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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Lean on me, when you're not strong, and I'll be your friend, I'll help you carry on.
00:18On parle d'entraide aussi, de solidarité avec Lean on Me dans la France bouge,
00:23puisque ce soir à l'occasion d'Octobre Rose, des entreprises françaises qui nous font du bien,
00:28qui nous font voir plus loin, qui nous donnent de l'espoir.
00:30Et nous sommes avec Laurent Lévy notamment, fondateur et CEO de Nanobiotics.
00:34Il a mis plus de 25 ans pour mettre au point cette technologie,
00:38ce pari fou de détruire des tumeurs cancéreuses avec des nanoparticules grâce aux lois de la physique.
00:45Un grand laboratoire pharmaceutique est avec vous désormais.
00:50C'est Johnson & Johnson qui va commercialiser pour quand le produit ?
00:53Pour améliorer, je le rappelle, l'efficacité de la radiothérapie.
00:57Alors aujourd'hui, Johnson & Johnson a déployé ce produit dans plusieurs indications et plusieurs cancers.
01:03On n'a pas de date précise encore à donner, même si on a de bonnes idées sur la date
01:07de commercialisation.
01:08Mais tout est en bonne voie et avance dans la bonne direction.
01:11Ça ne devrait pas trop tarder.
01:12Et ce serait en France ?
01:13Ou vous dites que c'est un labo pharmaceutique américain de Johnson & Johnson ?
01:17Bien sûr.
01:18Donc ce sera d'abord aux Etats-Unis ?
01:19Alors l'ordre des choses, en général, commence par les Etats-Unis, avant de s'étendre en Europe et dans
01:24le reste du monde.
01:25Mais on verra dans quel ordre ce sera fait.
01:27Avant de découvrir Pixel avec Hélène Malca-Mailleux, elle avait une question, Hélène, à vous poser justement.
01:33Oui, je voulais vous demander dans quelles indications, justement, les premières indications de cancer, vous alliez développer en nanobiotics.
01:40Pour quel type de cancer ?
01:42Alors on a développé dans pas mal d'indications le sarcome des tissus mous, qui est un cancer rare, les
01:49cancers tête et cou, le poumon, le foie, la prostate, le pancréas, l'œsophage, l'orectum.
01:58Donc on a commencé à balayer beaucoup de possibilités.
02:01Mais quand vous avez décidé de mettre ça au point, vous avez pensé à quel cancer ?
02:05Ben à l'ensemble des cancers ou des tumeurs solides.
02:07C'est un particulier qui vous... non ?
02:10Moi je pense qu'il faut essayer d'aider tous les patients et la radiothérapie est un bon outil pour
02:14ça, parce qu'il traite déjà beaucoup de patients.
02:17Et donc l'idée c'est d'aller aider tous ceux qu'on peut.
02:20Le dépistage, Octobreau Rose, on en parle énormément, vous entendez les campagnes et on en a bien besoin.
02:26Le dépistage, aller faire des mammographies, c'est très important, des échographies.
02:31Tiens, êtes-vous... est-ce que vous êtes déjà allé vous faire dépister ?
02:36Diane Angoma est allée promener le micro-Europe 1 dans les rues de Paris.
02:40Elle a posé cette question à des patients.
02:41Écoutez.
02:42Je me fais dépister régulièrement.
02:44J'ai 56 ans.
02:46Tous les deux ans, je reçois une invitation pour faire une mammographie.
02:49Je prends rendez-vous dans un centre de radiologie.
02:51On fait des clichés, des seins.
02:54Et ensuite on reçoit des résultats.
02:55Franchement c'est assez rapide, même si l'examen est un peu désagréable.
03:00Je trouve ça vraiment bien parce que ça permet de détecter d'éventuelles anomalies,
03:05même quand on n'a pas de symptômes.
03:07Et du coup pour moi c'est essentiel de pouvoir agir le plus rapidement possible.
03:12J'ai 46 ans, donc je suis dans la tranche d'âge concernée.
03:15J'avoue que le dépistage c'est quelque chose que j'appréhende beaucoup.
03:19J'ai déjà fait une mammographie, mais je ne suis pas aussi régulière que je devrais l'être.
