un film choral.
00:18:01C'est-à-dire que chacun a sa partition à part égale.
00:18:04Et on suit autant les Thénardier que Javert que Valjean
00:18:07et que les personnages plus jeunes aussi.
00:18:09Cosette, Marius, Eponine, Gavroche, enfin, tous ces personnages-là.
00:18:13Question, Philippe David.
00:18:14Oui, et est-ce que vous avez déjà des sorties prévues à l'étranger ?
00:18:17Parce que quand j'ai vu la bande-annonce, j'ai repensé à un autre roman français mythique,
00:18:22Le Comte de Montecristo, qui a cartonné dans les salles et pas qu'en France.
00:18:25On vous souhaite évidemment le même destin.
00:18:27Il va sortir à l'étranger.
00:18:28Mieux, bien sûr.
00:18:29Il va sortir à l'étranger, Les Misérables.
00:18:31Parce que moi, je les ai vus en affiche à Londres, dans les théâtres, il y a 20 ans.
00:18:35Ah oui, il y a 20 ans.
00:18:37Non, mais c'est très tôt en Angleterre.
00:18:39Ah oui, quand vous sortez Les Misérables, c'est le deuxième roman français le plus lu au monde,
00:18:44après Le Petit Prince.
00:18:46Et c'est vrai que c'est...
00:18:48C'est-à-dire qu'on l'a vendu partout, en réalité.
00:18:50C'est-à-dire qu'il va sortir au Japon, en Chine.
00:18:53Oui, il sort, je ne sais plus dans combien de territoires.
00:18:56Mais c'est déjà, pour les studios-canals qui produisent le film,
00:19:01c'est déjà un succès international.
00:19:04Et ça nous a surtout permis, c'est des préachats, d'avoir l'argent pour faire le film.
00:19:08C'est-à-dire que c'est comme ça qu'on a pu rassembler assez d'argent pour faire un
00:19:12film à grand spectacle.
00:19:13La justesse du trop court ou du trop long dans un film, comment on mesure ça ?
00:19:19Parce que j'imagine qu'il y a des scènes qui n'existent pas, qui ont été tournées, qui ne
00:19:23sont pas dans le film.
00:19:24Le film qui fait près de 3 heures.
00:19:272h59.
00:19:28On se pose toujours la question de dire, la justesse c'est où en fait ?
00:19:35Quand j'ai écrit l'adaptation, je pensais à deux personnes.
00:19:38Le spectateur et Victor Hugo.
00:19:39Le spectateur, déjà, qui ne s'ennuie pas.
00:19:42Et Victor Hugo, qui ne se sent pas trahi.
00:19:44Bon après, j'ai déjà un peu la réponse des spectateurs, pas encore de Victor Hugo.
00:19:49Écoutez, j'espère qu'il ne l'est pas.
00:19:51Je ne l'ai pas trahi en tous les cas.
00:19:52Ou alors c'est un imposteur.
00:19:55Là, si j'ai la réponse, je reviens vous le dire.
00:20:00Et je dirais que c'est vrai que les premiers retours, et c'est le principal compliment,
00:20:04c'est-à-dire que les gens me disent, on ne va pas passer les 2h58 et on ne s
00:20:06'ennuie pas.
00:20:07Et moi, en tant que spectateur, c'est un truc que je déteste au cinéma, à m'ennuyer.
00:20:09Donc j'ai essayé, sans trahir l'œuvre, de vraiment être à l'os et qu'une séquence entraîne l
00:20:16'autre séquence.
00:20:17Après, le fait que ce soit un film choral et qu'on passe de destin en destin comme ça,
00:20:21ça aide beaucoup, un peu comme une série.
00:20:23C'est-à-dire, ou un patch-tourner, comme on dit, pour les romans qui nous passionnent.
00:20:29Et effectivement, on ne peut jamais s'arrêter.
00:20:31C'est l'aboutissement, la sortie de ce film aujourd'hui, Fred Cavallier, Les Misérables,
00:20:36c'est l'aboutissement de plusieurs années de travail, j'imagine, non ?
00:20:41Ah oui, déjà, je pense que c'est une envie que j'ai depuis très très longtemps,
00:20:44depuis que je fais du cinéma, même peut-être avant.
00:20:47Après, en termes de fabrication, c'est-à-dire que c'est 3 ans de ma vie.
00:20:503 ans à vivre avec Victor Hugo, avec le film, avec...
00:20:56Voilà, c'est un travail quotidien, c'est-à-dire un tel bonheur.
00:21:00C'est-à-dire que là, à partir de demain, le film est terminé.
00:21:02Je vais me sentir bien seul, je pense.
00:21:04On sera là, on sera là, vous inquiétez pas.
00:21:07Il y a les barricades, Gavroche, les barricades.
00:21:11Il y a une résonance avec l'actualité du moment, Fred Cavallier.
00:21:15Alors évidemment, ce n'est pas vous qui avez déclenché les manifs dans la rue,
00:21:17mais est-ce que vous pensez...
00:21:19Ah non, en termes de marketing, ça aurait été quand même un truc un peu...
00:21:21Ah oui, c'est quand même assez...
00:21:23Le mec est hyper balèze, hyper fort.
00:21:27Cette résonance, est-ce que ça peut vous apporter ou vous desservir ?
00:21:32Je ne sais pas, mais vous savez, je pense que le roman, c'est un chef-d'oeuvre,
00:21:38et le roman est intemporel.
00:21:39Et je pense qu'à chaque sortie des Misérables,
00:21:42il y avait malheureusement une résonance aussi par rapport à l'actualité.
00:21:45C'est-à-dire que Hugo commence le roman en disant
00:21:47« Tant qu'il existera sur cette terre, ignorance et misère,
00:21:50des histoires de la nature de celle-ci mériteront d'être racontées ».
00:21:52Et malheureusement, l'ignorance et la misère est de court depuis 160 ans
00:21:57où il a écrit ce roman.
00:21:59Et je pense que dans 40 ans, quelqu'un fera peut-être malheureusement une nouvelle version.
00:22:04Après, ce qui me plaisait beaucoup dans le roman,
00:22:07c'est que c'est plus qu'un roman politique.
00:22:08C'est un roman qui parle d'humanité, d'humanisme, de concorde, de fraternité.
00:22:12Et je pense que c'est des mots, des fois un peu galvaudés,
00:22:15mais qui sont tellement en période où on vit et qui vont l'être de plus en plus.
00:22:20En tout cas, Fred Cavaillé, on ne peut pas regarder ce type de film autre part qu'au cinéma.
00:22:25Vraiment vrai.
00:22:26Ah oui, tout à fait.
00:22:28C'est un film fait pour le cinéma avec l'écran le plus grand possible.
00:22:31Après, le film aura une vie en télévision.
00:22:33Moi, les Misérables, j'ai découvert en télévision.
00:22:35Mais plus vous faites un film pour le cinéma avec une image léchée,
00:22:41plus elle sera belle aussi en télévision.
00:22:43Donc voilà, je me dis ça.
00:22:44C'est-à-dire qu'il y a quand même cette deuxième vie qui est importante.
00:22:48Mais là, en l'occurrence, c'est un film.
00:22:50Oui, on s'est donné les moyens.
00:22:51On a tourné en 70 mm avec beaucoup de figurants.
00:22:55On parlait de la scène des barricades.
00:22:56Effectivement, c'est quelque chose qu'il faut voir au cinéma.
00:22:59C'est-à-dire qu'on a l'impression d'être au milieu de la scène.
00:23:05Enfin, j'espère.
00:23:06Là, c'est le réalisateur qui parle.
00:23:07Je parle de ce que j'ai voulu faire.
00:23:10Dernière question.
00:23:11Question susidière.
00:23:12Mais là, plus d'ultra spécialiste, etc.,
00:23:15qui connaît la carrière de Fred Cavaillé.
00:23:19Dans tous vos films, jusqu'à présent,
00:23:20il y avait une petite référence à un club de football,
00:23:25le Stade Rennais.
00:23:26Et là, vous n'avez pas pu le placer.
00:23:29C'était impossible ?
00:23:30Pourtant, il est très doué.
00:23:33On peut prendre le jeu.
00:23:35Non, mais j'ai lu les biographies de Victor Hugo.
00:23:38Il n'était pas très foot.
00:23:39Donc, je n'ai pas mis de référence.
00:23:43Là, c'était très compliqué.
00:23:45Mais le film sort le jour des 35 ans du RCK,
00:23:49qui est le groupe de supporters du Stade Rennais.
00:23:50Donc, voilà ma référence au Stade Rennais.
00:23:52Voilà, comme il y en a toujours une.
00:23:54Donc, ça me permet de leur souhaiter un bon anniversaire.
00:23:57Et puis, moi, j'ai vu du projet du noir, parfois, dans les couleurs.
00:24:01Mais pour mettre une touche foot, le commentateur de foot uruguayen le plus exubérant qui ait jamais existé,
00:24:08il s'appelle Victor Hugo Morales.
00:24:10Et Victor Hugo, c'est son prénom.
00:24:13Et lui, il n'en a rien à foutre.
00:24:17Bon, allez voir les misérables.
00:24:20Merci à vous.
00:24:23Merci beaucoup.
00:24:24Et bien entendu, un énorme M.
00:24:27Bien entendu.
00:24:27Et ça va cartonner.
00:24:28On en est sûr.
00:24:29Je prends.
00:24:30Merci.
00:24:30Et en tout cas, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:24:33Allez, dans un instant.
00:24:35Est-ce que vous aimez votre boîte ?
00:24:36Eh oui.
00:24:37Question, parce que demain, c'est la grande journée depuis quelques années.
00:24:41La 24e édition.
00:24:42Est-ce que vous aimez votre boîte ?
00:24:43Là, je ne sais pas.
00:24:44Tiens, on va sonder les réseaux sociaux avec Antonin.
00:24:46Pas de boîte à chocolat ni de chaussures, Virginie.
00:24:49Ce n'est pas ça.
00:24:49Non, mais ça fait 30 ans que je suis à la tête de l'entreprise.
00:24:52Donc, ma boîte, je sais ce que ça veut dire.
00:24:54Allez, on en parle dans un instant.
00:24:56Soyez les bienvenus.
00:24:58Sud Radio.
00:25:00Parlons vrai.
00:25:02Le Grand Matin Sud Radio.
00:25:047h10h avec Jacques Cardone.
00:25:07Du jour, on revient sur demain, le 15 octobre,
00:25:09puisque Sophie de Menton organise la 24e édition de J'aime ma boîte.
00:25:14Une journée qui célèbre l'attachement des salariés à leur entreprise.
00:25:18Oui, c'est le procès du jour.
00:25:21Les Français aiment-ils vraiment leur boîte ?
00:25:24On va se poser la question parce qu'on entend souvent que l'attachement à l'entreprise s'est affaibli.
00:25:31Autrefois, on pouvait y faire toute sa carrière avec le sentiment d'appartenir à la maison.
00:25:36On disait, oui, je suis dans la maison depuis longtemps, etc.
00:25:39Il y a eu les restructurations, les plans sociaux, la crainte d'être remplacée aujourd'hui par l'IA.
00:25:45Et puis, un effet zapping dans beaucoup de boîtes.
00:25:50Du coup, comment s'attacher durablement à une boîte, à une entreprise,
00:25:54quand on doute de la place qu'elle peut vous accorder demain ?
00:25:59C'est le procès du jour.
00:26:01Et à mon avis, il faut se poser cette question.
00:26:04L'occurrence est ouverte.
00:26:05Et Sophie de Menton est avec nous.
00:26:09J'ai juste envie de lui poser une question avant de laisser la parole à la défense ou à l
00:26:13'accusation.
00:26:13Bonsoir, Sophie de Menton.
00:26:15Bonsoir.
00:26:1772% des Français disent aimer leur boîte.
00:26:21Mais est-ce qu'ils aiment leur travail, leur patron ou finalement la sécurité de l'emploi ?
00:26:27Je crois qu'ils aiment les trois différemment.
00:26:31Selon les personnes, évidemment, il y a forcément des gens qui détestent leur patron.
00:26:35Ensuite, on n'aura pas posé la question s'ils aiment leur patron.
00:26:38Mais en fait, indirectement, ils aiment aussi leur patron.
00:26:42On a quand même vérifié les années précédentes.
00:26:44C'est drôle ce que vous disiez tout à l'heure en disant qu'on nous dit toute la journée
00:26:49qu'ils ne peuvent pas.
00:26:51Qui ont, pardonnez-moi, cher Patrick Roger, ce sont les médias.
00:26:55Les médias n'ont que des mauvaises nouvelles.
00:26:57C'est sans arrêt.
00:27:00Les salariés sont martyrisés.
00:27:02Les syndicats en rajoutent une couche.
00:27:05Et prétendent défendre, alors qu'il y a moins de 2% de syndiqués,
00:27:09de défendre à eux seuls toute la classe des salariés.
00:27:13Ce n'est pas vrai.
00:27:14On n'écoute pas les entreprises.
00:27:16Pardonnez-moi dans cette campagne.
00:27:18On passe sa vie à parler de tout sauf d'entreprises.
00:27:22Oui, bien sûr.
00:27:24Aussi, très intéressant ce que vous avez dit.
00:27:26Comment peut-on aimer une boîte quand on n'est pas sûr d'y faire sa carrière ?
00:27:31Ça n'existe plus.
00:27:32Eh bien, vous savez quoi ?
00:27:33Ils ne veulent pas rester dans les boîtes.
00:27:36Ça a complètement changé.
00:27:38Les jeunes, ils viennent vous voir au bout de 3 ans.
00:27:41Et ils vous disent, bon, j'ai fait le tour.
00:27:43On va faire une rupture conventionnelle.
00:27:45Alors vous dites, mais non, mais je vous trouve très bien.
00:27:47Moi, je ne voudrais pas faire une rupture conventionnelle.
00:27:49Aïe d'ici.
00:27:50J'ai fait le tour.
00:27:51Donc, du coup, ça justifie, Sophie, ça justifie la question que je pose sur l'attachement aujourd'hui des salariés
00:28:01à leur boîte, et notamment des plus jeunes.
00:28:03Est-ce que vraiment, ils aiment leur boîte ou ils prennent un job pour un job ? Peu importe, quoi.
00:28:09Alors, ils prennent probablement au début un job, mais ils sont très difficiles.
00:28:14Donc, ils ne prennent pas juste un job pour un job.
00:28:17Donc, ils prennent un boulot, mais ils veulent leur satisfaction avant tout.
00:28:22Ils arrivent en disant, j'ai combien de jours de RTT ?
00:28:25Enfin, pas tous, mais quand même beaucoup.
