- il y a 9 minutes
Ce vendredi 16 octobre, Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Général CIB, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Ivana Davau, responsable de WisdomTree France, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:138h58 en direct sur BFM Business, nous sommes dans Good Morning Market pour décrypter la tendance des marchés financiers à
00:18l'ouverture avec une inflation qui persiste et surprend aux Etats-Unis après les prix à la consommation.
00:24Ce sont les prix à la production qui ont surpris hier par l'ampleur de la hausse atteignant un plus
00:28haut de 4 ans au mois de septembre.
00:30Quelle stratégie sur l'incidence de la Fed, quelle incidence sur les marchés obligataires mais aussi sur l'activité des
00:35entreprises, nous en parlerons dans cette émission.
00:37Et nous reviendrons évidemment bien sûr sur les questionnements autour de la tech US.
00:41Les attentes de résultats sont encore très élevées, pourtant CXMT a sorti une nouvelle puce en début de semaine qui
00:46fait vaciller les certitudes des investisseurs.
00:48Et la dernière journée des investisseurs d'Entropique laisse entendre que le rythme de progression de ces résultats est moins
00:54impressionnant qu'attendu
00:55au point que certains investisseurs revoient à la baisse leurs attentes en matière de valorisation qui n'est plus attendue
01:00qu'à 1500 milliards de dollars et non plus 2000 milliards de dollars
01:04comme on pouvait s'y attendre il y a encore quelques jours.
01:07Nous reviendrons bien sûr sur l'OAT 10 ans qui se détend aux alentours des 4,77% ce matin.
01:12Qu'est-ce que cela nous dit de la vision de la France par les marchés ?
01:14C'est une question que nous poserons à Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB,
01:19à Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
01:21Et on fera un point également sur les ETF thématiques avec Ivana Davo, responsable Wisdom Tree France.
01:25À 9h30, vous retrouverez les experts avec leur closier.
01:29Et vous avez vu qu'hier, on n'a pas réussi à faire voter 1,4 milliard d'euros d
01:32'économies sur les retraités.
01:34Alors pour faire voter des plans de 200 milliards comme proposent certains candidats, je pense que ça va être compliqué.
01:39On va parler de tout ça avec François Eccal, fondateur de Fipeco.fr,
01:41Erwann Tizon, directeur des études de l'Institut de l'entreprise qui fait son retour dans les experts.
01:46Et Dominique Carlac, vice-présidente d'Abji, France en charge des relations institutionnelles et du développement.
01:51Rendez-vous dans 25 minutes.
01:52Il est 9h et le CAC 40 a ouvert en très léger recul, un moins 0,03% à 7
01:56931 points.
01:58On commente cette ouverture dans un instant, mais avant le journal.
02:06A la une, c'est un accord provisoire qui a été trouvé sur l'avenir de l'industrie automobile hier
02:11soir à Bruxelles.
02:12Entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz, c'est un échange de bons procédés en fait.
02:16Entre les deux leaders européens, d'un côté le français, défenseur d'une préférence européenne forte et stricte.
02:23Géographiquement, l'allemand de l'autre, partisan d'une réglementation environnementale plus souple.
02:28On voit le résultat depuis Bruxelles avec Pierre Benazet pour BFM Business.
02:32L'accord a été finalisé en marche de ce sommet européen, mais en réalité, il était en négociation depuis des
02:37mois.
02:37Paris et Berlin se sont mis d'accord sur deux textes qui avancent parallèlement au niveau européen.
02:42Le paquet automobile, d'abord la France accepte des flexibilités.
02:46En 2035, il y aura 90% de réduction des émissions de CO2 pour les constructeurs automobiles.
02:51En revanche, ils ne devront pas compenser les 10% restants.
02:54Par ailleurs, des véhicules thermiques à carburant dits « renouvelables » pourront bénéficier de l'entrée dans les flottes des
03:01entreprises.
03:02De l'autre côté, il y a le texte de l'accélérateur industriel européen.
03:05Berlin accepte de restreindre la préférence européenne.
03:09Finalement, le « made in Europe » dans l'industrie ne s'appliquera que à la Norvège, à la Suisse
03:14et au Royaume-Uni,
03:15alors que Berlin voulait au départ des extensions beaucoup plus larges pour le « made in Europe ».
03:20Merci Pierre Benazé à Bruxelles et donc c'est à Berlin, justement, dans la capitale allemande,
03:25où de derniers blocages demeurent.
03:27Avant toute annonce officielle, l'accord n'est pas encore définitif, a bien précisé la chancellerie hier soir.
03:32Elle doit en fait maintenant mettre tout le monde d'accord dans sa coalition au pouvoir,
03:38car le Parti Social-Démocrate n'est pas satisfait de l'assouplissement des règles
03:42qui touchent aux émissions des véhicules thermiques.
03:45Et puis c'était l'événement. Cette nuit, c'était spectaculaire à Waco, Texas,
03:50où Elon Musk a présenté sa Tesla Roadster.
03:53C'est un modèle sport électrique et il est capable de décoller dans les airs.
03:57Explication technique par Elon Musk lui-même.
04:01La voiture a évidemment des propulseurs qui contrôlent l'altitude ainsi que des propulseurs principaux à l'arrière.