03:23Et ce qui me fait peur c'est pas tellement l'examen, c'est surtout l'idée qu'on puisse
03:27découvrir quelque chose.
03:29Du coup j'ai tendance à repousser les rendez-vous.
03:33Psychologiquement c'est pas toujours évident.
03:35Je ne me suis pas fait dépister encore cette année, mais j'essaie de le faire tous les ans chez
03:40ma sage-femme.
03:41On fait également un petit dépistage, en tout cas une passion pour s'assurer que tout va bien.
03:45Ça me préoccupe pas mal, en tout cas j'y pense, que ma grand-mère a eu un cancer du
03:50sein.
03:50Dans la famille on a quand même le gêne, et c'est vrai qu'on essaie en tout cas de
03:53faire attention.
03:54Je pense qu'il y a une sensibilisation actuellement, mais j'ai l'impression que c'est plutôt au mois
03:59d'octobre, une fois dans l'année, histoire de dire.
04:02Je pense que c'est quelque chose dont on devrait entendre parler très rapidement,
04:05et que ce soit pas du tout un tabou, et que ce soit même quelque chose qui devienne un automatisme
04:09chez nous.
04:12C'est marrant parce qu'il y a deux femmes autour de la table de la France Bourges,
04:16et je me suis posé la question, est-ce que j'ose leur demander si elles se font régulièrement dépister
04:21?
04:21Et quand j'entendais l'une d'elles dans le micro-trottes qui disait « mais il ne faut pas
04:24que ça devienne un tabou »,
04:25donc j'ose vous poser la question, je me tourne vers Hélène Malcamailleux,
04:28ainsi qu'à Céline-Lise Sraouk, est-ce que vous vous faites dépister régulièrement ?
04:33Hélène ?
04:33Bien sûr, j'espère que ce ne sont pas les cordonniers les plus mal chaussés.
04:37Je me fais dépister régulièrement, moi je fais des frottis, puisque c'est le cancer du col de l'utérus,
04:42on peut aussi en parler.
04:43En revanche, je ne suis pas dans la tranche d'âge de dépistage du cancer du sein,
04:46qui concerne les femmes.
04:48Aujourd'hui, officiellement, les recommandations sont de 50 à 74 ans.
04:52Officielles ?
04:52Officielles.
04:53L'OMS, néanmoins, recommande de plus en plus d'abaisser cette tranche d'âge.
04:57Parce qu'il y a plus en plus de cancers chez les jeunes.
04:59Exactement, il y a une augmentation drastique du cancer chez les femmes jeunes.
05:02Femmes jeunes, c'est moins de 45 ans.
05:04Et donc, un peu pour pallier aussi et augmenter cette tranche d'âge,
05:08l'OMS recommande de plus en plus dans certains pays européens,
05:11et notamment en France, où on est très mal placé,
05:13autant dans l'incidence du cancer du sein que dans le dépistage,
05:16d'abaisser cet âge à 45 ans.
05:19On est mal placé, vous dites ?
05:20On est parmi les champions du monde en termes d'incidence de cancer du sein,
05:25c'est-à-dire entre le nombre de cancers du sein relatif à la population.
05:29Céline, Lysraux, vous êtes la confondatrice de RoseUp.
05:32Vous, vous vous êtes dépistée régulièrement ?
05:34Alors déjà, parce que je suis dans la bonne tranche d'âge de plus de 50 ans,
05:38et je reçois évidemment, comme tout le monde, mon petit courrier tous les deux ans.
05:42Puis par ailleurs, j'ai eu deux cancers, donc je suis quand même extrêmement à risque.
05:46Mais c'est effectivement, le dépistage organisé est important,
05:51parce qu'il y a beaucoup de femmes qui, un, n'y pensent pas,
05:54deux, ont le sentiment qu'elles auront quelque chose à payer,
05:56alors que c'est faux, même, il faut le dire quand même,
05:58les femmes qui veulent se faire dépister à 30 ans, à 25 ans,
06:01ce n'est pas payant.
06:02On demande à son généraliste une mammographie et vous y allez.
06:07Ce n'est pas parce que vous êtes hors dépistage que l'examen devient payant.
06:13Je trouve que de ce point de vue, au niveau santé en France,
06:20le fait de recevoir ce courrier, pour les hommes, pour le colon, nous motive.