00:28:27Comment ça se passe ?
00:28:29Les vacances ?
00:28:30Enfin, ils ont...
00:28:32Et pourquoi pas ?
00:28:33Je veux dire, avant, on sacrifiait tout à l'entreprise.
00:28:36Et aujourd'hui, ils ne sacrifient pas leur vie à l'entreprise.
00:28:40Et on les laisse faire.
00:28:41Et pourquoi ?
00:28:42Ils en sont bien obligés.
00:28:43Et donc, c'est pour ça qu'ils aiment leur boîte.
00:28:45Alors, on va écouter Antonin, ce que disent les auditeurs qu'on est, de savoir s'ils aiment ou pas
00:28:52leur boîte.
00:28:52Est-ce que vous aimez ou pas votre boîte ?
00:28:54Vous répondez oui, seulement à 24%.
00:28:57C'est pas beaucoup.
00:28:58Alors, c'est étonnant, parce qu'il y a eu un sondage IFOP qui a été fait.
00:29:01Attendez, parce qu'il y a des messages.
00:29:02Antonin, oui.
00:29:04Ensuite, vous allez répondre, Virginie.
00:29:05Benoît qui dit, comment aimer l'entreprise qui vous emploie quand les fins de mois sont dans le rouge ?
00:29:08Ce paramètre est important dans la bonne humeur d'une boîte.
00:29:11Et il y a Xavier qui lui répond.
00:29:13Le problème, c'est que les bons patrons au cadre supérieur avec un projet humain tout en étant compétitif
00:29:17se font de plus en plus rares.
00:29:19Dommage, c'est ce genre de projet qu'ils font qu'on reste.
00:29:21C'est intéressant.
00:29:23Alors, Sophie, vous pouvez répondre à ça avant de donner la parole aussi à Virginie.
00:29:26D'abord, si vous voulez, pardonnez-moi, mais j'ai très confiance dans l'IFOP.
00:29:29Oui.
00:29:30Ça fait quand même 24 ans qu'on fait des sondages.
00:29:34Et que là, c'est l'année, c'est vrai, on a battu tous les records.
00:29:37Mais que ça varie entre 62 et 68% d'habitude.
00:29:42Donc, peut-être que les auditeurs des sujets de radio ne sont pas très représentatifs dans le niveau du sondage,
00:29:48je dis.
00:29:49Parce que 24%, ça, on n'a jamais connu.
00:29:52Non, mais ça, ce sont les gens qui ont voté sur les réseaux.
00:29:56Certains qui nous écoutent, bien sûr.
00:29:57Et puis d'autres qui veulent réagir, quoi.
00:30:00Bien sûr.
00:30:01Virginie.
00:30:01On va donner la parole à l'accusation.
00:30:04Alors, moi, je ne suis pas du tout dans l'accusation.
00:30:06Non, c'est Philippe Bilger.
00:30:08C'est Philippe Bilger.
00:30:09Madame la Présidente, c'est Philippe Bilger.
00:30:11Je trouve que le premier sondage est extrêmement bienveillant.
00:30:16Et celui de Sud Radio me paraît davantage refléter une réalité économique et la relation avec l'entreprise.
00:30:25Parce que, pourquoi les Français aimeraient-ils majoritairement leur boîte ?
00:30:30Alors que, d'abord, dans le rapport au travail, on n'est pas assuré que tous le vivent agréablement, confortablement
00:30:39et avec un intérêt accru.
00:30:42Deuxième élément, je pense véritablement que le Français, aujourd'hui, aime de moins en moins le travail.
00:30:49Et donc, de moins en moins son entreprise, où, à une certaine époque, on pouvait s'épanouir.
00:30:56Et l'avocat général, ou l'arbitre, qui est Patrick, a pointé quelque chose qui me paraît central.
00:31:03C'est qu'aujourd'hui, on ne travaille plus sans avoir la peur à l'esprit, au ventre.
00:31:09Et c'est fondamental.
00:31:10Madame la Présidente.
00:31:10La parole est à la défense.
00:31:12Alors, maître, je ne suis pas d'accord avec votre plaidoirie.
00:31:17D'abord, ils n'ont pas la peur au ventre.
00:31:19Et je voudrais vous dire quelque chose qui n'est pas mal.
00:31:22C'est que le rapport de force a changé.
00:31:24Ce sont les salariés qui décident, qui décident d'équiter l'entreprise,
00:31:28qui se mettent en arrêt maladie quand ça ne va pas,
00:31:31qui fichent rien quand ils ne veulent pas ou qui protestent contre quelque chose.
00:31:35Donc, le pouvoir, et c'est bien parce que le pouvoir, avant, c'est le patron.
00:31:38Le patron, il pouvait virer, etc.
00:31:39C'est fini.
00:31:40Le patron, le droit divin.
00:31:42Ensuite, vous avez parfaitement raison sur les salaires.
00:31:46Mais ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'ils ont tous compris, quand même,
00:31:49les salariés, que s'ils n'étaient pas plus payés,
00:31:51c'est parce que quand je leur donnais 1 000 euros de plus, ça m'en avait coûté 3 000.
00:31:56Et ça, ils n'accusent plus le patron de ça.
00:31:59Ils ne sont pas contents.
00:32:00Sophie, donc maintenant, la parole est à la défense.
00:32:03Vous avez d'autres personnes avec vous qui défendent votre côté.
00:32:08Virginie.
00:32:09En l'occurrence, bonjour à Sophie de Menton.
00:32:11Moi, d'abord, je veux saluer cette initiative
00:32:13parce que je pense que, comme l'a très bien dit Sophie,
00:32:16c'est important à un moment donné qu'on parle des entreprises.
00:32:19Et aujourd'hui, les Français font davantage confiance à ceux qui font
00:32:24et qui, tous les jours, créent des emplois ou créent de la valeur.
00:32:27Et donc, mettre le projecteur sur les entreprises,
00:32:29je trouve que c'est une formidable initiative.
00:32:32Deuxièmement, comme l'a dit très bien Sophie,
00:32:34il y a eu un sondage IFOP qui est paru le 2 octobre.
00:32:36Et pardon pour le sondage en live de Sud Radio,
00:32:39mais c'est vrai qu'il est très éloigné des résultats
00:32:41parce que c'est 72% des Français qui répondent oui à la question
00:32:46« Est-ce que j'aime ma boîte ? »
00:32:47Ensuite, on a effectivement à tempérer cet amour des boîtes.
00:32:51D'abord parce que la jeune génération, en fait,
00:32:54elle va avoir des amours variables et successives
00:32:56puisqu'il n'y a pas d'attachement, de pérennité
00:32:59et que les jeunes ne vont pas faire toute la vie dans une seule boîte.
00:33:04Donc, ils vont changer de boîte,
00:33:05mais en pensant peut-être probablement qu'à chaque fois, c'est mieux.
00:33:08Et on a un sujet de rémunération.
00:33:10Et c'est là où, en fait, on a un énorme problème.
00:33:12C'est qu'effectivement, cet amour de la boîte
00:33:15ne s'accompagne pas, mais pas de la faute du patron,
00:33:18de la faute des charges en France
00:33:19et de ce différentiel entre le super brut et le net
00:33:23qui fait que le travail ne paye pas assez
00:33:25et les salariés considèrent que la REM n'est pas assez importante.
00:33:28Alors moi, je vais ménager à la chèvres et les choux.
00:33:30Je vais être très centriste dans cette occasion.
00:33:33Je crois que les Français aiment leur boîte.
00:33:35Les gens aiment leur boîte.
00:33:36Le problème, c'est que souvent, et je l'ai constaté,
00:33:38quand ils n'aiment plus leur boîte,
00:33:40c'est parce que leur boîte ne leur a pas rendu
00:33:42tout ce qu'ils lui ont donné.
00:33:43Et ça, la reconnaissance, c'est vital
00:33:46pour garder des gens motivés.
00:33:48Mais quand vous les gardez au SMIC toute leur vie,
00:33:50qu'ils n'ont jamais eu une augmentation,
00:33:52jamais une reconnaissance, etc.
00:33:55Là, évidemment, après, ils n'aiment plus leur boîte.
00:33:57Ça sent un message à la Direction Générale de Sud Radio, ça, non ?
00:34:03Pour terminer et pour conclure,
00:34:05après ces débats et ce procès,
00:34:07c'est vrai qu'on demande aux salariés d'aimer leur boîte.
00:34:10Globalement, ils aiment leur boîte,
00:34:11comme le dit Sophie de Menton.
00:34:13Mais leur boîte leur donne-t-elle suffisamment de raisons,
00:34:17aujourd'hui, de l'aimer ?
00:34:18C'est variable aussi selon la taille des boîtes.
00:34:22C'est-à-dire que les entreprises à taille humaine,
00:34:25nous, on le voit chez Croissance Plus,
00:34:28les réponses sont très différentes
00:34:29pour des entreprises à taille humaine ou des grands.
00:34:32Demain, en tout cas, j'aime ma boîte,
00:34:32vous pouvez mettre le petit badge.
00:34:33Merci Sophie de Menton d'avoir été avec nous
00:34:35et bravo pour cette initiative depuis des années.
00:34:38Bon anniversaire, 24 ans, c'est beau, c'est beau.
00:34:41Happy Birthday, oui, bien sûr.
00:34:42Allez, dans un instant.
00:34:43Merci, dans un instant, la cage au fou avec Thomas Serafine.
00:34:46Il a peur d'avoir une petite retraite.
00:34:50J'ai peur que ce soit le cas.
00:34:51Allez, à tout de suite.
00:34:53Alors, verdict ?
00:34:55Sud Radio
00:34:58Patrick Roger, Philippe David
00:35:00Et autour de cette table, il y a vous, bien sûr,
00:35:03au 0826 300 300,
00:35:05Philippe Bilger et Virginie Calmels.
00:35:09Et à partir de 19h jusqu'à 20h,
00:35:11vous pouvez retrouver Philippe David
00:35:13et Mathéo Lambelot
00:35:14pour une antenne totalement...
00:35:17Libre, libre, débridée.
00:35:19On va parler, tiens, des retraites.
00:35:21On en parlera tout à l'heure,
00:35:22mais est-ce que vous voulez qu'il faut...
00:35:24Est-ce que vous pensez, par exemple,
00:35:25qu'il faut mettre plus d'égalité entre le public et le privé
00:35:27pour les retraites
00:35:27quand on voit l'état des retraites du public ?
00:35:30Si vous étiez lycéen,
00:35:32comment est-ce que vous verriez votre avenir aujourd'hui ?
00:35:35Venez témoigner au 0826 303 SOB,
00:35:37et tiens, vous aimez votre boîte ou vous l'aimez pas ?
00:35:39On attend vos appels avec Mathéo Lambelot.
00:35:41C'est fou, vous parlez de retraite,
00:35:43et c'est exactement le problème de Thomas Serafine
00:35:45avec la cage au fou.
00:35:46Écoutez.
00:35:46Quel synchro !
00:35:50La cage au fou !
00:35:52Thomas Serafine.
00:35:54Bonjour Thomas,
00:35:54qu'est-ce qui vous arrive encore aujourd'hui ?
00:35:57Bonjour docteur, écoutez,
00:35:58je crois que je suis complexé.
00:36:00En fait, je suis complexé.
00:36:01De quoi ?
00:36:02En fait, je crois que j'ai une micro-pension.
00:36:05Je n'ose même pas vous la montrer.
00:36:06Parce que même en brut,
00:36:07elle est minuscule.
00:36:09En fait, j'ai consulté le site Info-Retraite,
00:36:11et je n'aurais jamais dû faire ça.
00:36:13Mais pourquoi ?
00:36:13Vous connaissez le site,
00:36:14c'est le simulateur officiel de la retraite.
00:36:17Il vous donne une estimation de votre future retraite.
00:36:20Et moi, j'ai regardé mes points,
00:36:21c'est la cata.
00:36:23J'ai plus de points sur ma carte Carrefour.
00:36:25Au moins, chez Carrefour,
00:36:26je peux repartir avec une poêle.
00:36:28Alors que là, avec le site Info-Retraite,
00:36:29je vais repartir à poêle.
00:36:31Non mais je vous le dis.
00:36:31Oui, parce que j'ai découvert le montant docteur,
00:36:34le montant mensuel que je vais toucher.
00:36:36Alors ?
00:36:36J'ai cru que c'était le prix de l'abonnement Netflix.
00:36:38Mais non, c'était bien ce que j'allais avoir pour vivre.
00:36:41Alors attention, il précise sur le site,
00:36:43c'est écrit provisoire.
00:36:45C'est une estimation provisoire.
00:36:47Heureusement que c'est provisoire,
00:36:48parce que sinon, ma dépression à moi,
00:36:50elle était définitive.
00:36:51Oh, dites pas ça.
00:36:51Alors depuis, je m'appauvris plus vite que je ne vieillis.
00:36:54Je suis en sorte de financièrement en avance sur mon âge.
00:36:58Je fais, je crois, ce qu'on appelle de la flusoporose.
00:37:01Avec de l'usure en plus, c'est la précarthrose.
00:37:04C'est l'usure des articulations,
00:37:07à force de ne pas arriver à joindre les deux bouts.
00:37:08D'accord, ça devient compliqué.
00:37:10Oui, alors je pense que la solution,
00:37:12c'est...
00:37:12Oui, j'ai une solution, à mon avis,
00:37:14pour augmenter ma pension,
00:37:15c'est que je retarde l'âge de mon départ à la retraite.
00:37:18Ah oui, 65 ou 67, comme tout le monde ?
00:37:21Non, 102 ans.
00:37:22Pourquoi 102 ans ?
00:37:23102 ou 103 ans.
00:37:24Ah oui, et là, je pense que j'aurai une pension convenable.
00:37:28Alors je ne sais pas si je pourrais en profiter longtemps
00:37:30si je prends ma retraite à 102,
00:37:31mais au moins, ça ne serait pas mal.
00:37:33Et ça, ça ne vous angoisse pas trop, en fait ?
00:37:35Vous arrivez à dormir ?
00:37:37Alors oui, très bien, parce que du coup, depuis,
00:37:39je rêve que je suis Pierre Moscovici.
00:37:41L'ancien ministre socialiste.
00:37:43Oui, et c'est merveilleux.
00:37:45Je ferme les yeux, et je suis à la cour des comptes.
00:37:47Et vous faites quoi ?
00:37:48Eh bien, je compte.
00:37:49Je compte tous mes comptes retraite.
00:37:51Retraite de magistrats à la cour des comptes,
00:37:52de députés, de députés européens,
00:37:53retraite de commissaire européen,
00:37:54de président de la communauté d'agglomération,
00:37:56conseiller municipal, j'en passe.