04:08Donc elle peut, en gros, voler comme une fusée et faire des vrilles, mais aussi des figures un peu folles.
04:15Voilà, une voiture qui sortira en 2028.
04:18On n'a pas encore le prix, mais Elon Musk dit lui-même qu'elle n'a pas vocation à
04:22être commercialisée
04:23dans de gros volumes, qu'elle servira surtout de vitrine technologique.
04:27Il est 9h02, vous êtes toujours en direct sur BFM Business avec un CAC 40 qui progresse de 0,14
04:33% à 7 945 points.
04:35Le DAX progresse également de son côté, plus 0,39% à 25 482 points.
04:41Sur les valeurs qui font la cote à Paris, on note que Schneider Electric a ouvert en hausse, plus 1
04:45,14%.
04:46Schneider Electric qui a affiché un chiffre d'affaires en progression de 17,9% au troisième trimestre.
04:52Schneider Electric qui revoit pour la deuxième fois cette année ses prévisions
04:55pour l'ensemble de son exercice 2026, porté par notamment la demande en matière des centres de données.
05:03On voit que Lagardère ouvre en recul de son côté, moins 0,22%.
05:07Lagardère qui a fait état d'un chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros sur les 9 premiers mois
05:11de l'année.
05:12Et on voit que Renault ouvre de son côté dans le vert,
05:16alors qu'on a eu les chiffres de la demande en matière des véhicules électriques
05:20qui reculent de 2% au niveau mondial en septembre par les mises les plus fortes hausses.
05:24On note également Legrand, Thalès, Schneider Electric, on vient d'en parler.
05:27Et les plus fortes baisses sont signées Total Energy, Carrefour, Sanofi.
05:30Quant à nous, on se retrouve tout de suite sur le plateau de Good Morning Market
05:32pour évoquer l'inflation, les marchés obligataires, l'IA avec Alexandre Baradez de chez IG
05:37et Fabien Bossy de chez Société Générale CIB.
05:489h, 9h30, Good Morning Market, Nicolas Pagnès.
05:539h07 sur BFM Business en direct dans Good Morning Market
05:56avec un CAC 40 qui progresse de 0,10% à 7 942 points.
06:00On a également un DAX qui a ouvert dans le vert, plus 0,45% à 25 496 points.
06:06On commente l'ouverture des marchés financiers avec nos deux experts,
06:08Alexandre Baradez qui est avec nous, chef analyste chez IG.
06:11Bonjour Alexandre.
06:11Bonjour.
06:12Et Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB.
06:15Bonjour Fabien.
06:16Bonjour.
06:16On va commencer avec vous Fabien.
06:18Un 10 ans français, un OAT 10 ans qui se détend légèrement ce matin.
06:23On oscille entre 4,77 et 4,78.
06:27Qu'est-ce que ça nous dit de la situation budgétaire, obligataire française ?
06:32Est-ce que c'est là où il faut aller chercher des débuts de réponse
06:34ou est-ce qu'il faut regarder ce qui se joue aux Etats-Unis
06:36avec la publication des chiffres d'inflation mercredi et jeudi ?
06:39C'est vrai qu'on est dans un environnement où, en termes de marché obligataire français,
06:45où pas de nouvelles est vraiment une bonne nouvelle.
06:47On avait connu des séances très volatiles il y a deux semaines.
06:51Bon, ça reste volatile, mais c'est vrai que c'est encourageant de voir que cette semaine,
06:55le spread n'a pas beaucoup bougé.
06:56On se stabilise à peu près autour de 140 points de base au-dessus du taux allemand.
07:01Et c'est vrai que le taux absolu baisse légèrement ce matin.
07:06Bon, c'est une bonne nouvelle.
07:07Ça va permettre à des acteurs de marché qui s'étaient peut-être mis en retrait
07:10après cette volatilité de se demander s'il n'y a pas un peu de valeur à prendre
07:14et peut-être un petit peu re-rentrer sur ce marché.
07:17Après, c'est vrai que la hausse des taux français s'est inscrite dans un mouvement global.
07:21Bien sûr.
07:22Et cette baisse s'explique aussi par des mouvements mondiaux.
07:26Kevin Warch parle même d'actions synchronisées dans sa prise de parole hier en marge des réunions du FMI et
07:32de la Banque mondiale.
07:33Il parle justement d'actions synchronisées des banques centrales pour tenter de juguler l'inflation.
07:38Alors, il parle d'actions synchronisées.
07:41Ce que beaucoup de gens vont entendre, c'est aussi qu'il n'a pas envie d'agir seul.
07:45Et certains vont peut-être un peu douter de son envie d'agir tout simplement.
07:48Et durant la nuit, il a commenté, on lui a posé des questions sur les derniers chiffres d'inflation
07:54qui ont été encore assez vigoureux aux États-Unis et clairement au-dessus de la cible de la Fed.
07:59Ce qu'il a dit, c'est qu'il ne voulait pas préjuger la réunion d'octobre.
08:02Ce que beaucoup de commentateurs vont entendre, c'est qu'il n'a pas vraiment envie d'agir très rapidement.
08:07Nous, on voit la Fed monter ses taux seulement en décembre.
