00:00Écoutez, ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, c'est des scènes de chaos qui sont absolument
00:04inadmissibles.
00:05Il peut y avoir des revendications parfois sur des manifestations, aujourd'hui il n'y en a aucune.
00:10Il y a juste une volonté de casser, de détruire.
00:13Et moi j'ai vu des familles dans la rue fuir un certain secteur, j'ai vu des commerçants fuir
00:18leur commerce,
00:20laissant les pilleurs et les casseurs libres de circuler dans ce commerce-là.
00:24Ce qui se passe, c'est absolument honteux.
00:27– Quel est un peu l'état d'esprit à Lyon, après ces scènes que vous êtes en train de
00:32vivre aujourd'hui ?
00:34Je suppose que vous avez les habitants de votre secteur qui doivent vous interpeller,
00:40et a priori je pense également aux commerçants, parce que c'est un samedi évidemment, pardonnez-moi l'expression,
00:46mais qui est foutu pour eux aussi, et la France n'a pas besoin de ça, et les commerçants n
00:51'ont pas besoin de ça.
00:52– Oui tout à fait, les casseurs ont quitté la presqu'île pour se rendre sur le 6ème arrondissement,
00:58au milieu d'après-midi, on a fermé avec la préfecture l'ensemble des commerces,
01:02on avait des commerçants qui étaient écœurés par des pertes de chiffre d'affaires phénoménales,
01:06qui ont déjà commencé avec les manifestations lycéennes qui se sont déroulées pendant 2 ou 3 semaines,
01:11on a des familles qui ont dû abandonner des squares qui étaient terrorisées,
01:15qui sont allées se calfeutrer chez eux.
01:16Aujourd'hui il y a un sentiment de ras-le-bol d'une majorité silencieuse,
01:20que l'on n'écoute pas assez à mon avis.
01:22– Sous-titrage Société Radio-Canada
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