00:37:57Est-ce que vous connaissez, docteur,
00:37:59le jeu de grattage astro ?
00:38:00Ah oui, j'imagine, vous grattez,
00:38:02comme ça, vous pouvez gagner 25 000 euros.
00:38:03Eh bien, lui, c'est ça, c'est ce qu'il fait.
00:38:05Tous les mois, il gratte et il gagne.
00:38:07Oui, enfin, ce cumul était légal, Thomas.
00:38:10Oui, mais c'est bien le problème.
00:38:12Mais parce que quand je repense, moi, à Moscovici,
00:38:15c'est le même qui nous mettait en garde
00:38:16sur les déficits de la Caisse des retraites,
00:38:18qui pouvait atteindre, en 2045,
00:38:2030 milliards de déficit.
00:38:22Elle est forte, celle-là.
00:38:24Attendez, c'est comme si c'était votre diététicien
00:38:26qui vous presquivait une biscotte à manger
00:38:29pendant que lui, il est en train de saucer
00:38:31son plat de cassoulet, quand même.
00:38:33C'est la meilleure, celle-là.
00:38:34Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,
00:38:35ça se complique, en fait.
00:38:36Pourquoi ?
00:38:37Bah, ça se complique, je suis désolée,
00:38:38votre micro-pension se complique quand même
00:38:41d'une moscovissose aiguë, on dirait.
00:38:43C'est quand même, et c'est grave.
00:38:44C'est grave, mais ça veut dire que vous croyez
00:38:46que j'aurai quand même une belle retraite un jour, docteur ?
00:38:49La vôtre, franchement, je ne sais pas.
00:38:52Mais bon, avec vos 35 ans de consultation à venir avec moi,
00:38:56la mienne se porte plutôt pas mal.
00:38:58Je vous en remercie.
00:39:00Ça fera déjà un heureux.
00:39:01Ah bah voilà, c'est ça.
00:39:02Vous revenez demain surtout, hein ?
00:39:03Ah bah oui.
00:39:04Parce que moi, j'ai mes points, hein, de retraite.
00:39:07Allez, à demain.
00:39:07Sinon, j'en ai encore 35 ans de consultation.
00:39:09Arrêtez de faire la gueule tout le temps, c'est chien.
00:39:10Non, mais ça va être long quand même, docteur,
00:39:12tous les jours pendant 35 ans.
00:39:13Jusqu'à demain, ça va être long, c'est sûr.
00:39:14Allez, à demain.
00:39:16Les vraies voix sud radio.
00:39:18Ah, on n'est pas tous égaux devant la retraite.
00:39:19Ah non, ça, c'est clair.
00:39:21Non, mais il y en a qui sont devant, évidemment, leur compte
00:39:23et qui regardent et qui se disent
00:39:24non, mais je ne peux pas.
00:39:25Ah oui, je ne peux pas.
00:39:26Moi, j'ai plein de trous, hein.
00:39:27Ah oui ?
00:39:28Ah là là, c'est terrible.
00:39:29Je crois que j'ai dit...
00:39:30Vous n'avez pas retrouvé vos fiches de paye ?
00:39:32Bah non, mais je ne sais pas que je ne les ai pas retrouvées,
00:39:33c'est que je n'en avais pas.
00:39:34Ah oui, c'est gênant, là.
00:39:38Quand vous étiez à l'étranger, oui, ça c'est sûr.
00:39:40Quand vous étiez à l'étranger, allez y retrouver les gens.
00:39:42Oui, excusez-moi, bonjour.
00:39:43Non, mais c'est un problème, c'est un vrai sujet.
00:39:45Allez, nos cartes blanches.
00:39:46Allez, les cartes blanches.
00:39:49Philippe David.
00:39:50Ah, j'adore.
00:39:51J'aime bien les mauvais perdants.
00:39:53Non, je plaisante.
00:39:54C'est Ségolène Royal, tout ce qu'elle dit
00:39:56depuis qu'elle a perdu la primaire.
00:39:57Alors, ça avait commencé dimanche.
00:39:59Le stagiaire a gagné la primaire, malheureusement.
00:40:01Et puis là, maintenant, il y a toutes les excuses du monde.
00:40:03Vous savez, c'est comme dans Astérix aux Jeux Olympiques.
00:40:06Les sangliers avaient mangé trop gras.
00:40:08La piste était trop lourde, etc.
00:40:10Alors, vous me dites que beaucoup de gens...
00:40:12Elle dit déjà, c'est la cause du prix.
00:40:14Elle, elle avait proposé un prix à 4 euros.
00:40:16Et comme ça a été 15,
00:40:17les gens ne sont pas venus voter pour elle.
00:40:19Et alors, j'ai adoré cette phrase.
00:40:21Vous me l'avez souvent dit, notamment les jeunes,
00:40:24encore récemment devant les lycées, les catégories populaires.
00:40:27Pourquoi c'est cher ?
00:40:28On aurait bien voulu voter pour vous en famille.
00:40:30Car au moins, on comprend que vous, vous nous voulez du bien.
00:40:33Mais on ne peut pas, c'est trop cher.
00:40:34C'est vrai que moi, j'ai vu des gens pleurer dans les rues
00:40:37en disant, mais je leur disais, qu'il vous arrive,
00:40:39je n'ai pas pu voter pour Ségolène Royal
00:40:40parce que je n'avais pas 15 euros à mettre.
00:40:42Alors, j'adore, parce que maintenant,
00:40:44elle dit que si Glucksmann devient trop macroniste,
00:40:48elle le trahira.
00:40:49Bon, ce sera juste ce qu'ont fait certains socialistes,
00:40:53comme Manuel Valls,
00:40:55qui avait été battu par Benoît Hamon
00:40:57et qui a fait voter Macron, pardon.
00:40:59Et le plus drôle, c'est qu'elle a quand même dit,
00:41:01j'ai été bonne dans cette campagne.
00:41:03Alors, j'ai déjà une certitude,
00:41:05le deuxième prénom de Ségolène Royal n'est pas modeste.
00:41:08Ça, c'est une certitude absolue.
00:41:10Et là, ça dépasse tout ce que j'avais imaginé encore une fois.
00:41:14J'ai longtemps, et je continue d'une certaine manière,
00:41:18à apprécier sa personnalité,
00:41:20parce que j'aime bien les femmes qui existent.
00:41:23Mais là, peu à peu,
00:41:25il y a une somme de choses abracadabantes,
00:41:28des vanités,
00:41:30d'arrogance,
00:41:31de détestation
00:41:32qui me l'a fait nettement moins belle.
00:41:33Excusez-moi, elle, c'est pas le melon qu'elle a,
00:41:34c'est la pastèque génétiquement modifiée.
00:41:36Non, non, non, mais sérieusement, arrêtez.
00:41:39Mais attendez, j'ai été très bonne dans cette campagne,
00:41:41elle a fait 7,62.
00:41:42Oui, mais...
00:41:43Non, mais même si elle avait fait un gros score,
00:41:46de dire j'ai été parfaite dans cette campagne.
00:41:49Allez, la carte blanche de Virginie Calmel.
00:41:51Oui, alors je vais changer complètement de registre.
00:41:54Je vais vous parler de Doctolib,
00:41:57qui tous les Français connaissent.
00:41:59100 millions, visiblement, de patients sur cette application.
00:42:04Et en fait, c'est Nvidia,
00:42:06l'entreprise la plus valorisée au monde,
00:42:09qui vient de prendre une participation dans Doctolib.
00:42:11Donc, on pourrait se féliciter, se dire formidables.
00:42:14Les Frenchies, les entrepreneurs français attirent,
00:42:17et attirent, Dieu sait qu'un énorme investisseur,
00:42:21un investisseur très convoité dans le monde,
00:42:23et c'est une bonne nouvelle.
00:42:25Néanmoins, je suis quand même obligée de tempérer un peu,
00:42:27parce qu'on a tous en tête la sécurité des données,
00:42:31et le fait qu'on se dit, nos données de santé,
00:42:34Dieu sait comme c'est précieux,
00:42:35comme c'est clé pour tout le monde.
00:42:37Et est-ce qu'au fond,
00:42:39cette sécurisation de nos données de santé
00:42:41va être assurée dans ce contexte ?
00:42:43Peut-être renforcée,
00:42:44parce que là encore,
00:42:44c'est des pros de la technologie, Nvidia.
00:42:47Mais il y a une petite inquiétude
00:42:48qui pointe derrière ça.
00:42:50Mais je voulais quand même saluer
00:42:52cette prise de participation,
00:42:54parce que l'économie m'intéresse,
00:42:58et que cette entreprise est clé.
00:42:59Nvidia, c'est américain ?
00:43:01Oui, c'est américain.
00:43:02C'est vraiment la boîte aujourd'hui la plus.
00:43:05C'est un peu notre problème,
00:43:06c'est-à-dire qu'on se rend compte
00:43:07qu'on a des entrepreneurs français formidables,
00:43:09qu'on développe des magnifiques entreprises,
00:43:13mais qu'après, dans le passage à l'échelle,
00:43:16quand il s'agit d'avoir des investisseurs
00:43:18qui viennent mettre de l'argent au pot,
00:43:21souvent, c'est les investisseurs étrangers.
00:43:23Et là, en l'occurrence,
00:43:24le patron d'Nvidia ne s'en cache pas.
00:43:26Il a décidé d'investir
00:43:28dans des entreprises technologiques européennes.
00:43:32Doctolib était obligé de faire appel à Nvidia ?
00:43:35Il ne pouvait pas fonctionner
00:43:36en indépendant, en autonomie ?
00:43:40Après, c'est le plus grand chef qui gagne.
00:43:41C'est vrai, comme si on vous fait une proposition énorme,
00:43:44vous vendez vos actions.
00:43:45Et puis, il y a des besoins de développement.
00:43:47Il y a des besoins de développement,
00:43:48des besoins de capital.
00:43:50On craint qu'un jour, peut-être,
00:43:51que cette entreprise,
00:43:52elle ne sera pas plus en France.
00:43:55Oui, ça adapte.
00:43:55Mais c'est si on va créer notre Doctolib.
00:43:58On lance ça.
00:43:59Mais c'est pour ça qu'on a envie
00:44:01que l'argent circule mieux.
00:44:03Vous voyez, nous, chez Croissance Plus,
00:44:04on prône le fait de pouvoir
00:44:07transmettre, pourquoi pas,
00:44:08de grands-parents à petits-enfants
00:44:10pour la création d'entreprises,
00:44:11de libérer les droits de succession
00:44:13pour permettre, justement,
00:44:15le financement d'entreprises.
00:44:16On est convaincus
00:44:17qu'il y a beaucoup d'argent qui dort
00:44:19et que, du coup,
00:44:20c'est les investisseurs américains.
00:44:22Mais la proposition Papin va dans ce sens.
00:44:26Serge Papin.
00:44:27Oui, pas Jean-Pierre.
00:44:30Dans un instant, c'est le journal.
00:44:32Et puis, tout à l'heure,
00:44:33on va se poser la question
00:44:35dans le mur de la vérité.
00:44:36Est-ce que la jeunesse,
00:44:37à votre avis,
00:44:39elle est de gauche
00:44:39ou elle est de droite ?
00:44:42On connaîtra votre avis tout à l'heure.
00:44:43Ça dépend des âges.
00:44:45C'est dans quelle rubrique, ça ?
00:44:46C'est tout à l'heure.
00:44:48Vous occupez de rien,
00:44:49on s'occupe de tout.
00:44:50Allez, à tout de suite.
00:45:19Sud Radio.
00:45:21Avant, avec le duo de...
00:45:23Mais vous ajoutez quelque chose.
00:45:25Oui, oui, oui.
00:45:26En total flagornerie.
00:45:28Voilà, c'est ça.
00:45:29On passerait à la caisse,
00:45:30c'est tout à l'heure.
00:45:31On verra.
00:45:32Avec cette question du jour,
00:45:34la jeunesse est-elle vraiment de gauche ?
00:45:37Alors, la Fondation Jean Jaurès
00:45:39estime que 36% des 18-24
00:45:42vont voter pour Jean-Luc Mélenchon.
00:45:46Et d'un autre côté,
00:45:47une enquête IFOP
00:45:48publiée en 2026
00:45:50parle des 15-17 ans
00:45:53et eux, c'est plutôt majorité à droite.
00:45:55Oui, c'est ça.
00:45:56C'est le mur de la vérité.
00:45:57Absolument.
00:45:58Le mur de la vérité.
00:46:01Philippe David.
00:46:02Et on vous pose cette question,
00:46:03la jeunesse est-elle vraiment de gauche ?
00:46:04Bah oui, on vient d'apposer.
00:46:05On va voir le score.
00:46:06Moi, je ne dis pas du tout.
00:46:06On vient d'apposer.
00:46:07Oui, pas du tout.
00:46:08Une certaine jeunesse.
00:46:09Mais comme c'est celle qui est agissante
00:46:11et qu'on voit dans la rue,
00:46:13on en tire, à mon avis,
00:46:14une conclusion qui s'avère fausse.
00:46:15En fait, non ?
00:46:16Vous répondez oui ou non, Philippe ?
00:46:17Je dis que la jeunesse n'est pas de gauche.
00:46:19Une partie de la jeunesse, oui,
00:46:21mais pas l'immense majorité de la jeunesse.
00:46:22Alors, sur les réseaux sociaux, en fait.
00:46:24Sur les réseaux, vous répondez oui à 77%.
00:46:29Attends, tu n'es pas de gauche,
00:46:31c'est que tu n'as pas de cœur.
00:46:32Si à 40 ans, tu l'es toujours,
00:46:33c'est que tu n'as pas de tête.
00:46:35Pardon, je me suis bien dit.
00:46:37On a Alain qui lui dit
00:46:39« Disons qu'une bonne partie est apolitique et silencieuse.
00:46:42C'est la minorité d'extrême-couche qui est très bruyante. »
00:46:46Alors, moi, ce qui m'inquiète,
00:46:47c'est qu'en général,
00:46:47plus on est à gauche dans sa jeunesse,
00:46:49plus on vire mal après.
00:46:50Je me souviendrai toujours d'un livre de Guy Hockengem
00:46:53qui était sur les 68ards
00:46:55qui s'appelait
00:46:56« Lettre ouverte à ceux qui sont passés du Colmao au Rotary. »
00:46:59Et finalement,
00:47:01c'est un livre qui est sorti il y a 40 ans,
00:47:03que j'avais dévoré,
00:47:04parce qu'il était vraiment très bon.