08:10Et malgré ces chiffres d'inflation qui sont clairement au-dessus des attentes,
08:14pour l'instant, il n'y a pas de raison d'attendre une action rapide de la Fed.
08:17Alexandre Baradez, CPI, publié mercredi, donc les prix à la consommation aux États-Unis,
08:21les prix à la production qui ont été publiés hier.
08:24Les prix à la consommation, c'est dans leur version core qu'ils accélèrent plus vite que prévu.
08:27Les prix à la production, ils accélèrent tout court, plus vite que prévu.
08:30Et notamment, en mensuel, sur le mois de septembre,
08:34on est sur une progression qui est un plus haut de quatre ans quand même.
08:38Donc, ça fait réagir un petit peu les anticipations de hausse de taux de la Fed,
08:43notamment le CPI.
08:44Est-ce que cette nature a changé un scénario ?
08:47C'est en tout cas surprenant.
08:48C'est vrai que les deux déclarations, d'ailleurs,
08:50celle de Kevin Walsh et juste avant lui, quelques jours auparavant,
08:52de Williams, qui est le président de la Fed de New York.
08:54Donc, on sait que sa voix compte pour les marchés.
08:56C'est souvent lui qui est perçu un peu comme le numéro deux
08:58en termes d'intérêt pour les marchés, en termes de contenu.
09:03Et c'était surprenant parce que la veille de la publication
09:05des chiffres d'inflation aux Etats-Unis,
09:07il avait grosso modo laissé entendre que, oui,
09:09une hausse de taux serait probable d'ici la fin de l'année,
09:11mais qu'en revanche, il ne voyait pas en substance la nécessité
09:13de bouger les taux en 2027.
09:16Et la question se pose de pourquoi dire ça à la veille d'un chiffre ?
09:19Et je pense que la réaction de marché qu'on a eu d'ailleurs le lendemain,
09:21après cette publication des chiffres d'inflation,
09:22on a vu que les marches d'action n'ont pas aimé du tout,
09:24surtout sur la partie valeur de croissance, parce que justement
09:27il y a un contraste entre ce qui nous était dit
09:28par un speaker très écouté, qui est le président de la Fed de New York,
09:32et ce qu'on voit d'inflation.
09:33Effectivement, l'inflation a accéléré un peu plus fortement en septembre,
09:36et vous l'avez dit, il est pris la production également,
09:38et au moment aussi où c'est sur les marchés,
09:39et ça, ça drive beaucoup le sentiment par rapport aux taux,
09:42c'est que le pétrole, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis,
09:44hier on est monté sur des niveaux qu'on n'ait pas vu depuis trois semaines
09:47sur WTI, dans un contexte au Moyen-Orient
09:49qui n'est toujours pas stabilisé.
09:50Donc c'est vrai que ça, on a l'impression qu'il y a peut-être un aspect un peu
09:53politique
09:54autour de la région d'octobre, parce qu'on sait que derrière c'est les mi-termes,
09:57et en revanche, fin d'année, là effectivement,
09:59une hausse potentiellement mise sur la table,
10:01parce qu'on rappelle que l'inflation aux Etats-Unis,
10:03sur les deux mesures, CPI et PCE,
10:06ça fait cinq ans que la Fed n'ait pas revenu à l'objectif,
10:08et donc, je ne dis pas qu'il y a un problème de crédibilité qui se pose,
10:11mais peut-être un problème d'intensité ou de volonté
10:13de ramener l'inflation à 2%.
10:14Fabien, peut-on aussi vous partager ?
10:15Alors je rappelle que vous êtes chef économiste France
10:16chez Société Générale CIB, mais est-ce qu'on peut analyser la France
10:19dans un contexte de flambée obligataire mondiale,
10:21sans regarder ce qui se passe aux Etats-Unis,
10:22dans l'analyse qu'on peut faire du marché obligataire français ?
10:25Alors, il y a évidemment un problème franco-français,
10:29notamment de politique fiscale.
10:31Christine Lagarde l'a encore rappelé cette semaine
10:34que fondamentalement, la solution des problèmes fiscaux français,
10:38elle est avant tout à la maison.
10:39Il ne faut pas compter sur la BCE pour régler tous nos problèmes,
10:43mais c'est vrai que dans la hausse...
10:44La BCE qui a rappelé qu'elle avait les outils pour le faire,
10:46mais qu'il n'était pas prévu de le faire pour la France pour le moment ?
10:49Pour l'instant, ce n'est pas du tout une option qui est envisagée.
10:52On a aussi Draghi qui a rappelé que la barre était haute,
10:55selon ses mots, pour utiliser le TPI,
10:58l'outil de protection de la transmission de la politique monétaire.
11:01Pour l'instant, la BCE est très prudente,
11:04et on les comprend, on est sur des niveaux de spread
11:06qui sont élevés pour la France,
11:07mais qui ne sont pas si élevés que ça
11:09lorsqu'on regarde les expériences historiques d'autres pays.
11:12Mais c'est vrai que dans l'absolu,
11:13le mouvement des taux français, c'est aussi très largement
11:16une histoire mondiale avec une hausse de taux
11:19qui s'observe dans la plupart des économies mondiales.
11:21Est-ce que ça veut dire, si je vous suis,
11:23que la situation n'est pas si catastrophique en France,
11:26ou ce n'est pas comme ça qu'il faut interpréter
11:28la réaction de la BCE ou la prise de parole de Mario Draghi ?