06:26Le colon, c'est aussi pour les femmes.
06:27Et pour les femmes aussi, bien sûr, mais on est sensibilisés par rapport à ça.
06:31Et je trouve qu'on est vraiment accompagnés.
06:33C'est un sentiment.
06:34Et ce soir, si on pouvait accéder au dépistage grâce à un échantillon d'urine,
06:39c'est une solution.
06:41Europe 1, la France bouge, la pépite.
06:44Avec vous, Hélène Malcamailleux.
06:45Vous avez cofondé Pixel.
06:48Vous avez des études.
06:51Quand j'ai regardé tout ce que vous avez fait, c'est impressionnant.
06:54Le CV est fort.
06:55L'entreprise est née en 2023.
06:57Vous avez un doctorat en cancérologie, un postdoctorat à l'Institut Curie.
07:01Vous êtes allée du côté de Polytechnique aussi.
07:05Je vous laisse raconter.
07:07Oui, j'ai...
07:09Avant de vous lancer dans l'entrepreneuriat.
07:10Oui, j'ai fait un parcours de chercheur classique, c'est-à-dire un master, une thèse,
07:17à Gustave Roussy, où j'ai eu la chance de travailler sur des biomarqueurs de résistance
07:22aux chimiothérapies.
07:23Donc, on cherchait à regarder si les petites molécules pouvaient agir pour justement
07:27contrer ces résistances.
07:28Il y a plein de thérapies qui fonctionnent bien.
07:30Mais malheureusement, on fait face en cancérologie à des résistances à ces thérapies à plus
07:35ou moins long terme.
07:35J'ai l'impression que chaque personne, c'est un cancer différent, même si ça s'appelle
07:39cancer poumon, cancer du sein.
07:41J'ai l'impression que chaque personne a une réponse différente selon le profil.
07:46On est complètement dans ce monde-là aujourd'hui, où on va de plus en plus vers une médecine
07:50personnalisée, vers la génétique des cancers.
07:53Aller regarder exactement quel type de mutation, quel type de gêne va entrer en jeu dans le
07:59cancer de cette personne-là.
08:01Et de plus en plus, je ne suis pas médecin, mais de plus en plus, les médecins vont adapter
08:07leur traitement, non pas à l'organe, mais plutôt à la tumeur elle-même.
08:12Vous allez pitcher, puisque vous vous êtes lancé dans l'entrepreneuriat, puisque vous
08:18avez mis en commun des disciplines avec deux autres fondateurs.
08:23À vos côtés, il y a une polytechnicienne spécialisée en data, Gwendoline, et Antoine,
08:29qui est un ingénieur biomédical, qui lui est spécialisé en qualité réglementaire.
08:34Et vous, dont on vient de parler.
08:36Donc, à vous trois, vous avez mis tout votre savoir dans un pot, et ça a donné pixel.
08:41Pixel, pourquoi vous êtes allé vers une autre forme de prévention, de dépistage, pardon ?
08:47Eh bien, justement parce que moi, j'ai fait mes recherches en cancérologie sur la découverte
08:53de nouvelles molécules.
08:54Et c'est un levier incroyable, on vient de l'entendre.
08:57C'est un monde vraiment extrêmement intéressant.
09:01Mais ce dont on se rend compte de plus en plus, et aujourd'hui, probablement, Rosop
09:05pourra confirmer, aujourd'hui, notamment dans le cancer du sein, dépisté tôt, une
09:10tumeur localisée, prise en charge tôt, parce qu'on a justement un arsenal thérapeutique
09:14extrêmement intéressant, eh bien, c'est 99% de survie à 5 ans.
09:19Donc aujourd'hui, et c'est là aussi tout l'enjeu d'Octobre Rose, aller se faire dépister,
09:23c'est aussi peut-être un peu abaisser le niveau, même si évidemment j'entends que c'est
09:28pressant et ça, il n'y a aucun problème.
09:31Mais abaisser un peu le niveau de ça en se disant, si j'ai une tumeur localisée,
09:34si elle est très prise à temps, eh bien, j'ai beaucoup de chance de m'en sortir.
09:38Vous restez avec nous, vous allez pitcher dans un instant, mais d'abord, un petit point
09:41sur l'info avec le flèche de 21.