00:47:05Ça parlait de Cohn-Bendit,
00:47:06Jess Marr, etc.
00:47:07Pas seulement.
00:47:08Non, mais c'était très juste.
00:47:10Et je me dis que finalement,
00:47:11les gens les plus à gauche dans leur jeunesse
00:47:14sont ceux qui sont les plus imbuvables,
00:47:17ceux qui méprisent le plus les pauvres, etc.
00:47:20Après, je pense à Serge Julie,
00:47:21à Cohn-Bendit, etc.
00:47:22Tous ceux qui sont dans ce livre.
00:47:23Ah, mais Serge Julie ne méprise pas les...
00:47:26Non, non, non, pas du tout.
00:47:27Il n'est pas du tout méprisant
00:47:30face aux gens qui ne pensent pas comme lui.
00:47:32Ah, mais il ne méprise pas les pauvres.
00:47:34Je n'ai pas dit pauvres,
00:47:35mais des gens qui ne pensent pas comme lui, déjà.
00:47:37Philippe David,
00:47:38c'est vrai que quand on est jeune,
00:47:40on est plutôt en rébellion.
00:47:41C'est vrai.
00:47:41De façon systématique.
00:47:44Donc, rébellion, on est plutôt à gauche.
00:47:47Et quelle que soit la famille.
00:47:48Non, mais la droite, c'est plus l'ordre,
00:47:51la morale, une certaine rigueur.
00:47:53C'est vrai, ce sont plus les valeurs de droite.
00:47:55Les valeurs de gauche,
00:47:57c'est on a envie de faire la révolution,
00:47:58on a envie de tout mettre par terre, etc.
00:48:00C'est ce qui attire probablement.
00:48:02Et peut-être que s'il y avait un pouvoir
00:48:05très fort à gauche
00:48:07et que le pays n'allait pas bien,
00:48:10et c'est arrivé dans certains pays,
00:48:12vous voyez ce que je veux dire,
00:48:14là, la jeunesse serait peut-être
00:48:16davantage à droite.
00:48:17Il y avait Paul Nizan.
00:48:20Paul Nizan, il avait dit à une certaine époque,
00:48:22si on n'est pas communiste à 20 ans,
00:48:25c'est qu'on ne comprend rien au monde.
00:48:27Mais pour vous poursuivre votre raisonnement,
00:48:31Patrick,
00:48:33la jeunesse, aussi bien à gauche qu'à droite,
00:48:36c'est une période d'intensité et d'extrémisme.
00:48:40Non, mais c'est vrai.
00:48:40Le jeune tiède, ça n'a aucun sens.
00:48:43Et donc, je ne dirais pas
00:48:45que la jeunesse est forcément à gauche.
00:48:48La jeunesse, elle va naturellement
00:48:50vers les extrémités,
00:48:53l'audace, l'atypisme.
00:48:55Il y a des jeunes qui sont quand même plus...
00:48:58Oui, mais en général,
00:48:59ils ne sont pas toujours
00:49:01aussi passionnants que les autres.
00:49:04Vous me permettrez de mettre
00:49:06un peu de nuance là encore,
00:49:07parce que la jeunesse,
00:49:09moi franchement, ça me gêne.
00:49:10À chaque fois, quand on parle de la jeunesse,
00:49:13je veux dire, vous avez des gens
00:49:14et vous avez quand même
00:49:15un jeune sur cinq,
00:49:17plus d'un jeune actif sur cinq
00:49:19qui est au chômage.
00:49:20Donc déjà, cette population-là
00:49:22n'a pas du tout le même rapport
00:49:24ni à son avenir,
00:49:26ni à ce qu'il y a...
00:49:27Enfin, il y a une angoisse.
00:49:29Il y a aussi des préoccupations
00:49:30qui ne sont pas les mêmes
00:49:31selon que vous soyez en emploi,
00:49:33en apprentissage, encore en études,
00:49:35que vous ayez une certaine maturité,
00:49:37pas de maturité.
00:49:38Donc c'est vrai que sur la jeunesse,
00:49:39les sondages, là pour le coup...
00:49:40On parlait en général, là.
00:49:42Oui, mais justement,
00:49:43même cette généralisation,
00:49:44via les sondages d'ailleurs,
00:49:45fait qu'à mon avis,
00:49:47ça cache des disparités énormes.
00:49:49Bien sûr qu'il y a des gens de gauche,
00:49:50bien sûr qu'il y a des gens de droite,
00:49:51et puis il y a aussi tout un pan,
00:49:53parce que vous avez l'air de dire
00:49:54qu'ils sont tous quand même très...
00:49:56qui n'ont pas de conscience politique.
00:49:58Il y en a plein.
00:49:59Un, ça ne les intéresse pas.
00:50:01Deux, ils n'ont pas de conscience politique.
00:50:03Ils regardent ça de très loin,
00:50:04ça ne les empêchera peut-être pas
00:50:06d'aller voter.
00:50:06Enfin, je rappelle qu'il y en a un sur deux
00:50:07qui ne va pas voter.
00:50:09Donc au fond,
00:50:10les catégoriser à ce point-là,
00:50:12à mon avis,
00:50:12les sondeurs, là, derrière,
00:50:14doivent avoir maille à partir
00:50:15avec ce que ça veut vraiment dire.
00:50:17Voilà.
00:50:17Et je veux quand même rappeler
00:50:19qu'on a un problème aussi
00:50:21d'emploi de toute cette jeunesse.
00:50:23tous ceux qui ne sont même pas
00:50:24en formation,
00:50:25qui n'ont rien.
00:50:26C'est un sujet,
00:50:27et évidemment,
00:50:28qui vont être plus sensibles
00:50:29à certaines préoccupations,
00:50:30au réchauffement climatique,
00:50:32à ceux qui promettent
00:50:33de tout changer.
00:50:34Bon, voilà.
00:50:35Mais vous avez aussi,
00:50:36on l'a vu au moment
00:50:37de la venue du pape,
00:50:39on a vu une autre jeunesse.
00:50:41Une jeunesse
00:50:42qui était totalement...
00:50:43Qui a nettoyé tout le reste.
00:50:44Habité.
00:50:45Et moi, je suis convaincue
00:50:47que cette perte de spiritualité,
00:50:49qu'elle soit religieuse
00:50:50ou de transcendance, en fait,
00:50:52nuit à une certaine catégorie
00:50:54de jeunesse.
00:50:55Et ceux qui ont la chance
00:50:56de croire
00:50:57ou d'être nés dans des familles
00:50:58où on leur a transmis
00:50:59un certain nombre de valeurs
00:51:01de transcendance,
00:51:02il me semble qu'ils ont
00:51:03plus de sens.
00:51:04Ils donnent plus de sens
00:51:06à leur vie
00:51:06que d'autres.
00:51:07Ils sont un peu perdus.
00:51:08Vous avez raison, Virginie.
00:51:09Et du coup,
00:51:10on voit que c'est très disparate.
00:51:11La jeunesse mobilisée
00:51:13ne représente pas forcément
00:51:14l'ensemble de la génération.
00:51:16C'est vrai.
00:51:16Mais il y a un effet d'entraînement
00:51:18qui est quand même assez fort.
00:51:19Vous avez vu...
00:51:20Je vois beaucoup de vidéos,
00:51:22pas forcément des reportages,
00:51:24parce que dans les reportages
00:51:24par les journalistes,
00:51:25c'est ce qui change aujourd'hui.
00:51:26Les reportages par les journalistes,
00:51:27ils sont montés.
00:51:28Donc, ils sont un peu orientés,
00:51:30quoi qu'on en dise.
00:51:31Quand il y a des vidéos
00:51:32qui sont faites
00:51:33par les jeunes eux-mêmes,
00:51:34vous voyez des situations
00:51:36de vie,
00:51:37des moments de vie,
00:51:39où les jeunes
00:51:41parlent entre eux
00:51:42et vous sentez
00:51:42qu'il y a cette effervescence,
00:51:45l'ébullition,
00:51:45ça monte,
00:51:46et que certains jeunes
00:51:47qui n'étaient pas forcément
00:51:49mobilisés
00:51:49pour le sujet,
00:51:50deviennent un petit peu...
00:51:51Il y a une force d'entraînement.
00:51:53En plus,
00:51:53ils sont rejetés
00:51:54s'ils ne vont pas manifester
00:51:56avec les autres.
00:51:57La peur aussi
00:51:58et la honte,
00:51:59parfois,
00:51:59de ne pas participer
00:52:01à un mouvement.
00:52:01Et de ne pas choisir.
00:52:03et de ne pas choisir,
00:52:05ou d'être renvoyé.
00:52:06Et ceux qui parlent,
00:52:07ceux qui râlent,
00:52:09parlent beaucoup plus fort.
00:52:11Et donc,
00:52:13ils leur disent
00:52:13« Toi, tu ne vas pas dans la rue ?
00:52:15Tu ne vas pas défendre ça ?
00:52:17Tu ne vas pas défendre ton avenir ? »
00:52:20Lutter contre le gouvernement ?
00:52:22Lutter contre...
00:52:22Parce que tout est mélangé.
00:52:23Pas Bolloré,
00:52:24l'international,
00:52:26etc.
00:52:27Il ne faut pas mélanger
00:52:28l'effet de groupe
00:52:29et l'engagement.
00:52:30Ça n'a rien à voir.
00:52:31C'est intéressant.
00:52:32Je pense que Philippe David
00:52:33vous y reviendrait
00:52:33tout à l'heure à 19 ans.
00:52:35Oui, oui, oui.
00:52:35Et dans un instant,
00:52:36ça va être le tour de piste.
00:52:37Non, mais c'est vrai
00:52:38sur la jeunesse.
00:52:38Le tour de piste
00:52:39de Philippe David
00:52:40dans un instant.
00:52:41Je viens d'apprendre
00:52:42ce qu'il y a appris ce matin.
00:52:43Alors là,
00:52:43ce n'est pas de l'armoire
00:52:44que je suis tombé,
00:52:45c'est du haut d'un gratte-ciel.
00:52:46De la bouche d'un historien
00:52:48que Napoléon Bonaparte
00:52:49était musulman
00:52:50et se faisait appeler
00:52:50Ali Napoléon.
00:52:52Et il a dit ça
00:52:52lors d'une conférence
00:52:54de presse
00:52:54pour la sortie d'un livre
00:52:56à la mosquée de Paris.
00:52:57Alors,
00:52:58j'ai été remettre
00:52:58le clocher au milieu du village
00:53:00en allant chercher
00:53:00des faits historiques quand même
00:53:01parce que ça ne me paraît pas inutile.
00:53:03Au milieu du mineraire,
00:53:04vous voulez dire ?
00:53:05Vous allez voir.
00:53:05Mais il n'y a pas du fake
00:53:06dans ce qui est dit, non ?
00:53:07Non, vous allez voir.
00:53:09Allez, soyez les bienvenus.
00:53:10On est ensemble jusqu'à 20h.
00:53:13Les Vraies Voix Sud Radio
00:53:15Cécile de Ménibus
00:53:16Patrick Roger
00:53:17Philippe David
00:53:19Et moi,
00:53:20j'ai envie de vous dire
00:53:20parlons vrai.
00:53:22Et si vous voulez débattre
00:53:23avec nous
00:53:240826 300 300
00:53:25ou alors sur toutes les plateformes.
00:53:27Vous pouvez aller
00:53:27sur YouTube,
00:53:29sur TikTok,
00:53:29sur Instagram,
00:53:30sur X,
00:53:31un peu partout.
00:53:32Nous donner votre avis
00:53:33sur l'actualité du jour
00:53:35qu'on déroule.
00:53:36Mais en attendant,
00:53:37il est dans les starting blocks.
00:53:39Il attend.
00:53:39Il est monté
00:53:40comme une...
00:53:42C'est un ressort.
00:53:44Vous dites la fin.
00:53:46Allez, tout de suite,
00:53:46c'est le coup de chaud
00:53:47de Philippe David.
00:53:48Le coup de chaud
00:53:49Philippe David
00:53:51Et c'est parti !
00:53:52Très exceptionnellement,
00:53:54je vais tout à la fois
00:53:55remettre le clocher
00:53:56au milieu du village
00:53:56et le minaret
00:53:57au milieu du bled
00:53:58puisque ce coup de chaud
00:54:00a pour origine
00:54:00la grande mosquée de Paris
00:54:01qui se situe
00:54:02dans le cinquième arrondissement
00:54:03de la capitale.
00:54:04Mais pourquoi
00:54:05ce coup de chaud
00:54:06écuménique ?
00:54:07Parce que des propos
00:54:08tenus au sein
00:54:08de la grande mosquée de Paris
00:54:09il y a quelques jours,
00:54:11liens n'ayant,
00:54:12liens propos n'ayant aucun lien
00:54:13avec la religion,
00:54:14m'ont pour le moins surpris.
00:54:15Il est incontestable
00:54:17que Napoléon
00:54:17ait été musulman.
00:54:18Il l'a proclamé
00:54:19à beaucoup de reprises
00:54:20par oral et par écrit.
00:54:21Et il a même été heureux
00:54:24de porter le prénom
00:54:25d'Auralie
00:54:25après sa conversion.
00:54:27La voix que vous venez
00:54:28d'entendre
00:54:28est celle de Louis Blain,
00:54:29historien du monde arabe
00:54:30et d'islam,
00:54:31filmé à la grande mosquée
00:54:32de Paris il y a deux semaines
00:54:33alors qu'il venait
00:54:34présenter son livre
00:54:36Napoléon et l'Arabie,
00:54:37suite du livre
00:54:37Napoléon et l'Islam.
00:54:39Et le moins qu'on puisse dire
00:54:40est que j'ai quelques doutes
00:54:41et je ne suis pas le seul
00:54:42sur la conversion
00:54:43de Napoléon Bonaparte
00:54:44à l'islam,
00:54:45conversion qui aurait eu lieu
00:54:46lors de la campagne d'Égypte
00:54:48en 1798-1799.
00:54:50En effet,
00:54:52comment un musulman
00:54:52aurait-il pu,
00:54:53en 1801,
00:54:54signer le concordat
00:54:55avec le pape Pissette,
00:54:57concordat qui stipulait que,
00:54:58je cite,
00:54:59le catholicisme
00:55:00est la religion
00:55:01de la majorité des Français ?