11:31Ce qui est vrai, c'est que nous, on a été un petit peu surpris
11:34par les mouvements de marché,
11:35parce que, pour être franc, on n'a pas eu de grandes nouvelles
11:39du côté français.
11:40Les annonces sur le budget étaient en ligne avec les attentes.
11:43Il n'y a pas d'alerte rouge côté de l'économie.
11:46Au contraire, on a eu l'enquête de la Banque de France
11:48publiée en début de semaine,
11:49qui a été conduite en tout début de mois.
11:51Donc, c'est une enquête très fraîche
11:52qui montre que l'économie française
11:53est sur sa tendance récente une croissance faible,
11:57mais positive.
11:57Pour l'instant, les choses tiennent bien.
12:00Il n'y a pas vraiment d'alerte côté fiscal.
12:02On est dans une situation morose,
12:05mais la même qu'on connaît depuis plusieurs années.
12:07Et c'est vrai que le mouvement un peu violent des marchés
12:10s'explique probablement plus
12:11autant par des influences extérieures
12:13que par la situation domestique.
12:15Un autre sujet anime beaucoup les marchés,
12:17Alexandre Baradet,
12:18c'est la thématique encore et toujours
12:19intelligence artificielle,
12:20avec quand même un moment particulier,
12:22puisqu'on vient de rentrer dans la saison des résultats
12:24aux États-Unis.
12:25On a des attentes de croissance de bénéfices
12:27qui sont entre 20 et 30 %,
12:29si je ne dis pas de bêtises,
12:30avec une attente particulière,
12:31notamment sur les valeurs tech.
12:33Et pour autant, on a aussi du doute,
12:35du doute qui nous vient de CXMT,
12:37qui pourrait remettre en cause
12:38la compétitivité de certaines valeurs
12:40sur les semi-conducteurs aux États-Unis.
12:41On a du doute sur les conditions de crédit
12:44qui se dégraderaient quand on veut investir.
12:45Et on a du doute aussi,
12:46après la journée des investisseurs d'Entropique,
12:49où finalement la valorisation d'Entropique
12:50passerait de 2 000 milliards
12:51à 1 500 milliards,
12:53selon des investisseurs un peu déçus par les résultats.
12:55Comment est-ce qu'on analyse la séquence, Alexandre ?
12:57Déjà, on peut commencer par le dernier sujet,
12:59qui est Entropique.
12:59C'est vrai que l'IPO,
13:00c'est toujours un sujet que tout le monde surveille,
13:01mais il ne faut pas perdre de vue
13:02que beaucoup d'entreprises plus petites
13:04du secteur IA, tech notamment,
13:06ont repoussé, voire annulé,
13:07leur décision d'IPO pour cette année,
13:09et en expliquant clairement
13:10que ce sont les conditions de marché
13:11qui les rendaient plutôt frileux
13:13pour rentrer sur le marché actuellement.
13:14Alors même que le Nasdaq,
13:15il y a encore quelques jours,
13:16avant cette correction qu'on a eue à 24 heures,
13:18était perchée sur des niveaux records.
13:20Donc ça, c'est des propos assez étonnants
13:21quand on voit, au contraire,
13:23que l'indice le plus performant
13:24et le secteur qui a continué de performer
13:26pas mal ces derniers mois encore,
13:28c'est bien la tech.
13:29Donc ça montre qu'effectivement,
13:30sous la surface,
13:30vous l'avez dit,
13:31les questions de coûts de financement,
13:33ce que vous disiez sur les taux qui ont grimpé,
13:35c'est pour ça que moi,
13:36je pose des questions un peu
13:37sur la résilience aussi des économies
13:38ou de l'économie mondiale
13:39dans les mois à venir,
13:40si on garde un baril sur le niveau actuel,
13:42parce que les taux qui grimpent,
13:43c'est des coûts de financement
13:43qui augmentent pour les États,
13:45pour les entreprises dont on parle,
13:46et pour les ménages.
13:47Et c'est vrai que les entreprises
13:48de la tech et de l'IA,
13:49il y a quelques années,
13:50c'était du financement quasiment
13:51en cash à 100%,
13:52et depuis deux ans maintenant,
13:54financement par émission d'action nouvelle
13:55et surtout financement par obligation
13:57et donc des rendements
13:58pour attirer les investisseurs
13:59quand il y a la concurrence
14:00des trésuries en face
14:00à des 5% avec elles,
14:02il faut aussi que vous ayez
14:02des taux d'intérêt à présenter
14:04à vos investisseurs
14:05qui soient attractifs.
14:06Et tout ça peut questionner,
14:08je pense,
14:08un peu ce qui se passe actuellement,
14:09peut-être les niveaux de marge futur,
14:10non pas qu'on s'inquiète
14:11d'une contraction ou quoi que ce soit,
14:12mais on est habitué
14:13à des niveaux de marge
14:14tellement spectaculaires
14:15dans ce domaine-là
14:15que si vous avez 1 ou 2% de moins
14:18en termes de marge brute
14:20annoncée en termes de guidance ou autre,
14:21c'est des choses
14:21qui peuvent faire un petit peu la différence.
14:22Et pour revenir juste
14:23au sujet chinois,
14:24ça fait un peu penser
14:25au moment DeepSync
14:26qu'on a connu il y a 2 ans,
14:27je crois, ou 2 ans.
14:28C'est-à-dire que c'est des annonces
14:30qui sont toujours assez flamboyantes.
14:32On rappelle quand même ce que c'est,
14:33c'est qu'ils auraient fait
14:34des puces DRAM,
14:35donc il y a deux types de mémoire,
14:36DRAM et puis HBM.
14:37DRAM, c'est un peu plus bas de gamme,
14:38mais c'est ce qui est très répandu.
14:40Et ils auraient eu des avancées
14:41en réduction de surface
14:42et de performance,
14:44là où des entreprises
14:45comme Micron ou autres,
14:46eux, auraient pu t'annoncer
14:47ces progrès-là
14:47pour 2025.
14:53Voilà, et ils sont aussi
14:54en termes de progrès
14:55sur la partie HBM.
14:56Donc, c'est vrai qu'on a vu
14:57que les plus grosses baisses
14:58à la suite de ces annonces
14:58étaient les trois gros,
15:00Samsung, Skynyx
15:01et puis Micron.
15:03Mais si on regarde quand même,
15:04et là, je pense,
15:05parfois le marché
15:05cherche aussi quelques alibis
15:07pour prendre un peu ses gains,
15:08le mouvement de correction
15:09sur la partie SOX,
15:10qui est donc l'indice
15:10des semi-conducteurs,
15:11ça a commencé
15:12il y a une dizaine de jours déjà.
15:13C'était faible au départ,
15:14ça s'accéléra ensuite,
15:15mais ça fait 10 jours
15:15que l'indice des semi-conducteurs
15:16baisse, 16% de baisse à peu près.
15:18Et cette annonce
15:19est venue à peu près
15:19au milieu du mouvement.
15:20Donc, je dirais
15:21que ça a catalysé
15:21la phase de baisse,
15:22mais ce n'était pas l'origine
15:24du mouvement qu'on a
15:25sur les semi-conducteurs
15:25depuis quelques jours.
15:26Fabien Bossy,
15:27vous suivez ce cycle
15:28d'investissement
15:28sur l'intelligence artificielle
15:30et notamment son impact
15:31sur potentiellement
15:33l'économie européenne
15:34ou française.
15:35On a eu les chiffres d'ASML
15:36qui étaient records.
15:36Alors, effectivement,
15:37groupe néerlandais,
15:38mais notre grand champion européen
15:40sur la thématique IA.
15:41Alors, effectivement,
15:42on a tendance à penser IA,
15:44on pense Chine,
15:45on pense États-Unis,
15:46mais l'Europe est bien placée
15:47dans les chaînes de valeur
15:48de l'intelligence artificielle.
15:49On produit, grosso modo,
15:5120% de la valeur.
15:53Alors, on n'a pas
15:54les grands groupes de tech,
15:55mais on a beaucoup de boîtes
15:56qui produisent notamment
15:57du hardware
15:59et notamment des équipements électriques.
16:02Composants qui vont ensuite
16:03équiper les semi-conducteurs, oui.
16:04Voilà.
16:05Donc, l'Europe bénéficie
16:07de ce mouvement
16:07d'investissement global
16:08et la France aussi.
16:10On observe une forte hausse
16:11des importations
16:12de produits informatiques.
16:13Alors, il y a un effet prix,
16:13mais il y a aussi
16:14un effet volume.
16:15Et c'est un élément positif
16:17pour l'économie européenne
16:19et pour l'économie française
16:20qui est tirée
16:21ces derniers mois
16:22et ces dernières années
16:22en général,
16:23avant tout par la demande extérieure,
16:25heureusement, pourrait-on dire.
16:26Ça veut dire que,
16:28si je caricature un petit peu
16:29ce que vous nous dites,
16:29mais quand on analyse
16:30la situation économique
16:31ou la situation
16:32des marchés obligataires
16:33en France,
16:33on regarde globalement
16:34ce qui se passe aux États-Unis
16:35sur la tech et sur la Fed
16:36ou pas forcément,
16:37ou pas que ?
16:38Alors, ça va être
16:40un facteur très important.
16:41Après, il va se greffer
16:42bien sûr les facteurs domestiques
16:44et la situation
16:46fiscale française
16:47qui va permettre
16:48aux investisseurs
16:49un petit peu
16:49de faire le distinguo
16:50entre la France
16:51et ses voisins.
16:52Mais lorsqu'on regarde
16:54le niveau absolu des taux,
16:55il y a un facteur global
16:56qui est très important.
16:58Alexandre Baradez,
16:59on a vu quand même
17:00depuis plusieurs semaines,
17:01moins maintenant,
17:02des marchés américains
17:04bien performés,
17:05des marchés européens
17:06un peu plus en berne.
17:07La saison des résultats
17:08vient de s'ouvrir.
17:09On a surtout des valeurs bancaires
17:10qui ont publié.
17:11Comment est-ce que vous regardez
17:12le marché à l'heure actuelle ?
17:13Est-ce qu'il peut y avoir
17:14un effet rattrapage côté européen ?