00:55:02Certes,
00:55:03il est historiquement reconnu
00:55:04que Napoléon
00:55:05aurait prononcé la Shahada,
00:55:06la profession de foi islamique,
00:55:07en public,
00:55:08mais pas comme converti,
00:55:10mais par pur opportunisme,
00:55:11un Napoléon
00:55:12qui déclarait,
00:55:13je cite,
00:55:14« C'est en me faisant catholique
00:55:15que j'ai gagné la Vendée,
00:55:17en me faisant musulman
00:55:18que je me suis établi en Égypte,
00:55:20en me faisant ultramontain
00:55:21que j'ai gagné les esprits en Italie,
00:55:24ultramontain signifiant
00:55:25transalpin en français de l'époque. »
00:55:27Cette analyse a d'ailleurs
00:55:28été expliquée sur Sud Radio
00:55:29par l'historien spécialiste
00:55:31de Napoléon Dimitri Casali
00:55:32le 25 novembre 2023.
00:55:35Le même Napoléon
00:55:36qui exilait à Sainte-Hélène
00:55:38souffrait de ne plus pouvoir
00:55:39boire son vin préféré,
00:55:41le Chambertin,
00:55:42qui ne supportait pas le voyage,
00:55:44mais qui continuait à boire du vin,
00:55:45les Anglais faisant venir
00:55:47du vin sud-africain
00:55:48du vignoble de Constantia,
00:55:51drôle de pratique de l'islam.
00:55:53Enfin,
00:55:53dans son testament rédigé
00:55:55à quelques jours de sa mort,
00:55:56le 5 mai 1821,
00:55:58Napoléon écrivit,
00:55:59je cite,
00:56:00« Je meurs dans la religion apostolique
00:56:02et romaine
00:56:02dans laquelle je suis né
00:56:03il y a plus de 50 ans. »
00:56:04Fin de citation,
00:56:05ces obsèques religieuses
00:56:07étant célébrées le 9 mai
00:56:08par l'abbé Ange-Paul Vignali,
00:56:11corse comme lui,
00:56:12qui était à ses côtés
00:56:13à Sainte-Hélène,
00:56:14un abbé
00:56:14et pas un imam.
00:56:15Je pense que finalement,
00:56:17ce serait bien
00:56:17si certains historiens
00:56:19pouvaient éviter
00:56:20d'écrire et de dire tout
00:56:21et surtout n'importe quoi.
00:56:25Ce qu'on sait en revanche,
00:56:27et je ne dénie pas tout
00:56:29ce que vous avez dit brillamment,
00:56:31mon cher Philippe,
00:56:32c'est qu'il a toujours manifesté
00:56:34un très grand intérêt
00:56:36pour l'islam.
00:56:37Absolument.
00:56:37Il avait même écrit un livre
00:56:38sur l'islam
00:56:39dix ans avant,
00:56:40en 1889,
00:56:42je crois.
00:56:431789.
00:56:46Il avait un prêtre avec lui
00:56:49jusqu'à la fin de ses jours
00:56:50qui l'a enterré dans la religion catholique.
00:56:52Ça m'étonnerait donc
00:56:53qu'il soit converti
00:56:54et qu'il se fasse appeler...
00:56:55Moi, je n'ai jamais entendu
00:56:56un livre d'histoire
00:56:57disant que ces maréchaux
00:56:58Exelmans Mura
00:57:00ou je ne sais pas moi,
00:57:02Davout,
00:57:03l'appelaient Ali
00:57:04et pas Napoléon
00:57:05ou l'Empereur
00:57:06ou Majesté.
00:57:07Je n'ai jamais vu ça
00:57:08personnellement.
00:57:10En tout cas,
00:57:11à réécouter en podcast,
00:57:12bien entendu,
00:57:13comme tous les jours
00:57:14et vous restez avec nous
00:57:15dans un instant.
00:57:16Maintenant,
00:57:17c'est si les 18h20,
00:57:19c'est le français du jour.
00:57:20Et si j'ai envie de dire ?
00:57:21Vous n'avez pas de chance
00:57:22parce que j'ai envie de dire
00:57:23que c'est maintenant.
00:57:26Les vraies voix sud radio,
00:57:27le français du jour.
00:57:29Je ne peux pas dire
00:57:30ce que je veux.
00:57:31Et Maxime,
00:57:32le réalisateur,
00:57:33a raison.
00:57:34Il a raison.
00:57:34Il a toujours raison.
00:57:35Notre française du jour.
00:57:37Eh bien,
00:57:37notre française du jour
00:57:39s'appelle Marie Costa,
00:57:40mère d'Amélie Lesbain
00:57:42et président de la
00:57:43Fédération Occitane
00:57:44des thermalistes.
00:57:45Bonjour,
00:57:45thermalisme, pardon.
00:57:46Bonjour,
00:57:48Madame Le Maire.
00:57:50Bonsoir.
00:57:50Vous êtes avec nous ?
00:57:51Est-ce que vous nous entendez ?
00:57:52Oui,
00:57:53je suis avec vous,
00:57:54je vous entends.
00:57:54Alors,
00:57:55vous êtes très très loin.
00:57:56Un peu loin.
00:58:00Est-ce que vous nous entendez ?
00:58:03On va l'appeler au téléphone.
00:58:05puisque,
00:58:06on l'appelle
00:58:07puisque la ministre de la Santé
00:58:08a annoncé le transfert
00:58:09de 200 millions d'euros
00:58:10de dépenses
00:58:11de cure thermale
00:58:12de l'assurance maladie
00:58:14vers les complémentaires santé
00:58:15dès 2027.
00:58:17Et donc,
00:58:17forcément,
00:58:18ça a un impact
00:58:19sur les stations thermales.
00:58:20c'est vrai qu'il y a
00:58:20un remboursement
00:58:21qui est assez fort
00:58:22de beaucoup de cure.
00:58:23et qu'évidemment,
00:58:25dans les stations
00:58:26de cure thermale,
00:58:28on est assez inquiets,
00:58:30bien sûr.
00:58:31Oui,
00:58:31ce qui veut dire
00:58:31que beaucoup de gens
00:58:32ne viendront plus
00:58:33puisque ça n'est plus remboursé.
00:58:34Oui,
00:58:35si,
00:58:35ça n'est plus remboursé.
00:58:36Oui.
00:58:37Les cures thermales
00:58:38qui...
00:58:39Vous avez déjà fait
00:58:39une cure thermale ?
00:58:40J'adore ça,
00:58:41moi.
00:58:41Je trouve ça canon.
00:58:42Non,
00:58:43je suis allé...
00:58:44Je connaissais quelqu'un
00:58:46qui faisait une cure thermale.
00:58:48Dans le micro.
00:58:48Mais moi,
00:58:49j'ai mangé
00:58:49dans un restaurant gastronomique.
00:58:52Mais quel rapport ?
00:58:53Si,
00:58:54mais c'était au même endroit.
00:58:55A Eugénie Lébain.
00:58:57Voilà,
00:58:57exactement.
00:58:58Bravo,
00:58:59Eugénie Lébain.
00:58:59Marie Costa est avec nous,
00:59:01maire d'Amélie Lébain.
00:59:02Bonsoir,
00:59:03merci d'avoir accepté
00:59:03notre invitation.
00:59:05Je le disais,
00:59:06ce transfert de dépenses
00:59:07des cures thermales
00:59:08de l'assurance maladie
00:59:10vers les complémentaires santé.
00:59:11Est-ce que c'est
00:59:12un déremboursement
00:59:14déguisé pour vous ?
00:59:15Évidemment.
00:59:16C'est un tour de passe-passe
00:59:17qui rappelle,
00:59:19vous voyez,
00:59:19on est en train de revenir
00:59:20à l'assurance volontaire
00:59:21de finitre mémoire
00:59:22pour les marchands
00:59:23et les artisans de ce pays.
00:59:25Bon,
00:59:25il est évident
00:59:26que si on fait cette passe
00:59:27au mutuel,
00:59:28admettons qu'elle l'accepte,
00:59:30bon,
00:59:30de toute façon,
00:59:31il va y avoir
00:59:32une hausse des cotisations.
00:59:33Donc,
00:59:34si vous voulez que ça,
00:59:35c'est le premier,
00:59:36je dirais,
00:59:36la première coupe,
00:59:37peut-être pas la plus grave.
00:59:39En tout cas,
00:59:40c'est quand même
00:59:41quelque chose
00:59:42qui est absurde
00:59:43économiquement,
00:59:44vous le démontrez,
00:59:45c'est-à-dire que
00:59:46nous représentons
00:59:470,1%
00:59:49du budget
00:59:50de la Sécurité sociale,
00:59:52nous représentons
00:59:5325 000 emplois,
00:59:55c'est-à-dire
00:59:55que ce serait
00:59:56un plan de licenciement
00:59:57qui serait digne
00:59:57de la sidérurgie Lorraine,
00:59:59si on va au bout de ça,
01:00:01parce qu'évidemment,
01:00:01les curistes
01:00:02vont disparaître.
01:00:03Bon,
01:00:04et que malgré le fait
01:00:05que ça soit
01:00:06quand même
01:00:07une thérapeutique
01:00:08qui est reconnue
01:00:08depuis 3 000 ans,
01:00:10depuis les Romains
01:00:11qui ont d'ailleurs
01:00:12installé chez nous,
01:00:13bon,
01:00:13donc,
01:00:14on considère
01:00:14que les 500 000
01:00:15curistes français
01:00:16seraient des sortes
01:00:17de mentis,
01:00:18des sortes d'héritiers,
01:00:19des aristocrates
01:00:20en villégiature
01:00:20du début du siècle,
01:00:21je dirais
01:00:22qu'il faut atterrir.
01:00:24Je veux dire,
01:00:24trop de...
01:00:25Ça suffit de planer,
01:00:26d'être,
01:00:27je ne sais pas où,
01:00:27bon,
01:00:28la Terre,
01:00:28c'est ici,
01:00:29et nous,
01:00:30les petits élus,
01:00:30on y est sur la Terre.
01:00:31Donc,
01:00:32on sait que 0,1%
01:00:34du budget
01:00:34de l'assurance maladie
01:00:35pour 8 millions
01:00:36et demi
01:00:36de journées de soins,
01:00:38c'est un coût dérisoire
01:00:40pour un bénéfice
01:00:41inestimable.
01:00:42Bon,
01:00:42évidemment,
01:00:43comme ce n'est pas
01:00:43parce qu'on est dans
01:00:44l'Europe,
01:00:45qu'on est idiot,
01:00:45malgré le mépris
01:00:46dont nous faisons l'objet,
01:00:47on a bien compris
01:00:48qu'il s'agit d'un manque
01:00:49à gagner
01:00:49pour l'industrie pharmaceutique
01:00:51comme on en a déjà eu
01:00:52l'illustration
01:00:53avec l'homéopathie.
01:00:54Ah,
01:00:55vous pensez que ça vient
01:00:56des labos ?
01:00:57Ah,
01:00:58je pense qu'il y a
01:00:58un lobby
01:00:59qui s'exerce,
01:01:00ce qui est une évidence.
01:01:01Moi, j'enfonce
01:01:02une porte ouverte,
01:01:03c'est une tautologie.
01:01:04Donc,
01:01:04en fait,
01:01:05les labos voient
01:01:06d'un très mauvais oeil
01:01:07parce que,
01:01:08vous imaginez,
01:01:09le capital santé conservé,
01:01:11les médicaments
01:01:13qui sont moins connus,
01:01:15les hospitalisations
01:01:16qui sont évitées,
01:01:17les soins moins dispensés.
01:01:19Donc,
01:01:19si vous voulez,
01:01:20c'est quelque chose
01:01:22qu'il faut regarder
01:01:23à l'envers.
01:01:24Mais est-ce que
01:01:25toutes les cures thermales
01:01:26sont totalement
01:01:28prises en charge ?
01:01:29J'imagine les auditeurs
01:01:30qui...
01:01:30Non,
01:01:30elles ne sont jamais
01:01:31totalement prises en charge.
01:01:32Alors,
01:01:32voilà,
01:01:32c'est ça.
01:01:32Mais non,
01:01:33mais c'est la question
01:01:34en fait fondamentale.
01:01:35totalement prises en charge.
01:01:36Bon,
01:01:36d'abord,
01:01:36les gens se logent,
01:01:38se transportent,
01:01:39se logent,
01:01:39ça c'est l'acte 1.
01:01:41Ils mangent évidemment
01:01:42à leurs frais aussi
01:01:42et ensuite,
01:01:43ils se voient rembourser
01:01:45sur des cures
01:01:46de 18 jours,
01:01:48ils se voient rembourser
01:01:48600 euros.
01:01:49600 euros.
01:01:50Et ça revient
01:01:51à peu près à combien ?
01:01:53Alors,
01:01:54sur toute la France,
01:01:56ça fait 0,1%
01:01:57du budget de la...
01:01:58Non,
01:01:58non,
01:01:58mais je veux dire,
01:01:58vous dites 600 euros
01:01:59de rembourser
01:02:00sur un coût
01:02:02de combien ?
01:02:03Ah,
01:02:03sur un coût
01:02:04qui est largement
01:02:05du quadruple.
01:02:06Oui.
01:02:06Ah oui,
01:02:07c'est de...
01:02:08Et oui,
01:02:08plus de 2000 euros
01:02:10de dépenses.
01:02:12Bien sûr,
01:02:12et vous savez...
01:02:12Non,
01:02:13mais c'est intéressant
01:02:13parce qu'il faut mettre
01:02:15des chiffres
01:02:15parce que bien souvent,
01:02:16quand on parle en fait...
01:02:17Et vous savez,
01:02:18voilà,
01:02:19en France,
01:02:20il faut bien comprendre
01:02:20qu'on a des établissements
01:02:21thermaux qui ont fait
01:02:23des investissements lourds.
01:02:25On a de très belles stations
01:02:27thermales,
01:02:27donc il y a eu des équipements
01:02:28qui ont été mis en place,
01:02:29etc.
01:02:30Alors,
01:02:31certes,
01:02:31si vous voulez,
01:02:32nous à la Fédération,
01:02:33nous comprenons quand même
01:02:34que la diversification
01:02:36va être à l'ordre du jour.
01:02:38On le comprend.
01:02:39Bon,
01:02:39donc ce n'est pas,
01:02:40si vous voulez tant,
01:02:41la nature de ce qui est demandé.
01:02:43Peut-être qu'il faudra aller
01:02:45vers un autre modèle économique.
01:02:46Peut-être faudra-t-il aller
01:02:47vers une économie
01:02:48moins assistée.
01:02:50Peut-être faudra-t-il aller
01:02:51vers une privatisation
01:02:52pure et simple.
01:02:53On a l'exemple en Espagne
01:02:54à 20 kilomètres
01:02:55de chez nous.
01:02:56Mais pas de seul coup,
01:02:58ça,
01:02:58ce n'est pas possible.