17:15Est-ce que les marchés américains,
17:17selon vous,
17:17ont toujours du potentiel devant eux ?
17:19C'est vrai que les marchés européens
17:21ont commencé leur baisse.
17:22Tous les indices,
17:22d'ailleurs,
17:22la France a plus baissé que les autres
17:24liés à nos problématiques domestiques,
17:26spread ou autres.
17:27On voit que, par exemple,
17:27les valeurs allemandes,
17:28le DAX, par exemple,
17:29a moins baissé.
17:30Et ça, c'est intéressant
17:31parce qu'on a déjà remarqué ça
17:32dans la phase précédente
17:33de stress lié à la politique
17:36et au budget.
17:36C'était la dissolution
17:37de l'Assemblée en 2024.
17:38On se souvient que le CAC
17:38avait largement sous-performé
17:39ses homologues européens
17:41et le DAX avait mieux tenu.
17:42Et souvent, on se dit,
17:43la valeur refuge,
17:44quand on parle de l'Allemagne,
17:45on pense toujours au Bund.
17:46Mais on se rend compte
17:46que sur les marchés à l'action aussi,
17:47les investisseurs ont tendance
17:48à être discriminants
17:49et à privilégier
17:49les valeurs allemandes.
17:50Elles ont quand même baissé,
17:51mais beaucoup moins
17:52que les valeurs françaises
17:52parce que les investisseurs
17:53considèrent que l'Allemagne
17:54a toujours de quoi
17:55mieux soutenir son économie
17:56s'il y a besoin,
17:57plus de discipline budgétaire.
17:58Donc, elle ne pourra plus faire
17:59en cas de vraie nécessité.
18:00Donc, ça, c'est pour le constat
18:01de l'Europe.
18:03C'est vrai que les États-Unis
18:04sont restés pendant des semaines,
18:06alors que l'Europe baissait,
18:07sont restés portés
18:07par la partie tech.
18:08Et ce qu'on commence à voir,
18:10et c'est là que l'observation
18:11va être importante,
18:12c'est que la tech a commencé
18:13à baisser désormais
18:14depuis 2-3 jours.
18:15Est-ce que c'est un mouvement
18:15passager ou plus profond ?
18:17Si c'est plus profond,
18:18en revanche,
18:18c'est-à-dire si on commence
18:19à partir sur un moins 5,
18:20moins 10, moins 15,
18:21avec une saison de résultats
18:21qui pourrait être, par exemple,
18:22moins bien perçue,
18:23on a des attentes très, très élevées,
18:24vous l'avez dit.
18:2530% de croissance
18:26pour le SP500 des bénéfices,
18:27c'est ce qu'on attend
18:28en consensus.
18:29Mais si je comprends
18:30ce que vous dites,
18:30ça veut dire qu'attente très élevée
18:31ne veut pas dire confiance
18:32n'autre plus dans cette saison
18:32des résultats ?
18:33En tout cas, on y arrive
18:34avec un peu plus
18:35de prudence
18:36par rapport à la tech.
18:37On voit que ça a...
18:38Encore une fois,
18:39il y a 4-5 jours,
18:40on est presque
18:40au niveau record
18:40sur le NASDAQ.
18:41Donc, je ne dis pas que...
18:42Mais on voit que, voilà,
18:44depuis quelques jours,
18:45c'est un peu plus nerveux
18:46sur la tech
18:46et que le VIX,
18:47donc pour l'ensemble
18:47du SP500,
18:48a un peu grimpé
18:49parce qu'on rappelle
18:49que pour les semi-conducteurs,
18:50on attend plus de 130%
18:52de croissance des bénéfices
18:54en hier-to-hier,
18:55donc d'une année à l'autre.
18:56Donc, c'est quand même
18:57des attentes extrêmement élevées.
18:59Et ce que je disais,
19:00c'est que la question
19:00de savoir si la tech
19:02continue de baisser,
19:03dans ce cas-là,
19:03le SP500 continuera de baisser.
19:05Et pour l'Europe,
19:05moi, le rebond qu'on a actuellement,
19:07je l'observe
19:07pour une phase
19:07un peu de résilience.
19:08Ça, oui,
19:08peut-être un petit peu
19:09de rotation,
19:10on vend un peu la tech,
19:10on rachète les secteurs
19:11un peu en retard.
19:12Est-ce qu'on est sur
19:12de la vraie rotation,
19:13imaginons,
19:14de la valeur de croissance
19:14qui baisse,
19:15large cap
19:16et des flux
19:16qui reviennent sur l'Europe ?
19:17Je ne vois pas d'argument,
19:18en tout cas aujourd'hui,
19:19je ne sais pas ce que vous en pensez,
19:19je ne vois pas d'argument
19:20concret aujourd'hui
19:21pour dire,
19:21ah oui,
19:22l'Europe devient subitement
19:23très attractive
19:23et allons-y,
19:25les spreads,
19:25vous l'avez dit,
19:25sont toujours à 140 points de base,
19:27pétrole toujours élevé,
19:28géopolitique toujours en place
19:29dans le mauvais sens,
19:29donc je n'ai pas d'argument
19:30vraiment bulliche
19:31et rotation favorable
19:33pour l'Europe actuellement,
19:34en tout cas.
19:34Fabien Boussy,
19:35très rapidement sur le sujet.