01:02:59Vous comprenez,
01:02:59c'est la brutalité,
01:03:01la brutalité
01:03:02et l'espèce de cécité,
01:03:05de précipitation aveugle.
01:03:06C'est ça qui est quand même
01:03:07très difficile pour nous.
01:03:09Madame Le Maire,
01:03:10juste un petit mot,
01:03:11parce qu'il nous reste
01:03:11quatre secondes.
01:03:12vous avez anticipé,
01:03:14j'imagine,
01:03:15l'impact financier ?
01:03:17Ah ben oui,
01:03:18c'est très simple
01:03:20l'impact financier.
01:03:21Vous prenez 25 000
01:03:22de licenciement.
01:03:23Vous prenez le fait
01:03:24que ces gens-là
01:03:25ne vont plus cotiser
01:03:26et ces gens-là
01:03:26ne vont plus payer d'impôts.
01:03:28Mais que par contre,
01:03:29vous allez leur payer
01:03:29le chômage,
01:03:30vous voyez ?
01:03:31Ensuite,
01:03:32vous avez tous ceux
01:03:32à qui vous ne payerez pas
01:03:33le chômage,
01:03:34mais qui vont avoir
01:03:34des faillites
01:03:37en domino.
01:03:38Voilà.
01:03:39Et vous prenez aussi
01:03:40le fait qu'il s'agisse
01:03:41pour quand même
01:03:4470% de nos stations thermales
01:03:46sont dans des communes
01:03:47de moins de 5 000 habitants.
01:03:48Ça veut dire
01:03:49qu'on aggrave
01:03:49la désertification médicale,
01:03:51qu'on tue l'économie
01:03:52des campagnes
01:03:53et qu'en plus,
01:03:53on est déjà
01:03:54dans une configuration,
01:03:55il faut bien dire
01:03:55que nos services publics
01:03:56ont pratiquement disparu
01:03:58et que donc,
01:03:58c'est nous,
01:03:59les maires,
01:03:59qui les portons.
01:04:00Donc,
01:04:01si vous voulez,
01:04:02là,
01:04:02c'est quand même
01:04:03ce que j'appelle
01:04:04un coup bas.
01:04:04Donc,
01:04:05je suis très en colère,
01:04:05je n'ai pas l'intention
01:04:06de le masquer
01:04:07ni à Sud Radio
01:04:08ni ailleurs.
01:04:08Je suis extrêmement en colère
01:04:10parce que je considère
01:04:11que c'est une mesure scélérale
01:04:13qui est malheureuse
01:04:14que ce n'est pas
01:04:15l'élan
01:04:15qui est pris
01:04:16lors des différentes
01:04:20réunions interparlementaires
01:04:21qu'on a eues
01:04:21et que donc,
01:04:22cette espèce
01:04:23de façon
01:04:24de passer par-dessus
01:04:25les assemblées élues,
01:04:26qu'elles soient politiques
01:04:27ou professionnelles,
01:04:28je parle des fédérations
01:04:29thermales,
01:04:30etc.,
01:04:30mais je parle aussi
01:04:31des deux assemblées
01:04:32qui se sont quand même
01:04:32prononcées l'année dernière
01:04:33en faveur du maintien
01:04:35des cures.
01:04:36Bon,
01:04:36alors on passe allègrement
01:04:37par-dessus tout ça
01:04:38et pour faire plaisir
01:04:39à je ne sais qui,
01:04:41on biffe la mention
01:04:42cure au rembours.
01:04:43Non mais attendez,
01:04:44on se trouve
01:04:45des économies partout,
01:04:46c'est ça.
01:04:47Mais ce n'est pas
01:04:47une économie,
01:04:48c'est comme qui.
01:04:48Je sais,
01:04:49mais on va souvent
01:04:50au plus simple,
01:04:51on se dit,
01:04:51ben là,
01:04:51on va raboter un petit peu
01:04:52et alors après,
01:04:54quand ça conteste
01:04:55un petit peu
01:04:55comme vous le faites,
01:04:56on revient dessus
01:04:57et puis on renégocie.
01:04:58C'est ce qui va se passer
01:04:59et c'est pour ça
01:05:00qu'on voulait vous donner
01:05:01la parole ce soir
01:05:01sur la radio.
01:05:02Il est inquiétant
01:05:03que nous ayons
01:05:04un lieu et place
01:05:04de gens qui pensent
01:05:05des apothicaires
01:05:06de petits niveaux.
01:05:07Oui,
01:05:07complètement.
01:05:08Bon,
01:05:09en tout cas,
01:05:09bonjour à tous les curistes
01:05:10d'Amélie.
01:05:11Il y a du monde
01:05:11en ce moment ou pas ?
01:05:12Ah oui,
01:05:13il y a du monde
01:05:13en ce moment.
01:05:14Vous savez,
01:05:14octobre,
01:05:15c'est une très belle saison
01:05:16parce que chez nous,
01:05:17il fait très beau,
01:05:17évidemment.
01:05:18C'est une très,
01:05:19très belle saison
01:05:20parce que la nature
01:05:21est somptueuse
01:05:21et donc évidemment,
01:05:23il faut voir que derrière
01:05:25le curiste,
01:05:25il y a un amoureux
01:05:26de la nature en général.
01:05:28Permettez-moi d'entendre
01:05:28quand j'entends
01:05:29les Pyrénées-Orientales
01:05:30et j'ai envie de manger
01:05:30une botifara à la saucisse
01:05:32qu'elle est en pire.
01:05:34Si vous passez par Amélie,
01:05:36alors vous,
01:05:36si vous passez par Amélie,
01:05:37vous m'appelez,
01:05:38je suis une très belle
01:05:39pyrénées-Orientale.
01:05:39Non, mais attendez,
01:05:40Madame le maire,
01:05:41ne dites pas ça,
01:05:42je vous en supplie,
01:05:43vous allez en venir.
01:05:43Je vous en rire.
01:05:46Et c'est vrai
01:05:47que les villes thermales,
01:05:49les stations thermales
01:05:50irriguent tout le territoire.
01:05:51Bien sûr,
01:05:52bien sûr.
01:05:53Et c'est souvent essentiel,
01:05:54je pense au Mont-Dor,
01:05:55la Bourboule,
01:05:55en Auvergne,
01:06:00vous y ferez un petit tour,
01:06:02Philippe David.
01:06:03Ah, bah oui,
01:06:03si en plus,
01:06:04Madame le maire
01:06:04fait de la botifara,
01:06:06il met un tricot blanc,
01:06:08un mongex en catalan,
01:06:09c'est fabuleux.
01:06:09Vous introduisez toujours
01:06:10de l'idéalisme
01:06:11dans les débats.
01:06:12Non, mais Philippe,
01:06:13David,
01:06:13c'est une cure thermale.
01:06:15Dans un instant,
01:06:18Cécile,
01:06:18notre grand débat,
01:06:20merci, oui,
01:06:20notre grand débat
01:06:21dans un instant, Cécile.
01:06:22Oui, on reviendra
01:06:22sur les retraites
01:06:23des fonctionnaires
01:06:24avec cette question du jour.
01:06:25Est-ce un scandale d'État ?
01:06:28Puisque vous allez voir
01:06:28qu'il y a pas mal de choses
01:06:30qui vont changer.
01:06:30On en parle dans un instant.
01:06:32Sud Radio.
01:06:35Parlons vrai.
01:06:36Bas du jour.
01:06:37Et le grand débat du jour,
01:06:39les amis,
01:06:41c'est,
01:06:41on va parler des retraites
01:06:43des fonctionnaires.
01:06:45Pour la première fois,
01:06:46Bercy qui publie
01:06:48la part des budgets ministériels
01:06:52consacrés aux retraites
01:06:54des fonctionnaires.
01:06:54Oui, c'est ça.
01:06:55Et donc,
01:06:55on pose cette question,
01:06:57est-ce que c'est un scandale d'État ?
01:06:58On va voir dans un instant
01:06:59ces retraites des fonctionnaires
01:07:01avec Antonin
01:07:02pour savoir comment ça réagit.
01:07:03Il faut préciser les choses,
01:07:06Philippe,
01:07:06si on en parle,
01:07:07c'est qu'il y a eu,
01:07:08comme le dit Cécile,
01:07:10une note,
01:07:11ce n'est pas une note,
01:07:12c'est des éléments
01:07:13venant de Bercy.
01:07:14Précisons les choses
01:07:14parce que là,
01:07:15les gens ne comprennent pas.
01:07:15il faut sauter un tabou.
01:07:17Je pense que la date
01:07:18est bien choisie.
01:07:19Pour la première fois,
01:07:20on a montré,
01:07:21Bercy,
01:07:22quelle était la part
01:07:24des retraites
01:07:25pour chaque ministère.
01:07:27C'est-à-dire que...
01:07:27C'est une annexe.
01:07:28C'est une annexe.
01:07:29C'est-à-dire que le budget
01:07:30de l'éducation,
01:07:31c'est 90 milliards,
01:07:32mais il y a 32%
01:07:34des 90 milliards
01:07:35qui sont des retraites.
01:07:36C'est énorme.
01:07:36Donc, ça fait 32%.
01:07:38Donc, c'est énorme.
01:07:39Dire que le budget,
01:07:40je crois,
01:07:40est à 60 ou 64 milliards,
01:07:42un truc comme ça.
01:07:4328 milliards pour les retraites.
01:07:45C'est complètement fou.
01:07:47Alors, moi, je dis,
01:07:48oui, c'est un scandale,
01:07:49mais c'est un triple scandale.
01:07:51Scandale d'avoir camouflé
01:07:52les chiffres pendant des années.
01:07:53Scandale des politiques
01:07:54qui ont refusé
01:07:55de faire une réforme
01:07:56des retraites dignes de ce nom.
01:07:58Et un scandale
01:07:59d'avoir sacrifié
01:08:00les générations à venir.
01:08:01Mais je vous préviens,
01:08:02j'ai d'autres scandales
01:08:03sous le bras.
01:08:03Oui.
01:08:04Mais vous dites,
01:08:05moi, il y a quelque chose
01:08:06que je ne comprends pas,
01:08:07je vais être très honnête.
01:08:08Allez-y.
01:08:09C'est qu'on a toujours eu
01:08:11le poids des retraites
01:08:13dans la fonction publique.
01:08:14Ah oui, mais là,
01:08:14on le cachait.
01:08:15Mais non, on ne le cachait pas.
01:08:17On savait que, évidemment,
01:08:19que ça coûtait très cher
01:08:20le poids des retraites
01:08:21à chaque fois.
01:08:22Non ?
01:08:22Non, mais c'est vrai
01:08:23qu'il n'y avait pas
01:08:23cette publication.
01:08:24Il n'y avait pas cette publication.
01:08:25Ça, c'est l'article 75 du PLF
01:08:30qui impose de la transparence.
01:08:32C'est ça.
01:08:32Et c'est ça qui fait tiquer
01:08:33tout le monde,
01:08:34surtout au moment
01:08:34où on a les lycéens dans la rue.
01:08:36C'est de voir qu'un tiers,
01:08:37c'est les retraites.
01:08:38Mais ça, on le savait avant.
01:08:40Oui, mais moi,
01:08:41on n'avait pas le chiffre officiel.
01:08:42C'est ce qu'on voulait dire.
01:08:43Pourquoi on ne le sortait pas ?
01:08:44Parce que les syndicats
01:08:45n'avaient absolument pas envie
01:08:46qu'on le sorte
01:08:47parce que les syndicats
01:08:48sont avant tout
01:08:48des syndicats de fonctionnaires
01:08:49et que certains partis politiques,
01:08:51la gauche en particulier,
01:08:52dont les fonctionnaires
01:08:53sont le fonds de commerce,
01:08:55ne voulaient pas
01:08:55que ce soit publié non plus.
01:08:56Mais pourquoi, finalement ?
01:08:58Parce qu'il y a une divergence
01:08:59aussi de ministère à ministère.
01:09:01Le total, c'était 13%.
01:09:03Donc, en gros, on disait
01:09:04que les retraites,
01:09:05ça représente 13% des ministères.
01:09:07Mais quand on regarde
01:09:08à la loupe,
01:09:09l'éducation nationale,
01:09:10c'est 32.
01:09:12Et l'intérieur aussi,
01:09:13c'est 30 ou 30.
01:09:1430% ?
01:09:1530, oui.
01:09:16Ah non, 35, je crois, à l'intérieur.
01:09:17En tout cas,
01:09:17c'est près d'un tiers.
01:09:19C'est-à-dire, c'est énorme.
01:09:20Et avant,
01:09:21c'était un peu noyé
01:09:22dans un total,
01:09:24exactement,
01:09:24de la fonction publique.
01:09:30et le déficit du coût du régime.
01:09:33Bien sûr.
01:09:34Et ça prouve bien qu'au fond,
01:09:36les réformes successives
01:09:37des retraites
01:09:39étaient une nécessité absolue.
01:09:41On ne peut pas continuer
01:09:42avec des régimes
01:09:43structurellement déficitaires.
01:09:44Et donc, en fait,
01:09:45ça aurait dû plaider
01:09:46et même les syndicats
01:09:49dans le public
01:09:50devraient plaider
01:09:51pour...
01:09:52Et vous savez que...
01:09:52D'ailleurs, je rappelle
01:09:53que les fonctionnaires
01:09:54ont une part de capitalisation.
01:09:56obligatoires
01:09:57dans leur retraite.
01:09:58Donc, en fait...
01:09:59Ce qu'ils n'ont pas voulu
01:10:00pour les salariés du privé.
01:10:01Parce que je vous rappelle
01:10:02que la droite l'avait voté
01:10:03et c'est Jospin,
01:10:04c'était la loi Thomas.
01:10:05Et ils ont dit
01:10:06des fonds de pension
01:10:07pour le privé,
01:10:08c'est absolument scandaleux.
01:10:09Alors qu'ils étaient
01:10:10pour les deux fonds de pension
01:10:11des fonctionnaires
01:10:12qui s'appelaient
01:10:13l'après-fonds
01:10:13et le crèfle à l'époque.
01:10:14Et j'ai vérifié,
01:10:15c'est bien 35% à l'intérieur.
01:10:17C'est énorme.
01:10:1835%.
01:10:18Donc, Antonin,
01:10:19qu'est-ce qui se dit
01:10:20sur les réseaux sociaux ?
01:10:21On revient à la question
01:10:22est-ce un scandale de l'État ?
01:10:23Vous répondez oui
01:10:23à 80%.
01:10:24Alors, il y a beaucoup de monde
01:10:25qui est un peu
01:10:26dans l'incompréhension
01:10:27comme vous, Patrick et Philippe.
01:10:28On a Tom qui nous dit
01:10:29quel scandale d'État.
01:10:31Le nombre de fonctionnaires
01:10:31était connu depuis longtemps.
01:10:32Leur part est importante
01:10:34dans ce pays.
01:10:34Il faut bien payer
01:10:35la retraite de ceux
01:10:35qui cotisent
01:10:36et qui ont cotisé.
01:10:37Il y a Stanley
01:10:38qui nous dit
01:10:38c'est un scandale.
01:10:40Ce qui est un scandale
01:10:41est d'avoir des gouvernements
01:10:42qui ne budgètent pas correctement.
01:10:43En commençant par le paiement
01:10:45des pensions de retraite
01:10:45de l'État
01:10:46mais aussi des aides publiques
01:10:47au développement
01:10:48des pays étrangers.
01:10:49Vous pouvez réagir.
01:10:510826 300 300
01:10:52avec Lionel
01:10:53qui est avec nous de Paris.
01:10:54Bonsoir Lionel.
01:10:55Bonsoir Lionel.
01:10:56Bonsoir à tous.
01:10:57Bienvenue sur Sud Radio.
01:10:58On vous écoute Lionel.
01:11:00Oui, donc pour ma part
01:11:01je suis un peu d'accord.
01:11:03C'est-à-dire que pour moi
01:11:04l'État
01:11:04au lieu de à chaque fois
01:11:06piocher dans les retraites
01:11:08éventuellement
01:11:08des retraités
01:11:10qui ont travaillé
01:11:11toute leur vie
01:11:11comme ils pensent le faire peut-être
01:11:13je voudrais mieux
01:11:14diminuer le nombre
01:11:14de fonctionnaires
01:11:15effectivement
01:11:16qui sont peut-être
01:11:17en doublon
01:11:18et augmenter
01:11:19les salaires
01:11:20de certains fonctionnaires
01:11:21comme les instituteurs
01:11:22qui par rapport
01:11:23à un nombre d'années d'études
01:11:24sont moins bien payés
01:11:26qu'à l'étranger
01:11:27et aussi
01:11:28faire des coupes
01:11:29je pense au niveau
01:11:30des salaires
01:11:31de tous ces ministères
01:11:32ministres etc
01:11:33parce qu'ils ont
01:11:34de la retraite très tôt
01:11:35ils ont beaucoup d'avantages
01:11:36et il faut qu'on pioche
01:11:38un peu dans une autre poche
01:11:39qu'à chaque fois
01:11:40celle du peuple
01:11:42en fait.
01:11:43Voilà, il faut un peu
01:11:43changer leur manière
01:11:45de faire et faire vraiment
01:11:46des coupes franches
01:11:46dans les dépenses inutiles
01:11:48voilà
01:11:48donc je sais qu'il y a
01:11:49Sarah Knappos
01:11:50en cas de publicité
01:11:51qui a écrit un livre
01:11:53apparemment sur toutes les propositions
01:11:55pour économiser
01:11:56on va dire
01:11:56de l'argent
01:11:57donc moi je ne suis pas
01:11:58forcément
01:12:00d'extrême droite
01:12:01ou de côté de droite
01:12:02comme elle peut l'être
01:12:03mais je trouve qu'effectivement
01:12:04il faut prendre
01:12:05le problème à bras-le-corps
01:12:07et faire des coupes franches
01:12:08dans les dépenses inutiles
01:12:09il y a je ne sais pas combien
01:12:10d'associations
01:12:11de l'argent
01:12:11qui est donné
01:12:12à des pseudo-associations
01:12:13qui est détruit
01:12:14un peu n'importe comment
01:12:15il n'y a pas vraiment
01:12:16de contrôle
01:12:17des fonds
01:12:19des fonds publics
01:12:20il y a beaucoup
01:12:20de détournements
01:12:21etc
01:12:21donc je pense
01:12:22qu'il faut faire
01:12:22un peu de ménage
01:12:23de toute manière
01:12:24vous avez raison
01:12:25on va être obligé
01:12:26de faire des choix
01:12:28et là cette fois-ci
01:12:29quand on est face au mur
01:12:30on est contraint
01:12:33et retrouver de l'équité
01:12:35en fait
01:12:35entre les uns et les autres
01:12:37public et privé
01:12:38non mais ce que disait
01:12:39c'est Julien
01:12:40Lionel
01:12:41Lionel
01:12:41qui est avec nous
01:12:42Lionel
01:12:42vous dites
01:12:43à un moment donné
01:12:44il faut faire le ménage
01:12:46ailleurs également
01:12:47c'est-à-dire que
01:12:47sur les subventions accordées
01:12:49un peu comme
01:12:50l'a fait peut-être
01:12:51alors peut-être
01:12:52qu'elle l'a fait
01:12:52avec excès
01:12:53Christelle Le Morancet
01:12:54avec les associations
01:12:56culturelles
01:12:56dans les pays de la Loire
01:12:58pour faire des économies
01:12:59elle a dit
01:12:59moi je veux continuer
01:13:00de financer la culture
01:13:01mais je ne peux pas
01:13:02tout financer
01:13:03tous les projets
01:13:04de cette manière
01:13:05il faut faire des choix
01:13:07alors évidemment
01:13:09après c'est un peu
01:13:11douloureux
01:13:11elle a du courage
01:13:13les retraites
01:13:15on le sait
01:13:16c'est un des sujets
01:13:17majeurs
01:13:17pour l'équilibre
01:13:19de notre pays
01:13:19et pour conserver
01:13:21le financement
01:13:22du modèle social
01:13:23donc tous les candidats
01:13:24puisque là on va être
01:13:25en pleine présidentielle
01:13:26qui vont faire des promesses
01:13:27complètement dingues
01:13:28en la matière
01:13:29ou qui vont faire croire
01:13:30que tout peut continuer
01:13:31comme avant
01:13:32ça ne peut pas fonctionner
01:13:33c'est un régime
01:13:34à bout de souffle
01:13:35la répartition seule
01:13:37est un problème
01:13:38puisque on voit bien
01:13:39et les jeunes d'ailleurs
01:13:40ne pensent pas
01:13:41qu'ils auront une retraite
01:13:42donc comment
01:13:43il y a un problème
01:13:44de consentement à l'impôt
01:13:45mais là il va y avoir
01:13:46un problème de consentement
01:13:47au financement des retraites
01:13:48par une jeune génération
01:13:49qui va se dire
01:13:50je paye pour des boomers
01:13:51et moi quand je serai
01:13:52plus âgé
01:13:53je n'aurai pas de retraite
01:13:54donc on voit bien
01:13:55que le régime doit être
01:13:56niaplat
01:13:56et évidemment
01:13:57dans le public
01:13:58c'est fondamental
01:13:59et justement
01:14:00le public a inclus
01:14:01cette part de capitalisation
01:14:03et tant mieux
01:14:04mais on a un sujet
01:14:05plus global
01:14:06qui est celui
01:14:06de contractuel
01:14:08versus
01:14:09et c'est ça
01:14:10le sujet
01:14:11c'est-à-dire
01:14:11le nombre d'agents publics
01:14:13au total
01:14:13est-ce qu'il ne faut pas
01:14:15moins de fonctionnaires
01:14:16mieux payés
01:14:18avec une capacité
01:14:20derrière
01:14:21ça on a du sens
01:14:22on ne sait pas où
01:14:24si on sait où
01:14:25parce que justement
01:14:26on sait
01:14:27dans tous les programmes politiques
01:14:30on demande à chaque fois
01:14:31vous les enlevez où
01:14:32Virginie ?
01:14:33mais là il y a beaucoup
01:14:34de
01:14:35quels que soient les candidats
01:14:36ils ont chiffré
01:14:37alors certains
01:14:38avec des chiffres
01:14:39on a vu le RN
01:14:40avec des chiffres très gros
01:14:41par rapport à d'autres
01:14:41mais la suppression des agences
01:14:44tous ces sujets
01:14:45ça fait beaucoup
01:14:46de personnes derrière
01:14:47après il y a un problème
01:14:49mais qui sera peut-être
01:14:50dans le débat
01:14:50de définition
01:14:51du périmètre de l'État
01:14:53est-ce que c'est à l'État
01:14:54et à des agents publics
01:14:56d'assurer un certain nombre
01:14:57de missions ?
01:14:58les missions régaliennes
01:14:59de l'État
01:15:00doivent être maintenues
01:15:01doivent être financées
01:15:02parce qu'on n'a pas parlé
01:15:03il y a les retraites
01:15:03mais regardez la honte
01:15:05des heures supplémentaires
01:15:07chez nos forces de l'ordre
01:15:08policiers
01:15:08qui ne sont pas
01:15:10dénunés
01:15:10c'est une honte absolue
01:15:12donc on voit bien
01:15:13que les équilibres budgétaires
01:15:15doivent être repensés
01:15:16parce qu'on ne peut pas
01:15:17continuer à être
01:15:19dans le tonneau
01:15:19des Danaïdes
01:15:20à creuser du déficit
01:15:21mais je crois
01:15:22qu'on paye la lâcheté
01:15:23de la classe politique française
01:15:24depuis des années
01:15:25je me souviens
01:15:26lors de la grève
01:15:27de 1995
01:15:28Marc Blondel
01:15:29qui était le patron
01:15:30de force ouvrière
01:15:31à l'époque
01:15:31qui défendait
01:15:32notamment le régime
01:15:33des fonctionnaires
01:15:35et des cheminots
01:15:36ça avait commencé
01:15:37avec la grève des cheminots
01:15:38qui disait
01:15:38moi je défends
01:15:40des intérêts
01:15:41catégoriels
01:15:42tout était dit
01:15:43l'intérêt général
01:15:44on s'en fout
01:15:44complètement
01:15:45ce qui compte
01:15:46c'est les intérêts
01:15:47catégoriels
01:15:47moi je vais dire
01:15:48j'ai une divergence
01:15:49avec vous
01:15:49ma chère Virginie
01:15:50il n'y a pas de problème
01:15:52de financement
01:15:52des retraites du privé
01:15:53l'argir
01:15:54qui est là
01:15:54contre sont excédentaires
01:15:56et ils puissent
01:15:56ils piquent
01:15:57l'excédentaire
01:15:58c'est un braquage
01:16:00ignoble
01:16:01la faute à qui ?
01:16:02à tous ces politiciens
01:16:04comme disait
01:16:04le général de Gaulle
01:16:05qui ont capitulé
01:16:07devant les syndicats
01:16:08de la fonction publique
01:16:09parce que rappelons
01:16:10quand même une chose
01:16:11comment peut-on m'expliquer
01:16:13que les fonctionnaires
01:16:14ont leur retraite
01:16:14sur les 6 derniers mois
01:16:16alors que le privé
01:16:17c'est sur les 25 dernières années
01:16:18Philippe David
01:16:19pour être très concret
01:16:20parce qu'on dit
01:16:21ça coûte trop cher
01:16:23ça coûte trop cher
01:16:25les retraites
01:16:26des fonctionnaires
01:16:27globalement
01:16:27et notamment
01:16:28dans l'éducation
01:16:29qu'est-ce que vous faites ?
01:16:30parce que ces gens-là
01:16:31ils ont des pensions
01:16:32avec des droits acquis
01:16:33on ne va pas diminuer
01:16:34les retraites
01:16:35demain
01:16:35vous savez
01:16:36on est pas obligé
01:16:37de retourner dans
01:16:38le même cycle
01:16:39la GIRC-ARCO
01:16:40a gelé l'indice
01:16:42donc là
01:16:43quand on voit
01:16:43que tout le monde
01:16:44pousse des cris d'orfraie
01:16:45quand on ose dire
01:16:47finalement
01:16:47qu'on va désindexer
01:16:49juste pour passer
01:16:50jusqu'à la présidentielle
01:16:52chez les fonctionnaires
01:16:53et notamment certains
01:16:54donc on voit
01:16:55que c'est un tiers
01:16:56du budget
01:16:56de l'éducation nationale
01:16:58on veut dire
01:16:58qu'un ancien prof
01:17:00qui a 75 ans
01:17:00aujourd'hui
01:17:01vous allez lui dire
01:17:02bon bah votre pension
01:17:03ça y est
01:17:04attendez
01:17:05très concrètement
01:17:06le fait que la pension
01:17:07non mais attendez
01:17:08elle va pas baisser la pension
01:17:09en revanche
01:17:09on est en train de parler
01:17:10de savoir
01:17:11si elle suit
01:17:12la courbe de l'inflation
01:17:13mais dans le privé
01:17:15les salaires ne suivent pas
01:17:17la courbe de l'inflation
01:17:18donc c'est vrai
01:17:19que c'est douloureux
01:17:20pour les retraités
01:17:21et je comprends
01:17:22qu'ils soient pas contents
01:17:23mais là encore
01:17:23ils sont pas contents
01:17:24parce qu'ils se demandent
01:17:25à quoi sert cet argent
01:17:27si c'est juste
01:17:28le tonneau des Danaïdes
01:17:29si c'est une part
01:17:30de l'effort
01:17:31que tout le monde
01:17:32doit faire
01:17:33à ce moment là
01:17:33c'est pas absurde
01:17:34que les retraités
01:17:36fassent aussi
01:17:36leur chemin
01:17:36un petit peu d'équité
01:17:37entre les uns
01:17:39et les autres
01:17:39c'est le bon mot
01:17:41rééquilibrer
01:17:41mais rééquilibrer
01:17:43peut-être pour l'avenir
01:17:44mais en attendant
01:17:44il y a la situation
01:17:46présente
01:17:46oui mais il faut bien
01:17:46commencer par quelque chose
01:17:47d'une manière ou d'une autre
01:17:48vous inquiétez pas
01:17:50le jour où on aura
01:17:51le FMI et la BCE
01:17:52là les retraites
01:17:53elles baisseront de force
01:17:54et pas de 5%
01:17:55dans un instant
01:17:56les cartes blanches
01:17:57moi j'ai ma carte blanche
01:17:58vous avez votre carte blanche
01:17:59moi j'ai ma carte blanche
01:18:00Philippe Bilger
01:18:01vous avez votre carte blanche
01:18:02j'ai une grosse surprise
01:18:04ah bon ?
01:18:05très très grosse surprise
01:18:06dans ma carte blanche
01:18:07ah bon ?
01:18:08pourquoi vous me regardez
01:18:08en me pointant nos doigts
01:18:09vous avez des dossiers sur moi ?