19:37Juste dire que,
19:38d'un point de vue macro,
19:39lorsqu'on entend Kevin Warch
19:40la nuit dernière
19:41dire que l'intelligence artificielle,
19:43c'est une chance
19:43pour l'économie,
19:44qui ne veut pas préjuger
19:46de la réunion d'octobre,
19:47on n'entend pas
19:48un patron de la Fed
19:49qui est prêt à casser
19:51ce cycle d'investissement
19:51en montant trop vite les taux.
19:53Merci Fabien Boussy,
19:54chef économiste France
19:55chez Société Générale CIB,
19:56merci Alexandre Baradez,
19:58chef analyste chez IG,
19:59merci à vous
20:00et on se retrouve tout de suite
20:01pour faire un point
20:01sur les ETF thématiques
20:02dans le contexte
20:03de marché actuel.
20:11Il est 9h21,
20:12vous êtes toujours en direct
20:13sur BFM Business
20:14avec un CAC 40 qui recule,
20:15un moins 0,14%,
20:17un DAX qui lui,
20:18pour le coup,
20:18continue à progresser
20:19plus 0,63%
20:21à 25 541 points.
20:23Ivana Davo
20:24nous a retrouvés
20:25sur le plateau
20:25de BFM Business
20:26au Good Morning Market.
20:27Bonjour Ivana.
20:28Bonjour Nicolas.
20:28Merci d'être avec nous,
20:29vous êtes responsable
20:30Wisdom Tree France,
20:32on va regarder avec vous
20:33un petit peu
20:35les thématiques
20:35qui fonctionnent bien
20:36dans le contexte
20:37de marché actuel.
20:38On parle d'ETF thématiques.
20:39Avant de rentrer
20:40peut-être dans les thématiques
20:41que vous regardez
20:42en matière de collecte
20:42ou de performance,
20:44qu'est-ce que vous constatez
20:44en matière de flux
20:45sur les ETF thématiques
20:46en ce moment ?
20:47Oui, alors les mois
20:48se suivent et se ressemblent
20:49sur les ETF thématiques
20:50puisqu'on est sur une année
20:51record en termes de flux.
20:53Là, on vient d'avoir
20:53la publication des chiffres
20:54à fin septembre.
20:56Près de 22 milliards
20:57de flux entrants
20:57sur les ETF thématiques
20:59en Europe.
20:59On a déjà battu
21:00les records de 2025
21:02et au total,
21:03maintenant,
21:03c'est plus de 120 milliards
21:04d'encours
21:05sur les ETF thématiques
21:07en Europe.
21:08C'est du jamais vu.
21:09et avec une disparité
21:11quand même au sein
21:11des thématiques,
21:12il y a des grands thèmes
21:13qui sont les gagnants
21:14et d'ailleurs,
21:14ce sont souvent des thèmes
21:16structurels sur le long terme.
21:17On voit notamment
21:18la défense
21:19ou les matériaux stratégiques
21:20qui sont les grands gagnants.
21:22À l'inverse,
21:23on vous en parlait
21:23il y a un instant,
21:24des thèmes qui fonctionnent
21:25moins bien,
21:26notamment en termes
21:26de performance
21:27et donc de flux.
21:28Je pense à la tech chinoise,
21:30China Tech,
21:31près d'un milliard
21:31de flux sortants
21:32depuis le début de l'année.
21:32D'accord.
21:33On en parlait justement,
21:34mais plutôt pour des aspects positifs.
21:35mais c'est intéressant
21:35de voir ce que ça donne
21:36sur les flux
21:38d'ETF thématiques.
21:39Si on regarde un petit peu
21:40les thématiques
21:41qui fonctionnent bien
21:42sur lesquelles
21:43il peut être intéressant
21:44de regarder
21:45pour un investisseur
21:46la façon dont ça fonctionne
21:49sur les marchés.
21:49Vous parliez de la défense,
21:50notamment,
21:51ça c'est une thématique
21:52qui collecte toujours bien.
21:53Qui collecte toujours bien,
21:54effectivement.
21:55Ça a commencé
21:55au début de 2025,
21:56on pensait que ça allait être
21:57plutôt un pari tactique
21:59au moment où Trump
22:00rencontrait Zelensky
22:01pour la première fois.
22:01Mais finalement,
22:02ça continue de bien collecter.
22:04même si la performance
22:06finalement de la défense
22:07et notamment de la défense
22:08européenne
22:09est plutôt flat
22:10depuis le début de l'année.
22:11Mais on constate
22:12que les investisseurs
22:13ont changé de comportement.
22:14Ils n'achètent pas la défense
22:15pour gagner,
22:16ils achètent la défense
22:16pour se protéger.
22:18Et puis finalement,
22:19peut-être que la performance
22:20qui est un petit peu déçue
22:21depuis le début de l'année,
22:22ça peut être un bon point d'entrée
22:23pour les investisseurs.
22:24Donc depuis le début de l'année,
22:25près de 6 milliards
22:26de flux entrants
22:27sur la défense.
22:28C'est intéressant de voir
22:28que la thématique
22:29n'est pas toujours portée
22:30par les sujets performance
22:31mais aussi parfois
22:32par des sujets d'actualité.