01:18:12je vous dis ça dans un instant
01:18:13je vais dire
01:18:14sur Sud Radio
01:18:14les vraies voix
01:18:15c'est jusqu'à 20h
01:18:16quel escroc
01:18:18les vraies voix
01:18:19Sud Radio
01:18:20et des vraies voix
01:18:20je vais prendre
01:18:21si ça ne vous embête pas
01:18:22vous allez commencer Cécile
01:18:24avant Philippe Bilger
01:18:25et puis la surprise
01:18:27ça s'est passé
01:18:29cet après-midi
01:18:30au Sénat
01:18:32je vous le dis
01:18:33Sébastien Lecornu
01:18:34qui répondait au sénateur
01:18:36Patrick Cannaire
01:18:36écoutez
01:18:39ah vous ne l'avez pas ?
01:18:42ah
01:18:42vous voulez que
01:18:43Philippe David
01:18:45imite
01:18:45Patrick Cannaire
01:18:46et moi
01:18:47Sébastien Lecornu
01:18:48qu'est-ce que j'apprends ?
01:18:49deux minutes
01:18:50pas une seule
01:18:51condamnation
01:18:52de la violence
01:18:55mille policiers
01:18:56blessés
01:18:58moins de 300 enseignants
01:18:59où est la gauche
01:19:00qui défendait
01:19:01les enseignants
01:19:02et les proviseurs ?
01:19:04où est la gauche ?
01:19:05même pas un mot
01:19:06pour condamner
01:19:08des tirs de mortier
01:19:09sur des salles de classe
01:19:11mais
01:19:12je vais venir au fond
01:19:13dans un instant
01:19:13le fond
01:19:14que vous n'avez même pas
01:19:15d'ailleurs ouvert
01:19:15dans votre question
01:19:16pas une seule proposition
01:19:18parce qu'au fond
01:19:19personne n'est dupe
01:19:20au bout de trois semaines
01:19:21on voit bien aussi
01:19:22une classe politique
01:19:23qui est en train de courir
01:19:24après le mouvement
01:19:24pour essayer de le récupérer
01:19:26à des fins électorales
01:19:29excellent
01:19:29voilà
01:19:31il a tout à fait raison
01:19:33voilà
01:19:34peut-être pas pour tous
01:19:35non mais
01:19:36j'ai la faiblesse
01:19:37de penser qu'à moi
01:19:38quand j'ai mis une opinion
01:19:40il est vrai
01:19:41il est vrai
01:19:42que Patrick Cannaire
01:19:43n'est pas le plus virulent
01:19:44de la gauche
01:19:45il est sénateur
01:19:47en revanche
01:19:48dans son discours
01:19:49c'est vrai
01:19:50qu'il aurait fallu
01:19:51peut-être
01:19:51un petit mot
01:19:52voilà
01:19:53je trouvais ça
01:19:53un peu
01:19:54qu'il ait un petit mot
01:19:55pour les professeurs
01:19:56les enseignants
01:19:56un petit mot
01:19:56pour les professeurs
01:19:57un petit mot
01:19:57pour les policiers
01:19:59parce qu'il est plutôt
01:20:01assez modéré
01:20:02et rien de tout cela
01:20:03et c'est vrai
01:20:03que la charge
01:20:04de Sébastien Le Corbus
01:20:05la démagogie
01:20:06les atteints
01:20:07bon aussi
01:20:07allez
01:20:08puisque vous avez la parole
01:20:09mon cher
01:20:10Philippe Bigère
01:20:11c'est à vous
01:20:12vous pouvez la garder
01:20:12pour votre carte blanche
01:20:13alors très vite
01:20:14j'aime beaucoup
01:20:16en général
01:20:17Gérald Darmanin
01:20:18je trouve qu'il n'est pas
01:20:20un gardé-saut médiocre
01:20:21mais dans le domaine politicien
01:20:23il va de travers
01:20:25comment a-t-il pu penser
01:20:28qu'avec le procès
01:20:30qui a accablé
01:20:31on n'a pas encore
01:20:32la décision
01:20:33Rachida Dati
01:20:35et elle venait
01:20:37de réintégrer
01:20:38la magistrature
01:20:39comment a-t-il pu penser
01:20:41que le conseil supérieur
01:20:43de la magistrature
01:20:45donnerait un avis
01:20:47positif
01:20:48pour qu'elle soit
01:20:49qu'elle occupa
01:20:50un poste
01:20:52créé pour elle
01:20:53sur le plan européen
01:20:55alors qu'on
01:20:56précisément
01:20:57le procès
01:20:58porte sur ses relations
01:21:01européennes
01:21:02donc là
01:21:03je regrette
01:21:03que Gérald Darmanin
01:21:05qui est en général
01:21:06très fin
01:21:06qui sent bien les choses
01:21:08ait été à côté
01:21:10de la plaque
01:21:10et ait donné
01:21:11un succès facile
01:21:13à tous les adversaires
01:21:14de Rachida Dati
01:21:15qui sont nombreux
01:21:17oui c'est vrai
01:21:18que c'est un peu surprenant
01:21:19je rejoins Philippe
01:21:20là-dessus
01:21:22le climat
01:21:23n'était pas vraiment
01:21:24en propice
01:21:25et en tout cas
01:21:26donner l'impression
01:21:27d'un mélange
01:21:28des genres
01:21:29qui prête
01:21:31évidemment le flanc
01:21:31à la critique
01:21:32donc
01:21:32pourtant
01:21:33Gérald Darmanin
01:21:34est plutôt fin politique
01:21:36allez
01:21:37dernière carte blanche
01:21:40et il y a un peu
01:21:41de suspense
01:21:42on dirait
01:21:43Jean-Pierre Foucault
01:21:44voilà c'est ça
01:21:45c'est votre dernier mot
01:21:46c'est mon premier mot
01:21:48pour l'instant
01:21:49nous allons parler
01:21:50d'un sondage
01:21:50c'est un sondage
01:21:51IFOP fiducial
01:21:52pour Sud Radio
01:21:54et LCI
01:21:55concernant la présidentielle
01:21:57et ça intervient
01:21:58après
01:21:59à la primaire
01:22:00socialiste
01:22:01après
01:22:02les affaires aussi
01:22:03concernant
01:22:04le RN
01:22:05est bardé là
01:22:06bien sûr
01:22:07est-ce que Marine Le Pen
01:22:08est affectée ou pas
01:22:09et puis
01:22:10tout ce qui se passe
01:22:11par ailleurs
01:22:12notamment
01:22:13on dit qu'il se passe
01:22:14quelque chose
01:22:14pour David Lysnard
01:22:16c'est du pipeau
01:22:17ou pas
01:22:17à votre avis
01:22:19et bien
01:22:20je pense que
01:22:21non
01:22:22c'est pas du pipeau
01:22:23pour David Lysnard
01:22:25et concernant Glucksmann
01:22:26Glucksmann
01:22:27je crains
01:22:29qu'il ne soit pas
01:22:30à la hauteur
01:22:30des espérances
01:22:31ce que je lui prête
01:22:33Virginie Calmel
01:22:34si vous aimez bien
01:22:34la politique
01:22:35moi je crois
01:22:35qu'il y a une vraie dynamique
01:22:37sur les réseaux
01:22:38en tout cas
01:22:38sur les réseaux sociaux
01:22:39on voit une vraie dynamique
01:22:41David Lysnard
01:22:43Glucksmann est quand même
01:22:43porté j'imagine
01:22:45par ce score
01:22:46au premier tour
01:22:47qui doit le porter
01:22:49je ne sais pas
01:22:49pour combien de temps
01:22:50en revanche
01:22:50on verra
01:22:51et quant à Marine Le Pen
01:22:53à mon avis
01:22:54les histoires bardées là
01:22:55ne l'affectent pas
01:22:56ne l'affectent pas
01:22:57il y a plusieurs faits
01:23:01très intéressants
01:23:02et spectaculaires
01:23:03dans ce sondage
01:23:04tout d'abord
01:23:05avant de parler
01:23:06de Lysnard
01:23:06et de Glucksmann
01:23:07je voudrais dire
01:23:08que Marine Le Pen
01:23:09gagne encore
01:23:102 points
01:23:10par rapport à septembre
01:23:12elle est à 35%
01:23:13Jean-Luc Mélenchon
01:23:15gagne
01:23:151 point
01:23:16par rapport à septembre
01:23:18et il est à 16,5%
01:23:19et il y en a un
01:23:21qui baisse
01:23:21c'est Édouard Philippe
01:23:22qui baisse à 14,5%
01:23:24il perd 2 points
01:23:26par rapport à septembre
01:23:27ce qui veut dire
01:23:28avant d'en arriver aux autres
01:23:29ce qui veut dire
01:23:30que le second tour
01:23:31à partir de ce sondage
01:23:33donnerait
01:23:33Marine Le Pen
01:23:34face à Jean-Luc Mélenchon
01:23:36ça c'est déjà
01:23:37le premier renseignement
01:23:38qui est assez fort
01:23:40parce qu'Édouard Philippe
01:23:41on disait qu'il tâtonnait
01:23:43ben là
01:23:43il baisserait
01:23:45Glucksmann
01:23:45il y a une dynamique
01:23:47il gagne 2 points
01:23:48par rapport à septembre
01:23:49et dans ce sondage
01:23:49IFOP
01:23:50il se retrouve à 14%
01:23:52c'est pas mal
01:23:52il monte
01:23:53alors
01:23:53il y a un sondage
01:23:54au Doxa
01:23:55qui le donne
01:23:55plus bas
01:23:57selon le sondage
01:23:58au Doxa
01:23:58il serait à 10,5%
01:23:59bon mais là
01:24:00il est quand même
01:24:00à 14%
01:24:02Attal
01:24:02perd un peu
01:24:03il est à 9%
01:24:07Retailleau
01:24:07perd aussi un peu
01:24:09par rapport à septembre
01:24:10il est à 7%
01:24:12Zemmour
01:24:13perd aussi un petit peu
01:24:14il est à 3%
01:24:16tout de même
01:24:16et David Disnard
01:24:17vous allez me dire
01:24:18puisqu'on en parle de ça
01:24:19est-ce qu'il se passe
01:24:20quelque chose
01:24:20est-ce que
01:24:21il ne se passe pas
01:24:24il se passe quelque chose
01:24:25parce qu'il est à 6%
01:24:27d'accord
01:24:27donc pas loin de Retailleau
01:24:29il talonne aujourd'hui
01:24:32Retailleau
01:24:33et il n'était pas sondé auparavant
01:24:35enfin
01:24:35il n'apparaissait pas véritablement
01:24:37dans les sondages précédents
01:24:38en tout cas de l'IFOP
01:24:40et là il est à 6%
01:24:41alors est-ce que c'est un petit peu de paille
01:24:43ou est-ce qu'il y a quelque chose
01:24:45ce serait l'heure des coalitions peut-être
01:24:47c'est peut-être le moment
01:24:49oui il y a un peu trop de monde
01:24:50sur la ligne de départ
01:24:51ah bah oui
01:24:52oui c'est
01:24:53alors je précise que dans le Odoxa
01:24:56sondage
01:24:57le sondage Odoxa
01:24:58il n'a pas été testé
01:25:00David Disnard
01:25:01c'est pour ça que Retailleau
01:25:02est à 9%
01:25:03mais c'est intéressant quand même
01:25:04ce sondage
01:25:05on espère quand même
01:25:06qu'ils vont se rassembler
01:25:07en disant que ça va se décanter
01:25:09en décembre
01:25:09y compris pour lui
01:25:11parce qu'il attend
01:25:12que Bruchman ne fasse
01:25:14bah oui mais là
01:25:15il est à 14 Glucksmann
01:25:16oui
01:25:16oui mais
01:25:17je vous laisse apprécier
01:25:19la dernière fois
01:25:20la candidate PS
01:25:21a fait 1,7
01:25:22alors à 14%
01:25:23je peux vous dire que Glucksmann
01:25:24il surperforme pour le PS
01:25:25bah surtout avec
01:25:27Jean-Luc Mélenchon à 19
01:25:28c'est pas mal
01:25:2916,5
01:25:3016,5
01:25:3116,5 pardon
01:25:3216,5
01:25:3335 pour Marine Le Pen
01:25:3416,5
01:25:34et là
01:25:35en l'état actuel
01:25:36de la situation
01:25:37et je pense que
01:25:38Jean-Luc Mélenchon
01:25:38va ressortir
01:25:40probablement
01:25:41encore conforté
01:25:42avec
01:25:43pour certains
01:25:44en tout cas
01:25:44avec
01:25:45toutes
01:25:45ses manifestations
01:25:47où il était derrière
01:25:48et son discours
01:25:48qui était impressionnant
01:25:49qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas
01:25:50le week-end dernier
01:25:51dimanche dernier
01:25:52à Clermont-Ferrand
01:25:53allez
01:25:54Philippe David
01:25:55de quoi vous allez parler
01:25:56tout à l'heure
01:25:5710h à 20h
01:25:58et surtout
01:25:58les auditeurs
01:25:59oui les auditeurs
01:26:00veulent réagir
01:26:00voulez plus d'égalité
01:26:02entre le public
01:26:02et le privé
01:26:03pour les retraites
01:26:03ou alors non
01:26:04vous dites
01:26:04il faut que chacun
01:26:05garde ses petits avantages
01:26:06voire ses privilèges
01:26:07c'est selon
01:26:08appelez-nous au 0826 300 300
01:26:10si vous étiez lycéen
01:26:12comment verriez-vous
01:26:13l'avenir ?
01:26:13ah oui
01:26:13si vous aviez 17-18 ans
01:26:15absolument
01:26:15est-ce que vous seriez
01:26:16dans la rue ou pas ?
01:26:18oui
01:26:19est-ce que vous aimez votre boîte ?
01:26:21bah oui
01:26:21vous l'aime ou pas ?
01:26:23bah oui
01:26:23moi je l'adore
01:26:24allez-y
01:26:260826 300
01:26:27même si je travaille
01:26:28avec des gens
01:26:28qui me disent
01:26:28que je suis culbuto
01:26:29et qui sont les ténardiers
01:26:31qui a dit ça ?
01:26:32allez voir Les Misérables
01:26:34aussi bien sûr
01:26:35et vous pouvez réécouter
01:26:36en podcast d'ailleurs
01:26:37Les Misérables
01:26:37avec Fred Cavallé
01:26:38le réalisateur
01:26:39qui est avec nous
01:26:40merci Virginie Canet
01:26:41merci Philippe Bilger
01:26:43fassiez une très belle soirée
01:26:44et Philippe David
01:26:44c'est pas fini
01:26:45c'est pas fini
01:26:45bah oui c'est ce que je dis
01:26:46oh là là
01:26:47Sud Radio

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