22:33On rappelle d'ailleurs
22:33que le Fonds souverain norvégien
22:35s'organise lui aussi
22:36pour pouvoir investir
22:37dans la défense.
22:39Vous parliez de métaux stratégiques aussi,
22:41ça, ça collecte
22:42sur les ETF thématiques.
22:43Exactement.
22:44Et encore une fois,
22:44dans la même logique
22:45que la défense,
22:46c'est plutôt des thèmes
22:46maintenant de long terme.
22:47On voit que le comportement
22:48des investisseurs,
22:49ils changent.
22:50Ils utilisent les ETF thématiques
22:51pour des allocations
22:52vraiment stratégiques.
22:53Les métaux stratégiques,
22:55justement,
22:56c'est vraiment au cœur
22:57de toute l'actualité.
22:58On a besoin de métaux stratégiques
22:59pour la défense,
23:00on a besoin de métaux stratégiques
23:01pour l'IA,
23:01pour les énergies renouvelables
23:03et donc,
23:04depuis le début de l'année,
23:05encore 3,5 milliards
23:06de flux entrants.
23:08Rien que sur le mois de septembre,
23:09c'est 500 millions
23:10quand bien même
23:11le marché a fait moins 10
23:12sur les ETF métaux stratégiques.
23:14Très volatiles,
23:15mais ça inquiète pas forcément
23:16les investisseurs.
23:16Quand on parle de métaux stratégiques,
23:18on parle de quoi en Europe ?
23:19Alors,
23:20on parle de toute la chaîne
23:22valeur des métaux stratégiques
23:24parce que là,
23:24on parle de sociétés
23:25qui se positionnent.
23:27Oui, bien sûr.
23:27On investit dans des sociétés.
23:28Exactement.
23:29Vous avez le nickel,
23:30l'aluminium,
23:31vous avez même les terres rares
23:32que l'on retrouve beaucoup en Chine
23:34et on voit aussi d'ailleurs
23:35qu'en Europe,
23:37Bruxelles a restamment annoncé
23:39un certain nombre
23:39de financements,
23:40de projets autour
23:41des métaux stratégiques
23:42et des terres rares
23:42pour justement réinternaliser
23:44et ne pas être trop dépendant
23:45de la Chine
23:46dans les prochaines années.
23:47On n'a pas parlé
23:48d'intelligence artificielle,
23:49de tech,
23:50c'est finalement pas le sujet
23:52du moment
23:52ou s'il y en a toujours
23:53un petit peu quand même ?
23:54On le revoit
23:55un petit peu partout
23:56puisque finalement,
23:57comme je vous disais,
23:57il y a un instant,
23:58les métaux stratégiques
23:58aident au développement
24:00de l'IA.
24:01Mais par contre,
24:02un thème autour de l'IA
24:03qui est intéressant,
24:04c'est la cybersécurité.
24:05Alors celui-là,
24:06il est un petit peu plus tactique,
24:07je dirais.
24:07La cybersécurité,
24:09ça a été boudé
24:10par les investisseurs
24:11en 2025,
24:11même en début 2026.
24:13On avait finalement peur
24:14que l'IA ait un impact
24:16très négatif
24:16sur les logiciels
24:17de cybersécurité.
24:18Et puis en avril 2026,
24:20il y a eu un vrai retournement,
24:21l'arrivée de Mythos.
24:22On a vraiment réalisé
24:25que la cybersécurité
24:26allait aider
24:27et accompagner l'IA.
24:29Et depuis avril,
24:3180% de performance,
24:32par exemple,
24:32pour notre ETF,
24:34cybersécurité,
24:34donc le grand retour gagnant.
24:37Et après,
24:37il faut attendre
24:37une petite différence
24:39parce que finalement,
24:40les flux sur la cybersécurité,
24:41eux,
24:42ne sont arrivés
24:42qu'à partir de l'été.
24:43Et là,
24:44ça a été le grand gagnant
24:44sur le mois de septembre.
24:45Ça veut dire que défense
24:46des flux
24:46met moins de performance
24:48et en revanche,
24:49cybersécurité de la performance
24:50met moins de flux.
24:50C'est comme ça
24:51que vous analysez.
24:52C'est toujours les comportements
24:53contrariants des investisseurs.
24:55Merci beaucoup,
24:56Ivana Davo,
24:56d'avoir été avec nous
24:57dans Good Morning Market.
24:58Je rappelle que vous êtes
24:59responsable
24:59Wisdom Tree France.
25:01Quant à nous,
25:02on se quitte sur
25:03un CAC 40
25:04qui recule de 0,16%
25:06à l'heure où on se parle
25:06à 7 921 points.
25:08Un DAX qui progresse,
25:10lui,
25:10de 0,62%
25:11à 25 536 points.
25:13Un mot de Schneider
25:15qui publiait ses résultats
25:16aujourd'hui,
25:16qui relève ses prévisions
25:17pour l'ensemble
25:18de son exercice
25:192026.
25:20Schneider Electric
25:21qui recule
25:23de 1,36%
25:24à 254 points.
25:27Merci à tous
25:28de nous avoir suivis
25:28et restez en direct
25:29sur BFM Business
25:30puisque dans un instant,
25:31vous retrouverez
25:32les experts
25:32avec leur closier.